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mercredi 24 mars 2021

« Le prix de la paix » de Mike Schaerer

Arte diffusera les 25 mars et 1er avril 2021 au soir « Le prix de la paix » (Frieden ; Labyrinth of Peace) de Mike Schaerer a
vec Annina Walt, Max Hubacher, Dimitri Stapfer. « À travers le destin d’une famille d’industriels suisse, « Le prix de la paix » explore l’attitude de la Suisse après la Seconde Guerre mondiale, qui accueillit des survivants des camps tout en cachant des criminels de guerre. Une fresque chorale historique captivante, courageuse, créée et écrite par Petra Volpe. En intégralité du 18 mars au 30 avril 2021 ».


Le prix de la paix
 est « une série  chorale historique au cœur de la Suisse de 1945. Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, le destin croisé des membres d’une famille d’industriels suisses du textile. Nouant aspirations intimes et responsabilité collective et s’appuyant sur de solides recherches, la scénariste Petra Volpe (Les Conquérantes) dévoile toute la complexité de cette période méconnue, grâce à des personnages poignants et nuancés ».

« Suivant en fil rouge les aspirations au renouveau et à la justice de la jeune génération helvète au sortir de la guerre, Le prix de la paix porte un regard sans complaisance sur un pan, sinon occulté du moins méconnu, de l’histoire de la Suisse pendant le conflit mondial et dans l’immédiat après-guerre ». 

« Du rôle discret de ses banques à ses compromis idéologique et économique envers son voisin hitlérien, de l’indigence des moyens accordés à l’accueil des enfants juifs à l’organisation de filières pour "blanchir" les nazis en fuite et l’argent des spoliations, le scénario documenté de Petra Volpe lève le voile sur un passé peu glorieux ». 

« Emmenée par un trio de jeunes interprètes – Annina Walt, Max Hubacher et Dimitri Stapfer – s’emparant de personnages en butte au conservatisme et aux compromissions de leurs aînés, une fresque chorale historique aussi captivante que courageuse. »

« Suisse, 1945. La paix en Europe revenue, Egon Leutenegger a intégré le bureau chargé pour le ministère public suisse d’extrader, à la demande des Américains, les nazis en fuite ». 

« Johann, son frère cadet, s’apprête, lui, à épouser Klara, la fille d’Alfred Tobler, un industriel du textile dont il est devenu le bras droit ». 

« Désireuse de s’engager auprès des réfugiés, Klara a rejoint, malgré les objections de sa mère, l’équipe d’un foyer de la Croix-Rouge qui va accueillir de jeunes Juifs polonais rapatriés du camp de Buchenwald ». 

« Dénoncé par le fermier qui l’employait, l’Allemand Kremser est interrogé par Egon ». 

« Il le met sur la piste d’une filière qui exfiltre d’Allemagne vers la Suisse d’anciens membres de la SS. Le jour des noces de Klara et Johann, Alfred est victime d’un malaise. »

« Malgré sa détermination, Johann ne parvient pas à convaincre son beau-père de moderniser l’entreprise en se lançant dans la production de fibres synthétiques ». 

« Pourtant, la société aurait besoin d’un nouvel élan, d’autant que des licenciements sont prévus à la suite de l’annulation par l’État d’une importante commande ». 

« De son côté, Klara, qui voudrait obtenir du matériel scolaire pour les jeunes dont elle s’occupe, espère leur faire classe ». 

« Grâce aux révélations de l’ancien membre du parti nazi qu’il a démasqué, Egon s’intéresse de près à Wilhelm Scholz, un avocat originaire d’Allemagne installé en Suisse depuis avril 1945. »

« Après avoir essuyé le refus des banques de financer son projet de nouvelle usine, Johann a reçu le soutien de Carl Frei, un avocat influent ». 

« Ayant obtenu l’appui financier d’un consortium qui souhaite rester en retrait, ce dernier propose de faire venir de Dresde Rudolph Schneider, un chimiste allemand, pour le nouveau laboratoire ». 

« Au foyer de la Croix-Rouge, un vol de nourriture a été découvert. Klara soupçonne Herschel, un jeune dont elle s’est rapprochée, d’avoir quelque chose à cacher ». 

« Quant à Egon, épaulé par une journaliste américaine, il poursuit son enquête sur Scholz. Sans demander l’aval d’un juge, il décide aussi de mettre Frei sur écoute. »

« Klara accompagne Jenkele au comité international de la Croix-Rouge, à Genève, afin d’en apprendre plus sur le sort de ses parents. »

« Pour le réconforter, elle l’invite à la soirée d'anniversaire de sa mère, Lisbet-Marie ». 

« Au cours de la fête, un incident éclate avec Renata, la fille des Schneider ». 

« Furieuse, Klara reproche à Johann de travailler avec des nazis et lui annonce qu’elle ne rentrera plus à la maison tant que Schneider et sa famille habiteront chez eux ». 

« Alors qu’Egon fait part de ses soupçons sur Scholz au procureur, ce dernier lui retire l’affaire et lui signifie sa mise à pied ». 

« Peu après, Klara commet une erreur lourde de conséquences. » 

Réunis par le directeur, Obrecht, les jeunes apprennent que le foyer va fermer et qu’ils vont être envoyés en Palestine » mandataire.

« La nouvelle les révolte, car ils ne veulent pas être séparés, et beaucoup d’entre eux souhaitent rester en Suisse ». 

« Alors que Johann tente de se réconcilier avec Klara, Egon lui confie ses soupçons : Wilhelm Scholz a volé des familles juives et Carl Frei l’a aidé à blanchir l’argent spolié en l’investissant dans son usine ». 

« Venue des Pays-Bas, l’une de leurs victimes pourrait bien fournir la preuve dont il a besoin ». 

« Après la disparition du petit Jenkele, qu’elle avait installé dans la villa familiale, Klara perd connaissance. »

« Le médecin qui l’examine lui apprend qu’elle attend un enfant. Loin de réjouir Johann, la nouvelle est source pour lui d’une nouvelle angoisse : en est-il le père ? » 

« Egon, quant à lui, est à deux doigts de faire arrêter Scholz, qui se prépare à partir pour l’Argentine ». 

« Johann se trouve face à un dilemme : s’il collabore avec les autorités, il perdra son entreprise. S’il ne le fait pas, il risque de détruire son mariage avec Klara… »



« À travers la chronique d’une famille suisse en 1945, Le prix de la paix revient sur une période méconnue. S’appuyant sur de solides recherches, la scénariste Petra Volpe (réalisatrice de Les conquérantes, nommé aux Oscars en 2018) en dévoile toute la complexité, grâce à des personnages puissants et nuancés. Propos recueillis par Jonathan Lennuyeux-Comnène.

Le prix de la paix lève le voile sur une période trouble. À quel point cette réalité est-elle connue en Suisse ?
Petra Volpe : L’attitude de la Suisse pendant la Seconde Guerre mondiale a fait l’objet de beaucoup de recherches et de débats. En revanche, on ne parle quasiment pas de ce qui s’est passé après. Quand j’ai commencé à m’y intéresser, j’ai réalisé que je ne savais rien de cette "année zéro"… Or il s’agit d’un moment crucial, car l’Europe se retrouve face à la problématique de sa reconstruction. Comment les gens se sont-ils comportés au cours de cette période ? Cette question m’a passionnée, et j’ai été choquée de découvrir comment les rescapés des camps de concentration avaient pu être accueillis, et à quel point, pour le gouvernement et les industriels, la priorité n’avait pas changé : faire du profit.

Comment avez-vous mené vos recherches avant de les transformer en fiction ?
J’ai notamment bénéficié de toute la documentation établie par le rapport Bergier, commandé en 1996 par le gouvernement suisse, lorsque des Juifs spoliés pendant la guerre ont demandé à récupérer leurs biens. Cela a constitué ma source principale. J’ai alors été frappée par un parallèle effrayant : le fait que la Suisse se soit présentée comme une terre d’asile pour les survivants des camps, tout en accueillant, dans le secret, des criminels de guerre en fuite. L’hôtel de Zurich dont il est question dans la série est inspiré d’un hôtel réel où étaient hébergés, au même moment, des Juifs et des nazis. Au début, je voulais écrire un film pour le cinéma, mais face à l’ampleur du sujet, j’ai choisi d’orienter l’histoire vers le format de la série, ce qui a été très libérateur. Une équipe d’historiens m’a aidée à garder le juste équilibre entre la véracité historique et la nécessaire dramatisation des faits.

À travers les trois personnages principaux, la série dresse aussi le portrait d’une jeune génération. Pourquoi cet angle ?
Klara, Johann et Egon appartiennent à une génération émergente qui voit la fin de la guerre comme un nouveau départ. Cependant, malgré leur volonté d’avancer, ils vont comprendre qu’ils ne peuvent pas se défaire du passé. C’est une histoire universelle : celle du conflit entre le profit et le respect de la vie humaine, et nous n’en sommes toujours pas sortis.Il suffit de regarder comment sont considérés actuellement les réfugiés de guerre. Les jeunes protagonistes du Prix de la paix ne sont donc pas très différents de ceux d’aujourd’hui, confrontés aux mêmes dilemmes et aux mêmes défis face à l’avenir. »


Suisse/Allemagne/France, 2020, 6×50’
Coproduction : ARTE, SRF, Zodiac Pictures
Une série créée et écrite par Petra Volpe
Avec Annina Walt, Max Hubacher, Dimitri Stapfer
Réalisation : Michael Schaerer
Scénario : Petra Volpe
Production : Zodiac Pictures Ltd, SRF, ARTE
Producteurs : Lukas Hobi, Reto Schaerli
Image : Christian Marohl
Costumes : Monika Schmid
Décors de film : Su Erdt
Son : Jean-Pierre Gerth
Montage : Wolfgang Weigl
Musique : Annette Focks
Avec Annina Walt (Klara), Max Hubacher (Johann Leutenegger), Dimitri Stapfer (Egon Leutenegger), Urs Bosshardt (Alfred Tobler), Sylvia Rohrer (Lisbet-Marie Tobler), Therese Affolter (Elsie Leutenegger), Stefan Kurt (Carl Frei), Oscar Bingisser (Obrecht), Jan Hrynkiewicz (Herschel), Miron Sharshunov (Jenkele), Nicolas Rosat (Kägi)
Sur Arte :
1ère partie (49 min) : le 25 mars 2021 à 20 h 55
2e partie (51 min) : le 25 mars 2021 à 21 h 45
3e partie (52 min) : le 25 mars 2021 à 22 h 40
4e partie (51 min) : le 1er avril 2021 à 20 h 55
5e partie (51 min) : le 1er avril 2021 à 21 h 50
6e partie (51 min) : le 1er avril 2021 à 22 h 40
Disponible du 18/03/2021 au 30/04/2021

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