jeudi 10 mars 2016

Demain les Juifs de France


Tel est le titre de la convention du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France) qui s’est tenue le 20 novembre 2011 à Paris. Une série de tables-rondes intéressantes et simultanées qui ont attiré environ mille spectateurs – un succès public révélateur d’interrogations sur l’avenir -, mais qui ont notamment occulté des problèmes graves qui obèrent l’avenir des Juifs français. Les 10, 11 et 12 mars 2016, le MAHJ (Musée d'art et d'histoire du Judaïsme) et la BnF (Bibliothèque nationale de France) accueilleront le colloque L'Antisémitisme en France XIXe - XXIe siècle, sous la direction de Dominique Schnapper, École des hautes études en sciences sociales, présidente du MAHJ ; Perrine Simon-Nahum, CNRS, Centre d’études sociologiques et politiques Raymond Aron, Paul Salmona, directeur du mahJ et Thierry Grillet, directeur de la diffusion culturelle, BnF. Un programme éludant des problèmes graves. 


Le choix graphique annonçant cette convention est éclairant : la taille des caractères va en diminuant, comme si l’avenir se rétrécissait. Et, absent, le point d’interrogation est deviné par le lecteur.

Ce titre se détache d’un fond composé de quatre missions du CRIF : « lutte contre le racisme et l’antisémitisme, défense d’Israël, transmission de la mémoire de la Shoah, promotion des droits de l’homme ».

Quid de « l’exil oublié » d’environ un million de Juifs des pays arabes, de Turquie et d’Iran, des années 1940 aux années 1970 ? Cela ne fait pas partie de l’histoire des Juifs français ? Rappelons que le CRIF est le représentant français de la JJAC (Justice for Jews from Arab Countries), fédération d’organisations Juives visant à informer sur la condition douloureuse et la fuite des Juifs originaires des pays du Moyen-Orient, d’Afrique du Nord et du Golfe et assurant la défense de leurs droits afin d’obtenir justice.

Et cette manie erronée et étrange de désigner les « Juifs de France », comme s’ils n’étaient pas des Juifs français. Et alors que le CRIF, comme les autres organisations Juives françaises, tient un langage républicain soulignant combien ces Juifs ont été et sont de bons citoyens français.

Autres signes : cette convention s’est ouverte par l’annonce du décès du grand rabbin de Paris, David Messas - une disparition non signalée sur le site Internet du Consistoire de Paris -, et s’est déroulée parallèlement à la journée d’union des quatre radios Juives franciliennes en faveur de la collecte pour la Tsedaka (justice, en hébreu) destinée à financer des projets communautaires sociaux, médicaux, etc.

L'assistance nombreuse à cette Convention, comme au colloque Quel avenir pour les Juifs de France de l'UPJF (Union des patrons et professionnels Juifs de France), le 12 décembre 2010, révèle l'inquiétude et les questionnements d'un nombre élevé de Juifs français sur leur devenir en France. Une inquiétude qui perdure à la fin du quinquennat du Président Nicolas Sarkozy, porteur d'espoirs en 2007 chez moultes Juifs français et qui n'a pas agréé la demande de Richard Prasquier, président du CRIF, le 9 février 2011, de réunir le Comité interministériel de lutte contre l'antisémitisme et le racisme.


Une France oubliée et oublieuse


Et la France dans tout cela ? Elle n’apparaît dans aucun titre de ces tables-rondes modérées par deux journalistes, Virginie Guedj-Bellaïche et Eric Halimi, et conclues par un responsable du CRIF.

Les Juifs ne constituent pourtant pas une plante hors sol. Ils sont enracinés dans une France qui n’a été évoquée que rarement et sans vision d’ensemble.

« La crise institutionnelle française se répercute nécessairement sur les institutions Juives », a précisé Dov Maimon, chercheur au JPPI (Jewish People Policy Institute) et adepte des audits. Il n’y a pas qu’une « crise institutionnelle » !

Comment peut-on établir un constat ou envisager l’avenir des Juifs français sans étudier ce beau pays dont les déclins – politique, diplomatique, économique, éducatif, social, culturel, moral, scientifique – ne sont pas enrayés, où un débat sur l’identité nationale – un SMS évoquait ce point - et sur l’islam ainsi que le projet de création de la Maison de l'histoire de France soulèvent un tollé, un pays tacheté de zones de non-droit et dont le fossé entre l’élite et le peuple va croissant. Un Etat qui a gommé de l’Education nationale son histoire nationale glorieuse au profit d’un narratif « politiquement correct », excluant ses grandes figures ou gommant progressivement ses  « grands hommes » (Clovis, François 1er, Louis XIV, Napoléon, etc.), marqué du sceau de la culpabilisation d’un passé jugé à tort honteux au travers d'une grille de lecture droitsdel'hommiste, et exsudant la haine injustifiée de l’entreprise. Une France républicaine qui redéfinit le périmètre de sa laïcité et dont nombre de ses habitants refusent toute autorité et le droit, parfois au nom de la citoyenneté : des faucheurs d'OGM autorisés refusent toute recherche scientifique et détruisent des champs d'agriculteurs, etc. Une France dont le fleuron du service public national, France 2, a diffusé en 2000 le blood libel de l'Intifada II, le reportage si controversé de  Charles Enderlin et Talal Abu Rahma sur la « mort de Mohamed al-Dura ».

Un pays qui a choisi l’intégration dans une Union européenne niant ses racines juives et chrétiennes, sans limite géographique, au fonctionnement peu démocratique et trop opaque, diluant les responsabilités, réduisant les contrôles de l’usage de ses fonds, absorbant les souverainetés nationales, anémiée par une croissance économique faible, un chômage de masse et une paupérisation croissante, incapable de maitriser les flux d'immigration en son sein...

Une France qui selon l'essayiste Bat Ye’or a opté dès les années 1970 pour Eurabia en soutenant l’OLP contre l’Etat d’Israël.

Quid de la fameuse « note de 2001 de Pascal Boniface, recommandant au Parti socialiste de ne plus courtiser la communauté juive mais plutôt la communauté musulmane où se trouve la plus grande masse de ses électeurs potentiels » (Shmuel Trigano), ainsi que le rapport du think tank socialiste Terra Nova Gauche : quelle majorité électorale pour 2012 ?  « Jeunes peu qualifiés et mères célibataires frappés par le précariat, blacks et beurs de banlieue discriminés à l'embauche, ouvriers au chômage de longue durée : ce sont ces nouvelles classes populaires que la gauche doit défendre », estime cet organisme dirigé par Olivier Ferrand (10 mai 2011). Dans la note Musulmans de France : Pour une citoyenneté inclusive par Marc Cheb Sun et Ousmane Ndiaye (09/03/2011 ), ce think tank appelle « à « l'émergence d'une puissante citoyenneté musulmane », dispensée d'intégration. Bref, les « progressistes » invitent la France à se communautariser davantage et à s'islamiser, sans jamais se poser la question du respect d’un héritage culturel plus que millénaire, qui devrait être soudainement balayé par de nouvelles minorités refusant le processus de l'intégration puis de l'assimilation » (Ivan Rioufol, 14 mars 2011).

Tous ces faits méritaient d’être étudiés pour mieux appréhender le futur des Juifs français. D'autant que les crises induisent souvent des boucs-émissaires. Ce qu'ont été les Juifs.

L’avenir de la France est un paramètre certes difficile à préciser, mais incontournable. La situation actuelle permet d’en esquisser des facettes inquiétantes, qui influent sur la vie des Juifs français.


Les « derniers des Mohicans » ?

Dans ce pays en mutations, et à la différence de la doxa dominante, les Juifs arborent leur adhésion aux valeurs républicaines, leur légalisme, leur amour de la France et leur attachement à l’Etat d’Israël.

Ce qui nourrit l’indifférence et l’incompréhension de ceux élevés/éduqués dans l’ignorance de l’histoire de France. Suscite l’animosité des amnésiques, incultes, conformistes, partisans du « Passé faisons table rase » ou haineux à l’égard de ces Juifs français si différents d’une partie de l’immigration réfractaire à l’intégration et célébrée comme La Victime du racisme et de la colonisation, voire de l’islamophobie.

Cette attitude des Juifs attire aussi le soutien de ceux prisant l’Etat-nation, attachés à l’histoire de leur pays, reconnaissants à l’égard des Juifs - valeurs communes, culture biblique, contribution au pays et au monde, etc. -, et admiratifs d’un Etat Juif qui n’a pas capitulé depuis plus de 60 ans au jihad malgré un environnement hostile.

Dans cette France actuelle, l’organisation de la communauté Juive remontant à l’ère napoléonienne et à la Seconde Guerre mondiale, son discours parfois cacophonique et sa stratégie – ou son absence de stratégie – sont-ils pertinents ? Une question esquissée par le SMS d'un spectateur de cette convention.

Une communauté diverse

Deux grands écrans dans chaque salle listant les noms des orateurs et surtout les SMS des spectateurs diffusés après leur modération – messages souvent justes, parfois ironiques ou publicitaires et révélant une connaissance des divisions et coulisses de la communauté Juive institutionnalisée -, des tables-rondes simultanées filmées par Akadem (1)… Impressionnant.

Que retenir de cette journée en débats denses, parfois tendus ?

« Les symptômes dont la rue juive se plaint (absence d'activités pour les 18-30 ans, manque de représentativité des institutions, guerres internes, absence de plans de carrière pour les professionnels, blocage des initiatives de terrain, désaffection de 70% des jeunes) témoignent d'une absence de projet », a noté Dov Maimon.

Un consensus s'est formé sur l’impératif d’attirer les jeunes dans les organisations Juives, de préparer la relève des cadres communautaires et d’ouvrir davantage la communauté Juive, notamment aux enfants nés d’unions mixtes – « au moins une union sur deux est exogame » -, particulièrement ceux dont la mère n’est pas juive et donc considérés comme non-Juifs par la loi juive (halakha). Mais comment ? Elie Korchia, vice-président du Consistoire de Paris, s’en tenait aux règles de la loi juive. Ce qui ne satisfaisait pas d’autres sensibilités du judaïsme français, tel le judaïsme libéral. Mais il y a d’autres problèmes importants, rétorquait Elie Korchia, comme le nombre élevé de divorces (un mariage sur deux). Quid des Juifs Noirs ?

La solution proposée par Dov Maimon : organiser des réunions de dirigeants communautaires pour faire émerger un « projet fédérateur », des accords fondamentaux.

La sociologue Chantal Borges Benayoun a ironisé sur ce « mirage de l’unité après lequel courent la plupart des institutions Juives, c’est-à-dire une image uniforme affirmée dans l’espace public par différents acteurs ». Pour Rivon Kryger, rabbin d’Adath Chalom. communauté Juive Massorti de Paris, la communauté Juive est clivée par une polarisation entre la « déshérence et une tendance à la radicalisation identitaire dans une génération en perte de repères, à l’instar du reste de la société ».

Chantal Borges Benayoun a consacré un long développement à « une forme de séparatisme » Juif orthodoxe minoritaire, au détriment de l’analyse de courants plus importants, tel celui représenté par les Juifs qui ne s’adressent à la communauté institutionnalisée que pour des évènements majeurs : circoncision (brit mila), communion (bar ou bat mitzva), mariage, mort. Selon Dov Maimon, 160 000 Juifs se rendent dans les synagogues pour Yom Kippour, soit moins d'un tiers des Juifs français dont le nombre avoisine 500 000.

Des réflexions passionnantes ? Par exemple le rappel par l’essayiste Michel Gurfinkiel de la stratégie définie par le général Yéhoshafat Harkabi, ancien directeur du Renseignement militaire israélien, afin d’établir des lobbys Juifs en Occident chargés d’inciter les Etats-Unis ou l’Europe, à exercer des pressions sur l’Etat d’Israël. Le combat pour maintenir légal l'abattage rituel juif (shehita).

Le « soutien inconditionnel » à Israël ? Il est stigmatisé par Claude Askolovitch, journaliste, qui développe une vision binaire infondée « camp de la paix » contre « camp de la guerre » assimilé à la droite, voire à l’extrême-droite. Pourtant ce prétendu soutien n’existe pas : la seule occurrence de « soutien inconditionnel » trouvée sur Internet par son confrère Clément Weill-Raynal lie en 1997 ce soutien à « la politique étrangère de l’URSS. Cette expression fait partie du monde marxiste et communiste ». A Alain Finkielkraut qui alléguait que la droite israélienne « avait pris le pouvoir » car Kadima avait obtenu le plus grand nombre de voix lors des élections législatives, Michel Gurfinkiel rappelait que le dispositif légal israélien prescrit que seule une coalition disposant d’une majorité à la Knesset peut diriger le pays. Mené par Tzipi Livni, le parti Kadima n’était pas parvenu à constituer une coalition parlementaire majoritaire, à la différence de Benjamin Netanyahou qui arrivait alors au pouvoir.

Des remarques surprenantes révélant des orateurs parfois déconnectés de la réalité : « Les Juifs de France occupent une place importante dans le monde intellectuel français : littéraire, philosophique, cinématographique, musical ». Cette généralisation gagnerait à être affinée : les artistes Juifs sont souvent sommés de se distancer de l’Etat d’Israël à l’image ternie, ou devancent cette menace en adoptant un « profil Juif ou sioniste » bas. De plus, en quelques décennies, les Juifs ont quasiment disparu des postes de rédacteurs en chef des journaux de France Télévisions, groupe public signataire en 2004 de la Charte de la diversité en entreprise et qui a récemment organisé un casting afin de recruter des animateurs et présentateurs issus de la « diversité ».

Des hors-sujets : secrétaire général de l’EGAM (European Grassroots Antiracist Movement), Benjamin Abtan s’est appesanti sur les actions – testings à l’entrée de discothèques en Europe, sondages sur les discriminations - de l’EGAM, une fédération d’associations luttant contre le racisme et liée à SOS Racisme. Dominique Moïsi a avancé des projections démographiques jusqu’en 2040-2050, et survolé la menace nucléaire militaire iranienne contre l’Etat d’Israël, si dangereuse dans le court terme.

Un certain déséquilibre idéologique : le seul universitaire israélien, Denis Charbit, est membre du Comité de parrainage des Amis de Shalom Arshav (La Paix Maintenant). Des experts comme Alexandre del Valle ou Raphaël Israéli étaient absents. A noter les refus de deux universitaires Juifs français de participer à cette Convention en raison de leur opposition aux dirigeants du CRIF. Une absence regrettable.

Des propos d’experts infondés. Un « Hezbollah et un Hamas affaiblis » (Bruno Tertrais) ! Des définitions aberrantes du mot « populisme ». Des parallèles faux entre Geert Wilders et les fascistes italiens ou l’extrême-droite. Selon Frédéric Encel, le Président Barack Obama n’aurait pas exercé de pression sur le Premier ministre Benjamin Netanyahou car une pression n’existerait qu’assortie de menaces de sanctions. Nombre d’observateurs - Caroline Glick, Steven J. Rosen cité par Daniel Pipes, La Croix - ont pourtant noté des pressions américaines sur Israël… Un changement d’alliance d’Israël – Grèce substituée à la Turquie – présenté comme imputable au seul Etat Juif, en oubliant la stratégie de l’islamiste turc Erdogan et la tentative de la flottille de rompre le blocus de Gaza en 2010. On peut regretter qu’à aucun moment, nul n’ait dit qu’Israël n’a pas de « partenaire pour la paix ».

Des visions « politiquement correctes » de la réalité : selon Benjamin Abtan, le racisme, classé à l’extrême-droite, et les discriminations n’ont visé en Europe que les Roms, les Arabes ou plus généralement les immigrés.

Devant ce tableau partiel de la situation, un SMS signalait un antisémitisme présent aussi à l’extrême-gauche et Elisabeth Lévy, co-directrice de la rédaction de Causeur, a rappelé que l’on pouvait s’interroger sur le multiculturalisme ou l’immigration sans être raciste. Et de citer la chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre britannique David Cameron constatant l’échec du multiculturalisme dans leur pays. Ajoutons que Benjamin Abtan a semblé ignorer le « racisme » anti-Blanc, anti-chrétien ou anti-Français et ne s’est pas indigné de la « discrimination positive » en faveur des « minorités visibles ».

A noter que Benjamin Abtan, tout comme Raphaël Haddad, coordinateur de la Convention, ont exercé la fonction de président de l’UEJF (Union des étudiants juifs de France).

Des tabous, tels l’antisémitisme à gauche, à l’extrême-gauche et dans l’islam. Le grand rabbin de France Gilles Bernheim a évoqué le dialogue interreligieux - sans indiquer la teneur du dialogue judéo-musulman - centré sur la notion d'hospitalité et l'Amitié judéo-musulmane de France. Ces soulèvements dans des pays arabes ont des retombées en France-même occultées lors de cette convention : par exemple, environ un tiers des électeurs tunisiens en France ont voté pour Ennahda, un parti islamiste voulant imposer la shari’a, la loi islamique contraignant les non-musulmans – Juifs, chrétiens, etc. - à la dhimmitude, aspirant à un 6e califat et à la  « reconquête de Jérusalem ».

Martine Aubry, première secrétaire du Parti socialiste, ayant prévenu de l’impossibilité pour elle de participer au débat prévu avec Jean-François Copé, secrétaire général de l’UMP, ce débat a été annulé faute de participants, mais des édiles étaient présents à cette Convention. Une réaction de Martine Aubry à la déclaration du 17 novembre 2011 de Richard Prasquier, président du CRIF, sur le choix des candidats d’union – Socialistes/EELV (Europe Ecologie Les Verts) - aux prochaines élections législatives et le « désastreux… effet d’affichage des noms des évincés. Il est tentant de parler d’antisémitisme, certains l’ont déjà fait et je me garderai de les suivre. Je pense que nous n’en sommes pas là » ? Le 21 novembre 2011, Richard Prasquier déplorait  « les interprétations, parfois malveillantes » ayant suivi son précédent communiqué, rejetait  « toute idée de représentation communautaire » et regrettait que « les circonscriptions concernées étaient réservées à des représentants d’un parti écologiste qui, de façon répétée et incompréhensible, a été ces derniers mois à la pointe de l’hostilité contre Israël ».

Après le récit par Bernard-Henry Lévy de son « aventure politique » en « tant que Juif » porteur de valeurs Juives et nourri de la pensée de philosophes Juifs, en Libye et sa conviction d'avoir fait vaciller l'opinion d'un islamiste libyen - pas moins ! -, la convention a été conclue par Richard Prasquier, cinglant à l’égard d’écologistes ayant placé la « détestation d’Israël » au centre de leurs préoccupations, annonçant la formation du CRIF ACCESS, qui « entend regrouper la nouvelle génération » et dès janvier 2012 des « rencontres publiques avec les principaux responsables des partis politiques avec lesquels il entretient des relations régulières ».


ADDENDUM
Le 17 septembre 2014, le CRIF a organisé une grande réflexion « Apaiser la société pour mieux vivre ensemble ? » à  l’Espace Rachi. "Vivre dans une société apaisée, où les différences de religion, de couleur, d’origine ne créent pas de conflit impose de redonner corps à notre société. Il faut donner du sens à la fraternité et impulser, encourager les initiatives pour mieux vivre ensemble, partager des expériences, des acquis, des réflexions et interroger les acteurs de terrain". La seconde des deux tables-rondes, "animée par André Benayoun, est composée des personnalités issues du monde religieux ou du dialogue interreligieux s’articulera sur la question de « Comment le message religieux peut-il aider à vivre avec l’Autre ? » avec le Pasteur François Clavairoly, président de la Fédération Protestante de France, Marie Stella Boussemard, présidente de l’Union Bouddhiste de France, Fatima Messaoudi, rectrice de la mosquée d’Antony, le Rabbin Michel Serfaty, président de l’Amitié judéo-musulmane de France et le Père Antoine Guggenheim, directeur de recherches au Collège des Bernardins". Le bouddhisme menace-t-il le vivre-ensemble ou/et les Français Juifs ? Je ne le pense pas.

Le 16 novembre 2014, le CRIF organisa sa 5e convention nationale, "islamiquement correcte", La France en tensions. Les comprendre pour agir. 


(1) J'ai collaboré à Akadem en 2006.
Il est regrettable que de nombreux documents d'Akadem sur cette convention soient remplis de fautes de français - "Sarkosy" au lieu de Sarkozy -, datés ou lacunaires. Ainsi, le document sur le désengagement de la bande de Gaza occulte notamment les raisons de ce désengagement, les arguments de ceux opposés à ce retrait ainsi que les conséquences humaines du départ forcé de 7 000 Israéliens et leur difficile reconversion, celui sur le Hezbollah est imprécis sur sa propagande lors de la 2e guerre du Liban et l'importance de son armement, celui sur les organisations juives de lutte contre l'antisémitisme oublie le Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme (BNVCA), etc. Et l'affaire al-Dura ne semble pas avoir été comprise et la relaxe de Philippe Karsenty par la Cour d'appel de Paris en 2008 non mentionnée.


Articles sur ce blog concernant :
 Affaire al-Dura/Israël
Chrétiens 

Cet article a été publié le 25 novembre 2011, puis le 16 novembre 2014. Il a été modifié le 16 novembre 2014.

2 commentaires:

  1. Shalom ! et Bravo ! Au moins voilà un compte-rendu détaillé et objectif de cette convention ! Merci pour Israël ! que j'aime profondément ainsi que son peuple.
    J'aimerais bien revenir en Israël en 2012 : je vais me renseigner.
    Comment se portent vos parents ?
    Cordialement, Monique Albouze

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  2. Shalom ! et Bravo ! Au moins voilà un compte-rendu détaillé et objectif de cette convention ! Merci pour Israël ! que j'aime profondément ainsi que son peuple si courageux, vaillant, tenace et qui sait faire face à tous les défis.
    Continuez votre noble tâche ...
    J'aimerais bien revenir en Israël en 2012 : je vais me renseigner.

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