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lundi 8 février 2021

« La symphonie de Leningrad » de Carsten Gutschmidt et Christian Frey

Arte diffusera le 9 février 2021 « La symphonie de Leningrad - La lutte d‘une ville assiégée » (Leningrad Symphonie Eine Stadt kämpft um ihr Leben) de Carsten Gutschmidt et Christian Frey. « L'invraisemblable siège de Leningrad raconté par ceux qui l'ont vécu. Un docu-fiction palpitant qui entremêle différents degrés de narrations, entre grande histoire et destins réels rejoués.
»

L’Ermitage, la naissance du musée impérial – Les Romanov, tsars collectionneurs
« Le procès » par Sergei Loznitsa 
Ilya Trauberg (1905-1948)
Durant la Deuxième Guerre mondiale, la Wehrmacht a assiégé Léningrad durant 872 jours : du 8 septembre 1941 au 27 janvier 1944. Ce fut le plus long siège de l'histoire contemporaine, jusqu'à celui de Sarajevo, dans l'ex-Yougoslavie, au début des années 1990 (1 425 jours). Son coût humain est tragiquement élevé : 1 800 000 victimes, dont près d'un million de civils.

Cet acte patriotique et héroïque a marqué un tournant majeur dans ce conflit déclenché par le IIIe Reich.

Le 22 décembre 1942,le gouvernement soviétique a créé la médaille pour la Défense de Léningrad pour honorer ceux qui, civils ou militaires, ont participé à cette résistance à l'offensive de l'armée allemande nazie.

« Septembre 1941, l'armée allemande est aux portes de Leningrad (Saint-Pétersbourg avant les Soviets) ». 

« La Wehrmacht pilonne la ville mais ne se risque pas à la prendre d'assaut : Hitler veut faire mourir de faim ses habitants ». 

« Commence un blocus d'une dureté extrême qui durera huit cent soixante-dix jours et provoquera la mort d'un million de civils ». Arte présente un nombre 

« Au milieu de cette incroyable souffrance, un chef d'orchestre est missionné par le Parti communiste : il doit, coûte que coûte, donner une représentation de la Symphonie n°7 que Dimitri Chostakovitch, l'enfant de la ville, est en train de composer ». 

« La performance deviendra le symbole d'un bref triomphe de la culture russe sur la barbarie nazie. Problème : son orchestre ne compte que seize survivants. »

« Plus long siège de l'histoire moderne jusqu'à celui de Sarajevo, le blocus de Leningrad est évoqué sous une forme chorale, avec une multiplicité de points de vues qui le restituent dans sa terrifiante dimension ». 

« Historiens, auteurs mais surtout habitants et témoins de l'époque racontent ce que les images d'archives, la plupart inédites, laissent deviner ». 

« Les séquences de fiction s'attachent aux destinées de personnages réels dont on suit l'existence chaque jour menacée : Chostakovitch, le chef d'orchestre Carl Eliasberg, la jeune Olga Kvade (toujours vivante, à la parole émouvante) ou le sergent allemand Wolfgang Buff, raconté par son frère ». 

« Un dispositif qui documente avec justesse cette géniale idée de propagande : la représentation de la "Symphonie de Leningrad" est toujours considérée en Russie comme un tournant de la Seconde Guerre mondiale. »


« La symphonie de Leningrad - La lutte d‘une ville assiégée » de Carsten Gutschmidt et Christian Frey
Allemagne, Gebrueder Beetz Filmproduktion, 2017, 90 min
Sur Arte le 9 février 2021 à 23 h 25
Disponible du 09/02/2021 au 25/03/2021
Visuels :
Des soldats allemands occupent un village près de Leningrad.
© Gebrueder Beetz Filmproduktion/Andrej Vasilenko

Dmitri Chostakovitch (joué par Florian Panzner) vient de terminer sa 7e symphonie.
Olga Kvade (jouée par Mercedes Müller) a survécu à l' occupation de Leningrad par la Wehrmacht allemande.
© Gebrueder Beetz Filmproduktion

Matthias Bundschuh joue le chef d' orchestre Karl Eliasberg
© Gebrueder Beetz Filmproduktion/Andrej Vasilenko

Le capitaine de bataillon de l' infanterie allemande à l' automne 1941
© Gebrueder Beetz Filmproduktion

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