lundi 30 octobre 2017

Vladimir Horowitz (1903-1989)


Vladimir Horowitz (1903-1989) est « un légendaire pianiste russe » Juif naturalisé américain. Le 1er festival du théâtre français en Israël (22-30 octobre 2017) présentera Horowitz, le pianiste du siècle, mise en scène par Steve Suissa avec Francis Huster et la pianiste Claire-Marie Le Guay.


En cette année qui marque les 25 ans du décès de Vladimir Horowitz (1903-1989), Arte rendra hommage  à ce « légendaire pianiste russe » romantique, virtuose reconnu pour ses interprétations de Liszt, Chopin, Rachmaninov, Scriabine et Tchaïkovski, encensé par ses pairs, apprécié du publié, pédagogue - Nico Kaufmann, Byron Janis, Ronald Turini, Murray Perahia -, et à la longue carrière internationale (1920-1989).

Vladimir Horowitz a aussi interprété la musique impressionniste – Wagner – et contribua à remettre à l’honneur Scarlatti et Clementi. 

Un jeu romantique 
Vladimir Horowitz est né en 1903 à Berditchev, Ukraine, alors dans l’empire russe, dans une famille Juive aisée, cultivée, qui compte de nombreux musiciens et compositeurs en son sein et de célèbres artistes - Anton Rubinstein, Alexandre Scriabine - parmi ses amis.

Sa mère, Sofia Horowitz, est son premier professeur de piano dont elle enseigne la technique alors que Vladimir Horowitz a cinq ans.

Quatre ans plus ard, il complète sa formation au Conservatoire de Kiev, auprès de Sergueï Tarnovski, Vladimir Puchalsky et Felix Blumenfeld. En 1914, il fait la connaissance d’Alexandre Scriabine.

Dès 1920, Vladimir Horowitz donne son premier récital en solo, à Kharkiv, et l’année suivante, son premier concert à Kiev.

En 1922, il rencontre Nathan Milstein, et débute sa carrière de concertiste dans le cadre du Bureau soviétique de concert.

Berlin, Paris, Londres, New York où il s’installe en 1936… Il est salué par la critique, le public et ses pairs. Il se lie d’amitié avec Sergueï Rachmaninov.

Il enregistre son premier disque : il interprète la sonate pour piano de Liszt.

Dirigé par Arturo Toscanini, il joue Beethoven. Il épouse en 1933 Wanda Toscanini (1907-1998). Le couple a une fille, Sonia (1934-1975).

1939 marque la fin des concerts du virtuose, de santé fragile, jusqu’au 25 février 1953. Le pianiste poursuit pourtant ses enregistrements, à son domicile, pour RCA, avec lequel il est sous contrat depuis 1946, puis pour CBS de 1961 à 1973, avant de renouer avec RCA.

Nouvelle interruption des concerts jusqu’au 9 mai 1965. Après quatre années de récitals aux Etats-Unis, il opère une nouvelle pause jusqu’en 1974. Puis, ses concerts, « le plus souvent donnés à guichet fermé », le mènent en Europe.

En 1985, grâce à la persuasion de Peter Gelb, actuel patron du Metropolitan Opera, « le mythique pianiste Vladimir Horowitz avait accepté de se laisser filmer par les frères Maysles à New York. Dans son anglais au fort accent russe, avec un goût inné pour la mise en scène et un vrai talent d’acteur, il célèbre en paroles et au piano le recueillement d’un choral de Bach, la noblesse d’un prélude de Rachmaninov et l’héroïsme d’une "Polonaise" de Chopin » sous l’œil vigilant et tendre de madame Wanda Toscanini-Horowitz, assise dans un canapé à fleurs. Un voyage émouvant dans l’univers musical et intime du virtuose ».

A son retour en Union soviétique en 1986, « pour la première fois depuis des décennies », Vladimir Horowitz « est l’objet d’une véritable vague d’hystérie dans toute l’Europe. Les billets pour ses récitals », notamment à Moscou, « se négocient alors à prix d’or au marché noir ».

En « mai 1987, le pianiste Vladimir Horowitz donne un concert mémorable au Musikverein de Vienne. Au programme : Scarlatti, Rachmaninov, Scriabine, Liszt, Schumann et Chopin. Ponctuant les morceaux, des extraits d’entretiens avec le virtuose montrent la manière dont il s’est inscrit dans l’histoire de son temps. Des confidences émouvantes, notamment lorsque le pianiste évoque des souvenirs d’enfance avec Scriabine et Rachmaninov ».

Horowitz décède en 1989.

Arte a rendu hommage « au légendaire pianiste russe » Juif naturalisé américain Vladimir Horowitz (1903-1989) « à l’occasion des 25 ans de sa disparition ».

La chaîne franco-allemande diffusera le 14 décembre 2014, à 17 h, « Horowitz - Le dernier romantique » d’Albert Maysles et de David Maysles (1985), puis à 18 h 30 « Horowitz à Vienne », de Brian Large (1987).

Le 1er festival du théâtre français en Israël (22-30 octobre 2017) présentera, les 23 et 29 octobre 2017, à Beit Hachayal à Tel Aviv, Horowitz, le pianiste du siècle, mise en scène par Steve Suissa avec Francis Huster et la pianiste Claire-Marie Le Guay. "Offrez-vous l’expérience d’une soirée exceptionnelle qui vous invite à revivre le destin fantastique, déchirant et incroyable de Vladimir Horowitz. Derrière ces deux virtuoses, une juxtaposition d'écrans nous raconte en images, l'enfance, la vie, l'oeuvre, les endroits parcourus, les concerts et fait revivre, au travers de films et de documents d'époque, la Révolution russe et deux guerres mondiales qui incendièrent la vie déchirante du plus grand pianiste du siècle. Une nouvelle façon de rassembler différentes formes d'arts unique, émouvante, drôle, vraie et accessible".
    

« Horowitz - Le dernier romantique » d’Albert Maysles et de David Maysles
ZDF, Etats-Unis, 1985, 88 min
Diffusion sur Arte le 14 décembre à 17 h

« Horowitz à Vienne » de Brian Large
ZDF, Etats-Unis, 1987, 44 min
Diffusion sur Arte les 14 décembre à 18 h 30, 19 décembre 2014 à 5 h 20 et 22 décembre 2014 à 5 h 15

Visuels :
© Sony Classical

Articles sur ce blog concernant :
Articles in English

Les citations proviennent du site d'Arte. Cet article a été publié le 14 décembre 2014.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire