Citations

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« La lucidité est la blessure la plus rapprochée du Soleil. » (René Char).
« Il faut commencer par le commencement, et le commencement de tout est le courage. » (Vladimir Jankélévitch)
« Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort. Il est de porter la plume dans la plaie. » (Albert Londres)
« Le plus difficile n'est pas de dire ce que l'on voit, mais d'accepter de voir ce que l'on voit. » (Charles Péguy)

jeudi 22 avril 2021

Natalie Portman

Natalie Portman est une actrice, productrice, réalisatrice et conteuse israélo-américaine engagée née à Jérusalem (Israël) en 1981. Dans sa filmographie : Léon de Luc Besson (1993), Star Wars, épisode I : La Menace fantôme (1999), Tout le monde dit I love you de Woody AllenHeat de Michael Mann, Mars Attacks! de Tim Burton, Closer, entre adultes consentants de Mike Nichols - Golden Globe de la meilleure actrice dans un second rôle en 2005 -, Black Swan de Darren Aronofsky - Golden Globe en 2011 dans la catégorie meilleure actrice de film dramatique et Oscar de la meilleure actrice -. Arte diffusera les 25 et 30 avril 2021 "Jackie" de Pablo Larraín avec Natalie Portman et Peter Sarsgaard. 


"Entrer dans le star-system dès l’enfance peut instaurer avec le grand public une fausse sensation de proximité, parfois abusive et envahissante. Catapultée vedette dès ses 13 ans par son sulfureux rôle de lolita dans Léon, Natalie Portman aura connu très tôt cette violence symbolique, comme elle le révéla en 2018 aux États-Unis lors de la deuxième Women’s March (marche des femmes), en témoignant des ravages intimes causés par l'image hypersexualisée relayée par les médias de l’époque. Par la suite, de la gracile danseuse étoile de Black Swan à la révolutionnaire au crâne rasé de V pour Vendetta, en passant par la version féminine de Thor qu’elle s’apprête à incarner chez Marvel et pour laquelle elle s’est épaissie d’une couche de muscles, l’actrice n’a eu de cesse de parcourir le prisme de la féminité en refusant toute assignation. Sa filmographie est à son image : celle d’une citoyenne engagée et féministe, envisageant sa carrière comme une reconquête permanente de son identité et de son corps", a écrit Augustin Faure pour Arte.

Meryl Streep
A la mi-janvier 2017, lors de la cérémonie de remise des Golden Globes, Meryl Streep a reçu le Cecil B. DeMille lifetime achievement Award. Fustigeant la politique sélective en matière d'immigration du Président élu Donald Trump, elle a aussi nommé des personnalités de Hollywood en indiquant leurs ville et pays de naissance, souvent à l'étranger : "Sarah Paulson est née en Floride", "Amy Adams est née à Vicenzia, Italie", "Ruth Negga est née à Addis Ababa, Ethiopie". Mais pour Natalie Portman, elle a dit "née à Jérusalem", sans ajouter "Israël". Et pour Dev Patel, elle a indiqué "Londres", sans préciser "Royaume-Uni". Meryl Streep a conclu : "Où sont leurs certificats de naissances ?" Ce qui a suscité l'indignation sur les réseaux sociaux. Meryl Streep a été accusée d'être anti-israélienne, en refusant la souveraineté israélienne sur Jérusalem.

En décembre 2018, lors de l'émission "Late Night, Natalie Portman a révélé qu'elle avait envoyé par SMS des invitations pour des fêtes juives à sa cousine Meryl, une illustratrice qui avait quitté New York pour s'installer avec son mari à Los Angeles. Mais elle n'a reçu aucune réponse. Elle s'est interrogée sur ce silence. Et en envoyant une nouvelle invitation à sa cousine Meryl, elle s'est rendue compte qu'elle écrivait en fait à... Meryl Streep ! Il y avait deux Meryl dans son carnet d'adresses.

Prix Genesis
En décembre 2017, l'actrice et réalisatrice Natalie Portman a été lauréate du Prix Genesis. Ce Prix prestigieux la distinguait pour sa carrière d'actrice dans plus de quarante films, de comédienne à Broadway (The Seagull, The Diary of Anne Frank) de réalisatrice (A Tale of Love and Darkness, Eve, New York I Love You), de productrice (The Seventh Fire, Eating Animals), son engagement dans des organisations humanitaires et sa formation universitaire à Harvard et à l'université hébraïque de Jérusalem. Natalie Portman s'est alors réjoui de cette distinction. 

En avril 2018, elle a alors annoncé publiquement refusé de se rendre en Israël pour recevoir ce Prix en motivant son choix par son opposition au Premier ministre Benjamin Netanyahu.  Ce qui a suscité une polémique.

Le réalisateur israélien Amos Gitaï a soutenu Natalie Portman. "I think we have to keep an open dialogue,” said Gitai in a telephone interview from Paris, where he is currently putting the finishing touches on a movie based on the Jerusalem Light Rail, which is due out in late summer-early fall. “Each time there is an Israeli... basketball player in the NBA, we say that ‘Israeli basketball has made an achievement.’ When Natalie Portman gets an Oscar she is ‘an Israeli actress,’” he said. Gitai posits that the patriotism weather vane swings in the opposite direction, however, when the locally-born A-lister in question is deemed to have taken a step outside of the party line. “When Natalie says something – quite moderate – she is immediately blamed for being a traitor, collaborator with the enemy and stuff like that,” he claimed. “The usual suspects – the ministers and members of Knesset, like Hazan and [Minister of Public Security Gilad] Erdan – they start to act and shoot, like they are on a duck hunt,” Gitai continues. “This is becoming a very uncivilized debate, in which what Natalie is saying is a legitimate critique of the policies [of the Israeli government], and the impact of these kind of policies on the general presence of Israel.” GITAI WARNS that the current furor over Portman’s move and remarks is just the tip of the iceberg, and hints at deeper problems within Israeli society and politics. The filmmaker dips into the calamitous events, which took place here a couple of millennia ago, to refer to what he believes is a symptom of unsavory winds blowing through these parts. “I believe Jewish sovereignty 2,000 years ago was destroyed because of the takeover of the Zealots, and this is a risk we are facing today. I think the fact that the public, today, is going in this direction is a very unfortunate thing,” he lamented. That attitude, Gitai suggests, can make inroads into various walks of life, including his line of work. “It is a menace to the freedom of creation and freedom of speech, and I think we are in trouble if we carry on like this,” he said. The director is concerned that what he sees as a narrow, partisan line of thought may have repercussions both here and across the Jewish world. “This is also about the relation with the Diaspora. You can act like there are Jews in the Diaspora just to give us money... and then we close our ears when they have some criticism of us. We can’t do that – we have to keep the dialogue open,” Gitai said. “Without the Diaspora, especially the American Diaspora, this country would not have existed. Israel has to listen to the voices in the Diaspora, and Natalie Portman is a good example of that.” Gitai feels that he and his colleagues have a role to play in keeping the discourse channels healthy and free-flowing, even if it means wagging a finger or two at the powers that be. It is, he says, part and parcel of artistic creation. “The arts always meant you asked questions,” he explained. “Take the example of Picasso – he takes the bombardment by the Luftwaffe of the Basque village of Guernica [during the Spanish Civil War], and makes a painting. We appreciate the painting, the composition and use of color and so on, but it is also a civil act. It is the act of revolt against the bombardment of this village, and Picasso is a painter. So, let’s learn from artists. Good artists were always critical".

"Jackie"
Arte diffusera les 25 et 30 avril 2021 "Jackie" de Pablo Larraín avec Natalie Portman et Peter Sarsgaard. "Après l’assassinat de son mari à Dallas, Jackie Kennedy bataille pour défendre son héritage. Par Pablo Larraín, une habile réflexion sur le pouvoir de l’image, servie par une Natalie Portman au sommet."

"Jackie Kennedy reçoit chez elle un journaliste auquel elle a décidé d’accorder une interview. Il y a quelques jours, le 22 novembre 1963, John F. Kennedy a été abattu à Dallas. Jackie se tenait aux côtés de son mari, dans la décapotable du cortège officiel, lorsqu’une balle lui a fracassé le crâne. Retenant son chagrin, la veuve du président des États-Unis, mère de leurs deux jeunes enfants, se remémore le temps où elle était encore la First Lady de l’Amérique".

"À son interlocuteur, elle raconte comment elle s’est investie pour médiatiser leur vie, faire souffler un vent nouveau sur la présidence, et perpétuer, en dépit des mensonges, leur image de couple glamour. Comment, aussi, elle a dû batailler pour organiser ses funérailles nationales, et quelle énergie elle est désormais prête à déployer pour que l’héritage de son époux lui survive..." 

"Du tailleur rose au voile de crêpe noir, du jour du drame au temps du deuil, Jackie Kennedy transcende la figure de la douleur. Lucide et vaillante malgré le choc de la perte, l’ancienne première dame est sur ses gardes, mais aussi sur tous les fronts : elle tient tête à la famille de son mari, s’oppose aux services de sécurité, bouscule le protocole d’une institution marquée par l’assassinat de plusieurs de ses présidents". 

"Se souvenant que la veuve de Lincoln dut vendre un à un tous ses meubles pour survivre, Jackie met elle-même en carton les jouets de ses enfants, pressée de laisser place nette à Lyndon B. Johnson, le nouvel occupant de la Maison-Blanche. Première production américaine du Chilien Pablo Larraín (Neruda, El Club), Jackie, au-delà de l’interprétation sans failles de Natalie Portman, nommée aux Oscars pour sa composition, esquisse une habile réflexion sur la force de l’image et la fragilité du pouvoir."


"Jackie" de Pablo Larraín
États-Unis, 2016, 1 h 36mn, VF/VOSTF
Production : Fox Searchlight Pictures, LD Entertainment, Protozoa Pictures, TSG Entertainment 
Scénario : Noah Oppenheim
Avec Natalie Portman (Jackie Kennedy), Peter Sarsgaard (Bobby Kennedy), John Hurt (le prêtre), Billy Crudup (le journaliste), Greta Gerwig (Nancy Tuckerman), Caspar Phillipson (John F. Kennedy), Max Casella (Jack Valenti)
Meilleur scénario (Noah Oppenheim), Mostra de Venise 2016 - Meilleurs costumes (Madeline Fontaine), Bafta Awards 2017
Sur Arte les 25 avril 2021 à 20 h 55 et 30 avril 2021 à 13 h 35
Visuels :
Natalie Portman (Jackie Kennedy) et Caspar Phillipson (JFK) dans le film de Pablo Larrain
Natalie Portman (Jackie Kennedy) dans le film de Pablo Larrain
© Stephanie Branchu

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