Citations

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« Le plus difficile n'est pas de dire ce que l'on voit, mais d'accepter de voir ce que l'on voit » (Charles Péguy).

mercredi 18 avril 2018

« Tsahal, au cœur de l’action » de Gilles Rivet


Pilote, spécialisé dans le photoreportage, Gilles Rivet a "couvert de nombreux évènements et conflits internationaux". Il signe les textes et magnifiques photos en couleurs de ce livre dédié à l’armée israélienne : Israéliens effectuant leur service militaire, infirmières, avions F-15, fusils M16, missiles Arrow, chars Merkava IV aux technologies sophistiquées protégeant son équipage, etc. Des clichés pris par des soldats complètent ce panorama des unités des Forces de défense israéliennes (IDF). Yom HaZikaron est la journée à la mémoire des soldats morts lors des guerres de l'Etat d'Israël et des victimes du terrorisme depuis 1860, soit 23 646 soldats  et 3 134 victimes d'attentats terroristes en avril 2018.


Auteur de Colombie, unités spéciales dans la série Au cœur de l’action chez le même éditeur ETAI, Gilles Rivet évoque la place des femmes, de la religion, et des unités d’élite – brigades Kfir et Golani, parachutistes - et de lutte NBC (nucléaire biologique et chimique). Son objectif capte la camaraderie de ces jeunes soldats, leur détermination, leur entraînement exigeant pour les aguerrir, leur technique de protection « réciproque », ainsi que leur moment de détente et l’évacuation des blessés et morts.

Il souligne le rôle de Tsahal (abréviation de Tsva Haganah Le’Israel, IDF) dans l’intégration des juifs originaires d’Ethiopie au sein de la société israélienne.

Admirateur de l’intégration des Juifs de diaspora et des bâtisseurs sionistes, l’auteur montre une empathie, une sensibilité et une compréhension rares pour ces 250 000 soldats, dont les réservistes, défendant leur pays, une démocratie isolée dans une région souvent hostile et confrontée à une menace existentielle protéiforme. L’auteur n’omet pas les difficultés d’intégrations des juifs originaires d’Ethiopie et le rôle de Tsahal dans l’intégration de leurs jeunes au sein de la société israélienne

On aurait aimé que soient mentionnés l’éthique de Tsahal et le terrorisme islamiste.

On regrette quelques approximations - l’aide fournie par la Tchécoslovaquie au jeune Etat d’Israël naissant était en fait constituée de matériel soviétique - et oublis, tels la déclaration Balfour et le rôle du grand mufti de Jérusalem Amin al-Husseini dans les massacres antijuifs dans la Palestine mandataire.

Du même auteur, on peut lire aussi son reportage sur la brigade d’infanterie israélienne Kfir (Raids, n° 263, avril 2008) et ses articles, dont celui sur les Magav cosigné avec Maxime Perez, dans le dossier spécial Israël de la revue Assaut (n° 38, mars 2009).

Yom Hazirakon
Yom HaZikaron est la journée à la mémoire des soldats morts lors des guerres de l'Etat d'Israël et des victimes du terrorisme depuis 1860, soit 23 646 soldats  et 3 134 victimes d'attentats terroristes en avril 2018 . 

La journée du Souvenir des soldats tombés pour la défense d'Israël et des victimes du terrorisme (Yom Hazikaron) "est commémorée le 4 Iyar. Une sirène retentit deux fois au cours de Yom Hazikaron. Toute activité, y compris la circulation, cesse immédiatement. Les gens sortent de leur voiture, même au milieu des autoroutes, et observent une minute de silence en mémoire du sacrifice de ceux qui sont morts en défendant Israël. La première sirène marque le début de Yom Hazikaron, et la seconde annonce la récitation publique des prières dans les cimetières militaires. La veille, les sirènes retentiront pendant deux minutes dans le pays. et, en silence, la nation tout entière se souvient de sa dette et exprime sa reconnaissance éternelle à ses fils et à ses filles qui ont donné leur vie pour que le pays parvienne à l'indépendance et poursuive son existence. Cette cérémonie est également dédiée aux victimes du terrorisme. Peut-être parce que la plus grande partie de la population israélienne a des parents ou des amis proches qui ont ainsi perdu la vie, Yom Hazikaron est largement respectée, à l'exception de la plupart des Arabes (sauf les Druzes et les Bédouins, dont beaucoup ont servi dans l'armée) et des Haredi non-sionistes. Tout au long de la journée (la veille au coucher du soleil, selon le calendrier lunaire juif) les magasins, restaurants, cinémas, lieux de divertissement, etc sont fermés par la loi. Radio et télévision passent des programmes sur les guerres d'Israël. Malgré une forte composante laïque, Il y a une composante religieuse dans Yom Hazikaron. On lit un yizkor particulier, la prière "El Male Rahamim" ainsi que le Kadich. Au coucher du soleil, Yom Hazikaron cède la place aux festivités de Yom Haatsmaout, Jour de l'indépendance".


"The figure of 23,646 fallen soldiers is counted from when Jews first began to settle outside of Jerusalem in the 1860s, including 71 fallen IDF officers and soldiers who died in the past year. The last one to join the sad but distinguished list was Sgt. Eliyahu Drori, who was killed on Saturday in an operational accident".

"Since the establishment of the state, 3,117 civilians were murdered in acts of terrorism. Since last year’s Yom Hazikaron, 12 civilians were killed in attacks. The latest victim was Adiel Coleman, a father of four who was stabbed to death in Jerusalem last month".

The dead include members of the Israel Defense Forces, the Shin Bet (Israel’s Security Service), the Mossad, the Israel Police, the Israel Prisons Service and the World War II Jewish Brigade, including 148 fallen soldiers who were also Holocaust survivors and soldiers who died from their disabilities suffered during combat. “On this day, we bow our heads alongside bereaved families – our dear ones who experience daily the yearning and lasting pain,” stated IDF Chief of Staff Lt. Gen. Gadi Eisenkot".

"There are currently some 9,000 bereaved parents in Israel, some 4,800 widows of fallen security servicemen, about 1,800 orphans under the age of 30 and thousands of bereaved siblings and older orphans. Terrorist attacks have left many orphans, including about 100 orphans who have lost both parents, along with some 830 widows and widowers and some 940 bereaved parents".

"More than 1.5 million Israelis are expected to visit Israel’s 52 military and other cemeteries throughout Yom Hazikaron. Sirens will wail on Tuesday night, and a two-minute siren will wail across Israel at 11 a.m. on Wednesday marking the start of memorial ceremonies at military cemeteries. The day’s events conclude with a candle-lighting ceremony at Mount Herzl and the melancholic atmosphere ends sharply at sundown Wednesday when Israel kicks off its 70th Independence Day celebrations".


Gilles Rivet, Au cœur de l’action Tsahal. ETAI, 2008. 144 pages. 29,95 euros. ISBN : 978 2 7268 8828 5

Articles sur ce blog concernant :










Articles in English

Cet article a été publié en une version plus concise dans le n° 614-615, juillet-août 2009, de L’Arche, et sur ce  blog les 18 octobre 2009 et :
- 15 avril 2013, lors de Yom HaZikaron, journée à la mémoire des soldats morts lors des guerres de l'Etat d'Israël - au nombre de 22 993 en avril 2012, 23 085 en avril 2013 - et des victimes du terrorisme (2 493 civils en avril 2013) ;
- 4 mai 2014. Débute Yom HaZikaronjournée à la mémoire des soldats morts lors des guerres de l'Etat d'Israël - au nombre de 23 169 en mai 2014 - et des victimes du terrorisme depuis 1860. Le nombre de membres de familles endeuillées s'élève à 17 038, dont 9 931 parents, 4 966 veuves et veufs, et 2 141 orphelins. Le ministre israélien de la Défense estime qu'un million et demi de personnes vont assister aux cérémonies commémoratives dans un des 57 cimetières militaires israéliens ;
- 22 avril 2016. Yom HaZikaron est la journée à la mémoire des soldats morts lors des guerres de l'Etat d'Israël et des victimes du terrorisme depuis 1860, soit 23 320 en avril 2015, dont 67 lors de l'opération Bordure protectrice ;
- 30 mars 2016. Le 24 mars 2016, à Hébron, un soldat israélien, âgé de 19 ans et infirmier de la brigade Kfir, a tué d'une balle dans la tête un terroriste palestinien qui venait d'essayer de poignarder un soldat israélien. Il a expliqué qu'il craignait que ce dernier ne déclenche son éventuelle ceinture explosive. Il ignorait que des vérifications avaient été effectuées avant son arrivée. Ce qui a suscité une polémique nourrie par une vidéo de B'Tselem. 

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