Citations

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« La lucidité est la blessure la plus rapprochée du Soleil. » (René Char).
« Il faut commencer par le commencement, et le commencement de tout est le courage. » (Vladimir Jankélévitch)
« Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort. Il est de porter la plume dans la plaie. » (Albert Londres)
« Le plus difficile n'est pas de dire ce que l'on voit, mais d'accepter de voir ce que l'on voit. » (Charles Péguy)

mercredi 22 décembre 2021

Yves Montand (1921-1991)

Yves Montand (1921-1991) était un acteur - Le Salaire de la peur d'Henri-Georges Clouzot (1953), Le Milliardaire (Let's Make Love) de George Cukor (1960), Z de Costa-Gavras (1969), La Folie des grandeurs de Gérard Oury (1971), Tout va bien de Jean-Luc Godard : (1971), César et Rosalie de Claude Sautet (1972) - et un chanteur - Dans les plaines du Far-West,  Luna Park , Les feuilles mortes, Mathilda, À Paris, Clémentine, Les routiers, Grands boulevards, La bicyclette, Casse-têtes - mondialement célèbre, engagé politiquement : compagnon de route du parti communiste, défenseur des boat-people et des refuzniks, soutien au Président Allende..Arte diffusera le 26 décembre 2021 « Yves Montand entre en scène. Chansonnier par excellence » (Yves Montand) d’Yves Riou.


Né dans un milieu italien très pauvre et anti-fasciste, Yves Montand (1921-1991) était un acteur et un chanteur mondialement célèbre, engagé politiquement : compagnon de route du parti communiste, défenseur des boat-people et des refuzniks, soutien au Président Allende..

Dans les plaines du Far-West,  Luna Park , Les feuilles mortes, Mathilda, À Paris, Clémentine, Les routiers, Grands boulevards, La bicyclette, Casse-têtes... Son répertoire a exprimé la vie des Français durant plusieurs décennies.

Dans sa filmographie :  Le Salaire de la peur d'Henri-Georges Clouzot (1953), Le Milliardaire (Let's Make Love) de George Cukor (1960), Z de Costa-Gavras (1969), La Folie des grandeurs de Gérard Oury (1971), Tout va bien de Jean-Luc Godard : (1971), César et Rosalie de Claude Sautet (1972)... 

« Yves Montand entre en scène »
Arte diffusera le 26 décembre 2021 « Yves Montand entre en scène. Chansonnier par excellence » (Yves Montand) d’Yves Riou.

« À l’occasion d’un double anniversaire, les 100 ans de sa naissance et les 30 ans de sa disparition, un délicieux portrait en forme de tour de chant de celui qui fut un incomparable artiste de music-hall. »

« Avant un concert, qu’il voyait comme "un 10 000 mètres" au cours duquel on perd "entre 1,8 et 2 kilogrammes", il s’entraînait comme un athlète ». 

« Issu d'une famille d'immigrés italiens, vivant dans les quartiers pauvres de Marseille, Yves Montand commence à travailler à l'usine à 11 ans. » 

« Il rêve de se produire sur la scène music-hall, alors foisonnante, de la cité phocéenne. Le jour où ce timide a l'audace de solliciter une répétitrice, celle-ci lui assène qu'il mange les mots, et ne chante ni juste, ni en mesure. Yves Montand va gommer ses défauts jusqu'à séduire les salles parisiennes par son physique, sa voix et son jeu de scène ». 

« À l'affût de nouveaux talents et amants, Édith Piaf le repère et lui apprend les ficelles du métier. Le jeune chanteur découvre à son contact de nouveaux auteurs comme Jacques Prévert, dont les textes l'émeuvent profondément. La rupture surviendra quand Piaf commencera à voir en lui un rival. »

« Orchestrant avec délice des archives d'interviews et surtout de concerts, à l'occasion des 100 ans de sa naissance et des 30 ans de sa disparition, cette "biographie musicale" de Montand revient sur les grandes étapes de sa vie de chanteur ».

« Retraçant la rencontre déterminante avec Simone Signoret, sa plus sagace groupie, la tournée en URSS, le triomphe américain ou la rupture avec le communisme, il rappelle aussi quel prince du music-hall il fut ». 

« Travailleur acharné à l'oreille affûtée, mimant, boxant, chorégraphiant les morceaux, il s'empare de la scène avec un étourdissant mélange de combativité, de fragilité et de charme ». 

« À mi-chemin entre documentaire et tour de chant, ce film permet de savourer les interprétations aux petits oignons des incontournables "Chansonnette" ou "À Paris", mais aussi de titres méconnus comme le vachard et douloureux "Mon frère", le corrosif "Chat de la voisine" ou le protestataire "Casse-têtes".

« Ivo et Jorge »
En 2021, Grasset a publié « Ivo et Jorge » de Patrick Rotman. « Presque tout oppose les deux hommes : Jorge Semprun, l’enfant de la grande bourgeoisie madrilène qui parle couramment trois langues, et Ivo Livi, dit Yves Montand, le fils d’immigré qui a quitté l’école à douze ans. Le chanteur, à la culture hétéroclite d’autodidacte est spontané, angoissé et extraverti, quand l’écrivain, pétri de littérature et de philosophie, est ténébreux et secret. Tous les deux souffrent d’une timidité pathologique. »

« Ivo et Jorge partagent la même foi rouge, celle de leur génération qui a eu vingt ans au moment de Stalingrad. Né dans une famille communiste, Montand, occupé à bâtir sa jeune carrière, ne se préoccupe pas, pendant les années noires, de politique alors que Semprun s’engage très jeune dans la résistance avant de connaître la déportation. Plus tard, il vit dix ans comme dirigeant communiste clandestin dans l’Espagne franquiste. Lorsqu’ils se rencontrent, au début des années 60, nait une profonde amitié nourrie de leurs histoires respectives, de la recherche d’un idéal perdu, d’affinités électives. »  

« Ce roman vrai entrelace, en de courts chapitres écrits comme des séquences cinématographiques, les parcours hors du commun de ces deux hommes engagés qui évoluent lentement de l’illusion lyrique à la désillusion. Acteurs de leur siècle, Ivo et Jorge, l’italien et l’espagnol, condensent dans leurs vies trépidantes et romanesques les tragédies de leur temps. Patrick Rotman s’y met aussi en scène, à la première personne, comme lors d’une visite à Moscou, qui sert de fil rouge au récit, au cours de laquelle Montand se livre à un émouvant «  aveu  ». Ou encore à Buchenwald et à Madrid avec Jorge Semprun, prodigue en confidences et anecdotes. »

« Ivo et Jorge, le roman de deux destins croisés, incroyablement vivant et très solidement documenté, mêle réalité et fiction. Le lecteur vibre avec Semprun libérant Buchenwald, partage sa vie clandestine en Espagne, ressent le trac fou de Montand lorsqu’il monte sur scène, assiste au diner où le chanteur s’explique avec Khrouchtchev. »

« Une magnifique traversée du XXe siècle, des années 1930 jusqu’à la Perestroïka, où l’on croise notamment Simone Signoret, John Kennedy, Édith Piaf, Hemingway, Costa-Gavras, Arthur Miller et Marylin Monroe… »

CITATIONS

« À L'Alcazar, le patron c'est M. Émile Audiffred. C'est à lui que je dois mes débuts. Il a été très chic pour moi. Il me disait : « Tu verras, petit, tu seras mondial à Marseille ! » Et on riait tous les deux. N'empêche que, le premier soir, j'avais un de ces tracs ».  (L'Express, 1969) 

« Je suis indigné de la façon qui consiste à traiter Sardou de fasciste et à se conduire soi-même comme des petits fachos... » (France Soir, 1976) 

« La vraie inégalité entre individus, elle est quasiment insoluble, c'est l'intelligence. »

« Les réponses vous rendent sage, mais les questions vous rendent humain ».

« La chanson fait chanter notre mémoire. »

« Les pacifistes sont comme des moutons qui croient que les loups sont des végétariens . »


« Yves Montand entre en scène » d’Yves Riou
France, 2020, 43 min
Coproduction : ARTE France, INA
Commentaire dit par Émeline Bayart
Sur Arte les 26 décembre 2021 à 18 h 55 et 14 janvier 2022 à 5 h 00
Disponible du 19/12/2021 au 23/02/2022


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