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jeudi 20 septembre 2018

« Les exils de Mahmoud Darwich »


L’Institut du monde arabe (IMA) propose « Les Exils de Mahmoud Darwich ». Un « festival pluridisciplinaire en hommage à Mahmoud Darwich » (1941-2008), « voix majeure de la poésie palestinienne, disparu il y a dix ans, le 9 août 2008 ». Un poète engagé dans le projet génocidaire visant Israël, auteur d’un poème en hommage à « Mohamed al Dura » et édité en France par Actes Sud, Les Editions de minuit et Gallimard. 


« Théâtre, musique, cinéma, débats & rencontres, performances... Cinq jours durant, des artistes issus de différentes disciplines témoigneront à l’Institut du monde arabe (IMA) de la source d’inspiration et de découvertes qu’est pour eux Mahmoud Darwich » (1941-2008). Des manifestations avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles et de la Chaire Mahmoud Darwich.

Mahmoud Darwich « avait été surnommé « Le poète de la Palestine », « Le poète de la résistance ». Mais il disait pourtant : « Je n’ai nullement cherché à devenir, ou à rester, un symbole de quoi que ce soit. J’aimerais au contraire qu’on me libère de cette charge très lourde. » Car Mahmoud Darwich (1941-2008) fut, tout simplement, l’un des plus grands poètes contemporains de langue arabe, et l’un des plus traduits ». En France, ses livres ont été publiés par de prestigieuses maisons d’éditions : édité en France par Actes Sud, Les Editions de minuit et Gallimard.

Mahmoud Darwich naît en 1941 à « Birwa, près de Saint-Jean-d’Acre en Palestine » mandataire, soit en Eretz Israël.

En 1948, lors de la guerre d’Indépendance d’Israël, son village peuplé de plus d’un millier de musulmans et d’une minorité chrétienne est abandonné par une grande partie de ses habitants. Il est le siège d’intenses combats au cours desquels les villageois coopèrent avec les combattants Arabes. Lors des batailles, Birwa est quasi-entièrement « détruit par les sionistes et sa famille se réfugie au Liban ». Le mot « Israéliens » semble banni par l’IMA au profit d’un terme ambivalent, non dénué dans le camp arabe d’une connotation négative.

Mahmoud Darwich revient « clandestinement en Palestine » - donc, pour l’IMA, la « Palestine » est l’Etat d’Israël » - « où il poursuit ses études » à Haïfa « avant d’entamer une carrière de journaliste et de publier ses premiers poèmes (Oiseaux sans ailes, 1960) ». 

« Son militantisme au sein du parti communiste israélien lui vaut maints emprisonnements et une longue assignation à résidence à Haïfa (Israël) jusqu’en 1970 ».

L’IMA occulte des faits. Mahmoud Darwich va à Moscou pour étudier l'économie politique ». Aucune information sur ses activités dès 1971. 

Mahmoud Darwich réapparait « au Caire, puis à Beyrouth » en 1973 : il occupe un poste de direction au magazine mensuel Shu'un Filistiniyya (Les affaires palestiniennes) et de rédacteur en chef au Centre de recherche palestinien de l'OLP (Organisation de libération de la Palestine) – visant l’éradication d’Israël - dont il est membre. En 1981, Mahmoud Darwich fonde le journal littéraire Al-Karmel et en assure la rédaction en chef.

Lors de la Première guerre israélienne au Liban contre l’OLP, il fuit au Caire, à « Tunis, Paris, avant de s’établir à Ramallah. 

1988. Mahmoud Darwich écrit dans son poème intitulé « En traversant les mots passants » : 
« Alors quittez notre Terre
Nos rivages, notre mer
Notre blé, notre sel, notre blessure. »
Scandale ! Mahmoud Darwich avait révélé publiquement, en langue arabe, le projet génocidaire « palestinien ». Débat houleux à la Knesset. Mahmoud Darwich allègue alors avoir voulait désigner par « notre terre » les territoires disputés.

Refusant les accords d’Oslo (1993), il quitte l’OLP.

Lors du déclenchement de l’Intifada II par l’Autorité palestinienne dirigée par Yasser Arafat, il compose un poème à la mémoire de « Mohamed al Dura ».

« Dans « Ne t’excuse pas », un de ses derniers recueils, il nous invitait à partager ses rêves, ses espoirs, ses illusions et sa quête d’amour ».



Du 19 au 23 septembre 2018
A l’Institut du monde arabe
1 rue des Fossés Saint Bernard - Place Mohammed-V. 75005 Paris
Tél. : + 33 (0)1 40 51 38 38
Mardi - vendredi : 10h - 18h / Samedi, dimanche et jours fériés : 10h - 19h

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Les citations sont de l'IMA.

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