mercredi 13 juillet 2016

Rassemblement crépusculaire à l’appel d’organisations Juives françaises



Le 20 novembre 2012, a eu lieu un « rassemblement unitaire » en soutien à Israël près de l’ambassade de cet Etat à Paris, à l’appel de la communauté Juive française institutionnalisée. Les sempiternels discours des mêmes dirigeants communautaires et édiles devant quelques milliers de Français Juifs. Un événement significatif du fossé entre ce leadership communautaire, sans stratégie d’actions et de communication, et ses coreligionnaires. Le 4 juin 2016, 30 000 manifestants ont participé à New York à la parade annuelle célébrant Israël. Dans Actualité juive (n°1398, 7 juillet 2016), Moïse Cohen, président d'honneur du Consistoire de Paris, encense cette parade, et au lieu de songer à en créer une similaire à Paris, il invite les lecteurs qui auraient "envie de partager avec les New Yorkais ce grand moment de solidarité agissante avec Israël" à... retenir  "dès à présent" la "date de la prochaine parade qui aura lieu le 4 juin 2017"!

« Les pro palestiniens défilent. Les opposants au mariages gay défilent. Les gays défilent aussi. Les opposants syriens défilent. Les opposants au traité européen défilent. Les Anonymous, les néofascistes, et tout un tas de gens bizarres aux causes incertaines défilent... Nous, les Juifs, on se rassemble !!! On écoute des gens contents d'eux-mêmes parler dans un micro et s'accueillir à coups de « Hazak » (fort, en hébreu, Nda) et « Kol akavod » (bravo ; kavod signifie honneur, gloire, respect en hébreu, Nda), comme s’ils venaient de délivrer la parole de Dieu sur le Mont Sinaï !!! On fait du sur-place!!! », enrage un Français Juif, le 21 novembre 2012, en commentant ce récent rassemblement en soutien à Israël lors de l'opération Pilier de Défense« Colonne de nuée » ou « Colonne de nuages » (en hébreu עמוד ענן‎, ʿAmúd ʿAnán) - (14-21 novembre 2012).

Désaffection croissante
A l’appel de la communauté Juive française institutionnalisée, les rassemblements en soutien à Israël se ressemblent : foule essentiellement Juive, discours convenus se hissant rarement au niveau intellectuel des manifestants, orateurs identiques – dirigeants communautaires, édiles, ambassadeur d’Israël, artistes ou intellectuels –, absence de « nos-amis-musulmans-modérés », exagération dans le nombre de participants, appel au contenu parfois critiquable : « Parce qu'il est du devoir de chacun de vouloir que des négociations directes s’engagent pour la paix », donc la paix passerait par une négociation directe avec le Hamas ?! Et ce serait un devoir de l’accepter ?!

Souvent Gil Taïeb, notamment vice-président du FSJU (Fonds social Juif unifié), est à l'origine d’évènements parisiens similaires.


Le dimanche 18 novembre 2012, Gil Taieb exhortait donc par courriel à se réunir le jeudi 22 novembre, à 19 h, pour marquer sa solidarité avec l'Etat d'Israël. Il se prévalait de sa qualité de président de l'Association de soutien à Israël (ASI). Combien de manifestants aurait-il réuni sur son seul nom ?

Patatras ! Le lundi 19 novembre 2012, le CRIF, auquel se joignaient les grandes organisations françaises Juives, annonçait un « rassemblement unitaire » fixé au 20 novembre 2012, à 18 h 30 et que la manifestation prévue par Gil Taïeb était annulée.

Tout cela fleurait la précipitation, l'absence d'égard pour des conférences prévues les 20 et 22 novembre.

Seule différence, mais notable, entre tous ces rassemblements de la communauté française Juive : une foule de moins en moins nombreuse au fil des ans.

En ce froid 20 novembre 2012, ce « rassemblement unitaire » improvisé a attiré « 2 500 personnes selon la police, 5 à 7 000 selon les organisateurs », selon l’AFP, « environ 2 000 personnes » selon SIPA-AP.

Actualité juive a publié dans son numéro 1232 un reportage sur cette manifestation parisienne. Cet hebdomadaire communautaire a indiqué que Meyer Habib, vice-président du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France), l'avait "orchestrée", mais a omis curieusement le nombre de manifestants. Une information pourtant majeure et source de réflexions.

Le 22 juin 2010, un rassemblement similaire avait réuni 3 200 personnes selon la police, 10 à 15 000 selon les organisateurs.

Si ce trend se poursuit à ce rythme, le cap d’un nombre approchant 0 participant sera atteint entre 2018 et 2020 si l’on s’en tient aux chiffes de la police, entre 2013 et 2014 si l’on se réfère à ceux des organisateurs. Quel intérêt représenteront alors les dirigeants communautaires pour les autorités politiques françaises ? Et, faute de « plan B », comment exprimeront-ils leur « soutien à l’Etat d’Israël » ?

Le 20 novembre 2012, SIPA-AP indiquait : « Des centaines de CRS ont demandé à des membres de la Ligue de défense juive de baisser des drapeaux qui portaient leur insigne, une étoile de David et un poing serré ». Pourtant, des manifestants de la « rue arabe » haineuse ont brandi à Paris, et en toute impunité, des drapeaux de mouvements terroristes (Hezbollah, Hamas) lors de la guerre d’Israël contre le Hezbollah au Liban (12 juillet-14 août 2006) ou lors de l’Opération Plomb durci contre le Hamas dans la bande de Gaza (27 décembre 2008-18 janvier 2009).

Le 21 novembre 2012, le CRIF et le Consistoire israélite de Marseille organisaient un rassemblement similaire près du consulat d’Israël. Dans la vidéo publiée sur le site du CRIF, on peine à distinguer les visages des orateurs tant la lumière est rare en ce début de soirée.

Le 27 novembre 2012, à l'initiative du CRIF Sud Est et du Consistoire israélite de Nice, un rassemblement en soutien à l'Etat d'Israël et pour dénoncer les crimes du Hamas était organisé, en présence d'édiles, à la... synagogue Deloye, à Nice. Quelle ghettoïsation !


Comparons avec le rassemblement « en solidarité avec Gaza », « contre l’attaque israélienne sur Gaza » du samedi 17 novembre 2012 à l’initiative de la mouvance communiste, gauchiste, écologique et droitsdel’hommiste.

Le moment ? Le samedi après-midi. Donc la lumière naturelle et pendant le week-end, jour de grande affluence.

Le lieu : une partie de la place de l’Opéra, située dans un quartier animé par des touristes et des chalands amenant leurs enfants admirer les automates des vitrines du Printemps, et heureux de préparer leurs achats pour Noël et le Jour de l’An.

Les actions : slogans et banderoles scandaleuses, mais percutantes - « Ici, les enfants perdent leurs doudous, à Gaza ce sont les doudous qui perdent leurs enfants », « Israël casse-toi, la Palestine n'est pas à toi » -, distributions de tracts aux passants.

Le nombre : environ un millier d’individus selon la police, 5 000 selon les organisateurs.

Un parallèle guère flatteur pour ces « rassemblements unitaires » Juifs tenus dans l’obscurité automnale : plus nombreux, ces Français Juifs sont inaudibles, et quasi-invisibles, dans leur ville.

En effet, le leadership communautaire a abandonné les artères prestigieuses de la capitale aux haineux, et s’est retranché près de représentations diplomatiques israéliennes en France et dans une synagogue. Qui a vu leurs rassemblements ? Qui a entendu leurs gentils slogans : « Israël vivra, Israël vaincra » ?

Pourquoi des dirigeants communautaires et leurs services de communication persistent-ils dans cette voie qui signe leur faiblesse ? Par manque d’imagination ou de compétences ? Pour éviter de s’interroger sur leur part de responsabilité dans ces défiance et désaffection croissantes ? Pour masquer une incapacité à agir efficacement sur l’opinion publique ou sur le rééquilibrage de la diplomatie française ? Pour justifier leurs fonctions, se reconstituer une légitimité ébranlée ou préparer leur candidature à un poste électif ?

Le 24 novembre 2012 après-midi, un imposant dispositif policier était installé place de l’Opéra et dans les rues avoisinantes en prévision de l’arrivée de la manifestation « Halte aux agressions contre Gaza » qui partait à 14 h, du métro Barbès Rochechouart, et était organisée par le Collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens (CNPJDPI).

Que va faire la communauté française Juive institutionnalisée ? Pourquoi aucun média communautaire ne s'interroge sur ces mobilisations si réduites ?

Le 2 juin 2013, la communauté Juive britannique a organisé dans le centre de Londres une parade festive, dans un esprit de carnaval, pour célébrer les 65 ans d'Israël. Des milliers de personnes se sont réunies à Trafalgar Square. Ce jour, une parade similaire a eu lieu avec succès à la 5e avenue à New York. Le 30 mai 2015, 30 000 manifestants, dont des politiciens israéliens et américains, ont défilé joyeusement à New York, notamment dans la 5e rue, pour la parade annuelle célébrant Israël (Israel Day Parade) aux Etats-Unis.

Pourquoi la communauté Juive française n'organise-t-elle pas un événement similaire, joyeux, festif en défilant dans les grandes artères de Paris et de grandes villes de provinces ? Parce que les autorités politiques françaises ne le veulent pas ? Par crainte que la sécurité soit insuffisamment assurée ? Parce que des politiciens français ne veulent pas afficher publiquement leur soutien à l'Etat d'Israël pour ne pas s'aliéner certains votes ?

Absence de stratégie
Seule la manifestation à l’appel d’organisations françaises Juives (1), dont le CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France), le dimanche 7 avril 2002, « contre les actes antisémites et en solidarité avec le peuple israélien » ciblé par le terrorisme palestinien, avait rencontré l’adhésion d’environ 50 000 à 100 000 Français Juifs qui avaient arpenté, en familles, les grands boulevards, de la place de la République à celle de la Bastille, d’un Paris printanier et ensoleillé. En phase avec leurs dirigeants communautaires, ces manifestants avaient exprimé alors leur indignation à l’égard de l’attitude du gouvernement français – indifférence, inaction, minoration des actes antisémites - et de la désinformation.

Las ! Au fil des ans, la défiance s’est incrustée chez nombre de Français Juifs.

Et elle est fondée sur des constats inquiétants : niveau élevé du nombre d’actes antisémites, assassinats antisémites - Sébastien Selam (nuit du 19 au 20 novembre 2003), Ilan Halimi (13 février 2006), Jonathan, Arye et Gabriel Sandler ainsi que Miriam Monsonego (19 mars 2012) -, isolement et marginalisation dans la société française (absence de solidarité de la Nation, discrimination positive), « politique arabe » visant la destruction d’Israël et l’avènement d’Eurabia, désinformation non sanctionnée dont est emblématique l’affaire al-Dura.

Sans oublier le fonctionnement communautaire cacophonique, anachronique et émaillé de rivalités d’egos, une relève rare pour succéder à des dirigeants âgés, la cooptation ou l'élection de dirigeants « communautairement corrects », une incapacité à élaborer une stratégie d’actions, un dialogue judéo-musulman, oscillant entre la "tarte à la crème" et le "piège à cons", superficiel et décevant, indéfini et sans objectif, mené par des ignares, cyniques ou timorés, la défense de l’islam malgré son antisémitisme et son antijudaïsme - les cerbères les plus zélés dans la sanctuarisation de l'islam s'avèrent des Juifs français -, des migrations intra-régionales pour fuir des environnements devenus hostiles.

N'omettons pas un sexisme affligeant, par exemples l'inégalité homme/femme dans le calcul du minyan (quorum de dix hommes Juifs ayant fait leur bar-mitzva) indispensable pour certaines prières, ou le divorce religieux (guet) accordé par le seul mari, etc. Une preuve récente de ce sexisme ? Le site Internet du CRIF a publié les discours des orateurs mâles - directeur de l'école, père et grand-père des victimes de l'école Ozar HaTorah, etc. - lors de la cérémonie à Toulouse (1er novembre 2012). Mais il manque le discours d'une spiritualité lumineuse d’Eva Sandler, dont l'époux et les deux fils ont été assassinés par le djihadiste Mohamed Merah le 19 mars 2012.

Aussi leur soutien à l’Etat d’Israël, les Français Juifs l’ont exprimé par mille et une manières - séjours touristiques, aliyah, etc. -, et en ignorant ces événements sans suite, improvisés, et non intégrés dans une réflexion globale ou un plan d’actions et de communication.

La communauté Juive britannique a organisé ce 2 juin 2013 dans le centre de Londres une parade festive, dans un esprit de carnaval, pour célébrer les 65 ans d'Israël. Des milliers de personnes se sont réunies à Trafalgar Square. Ce jour, une parade similaire a eu lieu avec succès à la 5e avenue à New York.

Le 30 mai 2015, 30 000 manifestants ont défilé joyeusement à New York, notamment dans la 5e rue, pour la parade annuelle célébrant Israël (Israel Day Parade) aux Etats-Unis.

Le 4 juin 2016, 30 000 manifestants ont participé à New York à la parade annuelle célébrant Israël. Dans Actualité juive (n°1398, 7 juillet 2016), Moïse Cohen, président d'honneur du Consistoire de Paris, encense cette parade, et au lieu de songer à en créer une similaire à Paris, il invite les lecteurs qui auraient "envie de partager avec les New Yorkais ce grand moment de solidarité agissante avec Israël" à... retenir  "dès à présent" la "date de la prochaine parade qui aura lieu le 4 juin 2017"!



(1) Le 2 décembre 2012, 10 000 Hongrois ont manifesté sur la place Kossuth (Budapest) à "l'appel du parti conservateur au pouvoir Fidesz, du Parti socialiste MSZP et du mouvement "Rassemblement 2014" (centre gauche contre l'antisémitisme)", contre l'antisémitisme. La Hongrie compte environ 100 000 Juifs.

Articles sur ce blog concernant :

Cet article a été publié le 24 novembre 2012 et modifié le 13 juillet 2016.
Il a été republié le 2 juin 2013, puis les 1er juin 2015 et 8 juin 2016.
 Si des personnes citées ou leurs proches sont en désaccord avec cet article, elles peuvent réagir par des commentaires ou par des lettres, mais pas par des invectives, pas par une agression verbale dénuée d’arguments.

6 commentaires:

  1. Bonjour Véronique,

    Je me permets de vous appeler par votre prénom, tellement vos écrits correspondent à mon état d'esprit.
    Je remarque aussi, au niveau local, un éloignement continu, une désaffection croissante, même un genre d'attitude blasée des juifs pour des actions nous (les) concernant.
    Votre analyse est juste ; je me permets d'ajouter quelques refléxions :
    - les prises de position de nos dirigeants, pas en ligne avec les préocupations des juifs "de base". Quelquess fois même en contradiction.
    - manque de coordination avec des (rares) organisations ou groupes non-juifs qui nous sont proches.
    - l'absence des représentations juives à des manifs concernant des problèmes de la nation et qui incombent aussi.
    - enfin, nombre de problèmes individuels, familiaux, proféssionnels et d'environnement qui empèchent certains de militer.
    Courage à vous
    Sorel Zissu
    s.zissu@orange.fr
    http://zissus.blogspot.com

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  2. Bonjour,

    Je ne suis pas juif mais je suis très sensible à cette recrudescence de l'antisémitisme qui sévit depuis quelques années. Cela me fait beaucoup de peine de voir que les médias français pratiquent la désinformation à l'égard d'Israël, c'est quasi-systématique et ce parti-pris pour les "palestiniens" me sort par les yeux ! Comme si la dictature islamique imposée par le Hamas à Gaza était respectable et par-contre la seule démocratie du Moyen-Orient condamnable, c'est le monde à l'envers. Il y a aussi tous ces mouvements pro-palestiniens qui s'agitent en France et sont tous plus haineux les uns que les autres. Et puis alors il y a le summum de l'ignoble que sont ces assassinats antisémites perpétrés sur le sol français depuis 2003, et ça ce n'est pas pardonnable. Ce n'est pas pardonnable car le gouvernement français laisse l'antisémitisme se répandre de manière insidieuse dans les mentalités par le biais des médias et d'internet. Le discours de François Hollande à Toulouse, en présence de Benjamin Netanyahou, faisait reprendre espoir que des mesures soient enfin prises pour combattre efficacement l'antisémitisme et notamment cet antisémitisme qui se cache dans le langage de l'antisionisme. Mais malheureusement, rien ne change, on vient de le constater ces derniers jours lors de la reprise des hostilités entre Israël et les terroristes "palestiniens", que ce soit encore une fois les médias français ou l'attitude de notre ministre des affaires étrangères, c'est navrant.

    Quant au problème que vous soulevez dans votre article, il est vrai que nous devrions être des centaines de milliers voire bien plus, à défiler, entre les juifs et non-juifs de France qui soutenons Israël, la démocratie et la liberté, contre les régimes barbares.

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  3. Bonsoir,

    je suis l'auteur du petit texte qui vous sert d'introduction.

    il y a une certitude absolue c'est l'inadéquation entre les instances communautaires et la base de la communauté.

    je crains que le mal ne soit encore plus profond que nous le voyons, la mégalomanie et l'égocentrisme ont été exacerbés par la création de la 8ème circonscription des français de l'étranger, qui permet aux looser incompétents de s'offrir un rêve de gloire et de grandeur à bon prix.

    depuis c'est une course à l'orgueil que rien n'arrête chacun voulant faire plus, ainsi je regrette que vous n'ayez pas spécifié que ce n'est pas moins de 5 rassemblements différents qui avaient été planifiés par les nombreuses associations, dont très peu dépasse les 300 adhérents.

    nous sombrons dans le ridicule en organisant des goûters champêtres, encore que si je me souviens bien lors de la manifestation de juin 2010 pour Shalit, Enrico Macias avait chanté... nous pouvons donc faire pire, ne désespérons pas...

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  4. jack.rock@orange.fr26 novembre 2012 à 16:59

    Madame Véronique Chemla,
    Votre violente philippique contre les Juifs de France et leurs instances représentatives constitue certainement un exutoire à vos frustrations, mais que proposez vous de constructif ?
    Et de grâce, épargnez nous la dérive vers une condamnation de pratiques religieuses millénaires (il existe pour celà une synagogue libérale) qui n'a rien avoir avec le débat sociétal et sécuritaire sur la place des Juifs en diaspora.

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  5. Monsieur Jack Rock,

    J'ai hésité à publier votre commentaire, car je le trouve agressif par le ton et les mots, et quasi-diffamatoire. Vous dérapez sur le terrain personnel - "exutoire à vos frustrations" -, par manque d'arguments vraisemblablement.

    Je ne connais pas les "Juifs de France", mais les Français Juifs ou les Juifs français.

    Il ne s'agit pas d'une "violente philippique" - vous ne justifiez pas cette expression -, mais d'un article d'analyse, polémique qui ne vise pas les Français Juifs, mais les concerne. Les autres Internautes l'ont bien compris ainsi. Je respecte les Français Juifs et je suis triste du déclin de la position de ces Français Juifs dans la société française. Je vous invite à lire mes autres articles sur ces faits (http://www.veroniquechemla.info/2011/11/demain-les-juifs-de-france.html, http://www.veroniquechemla.info/2011/10/une-ceremonie-de-vux-pour-5772-sous-le.html).

    La France est une démocratie. La presse, les bloggers ont le droit de s'exprimer dans le cadre légal. Je m'étonne que vous n'acceptiez pas la critique. D'autant que la mienne est étayée d'arguments.

    Les instances représentatives des Français Juifs agissent dans certains cas à bon escient, et dans d'autres cas à mauvais
    escient. J'ai le droit de les critiquer.

    Je pourrais botter en touche : "Je ne suis que journaliste. Les dirigeants communautaires ont voulu être élus, ont recherché leurs hautes fonctions, ont multiplié leurs présences dans des instances dirigeantes communautaires, ont embauché des responsables de la communication, des assistants, des "chargés de", etc. Donc c'est à eux d'agir avec efficacité selon leurs programmes et leurs compétences".

    Cependant, je vous répondrai : "Les solutions existent : demander à l'Elysée, aux ministres et instances concernées de faire établir la vérité dans l'affaire al-Dura ; organiser des parades Juives annuelles qui mobiliseraient les Français Juifs de tous âges sur plusieurs mois, des évènements conviviaux à partager avec nos concitoyens non-Juifs ; mener un dialogue judéo-musulman sur les sujets qui fâchent - antisémitisme et antijudaïsme islamique -, etc."

    Pourquoi n'interpelez-vous pas ces instances représentatives ? En êtes-vous membre ou proche ?

    Vous me prêtez des pensées que je n'ai pas. Je ne condamne pas des "pratiques religieuses millénaires" que vous ne précisez d'ailleurs pas. Je soutiens ces pratiques juives : la circoncision, l'abattage rituel , etc.

    Le judaïsme a évolué : les Français Juifs ont accepté certaines règles au nom de "dina demalkhuta dina" ("la loi du pays est la loi"), (http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/09/25/expliquer-la-circoncision_1764382_3232.html)
    Cet article du Monde montre bien que la place des Juifs en Europe dépend aussi de la place que l'Europe peut/veut faire au judaïsme.

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    1. bravo de mettre les pieds dans le plat.
      la solidarité doit être réciproque: avec riposte laïque, les identitaires....

      Emmesse

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