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mercredi 24 octobre 2018

« Otto Wagner ou l'Art nouveau viennois » par Rudolf Klingohr


Arte diffusera le 24 octobre 2018 « Otto Wagner ou l'Art nouveau viennois » (Otto Wagner - Architekt der Wiener Moderne) par Rudolf Klingohr. « Portrait d’Otto Wagner (1841-1918), architecte iconoclaste et maître de l’Art nouveau viennois, qui façonna la physionomie moderne de la capitale autrichienne » en accompagnant les changements affectant l'empire austro-hongrois. Ses livres sur l’urbanisme ont contribué à sa célébrité.
« En rupture avec les conventions esthétiques du passé, Otto Wagner, disparu il y a un siècle, a offert à la modernité du XIXe siècle sa propre expression architecturale ». 

« Si ses premières réalisations, applaudies par la cour de Vienne, sont marquées par l’historicisme, l’urbaniste s’affranchit vite des usages en vigueur en érigeant des façades aux formes simples, dénuées de toute ornementation pompeuse ».

Fonctionnalité et esthétique
Otto Wagner (1841-1918) a publié des essais sur l’art et l’urbanisme, dont « L'Architecture moderne ». Il a théorisé ses idées dans la Groszstadt (grande ville) : une cité dynamique dont le plan prévoit un essor sans limite. Du centre, partent des artères destinées à accompagner la croissance urbaine et bien desservies en transports en commun, dont le Stadtbahn (métro) pour lequel il élabore l’entrée de la station Karlplatz. Sa conception de la ville reflète son idéal démocratique et d’égalité.

Otto Wagner débute alors que triomphe le style historiciste. Il édifie des immeubles de rapport, dont certains sur ses propres deniers. Il revend des appartements en engrangeant des profits car il sait édifier en utilisant au mieux son argent.

Visionnaire, il construit le premier immeuble de bureaux de Vienne pour une banque. Il y laisse pénétrer la lumière par une verrière.

Joyaux de l'Art nouveau
En 1886, il conçoit une villa près de Vienne. Dans son atelier, il place des vitraux.

Parmi les réalisations d’Otto Wagner : la Synagogue orthodoxe de Budapest, rue Rumbach (1873) – elle est surmontée d’un dôme et sa façade est constituée de briques polychromes -, la station de métro Karlsplatz et l’Hofpavillon près du palais de Schönbrunn (1898), la maison des majoliques ou Majolikahaus (1898-1899), la régulation du canal du Danube par une écluse dominée par "deux lions dressés pour braver le temps" et servant à protéger des inondations des quartiers de Vienne et le métro.

Son art a été qualifié, avec un certain dédain, d'« art juif ». Signe de son triomphe : le laurier décorant ses oeuvres.

En 1893, Vienne décerne à Otto Wagner un prix d’urbanisation lié au concours du « Plan de régulation générale », et en 1894, il est nommé professeur à l’Académie des Beaux-arts. Parmi ses élèves : Josef Hoffmann, Emil Hoppe, R. M. Schindler, Otto Schönthal et Marcel Kammerer.

En 1897, Otto Wagner rejoint la Sécession viennoise (Sezessionstil) représentée par Gustav Klimt, Joseph Maria Olbrich, Josef Hoffmannand Koloman Moser.

« En plaçant l’homme moderne au centre de son travail, Otto Wagner décide de privilégier la fonctionnalité, car "ce qui n’est pas pratique ne peut être beau", estime-t-il. En 1899, il devient membre de la Sécession viennoise, la version autrichienne de l’Art nouveau ».

Pour l’immeuble de la Caisse d’épargne de la poste de Vienne, Otto Wagner recourt à des matériaux modernes, tels le béton armé et l’aluminium, dans un souci de concilier esthétique et utilitaire : le sol est recouvert de linoléum. Les conduits sont couverts d'aluminium. Une création inaugurant une ère moderne.

« Amoureux fou de sa femme, Louise Stiffel, Otto Wagner s’inspirera de ses mensurations pour nombre de ses créations ». 

« Partant à la rencontre de l’homme et de l’artiste, le réalisateur Rudolf Klingohr brosse un portrait esthétique et éloquent du célèbre architecte autrichien ». 

« Le documentaire passe en revue les façades de Vienne et scrute les clins d’œil humoristiques que cet inlassable défenseur de la nouveauté aimait glisser dans ses productions – à l’instar des couronnes de lauriers, clamant la victoire du modernisme, qui ornent un grand nombre de ses édifices ». 

« Du fameux boulevard du Ring aux stations de métro en passant par les bâtiments emblématiques qu’Otto Wagner a légués à sa ville, un voyage éclairant dans la Vienne du siècle dernier ».


« Otto Wagner ou l'Art nouveau viennois » par Rudolf Klingohr
Autriche, 2017
Sur Arte le 24 octobre 2018 à 22 h 30
Visuels :
© Wien Museum/von Hartenkampf
© TV&More/Ferdinand Steininger
© TV&More/Ferdinand Steininger
© TV&More/Ferdinand Steininger

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Les citations sont d'Arte.

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