Citations

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lundi 8 mars 2021

L’Inde du Premier ministre Narendra Modi

Narendra Modi est le Premier ministre d’Inde depuis le 26 mai 2014. Il est membre du parti nationaliste hindou Bharatiya Janata Party (BJP). Arte diffusera le 9 mars 2021 « La nouvelle puissance indienne - Le monde selon Modi » (Die Welt des Narendra Modi. Indiens Weg zur Weltmacht) de Sophie Lepault.

  
Narendrabhai Damodardas Modi est né en 1950 dans une famille hindoue - son père était épicier - à Vadnagar, dans l’Etat de Gujarat (Inde).

Il débute son militantisme politique au sein du Rashtriya Swayamsevak Sangh (RSS), groupe nationaliste. 

Lors de l'état d'urgence (1975), il doit se cacher.

En 1985, il entre au parti nationaliste hindou Bharatiya Janata Party (BJP) dont il devient secrétaire général en 2001.

En 2001, en raison de la santé fragile de Keshubhai Patel et après le séisme à Bhuj, Modi est désigné ministre en chef du Gujarat. Il assure quatre mandats au bilan économique marqué par une forte croissance ; des critiques visent sa réaction lors des émeutes de 2002 et ses résultats concernant la santé, la pauvreté et l'éducation.

Sous sa direction, le BJP remporte une victoire durant les élections générales de 2014 : pour la première fois depuis trente ans, il obtient la majorité à la chambre basse, le Lok Sabha. Narendra Modi devient Premier ministre de l’Inde. Son gouvernement réduit des dépenses sociales, lance la démonétisation controversée de billets de grande valeur et une campagne pour l'assainissement. Narendra Modi souhaite augmenter l'efficacité de l’administration et met fin à la Planning Commission, ce qui renforce son pouvoir.

Après les élections législatives de 2019, Narendra Modi débute un deuxième mandat. Il est le premier chef de gouvernement indien hors de l’Indian National Congress à assurer deux mandats consécutifs gagnés grâce à une majorité absolue.

Narendra Modi a renforcé ses relations avec l'Etat d'Israël dirigé par le Premier ministre Benjamin Netanyahu, allié stratégique contre le djihad mondial (attentats à Mumbaï) et start-up nation dont les technologies innovantes - épuration des eaux, etc. - permettront de réduire les maladies et de contribuer à la modernisation du pays en réduisant la misère.

Des organisations de défense des chrétiens, dont Portes ouvertes, condamnent les persécutions dont sont victimes des chrétiens en Inde.

« La nouvelle puissance indienne - Le monde selon Modi »

« Ce portrait éloquent du Premier ministre indien, le nationaliste hindou Narendra Modi, décrypte les rouages d'un pouvoir aux ambitions immenses et redoutables ».

« Jamais l’Inde n’avait été aussi puissante sur la scène internationale. Jamais non plus « la plus grande démocratie du monde », selon un cliché toujours en vigueur, n’avait mis en œuvre une politique aussi ouvertement nationaliste, pro-religion (en l’occurrence l’hindouisme) et autoritaire que celle du Premier ministre Narendra Modi, chef de file du BJP (Bharatiya Janata Party, nationaliste hindou). »

« Triomphalement réélu en mai 2019, après avoir succédé en 2014 aux soixante ans de règne de la dynastie des Nehru-Gandhi, il a méthodiquement bâti un pouvoir qu'il ne cesse de renforcer, avec une double revanche à prendre sur l'histoire : restaurer ce qu'il présente comme la pureté originelle de l'Inde d’avant les invasions mogholes et britanniques, et lui conférer une place centrale dans l'ordre international ». 

« Selon lui, "le XXIe siècle sera le siècle de l’Inde", forte de son 1,3 milliard d'habitants − dont près de 15 % de confession musulmane, que son fidèle et sulfureux second, le ministre de l'Intérieur Amit Shah, n'hésite pas à qualifier de "termites"… »

« Quels sont le parcours, la stratégie et les valeurs de cet animal politique septuagénaire champion des réseaux sociaux et du double langage, qui se pose tour à tour en gourou pacifiste et en chef de guerre brutal ? Quelles sont les bases et les limites de son pouvoir ? » 

« De sa formation au sein de la milice ultranationaliste du RSS (Rashtriya Swayamsevak Sangh, ou "Organisation volontaire nationale") à son adoubement sur la scène internationale, par le biais de l'alliance "Indopacifique" destinée à contrer la Chine, Sophie Lepault décrypte l'homme et son projet, grâce à des archives et des témoignages également éloquents ». 

« Un chemin qui passe par le "laboratoire" du Gujarat, l'État où il est né et où, de 2001 à 2014, il a forgé les bases de son programme, entre ultralibéralisme économique et ciblage des minorités ». 

« Une enquête en forme de portrait, aussi nuancée que documentée, avec, entre autres, l'écrivaine Arundhati Roy, l'anthropologue Mukulika Banerjee, le politiste Christophe Jaffrelot (L'Inde de Modi : démocratie ethnique et national-populisme, Fayard, 2019), le journaliste Kapil Komireddi, qui a publié au Royaume-Uni et en Inde un livre dénonçant la "République malveillante" du BJP, ou encore le biographe de Modi, Nilanjan Mukhopadhyay (Narendra Modi: The Man, The Times) » en 2013.

Christophe Jaffrelot, "ancien directeur du CERI, est directeur de recherche au CNRS et enseignant à Sciences Po. Il est le grand spécialiste de l’Asie du Sud et s’intéresse plus particulièrement à sa politique, au carrefour des dynamiques sociales et religieuses". "En Inde comme dans bien d’autres pays, la nation ne se définit pas seulement sur le mode ouvert de la citoyenneté, mais aussi sur celui, fermé, de l’ethnicité. Le premier a longtemps été représenté par le parti du Congrès de Gandhi puis de Nehru, et le second par les nationalistes hindous, pour lesquels la communauté majoritaire, faite de fils du sol, incarne l’Inde éternelle, tandis que les chrétiens et les musulmans sont des pièces rapportées devant prêter allégeance aux symboles hindous pour être reconnus comme des Indiens à part entière."

"Né dans les années 1920, le nationalisme hindou n’a pris son essor que dans les années 1990 avant de conquérir le pouvoir en 2014. Ce tournant doit beaucoup au populisme de son leader, Narendra Modi, une personnalité atypique qui a d’abord gouverné la province du Gujarat –  où il s’est imposé, suite au pogrom antimusulman de 2002, grâce à ses succès économiques et au soutien des milieux d’affaires  , avant de conduire son parti, le BJP, à la victoire. En cinq ans, les nationalistes hindous ont changé la face de l’Inde. Non seulement ils ont mis au pas les tenants du sécularisme (universitaires, ONG…), mais ils se sont aussi attaqués aux chrétiens et aux musulmans au point de les marginaliser dans les assemblées nationales et régionales, et, surtout, de mettre en place une police culturelle. Ce dispositif, s’il ne s’est pas traduit par des réformes constitutionnelles, donne aujourd’hui naissance à une démocratie ethnique de fait."

« Le tournant Modi »
Arte diffuse, dans le cadre de l’émission « Le Dessous des cartes » (Mit offenen Karten), « Inde : Le tournant Modi » (Indien: Zeitenwende unter Modi).

« En Inde, les dynasties hindoues et musulmanes se sont longtemps affrontées pour la maîtrise de la péninsule, avant que ne s'impose la colonisation britannique, puis l'indépendance marquée par la douloureuse scission avec le Pakistan ». 

« Une histoire conflictuelle qui n'a pas empêché le pays de mettre en place la "plus grande démocratie du monde", fondée sur le suffrage universel, le sécularisme et la pluralité religieuse dans un pays de 1,4 milliard d'habitants ». 

« Mais cet édifice singulier est aujourd’hui mis en péril par la politique de son nouvel homme fort : Narendra Modi, et sa mise en place d'un pouvoir ethnique hindouiste, qui gouverne aux dépens de la minorité musulmane, des minorités en général et d'un certain nombre de contre-pouvoirs et de libertés ». 

« Cachemire : un conflit sans fin »
Le Cachemire est un territoire divisé entre l'Inde, le Pakistan et la Chine. Trois Etats détenteurs de l'arme atomique. L’Inde revendique le Cachemire historique. Trois guerres ont opposé l'Inde au Pakistan pour ce territoire disputé.

Dans le cadre de l’émission « Le Dessous des cartes » (Mit offenen Karten), magazine géopolitique d'ARTE, présenté par Émilie Aubry, « Cachemire : un conflit sans fin » est réalisé par Frédéric Ramade.

« Au cœur de l'Himalaya, le Cachemire est administré par la Chine, l’Inde et le Pakistan ». 

« À l'été 2019, Narendra Modi, le Premier ministre indien, nationaliste hindou et antimusulman, a brutalement révoqué l’autonomie accordée à la partie indienne du territoire, réveillant la crise qui oppose depuis 1947 son pays au Pakistan ». 

« Dans le cadre de son projet de nouvelles routes de la soie, la Chine, elle aussi, s'intéresse de plus en plus à cette région stratégique. Le dessous des cartes se penche sur l’un des conflits les plus anciens, les plus complexes et les plus insolubles de la planète. »

« Inde : Rêve de puissance »
Dans le cadre de l’émission « Le Dessous des cartes » (Mit offenen Karten), « Inde : Rêve de puissance » est réalisé par Frédéric Lernoud.

« Narendra Modi, le Premier ministre indien, rêve de voir son pays sur un pied d'égalité avec la Chine. La course est engagée entre les deux titans asiatiques. Mais l'Inde, qui tente aussi d'exercer son influence auprès de ses voisins immédiats dans l'océan Indien, et de développer des liens avec le Japon et les États-Unis, a-t-elle la bonne stratégie de puissance ? »


France, ARTE GEIE, Un Film à la Patte, avec le soutien du Centre National du Cinéma et de l'image animée, de la Région Grand Est et de la Procirep-Angoa, 2020, 79 min
Production : Un film à la patte
Productrice : Laure Bernard
Auteurs : Sophie Lepault et Sébastien Farcis
Sur Arte les 9 mars 2021à- 22 h 25, 15 avril 2021 à 2 h 30
Disponible sur arte.tv du 02/03/2021 au 07/04/2021

Présentation : Emilie Aubry
France, 2020, 13 min
Disponible sur Arte du 06/02/2021 au 07/01/2028

« Cachemire : un conflit sans fin » par Frédéric Ramade
France, 2020, 12 mn
Magazine présenté par Émilie Aubry 
Disponible sur arte.tv du 21/03/2020 au 26/05/2020

« Inde : Rêve de puissance » par Frédéric Lernoud
France, 2018, 12 mn
Magazine présenté par Émilie Aubry

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