Citations

« Le goût de la vérité n’empêche pas la prise de parti. » (Albert Camus)
« La lucidité est la blessure la plus rapprochée du Soleil. » (René Char).
« Il faut commencer par le commencement, et le commencement de tout est le courage. » (Vladimir Jankélévitch)
« Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort. Il est de porter la plume dans la plaie. » (Albert Londres)
« Le plus difficile n'est pas de dire ce que l'on voit, mais d'accepter de voir ce que l'on voit. » (Charles Péguy)

mardi 12 janvier 2021

« Née à Auschwitz » par Eszter Cseke et András Takács


Arte diffusera le 13 janvier 2021 « Née à Auschwitz » (Geboren in Auschwitz , Born in Auschwitz) réalisé par Eszter Cseke et András Takács. « De Budapest à Dresde en passant par Jérusalem, l’extraordinaire épopée de deux générations de femmes déterminées à se libérer de l’horreur d’Auschwitz et de blessures transgénérationnelles tenaces ».

« Née sans aucun cri dans un baraquement d’Auschwitz peu avant la libération du camp, Angela Orosz a survécu par miracle » pendant cinq semaines avant la découverte du camp par l'Armée Rouge. 

« Son père est mort d’épuisement, mais sa mère Vera a tenu malgré les coups, le froid et la famine ». Elle était enceinte de deux mois à son arrivée à Auschwitz.

« Cette dernière, soumise aux expérimentations du funeste docteur Mengele, est parvenue à mettre miraculeusement au monde puis à allaiter son enfant, qui ne pesait qu’un kilogramme à la naissance ». 

« En devenant mère à son tour, Angela a inévitablement transmis à sa fille Kati des traumatismes hérités de sa prime enfance dans l’univers concentrationnaire, obstinée à l’éduquer pour qu’elle survive ». 

Effectuant des recherches contre le cancer, « Kati, quant à elle, s’est tournée à un moment de sa vie vers le judaïsme ultra-orthodoxe afin de s’apaiser et fait son possible pour ne pas transmettre ses traumas à ses propres enfants".

Angela évoque l'antisémitisme en 1956 en Hongrie, émanant aussi d'amis ou voisins. Sa fille Kati et elle rencontrent des personnalités comme le Pape François et un psychothérapeute allemand.

Elles s'efforcent d'établir des relations plus affectueuses. Et de mettre un terme à l'empreinte des Nazis sur les générations post-Shoah.

Les documentaristes avaient gagné le Best History Pitch Award au Sunny Side of the Doc 2016.

"Nous avons refusé d'utiliser des images d'archives d'Auschwitz. Vues tant de fois à la télévision, ces images bien connues sont devenues des illustrations. En tant que cinéastes, nous nous efforçons d'éviter tout ce qui ressemble à de l'illustration, surtout en ce qui concerne un lieu comme Auschwitz. A la place, les téléspectateurs écoutent un vieil enregistrement audio très personnel d'une conversation entre la grand-mère, qui a accouché à Auschwitz, et sa petite-fille qui l'a interviewée pour un projet scolaire il y a 40 ans. Nous avons aussi créé une animation de 11 minutes, dont une partie du point de vue du fœtus dans l'utérus, en essayant d'imaginer les impacts et les impressions du camp de la mort sur un enfant à naître. Ce qui fait d'ailleurs l'objet de plusieurs études scientifiques actuellement", ont déclaré Eszter Cseke et András Takács.

Pourquoi Arte ne diffuse-t-elle qu'une seule fois, au milieu de la nuit, ce documentaire intéressant sur des générations marquées par la Shoah ?

"Gaza: Chronicles of a Conflict"

Ils avaient été distingués par le Nymphe d'Or du Meilleur documentaire au Festival du film de télévision à Monte-Carlo pour le volet de leur série documentaire "On the Spot" intitulé "Gaza: Chronicles of a Conflict" (2013, 27 minutes). Un film sélectionné par l'American Documentary Film Festival en California et loué par The Financial Times.

Ce court métrage est ainsi résumé dans IMDB : "Un combattant d'Al-Qassam est en train de récupérer les restes du corps d'Ahmed Jabari dans son épave après un raid aérien israélien qui a tué le chef de la brigade Al-Qassam. Un journaliste palestinien qui ne croit pas à la violence reçoit un appel téléphonique, sa fille de 8 ans a été blessée. Un fragment lui a coupé trois doigts. Histoires parallèles du combattant d'Al-Qassam dont le rêve est de se faire exploser pour se venger et du journaliste qui est prêt à tout pour amener sa fille dans un hôpital israélien - le seul endroit où elle peut être sauvée. La naissance de la haine et de l'espoir - les chroniques du dernier conflit à Gaza". Jabari était un terroriste, un dirigeant des Brigades Izz ad-Din al-Qassam, celui qui a envoyé un commando enlever des soldats israéliens, en l'occurrence Gilad Shalit.

"Quand vous êtes si près [des gens], peu importe de quel côté vous êtes. Ces problèmes disparaissent... Vous devez être bon pour savoir quand vous êtes utilisé comme un outil pour diffuser une idéologie", a déclaré András Takács au Financial Times.

"Notre travail ne consiste pas à expliquer ou à résoudre le conflit au Moyen-Orient. Ce serait prétentieux. En racontant toutes ces petites histoires, nous nous efforçons de donner une vue d'ensemble", a renchéri Eszter Cseke au Financial Times.

Une vue partielle, et en ayant choisi un camp. Qui peut travailler librement dans la bande de Gaza contrôlée par le mouvement terroriste Hamas ?


« Née à Auschwitz  » par Eszter Cseke et András Takács
 

Hongrie, Allemagne, Spot Productions, Laokoon Filmgroup, AMC Networks International Central Europe, 2019, 58 minutes

Sur Arte le 13 janvier 2021 à 23 h 50

Disponible du 13/01/2021 au 12/04/2021 

Visuels :

© Oros-Klein Family Archiv

© Cseke-Takacs

Articles sur ce blog concernant :

Les citations proviennent d'Arte. 

Aucun commentaire:

Publier un commentaire