mardi 9 mai 2017

Echecs des diplomaties américaine et israélienne à l'UNESCO


Lors de sa 185e session (5-21 octobre 2010), le Conseil exécutif de l’UNESCO (Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture) a adopté cinq résolutions, dont une « palestinisant » la tombe de la matriarche biblique Rachel, stigmatisant l’Etat d’Israël. Ce qui a suscité l’indignation tardive du gouvernement israélien - celui-ci a suspendu partiellement sa collaboration avec cette organisation - et signe les échecs des diplomaties israélienne et américaine ainsi que de cette organisation onusienne à remplir sa mission. Le 2 mai 2017, jour de Yom Haatsmaout célébrant la refondation de l'Etat d'Israël, l'Unesco a voté une résolution rejetant toute souveraineté israélienne sur Jérusalem, sa capitale éternelle et indivisible. La France s'est abstenue.

A shorter version of this article was published in English by American Thinker

C’est devenu routinier.

Depuis environ une décennie, le Conseil exécutif de l’UNESCO, « un des trois organes constitutionnels de l’UNESCO (la Conférence générale, le Conseil exécutif et le Secrétariat) » adopte, par consensus, lors de chacune de ses deux sessions biannuelles, des résolutions partiales stigmatisant le seul Etat d’Israël.

Proposées par des pays arabes ou musulmans, ces résolutions traitent de thèmes récurrents – la sauvegarde de la Vieille Ville de Jérusalem et les institutions culturelles et éducatives palestiniennes dans les « territoires occupés » - ou puisés dans l’actualité.

Si la préservation du patrimoine culturel entre dans la compétence de l’Organisation, ce n’est pas le cas de la stigmatisation de l’Etat juif.

Cinq résolutions présentées lors de la 184e session du Conseil exécutif
En avril 2010, lors de la 184e session du Conseil exécutif, cinq projets de résolutions partiales avaient été présentés par ces Etats.

Deux concernaient Jérusalem : la rampe des Maghrébins, le patrimoine culturel de la cité.

Deux autres imputaient à la barrière de sécurité d’entraver le fonctionnement des institutions éducatives et culturelles palestiniennes, et au blocus de la bande de Gaza de porter atteinte au développement et à la reconstruction de Gaza.

La cinquième alléguait que les sites « d’Al-Haram Al-Ibrahimi/Tombeau des Patriarches à Al-Khalil/Hébron et la Mosquée Bilal Bin Rabah/Tombe de Rachel à Bethléem » font « partie intégrante des territoires palestiniens occupés », et demandait à Israël de les retirer de sa liste des sites du patrimoine national.

Présentée par sept pays arabes dont l’Egypte, la résolution sur le Tombeau des Patriarches et la Tombe de Rachel, matriarche biblique, répliquait à la décision en février 2010 du gouvernement israélien d’inscrire ces deux lieux sur cette liste.

Cette inscription visait à souligner le lien de l’Etat d’Israël à sa terre et à rénover ces deux sites.

Mais elle avait suscité l’ire du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, du Hamas et du Hezbollah, de nombreux Etats arabes et musulmans ainsi que de l’OCI (Organisation de la conférence islamique).

Le secrétaire général de l'OCI, le professeur Ekmeleddin Ihsanoglu, avait « affirmé que ces deux Mosquées sont des Mosquées pour les musulmans seulement, contenant un patrimoine islamique pur qui ne doit aucunement faire l'objet d'agression, ni de tentative d’appropriation ». Une position conforme au Coran qui nie l'histoire biblique.

Le secrétaire général de l'OCI avait «  envoyé au Directeur général de l'UNESCO un message appelant à œuvrer pour s'opposer à cette piraterie israélienne du patrimoine islamique en Palestine. Il a en outre instruit de coordonner une action islamique d'urgence du groupe des Ambassadeurs des Etats membres de l’OCI auprès de l'UNESCO pour faire face à cette flagrante agression. Il a également appelé le quartette, et la communauté internationale et ses institutions à faire face à cette ignoble agression qui va attiser les ressentiments des musulmans ».

En avril 2010, ces cinq résolutions n’avaient pas été adoptées par le Conseil exécutif faute d’un consensus et malgré « de considérables efforts ».

Leur inscription était donc prévue à l’ordre du jour de la prochaine session dudit Conseil.

Mécontent, le représentant de l’Algérie avait critiqué le « consensus, contraire à la démocratie » car il permet à une « minorité de bloquer le processus » d’adoption des textes.

Cinq résolutions votées lors de la 185e session

Nimrod Barkan, son homologue israélien, a déploré que son pays soit ainsi stigmatisé.

Le représentant de l’Autorité palestinienne a remercié les pays ayant voté en faveur de ces cinq textes.

Fait unique dans les annales de l’Organisation : la présidente élue du Conseil, l’ambassadrice de la Fédération de Russie Eleonora Valentinovna Mitrofanov, a décidé que les remarques de l’ambassadeur israélien ne figureront pas dans le procès-verbal de la réunion.

Fait rare : l’UNESCO a publié un communiqué de presse sur l’adoption de ces cinq résolutions, mais aucun sur d’autres faits relatifs à cette session, sauf la notable exception du communiqué de presse sur le Prix controversé du président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema.

De manière surprenante, l’ambassade d’Israël à Paris est demeurée silencieuse sur tous ces faits. Tout comme le ministère israélien des Affaires étrangères.

De même, le Département d’Etat américain n’a publié aucun communiqué, alors que les Etats-Unis ont voté contre chacune de ces cinq résolutions anti-israéliennes.

En outre, la Délégation permanente de la République française auprès de l'UNESCO, dirigée par Catherine Colonna,  n'a émis aucun communiqué, et n'a pas accepté notre demande d'interview.

Une réaction tardive du gouvernement israélien
Après la révélation par les médias israéliens de l’adoption de ces résolutions, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le ministère israélien des Affaires étrangères ont immédiatement réagi le 28 octobre 2010.

Benjamin Netanyahu a déploré qu’une « organisation créée pour promouvoir la préservation culturelle de sites historiques dans le monde essaie, pour des raisons politiques, de supprimer le lien entre la nation d’Israël et son patrimoine culturel ».

Quant au ministère israélien des Affaires étrangères, il a condamné la résolution qui « ignore le fait historique que la Tombe de Rachel n’a jamais été une mosquée ».

Pour sa part, Shmuel Rabinovitch, rabbin du Mur occidental et d’autre lieux saints à Jérusalem, il a souligné que l’UNESCO avait « déformé l’histoire » et que « les musulmans n’avaient jamais revendiqué » ce site, lieu de pèlerinage juif à Bethléem et sous contrôle israélien. Il invitait les autorités israéliennes à reconsidérer leur coopération avec l’UNESCO.

Par contre, le grand mufti de Jérusalem et de Palestine, Mohammed Hussein, a allégué que ce site « a toujours été musulman ».

Or, en 2007, le journaliste Nadav Shragai a relevé que ce n’est qu’en 1996 que des membres du WAKF ont dénommé, pour la première fois, ce site « la mosquée Bilal Bin Rabah ». Auparavant, les musulmans l’appelaient « Kubat Rahel » (la Tombe de Rachel en arabe).

David Ruzié, professeur émérite de droit international, a estimé dans son article La dérive de l’UNESCO : « On serait tenté de dire qu’il existerait, à l’UNESCO, comme à l’ONU, un « programme » de mise en accusation systématique d’Israël… Ce n’est pas en répétant à l’envi des contre-vérités qu’on en fait pour autant des vérités ».

Le 3 novembre 2010, le vice-ministre israélien des Affaires étrangères Danny Ayalon a « annoncé la suspension de la coopération de l’Etat d’Israël avec l’Organisation dans l’application de ces cinq résolutions jusqu’à ce que ces déclarations scandaleuses soient abrogées ».

Il a ajouté : ces « résolutions, qui ont été adoptées sur le fondement de la majorité arabe automatique de l’Organisation, constituent une nouvelle tentative menée par l’Autorité palestinienne pour délégitimer l’Etat d’Israël ».

Le site Internet de la mission des Etats-Unis à l’UNESCO a publié une déclaration qui rejetait ces décisions anti-israéliennes.

Le 10 novembre 2010, le Premier ministre Netanyahu a dit au secrétaire general des Nations unies Ban Ki-moon lors de leur entretien à New York que  « la nation juive a un lien profond avec “ces deux lieux bibliques” depuis près de 4000 ans ». Il l’a aussi exhorté à changer ces décisions de l’UNESCO.

Celles-ci ont été condamnées par des organisations juives.

Rédigée par Peggy Shapiro, la pétition UNESCO: Protect, Not Deny, Jewish Heritage (UNESCO : Protégez, ne niez pas le patrimoine juif) a recueilli 59 987 signatures au 26 décembre 2010.

Des échecs
L’adoption de la résolution sur le Tombeau des Patriarches et la Tombe de Rachel consacre « la vision islamique de l'histoire » (Bat Ye'or). Ce qui signifie l'abandon par les Etats chrétiens ayant voté pour cette résolution, ou s'étant abstenus, de l'histoire biblique, de leurs racines, de leur passé historique et spirituel.

Elle semble marquer un tournant pour l’Etat d’Israël et les Etats-Unis à l’UNESCO.

Selon un observateur de l’Organisation, elle révèle un échec dans leurs efforts pour promouvoir un dialogue constructif dans le cadre du mandat légitime de l’UNESCO dans les domaines de l’éducation, de la science et de la culture.

En outre, cette stigmatisation de l’Etat d’Israël perdure à l’UNESCO, même après l’élection, le 15 octobre 2009, à la direction générale de l’Organisation, de la bulgare Irina Bokova qui avait devancé l’égyptien Farouk Hosni.

De plus, le gouvernement israélien semble avoir sous-estimé ou considéré comme peu importants les enjeux au sein de cette organisation spécialisée des Nations unies.

Ainsi, il a confié à un seul diplomate la représentation de l’Etat d’Israël auprès de deux organisations internationales majeures basées à Paris : l’UNESCO et l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques). Et l’Etat d’Israël, la "nation start-up", semble privilégier l’OCDE…


Addendum
En 2011, l'UNESCO a admis en son sein la "Palestine" comme un Etat membre. Les Etats-Unis ont arrêté de contribuer au budget de l'Organisation.

Sous la pression du groupe Arabe, l'UNESCO a "reporté"  le 14 janvier 2014 l'exposition du Centre Simon Wiesenthal (CSW) intitulée Le Peuple, le Livre, la Terre - La relation de 3500 ans du peuple Juif avec la Terre d'Israël. et dont l'inauguration était prévue le 20 janvier 2014 Dix jours auparavant, les Etats-Unis avaient retiré leur qualité de co-sponsor de l'exposition en invoquant la même raison reprise par l'UNESCO : les "négociations de paix entrent dans une phase délicate".

En 2015, une résolution a tenté de nier la judéité du Kotel. Lors de la 197e session (7-22 octobre 2015) du Conseil exécutif de l'UNESCO, une résolution hostile à l'Etat Juif a été présentée. Le contexte au Proche-Orient était tragique avec un jihad ou une Intifada aux voitures-béliers et aux couteaux causant la mort d'Israéliens et incité, attisé par les propos de Mahmoud Abbas (Abou Mazen) notamment lors de son discours devant l'Assemblée générale de l'ONU le 30 septembre 2015, et la rumeur infondée, réitérée depuis près d'un siècle, notamment par le grand mufti de Jérusalem al-Husseini qu'Israël attentait à l'intégrité de la mosquée al-Aqsa et allait reconstruire le Temple.

Proposée par l'Algérie, le Koweït, le Maroc, la Tunisie, les Emirats Arabes unis (EAU) et l'Egypte, une résolution visait à nier la judéité du Kotel, vestige du Temple, en alléguant que la place Buraq ferait partie de la mosquée Al Aqsa. Ce qui aurait modifié le statut du Kotel, mur de soutènement du mont du Temple à Jérusalem, datant du Ier siècle avant l'ère commune lors de la construction du Temple d'Hérode à la fin de l'époque du Second Temple. Il a été intégré au VIIe siècle aux murs d'enceinte du Mont du Temple, lors de la construction du Dôme du Rocher et de la mosquée al-Aqsa. Cette mosquée a commencé à être édifiée en 637, par le deuxième calife Omar ibn al-Khattâb, cinq ans après la mort de Mahomet.

Devant l'indignation d'Israël - le 19 octobre, le ministère des Affaires étrangères a dénoncé la "falsification des faits historiques à Jérusalem" et une "manœuvre sournoise. La tentative palestinienne présente le Mur des Lamentations comme un lieu Saint Musulman. Cette tentative est clairement un effort pour détruire l’histoire, pour effacer le lien entre le peuple Juif et ses lieux Saints, et pour créer une fausse réalité" -, d'organisations Juives, dont le CRIF et le Centre Simon Wiesenthal (CSW), le communiqué d'Irina Bokova - "J'en appelle au conseil exécutif à prendre des décisions qui n’alimentent pas davantage les tensions sur le terrain et qui encouragent au respect du caractère sacré des lieux saints" -, ainsi qu'après les pressions des Etats-Unis, cette résolution a été modifiée. Le paragraphe sur Jérusalem a été supprimé dans la nuit du 20 au 31 octobre 2015 afin de parvenir au consensus si cher à l'UNESCO.

Le 21 octobre 2015, le Conseil exécutif de l'UNESCO a adopté la résolution affirmant que le tombeau des Patriarches à Hébron et la Tombe de Rachel à Bethléem font partie intégrante de la "Palestine". Cette résolution a été adoptée par 26 voix pour, 6 contre - dont les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, l'Allemagne - et 25 abstentions dont la France. Elle indique : "Les deux sites palestiniens d'Al Haram al Ibrahimi/Tombeau des Patriarches à Al Khalil/Hébron et la mosquée Bilal Bin Rabah/Tombe de Rachel à Bethléem, font partie intégrante de la Palestine". En outre, l'Unesco "regrette" le refus d'Israël de se conformer à une résolution antérieure qui l'appelait à retirer ces deux sites de la Liste du patrimoine national israélien.

Le Conseil exécutif a voté pour une résolution qui « condamne fermement les agressions israéliennes et les mesures illégales limitant la liberté de culte et l’accès des Musulmans au site sacré de la mosquée al-Aqsa » sur le mont du Temple, « déplore vivement les irruptions persistantes d’extrémistes de la droite israélienne sur le site, et exhorte Israël à prendre les mesures nécessaires pour empêcher les agissements provocateurs qui violent (son) caractère sacré ».

La vieille ville de Jérusalem et ses remparts sont inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco.

Le 22 octobre 2015, le ministère israélien des Affaires étrangères a exprimé son indignation.

Sur la fréquence Juive francilienne, le grand rabbin de France Haïm Korsia a déclaré avoir téléphoné au Quai d'Orsay pour rappeler la judéité et l'importance du Kotel pour les Juifs. Aurait-il oublié d'évoquer le Tombeau des Patriarches et la Tombe de Rachel ? Ignorance de la présence de ces deux lieux saints juifs dans la résolution de l'UNESCO ? Alors que le CRIF et le grand rabbin de France se vantent de leurs bonnes relations avec les instances islamiques, aucun représentant de celles-ci et aucun intellectuel musulman ne se sont exprimés en soutien avec les déclarations du CRIF et du grand rabbin de France Haïm Korsia. Encore une preuve de l'échec de ce "dialogue judéo-musulman" mené "perdant/gagnant".

Le 15 avril 2016, lors de sa 199e session, le Conseil exécutif de l'Unesco a adopté une résolution présentée par l’Égypte, le Liban, le Maroc, Oman, le Qatar et le Soudan condamnant Israël, "puissance occupante" de la "Palestine occupée".

Composé de 58 membres, le Conseil exécutif a approuvé la résolution n° 19 par 33 voix Pour - dont la France, l'Espagne, la Suède et la Slovénie -, six Contre - l'Estonie, l'Allemagne, la Lituanie, les Pays-Bas, le Royaume-Uni et les Etats-Unis - et 17 abstentions. Le Ghana et le Turkmenistan étaient absents.

Une deuxième résolution qui a condamné les actions israéliennes a été approuvée par 45 voix Pour, une voix contre – les Etats-Unis – et 11 abstentions.

Cette résolution n° 19 a déploré "vivement les irruptions persistantes d’extrémistes de la droite israélienne et de forces en uniforme sur le site de la mosquée al-Aqsa/al-Haram al-Sharif, et exhorte Israël, la Puissance occupante, à prendre les mesures nécessaires pour empêcher les agissements provocateurs qui violent le caractère sacré et l’intégrité de la mosquée al-Aqsa/al-Haram al-Sharif".

Elle a prié "instamment Israël, la Puissance occupante, de cesser toute atteinte à l’égard des biens du Waqf situés à l’est et au sud de la mosquée al-Aqsa/al-Haram al-Sharif, comme les récentes confiscations de parties du cimetière al-Youssefeyah et de la zone d’al Sawanah du fait de l’interdiction faite aux Musulmans d’inhumer leurs défunts à certains endroits et de l’installation de fausses tombes juives en d’autres lieux des cimetières musulmans, qui viennent s’ajouter au changement radical du statut et du caractère distinctif des palais omeyyades, notamment la violation que représente la conversion persistante de nombreux vestiges islamiques et byzantins en soi-disant bains rituels juifs ou lieux de prière juifs".

Elle a regretté "en outre la décision israélienne d’approuver un plan de construction d’une ligne de funiculaire à deux voies à Jérusalem-Est, ainsi que le projet de construction de la dénommée « Maison Liba » dans la Vieille Ville de Jérusalem, la construction d’un centre destiné à accueillir les visiteurs – le dénommé « Centre Kedem » – à proximité du mur sud de la mosquée, la construction du Bâtiment Strauss et le projet d’ascenseur Place Al Buraq (« place du Mur occidental »)",

Elle a réaffirmé "que la Rampe des Maghrébins fait partie intégrante de la mosquée al-Aqsa/ al-Haram al-Sharif et est indissociable de celle-ci" et que "les deux sites palestiniens d’Al-Haram Al-Ibrahimi/Tombeau des Patriarches à Al-Khalil/Hébron et de la mosquée Bilal Bin Rabah/ Tombe de Rachel à Bethléem, qui se trouvent à Al-Khalil/Hébron et à Bethléem, font partie intégrante de la Palestine".

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'est indigné le 16 avril 2016 : “C'est encore une autre décision absurde onusienne, L'UNESCO ignore le lien unique historique du Judaïsme avec le mont du Temple, où deux temples se sont dressés pendant un millier d'années et vers lequel chaque Juif dans le monde a prié depuis des milliers d'années. L'ONU est en train de réécrire une partie basique de l'histoire humaine et a prouvé de nouveau qu'il n'y a aucun niveau bas où elle s'arrêtera”.

Président de Yesh Atid et ex-ministre des Finances, Yair Lapid a écrit une lettre cinglante à Irina Bokova, présidente de l'UNESCO  : "Cette décision est une tentative honteuse de réécrire l'Histoire, de réécrire la réalité, et s'inscrit dans la campagne actuelle politique contre Israël et le peuple Juif. L'incitation palestinienne à l'égard du mont du Temple - prouvée à de nombreuses reprises - a déjà coûté la vie de douzaines d'Israéliens".

Le 16 avril, la Directrice générale de l'UNESCO "a exprimé sa préoccupation devant l'escalade des violences à l’encontre et autour des sites culturels et religieux au Proche Orient." Elle a réitéré"sa profonde inquiétude et, dans cet esprit, a lancé des consultations élargies en vue d'encourager les États membres de l'UNESCO à poursuivre un dialogue
constructif, en conformité avec le mandat de l'UNESCO". Elle a déploré "les récentes propositions en cours de discussion par le Conseil exécutif de l'UNESCO et qui pourraient être perçues comme des modifications au statut de la Vieille Ville de Jérusalem et ses remparts, inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO, et qui pourraient en outre aviver les tensions". Elle en a appelé "au Conseil exécutif de l'UNESCO à prendre des décisions qui n’alimentent pas davantage les tensions sur le terrain et qui encouragent au respect du caractère sacré des lieux saints. La protection du patrimoine culturel ne doit pas être prise en otage, car cela fragilise le mandat et les efforts de l'UNESCO". "Nous avons tous des responsabilités au regard du mandat de l'UNESCO, à prendre des décisions qui favorisent le dialogue, la tolérance et la paix », a déclaré Irina Bokova. "Cela est particulièrement important pour les jeunes, qui doivent être inspirés et éduqués à la paix. Jérusalem est une terre sainte des trois religions monothéistes, un lieu de dialogue pour tous, Juifs, Chrétiens et Musulmans. Jérusalem est une mosaïque de cultures et de peuples, dont l'histoire a façonné l'histoire de toute l'humanité". La Directrice générale "a toujours appelé au dialogue et au consensus afin de faire avancer le mandat de l'UNESCO pour la protection du patrimoine mondial et la promotion de la tolérance et du respect mutuel". Dans cet esprit, la Directrice générale "réitère aujourd'hui ses appels à toutes les parties, à veiller à ce que le patrimoine culturel, y compris religieux, soit préservé et accessible à tous et à reprendre le dialogue dans un esprit de compréhension mutuelle".

Haïm Korsia, Grand Rabbin de France, s’est entretenu "avec Jean-Marc Ayrault, ministre des Affaires étrangères. Il "a exprimé sa vive désapprobation à l’égard du vote, par la France, d’une résolution du Conseil exécutif de l’UNESCO le 16 avril dernier, ignorant le lien entre les Juifs, le Mur Occidental et le Mont du Temple à Jérusalem". Il lui a rappelé "la centralité de Jérusalem dans le judaïsme – les fidèles orientant notamment les prières. Le Grand Rabbin s’est dit rassuré à l’issue de cet échange, le Ministre ayant expliqué n’avoir jamais eu l’intention de remettre en cause, ni la présence ni l’histoire juives à Jérusalem et redit que Jérusalem appartenait bien à tous les croyants, juifs, chrétiens et musulmans. A la veille de Pessah, fête de pèlerinage, au cours de laquelle il était de coutume pour les Juifs de se rendre au Temple, le Grand Rabbin de France tient à réaffirmer le lien indéfectible qui unit les Juifs du monde entier à Jérusalem et invite les pays membres du Conseil exécutif de l’UNESCO".

Le 17 avril 2016, Serge et Beate Klarsfeld, "Envoyés spéciaux de l’UNESCO pour l’enseignement de l’histoire de l’Holocauste, ont condamné "la résolution du 14 avril 2016 du Conseil Exécutif de l’UNESCO qui a décidé d’ignorer le lien historique évident existant entre le Judaïsme et le Mont du Temple". Pour ces ambassadeurs honoraires et Envoyés spéciaux de l’UNESCO pour l’enseignement de l’histoire de l’Holocauste, "cette résolution proposée par plusieurs Etats musulmans a été adoptée par 33 voix dont regrettablement celle de la France contre 6 et 17 abstentions. Dans combien d’Etats musulmans du Moyen-Orient nous accorde-t-on, à nous ambassadeurs de l’Unesco, le droit d’aller enseigner l’histoire de l’Holocauste ?"

Irina Bokova, Directrice générale de l'UNESCO, "a appelé à de nouveaux efforts pour instaurer la confiance, sur la base du respect et de la compréhension mutuelle, à la suite de la 199e session du Conseil exécutif de l'UNESCO, qui s'est achevée le 14 avril 2016. Le Conseil exécutif de l'UNESCO a adopté des décisions sur les questions relatives au Moyen-Orient, en particulier sur le site du patrimoine mondial de la Vieille Ville de Jérusalem et ses remparts.  "Jérusalem est une terre sainte des trois religions monothéistes, un lieu de dialogue pour tous les juifs, chrétiens et musulmans, et rien ne devrait être entrepris qui puisse en modifier l'intégrité et l'authenticité », a déclaré Irina Bokova. Et d'ajouter : « Jérusalem est une mosaïque de cultures et de peuples, dont l'histoire a façonné l'histoire de l'humanité tout entière. Seul un esprit de respect et le dialogue peut construire la confiance dont nous avons besoin pour avancer - et c'est la force de l'UNESCO, dans l'intérêt de tous. Je crois que les États membres ont une responsabilité envers le mandat de l'UNESCO, d'avancer dans un esprit qui encourage au dialogue, à la tolérance et à la paix. C'est particulièrement important pour les jeunes, qui doivent être encouragés et éduqués à la paix."  La Directrice générale a toujours plaidé pour le dialogue et le consensus afin que le mandat de l'UNESCO pour la protection du patrimoine mondial et la promotion de la tolérance et du respect mutuel puisse être mené à bien".

Le 18 avril 2016, le CRIF a déclaré : "Le Conseil Exécutif de l'UNESCO a adopté une résolution qui dénie le lien entre les Juifs et le Mur des Lamentations et le Mont du Temple à Jérusalem". Pour Roger Cukierman, président du CRIF, "cette décision est une négation délibérée de l'histoire ; elle ignore le lien historique du judaïsme avec Jérusalem, capitale spirituelle du Peuple Juif vers laquelle tous les Juifs dans le monde ont prié depuis des milliers d'années.  L'UNESCO tente de réécrire une partie de l'histoire de l'humanité et prouve encore une fois que la mauvaise foi et la haine d'Israël ne connaissent aucune limite.  Comment la France a-t-elle pu voter un tel texte, à la différence des autres puissances occidentales ?"

Irina Bokova a répondu par lettre au CRIF : "Je tiens à vous assurer de mes efforts personnels continus dans la lutte contre l'antisémitisme et l'extrémisme violent en l'intégrant au coeur des programmes de l'UNESCO", conclut la Directrice.

Le 19 avril 2016, Caroline Glick, éditorialiste au Jerusalem Post, a écrit :
"The US sits on UNESCO’s executive board despite its open anti-Semitism. By doing so, the US grants legitimacy to a body which is waging a culture war against Israel no less determined – and arguably no less criminal– than ISIS’s war against all vestiges of non-jihadist culture in Syria, Iraq and throughout the world.
And why shouldn’t it act in this way? Much of the cultural elite in the Western world has joined UNESCO in its campaign to erase Jewish civilization from the historical and scientific record.
UNESCO’s culture war against Israel is of course led by the Palestinians. The entire Palestinian national narrative is based on a conscious cooptation and theft of Jewish history. The Palestinians themselves understand exactly what they are doing.
In 2011, The Guardian and al Jazeera published what they referred to as “the Palestine Papers.” The papers were taken from the PLO ’s negotiations support unit, charged with instructing Palestinian negotiators with Israel about their positions in the talks.
Among the papers was one that explained why the Jewish connection to the entire land of Israel – rather than just to Judea and Samaria – must be denied at all costs.
“Recognition of the Jewish people and their right of self-determination may lend credence to the Jewish people’s claim to all of Historic Palestine,” the document warned.
That document was nothing new. Rather, it was simply a restatement of the PLO Charter. The charter states, “Claims of historical or religious ties of Jews with Palestine are incompatible with the facts of history and the true conception of what constitutes statehood. Judaisim, being a religion is not an independent nationality. Nor do Jews constitute a single nation with an identity of its own; they are citizens of the states to which they belong.”
PLO chief and Palestinian Authority President Mahmoud Abbas lives by these lies.
He has repeatedly denied the historical record, proclaiming that there was never a Jewish temple in Jerusalem and that Jews have no history in the land of Israel.
No Palestinian leader has ever disagreed with him.
Rather, the PLO has a long, unbroken record of committing war crimes no different from ISIS’s in deliberately destroying Jewish antiquities, starting with the Temple Mount, which, since the PA was established in 1994 has been the focus of sustained campaign of destruction ordered by PA leaders and conducted by Palestinians.
Like the Temple Mount – the cradle not only of Judaism but of Christianity as well – so Jewish sites throughout Judea, Samaria and Gaza have been systematically plundered, torched, vandalized, turned into mosques and destroyed by the Palestinians, often acting on orders from the PA . The Shalom al Yisrael synagogue in Jericho was first destroyed immediately after the PA took control of the city in 1994. The same is the case of the ancient synagogue in Gaza. Joseph’s Tomb and in Nablus was torched and turned into a mosque.
In 2014 UNESCO declared the ruins of Bar Kochba’s fortress of Beitar a World Heritage Site. Except that they called it Battir. And they said it was a Roman site.
And they erased its Jewish roots, claiming the terraced agriculture the Jews of ancient Israel developed was a Roman innovation.
When UNESCO began considering Beitar’s application for its protected status, The New York Times eagerly published its historical revisionism.
This is not surprising. The Times has repeatedly reported stories whose purpose is to erase the Jewish history of Israel. Last October, the Times published a story about the Temple Mount which cast aside mountains of evidence, gathered over decades by professional archaeologists, in order to question whether the Jewish temples were really located there.
In elite universities, students receive doctorates and go on to receive tenure despite, or perhaps due to their publication of politicized research, which free from evidence, demonizes Israel and Israelis as colonialist implants with no history or rights to Israel.
(...)
In so doing, they, like the governments that supported the UNESCO resolution denying Jewish history, and condemning Israel for stubbornly defending its heritage, and like the New York Times and other elite publications that publish as fact Palestinian historical falsehoods, are committing the same war crime that ISIS committed in Palmyra. They are, in Bokova’s words, engaging in “the deliberate destruction of heritage.”
Just as Bokova pledged to document all of ISIS’s war crimes against ancient heritage sites “so that these crimes do not go unpunished,” so Israel should document the actions of UNESCO and its allies that aid and abet the destruction of Jewish heritage sites.
History itself will convict them".
Lancée par l'International Legal Forum et StandWithIsrael, une pétition visant à ce que l'Unesco reconnaisse le lien historique et religieux entre le judaïsme et Jérusalem, dont le mont du Temple, ainsi que ses lieux saints  a atteint 4 626 signatures au 21 avril 2016.

Pendant des mois, la diplomatie israélienne a tenté d'obtenir des projets de résolutions moins durs, que des Etats votent contre de nouveaux projets de résolutions similaires, ou s'abstiennent. Elle avait publié et distribué une brochure montrant des découvertes archéologiques prouvent ce lien profond, ancien, entre Jérusalem et le peuple juif. Une photographie montre l'arc de Titus à Rome illustrant le pillage des trésors du Temple de Jérusalem, dont la Ménorah devenue le symbole de l'Etat juif refondé au XXe siècle. Le ministère israélien des Affaires étrangères a fait état des regrets de pays arabes outrés par l'extrémisme palestinien, mais contraints de le soutenir pour des raisons de politique intérieure.

En octobre 2016, divers organismes de l'Unesco ont approuvé des résolutions niant tout lien entre le peuple juif et Jérusalem, islamisant les lieux saints juifs et stigmatisant l'Etat d'Israël.


Le 13 octobre 2016, deux Commissions de l'Unesco ont adopté deux projets de résolution sur "la Palestine occupée", soumis par sept pays arabes - Egypte, Algérie, Maroc, Liban, Oman, Qatar, Soudan -, par 24 voix pour, six contre (dont les Etats-Unis) et 28 abstentions (dont la France).

Les projets de résolution "dénoncent les empiétements israéliens sur l'autorité de la Jordanie, les incursions israéliennes sur l'esplanade ou encore les restrictions d'accès imposées aux fidèles musulmans".

Les Palestiniens "se sont félicités du vote de la commission de l'Unesco tandis que la Ligue arabe saluait une "décision historique" qui "invalide les allégations israéliennes (...) en ce qui concerne Jérusalem".

Mais "les textes ont provoqué une indignation quasiment unanime de la classe politique israélienne, scandalisée notamment par le fait qu'ils ne fassent jamais référence à l'esplanade sous l'appellation de mont du Temple" (Har HaBayit, en hébreu) "et désignent d'abord par son nom arabe (al-Buraq) le parvis du mur des Lamentations en mettant "mur des Lamentations" entre guillemets. Pour les responsables politiques israéliens, cette terminologie revient à nier le lien entre les Juifs et le mont du Temple. "Dire qu'Israël n'a pas de lien avec le mont du Temple et le Kotel (mur des Lamentations) c'est comme dire que les Chinois n'ont pas de lien avec la muraille de Chine", a dénoncé M. Netanyahu.

Contrairement à une résolution similaire adoptée en avril 2016 et qui avait déjà suscité l'ire d'Israël, les "projets de résolution actuels "mentionnent l'importance de Jérusalem pour les trois religions monothéistes. C'est un progrès", a toutefois souligné le président du Conseil exécutif de l'Unesco tout en estimant qu'il "faut encore du temps et du dialogue pour arriver à un consensus".

"Le patrimoine de Jérusalem est indivisible, et chacune de ses communautés a droit à la reconnaissance explicite de son histoire et de son lien avec la ville. Nier, occulter ou vouloir effacer l'une ou l'autre des traditions juive, chrétienne ou musulmane revient à mettre en péril l'intégrité du site", a assuré Irina Bokova, directrice générale de l'Unesco. Formée sous un régime communiste, Irina Bokova polit son image par un double jeu : d'une part, elle allègue que Jérusalem est sainte pour les trois religions - judaïsme, christianisme, islam -, ce qui est faux : Jérusalem n'est pas nommée dans le Coran, les musulmans effectuent leur pèlerinage à La Mecque et prient sur le mont du Temple en tournant le dos à leur mosquée, Jérusalem est instrumentalisée depuis des siècles à des fins de géo-politique et de domination de pouvoir religieux dans l'oumma, etc. D'autre part, Irina Bokova souhaitait se présenter au poste de Secrétaire général de l'ONU, et demeure une femme ambitieuse.

Des organisations juives, dont le CRIF et le Consistoire, ont exprimé leur indignation pour ce vote niant les liens millénaires entre Jérusalem et le peuple juif.

Le 14 octobre 2016, le président du Conseil exécutif de l'Unesco, Michael Worbs, a espéré que le vote prévu mardi soit reporté pour "donner une chance au dialogue". Le gouvernement israélien a annoncé "suspendre sa coopération avec l'Unesco". Le ministre israélien de l'Education Naftali Bennett avait accusé dans une lettre l'Unesco d'apporter un "soutien immédiat au terrorisme islamiste". Dans cette missive publiée sur Twitter et adressée à la directrice générale de l'Unesco Irina Bokova, il annonçait la suspension par Israël de sa coopération avec l'organisation. Cette décision se traduit par le refus de rencontrer des représentants de l'Unesco ou de participer à des conférences internationales, a précisé le ministère.

Le 18 octobre 2016, les 58 Etats-membres du Conseil exécutif de l'Unesco ont voté en séance plénière sur ces résolutions. La résolution sur Jérusalem a été adoptée.

Le 19 octobre 2016, la chambre basse du Parlement de la République tchèque a adopté par 119 voix contre 4 un texte condamnant la résolution de l'Unesco niant les liens entre le peuple Juif et Jérusalem et exhortant le gouvernement tchèque à ne pas voter en faveur de résolutions similaires. Elle a estimé que cette résolution ne faisait qu'inciter à l'antisémitisme.

Le Brésil et l'Italie ont regretté leur vote d'abstention.

Le 26 octobre 2016, le Comité du Patrimoine mondial de l'UNESCO a adopté une résolution accusant Israël de porter préjudice à Jérusalem et niant les liens entre juifs et chrétiens et Jérusalem : ce texte se réfère au mont du Temple en l'appelant par son nom arabe, al-Aqsa Mosque / Al-Haram Al-Sharif, et en le qualifiant de "site saint musulman". Sur les 20 Etats membres du Comité, dix ont voté en faveur du texte, huit se sont abstenus et deux ont voté contre. En sont membres : l'Angola, l’Azerbaïdjan, le Burkina Faso, la Croatie, Cuba, la Finlande, l'Indonésie, la Jamaïque, le Kazakhstan, le Koweït, le Liban, le Pérou, les Philippines, la Pologne, le Portugal, La Corée du sud, la Tunisie, la Turquie, la Tanzanie, le Vietnam et le  Zimbabwe. Le représentant du Kazakhstan a condamné fortement la politisation de l'UNESCO et du CPM, et a souligné le fait qu'une telle résolution devrait être adoptée par consensus.

"The UNESCO representative of Indonesia said his country was committed to two-state solution and peace process. Its representative stressed the importance of the international community in resolving. Political issues are beyond the mandate of the WHC, expressed regret that the decision went through a political process.
Israel’s UNESCO ambassador said yet another resolution against Israel and Jewish people had been adopted. Israel was the only country in the region that was actually upholding UNESCO’s values. “The battle for Jerusalem has not started with the last vote, and it will not end with today’s. Jerusalem’s future will be determined by truth.” This decision was like the 1975 UN General Assembly resolution equating Zionism with racism, which was rescinded in 1991. He said the resolution belonged to the “garbage place of history” and then dumped the paper in a waste bin on his table.
Jordan’s representative said the role of UNESCO was to preserve the situation in Jerusalem prior to the Israeli occupation in 1967, while the Palestinian UNESCO ambassador said it had been a consensual resolution which had been tabled by “our European colleagues” in Istanbul earlier this year. He said he was “surprised” by the reaction of the Israeli ambassador, and Israeli anger was "completely unjustified." He then accused Israel of "trying to politicize religion."
The US representative to UNESCO said the item should have been defeated as it damaged the reputation of the organization. The text was inflammatory and one-sided. Member states of UNESCO must focus on core priorities. “Politicized decisions don't further the mandate of UNESCO, she said, but undermined the legitimacy of the organization".

Président du Congrès juif mondial (WJC), Ronald S. Lauder avait exhorté les 21 membres du Comité à rejeter ce texte "malhonnête et partial" : “Denying the fact that the Temple Mount existed prior to the advent of Islam, and that it is the holiest site to Jews, is a clear distortion of history and an aggression against the Jewish people and the State of Israel".

L'Etat d'Israël a rappelé son ambassadeur auprès de l'UNESCO.

Le 27 octobre 2016, a eu lieu à l'appel de plusieurs organisations françaises juives un rassemblement à Paris devant le Quai d'Orsay, siège du ministère des Affaires étrangères. Il a rassemblé 3 500 personnes selon les organisateurs.

Cette salve de résolutions islamisant l'Histoire révèle des faits graves. Tout d'abord, une offensive de l'Autorité palestinienne (AP) dirigé par Mahmoud Abbas contesté par l'Arabie saoudite qui lui reproche un rapprochement avec le Hamas. En outre, alors que la "communauté internationale" se concentre sur la Syrie, l'AP a contraint les Etats musulmans ou/et arabes, préoccupés par la lutte contre l'Etat islamique, à la soutenir dans sa guerre diplomatique contre Israël, et est revenue sur le devant de la scène, éclipsant d'autres conflits comme celui au Congo. En outre, ces résolutions procèdent à une diffamation de nature plus grave que les précédentes : non seulement, Israël est accusé d'être un colon sur sa terre, mais ses liens avec Jérusalem sont niés. Par ailleurs, engluées dans le "dialogue judéo-chrétien", les organisations chrétiennes françaises sont demeurées généralement silencieuses. De plus, si la diplomatie israélienne peut se réjouir des revirements de l'Italie ou du Mexique, si elle a renoué avec nombre d'Etats africains, elle peine à obtenir leur soutien lors de ces enceintes onusiennes soumises à des marchandages indignes.

Ajoutons qu'à l'approche des élections présidentielles et législatives au printemps 2017, les autorités politiques françaises socialistes ont donné de nouveaux gages au "vote halal" et à des Etats arabes. Elles ont violé l'article 1 de la Constitution de la Ve République qui affirme : la France "respecte toutes les croyances". Enfin, anesthésiées par le "dialogue judéo-musulman", les organisations juives françaises préfèrent condamner la seule diplomatie française, occulter le silence de leurs homologues musulmanes, évoquer une "ignorance" de l'UNESCO et refusent de dénoncer cette version islamique de l'Histoire adoubée et diffusée via les canaux d'Eurabia, dont la directive visant un enseignement biaisé sur l'islam est déjà appliqué dans les manuels scolaires français. Ainsi, il convient de souligner que nombre de médias, parfois juifs, ont choisi d'illustrer leurs articles par des photographies du Dôme du Rocher, et non du Kotel. Ce qui accréditait les allégations de cette résolution et les seuls liens entre l'islam et Jérusalem.

"Cette résolution est scandaleuse et désespérante car elle officialise et universalise un mensonge. Elle marque un pas de plus, parce qu'il s'agit de Jérusalem et qu'elle montre l'insistance des Palestiniens à délégitimer l’État-nation avec lequel ils prétendent vouloir faire la paix. Ce texte est l'équivalent de papier de la destruction des Bouddhas de Bâmiyân. La France avait approuvé un résolution du même type et certains membres du gouvernement avaient regretté ce vote et présenté des excuses. L'Histoire leur offrait une session de rattrapage, La France n'a pas saisi cette occasion. La pusillanimité française devant ce crime contre l'Histoireest passée presque inaperçue, comme une lettre à la poste, à peine commentée. Une presse si vigilante n'a rien vu à y redire. Il y a eu deux exceptions : Ivan Rioufol et Eric Conan. Puissance occupante, Israël est si déconsidéré que nul ne vient à son secours. Les Juifs se trouvent seuls. Le désespoir des Juifs est accru car ils ne peuvent pas partager leur indignation. Il y a un lien patent entre ce qui se passe en Israël et en Europe : "L'islam est habité par me double contradictoire et explosif du sentiment de la supériorité de sa civilisation et de l'infériorité de sa puissance" (Patrick Boisson). On devrait pouvoir voir cette communauté de destin... Il y a des considérations électoralistes, et la détestation d’Israël est un volet de l'anti-racisme, l'idée gauchiste que le Juif est l'ennemi", a expliqué Alain Finkielkraut sur RCJ le 6 novembre 2016.

Avril 2017
Le 2 mai 2017, jour de Yom Haatsmaout célébrant la refondation de l'Etat d'Israël, l'Unesco a voté une résolution rejetant toute souveraineté israélienne sur Jérusalem, sa capitale éternelle et indivisible. La France s'est abstenue.


Pétition UNESCO: Protect, not Deny, Jewish Heritage

Visuel
Photo numérisée par la Library of Congress de la tombe de Rachel vers 1890.

A lire de Bat Ye'or
Delegitimizing the Jewish State

Articles sur ce blog concernant :
- Affaire al-Dura/Israël
- Chrétiens
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- France
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- Judaïsme/Juifs
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Article publié pour la première fois le 15 novembre 2010 et modifié le 6 novembre 2016.
Cet article a été republié le :
- 1er novembre 2011 à l'occasion de l'admission, le 31 octobre 2011, de la « Palestine »  comme État membre de l’UNESCO (Organisation des Nations-unies pour l'éducation, la science et la culture). La France a voté Pour. Je publierai un article sur ce fait après la clôture de la 36e session de la Conférence générale de cette organisation.
- 1er juillet 2012, à l'occasion de l'inscription de l'église de la Nativité à Bethléem, "en urgence", malgré l'opposition des responsables chrétiens de ce site et au titre de la "Palestine" dans la liste du Patrimoine mondial par l'UNESCO le 29 juin 2012 ;
- 27 octobre 2012 en raison du pèlerinage annuel au tombeau de Rachel, matriarche du peuple Juif ;
- 5 octobre 2013 alors que le Conseil exécutif de l'UNESCO vient d'adopter six résolutions anti-israéliennes, et a réélu Irina Bokova comme directrice générale ;
- 17 janvier 2014 et 23 octobre 2015, 18 avril et 18 octobre 2016.

4 commentaires:

  1. OUI OU NON ISRAEL VA T IL SE REVEILLé DE SA TORPEUR ? OU VA T IL ENCORE SUBIR SANS RIEN DIRE .

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  2. Chere Veronique,
    voici un article sur le tombeau de Joseph a Sh'khem du point de vue historique et aussi contemporain. Il faut noter que les Arabes ont aussi revendique le tombeau de Joseph, tout comme celui de Rachel, sur le fondement d'une narrative fausse de l'histoire.

    http://ziontruth.blogspot.com/2005/07/josephs-tomb-in-shkhem-pas-big-lie.html

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  3. Bonjour Véronique,

    Faut-il maintenant aussi "réviser" les Evangiles, car Jésus n'était pas Juif mais arabe Musulman ?
    INRI signifie maintenant "Jésus de Nazareth Roi d'Islam"

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    1. Bonsoir Claude,
      Le silence des églises chrétiennes, notamment en France, est choquant.
      Celui du Conseil français du culte musulman est éloquent.

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