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mercredi 13 janvier 2021

Le procès de Nuremberg


Lors du procès de Nuremberg (20 novembre 1945-1er octobre 1946), sont jugés 24 des principaux dirigeants du Troisième Reich accusés de complot, crimes contre la paix, crimes de guerre et crimes contre l'humanité. Un procès historique. Douze des accusés sont condamnés à mort. Arte diffusera le 13 janvier 2021 « Nuremberg : des images pour l'histoire » (Nürnberg und seine Lehre - Ein Film gegen das Vergessen), documentaire de Jean-Christophe Klotz, et montre sur son site Internet « Procès de Nuremberg : un français dessine les bourreaux » (Nürnberger Prozesse: Zeichnungen von Henri Pelletier) de Stefanie Hintzmann et « Architecture : Nuremberg face à son passé » (Kulturhauptstadt Europas: Nürnberg und die Schatten der Vergangenheit) de Sarah Hofmeier.


Le 8 mai 1945 marque la capitulation de l'Allemagne nazie et la fin de la Deuxième Guerre mondiale en Europe.

Du 20 novembre 1945 au 1er octobre 1946, le  procès de Nuremberg se déroule dans le palais de justice de Nuremberg, ville bavaroise alors située dans la zone d'occupation américaine. Un des rares bâtiments non détruits par les bombardements des Alliés.

Cette cité avait été choisie par Hitler comme « capitale idéologique » du Troisième Reich. Là, en 1935, 
lors du septième congrès annuel du Parti nazi, et à l'initiative d'Adolf Hitler, trois lois antijuives ont été approuvées avec enthousiasme par le Reichstag, durant une session du parlement, et promulguées : "la Reichsflaggengesetz (loi sur le drapeau du Reich), la Reichsbürgergesetz (loi sur la citoyenneté du Reich) et la Gesetz zum Schutze des deutschen Blutes und der deutschen Ehre (loi sur la protection du sang allemand et de l'honneur allemand)".

Les Alliés jugent 24 des principaux dirigeants du Troisième Reich, accusés de complot, crimes contre la paix, crimes de guerre et crimes contre l'humanité, incrimination en partie nouvelle

Le tribunal siège conformément à l'accord de Londres (8 août 1945) liant les gouvernements des États-Unis d'Amérique, du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord, de l'Union des républiques socialistes soviétiques (URSS) et le gouvernement provisoire de la République française.

Chacune de ces puissances a désigné un juge et un juge suppléant. Pour les États-Unis : Francis Biddle, et John Parker suppléant. Pour la France : le  professeur Henri Donnedieu de Vabres - professeur de droit pénal, il a passé la guerre en France, en continuant à publier et enseigner sous le régime de Vichy -, et Robert Falco (1882-1960) suppléant. Pour le Royaume-Uni : Geoffrey Lawrence, et Normann Birkett suppléant. Pour l’URSS : major général Iona T. Nikitchenko,et le  lieutenant-colonel A. F. Volchov suppléant.

Les juges français présentent des caractéristiques particulières. 

Henri Donnedieu de Vabres (1880-1952), est un éminent
professeur de droit pénal, notamment le droit criminel international. Auteur prolifique, il a notamment publié durant la Deuxième Guerre mondiale Deuxième supplément au Traité élémentaire de droit criminel et de législation pénale comparée, le droit pénal de la guerre et de la révolution nationale, septembre 1939-mars 1942 (1942) et Essai sur la notion de préjudice dans la théorie générale du faux documentaire (1943). Dans son Deuxième supplément au traité élémentaire de droit criminel et de législation pénale comparée (Le Droit pénal de la guerre et de la Révolution Nationale), Sept. 1939 - Mars 1942 (Sirey, 1942), il "livre le plus nettement au commentaire dénotatif, sans dissimuler les graves conséquences pénales de la nouvelle législation [Statut des Juifs, Ndlr) », a écrit Dominique Gros in « Le "statut des juifs" et les manuels en usage dans les facultés de Droit (Partie 2) », Cultures & Conflits, 09-10 | printemps-été 1993).

Robert Falco (
1882-1960) était un magistrat français juif. Il a été « admis à cesser ses fonctions » (sic) le 17 décembre 1940 alors qu’il était avocat général à la cour d’appel de Paris. Ce, en cette fin 1940, comme 48 autres magistrats des juridictions du fond et 25 suppléants de juges de paix exclus par le seul régime de Vichy, expressément et uniquement parce qu’ils étaient juifs, sur le fondement du honteux décret du 3 octobre 1940. Léon Lyon-Caen et Robert Falco, comme les autres magistrats juifs sont exclus sans protestation collective de leurs collègues, et reçoivent seulement des messages individuels de compassion, ce à la Cour de cassation. Ce fut la même chose pour les membres exclus du Conseil d’Etat". Léon Lyon-Caen et Robert Falco effectuent des requêtes "devant le Conseil d’Etat notamment par sur le fondement de l’article 8 de la loi du 3 octobre 1940, permettant une dérogation pour services exceptionnels", a écrit Jean-Paul Jean dans "Les magistrats de la Cour de cassation au procès de Nuremberg" lors du colloque "70 ans après Nuremberg - Juger le crime contre l’humanité" (30 septembre 2016). La Haute juridiction administrative "rend un avis négatif".

Robert Falco racontera dans ses Mémoires qu’en juillet 1946, il expliqua à Lord Justice Lawrence, président du Tribunal de Nuremberg « qui n’en croit pas ses oreilles, les mesures dont j’ai été l’objet, non pas de la part des Allemands, mais du gouvernement français, et il me semble fort impressionné lorsque je lui raconte qu’après avoir été écarté de la Cour de cassation et mis à la retraite, j’ai dû, pour me rendre dans le Midi, franchir la ligne de démarcation en me cachant comme un malfaiteur ». 

Après la Libération, Robert Falco "avait été réintégré dans la magistrature en tant que conseiller à la Cour de cassation le 27 octobre 1944". Le 8 août 1945, il signe, au nom de la France, les accords de Londres, "intégrant la répression du crime contre l’humanité" et précisant les procédures et protocoles lors du procès militaire international de Nuremberg".  

En 2012, sont publiés ses "Souvenirs inédits du procès des criminels nazis", avec une préface d’Annette Wieviorka et une introduction de Guillaume Mouralis. "Robert Falco (1882-1960), chassé de la magistrature par les mesures antisémites de Vichy, apprend en juin 1945 que l'on recherche des conseillers à la Cour de cassation « parlant anglais et désirant éventuellement siéger comme juges au tribunal international en voie de création ». Il sera l’un des deux juges français au procès de Nuremberg. Commencé en juin 1945 à Londres où se déroule la conférence chargée de créer le tribunal international, le récit de l’auteur nous conduit de Berlin en ruines à Nuremberg avant de s’achever en octobre 1946 à Prague où, invité du gouvernement tchèque, l’auteur livre ses réflexions sur le procès qui vient de se clore. À travers ce journal sobre et alerte, illustré des dessins réalisés par Jeanne Falco, sa seconde épouse qui l’accompagna au cours de l’année passée à Nuremberg, Robert Falco nous fait découvrir les coulisses du « procès du siècle » et nous dépeint ses différents acteurs. Surtout, et c’est là un des principaux apports de son témoignage pour l’histoire, il nous permet de prendre la mesure du peu de moyens consacrés par le gouvernement français à cet événement, au regard de ceux déployés par les trois autres pays représentés (États-Unis, Grande-Bretagne, URSS). Le journal du juge Falco éclaire ainsi de manière originale la place de la France libérée dans le concert des nations." 

Henri
  Donnedieu de Vabres "parle couramment Allemand et il dira à Falco « qu’il s’est rendu à plusieurs reprises à des congrès juridiques nazis - avant-guerre NDR - au cours duquel il eut l’occasion de dîner chez le président de l’Académie de droit allemand Hans Frank et d’y rencontrer Julius Streicher, deux des accusés du procès actuel, situation qui le gêne », a relevé Jean-Paul Jean. L’un et l’autre seront condamnés à mort", a conclu Jean-Paul Jean. 

Robert Falco a aussi finement analysé la manière dont Robert Jackson, juge américain de la Cour suprême, va "dominer les débats et imposer ses points de vue".
Chaque procureur est entouré d’une équipe de procureurs adjoints et d’avocats généraux ou de substituts pour les aider dans leur tâche :

Les États-Unis sont représentés par Robert Jackson et une équipe de trente-deux personnes, dont Bernard B. Fall, Francis Yockey, Adrian S. Fisher et David Marcus.

Dans la salle d'audience 600 du tribunal, couvrent le procès de Nuremberg pour des médias : Joseph Kessel, pour France-SoirMarkus Wolf, pour la radio allemande de la zone soviétique, Rebecca West, Alexandre Vialatte, Walter Cronkite, Tullia Zevi, le photographe Evgeni Khaldei, le caricaturiste Boris Efimov, et Erika Mann, seule femme correspondante de guerre. 

Douze des accusés sont condamnés à mort par pendaison : Martin Bormann (par contumace), Hans Frank, Wilhelm Frick, Hermann Göring - il se suicide  avant l'exécution de la sentence -, Alfred Jodl, Ernst Kaltenbrunner, Wilhelm Keitel, Joachim von Ribbentrop, Alfred Rosenberg, Fritz Sauckel, Arthur Seyß-Inquart et Julius Streicher. Sont condamnés à des peines d'emprisonnement allant jusqu'à la perpétuité : Karl Dönitz, Walther Funk, Rudolf Hess, Konstantin von Neurath, Erich Raeder, Baldur von Schirach et Albert Speer. Sont acquittés Hans Fritzsche, Franz von Papen et Hjalmar Schacht. Robert Ley décède avant le procès. Quant à Gustav Krupp von Bohlen und Halbach, il est "considéré médicalement inapte à être jugé". 

« Nuremberg : des images pour l'histoire »
Arte diffusera le 13 janvier 2021, dans le cadre d'une programmation spéciale à la veille des commémorations de la libération d’Auschwitz, le 27 janvier 1945, « Nuremberg : des images pour l'histoire » (Nürnberg und seine Lehre - Ein Film gegen das Vergessen), documentaire de Jean-Christophe Klotz.

« L'histoire méconnue des archives réunies en 1945 pour prouver les crimes des dignitaires nazis jugés à Nuremberg. Le documentariste Jean-Christophe Klotz signe un récit puissant sur la force et la fragilité des images. »
 
« À l'été 1945, les autorités américaines chargent deux jeunes soldats, Budd et Stuart Schulberg, de rassembler des preuves visuelles attestant des crimes nazis, en vue du procès contre vingt-quatre dignitaires du IIIe Reich qui se prépare à Nuremberg ». 

« Fils d'un producteur éminent" B.P. Schulberg (1892-1957) de la Paramount et d'Adeline Jaffe Schulberg (1895-1977), agent artistique qui fonda la célèbre Ad Schulberg Agency - tous deux juifs américains - "déjà rompus aux métiers du cinéma, ils doivent (sous l'égide du cinéaste John Ford, chef de l'Office of Strategic Services, OSS) étayer l'accusation du procureur en chef Robert Jackson ». 

« En quatre mois d'enquête à haut risque à travers l'Europe dévastée, les Schulberg parviennent à sauver de la destruction des centaines d'heures d'images, en grande partie réalisées par les nazis ». Et ce, en soupçonnant deux informateurs, des monteurs allemands, d'alerter leurs concitoyens pour brûler dans des caches secrètes les traces filmées compromettant les dirigeants nazis. Babelsberg conservait un stock important d'archives.

« Leur équipe de montage travaille ensuite sans relâche pour achever avant l'ouverture du procès, le 21 novembre 1945, des films exposant les atrocités perpétrées après la prise du pouvoir par Hitler, des premiers pogroms au système concentrationnaire, et leur caractère prémédité ». Parmi l'OSS Field Photo Branch : le monteur Robert Parrish.

« Sans l'aide de son frère, qui a repris son travail de scénariste aux États-Unis, Stuart Schulberg est chargé ensuite, parallèlement au Soviétique Roman Karmen, de filmer les grandes étapes de la procédure, une première dans l'histoire de la justice ». La commande émane de Pare Lorentz, chef du Film/Theatre/Music de la Civil Affairs Division du War Department américain.

« On ne les laisse tourner que trente-cinq heures de rushes sur plus de dix mois d'audiences, mais les enregistrements sonores de l'intégralité des débats permettront à Stuart de réaliser Nuremberg: its Lesson for Today, documentaire que les autorités américaines, face aux urgences de la guerre froide, décideront finalement d'enterrer en 1948 ».

Le film a cependant été montré à un public allemand, en novembre 1948, au Kamera Cinema à Stuttgart. Selon les sondeurs de l'OMGUS (Office of Military Government, United States), les réactions des spectateurs oscillaient entre incrédulité, colère, honte.

Sur les crimes des nazis, l'URSS avait produit son film, Sud Narodov (Le Tribunal des peuples), distribué en Allemagne et aux Etats-Unis en 1947. Un film couronné par le Prix Staline en 1947.

La bande-annonce de Nuremberg: its Lesson for Today, restauré en 2010, dont le monteur était Joseph Zigman est visible sur Youtube.

Budd Schulberg (1914-2009) deviendra un scénariste oscarisé - Sur les quais (1954), "Un homme dans la foule" (1957) -, producteur pour la télévision, romancier et écrivain sportif. Il donnera les noms de personnalités communistes, selon lui, de Hollywood.

Stuart Schulberg (1922-1979) produira des films du Plan Marshall pour le gouvernement américain, puis des films de fiction (La forêt interdite, 1958) de Nicholas Ray (1958) et poursuivra une carrière de documentariste.
 
« Grâce notamment au riche fonds d'archives familiales rassemblé par Sandra Schulberg, la fille de Stuart, qui a également mené à bien la restauration du film oublié de son père, Jean-Christophe Klotz (Kigali, des images contre un massacre, John Ford – L'homme qui inventa l'Amérique) retrace en détail cette mission méconnue  ».

« Entremêlant petite et grande histoire, il met en lumière le rôle crucial qu’elle a joué non seulement à Nuremberg, mais aussi dans notre représentation collective de la Shoah et du nazisme ». 

« Placées au centre d'un procès qui a jeté les bases du droit international, ces images terribles éclairent les enjeux historiques d'un jour nouveau. »

Pourquoi diffuser ce documentaire émouvant, et parfois drôle, une seule fois, et en deuxième partie de soirée ?


« Ben Ferencz : le dernier procureur de Nuremberg »

« Le 20 novembre 1945 s'ouvrait le procès de Nuremberg. Vingt-et-un des plus hauts dirigeants du régime nazi, après Hitler, ont dû y répondre de leurs crimes lors de la Seconde Guerre mondiale. Un procès qui a duré près d'un an et qui fut l'acte de naissance de la justice internationale telle qu'elle existe aujourd'hui. »

« Benjamin - Ben - Ferencz, le dernier procureur en chef de Nuremberg encore en vie, a consacré toute sa vie à la justice internationale. Rencontre. »

« Procès de Nuremberg : un français dessine les bourreaux »

« Le dessinateur français Henri Pelletier a assisté au procès des criminels nazi jugés à Nuremberg. Ces oeuvres ont été retrouvées, et sont actuellement exposées au musée de Nuremberg. Objectif de l'exposition : participer au travail de mémoire ».

« Architecture : Nuremberg face à son passé »

« Nuremberg est en lice parmi les villes allemandes candidates pour être capitales européennes de la culture en 2025. Une ville qui a servi de décor à tous les grands rassemblements nazis et qui veut repenser son architecture monumentale. »


« De la collecte des archives visuelles du régime nazi à la captation des audiences du procès de Nuremberg, le réalisateur Jean-Christophe Klotz livre une impressionnante restitution de la mission des frères Stuart et Budd Schulberg. Propos recueillis par Benoît Hervieu-Léger ».

Le lien entre la famille Schulberg et la vôtre explique-t-il votre choix de réaliser ce documentaire ?
Jean-Christophe Klotz : En grande partie. Mon père était monteur et, lorsqu’il a commencé à travailler, son patron s’appelait Stuart Schulberg. Les deux hommes se sont connus au sortir de la guerre, peu après la période décrite dans le film. Je garde des souvenirs d’enfance de la famille Schulberg et je suis resté proche de deux enfants de Stuart, Sandra et son frère KC. Cela dit, je ne connaissais pas dans le détail l’histoire des deux frères. C’est à l’approche d’une date anniversaire du procès de Nuremberg que je m’en suis emparé.

Ce film renvoie à vos précédents opus consacrés au Rwanda…
Il y a une continuité évidente, mais je me suis rendu compte tardivement que mes films sont traversés par un même sujet de fond. C’est le récit des tourments du monde, avec en son cœur la thématique du génocide. Cette même thématique, concernant cette fois les Indiens, est revenue d’elle-même lorsque j’ai réalisé John Ford – L’homme qui inventa l’Amérique, pour ARTE en 2018. À chaque fois se pose la question de la narration : comment raconte-t-on le “ça” de “plus jamais ça” ?

N’était-il pas risqué de prendre le parti de filmer un film ?
Ce Nuremberg est construit sur des mises en abîme. Il y a le procès. Il y a le film de Stuart Schulberg sur le procès, qui ne se confond pas avec le procès lui-même, comme le rappelle l’historienne Sylvie Lindeperg. Enfin, il y a mon film sur le film et le travail des frères Schulberg. J’aime jongler entre ces différents niveaux de narration. Certains plans reviennent plusieurs fois, quitte à ce qu’on ne sache plus exactement s’ils se trouvent dans le film de Stuart ou dans mon récit. C’est voulu. Mon premier documentaire sur le Rwanda fonctionnait selon ce principe. Je suis retourné sur place dix ans après le génocide, avec des images tournées en 1994. Alors grand reporter, j’ai toujours été frustré par la mémoire courte de la télévision. Les images doivent rester vivantes. Ce qui m’intéresse c’est la façon dont notre représentation de l’histoire se fabrique à partir d’elles. À travers ce documentaire, j’ai voulu déconstruire les séquences, un peu mythiques, du procès de Nuremberg. »


« Nuremberg : des images pour l'histoire » de Jean-Christophe Klotz
France, ARTE France, Zadig Productions, 2019, 59 min
Sur Arte le 13 janvier 2021 à 22 h 50
Disponible du 06/01/2021 au 13/03/2021
Visuels :
Stuart Schulberg
Budd Schulberg
© Schulberg Productions

Salle d'audience
© Alerbto Marquardt

France, 2020, 6 min
Disponible du 21/11/2020 au 23/11/2023

France, Allemagne, 2020, 3 min
Disponible du 18/03/2020 au 20/03/2022

France, Allemagne, 2020, 3 min
Disponible du 27/10/2020 au 29/10/2021

A lire sur ce blog :
Les citations sur les films sont d'Arte.  

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