mardi 7 juin 2016

« Le débarquement en Normandie - Robert Capa »


Le 6 juin 1944, le célèbre photographe Robert Capa (1913-1954) débarque avec les Alliés sur une plage normande lors de la Libération de la France. Il photographie les soldats alliés peinant à gagner la côte normande sous les tirs nourris des Allemands nazis. Les « Magnificent Eleven » de Robert Capa témoignent du courage des soldats américains. Arte diffusa l’ensemble des douze modules de la série Pictures for Peace, ces photos entrées dans la légende (Pictures For Peace - Fotos, Die Die Welt Bewegten), de Rémy Burkel.


Lors du Summer of Peace en 2015, Arte a proposé Pictures for Peace, La paix au bout de l’objectif, « série documentaire dédiée aux images de guerre ou de paix qui ont marqué notre histoire récente.

« Saisir l'image choc qui fera le tour du monde, pour dénoncer la guerre ou célébrer l'espoir de paix : de la Seconde Guerre mondiale à nos jours, cette série documentaire décrypte les clichés qui ont marqué l'opinion publique et notre histoire récente ».

Willy Brandt à genoux à Varsoviela poignée de main entre Rabin et Arafatla manifestation du 11 janvier 2015 à Paris, la jeune Algérienne pleurant sa famille décimée à Bentalha (Algérie)… : douze modules courts sur des photos entrées dans les consciences ». Une série souvent décevante par les commentaires révélant une incompréhension de la situation politique, « politiquement corrects », etc.

« Magnificent Eleven »
Le 6 juin 1944, le D-Day, le célèbre photographe Robert Capa (1913-1954) « débarque  en Normandie aux côtés des forces alliées ».

Il capte les soldats Alliés peinant à atteindre la côte normande d’Omaha Beach en raison des tirs nourris des Allemands nazis. Soit 106 photos de ce jour historique et tragique.

« Après une erreur de développement, seuls onze de ses clichés seront exploitables et entreront dans la légende ». Le magazine Life en publie alors cinq.

Cette série omet d’évoquer la polémique récente concernant non pas l’authenticité de ce cliché du cofondateur de l’agence Magnum ni la réalité des faits photographiés, mais la durée pendant laquelle Capa a pris ses photographies du D-Day et le sort de certaines de ses pellicules : abîmées par l’eau de mer ? Surexposées ? Et le documentariste aurait gagné en interviewant les protagonistes, dont l’agence Magnum, Time-Life et l’ICP (International Center of Photography).
J. Ross-Baughman, photojournaliste distingué par le Prix Pulitzer, et A.D Coleman, Historien et ancien journaliste au New York Times, ont allégué que Robert Capa serait resté trente minutes, et non une heure et demie à couvrir l’événement, et aurait abrégé son travail par peur. Ils doutent d’une erreur lors du développement des photographies. L’enquête  The Robert Capa D-Day Project a reçu le Society of Professional Journalists Sigma Delta Chi (SDX) Award for Research About Journalism en 2014.

Manque une enquête indépendante ayant accès au matériel photographique de ce photographe mythique.

Dans son autobiographie Slightly out of focus (Juste un peu flou), Robert Capa écrivait : « C’était une peur nouvelle, qui secouait mon corps de la tête aux pieds et déformait mon visage […] J’ai tenu mes appareils au-dessus de ma tête, et soudain j’ai su que je m’enfuyais. Je me suis dit, « Je vais juste aller me sécher les mains sur ce bateau ».
 

2015
Sur Arte le 27 décembre 2015 à 3 h 35

A lire sur ce blog :
Cet article a été publié le 26 décembre 2015.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire