jeudi 14 mai 2015

Nora Herman


La Cité internationale des Arts présentera l'exposition collective "#Visions épigénétiques" (15-27 mai 2015), avec des œuvres de Nora Herman. Cette artiste  poursuit son exploration symbolique de la genèse, la germination, le processus naturel, dynamique, évolutif de la vie et à ses formes parfois surprenantes et émouvantes, sobres ou exubérantes. Vernissage le 15 mai 2015 de 18 h à 22 h.


C’est le jaillissement de la vie que célèbre Nora Herman, née à Buenos Aires (Argentine), dans une famille Juive d’origine polonaise. Son père est dessinateur humoristique.

Nora Herman a commencé à sculpter dès l’âge de trois ans.

A 17 ans, elle quitte l’Argentine de la junte militaire pour Madrid (Espagne), où elle ouvre son atelier. Puis, vers 1980, elle apprend la technique de la sculpture à la Parsons School (New York).

Depuis 1982, cette artiste vit et travaille à Paris. Vers 1990, après avoir maîtrisé la gravure, elle aborde la peinture dans des œuvres odes à la vie, à la nature, et interrogatives ou optimistes.

« J’aime beaucoup l’œuvre de Henry Moore, sculpteur anglais et Federico Garcia Lorca poète espagnol, qui avec un art inégalé lient la vie vive aux formes artistiques. J’aime aussi Rothko, de Kooning, Joan Mitchell, Juan Gris, Julio González… et bien sûr, nos ancêtres Leonardo de Vinci, Fra Angelico », confie Nora Herman en février 2011.

Parmi ses distinctions : les prix de sculpture du ministère espagnol de l’Education nationale (1979) et Lacourière du Cabinet des Estampes de la Bibliothèque Nationale de France (1993), et le concours de sculpture monumentale de la Ville de Paris (2001).

Nora Herman a exposé à Madrid, Kyoto, Paris, La Haye, etc. Ses œuvres figurent dans des collections publiques et privées.

Hymnes à la vie
Pourquoi cet intérêt pour la graine, pour la genèse ? « Cela me produit un grand bonheur de voir la vie s’agréger, se développer, se magnifier. Au commencement, les êtres ont une infinité de possibilités. Ils peuvent s’ils le désirent, et si les conditions sont favorables, devenir le meilleur d’eux-mêmes. Cette possibilité est très porteuse d’espoir, et c’est bien le reflet de ma manière de voir la vie, et ce que l’on peut faire avec elle », déclare cette « observatrice émerveillée ».

Au fil des ans, Nora Herman élabore une œuvre hymne à la Nature dans des séries : « Les eaux profondes » (1995), « Germination » (1997) et « Et ces quelques fleurs... » (2002).

La peinture abstraite d’« Et ces quelques fleurs... » stylise des motifs floraux aux couleurs souvent « pop ». Des reliefs accentuent un mouvement fort. Son œuvre est un hymne à la vie et à la communion avec l’univers.

C’est une fascination admirative, parfois interrogative, pour la vie. Les fleurs s’épanouissent et gravitent. Souvent d’un rose éclatant, les pétales s’ouvrent et irradient un halo, plus clair ou dans une couleur tranchée. Soit elles emplissent l’espace en élévation spirituelle, soit elles sont un élément d’un « océan-univers » où elles flottent. Les graines de pollen jaune « volent ». Des formes circulaires sont en suspension. Les matières se superposent : apports de la sculpteur, les reliefs confèrent mouvement, vie et profondeur. Souvent composé de petits ronds, le fond vert lumineux teinté de jaune fonce en s’excentrant. Nora Herman use aussi de couleurs foncées, denses. Tout est imbriqué et va vers l’infini...

Ce dynamisme anime ses gravures sur papier de Japon très léger. Le mouvement vertical noir strie un fond vert printemps.

« Etres », sculptures en bronze, sont patinés en nuances de vert très doux et laissent deviner une femme ou un arbre. Dans les sculptures « Les liens qui nous unissent » (1994), les personnages étaient enveloppés dans des cercles quasi-tutélaires. Les « êtres » sont en général seuls, indépendants...

L’automne 2003 a été dense pour Nora Herman : deux expositions, dont l’une au Sénat, l’installation d’une sculpture commandée par la Ville de Paris - « Ceci est une barque pour s’en aller » au Passage Piver (75011) - et deux livres dont l’un rassemble des écrits sur les œuvres de Nora Herman et les réflexions de celle-ci : « … Et l’origine était l’eau » (Ed. d’écarts) et « Les terres de l’en-deçà » (Ed. Tiempo).

« Les couleurs des peintures (« Mais tu reçois la graine ») sont plus sourdes, car la terre s’y mêle, et lumineuses », confiait l’artiste qui peint la confusion entre terre et eau en un univers quasi-aérien…

Une quête sur le pourquoi
Après La germination, les cercles de feu, Terres de l’en-deçà, cette artiste s’interroge sur L’origine des origines. Et explore la genèse, approfondit sa réflexion sur le temps et l’espace, recherche de nouvelles formes nourrissant sa thématique.

En 2011, la galerie AROA (Aide à la recherche d’œuvres d’art) a présenté l’exposition Origines avec des sculptures et gravures de Nora Herman et des peintures de Sung Pil Chae. Y étaient exposées des oeuvres épurées aux lignes fines et douces, d’une fragilité émouvante. Une alliance paradoxale de force et de vulnérabilité, de contrastes dynamiques et complémentaires, de conquête d’espaces et de défi à la pesanteur par leur équilibre suspendu au temps et leur lien affirmé avec la terre.

« J’ai fait des formes très dépouillées, ouvertes, couchées à même le sol. Aujourd’hui, les sculptures ont une base comprise en elles mêmes, tel un piédestal pour les mettre en valeur, en hauteur, et elles sont plus complexes. Les gravures de la série précédente étaient en couleur ; celles actuelles sont en Noir et blanc, comme celles que j’avais fait dans les années 1980-1990... Encore ce mouvement d'aller et de retour. Quant aux dessins, c'est un travail très méticuleux à la mine de plomb avec des repentirs, un travail méditatif », explique Nora Herman.

De la graine, ronde ou ovale, s’échappent des formes fines, effilées, arrondies, en ellipses, riches d’un avenir prometteur, et en partie accompli. Une réflexion sur l’origine de son art, sur la naissance du processus créatif et les mouvements l’affectant, le nourrissant, le faisant évoluer. Sur des possibilités d’épanouissement multiples et variées.

En ce printemps 2012, la Galerie Leizorovici présente la nouvelle série de dessins de Nora Herman au Salon Chic Dessin. 

« Ce nouvel ensemble est la prolongation naturelle de la série précédente. Intitulées « L’Origine des Origines ». Ces dessins sont une évocation poétique matérialisée.  Réalisés à la mine de plomb sur papier Japon très léger (6 g.) ils sont  posés sur du Moulin de Gué coloré (600g.) » - un papier chiffon que l'artiste colore et retravaille très épais-, avec des inclusions végétales. Ce songe de l’Origine se révèle à nous avec une finesse extrême en même temps que toutes ces valeurs, couleurs, fragrances et textures. L’on s’interroge dans quel souvenir ancestral, l’artiste a pu puiser intact L’ORIGINE DE LA VIE  ».
En 2013, la galerie Herzog a présenté « Pépitas », exposition d'une série de dessins, sculptures et gravures récents réalisés par Nora Herman dans l'exposition L'origine des Origines.

Nora Herman a présenté, du 28 au 30 mars 2014, dans son atelier parisien ses dessins, peintures, sculptures et gravures récents réalisés par dans sa série L'origine des Origines.

La Cité internationale des Arts présentera l'exposition collective "#Visions épigénétiques" (16-27 mai 2015), avec des œuvres de Nora Herman. Vernissage le 15 mai 2015 de 18 h à 22 h. Cette exposition "laisse libre cours à l’interprétation d’artistes contemporains sur la plasticité du vivant. dont Nora Herman. Ces artistes "se sont confrontés au monde scientifique afin d’établir un pont entre l’art et l’épigénétique, une discipline qui s’interroge sur le destin de nos cellules. Cette exposition s’inscrit dans la démarche Art-Science du réseau d’excellence européen EpiGeneSys, elle implique plusieurs chercheurs de l’Institut Curie, du CNRS et de PSL. Aujourd’hui, l’épigénétique est un domaine en pleine évolution. Après avoir décrypté le code génétique de nombreuses espèces dont l’homme, les scientifiques ont réalisé qu’ils ne tenaient pas encore la clé pour expliquer tous les mystères de la vie, des maladies et de notre évolution… En effet, il existe encore un autre niveau de complexité qui permet une régulation fine de l’expression des gènes. Actuellement, ces phénomènes sont très étudiés pour comprendre de nombreuses maladies comme les cancers ou pour savoir si nos comportements influenceront ou non nos descendants. Pour que cette thématique d’avenir ne reste pas seulement dans les laboratoires de recherche, l’exposition présentera de nombreuses oeuvres mêlant l’art et la science pour éveiller l’intérêt du grand public à l’épigénétique. L’exposition évoquera des aspects de l’épigénétique et de la biologie des systèmes tels que : qu’est-ce que l’épigénétique ? Quels en sont les principes ? Comment ces principes sont associés à des questions sociales et de vie quotidienne ? Quel est le rôle de l’épigénétique dans la médecine d’aujourd’hui et de demain ? Les travaux présentés sont le fruit de projets collaboratifs, d’interactions au cours de workshops et de travaux personnels. L’imagination, le jeu et la soif de connaissances seront sollicités notamment via des sculptures, des dessins, des installations, des applications interactives ou des animations pour éveiller l’intérêt de chacun aux mécanismes épigénétiques responsables de l’évolution de notre destinée et à leurs retombées dans le domaine médical. L’exposition s’inscrit dans la démarche Art-Science du réseau d’excellence européen EpiGeneSys coordonné par Geneviève Almouzni, spécialiste de l’épigénétique, directrice CNRS du laboratoire Dynamique du noyau (CNRS/Institut Curie)et directrice du Centre de Recherche de l’Institut Curie. Le réseau d’excellence européen EpiGeneSys, financé dans le cadre du programme FP7 de la commission européenne, regroupe aujourd’hui plus de 160 laboratoires répartis dans toute l’Europe. Il a été créé pour favoriser les échanges et ainsi l’efficacité de cette nouvelle communauté de recherche en pleine ascension. Une de ses nombreuses missions est de sensibiliser le grand public grâce à des interactions avec des artistes inspirés par les possibilités de l’épigénétique".

Du 15 au 27 mai 2015
A la Cité internationale des Arts   
Galerie au 18 rue de l'Hôtel-de-Ville. 75004 Paris
Entrée libre de 14 h à 19 h. Fermeture les dimanches 17 et 24 mai.

Du 28 au 30 mars 2014
A l'atelier de Nora Herman
92 bis quai de la Loire, 75019 Paris
Code 1547. Interphone Herman
Vendredi et samedi de 11 h à 21 h 30. Dimanche de 11 h à 20 h et sur rendez-vous.
Vernissage le 27 mars 2014 de 18 h 30 à 21 h30.


Du 22 mars au 14 avril 2013
A la galerie Lucette Herzog
Passage Molière
157, rue Saint-Martin, 75003 Paris
Tél. : 01 48 87 39 94
Du mardi au samedi de 15 h 30 à 19 h et sur rendez-vous
Vernissage le 21 mars 2013 à 18 h 30. Finissage le 7 avril 2013 de 16 h à 18 h 30.

L'origine des Origines
Les 29 mars, 30 mars et 1er avril 2012
Chic Dessin
Galerie Leizorovici - Stand A2
L'Atelier Richelieu
60, rue de Richelieu, 75002 Paris
Jeudi 29 mars : Preview de 14 h à 18 h. Vernissage de 18 h à 21 h 
Vendredi 30 mars-dimanche 1er avril : de 11 h à 20 h

Jusqu’au 26 février 2011
38, boulevard d’Inkermann. 92200 Neuilly-sur-Seine
Vendredi et samedi de 13 h à 19 h
Tous les autres jours, y compris le dimanche, sur rendez-vous
Tél. : 01 74 63 00 18

Visuels de haut en bas : oeuvres de Nora Herman © DR
Origine des origines, sculpture
Ensemble de sculptures
Germination, sculpture
Origine des origines, gravure
  
« L’Origine des Origines »
Mine de plomb sur Japon sur Moulin de Gué
 2010
93 x 32 cm


Un tissu de vie-vive
2015
250 x 125 cm

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Publié sur ce blog les 20 février 2011, 28 mars 2012, 19 mars et 7 avril 2013, 28 mars 2014, cet article a été modifié le 3 mai 2015.

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