vendredi 16 septembre 2016

Jacques (Yaacov) Grinberg (1941-2011)


Le musée d'art moderne de Paris présente l'exposition Jacques Grinberg. Un peintre sans concession. Jacques (Yaacov) (Grinberg (1941-2011). Un artiste Juif bulgare, ayant fait son aliyah avec sa famille en 1954, et qui  après avoir étudié à l’Avni Art Institute de Tel Aviv, s'installe à Paris en 1961 où il "se fait remarquer par son langage virulent ainsi que par la maîtrise de son expression picturale. Certains critiques d’art le considèrent alors comme l’un des pionniers de la Nouvelle figuration". La Galerie Le Minotaure et la Galerie Alain Le Gaillard présenteront des "œuvres de Jacques Grinberg, avec un accent particulier porté sur les huiles sur toile et œuvres sur papier des années soixante au début des années soixante-dix". 



« Je suis un vieux peintre qui essaie de peindre. C’est tout. La seule chose qui m’intéresse, c’est peindre (…). À chaque fois, je donne un lieu formel à une idée. (…) Ça commence par une tache et puis il me faut des griffes, quelque chose de violent. Et ça devient Le chat sur un trapèze, ou Le sourire du vainqueur. Je ne me répète pas, c’est ça qui compte. Les gens qui se répètent n’ont pas d’esprit. (…) Mes couleurs sont éclatantes, pas lumineuses. La lumière s’y insinue, parfois de façon invisible et toujours de manière éparpillée. (…) Je ne date pas mes tableaux, parce que sur la bonne peinture le temps ne passe pas », a déclaré Jacques Grinberg en 2001 à Françoise Monnin (Connaissance des arts, Hors-série n°208, octobre 2003).

Une « approche figurative renouvelée »
Jacques Grinberg est né en 1941 à Sofia (Bulgarie).


En 1954, sa famille quittent la Bulgarie communiste pour s’installer en Israël. Jacques Grinberg est scolarisé en kibboutz.

Attiré très jeune par la peinture, Jacques Grinberg entre dès 1957 à l’école des Beaux-arts (Avni Art Institute) de Tel Aviv. Il y étudie pendant trois ans auprès de Mokady, Streichman, Steimatzky, Argov and Krize. Il expose pour la première fois en Israël à la Katz Gallery (1959), puis à la Chemerinsky Art Gallery (1961). 

En 1962, il rejoint Paris. Il emménage dans une petite colonie d’artistes, rue d’Alesia et fréquente le quartier Montparnasse.

A Paris, il "se fait remarquer par son langage virulent ainsi que par la maîtrise de son expression picturale. Certains critiques d’art le considèrent alors comme l’un des pionniers de la Nouvelle figuration. Diversifiant constamment ses approches formelles et ses sources d'inspiration (politiques, philosophiques, culturelles, spirituelles), il a renouvelé sans relâche sa puissance créative"

En 1963, il expose à Oslo, puis à Bruxelles ainsi qu’à Madrid. Le galeriste Jo Verbrugghen le remarque et lui organise une première exposition personnelle à la galerie Kaleidoskoop (Gand).


A 23 ans, il entre à la galerie A. Schoeller Jr. qui lui consacre plusieurs expositions personnelles. Il restera sous contrat avec ce marchand de 1964 à 1970.

Jacques Grinberg expose seul à la Greer gallery de New-York et participe à des expositions collectives en Suisse (Rencontres - galerie Krugier ; 20 peintres d’aujourd’hui à Paris - galerie Benador ; Galeries Pilotes - Musée de Lausanne), à Paris (Moralités - galerie Lahumière) ; à Ibizza (galeria Ivan Spence), en Autriche, en Yougoslavie et aux Pays-Bas.


Il « se fait également remarquer dans les Salons tant par son langage violent et politique anti-bourgeois et antimilitariste que pour la maîtrise de son expression picturale. Lors de ces rendez-vous artistiques, il expose en même temps que Maryan, Rebeyrolle, et Saura mais aussi Arroyo, Segui, Tisserand, Télémaque, Monory... »

« Promoteur d’une approche figurative renouvelée (mais éloignée de l’esthétique “pop” de la Figuration narrative) », Jacques Grinberg « impressionne les critiques d’art qui voient en lui l’une des forces vives de la Nouvelle figuration. Fou de peinture mais sans plan de carrière, et éloigné de tous mouvements ou écoles, ainsi que des milieux de l’art et de la facilité éphémère, Jacques Grinberg poursuit librement ses recherches durant plusieurs décennies. Repoussant le conformisme et la répétition, et s’inspirant de nombreuses références et influences, il a produit plusieurs milliers d’œuvres sans jamais se répéter ».

"Sans plan de carrière, de plus en plus retiré des cercles artistiques, et refusant les routes menant à d’éphémères succès, Jacques Grinberg - qui signait « JACQUES » - a poursuivi ses recherches en rejetant la conformité et les répétitions. Il a continuellement renouvelé ses sources d’inspiration (politiques, philosophiques, culturelles, spirituelles) jusqu’à sa mort en 2011".

"Travailleur infatigable, Jacques Grinberg est l’auteur d’une oeuvre considérable composée de plusieurs milliers de peintures et de dessins. Installé en France durant cinq décennies, il est retourné vivre quelques temps en Israël notamment dans les années 1980. Trois expositions personnelles lui sont alors organisées à la Galerie Dvir (1984 et 1985) ainsi qu’à la Galerie 27 (1987)".

En 1971, après la fermeture de la galerie Schoeller, Jacques Grinberg connaît des difficultés financières majeures. Il retourne en Israël où il vit pendant un an. De retour à Paris, il élargit ses thématiques d’inspiration, s’ouvre à de nouvelles influences : kabbale, tao. Il explore de nouvelles recherches picturales.


En 1973, il présente des lithographies à la Bibliothèque nationale de France, puis à la galerie de France, avec notamment Alechinsky, Erro, Jorn, Matta et Topor. Il collabore aussi avec le marchand belge Jo Verbrugghen : une grande exposition personnelle lui est consacrée au Musée Sint Pietersabdij de Gand.

En 1974, dans le quartier Montparnasse, Jacques Grinberg mène une vie mouvementée et effectue une brève hospitalisation psychiatrique. « Soutenu par sa famille, il continue de peindre. A cette époque, il voyage au Mexique et en Grèce pays dont il ramène de nombreux travaux ».

En 1984, il s’installe de nouveau en Israël. Trois expositions personnelles lui sont consacrées à Tel Aviv : à la galerie Dvir (1984,1985), à la galerie 27 (1987). L’œuvre de Jacques Grinberg rencontre un succès public et médiatique.


De retour en France en 1987, Grinberg renoue avec Cérès Franco, amie de vingt ans et directrice de la galerie l’Œil de Bœuf à Paris. Elle organise quatre expositions personnelles de ses œuvres (1988-1994).

Dès 1995, Grinberg se concentre uniquement sur la création et s’isole progressivement. Sa « production picturale est sûre et intense ». Ce peintre écrit et ses nombreux recueils sont publiés. Il reçoit de jeunes artistes influencés par sa pensée.

En 1997, ses gravures sont exposées à la galerie Jacques à Ann Arbor aux Etats-Unis (Michigan). Sa dernière exposition personnelle - Véhément, mélancolique – est présentée par la galerie Idées d’artistes en 2002.

En hommage aux peintres de la Nouvelle figuration des années 1960, la galerie Polad-Hardouin montre en 2008 l’exposition manifeste Nouvelle figuration : Acte III. Grinberg y expose des œuvres de cette époque aux côtés en particulier de Maryan.


« Indépendant et fou de peinture », Grinberg « continue librement ses recherches en se renouvelant sans cesse jusqu’à son décès survenu le 31 mai 2011 ».

« Couleurs percutantes, lumière jaillissante, lignes souples et maîtrisées, l’œuvre de Jacques Grinberg profonde et cohérente attire l’attention du spectateur. Elle lui pose des questions sur la condition humaine et s’accroche à sa sensibilité. Spontanéité et violence, conscience et mélancolie, vision et poésie, élan, humour et… dérision, composent et irriguent un travail puissant et original, libre et pluriel.

En décembre 2012, la Cité internationale des Arts de Paris a présenté la première rétrospective du peintre Jacques Grinberg. Soixante-dix peintures et une cinquantaine d’œuvres sur papier (gouaches, encres de chine, lithographies) majeures d’un « parcours artistique riche, vivant et humain » de 1962 à 2011.

Après le succès de cette rétrospective, "une belle dynamique de diffusion de l’œuvre de Jacques Grinberg a été amorcée". Cette rétrospective sera présentée en 2014/2015 à Sofia (Bulgarie) avec le soutien de l’Institut français de Bulgarie, puis au Musée Ein Harod en Israël en 2015.

L'Institut culturel bulgare de Paris a présenté, jusqu'au 22 février 2014, l'exposition « A la force des pinceaux » du peintre Jacques Grinberg (1941-2011). 

La Galerie Polad-Hardouin de Paris a présenté l'exposition  Jacques Grinberg, Michel Macréau, Maryan, Marcel Pouget : retour sur quelques artistes de la Nouvelle Figuration invitant à redécouvrir  quatre peintres emblématiques de la Nouvelle Figuration : Jacques Grinberg, Michel Macréau, Maryan, Marcel Pouget. "Après le refus brutal du nouveau maire de Carcassonne cet été d’accueillir la donation qui était en cours de la collection Cérès Franco, sa fille, Dominique Polad-Hardouin, a choisi de mettre l’accent sur quatre artistes importants de la Nouvelle Figuration. La collection Cérès Franco est constituée de 1 500 œuvres (peintures, sculptures, dessins), d'une valeur de plus de 4 millions d'euros. Pendant près de 50 ans, Cérès Franco a rassemblé des œuvres de l’art populaire, de l’art naïf brésilien, d’artistes autodidactes (outsider artists) ou encore d’artistes se réclamant du courant de la Nouvelle Figuration". La "galeriste Cérès Franco, qui joua un rôle fédérateur au sein de ce mouvement, et plus particulièrement pour ces artistes. C’est donc naturellement que sa fille, Dominique Polad-Hardouin, s’est imprégnée de cette esthétique, et a exposé ceux qui, quelques générations plus tard, ont inscrit leurs pas dans ce chemin. En 2008, l’exposition collective « Nouvelle Figuration : acte III » organisée à la galerie entendait ajouter un troisième volet à celles de la galerie Mathias Fels (1961 et 1962) et mettre en lumière ce courant qui a perduré, malgré son manque de cohésion et de visibilité, et a infusé la jeune peinture contemporaine".

"Peintures, dessins, gouaches, sérigraphies, les supports utilisés sont aussi multiples que leurs univers graphiques. Pourtant, une vibration commune émane de ces œuvres : l’omniprésence de l’humain, et cette volonté forcenée de traduire ce qu’il a de plus ardent, de plus rayonnant, mais aussi ses méandres les plus sombres et les plus tragiques. Ces artistes ne reculent ni devant le grotesque ni devant la caricature pour exprimer ce monde qui les hante.

L'exposition présente sous la verrière des huiles et des gouaches de Jacques Grinberg. Ces portraits symboliques à la géométrie vigoureuse, où domine une palette rouge et noire, comme Le Mangeur de cochon, ou la plus tardive Tasse de café (1996) témoignent d’une persistance de la Nouvelle Figuration jusqu’à l’aube du XXIe siècle.
Michel Macréau, dont l’univers provocateur se déploie à travers un style direct, exubérant et spontané sera présent avec des œuvres graphiques et quelques toiles comme cet hommage facétieux à Mondrian.

La Nouvelle Figuration : chaînon manquant de la peinture contemporaine
L'expression "Nouvelle Figuration" apparaît pour la première fois en 1950 sous la plume de Jean-Michel Atlan, célèbre artiste COBRA, dont l'oeuvre "ni figurative ni abstraite, eut une influence décisive sur le jeune Maryan, arrivé récemment de Jérusalem. L’amitié solide qu’ils nouèrent métamorphosa le style de sa peinture, évoluant vers une abstraction narrative et géométrisante. Elle bascula ensuite dans les années 1960 vers la représentation obsessionnelle et symbolique de personnages solitaires incarnant un pouvoir aveugle et absurde".
Dans l'art à Paris alors dominé "d'un côté par l'abstraction, et de l'autre par les peintres figuratifs de la Nouvelle École de Paris, des artistes issus des mouvements expressionnistes et Cobra qui ne se reconnaissaient pas dans la figuration traditionnelle de leur époque, jugée trop académique, ont exploré une voie alternative".
Recourant à "la dynamique et la force lyrique de l’abstraction, ils dépassent ce clivage de la représentation pour exprimer un univers intérieur allusif, profus et inquiet. La figure humaine, les désirs et les angoisses, sont au coeur de leurs préoccupations".
En "1961 et 1962, deux expositions manifestes, « Une Nouvelle Figuration I&II », vont rassembler chez le marchand Mathias Fels à Paris, ces peintres en quête d'une autre représentation. Les critiques Jean-Louis Ferrier et Michel Ragon, donnent successivement corps, dans les textes d'introduction des catalogues, à une définition en creux de la Nouvelle Figuration. Venant d'horizons fort différents, ces artistes étaient moins réunis par un style ou une facture semblable, que par une insatisfaction commune face à la peinture de leur époque. Ainsi, Maryan et Marcel Pouget exposèrent aux côtés de Pierre Alechinsky, Enrico Baj, John Christoforou, Asger Jorn, Francis Bacon, Bengt Lindström, Jean Messagier, Paul Rebeyrolle et Peter Saul".
De ce "mouvement d'ampleur internationale fit de Paris son centre névralgique, où gravitaient artistes, critiques d'art et collectionneurs". Jacques Grinberg, "le plus jeune des quatre peintres exposés, fut une force vive de la Nouvelle Figuration, multipliant les expositions, et participant à des salons aux côtés de ses confrères".
En 1962, "la jeune critique d’art et commissaire d’exposition brésilienne", Cérès Franco, rencontra Michel Macréau et découvrit la Nouvelle Figuration. Cérès Franco eut "un rôle fédérateur entre les artistes de ce mouvement, qu’elle fit connaître hors de France, grâce à des expositions organisées au Brésil et en Espagne, et pour certains d’entre eux (Macréau, Pouget, Grinberg) dans sa galerie L'OEil de Boeuf, inaugurée en 1972".
"Parallèlement, un mouvement fédéré autour de la figure du critique d’art Pierre Restany vit le jour dès 1960 dans l’atelier d’Yves Klein. Plus uni, construit et répondant à des idéaux à la fois esthétiques et politiques communs, puisant son inspiration dans la réalité de son temps, le groupe des Nouveaux Réalistes (Arman, Raymond Hains, Martial Raysse, Daniel Spoerri, Jean Tinguely, Villéglé), eurent raison de la Nouvelle Figuration en tant que mouvement, et ouvrirent la voie à la Figuration Narrative (Erro, Rancillac, Klasen, Monory…). La Nouvelle Figuration ne parvint pas à se faire une place en France, ignorée des critiques d'art et des institutions pendant près de cinquante ans.
Manquant de cohésion, ce groupe se désagrégea au milieu des années 1960. Maryan, lassé des mondanités parisiennes s’était installé définitivement à New York dès 1962".
Si "la manière de Macréau, mêlant énergiquement peinture, écriture et graphisme, fut peu comprise de son temps, elle annonçait avec vingt ans d’avance l’esthétique de Jean-Michel Basquiat, A.R. Penck, et Robert Combas qui trouvèrent un écho autrement plus favorable au début des années 1980. Les affinités entre ces artistes méritent d’être creusées".
Quant "aux visions rythmiques et hallucinées du «psychopeintre» Marcel Pouget, sa manière de cerner de blanc les silhouettes de ses personnages, de recourir aux teintes électriques et acides, elles ont très certainement inspiré les Nouveaux Fauves allemands, en particulier certaines peintures de Jörg Immendorff. Ce dernier aurait d’ailleurs vu chez Cérès Franco, la toile La Salle de récréation de l’hôpital psychiatrique (1978), alors qu'elle l'exposait dans sa galerie. Jacques Grinberg, qui absorba tout au long de sa carrière des influences diverses (kabbale, tao), mais toujours fidèle à cette figuration énergique, symbolique et géométrique, porta la Nouvelle Figuration jusqu'au seuil du XXIe siècle".
"De l’autre côté de l’Atlantique, en observant les peintures et les dessins de Maryan, et plus précisément la série de la Ménagerie humaine, on ne peut que songer aux personnages cagoulés peuplant les toiles de Philip Guston. Celui qui décida en 1967 d’abandonner l’expressionnisme abstrait, partage avec le peintre d’origine polonaise ce même goût pour le grotesque, la dérision et un certain humanisme. Goût également partagé avec George Condo, où la composition, la récurrence des insignes de pouvoir tout comme les accoutrements de clowns que l’on retrouve dans ses récents portraits imaginaires, rappellent encore une fois la force colorée et brutale des œuvres de Maryan".

Au musée d'art de Ein Harod 
Premier musée construit en Israël, le Musée d'art de Ein Harod a accueilli une grande exposition - une soixantaine d’œuvres du peintre Jacques (Yaacov) (Grinberg (juillet-septembre 2015). Il entend donner à l'œuvre de cet article "la visibilité qu'elle mérite tout en la reliant avec l'histoire de l'art israélien. Présentant un large panorama et réinscrivant Jacques Grinberg dans l’histoire de l’art israélien, l’exposition du Musée d’art de Ein Harod offre aux visiteurs une occasion à ne pas manquer de s’immerger dans un univers pictural original. Après Israël, plusieurs expositions se tiendront dans des musées en Bulgarie ainsi qu’en France, notamment au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris (dans le cadre d’une donation par plusieurs collectionneurs).". Cet événement est organisé en partenariat avec l'association l'Homme bleu, et avec le soutien de la Fondation Jacqueline de Romilly qui soutient les échanges franco-israéliens. Un catalogue bilingue sera publié avec des textes signés par Galia Bar or (directrice du musée), le  poète Meir Wieseltier et le jeune commissaire Nimrod.  "Avant de venir vivre en France, Jacques Grinberg a vécu son adolescence en Israël et a étudié à l'Avni Art Institute. Il a exposé à Tel Aviv dans les années 1980 à la galerie Dvir ainsi qu'à la galerie 27".

"Jacques Grinberg was born in 1941, in Bulgaria, and lived in Sofia during the war years. His father, Natan Grinberg, a member of the Communist Party in his youth, held a high position in the leadership of Communist Bulgaria after the war. In 1954, the family moved to Israel and settled in Bat Yam. On his arrival, Jacques went to school in a kibbutz, and at a young age began studying art at the Avni School in Tel Aviv. He probably was not exposed directly to the horrors of the Holocaust, but the subject was not repressed, certainly not by his father, who already in 1945 had published a book of documents attesting to the attempts of the Bulgarian fascist government to eliminate Bulgarian Jewry and to the involvement of the army and the police in the expulsion and extermination of the Jews of Thrace and Macedonia. After the book disappeared from the bookshops in Bulgaria, he published it again in Israel (in Bulgarian). In 1961, Natan Grinberg published another book in Israel, with a painting by his son on its cover. Jacques’s communistic world view and his acute sensitivity to the events of the time and to man’s fate were an inseparable part of the habitus he grew up in, and are embedded in his work. After showing his works in several exhibitions in Tel Aviv galleries, Jacques moved to Paris in 1962, and in a short time found his place among the first artists who promoted the “New Figuration” orientation, which proposed a contemporary painting that struck out against the abstract, which had taken over everywhere. Grinberg’s paintings – large in format, bold in their colors – focused on human and animal images, and were highly successful. He was represented by a leading gallery and his paintings were shown in well-regarded exhibitions. But the failure of the Students’ Revolt in 1968 and the collapse of the gallery that represented him (and sold his paintings at a loss, which broke the market for his works) created a new reality for him, and he found it difficult to recover. Jacques Grinberg died in Paris in 2011. A bilingual catalogue accompanies the exhibition at the Mishkan Museum of Art, in collaboration with The Homme bleu Foundation. In addition to texts by the curators, the catalogue contains an article by the poet Meir Wieseltier. Further exhibitions Of Grinberg's paintings are planned in 2016-2017 in France (Museum of Modern Art City of Paris, collector's donations) and Bulgaria".

A la Maison des Arts de Châtillon
La Maison des Arts de Châtillon a proposé Entre chair et esprit, une exposition des oeuvres de Jacques Grinberg (15 janvier-28 février 2016).

"Né en 1941 à Sofia (Bulgarie), Jacques Grinberg et sa famille s’installent en Israël en 1954. Scolarisé dans un kibboutz, il part, à 17 ans, étudier aux Beaux-Arts de Tel-Aviv. En 1961, il s’installe à Paris pour se confronter à la capitale des arts. Il fait alors partie des précurseurs de la Nouvelle Figuration mais s’en détache rapidement. Jacques Grinberg suit alors sa propre voie avec, en fil rouge, la volonté de dénoncer les oppressions : « Je veux peindre pour les autres »".

La Maison des Arts a réuni des "œuvres retraçant le parcours de l’artiste de 1960 à 2000 témoignant de ses principales sources d’inspiration (politiques, philosophiques, culturelles, spirituelles) et de la vigueur de leurs expressions. Peintre engagé, résistant, il dénonce à travers sa peinture les fascismes en invoquant l’Homme, sa chair, son visage mais aussi les symboles religieux ou ésotériques du monde. Confronté personnellement à une tension permanente due à l’incapacité de cohésion dont font preuve les pays, aux agissements bestiaux des Hommes entre eux et à des images d’horreurs, Jacques Grinberg s’oppose à toute notion d’appartenance si ce n’est celle qui prône une liberté de pensée. Le parcours de l’exposition « Entre chair et esprit » passe par le corps mutilé, la violence dans la peinture pour arriver à un apaisement relaté à travers des allégories et des symboles".

Jacques Grinberg "est un artiste qui dédia toute sa vie à la peinture. Il est, dès son plus jeune âge, marqué par les différents types de fascismes et cette haine ambiante que certains tentent de dissimuler. En effet, nous sommes dans les années 60 et la société de consommation est en pleine expansion tout comme les artistes de la pop culture qui multiplient les images et clichés d’un peuple dans l’excès. Face à ce mouvement en plein essor, Jacques Grinberg a du mal à se faire connaître. A ses débuts, il se tourne vers la peinture abstraite ce qui lui vaut une première notoriété. Très vite il va s’en détacher et tendre vers la nouvelle figuration. La nouvelle figuration qui n’est pas reconnu ecomme un mouvement à part entière, se compose d’artistes qui ont, pleinement conscience du climat tendu de leur époque. Il fait partie de ces peintres qui cherchent à accentuer la réalité pour atteindre une plus grande force expressive. Ils tendent (autant par le travail du trait que par celui de la couleur) à exagérer la réalité, à la caricaturer, à la symboliser pour inspirer au public une vive réaction émotionnelle. Les œuvres ne sont pas toujours faites pour être jolies à regarder. Jacques Grinberg, cherche à mettre en formes et en couleurs le monde tel qu’il le perçoit. Pour cela il représente de nombreux visages et ceux bien souvent avec des formes géométriques cernés de noir, tels des morceaux assemblés. Ces tableaux sont aussi remplis de symboles qu’il faut alors trouver afin de comprendre leurs significations. De ces derniers ressortent bien souvent une envie d’apaisement et d’harmonie face à la violence des Hommes et à un retour aux formes simples telles que celles de la nature".

"Ici, l’art répond à des préoccupations qui vont donc bien au delà de la décoration. Dans les salles de l’exposition, plusieurs thématiques se dégagent reflétant l’univers de l’artiste : - le regard : impliquant notamment la manière dont on perçoit les choses et dont on les interprète, tout comme l’artiste pose son regard sur l’Homme et ses actions. - l’Homme et ses conflits - les symboles, l’universalisme : s’axant sur un apaisement, une harmonie du monde et de la pensée. - les éléments : un retour aux sources, à la simplicité des choses et à leurs symbioses. Pour les maternelles : Les enfants auront chacun des vignettes représentant des tableaux ou dessins de l’exposition. D’autres images leurs seront données où figureront des photographies correspondant aux sujets des œuvres. Il s’agit alors de retrouver la correspondance entre un sujet réel et la manière dont le peintre l’a représenté, à savoir qui va avec quoi. Pour les élémentaires : Jacques Grinberg, à la manière des artistes orientaux va peindre selon une certaine philosophie : celle de la mobilisation toute entière du mouvement du corps et du souffle. Au tour des enfants d’expérimenter cette technique en essayant de réaliser un dessin en un seul souffle, un seul trait et ce, sans décoller le pinceau !"

 Au musée d'art moderne de Paris
Le  musée d'art moderne de Paris présente l'exposition Jacques Grinberg. Un peintre sans concession


"Dans la suite des accrochages de fonds monographiques d’ateliers parisiens (Jean Dupuy, Claude Garache, Pierre Henry, Raymond Mason, Georges Noël, Niele Toroni et Hugh Weiss), le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris présente un ensemble majeur d’œuvres de Jacques Grinberg de 1963 à 2010. L’artiste est entré récemment dans la collection du musée grâce à l’achat d’une peinture et le don de quatorze œuvres fait par sa famille et des collectionneurs".

Jacques Grinberg "est né en 1941 à Sofia en Bulgarie et mort à Paris en 2011. Après une adolescence en Israël et des études à l’Avni Art Institute de Tel Aviv, il emménage en 1962 à Paris dans une colonie d’artistes et commence à fréquenter Montparnasse. Dès le début, il se fait remarquer non seulement par la maîtrise de son expression picturale mais aussi par son langage virulent et engagé".

"Précurseur de la Nouvelle Figuration et promoteur d’une approche figurative renouvelée, il peint des œuvres au langage politique, violent, anti-bourgeois et antimilitariste qui dénoncent la censure, l’oppression mais aussi la solitude ou l’enfermement. Jacques Grinberg, contrairement à la génération précédente traumatisée par la Seconde Guerre mondiale, a voulu se confronter directement aux blessures, aux corps mutilés et écorchés, et a entrepris de protester, parfois avec agressivité, par l’art contre les horreurs de la guerre, les fascismes d’hier et d’aujourd’hui, les causes de l’aliénation de l’homme. Sa peinture ne sera jamais apaisée : les rapports de force se donnent à voir aussi bien dans les lignes, la gestuelle, l’expressionnisme, le choix des couleurs que dans les symboles qu’ils proviennent de la kabbale ou de l’ésotérisme".

"À ses débuts, il est représenté par la galerie parisienne A.Schoeller (1963-1970) puis par la galerie l’Œil de Bœuf (1988-1994) et il expose dans plusieurs galeries en France et en Europe. Il participe à des Salons (Salon de Mai, Salon de la jeune peinture, Grands et Jeunes d’aujourd’hui) qui se tiennent au musée d’Art moderne. Il restera cependant toujours à l’écart des mouvements ou même du milieu de l’art préférant s’isoler pour peindre. Son œuvre est considérable tant par son volume, puisqu’il peint des milliers de peintures et dessins, que par sa diversité, sa peinture n’ayant cessé d’évoluer sur 52 années. Ses voyages (Mexique, Grèce, Angleterre) et ses aller-retours en Israël constituent des sources d’inspiration de son œuvre qui est également imprégnée de ses recueils d’écrits restés inédits".

"L’œuvre de Jacques Grinberg a été récemment exposée en 2012 à la Cité internationale des Arts de Paris, en 2015 au Musée d’art de Ein Harod en Israël, et en 2016 à la Maison des Arts de Châtillon".

Galeries Le Minotaure et Alain Le Gaillard
La Galerie Le Minotaure et la Galerie Alain Le Gaillard présenteront des "œuvres de Jacques Grinberg, avec un accent particulier porté sur les huiles sur toile et œuvres sur papier des années soixante au début des années soixante-dix".

"Artiste d’origine bulgare, Jacques Grinberg vit une dizaine d’années en Israël, où il suit l’enseignement des peintres israéliens auprès de l’Avni Institute of Art avant de s’établir à Paris, en 1962. Dès lors, il fréquente Montparnasse, mais se nourrit également du travail de De Kooning, figure incontournable de l’expressionisme abstrait américain et de l’action painting. Il abandonne rapidement l’abstraction des premiers temps pour une expression qui n’est pas sans évoquer Maryan, Rebeyrolle, Saura ou le mouvement Cobra et rejoint les artistes de la Nouvelle Figuration".

citations

Article du Ann Arbor News à l’occasion de l’exposition « Three European Artist - The Graphic Art » à la Galerie Jacques, Ann Arbor (Etats-Unis), 1997

Le travail de Grinberg reflète la tension d'un artiste libérant sa créativité par une adresse étudiée. Parmi les maîtres de la deuxième génération d’art Brut, l'art de Grinberg - supérieur en la matière - reflète un talent consciemment aux prises avec lui-même

(…) Certaines de ses flamboyantes gravures sans titre, tirées d'une série intitulée La contagion, présente une légère ressemblance avec les derniers Picasso, fusion de surréalisme et de cubisme. Pourtant, dans les mains de Grinberg, ces estampes ont une originalité qui est tout à fait surprenante. (…)


Article de Raymond Perrot dans Artension, 1991 à l’occasion d’une exposition à la Galerie l’Œil de Bœuf

PEINTRE D’ICONES. (…) Peindre, pour Grinberg consiste à écrire des images qui vont rejoindre ensuite les grandes catégories de la peinture. Grinberg invente des caractères iconographiques plutôt qu'il ne peint un portrait, une nature morte, un paysage. Grinberg est un peintre d'icônes au siècle où les raisons d'en peindre ont disparu.

(…) Un homme désolé mais passionné, anxieux mais optimiste, peut produire une oeuvre vectorisée du négatif vers le positif. (…) Passé l'expressionnisme picassien et abstrait, Grinberg débouche sur des signes forts qui pourrait devenir les affiches frappantes de notre dure époque.


Texte du galeriste belge Jo Verbrugghen, catalogue de l’exposition « 1963-1973 », Musée Sint Pietersabdij, Gand, 1973

10 ANS APRES. Lors de l'exposition précédente du peintre juif-bulgare Jacques Grinberg, que j'avais organisée il y a 10 ans, dans la Galerie Kaléidoscope à Gand, les critiques et les amateurs d'art avaient loué l'expression spécifique, la violence brutale et surtout le langage d'images très personnel de l'artiste qui était alors encore très jeune.

(…) Ses œuvres semblent aussi expressionnistes qu'autrefois, dessinées des mêmes gestes, chargées d'autant d'émotion, mais derrière la forme encore plus dure, plus offensante et plus vulnérable, se cache une plus grande profondeur, une cohésion plus solide et encore plus maîtrisé entre langage et contenu.

(…) Des fantômes émaciés surgissent, deviennent animal ou oiseau ou signe. De quelques points lumineux, arrangés dans une géométrie spécifique herméneutique, éclate une forme qui après une fixation passagère, pâlit de nouveau derrière le mélange chaotique de lignes et de taches. Partout la lumière est présente, une lumière claire et créant la vie qui jaillit du dessin, et qui attire l'attention naïve du spectateur trop doux. Comme autrefois, il crie, il martèle, il accuse, il attaque, il suscite l'irritation. Un nouveau message se crée à la bifurcation; d'une clarté éblouissante.

(…) La création de l'artiste qui avec ses lignes et son crayon, rompt le silence où se trouvaient emprisonnés les figures qu'il évoquait, a remplacé les limites de la mort et de l'éternité. (…) Car seule la création ou ce que l'artiste appelle «art» permet une victoire sur cette mort qui le vaincra lui aussi. «Art» en tant que langage, en tant que possibilité de créer, en tant qu'affirmation de soi.

Article de Jean-Jacques Lévèque dans La Galerie des Arts, février 1966 à l’occasion d’une exposition à la galerie André Schoeller Jr.

LA BÊTE DE L’APOCALYPSE. Sous le couvert d'un apparent cynisme, Jacques Grinberg cache de grandes colères et une haute conscience. S'il révèle le monde meurtri de toutes parts, si la bête de l'Apocalypse veille sur notre horizon et se déchaîne, c'est que l'homme achève sa punition. Bien sûr, la guerre, cet autel du sanglant barbarisme des dictateurs et des mauvaises causes, est toujours au centre des préoccupations de l'artiste. Grinberg n'est sans doute pas le chantre de la vie facile. Il a un vieux compte à régler avec la société. La spontanéité gestuelle se moule naturellement à l'expression de figures parfois ramassées comme de brefs signes qui doivent éveiller.


Article de Michel Troche dans Les Lettres françaises, n°1021, 1964 à l’occasion d’une exposition à la galerie André Schoeller Jr.

(…) Cet univers «botté, ganté, casqué» est lyrique et dénonciateur, obsédé par le bruit, le sang, la guerre, le sexe et la cruauté. Ce n'est pas un hasard si la peinture de ce jeune artiste bulgare peut s'inscrire, elle aussi dans la perspective de ce nouveau «réalisme imaginaire », qui attend des œuvres elles-mêmes, il est vrai, une définition encore plus vivante.

Article de John Ashbery, New York Herald Tribune, 7 avril 1964, à l’occasion d’une exposition à la galerie André Schoeller Jr.

La Galerie André Shoeller Jr. présente des peintures de Jacques Grinberg véritablement horrifiantes. Ces tableaux sont peuplés de généraux nazis à face de porc banquetant avec de la chair humaine crue. L’une des toiles, un énorme rat symbolisant la guerre, pourrait être un hommage à l’Allégorie de la guerre du Douanier Rousseau. Grinberg a un style vif et rapide qui sert avec adéquation son but polémique quelque peu limité. Il a évidemment été influencé par Francis Bacon, et un drip de peinture occasionnel et bien placé laisse penser qu'il a également appris de l’action painting new-yorkaise. (…)

Jacques Grinberg, Œuvres/Works. Editions Cohen&Cohen, 2012. Texte d’ouverture par Adam Biro. 24 x 28 cm. 112 pages intérieures. 100 reproductions couleurs. Bilingue français/anglais Couverture brochée avec grands rabats. 26,80 €. Version numérique pour iPad.


Du 30 juin au 31 juillet 2016
A la Galerie Le Minotaure2 rue des Beaux-Arts, 75006 Paris
A la Galerie Alain Le Gaillard. 19 rue Mazarine, 75006 Paris

Du 9 juin au 18 septembre 2016
Au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris
11 avenue du Président Wilson. 75116 Paris
Tél. : 01 53 67 40 00
Du mardi au dimanche de 10 h à 18 h

Du 15 janvier au 28 février 2016
11 rue de Bagneux. 92320 Châtillon
Tél. : 01 40 84 97 11
Du mardi au dimanche de 14 h à 18 h. Entrée libre

Du 18 juillet au 30 septembre 2015
Vernissage le 18 juillet 2015

Du 20 novembre 2014 au 17 janvier 2015
86, rue Quincampoix. 75003 Paris
Tél. : 33 (0)1 42 71 05 29 
Du mardi au samedi de 11 h à 19 h. Fermeture annuelle du 20 décembre 2014 au 6 janvier 2015
Vernissage le jeudi 20 novembre à partir de 18 heures

Du 17 janvier au 22 février 2014
28, rue de la Boétie - 75008 Paris
Tel : 01 43 59 20 52
Entrée libre du lundi au vendredi de 11 h 30 à 13 h et de 14 h à 18 h. Vernissage le jeudi 16 janvier de 19h à 21h

Jusqu’au 22 décembre 2012
18, rue de l'Hôtel de Ville, 75004, Paris
Tel : (33)1 42 78 71 72
Du lundi au samedi de 14 h à 19 h
Nocturne jusque 21 h le jeudi 20 décembre 2012


Visuels : photographies Arnaud Legrain
Le coq
1996
Gouache sur papier
65 x 50 cm
PH00790

L’homme bleu, 1976
Huile sur toile, 146 x 114 cm  

Montagne verte, 1987
Huile sur toile, 130 x 195 cm  

Fasciste, 1986
Huile sur toile, 162 x 130 cm  

L’ange de Rimbaud, 1991
Huile sur toile, 130 x 97 cm

L’enfant, 1963

Huile sur toile, 73 x 92 cm

L’homme qui écoute la terre, 1970
Encre de chine sur papier, 50 x 65 cm


Guerre du Liban, 1983

Gouache sur papier, 76 x 56 cm

Le médaillé, 1964
Huile sur toile, 130 x 97 cm

Affiche
Masque mortuaire, 1992
Huile sur toile, 130 x 97 cm

Jacques Grinberg
Sans titre (PH808)
1988
Gouache sur papier
75 x 56 cm

Jacques Grinberg
Sans titre (PH816)
1988
Gouache sur papier
76 x 57 cm

Jacques Grinberg
Femme aux fruits
1991-1995
130 x 97 cm
Oil on canvas
Sylla Grinberg

Grand carnaval, 1965
Huile sur toile, 195 x 130 cm

Sans titre, 1977
Huile sur toile, 92 x 73 cm

Affiche
Huit (ou Autel), Jacques Grinberg
1974, encre de chine et gouache sur papier, 50 x 65 cm

Montagne verte, Jacques Grinberg
1987, huile sur toile, 130 x 195 cm

Indien
1975, gouache sur papier, 50 x 65 cm

Le prisonnier
1993, huile sur toile, 97 x 130 cm

La censure, Jacques Grinberg, 1993
Huile sur toile,
130 x 97 cm
Crédit photo : Arnaud Legrain ©ADAGP, Paris 2016
   
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Cet article a été publié le 19 décembre 2012, puis les 14 janvier, 20 février et 19 novembre 2014, 15 janvier, 17 juillet et 22 septembre 2015. Il a été modifié le 19 juin 2016.
Les citations sont extraites du dossier de presse.

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