Citations

« Le goût de la vérité n’empêche pas la prise de parti. » (Albert Camus)
« La lucidité est la blessure la plus rapprochée du Soleil. » (René Char).
« Il faut commencer par le commencement, et le commencement de tout est le courage. » (Vladimir Jankélévitch)
« Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort. Il est de porter la plume dans la plaie. » (Albert Londres)
« Le plus difficile n'est pas de dire ce que l'on voit, mais d'accepter de voir ce que l'on voit. » (Charles Péguy)

mardi 25 août 2020

Hébron, ville biblique


Hébron ou Hévron, cité biblique, est située en Judée. Le 24 août 1929, à Hébron, à l'initiative du grand mufti de Jérusalem, Mohammed Amin al-Husseini, des Arabes de la Palestine sous mandat britannique ont massacré une soixantaine de Juifs, dont 24 étudiants d'une yeshiva, en ont blessé 53, ont pillé des maisons Juives et des synagogues. A l'issue de deux jours d'horreur, environ 435 Juifs ont survécu indemnes, dont 300 environ grâce à l'intervention de voisins arabes. Ils ont du fuir la ville devenue Judenrein, et l'Etat d'Israël l'a libérée par la guerre des Six-Jours permettant à une communauté juive de pouvoir s'y établir.

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Hébron est située en Judée, au sud de Jérusalem. Le nom a pour racine 'haver, qui signifie camarade, ami, ou le'haber, qui peut se traduire par "lier".

Cité biblique

Eretz Israël (Terre d'Israël) fut promise entièrement au patriarche Abraham par Dieu. 

La première matriarche "Sarah mourut à Kiriath Arba qui est Hébron" (Genèse 23, verset 2). En achetant un terrain - grotte de Ma'hpela - à Hebron pour y enterrer son épouse Sarah, Abraham a marqué le début de la propriété des Hébreux sur leur terre. 


Cette ville biblique abrite le Tombeau des Patriarches (Ma-arat Hamakhpelah (מערת המכפלה), en hébreu : « grotte des doubles tombes ») : s'y trouvent des tombes jumelles où sont enterrés quatre couples bibliques majeurs : Adam et Ève ;  Abraham et Sarah ; Isaac et Rébecca ; Jacob et Léa. Rachel, mère de deux fils de Jacob - Joseph, puis Benjamin -, est enterrée dans un caveau spécifique. 


Kiriath Arba est la cité des Quatre. Quatre collines l'encerclant. Ville des quatre géants (Bamidbar 13, 22). Terre de la quatrième tribu (Josué 14, 13), celle de Yéhouda. Ville de refuge d'Israël (Josué 20, 7). Cité des quatre couples de patriarches : Adam et Eve, Abraham et Sarah, Itzhak et Rivka, Jacob et Léa.


Le Tombeau des Patriarches a été édifié dans une grotte située dans un terrain impropre à l'agriculture car rocailleux et acheté à prix d'or - 400 sigles d'argent payés comptant (Béréchit 23,16) - par Abraham, premier patriarche de la Bible. "La détermination d'Abraham était certainement motivée par la prophétie selon laquelle un jour, on viendrait à contester auprès de ses descendants la propriété de ces lieux... Se basant sur les sources de nos sages, le Gaon de Vilna arrive à la conclusion que le prix payé correspondait en fait à un emplacement qui pouvait contenir 600 000 personnes, soit la totalité du Klal Israël... A Hévron, c'est tout le peuple d'Israël qui devrait pouvoir se tenir. Avraham a acheté cet endroit pour signifier que chaque juif y a sa portion d'espace. Pour comprendre l'attachement que portait Avraham à cet endroit, on sait qu'Adam et Eve y étaient enterrés et qu'Avraham y a senti l'odeur du jardin d'Eden [le Paradis]... Avraham l'a acquis [ce lieu] pour sa femme, pour ses descendants, et la Torah dit clairement que c'est d'Its'hak que naîtra la descendance d'Avraham, donc pour le peuple d'Israël. On comprend mieux à présent pourquoi 'Hévron est bien légitimement la terre du peuple d'Israël" (Rav Yaacov Sitruk, Haguesher).


Lors du chabbat de la paracha 'Hayé Sarah évoquant l'achat par Abraham du Caveau des Patriarches (Méarat Hama'hpéla), des dizaines de milliers d'Israéliens vont à Kiryat Arba pour prier dans la grotte de Ma'hpéla.


Le roi David régna pendant sept ans à Hebron, avant de choisir d'élire comme siège de son règne Jérusalem.


Hébron est donc la deuxième ville la plus sainte du judaïsme, après Jérusalem.


Ce bâtiment (Ma-arat Hamakhpelah) date de l'époque hérodienne, celle du Deuxième Temple. Après la conquête musulmane en 638, il est transformé en mosquée d'Ibrahim. Durant les Croisades, il devient une église. Durant les dominations chrétienne et islamique, notamment durant l'empire Ottoman, les juifs ne peuvent se rendre dans ce bâtiment. 


Dès la fin de la période byzantine, les juifs retournent à Hébron où se rend Moïse Maimonides (Rambam) en 1166. Benjamin de Tulède visite Hébron en 1173 lors de ses périples. Contraints de fuir l'Espagne en 1492, des juifs choisissent comme destination : Hébron.


La présence Juive s'est poursuivie au fil des siècles à Hébron, dont les yeshivot attirèrent de nombreux étudiants et érudits, notamment kabbalistes (le rav Eliyahou de Vidah au XVIe siècle). 

Relandi était un universitaire, géographe, philologue et cartographe polyglotte (hébreu, arabe, ancien grec, langues européennes) hollandais. Cet orientaliste est aussi l’auteur de et Antiquitates sacrae veterum Hebraeorum.


Ecrit en latin par Adrien Relandi, Palaestina, ex monumentis veteribus illustrata a été publié en 1714, à Utrecht, par G. Brodelet.

En 1695, Relandi séjourne en Palestina, où il se rend dans environ 2500 lieux mentionnés par la Bible ou la Mishna (compilation écrite de lois orales juives). Il dessine la carte de la Terre d’Israël, et selon la source, il mentionne le nom hébraïque et le verset l’évoquant ou son équivalent en latin et grec ancien. Il effectue aussi un recensement de la population dans les localités visitées.

Il constate notamment :
- aucun lieu d’Eretz Israël n’a un nom d’origine arabe. La plupart des noms de lieux ont une origine hébraïque, grecque, latine ou langues romanes, et n’ont pas un nom arabe originel. Ce qui est encore vrai actuellement. Il n’y a pas de significations en arabe à Acco (Saint-Jean d’Acre), Haïfa, Jaffa, Naplouse (Shehem), Gaza ou Jenine. Des villes comme Ramallah, El Halil et El Kuds (Jerusalem) manquent de racines historiques ou de philologie arabe. En 1695, Ramallah est appelée Bet’allah (de l’hébreu Beit El). Quant à Hébron  (Hevron), la cité porte le même nom ;


- la plupart de la terre est vide, désolée. La population, numériquement faible, est composée pour la plupart de Juifs, puis de chrétiens, etc.

Lors de l'ère ottomane, durant les soulèvements contre l'armée égyptienne, des bandes d'insurgés et la populace pillèrent en 1834, les quartiers dhimmis à Jérusalem, Hébron, Tibériade... 

Pogrom de 1929


Nommé en 1921 grand mufti de Jérusalem, Mohammed Amin al-Husseini a fomenté des révoltes arabes (1920, 1921, 1929, 1936-1939), des massacres antisémites à Jérusalem, Hébron (24 août 1929) et dans d'autres villes d'Eretz Israel, alors dénommée Palestine sous mandat britannique. 

A la mi-août 1929, à l'instigation du grand mufti de Jérusalem al-Husseini, une rumeur circule alléguant que les Juifs de la Palestine mandataire veulent reconstruire leur temple sur la mosquée al-Aqsa.


"Il y eut une terrible vague d’incitation à la haine anti-juive de la part des dirigeants arabes locaux. Shlomo Slonim, qui a beaucoup étudié cette période qui l’a marqué à vie, s’est toujours demandé « comment des amis ou voisins arabes, avec lesquels les familles juives vivaient en bonne harmonie, avaient pu soudain se transformer en monstres et assassiner des familles entières avec lesquelles ils parlaient voire riaient encore quelques jours auparavant ». Ces Juifs étaient tellement en confiance qu’ils avaient refusé l’offre de la Hagana de recevoir des armes, craignant « que cela ne soit interprété comme une provocation face à leur amis arabes ». En cette année 1929, le mufti de Jérusalem, Hadj Amin El-Husseini, qui fit plus tard allégeance à Hitler, voulut fédérer autour de lui tous les Arabes de Palestine et le monde musulman en lançant une violente campagne antisioniste et antijuive sur le thème « Al-Aqsa et les lieux saints de l’Islam sont en danger car les Juifs veulent s’en emparer ». Dans un prêche qui précédait de quelques jours le massacre de Hébron, Al-Husseini avait clamé « Quiconque tue un Juif aura droit au Monde futur » (dans « Hadj Amin et Berlin » – Jenny Leibel - 1966)", a écrit Shraga Blum.

Environ 500 Juifs se trouvent à Hébron le 23 août 1929. Jour des prières dans les mosquées, le vendredi 23 août 1929 après-midi, un étudiant de yeshiva est mortellement poignardé. Des Arabes frappent violemment des passants Juifs à Hebron.


Dans Le juif errant est arrivé (1930), livre qui réunit 27 articles, le journaliste Albert Londres  évoque Hébron qui "est en Judée, c'est-à-dire dans les pierres. Dix-huit mille Arabes, mille Juifs". Il y décrit la barbarie des assassins Arabes musulmans lors du pogrom à Hébron le 24 août 1929, jour du chabbat : "Ils coupèrent les mains, ils coupèrent les doigts, ils maintinrent des têtes au-dessus d'un réchaud, ils pratiquèrent l'énucléation des yeux. (...) Sur les genoux de Mme Sokolov, on assit tour à tour six étudiants de la Yeshivah [école religieuse juive] et, elle vivante, on les égorgea. On mutila les hommes. Les filles de treize ans, les mères et les grands-mères, on les bouscula dans le sang et on les viola en chœur".

Lors de ce pogrom, avec des armes blanches, des Arabes de la Palestine sous mandat britannique ont massacré 63 Juifs, dont 24 étudiants, en ont blessé 53, ont pillé des maisons Juives, des synagogues, l'hôpital Juif qui soignait sans discrimination tous les patients, ont brûlé les Livres saints...


Environ 435 Juifs survivent indemnes, dont 300 environ grâce à l'intervention de voisins arabes. Ils se réfugient à Jérusalem. Ceux qui tentèrent de s'y réinstaller en furent empêchés par les Britanniques, qui craignaient un nouveau pogrom, en 1936, quand éclata la Révolte arabe.



Ces faits tragiques sont minorés par le musée Arafat.

Dès le 23 août 1929 et pendant une semaine, des foules Arabes ont  attaqué les Juifs de la vieille ville de Jérusalem, dans les environs de Jérusalem, à Sanhedria, Motza, Bayit Vegan, Ramat Rachel, dans la ville de Galilée de Safed. De petites communautés dans la bande de Gaza, à Ramla, Jenine, et Shehem (Naplouse) ont du être abandonnées.


Pendant les décennies suivantes, Hébron est Judenrein.


Lors de la guerre d'Indépendance, Hébron a été conquise, puis annexée par la (Trans)Jordanie. L'entrée du bâtiment est interdit aux juifs.


En 1967, quand Israël gagne la guerre des Six-jours, les survivants du pogrom de 1929 souhaitèrent récupérer leurs maisons. Un problème irrésolu à ce jour. Devant l'interdiction de Moshe Dayan, ils s'inclinèrent.


Puis, des Juifs israéliens décidèrent de vivre à Hébron.


"Je me bats depuis des années avec nos donateurs pour qu'ils acceptent de financer une campagne de Hasbara en faveur de 'Hébron. Certains sont prêts à donner un demi-million de dollars pour achter une nouvelle maison ou construire un nouveau bâtiment, mais ils ne comprennent pas l'impact des médias. "Je veux des faits sur le terrain", m'a dit l'un deux. Ce à quoi je lui ai répondu : "A Goush Katif, il y avait des milliers de "faits sur le terrain" et cela n'a pas empêché l'expulsion des Juifs de la bande de Gaza ! Je crois que le camp national et ceux qui le soutiennent en sont encore à croire que ce sont uniquement les actes qui comptent. Mais la réalité nous prouve le contraire. Je vais vous donner un exemple : l'année dernière, Hevron était au centre de l'actualité avec l'affaire du Beth HaChalom, la Maison de la Paix. Cette maison a été dûment acquise par des Juifs à son propriétaire palestinien. Nous avions entre les mains tous les documents requis. Mais cela n'a pas empêché le gouvernement d'expulser les famille suite à une campagne médiatique menée par la gauche et l'extrême-gauche et relayée par la presse. Alors à quoi cela sert d'acheter de nouveaux terrains si le peuple ne comprend pas pour quelle raison nous le faisons et ce qui nous pousse à nous entêter à vitre dans cette ville", a déclaré Noam Arnon, porte-parole du yichouv juif de 'Hébron (Hamodia, 27 octobre 2010)



Âgée de 92 ans, Sara Muhammad 'Awwadh Jaber a déclaré en 2011 lors d'une manifestation pour le droit au retour des Arabes palestiniens près de la frontière israélo-jordanienne, dans une interview diffusée par al-Aqsa, chaîne de télévision du Hamas dans la bande de Gaza, le 13 mai 2011 : "Je suis de Hébron, de la famille Jaber. Si Allah le veut, nous enterrerons les Juifs de nos propres mains. Nous les massacrerons comme nous les avons massacrés à Hébron. Nous, les gens de Hébron, avons massacré les Juifs. Mon père les a massacrés" Les Palestiniens devraient massacrer les Juifs comme nous les avons massacrés à Hebron".


En 2013, plus de 560 000 Israéliens vivent dans environ 200 localités en Judée et Samarie, dont 200 000 résident à Jérusalem. "Le droit des Juifs à vivre à Shiloh, Hébron ou Beth El est inaliénable. Ces sites sont les berceaux de la civilisation Juive, la naissance de la culture hébraïque. Nier le droit des Juifs dans ces parties historiques du foyer Juif serait moralement faux", a écrit Dani Dayan, ancien président du Conseil de Yesha (Conseil des localités de Judée et Samarie), dans The Guardian (7 juin 2013).

Hébron est considérée "comme le deuxième lieu saint après le mont du Temple à Jérusalem." (David Ouahnouna)


Migdal
Le 4 février 2003, association « d’utilité juive », Migdal (la Tour en hébreu) avait organisé, dans les salons de réception de l'Ecole Beth Haya Mouchka (Paris), son premier dîner de gala en soutien aux enfants et aux yichouvim de Hébron. Dans une ambiance bon enfant, parfois émouvante, les convives généreux ont acheté ou savouré des produits israéliens. Un autre mode de soutien à Israël. 


Migdal attendait 200 convives. Elle en a accueilli près de 500, dont Bernard Guenassia, secrétaire général d’ADEMA (Association des élus amis d’Israël), Yves Hazout, vice-président du KKL, Gil Taïeb, président de l'ABSI-Keren, le Rav Zini, Hervé Libermann, responsable des Restaurants du cœur juifs, le professeur Frédéric Nordman du Likoud, et d’autres personnalités communautaires. « Nous présentons nos excuses à la centaine de personnes que nous n'avons pas pu laisser entrer pour des raisons de sécurité », explique son responsable, David Bittan.

C'est dans une ambiance bon enfant que s'est déroulée ce dîner où alternaient projections de courts films célébrant "Israël, terre de nos ancêtres, de nos prières et de nos espoirs" ou « présentant les enfants de Hebron et les soldats de Tsahal, ainsi que les discours de solidarité avec les Israéliens, cibles du terrorisme, d'hommage à l'astronaute Ilan Ramon (1954-2003) et d'histoire de « la ville des Patriarches, et notamment le pogrom de 1929 ».

David Messas, grand rabbin de Paris, a insisté sur le « besoin d'unité et de solidarité ». 

Tandis que Linda Asmani, élue UMP de Paris, émue, affirmait la nécessité d’assurer « la sécurité à la communauté juive ».

C’est la voix étreinte par l'émotion de revoir la photo de sa petite-fille, Shalhevet Pass, assassinée par un tireur palestinien, que Rivka Zerbib a rappelé les miracles qui ont sauvé la vie de son époux et d'une de leurs filles victimes d’agressions à la hache et au poignard. « On est obligé d’avoir des forces. Le peuple Juif est toujours allé de l’avant », a précisé cette dame menue au regard bleu aigu. Avant d’ajouter : « Hébron appartient à toute l’humanité ». Le danger ? « Il est partout où sont les Juifs. Nous avons droit à la même protection que les habitants de Tel Aviv. Nous défendons le Caveau des Patriarches ».

L’argent récolté a permis d’acheter des gilets pare-balles pour les enfants, la construction d’une aire de jeux afin que ceux-ci grandissent en évacuant le stress et la tension induits par les attentats terroristes palestiniens, ainsi que la distribution de colis et de billets d’avions aux habitants et soldats de 'Hébron.

Migdal (la tour, en hébreu) a organisé son gala annuel le 8 février 2015 en faveur des soldats d’Israël.


Guidéon Saar

En février 2011, Guidéon Saar, alors ministre Likoud de l'Education nationale, a annoncé son intention de favoriser la visite du Caveau des Patriarches à Hébron par des élèves, à l'instar du programme "Montons à Jérusalem" : "L'Etat d'Israël devrait faire en sorte que chaque élève, soldat ou ambassadeur visite le Caveau des Patriarches et découvre les racines de notre histoire". Peu auparavant, le gouvernement israélien avait ajouté le Caveau des Patriarches dans la Liste des sites historiques appartenant au patrimoine national.

Parlementaires amis

En octobre 2016, pour la première fois, une délégation de parlementaires européens et africains amis d'Israël s'est rendue à Hébron. 

Et ce, alors que l'UNESCO adoptait des résolutions islamisant le mont du Temple à Jérusalem.



Listes du Patrimoine mondial
Le 7 juillet 2017, à Cracovie (Pologne), lors de sa 41e session (2-12 juillet 2017) - peu après le 27e Festival de la culture juive (24 juin-2 juillet 2017) -, le Comité du patrimoine mondial de l'Unesco a inscrit la "Vieille ville d’Hébron/Al-Khalil (Palestine)" simultanément sur la Liste du patrimoine mondial et sur la Liste du patrimoine mondial en péril ainsi qu'en l'attribuant à la "Palestine". 


Sur les 21 membres du Comité, lors d'un vote secret, 12 pays ont voté Pour, trois ont voté Contre et six se sont abstenus. Quatre Etats européens membres de ce Comité, et qui auraient pu bloquer la résolution, ont refusé de le faire.

Un vote salué avec enthousiasme par Elias Sanbar, ambassadeur de la "Palestine" à l'Unesco. La "Palestine" était soutenue par le bloc Arabe, Cuba et le Zimbabwe.


"L’utilisation d’une pierre calcaire locale a marqué la construction de la vieille ville d’Hébron /Al-Khalil au cours de la période mamelouke entre 1250 et 1517. Le centre d’intérêt de la ville était le site de la mosquée Al-Ibrahim/le tombeau des Patriarches dont les édifices se trouvent dans l’enceinte construite au Ier siècle de notre ère pour protéger les tombes du patriarche Abraham/Ibrahim et de sa famille. Ce lieu devint un site de pèlerinage pour les trois religions monothéistes : judaïsme, christianisme et islam. La ville était située au croisement de routes commerciales de caravanes cheminant entre le Sud de la Palestine, le Sinaï, l’Est de la Jordanie et le nord de la péninsule arabique. Bien que la période ottomane (1517-1917) présente une extension de la ville dans les zones environnantes et apport de nombreux ajouts architecturaux, en particulier la surélévation des maisons avec la construction d’étages supplémentaires, la morphologie globale de la ville mamelouke a persisté dans l’organisation hiérarchique des quartiers déterminés par des rassemblements autour de l’origine ethnique, la religion ou la profession, et des maisons dont les pièces sont organisées selon un système d’arborescence".

Le Comité avait auparavant  aussi adopté une résolution sur Jérusalem stigmatisant l'Etat d'Israël.

Ces décisions ont suscité l'indignation de l'Etat juif qui a réduit encore sa contribution à l'UNESCO, des Etats-Unis, de l'Australie et du Canada.


"The world body should have instead recognized that Israel has fully preserved the cultural heritage and freedom of religion of all faiths by allowing Muslim, Christians and Jews to pray at Hebron’s Tomb of the Patriarchs Hebron. By contrast, Palestinians massacred and expelled the city’s Jewish population in 1929, while Jordan barred Jews from praying in Hebron from 1948 to 1967. By today’s vote, the committee failed to take into account its own expert advice, which opposed the Palestinian nomination for failing to properly recognize Hebron’s Jewish and Christian heritage. UNESCO asks all nominations for the World Heritage to be examined by the International Council on Monuments and Sites (ICOMOS), and to provide an expert opinion. ICOMOS opposed the Palestinian nomination, noting that they failed to highlight the “association of the wider town of Hebron with Jewish and Christian as well as Islamic culture… even though extensive remains testify to these links.” The experts also noted that the nomination failed to include “a clearer focus on sites relating to Jewish heritage. ICOMOS concluded in its report that it “considers that the comparative analysis has not so far justified consideration of this property for the World Heritage List” and rejected that the nomination meets any of the three criteria”, a déclaré UN Watch le 7 juillet 2017.

Et de poursuivre : "This week’s cynical and inflammatory decisions on Hebron and Jerusalem do nothing to advance the peace process, and only threaten to alter the delicate status quo at Jewish, Christian and Islamic holy places in the region, instead of preserving the outstanding universal value of these sites. Founded in 1945 to combat the doctrine of the inequality of men and races, UNESCO today has sadly become a serial perpetrator of inequality. The U.S. under President Obama cut funding as a result of such actions. This week’s provocative actions are liable to push the U.S. to eventually withdraw from UNESCO for good. UNESCO’s actions send a message to bad actors in the Middle East, pouring fuel on the fires of incitement to terror that already poison educational curricula".  


Attentat
Lors du chabbat du vendredi 21 juillet 2017, à Halamish dans la communauté de Neve Tzuf (Samarie), Omar Al-Abed al-Jalil, terroriste palestinien originaire du village Kobar près de Ramallah et affilié au mouvement islamiste Hamasa tué trois membres de la famille Salomon - Yossef Salomon, âgé de 71 ans, sa fille Haya professeur âgée de 46 ans et son fils Elad, informaticien âgé de 36 ans -, au domicile de Yossef Salomon. Il a été blessé par un voisin.

Dan Landau, père de Michal Salomon, épouse de Elad Salomon, a déclaré : "Des membres de ma famille maternelle ont été assassinés lors des émeutes à Hebron en 1929. Il y avait alors la même incitation qu'aujourd'hui en alléguant que les Juifs tentaient d'attaquer Al-Aqsa. Nakba ou pas Nakab, occupation ou pas occupation, ce slogan a été utilisé pendant cent ans et il donne une légitimité pour tuer des Juifs".

Eliahou Attlan


Auteur de "Livre de Hébron", l'historien Eliahou Attlan a confié à Hamodia (27 octobre 2010) : « La principale rue de Hévron est appelée par les Juifs la rue du roi David. David Hamél'eh qui est le symbole de la vie. Ne dit-on pas : David le roi d'Israël 'Haï Vékayam ? Vivant et existant ? Par contre, les Musulmans appellent cette rue Hashouada. C'est la rue des Shaïdim, des martyrs, ceux qui sont morts en retirant la vie à d'autres personnes ». 

Dvir Sorek, tué
Soldat étudiant à la yéshiva Mahanaïm (le double camp, en hébreu), Dvir Sorek, âgé de presque 19 ans, a été mortellement poignardé. Son corps a été trouvé près de Hébron et du kibboutz Migdal Oz, dans le Gush Etzion, le 8 août 2019. La victime a été enterrée au cimetière d'Ofra. Dix-neuf ans auparavant, presque jour pour jour, en 2000, son grand-père maternel, le Rav Benjamin Harling, était tué par des terroristes près du Mont Ebal.


Publiciste, penseur et rédacteur en chef du magazine ShiloahYoav Sorek, père de Dvir Yehuda Sorek, a rendu hommage à son fils :"Notre Dvir était adorable. Il cherchait constamment qui avait besoin d'aide, comment faire et construire. Nous avons reçu un cadeau pendant près de 19 ans... Malheureusement, les attaques terroristes nous accompagnent tous dans la société israélienne depuis plus d'un siècle, et cela fait partie de la réalité et du long combat pour la vie que nous menons ici. Il a été testé en karaté il y a deux mois et n'a pas obtenu une note très élevée. L'enseignant a déclaré qu'il accomplissait de grands mouvements, mais qu'il n'avait pas de haine dans les yeux. Il avait la lumière dans les yeux et un meurtrier a l'œil de la haine".

Dvir Sorek était « un jeune sensible et gentil… avec l’âme d’un artiste », a déclaré le célèbre romancier David Grossman. La victime revenait de Jérusalem où il avait acheté des livres de l'écrivain pour les offrir à des rabbins.

Sur les réseaux sociaux, les amis de Dvir Sorek ont invité à effectuer 19 000 bonnes actions pour l'élévation de la jeune victime.


Durant les funérailles de Dvir Sorek, "des musulmans du village arabe de Silwad, qui surplombe le cimetière Ofra, ont lancé un feu d’artifice pour célébrer la brutale attaque terroriste et ont distribué des bonbons pur fêter la mort" du jeune homme.



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Grâce au Shin Bet (service de renseignement intérieur) et à Tsahal, deux Palestiniens, soupçonnés du meurtre, ont été arrêtés à leur domicile à Beit Kahil, près de Hébron, deux jours après le meurtre, emprisonnés, et inculpés. Il s'agit de "Nazir Saleh Khalil Atafra, 24 ans, et Qasem Araf Khalil Aafra 30 ans, résidents du village palestinien de Beit Khalal, près de Hébron. Les deux individus seraient cousins dont l'un serait membre du mouvement islamiste Hamas.

Les assassins ont déclaré aux enquêteurs qu’ils l’avaient fait en raison de « la souffrance du peuple palestinien » et de « la situation à Al-Aqsa [Mosquée] », selon les transcriptions de leur interrogatoire obtenues par le journal Yedioth Ahronoth."


« Cela fait des mois que je vais prier à la mosquée et que j’entends parler de la situation à Al-Aqsa où les musulmans palestiniens ne sont pas autorisés à entrer alors que les Israéliens ont la permission. Il y a aussi la construction dans les implantations et le viol de nos terres par l’occupant israélien. J’ai toujours voulu mourir en martyr. Environ 10 jours avant l’attaque, j’ai rencontré Nasir, mon cousin, dans le quartier. Je lui ai demandé de lui parler seul à seul », a dit Qasseem à des enquêteurs. Qasseem a dit avoir acheté un pistolet paralysant peu de temps avant le meurtre, planifiant de l’utiliser pour une attaque."


"Nasir a déclaré qu’ils « ont parlé de la situation en Cisjordanie et des souffrances du peuple palestinien, de l’occupation et des fidèles de la mosquée Al-Aqsa et il m’a proposé de participer à un attentat ». Qasseem a dit qu’il a ensuite montré à son cousin son pistolet paralysant et qu’il lui a « dit que je voulais attaquer des juifs des implantations. Et puis Nasir m’a dit qu’il avait acheté un couteau d’environ 20-25 centimètres de long. » 

"Ils se sont mis d’accord pour tuer ensemble un juif des implantations. Le jour de l’attaque prévue, Qasseem s’est levé tôt et est allé travailler dans la ville israélienne de Rehovot. Son métier n’a pas été mentionné, bien que les Palestiniens qui travaillent en Israël soient souvent employés dans le bâtiment. Le soir après son retour à la maison, il s’est douché et a emmené sa femme et ses enfants chez ses grands-parents. Il a dit à sa femme qu’il allait faire des courses." 


"Lorsqu’on leur a demandé s’ils envisageaient de kidnapper une victime pour obtenir une rançon, Qasseem a répondu « pas du tout » – le plan était toujours de tuer l’homme, mais les deux hommes ont vu le potentiel de « déstabilisation » et de « fatigue » des forces de sécurité pour leur recherche du disparu comme un avantage supplémentaire."


« J’ai appelé Nasir et je lui ai demandé de me rejoindre sur la route. Je l’ai récupéré… et nous nous sommes rendus en voiture au carrefour près du Gush Etzion », à quelques kilomètres au nord de leur ville natale. « Nous avons parlé et j’ai suggéré de kidnapper un juif et de le cacher », a dit Qasseem. « Je lui ai dit que j’attendrais dans la voiture et que si ‘tu essaies de kidnapper le juif avec le pistolet électrique, et si tu réussis, on le mettra dans le coffre… si tu ne peux le kidnapper, tue-le' ». 


"Les deux hommes ont attendu une vingtaine de minutes dans la voiture à l’intersection jusqu’à ce qu’ils aperçoivent Sorek, qui venait de descendre d’un autobus au carrefour. « Nous recherchions certains détails comme une kippa et des peyot » pour identifier la personne en tant que juif des implantations, a dit Qasseem, en faisant référence au couvre-chef juif et aux papillotes traditionnelles. Qasseem a ensuite roulé jusqu’à Sorek et Nasir est sorti de la voiture."

« Je suis sorti de la voiture avec le pistolet paralysant dans la main gauche et le couteau à la ceinture de mon pantalon », a avoué Nasir. « J’ai essayé de lui donner une décharge, mais je n’ai pas pu activer le pistolet paralysant, puis le juif a essayé de me repousser, et il est tombé sur le sol. À ce moment-là, j’ai sorti le couteau et j’ai commencé à le poignarder dans le haut de son corps, dans la région de la poitrine. Il a essayé de se défendre en se couvrant le visage et le haut du corps avec ses mains. Puis il n’a plus bougé et je suis monté dans la voiture » conduite par Qasseem.


"Ils se sont rapidement enfuis, Qasseem a déposé son cousin et est rentré chez lui en possession du couteau. « Après que Nasir ait essayé de le nettoyer, il y avait encore des taches de sang. Je l’ai mis au-dessus du placard de mes enfants. Je me suis garé devant ma maison et je suis allé prier avec ma famille. »


"Le corps de Sorek a été retrouvé quelques heures plus tard sur la route menant au séminaire religieux de Migdal Oz où il étudiait dans le cadre du programme hesder, un programme qui combine le service militaire et les études juives."


"Outre les deux cousins, trois autres personnes ont été inculpées ce mois-ci pour avoir aidé à planifier et à préparer l’attaque. Inas, la femme de Qasseem, a été accusée le mois dernier d’avoir aidé les deux hommes avant et après l’attaque meurtrière au couteau. Ils ont été accusés d’avoir perpétré l’attentat au nom du groupe terroriste palestinien du Hamas."


Le Hamas et le Jihad islamique palestinien, soutenu par l’Iran, ont salué l'attentat terroriste qualifié de "réponse « légitime » aux démolitions menées par Israël le mois dernier et à la « colonisation israélienne ». « L’opération Etzion est la meilleure réponse aux tentatives d’annexion de la Cisjordanie occupée par l’occupation », a déclaré le porte-parole du Hamas dans un communiqué. « L’opération héroïque est une réponse naturelle aux crimes et au terrorisme de l’occupation, au détriment de notre peuple, de notre terre et de nos lieux saints. Notre peuple est en droit de réagir à la destruction et à la démolition des maisons de Wadi Hummus, un crime qui impose une réponse douloureuse et dissuasive », a déclaré le Jihad islamique, groupe terroriste palestinien dans un communiqué publié sur son site."


La France a alors condamné l'annonce par le gouvernement israélien de la construction de nouveaux logements.

Tourisme en 2019

En 2019, Israël a accueilli 4,55 millions de touristes. Selon les statistiques de la police des frontières israélienne, 1,45 million de visiteurs ont visité Hebron, soit une hausse de 90,6% sur un an. Sur ce nombre, 711 428 sont Juifs - soit une hausse de 77% par rapport à 2018 - et 617 077 sont musulmans - contre 287 693 en 2018 -, soit une augmentation de 114%.

Marché juif des grossistes

"Depuis 1967, la Judée-Samarie et la vallée du Jourdain sont placés sous le statut d’administration militaire, et toute décision, notamment dans le domaine de la construction, doit obtenir en dernier ressort l’aval du ministre de la Défense."

En novembre 2019, la "nomination de Naftali Bennett au poste de la Défense a ravivé les espoirs du yishouv juif de Hevron dans l’affaire du Marché juif des grossistes de la Ville des patriarches. Le complexe du Marché des grossistes est propriété juive depuis le début du XIXe siècle lorsqu’il fut acheté par le rabbin Haïm Yehoshoua Benjio, alors président de la communauté des originaires d’Espagne et du Portugal à Hébron".

Le rav Hillel Horovitz, Président du conseil municipal du yishouva écrit au ministre afin de solliciter comme première décision "de faire avancer le nouveau projet de construction d’habitations dans le Marché des grossistes à Hébron, propriété juive, projet qui est bloqué depuis plus d’une année." Il a rappelé à Naftali Bennett ses propos lors d’une visite dans la ville : « Hébron doit se reconstruire car c’est la ville de nos pères. Le renforcement du yishouv juif est un impératif et il n’y a aucune justification à ne pas autoriser actuellement la construction alors que le conseiller juridique du gouvernement a donné son accord ». Le rav Horovitz a souligné combien "la mise en oeuvre du projet constituerait la réparation d’un préjudice historique vieux de 90 ans et que Naftali Bennett pourrait avoir le mérite d’être celui qui prendrait cette décision".


"Une telle décision impliquerait aussi un ordre donné au maire de Hevron, Taysir Abou Snina, de cesser d’imposer des réalités sur le terrain dans ce périmètre et de le rendre à ses propriétaires légitimes. Rappelons que le maire de Hevron est un terroriste qui a participé au massacre de Beit Hadassa en 1982, où six Israéliens avaient été tués", a conclu Shraga Blum.

Coronavirus
Fin février 2020, la vidéo montrant, dans le tombeau des Patriarches, des Coréens disant "Amen" et "Le'Haïm" (A la vie, en hébreu) à la fin de prières en vue de la guérison de concitoyens atteints du coronavirus, a été diffusée dans des sites arabes. 

Elle a suscité de l'angoisse chez des Arabes ayant entendu "Amen" dits aux rabbins ayant récité des "prières talmudiques". 

Le site égyptien d'information Youm7 a écrit : "Des membres de la délégation coréenne ont dit des prières talmudiques sur le campus avec des rabbins juifs, et les Coréens ont fait écho aux mots du rabbin : "Non au Corona ... Amen." Ce site a alors juxtaposé cette histoire avec l'"Al-Azhar Observatory to Combat Extremism" publiant son rapport annuel sur le nombre d'"intrus" ans le Tombeau des Patriarches,  disant que 711 428 "Sionistes" l'ont visité.

Au 8 juillet 2020, à Hébron, "avec 82 % des cas de COVID-19" en Judée et en Samarie, "il y a autant de cas que dans les trois villes israéliennes les plus touchées" : Jérusalem, Tel Aviv et Bnei Brak"Au total, 4 647 cas de coronavirus ont été confirmés en Cisjordanie, dont la grande majorité a fait surface au cours des trois dernières semaines. Environ 3 420 des 4 138 cas actifs en Cisjordanie à la date de mardi soir se trouvaient à Hébron. Il y a également eu 17 décès, presque tous au cours des deux dernières semaines, et la plupart d’entre eux à Hébron".


« La situation à Hébron est entrée dans une phase dangereuse. Il n’y a absolument aucun contrôle sur le virus. Les choses vont très mal », a déclaré un responsable palestinien de la santé au Times of IsraelHébron est l’un des principaux centres de l’Autorité palestinienne et, avec une population de plus de 750 000 habitants, c’est de loin le plus grand gouvernorat de Cisjordanie."

"Hébron ne dispose que de 35 respirateurs au total, selon les chiffres de la municipalité. Les hôpitaux locaux étant à pleine capacité, al-Kaila a déclaré que les habitants malades de Hébron seront transportés à travers la Cisjordanie vers Bethléem pour y être soignés. En réponse à la hausse des taux de contamination, l’Autorité palestinienne a imposé vendredi un confinement de cinq jours dans toutes les zones de Cisjordanie sous son contrôle afin de réduire la propagation du virus. Les voyages ont été interdits, sauf en cas d’urgence, les commerces ont été fermés, à l’exception des pharmacies et des épiceries, et les citoyens ont été priés de rester chez eux sous peine d’amendes potentielles".

"Mais malgré ces mesures, le nombre de cas a continué à augmenter, obligeant l’AP à prolonger de cinq jours supplémentaires le confinement des coronavirus mardi soir, a déclaré le porte-parole du gouvernement de l’Autorité palestinienne, Ibrahim Milhim."

"L’une des explications avancées par les responsables palestiniens de la santé pour expliquer les cas très répandus à Hébron est sa composition sociale unique. De nombreuses communautés à Hébron sont composées de vastes réseaux de clans étroitement liés, dont les membres peuvent se compter par dizaines de milliers."

« Les relations sociales à Hébron sont différentes de celles des autres villes palestiniennes. Lors d’un mariage ou d’un enterrement, on peut trouver 1 500, voire 2 000 personnes. Cela est dû à la nature tribale de la région – tout l’endroit est tribal », a déclaré le responsable palestinien de la santé".

"Ces rassemblements sociaux massifs deviennent ensuite des événements de grande envergure, comme un mariage à Tafouh, une petite ville en dehors de Hébron, où 52 Palestiniens ont été infectés par le virus".

"Lundi, le Premier ministre de l’AP, Mohammad Shtayyeh, a appelé les chefs des grands clans, à Hébron et ailleurs, à intervenir et à adopter une « alliance d’honneur » pour empêcher les mariages et les rassemblements sociaux afin de prévenir la propagation du nouveau coronavirus. 82 % des Palestiniens de Cisjordanie porteurs du virus l’ont contracté lors de mariages et d’enterrements où les participants ont enfreint les directives de distanciation sociale, a-t-il dit."

"Les responsables de l’Autorité palestinienne ont également systématiquement accusé les déplacements des Palestiniens entre Israël et la Cisjordanie d’être la principale source de contamination. Shtayyeh a exigé qu’Israël ferme tous les points de passage entre la Cisjordanie et Israël afin d’empêcher la propagation du virus. Cependant, Israël avait déjà annoncé le mois dernier que les points de passage seraient fermés aux travailleurs palestiniens à la fin du mois."

"Environ la moitié des quelque 100 000 travailleurs palestiniens qui travaillent en Israël sont originaires d’Hébron. Mais leurs liens familiaux étendus ne s’arrêtent pas à la Ligne verte, a déclaré le gouverneur d’Hébron, Jabarin al-Bakri."

« Nous avons 50 000 travailleurs palestiniens qui vont régulièrement à l’intérieur [d’Israël], et 270 000 résidents du Néguev qui viennent souvent ici, et de nombreux résidents de Jérusalem ont des membres de leur famille ici. Il y a beaucoup de mélanges avec des Palestiniens qui vivent à l’intérieur [d’Israël] », a déclaré Al-Bakri à la télévision palestinienne le mois dernier."

"M. Shtayyeh a déploré l’incapacité de l’Autorité palestinienne à limiter ces mouvements, qui, selon lui, sont un facteur clé du virus. Les responsables de la santé de l’Autorité palestinienne ont déclaré que les premières infections de la deuxième vague en Cisjordanie pouvaient être attribuées aux Palestiniens qui se déplaçaient entre Israël et la Cisjordanie".

"La ville de Hébron elle-même fonctionne également dans une situation politique unique en son genre, inégalée par aucune autre ville palestinienne. En vertu du protocole d’Hébron de 1997, signé par le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le défunt président de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), le terroriste Yasser Arafat, la ville est divisée entre le contrôle israélien et le contrôle palestinien. La zone H1, soit environ 80 % de la ville, est administrée par l’Autorité palestinienne, tandis que 20 % de la ville se trouvent dans la zone H2 sous contrôle israélien."

"Alors que l’Autorité palestinienne a déclaré un bouclage dans toutes les zones de Cisjordanie sous son contrôle, Israël n’a pas encore ordonné un retour au bouclage. En tant que telles, les nouvelles restrictions imposées par l’Autorité palestinienne ne s’appliquent qu’à la zone H1."

"Des foules se sont rassemblées pour célébrer des mariages des deux côtés de la ville ce week-end malgré le confinement, mais la situation a été pire au second semestre, selon les médias palestiniens".

"Bilal, un habitant d’Hébron, a déclaré au Times of Israel que les Palestiniens d’Hébron ont commencé à respecter la distance sociale à mesure que la situation s’est aggravée. Comme le nombre de cas – et de décès – a augmenté de façon spectaculaire, la menace du virus est devenue impossible à ignorer, a-t-il dit."

Au 23 août 2020, le ministre palestinien de la Santé Mai al-Kaileh a déclaré qu'il y aurait 326 nouveaux cas de coronavirus, dont 176 à Hébron, 740 rétablissements, dont 689 à Hébron, et cinq morts au cours des 24 dernières heures. 


Plan d'accessibilité
Début mai 2020, Naftali Bennett, ministre de la Défense, "a annoncé un projet d'ascenseur et de pont à l'entrée du Tombeau des Patriarches, qui n'est accessible que par sa volée de marches légendaire". Et ce, afin de "rendre le Tombeau des Patriarches accessible aux personnes à mobilité réduite, sans obtenir l’accord de la municipalité de Hébron, qui est sous contrôle de l’Autorité palestinienne. Le projet de 1,4 millions de dollars prévoit un ascenseur, un chemin pour atteindre l’entrée au parking et un pont reliant l’ascenseur à l’entrée."

« L’heure est venue de faire un pas en avant. Nous avons donné le feu vert au projet d’ascenseur afin de mettre un terme à des années de discrimination sur le site. Chaque personne, qu’elle soit handicapée ou non, devrait avoir le droit de visiter le Tombeau, qui est un lieu important du patrimoine juif », a déclaré le 3 mai 2020 le ministre de la Défense.

"Le plan enfreint plusieurs accords conclus entre Israël et les Palestiniens qui font de l’Autorité palestinienne l’autorité chargée de la gestion du site."

"La municipalité de Hébron et le Waqf, qui supervise les lieux saints musulmans dans les territoires" disputés, "se sont opposés à ce projet, qu’ils ont décrit comme une expropriation des terres palestiniennes"

Ce projet doit encore être validé par le Haut conseil de planification de l’Administration civile qui supervise l’activité civile" dans ces territoires contestés.


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Cet article a été publié par Actualité juive, et dans ce blog le 7 février 2015, puis les 25 août  et 28 octobre 2016, 24 août 2017, 25 août 2018, 23 août 2019.

1 commentaire:

  1. Nous avons un tres grand probleme , y compris chez les " elites " de la communaute Juive , nous ignorons notre histoire , ce qui est gravissime , les concequences , aujourd hui , comme du temps des socialistes , mapai et autres produits de la "goche " nous marchons a reculon , et les arabes avancent .Il n y a rien a ceder ou offrir aux arabes , car ils savent tres bien se servir tout seuls , et sans permission !

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