mercredi 17 mai 2017

« Les faussaires de l'histoire » par Michaël Prazan


Le Mémorial de la Shoah a diffusé « Les faussaires de l'histoire », documentaire de Michaël Prazan. Un film intéressant et clair, mais lacunaire, « arabiquement », « palestiniennement » et « islamiquement correct ». Le 18 mai 2017, le Centre universitaire de Troyes proposera le colloque Peut-on incriminer d’autres négationnismes que celui de la Shoah ?


Dans le cadre du Mois du film documentaire, le Mémorial de la Shoah a diffusé le 23 octobre 2014 à 19 h 30, en présence des réalisateurs et de Henry Rousso, directeur de recherche, IHTP-CNRS (sous réserve).

Lors de la projection en avant-première  de ce documentaire au Grand Action le 17 septembre 2014, Michaël Prazan, auteur de documentaires très intéressants tels "Frères Musulmans : Enquête sur la dernière idéologie totalitaire" - ce film courageux est assorti d'un livre - et de « Ellis Island, une histoire du rêve américain”, ainsi que sa co-auteur Valérie Igounet ne cessaient de remercier France 5 : « Une commande de France 5, cela ne se refuse pas », déclarait le réalisateur.

Bien accueilli par le public lors de cette séance, son documentaire laisse pourtant perplexe.

Les occultations historiques graves, en particulier sur le négationnisme et le révisionnisme dans le monde arabe, émanent-elles de France 5 ou des deux auteurs ? Pourquoi réaliser un nouveau documentaire sur ces « faussaires de l’histoire », sans mentionner ces révisionnistes et négationnistes de la Shoah, tel l’Arabe « palestinien » Mahmoud Abbas. (Abou Mazen), auteur d'une thèse révisionniste en 1982.

Le 27 avril 2014, Mahmoud Abbas (Abou Mazen) a déclaré, en anglais et en arabe, et peu après la signature d'un accord avec le Hamas, mouvement terroriste islamiste, et peu avant Yom HaShoah : "Ce qui est arrivé aux juifs durant l’Holocauste est le crime le plus odieux qui soit survenu contre l’humanité pendant l’ère moderne". Certains estiment à tort que cette déclaration serait nouvelle et romprait avec les propos précédents du dirigeant de l'Autorité palestinienne. Or, celui-ci n'a pas nié la Shoah dans sa thèse soutenue en Union soviétique (1982) et dans son livre (1984), il a allégué de manière infondée que les Juifs sionistes auraient été complices des Nazis dans la commission de la Shoah, dont il doute du nombre de victimes Juives. C'est ce révisionniste, cet ennemi d'Israël, que de nombreux dirigeants communautaires français, dont le président du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France) alors Richard Prasquier, le président du Mémorial de la Shoah Eric de Rothschild, la présidente de l’Union des Etudiants Juifs de France Arielle Schwab, l’ancienne secrétaire d’Etat de Chirac Nicole Guedj, l’ancien Grand Rabbin de France, le Rabbin René Sirat, et des personnalités Juives françaises - les journalistes Jean-Pierre Elkabach et Ruth Elkrief, Valérie Hoffenberg et Simone Rodan-Benzaquen, deux déléguées successives de l’American Jewish Commitee (AJC) à Paris, le professeur de l’Ecole Polytechnique Alain Finkielkraut - ont rencontré lors de sa visite en France en septembre 2010. Sans apparemment évoqué cette thèse révisionniste.

Et l'Autorité palestinienne persiste à diffuser des émissions négationnistes, à nier dans ses manuels scolaires la Shoah et à refuser d'évoquer l'alliance et la complicité entre le grand mufti de Jérusalem al-Husseini et Hitler dans la Solution finale. En 2000, Autopsie d’un mensonge, documentaire de Jacques Tarnero évoquait ce révisionnisme de l’Autorité palestinienne.

Bien sûr, le documentaire « Les faussaires de l'histoire » insiste sur le négationnisme revendiqué et patent de dirigeants iraniens, dont l'ancien président Mahmoud Ahmadinejad, organisateurs de "colloque" révisionniste. Alors pourquoi occulter celui de leurs homologues arabes ou turcs ?

Le 2 mars 2015, France 3 a diffusé à 20 h 45 Une division SS en France, Das Reichdocumentaire de Michaël Prazan, produit par Nilaya Productions, avec la participation de France 3, Arte France, CNC, DMPA, Procirep-Angoa. Quand le service public audiovisuel diffusera-t-il un documentaire sur la Légion nord-africaine (LNA), dénommée aussi Brigade nord-africaine (BNA) et Phalange nord-africaine ? Cette Légion a été fondée janvier 1944 par Henri Chamberlin dit Henri Lafont (1902-1944), un chef de la Gestapo française de la rue Lauriston (75016), et par Mohamed el-Maadi (1902-1954 ou 1957), dont le père était le Caïd Mahfuz al-Ma'adi, Bachagha, commandeur de la Légion d'honneur, et la mère française, ex-officier français et militant pour l'indépendance algérienne : en janvier 1943, il fonde le bimensuel « Er Rachid » grâce à l'argent de l'Abwehr et au tirage, remarquable en période de pénurie, de 80 000 exemplaires. Cette Légion nord-africaine a pour supérieur hiérarchique le colonel SS Helmut Knochen. Elle sert l’armée allemande occupante. Elle compte dans ses rangs des musulmans originaires d'Afrique du Nord et habitant en Ile-de-France. Non seulement elle lutte contre la résistance intérieure française, dans les maquis de Corrèze, en Dordogne et en Franche-Comté, mais en plus elle commet des massacres à Brantôme (26 mars 1944), Sainte-Marie-de-Chignac (27 mars 1944), Saint-Martin-de-Fressengeas, Mussidan (52 fusillés), Saint-Germain-du-Salembre et des Piles à Cornille. Après sa dissolution en août 1944, une partie de ses membres accompagnent en Allemagne Mohamed el-Maadi. Celui-ci y est accueilli par le Grand Mufti de Jérusalem Amin al-Husseini, puis s'installe au Caire. Citons d'autres musulmans alliés des Nazis : Saïd Mohammedi, dont le nom de guerre était Si Nacer (1912- 1994), kabyle aspirant de l'armée française, s'engage dans la Waffen-SS et la LVF (Légion des volontaires français contre le bolchevisme), lutte sur le front russe, séjourne à Berlin, est décoré par la croix de fer, en mission de renseignement et sabotage en Algérie à la demande de l'Abwehr, fin 1944, avec 5 compagnons d'armes, arrêté, condamné aux travaux forcés et à l'emprisonnement à perpétuité, libéré après des remises de peine en 1952, il lutte pour l'indépendance de l'Algérie en portant son Stahlhelm casque allemand et sa mitraillette de cette période de collaboration, colonel de l'Armée de libération nationale (ALN) en Wilaya III, député (1962), ministre des Anciens combattants et victimes de la guerre (moudjahidines), et finit sympathisant du FIS, etc.

Rédigé par l'"historienne et écrivaine", Valérie Igounet, préfacé par Marc Knobel, le n° 34 des Etudes du CRIF intitulé Négationnisme - Histoire d'une idéologie antisémite (1945-2014) occulte le négationnisme ou le révisionnisme dans le monde islamique ou/arabe.

Les 22 janvier à 17 h 53, 23 janvier à 11 h 32 et 25 janvier 2017 à 23 h 35, Toute l'Histoire rediffusera "Les incendiaires de la mémoire" de Chantal Picault (Araprod, 2013, 52 min) : "Les incendiaires évoqués par le titre, ce sont les négationnistes, ces Etats, ces individus, qui nient la Shoah, le génocide arménien ou celui des Tutsis. Comment peut-on nier des faits historiques, avérés, filmés ? Pourquoi ? Quel est le mécanisme du négationnisme ?"

Le 18 mai 2017, le Centre universitaire de Troyes proposera le colloque Peut-on incriminer d’autres négationnismes que celui de la Shoah ? Au programme : "La cour européenne des droits de l’homme : l’arrêt Perinçek et ses suites", et "La France : La jurisprudence du Conseil constitutionnel et le nouveau délit de négationnisme". L'entrée est libre. Les inscriptions sont souhaitées.

Histoire du négationnisme en Occident
Alternant des archives “méconnues et souvent inédites” et des interviews d’historiens – Henry Rousso, Annette Wieviorka -, du journaliste Yvan Levaï, de Robert Badinter, de la réalisatrice Juive française et ancienne déportée Marceline Loridan, et de l’expert Jean-Yves Camus, le documentaire “Les Faussaires de l’Histoire” retrace “l’histoire du discours négationniste en France et de sa diffusion”.

Sur cette “escroquerie intellectuelle et antisémite”, Michaël Prazan en souligne “l’apparition dans l’immédiat après-guerre chez les nostalgiques du nazisme et de la collaboration”. L’extrême-droite recourt au révisionnisme pour pouvoir diffuser un discours antisémite et nationaliste.

“Dans les années 70, sous l’influence d’une extrême-gauche « antisioniste », le négationnisme subit une certaine réorientation, qui s’étend ensuite jusqu’à la fin des années 90 vers le monde arabo-musulman, portée par la star déchue du parti communiste Roger Garaudy” converti à l’islam.

En 1987, l’historien Henry Rousso forge le terme « négationnisme » car il trouve le vocable « révisionniste » connoté positivement et à l’application trop large.

Le documentaire didactique “décortique pour mieux le comprendre et le conjurer le discours de haine qui se dissimule derrière les masques de l’historicité et du militantisme politique”.

Il recèle des perles. L’aveu du journaliste Ivan Levaï qui interviewant dans les années 1970 Robert Faurisson pour prouver l’absence de fondement de ses allégations négationnistes, reconnait avoir échoué : le révisionniste lui a volé son émission. L’extrait du procès filmé au cours duquel Robert Badinter, ténor du barreau, stigmatise avec émotion et fermeté ces “faussaires de l’histoire”. L’historien Pierre Vidal-Naquet expliquant à Bernard Pivot son refus catégorique de dialoguer avec les révisionnistes : « Leur donner la parole, c’est leur donner la seule chose qu’ils réclament » et c’est aussi légitimer leur discours. La publication en 1978 d’un article négationniste de Faurisson, maître de conférences à l'université de Lyon-II édité par Jean-Jacques Pauvert et Gallimard, admirateur de Céline et Lautréamont, par Le Monde  et Le Matin de Paris. La scène au cours de laquelle Dieudonné fait remettre au Zénith  de Paris le Prix de l’infréquentabilité et de l'insolence à Faurisson par un régisseur vêtu d’un pyjama en tissu Vichy  arborant l'étoile jaune.

« Discours de haine »
Ce documentaire révèle le dédain et l’incompétence d’historiens à l’égard des aspects techniques de la Shoah. Il élude certains thèmes - pourquoi les universités Lyon II et Lyon III ont-elles été des foyers de révisionnisme ? - et certaines contradictions.

Robert Badinter estime, avec raison, que le révisionnisme ou le négationnisme sont des formes d’antisémitisme, mais il s’oppose à la loi Gayssot  (1990) qualifiée à tort de loi mémorielle. Or, Jean-Claude Gayssot, député communiste, avait élaboré sa proposition de loi afin de sanctionner l’antisémitisme sous ses habits négationnistes et révisionnistes, et il ne considère pas sa loi comme une loi mémorielle.

Directeur du musée d’Auschwitz, Piotr Cywinski directeur du Musée d'Auschwitz, rappelle que les preuves des chambres à gaz abondent dans les camps nazis, dont Sobibor. Mais il a tort : le négationnisme n’a pas quitté l’Europe. Les révisionnistes sont parmi nous.Ce sont ces élèves négationnistes souvent issus de l’immigration musulmane en France (Rapport ObinLes territoires perdus de la République) ou en Grande-Bretagne.

C'est cette « rue musulmane » et ses alliés qui déclinent le révisionnisme en slogans, banderoles et pancartes en arpentant les artères des villes occidentales pour assimiler à tort Gaza à Auschwitz. En outre, il est inutile de se culpabiliser : le révisionnisme n’a pas besoin de terreau dans le monde arabe, turc ou iranien. Il est largement représenté dans les stands des Salons du livre de ces sphères.

Des questions demeurent notamment sur le rôle de l’Union soviétique : Abbas y a soutenu sa thèse. Le révisionnisme et le négationnisme servent-ils à miner la légitimité d’Israël?

Sont-ils des instruments visant à dissimuler l’alliance avec les nazis de dirigeants du monde musulman, dont al-Husseini, grand mufti de Jérusalem et mentor d’Arafat, et à disculper ces dirigeants de leur rôle meurtrier dans la Shoah ?

Et qui finance ces revues, livres et librairie révisionnistes ?

Du 2 au 10 septembre 2015, David Irving, négationniste, a mené un groupe de touristes visiter les camps de concentration nazis en Pologne et en Lituanie.


« Les faussaires de l'histoire » par Michaël Prazan
Co-écrit avec Valérie Igounet
Montage : Yvan Gaillard
Musique originale : Stephan Haeri
Production : Vincent Gazaigne. Talweg / CNRS Images, avec la participation de France Télévisions, TV5 Monde et avec le soutien de la Fondation pour la mémoire de la Shoah, de la PROCIREP – Société des Producteurs, de l'ANGOA et du Centre national du cinéma et de l’image animée
2014
Ce film existe en deux versions : 62’ et 52’
Sur France 5 le 28 septembre 2014 à 22 h 25

Le 23 octobre 2014 à 19 h 30 
Au Memorial de la Shoah
17, rue Geoffroy-l’Asnier. 75004 Paris
En présence des réalisateurs et de Henry Rousso, directeur de recherche, IHTP-CNRS (sous réserve).

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Cet article a été publié le 28 septembre et 22 octobre 2014, 2 mars et 11 septembre 2015, 30 janvier 2017.

4 commentaires:

  1. Bonjour.
    (une faute de frappe ci-dessus, là où est écrit que "En 1987, l’historien Henry Rousso forge le terme « négationnisme » car il trouve le vocable « négationniste » connoté positivement et à l’application trop large." -il faut lire bien sûr révisionnisme, là où négationniste est écrit la deuxième fois)

    Je suis en désaccord avec la façon font vous prenez pour argent comptant les menteries du nommé Rousso. Si l'intéressé créa le mot "négationnisme" (lui... ou ceux-qui-l'envoyaient) ce fut pour une raison qui n'avait rien d'honorable. Dans les milieux de type Sciences-Po et IHTP on avait fini par s'apercevoir que le légitime scandale causé par l'émergence publique du négationnisme, depuis qu'en décembre 1978 le journal "Le Monde" avait fabriqué toute une 'Ecole révisionniste' (là, où il n'y avait qu'un misérable Faurisson) avait pour effet d'attirer l'attention sur le révisionnisme.
    Certes il y a eu des révisionnismes communistes... Il y eut même un révisionnisme... sioniste, à l'époque de Herzl ; etc. ; bref le mot révisionnisme n'est pas forcément péjoratif. Mais contrairement à cette bonne raison, qui fut bien entendu celle invoquée par le nommé Rousso avec son air bovin inimitable, c'était ici autre chose qui était en cause.
    Le révisionnisme peut se définir globalement comme une tentative de nous dire que : les choses, ne sont pas, ce qu'on nous en avait dit. Mais dans le contexte des années 1980 il consistait plus que jamais à nous dire que les choses n'étaient pas... ce que de vilains "marxistes" (supposés avoir été en position dominante antérieurement) nous en avaient dit ! Et c'est cela que nous dit aussi aujourd'hui le sordide Eric Zemmour quand il s'en prend à la "doxa paxtonienne". Certes il vise à banaliser le souvenir du régime de Vichy, qui fait encore obstacle à l'alliance avec les lepénistes, dont la droite se réserve la possiblité ; mais l'important est aussi le mot "doxa" -Vichy, n'étant ici qu'un prétexte, même s'il est particulièrement choquant. En cela Zemmour ne dit pas autre chose que ces outres-à-subventions universitaires des années 1980 qui se vantaient, et dont certains se vantent encore, de nous débarrasser de la "vulgate marxiste", sic. Cette idéologie, dominante en milieu savant dans les années 80, s'exprimait sous forme d'une phrase, reprise ad nauseam : "tout n'est pas blanc tout n'est pas noir". Certes cette idéologie n'est pas à l'origine du négationnisme mais elle favorisa l'émergence de ce discours sur la scène publique. Il y a bien : filiation -je ne dis rien de plus, je ne dis rien de moins-, entre le révisionnisme universitaire ingénu, et le négationnisme.
    Cordialement

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  2. Pourquoi injuriez-vous et visez-vous le physique de ceux dont vous ne partagez pas les opinions ? Vous vous discréditez en agissant ainsi.
    Le terme "révisionnisme" est effectivement polysémique.
    Je crois qu'au lieu de jeter l'anathème sur Eric Zemmour, il faut avancer des arguments montrant le caractère infondé de ses allégations erronées
    sur le régime de Vichy "sauveur des Juifs français".

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  3. je crains fort de ne jamais comprendre comment on peut, dans le même temps, défendre un film consacré aux faussaires de l'histoire et défendre... le nommé Zemmour -dont les allégations burlesques et odieuses, visant à contester l'active complicité du régime de Vichy dans la déportation des juifs (pour ne parler que de ces victimes-là) ne constituent pas même le début d'un commencement de discussion.
    Le problème se poserait différemment, si nous avions affaire à un négationniste-intelligent (à supposer, qu'il en existe). Cela ne voudrait pas dire que ces déportations... n'ont pas eu lieu mais il nous faudrait bien répondre.
    Tel n'est pas le cas ici, fort heureusement.
    Ou, pour ici reprendre à ma façon ce que rappelle utilement Vidal-Naquet dans ce film : on ne discute pas avec ces gens-là ; on se doit seulement de les dénoncer. Et ce serait déjà une grande victoire pour ce personnage (qui est ici en service commandé et pour des raisons politiques) qu'on le laisse se parer des plumes, de l'historien.
    Bien d'accord, tant qu'il ne s'agit que de ridiculiser le personnage, et/ou procéder à d'utiles rappels (et pour ma part je déplore la posture de vertu outragée, qui en définitive ne sert qu'à conforter le sordide personnage dans le rôle de... celui-qui-dérange). Votre affirmation en revanche selon laquelle "il faut avancer des arguments" me paraît baisser imprudemment la garde.

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  4. Plus vous jetez l'anathème sur Eric Zemmour, plus vous le convainquez qu'il a raison, car vous ne prouvez pas le mal-fondé de ses allégations.
    Je ne vois pas en quoi opposer des arguments fondés à Eric Zemmpour induit une baisse imprudence de la garde.

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