samedi 14 octobre 2017

« Bazar d’Orient. Jérusalem », de Elke Werry


Arte rediffusera le 14 octobre 2017, dans le cadre de la série Bazars d’Orient, « Bazar d’Orient. Jérusalem » (Basare Der Welt), documentaire de Elke Werry. Une balade dans la vieille ville de Jérusalem, capitale éternelle et indivisible de l'Etat d'Israël.


Après le bazar d’Istanbul, et avant ceux du Caire et de Téhéran, Elke Werry invite à visiter le bazar de Jérusalem.

« Découverte des plus beaux marchés couverts d'Orient, à travers les dédales des ruelles et les artisans qui y travaillent. Aujourd'hui : le bazar de Jérusalem, à cheval sur les quartiers chrétien et musulman, creuset bouillonnant traversé de tensions explosives ».

Dans les échoppes de ce bazar vieux de deux mille ans, on vend de tout : bijoux, objets liturgiques, vêtements, bibelots anciens, etc.

« Sept portes traversent les épaisses murailles qui encerclent le vieux Jérusalem, ville sainte des trois religions monothéistes. Le bazar, à cheval sur les quartiers chrétien et musulman, est à l'image de la cité, creuset bouillonnant traversé de tensions explosives. Des boucheries du souk Al-Lahamin à l'échoppe d'un photographe arménien - "venu en 1920, son père a perdu 160 membres de sa famille pendant le génocide nié par Turcs" - en passant par une boulangerie palestinienne, une déambulation dans ce marché fascinant, où l'on rencontre un coiffeur pour dames à la clientèle œcuménique ». Or, Jérusalem est sainte pour le judaïsme et le christianisme, mais n'est pas mentionnée dans le Coran. Le documentaire allègue aussi : "Chacun y a ses racines et veut y faire valoir ses droits" et "l'occupation illégale" !? 


Curieusement, ce documentaire débute par des commerçants "palestiniens" musulmans. Les juifs israéliens sont d'abord évoqués par des "soldats israéliens qui patrouillent" et auxquels il est préférable de ne pas "se frotter de trop près". Puis "l'atmosphère se raidit quand se profile le chabbat", mais pas pendant les prières du vendredi. La "crise du logement est due aux familles nombreuses et aux juifs venus du monde entier".

"Pendant des siècles, Jérusalem a été la plate-tournante entre la Palestine, l'Asie et l'Afrique". Un raccourci sémantique qui accrédite l'idée d'une prétendue "Palestine" ancrée de toute éternité dans l'Histoire. Ainsi, Ayman tient une boucherie halal qui "appartient à sa famille depuis des générations", et des "maisons urbaines de tradition palestinienne s’intègrent dans l'architecture globale". Ce mythe éclate quand le documentaire interviewe le propriétaire, quarantenaire ayant vécu aux Etats-Unis, d'une auberge accueillant les pèlerins :  l'origine remonte à 150 ans".

Saïd al Mansour "vend des bibelots du monde entier, surtout des objets anciens juifs : boite à ranger le cédrat venant de Pologne, boite de donation en argent de Shiraz, gobelet d'Iran du chabbat". Et des "antiquités israéliennes, pakistanaises, afghanes, iraniennes". Il souligne que les "gens ont moins d’argent à dépenser". Il "a acheté ces objets à des familles démunies".
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Des "anciens bains turcs", témoignant de la grande culture orientale, sont à l’abandon. Un hammam a plus de 500 ans". Mais rien sur les bâtiments et découvertes archéologiques prouvant que Jérusalem, "citée à plus de cent reprises dans le Nouveau Testament", est le berceau du judaïsme, siège des deux Temples.


2015, 43 min
Sur Arte les 31 mai 2016 à 15 h 35 et 14 octobre 2017 à 17 h 20

Visuels : © HR/Elke Werry
Les citations sont d'Arte. Cet article a été publié le 31 mai 2016.

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