Citations

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« Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort. Il est de porter la plume dans la plaie. » (Albert Londres)
« Le plus difficile n'est pas de dire ce que l'on voit, mais d'accepter de voir ce que l'on voit » (Charles Péguy).

vendredi 14 décembre 2018

« Mosquées, arts et espaces » par Bruno Ulmer


Arte diffusera, dans la collection « Monuments sacrés » (Sakrale Bauwerke), « Mosquées, arts et espaces » (Von betenden Menschen und prächtigen Moscheen) par Bruno Ulmer. « Un voyage autour du monde à la découverte des édifices cultuels les plus beaux des grandes religions. Ce volet propose la visite éclairée de six joyaux de l'art sacré musulman, à Jérusalem, à Cordoue, au Caire, à Istanbul, à Ispahan et à Delhi ».
    
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Le keffieh, c'est tendance !

Arte poursuit sa diffusion de séries documentaires « politiquement correctes » sur les religions.

« En 2011, j'avais produit et coréalisé pour ARTE Les cathédrales dévoilées, un documentaire qui raconte la naissance de l'architecture gothique. Cela m'a donné envie d'explorer d'autres monuments sacrés emblématiques dans le monde. Trois films de la collection « Monuments sacrés » se penchent sur les édifices les plus remarquables des grandes religions monothéistes : christianisme, islam et judaïsme. Le quatrième est consacré au bouddhisme et à l'hindouisme. Ils ne racontent pas l'histoire de ces religions, mais analysent, au travers de leurs lieux de culte, comment a évolué la relation de l'être humain au sacré. Il était donc essentiel d'aller au-delà de la beauté des monuments pour en montrer la fonction et l'usage », a expliqué Christine Le Goff, sa productrice chez Zed, à Laure Naimski pour Arte.

Et d’ajouter : « Pour chaque documentaire, le choix s'est porté sur cinq ou six édifices exceptionnels, avec l’objectif de développer un récit liant la civilisation et les transformations de ces lieux. Car les églises, les temples, les synagogues et les mosquées ne sont pas simplement la matérialisation de croyances, ils sont aussi le témoignage physique de grands mouvements historiques, comme les migrations, les conquêtes, les révolutions philosophiques, artistiques, l'évolution des dogmes... En ce qui concerne les mosquées, par exemple, les dynasties musulmanes successives ont inventé un style architectural toujours plus époustouflant. » Quid des architectes chrétiens ou d’autres confessions nécessaires aux dynasties musulmanes pour édifier ces mosquées ?

Christine Le Goff poursuit : « Tous les monuments sacrés se transforment au fil des siècles pour atteindre des dimensions de plus en plus importantes et complexes, qui vont de pair avec l'apparition de nouvelles manières de construire. Cela pose aussi la question de leur conservation. Ces édifices requièrent un gigantesque travail de restauration, qui mobilise des savoir-faire extraordinaires que nous mettons en lumière. » 

Et d’indiquer : « Il nous semblait important de filmer les rituels... Par ailleurs, nous avons recueilli les éclairages d’historiens, architectes et restaurateurs sur ces édifices. Pour l’aspect visuel, nous avons choisi un format 4K, qui offre une qualité d’image incroyable. L'idée était de retrouver le mouvement ascendant vers les cieux, commun à tous ces monuments sacrés. Pour cela, les réalisateurs ont utilisé des drones aussi bien à l’intérieur qu'en extérieur, notamment pour les temples d'Asie. Car on ne peut en comprendre la géométrie que si on les observe du dessus. On s'aperçoit alors que ce sont des mandalas, des cercles en sanskrit. Dans l'architecture sacrée, le rond et le dôme symbolisent le rapport au ciel, tandis que le carré fait référence à la terre ».

Le choix des lieux ? « Certains se sont imposés d’eux-mêmes... Nous voulions tourner dans une mosquée africaine comme celle de Djenné, au Mali, mais la guerre a empêché ce projet. Idem pour celle de Damas, gravement endommagée. En revanche, nous avons pu pénétrer dans les somptueuses mosquées d’Ispahan et du Caire ».

Et Christine Le Goff de conclure : « Quinze des édifices présentés dans la collection ont aussi donné lieu à des épisodes en unitaires afin de permettre aux spectateurs de les découvrir plus longuement. Par exemple, au Mont-Saint-Michel, un géologue nous explique la relation de l'abbaye avec la baie. Ces quinze films de vingt-six minutes prolongent la découverte et l'exploration, pour susciter le désir d'entreprendre le voyage jusqu'à eux. »

« Du Proche-Orient aux confins de l'Asie, de l'Andalousie aux rives du Bosphore, ce premier volet de la collection "Monuments sacrés" nous entraîne à la découverte de six des plus grands joyaux de l'art islamique sacré ». Curieusement, de manières choquante et injustifiée, cette série documentaire diffusée par Arte débute par l’islam, et relègue le judaïsme au dernier rang.

Enjeu
« Dernier-né des trois religions monothéistes, l'islam a vu le jour au VIIe siècle à La Mecque, dans la péninsule arabique ». 

À la mort du prophète Mahomet, en 732, ses disciples se lancent à la conquête de Jérusalem, la ville sainte des juifs et des chrétiens ». « Un survol historique montre que l'impact de la cité et des émotions qu'elle suscite auprès des Musulmans croît régulièrement lorsqu'elle revêt une grande importance politique. Inversement, lorsque l'utilité de Jérusalem s'amoindrit, son statut et les passions qu'elle incarne pâlissent à l'unisson. Ce phénomène apparut pour la première fois du vivant du prophète Mahomet, au début du VIIe siècle, et il se répéta à cinq reprises par la suite: à la fin du VIIe siècle, pendant les Croisades du XIIe et du XIIIe siècles, sous le règne britannique (1917–1948) et depuis qu'Israël prit le contrôle de la ville en 1967. Après que le Coran ait renié Jérusalem, les Musulmans firent de même: la première description de la ville sous le règne musulman nous vient de l'évêque Arculf, un pèlerin gaulois qui visita l'endroit en 680 et indiqua y avoir vu «une maison de prière oblongue qu'ils [les Musulmans) avaient assemblés sur quelque ruine à l'aide de piédroits et de grandes poutres». Jérusalem devint un coin perdu, et ce ne fut pas la dernière fois », analyse  Daniel Pipes, expert en géopolitique et en islam.

Les Omeyyades
« Sur la colline où Abraham aurait dû sacrifier son fils, en surplomb du mur des Lamentations et du Saint-Sépulcre, le calife omeyyade Abd al-Malik fait ériger le dôme du Rocher. Pour marquer les esprits, l'immense édifice est ouvert aux hommes et aux femmes de toutes les croyances ».

Daniel Pipes retrace le contexte : « Le deuxième regain d'intérêt pour Jérusalem se situe pendant le règne de la dynastie des Umayyades (661-750) de Damas. En 680, un leader dissident de La Mecque, Abdullah b. az-Zubayr, déclencha contre les Umayyades une révolte qui allait durer jusqu'à sa mort, en 692; dans le cadre de cette lutte, les Umayyades tentèrent d'agrandir la Syrie aux dépens de l'Arabie (et peut-être aussi de contribuer à recruter une armée qu'ils opposeraient à l'Empire byzantin). Ils prirent quelques mesures en vue de sanctifier Damas, mais leur campagne se concentra surtout sur ce que Amikam Elad, de l'université hébraïque, appelle un «énorme» effort «visant à exalter et à glorifier» Jérusalem. Ils ont peut-être même espéré en faire l'égale de La Mecque.

Le premier souverain des Umayyades, Mu'awiyya, décida de se faire proclamer calife à Jérusalem; lui et ses successeurs firent réaliser une série de constructions – des édifices religieux, un palais et des routes – dans la cité. Les Umayyades nourrissaient probablement l'espoir de faire de Jérusalem leur capitale politique et administrative; Elad est en tout cas d'avis qu'ils la traitèrent comme telle. Mais Jérusalem est avant tout une ville religieuse et, comme l'explique le chercheur israélien Izhak Hasson, «le régime des Umayyades tenait à conférer une atmosphère islamique à son centre et principal bastion». À cette fin (ainsi que pour affirmer la présence de l'Islam dans sa compétition avec le Christianisme), le calife des Umayyades y fit construire la première grande réalisation architecturale islamique, le Dôme du Rocher, à l'emplacement du Temple juif, de 688 à 691. Ce bâtiment remarquable est non seulement le premier grand monument sacré de l'Islam mais aussi le seul qui subsiste de nos jours sous une forme proche de l'original.

La prochaine démarche des Umayyades fut subtile et complexe; pour bien la comprendre, nous devons ici revenir à un passage du Coran (17:1) décrivant le «voyage nocturne» (isra') de Mahomet au paradis:
Gloire à Lui qui, de nuit, transporta son serviteur de la Mosquée sacrée à la mosquée la plus éloignée (Subhana allathina asra bi-'abdihi laylatan min al-masjidi al-harami ila al-masjidi al-aqsa).
Lorsque ce verset fut révélé, vers 621, il existait déjà un endroit nommé la Mosquée sacrée (al-masjid al-haram), à La Mecque. En revanche, la «mosquée la plus éloignée» (al-masjid al-aqsa) n'était qu'une tournure de phrase, et non un lieu précis. Les premiers Musulmans y virent une métaphore ou un endroit du paradis. Et si la «mosquée la plus éloignée» existait alors sur terre, ce n'était très vraisemblablement pas en Palestine, pour de nombreuses raisons. En voici quelques-unes:
Ailleurs dans le Coran (30:1), la Palestine est nommée «la terre toute proche» (adna al-ard).
La Palestine n'avait alors pas encore été conquise par les Musulmans et ne comportait pas la moindre mosquée.
La «mosquée la plus éloignée» fut semble-t-il identifiée comme se trouvant à l'intérieur de l'Arabie: à Médine, ou dans une ville nommée Ji'rana, à une quinzaine de kilomètres de La Mecque, que le prophète visita en 630.
Les premières descriptions de Jérusalem par des Musulmans, telles que le récit de la visite du calife 'Umar, juste après la conquête de la ville, en 638, n'identifient d'aucune manière le Mont du Temple à la «mosquée la plus éloignée» du Coran.
Les inscriptions coraniques formant une frise en mosaïque de 240 mètres de longueur dans le Dôme du Rocher n'incluent pas le verset 17:1 relatant le Voyage nocturne, ce qui suggère que l'idée de Jérusalem comme lieu d'envol du Voyage nocturne n'avait pas encore été établie en 692 (en fait, les premières inscriptions du verset 17:1 du Coran à Jérusalem ayant été préservées jusqu'à nos jours datent du XIe siècle).
Muhammad ibn al-Hanafiya (638-700), un proche parent du prophète Mahomet, est censé avoir démenti que le prophète ait jamais mis les pieds sur le Rocher de Jérusalem: «Ces maudits Syriens», dit-il, parlant des Umayyades, «prétendent que Dieu mit Son pied sur le Rocher de Jérusalem, alors qu'une seule personne a jamais mis le pied sur le Rocher, et ce fut Abraham.»
Puis, en 715, pour mieux asseoir leur prestige sur leurs territoires, les Umayyades firent une chose très astucieuse: ils construisirent une deuxième mosquée à Jérusalem, cette fois aussi sur le Mont du Temple, et la baptisèrent Al-Aqsa (al-masjid al-aqsa, la mosquée la plus éloignée). Par ce geste, les Umayyades donnèrent à la ville, rétroactivement, un rôle dans l'existence de Mahomet. Cette association entre Jérusalem et al-masjid al-aqsa s'inscrit dans une tendance générale des Musulmans à identifier les noms de lieux mentionnés dans le Coran: «Partout où le Coran évoque un nom ou un événement, des récits furent inventés pour donner l'impression que quelqu'un, quelque part, d'une manière ou d'une autre, savait ce qu'il en était.»

En dépit de toute logique (comment une mosquée bâtie près d'un siècle après la révélation coranique pouvait établir ce que le Coran entendait signifier?), comme l'écrit l'historien palestinien A. L. Tibawi, c'est la construction, après coup, d'une Mosquée Al-Aqsa qui «donna sa signification concrète aux termes figuratifs utilisés dans le Coran». Cette action eut également pour important effet d'insérer Jérusalem post hoc dans le Coran et d'en faire ainsi un élément central de l'Islam. D'autres modifications allaient s'ensuivrent. Plusieurs passages coraniques furent réinterprétés pour établir des références à la cité. Jérusalem fut bientôt considérée comme le site du Jugement Dernier. Les Umayyades écartèrent le nom romain laïque de la cité, Aelia Capitolina (en arabe Iliya) et le remplacèrent par des noms de style juif – Al-Qods (la Sainte) ou Bayt al-Maqdis (le Temple). Ils parrainèrent une forme de littérature louant les «vertus de Jérusalem», un genre qu'un auteur est tenté de qualifier de «sioniste». À cette époque apparurent des hadiths (informations rapportées par plusieurs chaînes orales relatant les actes et les paroles du prophète et réunies dans différents recueils de «traditions») favorables à Jérusalem, certains allant jusqu'à comparer la ville à La Mecque. Des efforts furent même entrepris pour déplacer le pèlerinage (hajj) de La Mecque à Jérusalem.

Les chercheurs s'accordent à dire que les motifs des Umayyades pour établir une présence islamique dans la ville sainte étaient de nature strictement utilitaire. L'historien irakien Abdul Aziz Duri discerne «des raisons politiques» derrière leurs actes. Hasson abonde dans ce sens :
La construction du Dôme du Rocher et de la Mosquée Al-Aqsa, les rituels institués par les Umayyades sur le Mont du Temple et la diffusion de hadiths établissant des liens entre l'Islam et le caractère sacré du site sont autant d'éléments mettant en lumière les motivations politiques à la base des efforts de glorification de Jérusalem parmi les Musulmans.
C'est ainsi que le programme politique des Umayyades déboucha sur la sanctification islamique de Jérusalem ».

Et Daniel Pipes d’observer : « Ensuite, avec la chute des Umayyades, en 750, et le déplacement à Bagdad de la capitale du califat, « le patronage impérial devint insignifiant» et Jérusalem retomba dans l'ombre. Au cours des trois siècles et demi qui suivirent, les livres faisant l'éloge de cette cité perdirent leur attrait pendant que la construction d'édifices illustres cessa et que les bâtiments existants, laissés à l'abandon, tombaient en ruine (le Dôme du Rocher s'écroula en 1016). On gratta l'or du Dôme pour payer les réparations de la Mosquée Al-Aqsa. Les murailles de la ville s'effondrèrent. Pire encore, les souverains de la nouvelle dynastie saignèrent Jérusalem et sa région par ce que F. E. Peters, de l'université de New York, appelle «leur rapacité et leur négligence». La cité déclina ainsi jusqu'à se délabrer. «Les érudits sont rares, et les Chrétiens nombreux», se lamentait un Musulman natif de Jérusalem au Xesiècle. Seuls les mystiques continuaient de visiter la cité ».

« Alors que l'islam continue de s'étendre vers l'ouest jusqu'à l'Atlantique, les Omeyyades sont décimés par leurs rivaux abbassides ». Une conquête militaire par le djihad.

« Seule leur reste la péninsule Ibérique, où le prince Abd al-Rahman Ier a trouvé refuge. Sur les rives du fleuve Guadalquivir, celui-ci fonde en 785 un nouveau royaume. À Cordoue, il fait ériger une splendide mosquée, devenue église à partir du XIIIe siècle ». Quid des églises transformées en mosquées ou détruites ?

« À sa suite, entre le IXe et le XVIIe siècle, d'autres souverains musulmans vont affirmer leur pouvoir par la construction de mosquées : au Caire, sous l'impulsion du gouverneur Ahmad ibn Tulun ; à Istanbul, sous le règne de Soliman le Magnifique ; à Ispahan, sous celui du shah Abbas Ier, de la dynastie perse des Safavides ; et à Delhi, où le shah Jahan, grand empereur moghol, confie à l'architecte du Taj Mahal la construction de la Jama Masjid, la plus grande mosquée de toute l'Inde. »

« Mettant en lumière les prouesses techniques et artistiques déployées pour ériger, décorer et embellir ces chefs-d'œuvre, le documentaire s’appuie sur les éclairages de nombreux spécialistes : historiens, historien de l'art, architecte, artisans, restaurateurs ». Il montre combien ces "empreintes monumentales" visaient à adresser des messages aux musulmans et aux non-musulmans. Ainsi, le dôme du Rocher surplombe les lieux du judaïsme (Kotel) et du christianisme (tombeau du Christ, Saint-Sépulcre), affirmant ainsi la supériorité de l'islam sur les religions qui l'ont précédé. Des "inscriptions discrètes" sont enchâssées dans les décors et s'adressent aux "Gens du Livre". L'historien Vincent Lemire explique que Jésus est désigné dans sa "fonction prophétique, comme fils de Marie, et non comme fils de Dieu".

« Richement illustré et doublé d'un récit sur l'expansion de l'islam pendant près d'un millénaire – au travers des luttes d'influence, des conquêtes et des croisements de cultures –, un voyage architectural et historique captivant », véhiculant, de manière sous-jacente, le mythe .al-Andalus, sans mentionner la dhimmitude, le sort cruel et déshumanisant infligé aux non-musulmans sous domination islamique, et ce, alors que beaucoup de ces dhimmis ont contribué, par leur savoir-faire, à l'édification de ces mosquées.

A deux reprises, le documentaire évoque la "Palestine", notamment en interviewant un mosaïste "dans un des derniers ateliers de mosaïque" et se référant à "ce que mangeaient les hommes en Palestine". Or, la "Palestine" comme Etat souverain n'a jamais existé, ni au Proche-Orient, ni ailleurs.


« Mosquées, arts et espaces » par Bruno Ulmer
France, ARTE France, Zed, CuriosityStream, 2018, 90 min
Sur Arte le 15 décembre 2018 à 20 h 50, 30 décembre 2018 à 15 h 35, 4 janvier 2019 à 9 h 25, 26 janvier 2019 à 13 h 25
Visuels :
Mosquée Suleymaniye, Istanbul, Turquie
Credit : © ZED/ARTE
Mosquée du Shah, Ispahan, Iran
Credit : © ZED/ARTE
Intérieur de la Mosquée-Cathédrale de Cordoue, Espagne
Credit : © ZED/ARTE
La mosquée-cathédrale de Cordoue, Espagne
Credit : © ZED/ARTE
Mosquée Ibn Touloun (Le Caire, Égypte)
Credit : © ZED/ARTE

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