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mercredi 12 décembre 2018

« Les bons ennemis. Mon père, l'Orchestre rouge et moi » par Christian Weisenborn


Arte diffusera le 12 décembre 2018 « Les bons ennemis. Mon père, l'Orchestre rouge et moi » (Die guten Feinde. Mein Vater, die Rote Kapelle und ich ; Good Enemies – My Father, The Red Orchestra And I), documentaire réalisé par Christian Weisenborn. « Voyage dans le temps sur les traces d’un groupe de résistants, porté en filigrane par la recherche intime et sans fard du père par le fils ».


  Günther Weisenborn (1902-1969) était un journaliste, comédien, dramaturge allemand.

Bien que ses livres soient interdits par les Nazis, il a continué à écrire en recourant à des pseudonymes. 

En 1936, il a émigré aux Etats-Unis, puis est revenu en Allemagne en 1937. Il a entamé une double vie : il travaillait pour l’establishment culturel nazi, tout en résistant clandestinement : il est devenu membre de l’Orchestre rouge (Die Rote Kapelle), dénomination par la Gestapo de groupes luttant contre le nazisme et liés à l’Union soviétique. Parmi ces groupes : ceux du renseignement conçus par Léopold Trepper (1904-1982), journaliste juif polonais et espion communiste, à Paris et à Bruxelles.

En 1941, Günther Weisenborn a travaillé au Schiller Theatre et épousé Margarete Schnabel (1914-2004).

En septembre 1942, il a été arrêté, jugé pour haute trahison et condamné à mort. Grâce au témoignage d’un codétenu, sa peine a été commuée en dix ans d’emprisonnement à Luckau.

En avril 1945, Günther Weisenborn a été libéré par l’Armée rouge.

Après avoir été brièvement le maire de Langengrassau, près de Luckau, il est retourné à Berlin Ouest, et a fondé le Hebbel Theater avec Karlheinz Martin. 

De 1945 à 1947, il a été co-rédacteur en chef du magazine satirique Ulenspiegel. Il a aussi co-fondé Studio 46 qui a présenté sa pièce Die Illegalen, drame biographique sur sa résistance.

Weisenborn a aussi, de 1951 à 1953, été le principal dramaturge au Hamburg Kammerspiele.

En 1953, est paru Der lautlose Aufstand (La Rébellion silencieuse), le premier livre recensant de manière approfondie la résistance allemande. Pour ses conférences, Weisenborn s’est rendu en Chine, en Inde, en Union soviétique, à Londres, à Paris, à Prague et à Varsovie.

Ce pacifiste a milité contre le réarmement de la République fédérale d’Allemagne (RFA) et contre la menace atomique.

En 1955, il a co-écrit le scénario de Der 20. Juli (Le Complot pour assassiner Hitler) pour lequel il a reçu un Prix cinématographique allemand.

Il a aussi été membre d’académies artistiques, d’associations d’auteurs, etc.

« Racontée ici par Christian, son fils, l’histoire de Günther Weisenborn, mort en 1969 à l’âge de 66 ans, permet de réhabiliter les sympathisants de l'"Orchestre rouge". 

« Démantelée en 1942 par la Gestapo, l’organisation a vu la plupart de ses membres considérés comme des agents du KGB et des traîtres à la patrie, puis condamnés à mort par l’administration hitlérienne ». 

Günther Weisenborn « est l’un des rares à échapper de justesse à son exécution. Il s’efforcera ensuite de blanchir ses camarades, en vain ».

« Il faudra attendre l’année 2009 pour que la vérité éclate et que soit lavée la réputation du groupe, qui souhaitait essentiellement freiner la progression du nazisme et mettre fin à la guerre ». 

« En 2016, une commission d’historiens s’est réunie pour documenter la calomnie orchestrée par les services secrets allemands de l’époque, permettant ainsi de rendre justice à ces jeunes gens engagés pour le bien commun ».


« Les bons ennemis. Mon père, l'Orchestre rouge et moi » par Christian Weisenborn
Allemagne, 2016, 90 min
Sur Arte le 12 décembre 2018 à 23 h 30
Visuels : © Kick Film

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