vendredi 8 juillet 2016

L’affaire Krief, exemple d’antisémitisme d’Etat


Médecin nucléaire juif français, le Dr Lionel Krief a été spolié et ruiné par « un gouvernement des juges ». Il a été harcelé par de nombreuses administrations.
Ce scandale politico-financier teinté d’antisémitisme a perduré sous des gouvernements du centre-droit et socialistes. Une candidate du Front de gauche, deux conseillers régionaux de Picardie – une élue socialiste et un édile du Front national – ont alerté les pouvoirs publics. Finalement, Laurence Rossignol, ministre socialiste, a conseillé au Dr Krief de fuir cette « affaire sordide ».
A la différence de l’affaire Dreyfus, l’affaire Krief est occultée par la quasi-totalité des politiciens, des médias, des intellectuels et des dirigeants d’associations juives françaises.
Une France en déclins spolie ses Juifs.

Les médecins Juifs militaires ou dans les Armées 

« Toute attaque contre des Français juifs est une attaque contre la France et la République ». Les Présidents Nicolas Sarkozy et François Hollande, ainsi que leurs Premiers ministres, ont répété cette mantra depuis plus d’une décennie.

Or, depuis le déclenchement de l’Intifada II, la France mène une guerre non déclarée contre ses Juifs. Diffusé par France 2 le 30 septembre 2000, le reportage controversé « al-Dura » a été un missile iconique dans le champ de bataille médiatique. L’affaire Krief illustre l’aire économique de ce conflit asymétrique : le « gouvernement des juges » spolie les Juifs.

Français juif, le Dr. Lionel Krief est un médecin nucléaire brillant.

En 1996, il s’est installé à Compiègne, en Picardie, afin de travailler dans le Centre d’imagerie médicale avancée (CIMA).

En 2000, il s’est associé avec la Dr. Valérie Daneski dans une SCP dont il détient 75 % des actions et ce, afin d’exercer en alternance dans deux CIMA picards : l’un à Compiègne, et l’autre à Creil.

A Compiègne, la SCP verse un loyer à son bailleur, STS (Société Technique Santé), société anonyme dont les actionnaires sont essentiellement des radiologistes de la clinique Saint Côme et cette clinique. Quant aux autorisations d’équipements lourds, elles sont détenues par le GIE-CIMA (Groupement d’intérêt économique), qui associe, dans un partenariat public/privé et à part égale, l’hôpital de Compiègne et la polyclinique Saint Côme.

Le contrat d’exercice personnel, intuitu personae, exclusif, non cessible du Dr. Krief stipulait qu’une faute grave de ce médecin provoquera la résiliation du contrat.

En 2009, les deux CIMA ont généré un chiffre d’affaires de 7,925 millions d’euros et un bénéfice de 2,018 millions d’euros.

L’affaire Krief a débuté en 2008. Comment ?

Premièrement, le Dr. Krief a découvert que STS avait allégué une surface du CIMA de Compiègne double de celle réelle. Il est parvenu à fixer un loyer conforme à la réalité.

Deuxièmement, il a annoncé un projet scientifique ambitieux : l’exploitation d’une molécule révolutionnaire pour détecter la maladie d’Alzheimer dix à quinze ans avant l’apparition des premiers symptômes cliniques, ainsi que l’installation de cyclotrons en Picardie afin de développer des molécules radioactives et les distribuer en Europe.

Un projet qui éveille des convoitises, tant les enjeux sanitaires et financiers sont considérables. Et qui a besoin, selon le Dr Krief, de ses deux Centres pour amorcer une activité rentable.

Troisièmement, la Dr. Daneski a demandé la dissolution judiciaire de la SCP Krief-Daneski en raison de dissensions des associés. L’administrateur judiciaire, Me Denis Hazane de la SCP Angel Hazane, a agi au détriment du Dr. Krief et de la SCP : recours à une société pour surveiller les boites mails du Dr Krief, à deux experts-comptables, etc.

Enfin, en 2009, Dr. Krief a légalement remplacé une gamma camera par une plus moderne, et a vendu la plus ancienne. La nouvelle gamma camera n’a jamais fonctionné car l’Agence régionale de la santé (ARS) Picardie, organisme public sous le contrôle du ministère de la Santé, a refusé d’effectuer la visite de conformité obligatoire. Au grand dam des patients atteints de maladies graves.

STS a poursuivi le Dr. Krief au pénal pour abus de confiance : elle a allégué à tort être propriétaire de l’ancienne gamma camera. Avec le GIE CIMA, elle a assigné le Dr Krief au civil pour résiliation de son contrat d’exercice.

Si la Cour d’appel d’Amiens a relaxé pénalement en 2012 le Dr Krief, du délit d’abus de confiance, elle a confirmé en 2013 la résiliation judiciaire du contrat. Comprenne qui pourra…

En huit ans de procédures judiciaires, le Dr. Krief a été injustement spolié de ses deux Centres. Celui à Creil a été vendu à la Dr. Daneski malgré ses manquements professionnels inquiétants. Celui à Compiègne est dirigé par la Dr. Leila Akrout, qui avait porté des accusations infondées contre le Dr. Krief.

Parallèlement, des administrations ont harcelé le Dr. Krief et son épouse Rina, qui a fait une fausse couche après une garde à vue en 2011. Sans trouver quoi que ce soit d’illégal.

De plus, des documents, dont le rapport complet de l’ARS Picardie concernant une inspection en 2010 du CIMA à Compiègne, n’ont pas été communiqués au Dr Krief. Le rapport préliminaire de l’ARS Picardie, favorable au Dr. Krief, a révélé des illégalités commises par le GIE CIMA et STS et pénalement sanctionnées.

Alors que des plaintes contre les Krief ont été instruites, nombre de celles du Dr. Krief ont été classées.

La Dr. Daneski a été persuadée qu’elle récupèrerait les Centres car elle « est une bonne catholique ». Elle fera au Dr. Krief « un chèque pour qu’il reparte en aller simple à Eilat, sinon il ira en prison. Est-ce qu’un repas cacher est servi en prison ? » Elle n’a jamais été condamnée pour antisémitisme.

En 2011, le Dr. Krief a porté plainte pour « prise illégale d’intérêts » contre Vincent Vesselle, président du GIE CIMA et directeur de la clinique Saint Côme, et contre Brigitte Duval, vice-présidente du GIE CIMA et directrice générale de l’hôpital de Compiègne. Tous deux sont membres de commissions publiques régionales de la Santé. Cette plainte mentionnait aussi Philippe Marini, maire de Compiègne et alors sénateur de l’Oise (UMP). En 2016, la juge Aurore Masson a rendu une ordonnance de non lieu.

Le Dr. Lionel Krief a affronté un antisémitisme d’Etat. A la différence de l’affaire Dreyfus, l’affaire Krief souffre d’omerta.

Depuis 2008, les gouvernements de centre-droit et socialistes ont joué un rôle dans l’aggravation du calvaire subi par le Dr Krief.

En juin 2012, Géraldine Minet, candidate Front de Gauche aux élections législatives dans l’Oise, a interpellé vainement Christophe Dubosq, directeur de l'ARS Picardie, sur l’affaire Krief.

Au Conseil régional de Picardie, le 7 septembre 2012, Laurence Rossignol, conseillère régionale socialiste, l’a exhorté « d’agir et de trancher » dans ce « dossier qui » mêle « éléments de harcèlement judiciaire, de collusion, d'intérêt économique et de plainte pour propos antisémites ». Au nom du groupe Front national, Michel Guiniot a renchéri.

Peu après, Laurence Rossignol, sénatrice socialiste de l'Oise (Picardie), a conseillé au couple Krief une « fuite salvatrice » pour « sauver » sa « peau » loin de cette « affaire sordide ».

L’assaut cupide de la France a aussi spolié Monica Waitzfelder (L'Oréal a pris ma maison : Les secrets d'une spoliation), et des propriétaires d’appartements telle Eva Tanger, sexagénaire ruinée et sur laquelle pèse une menace d'expulsion alors que le fond du dossier est en cours d'examen.

Au XXIe siècle, ces spoliations s’analysent à la lueur des déclins, de l’Histoire de l’antisémitisme et de la diplomatie de la France.

La France irréformable se focalise sur l’argent des Juifs pour pallier ses échecs.

Les spoliations, qui ont caractérisé sa longue histoire d’antisémitisme, ont toujours préludé à la disparition des Juifs.

L’antisémitisme et l’antisionisme d’Etat sont l’avers et le revers de la même pièce de monnaie. Les Juifs et l’Etat d’Israël sont agressés pour ce qu’ils sont et ce qu’ils ont.

Coïncidence ? Les principaux politiciens ayant laissé empirer l’affaire Krief ont tenu des propos anti-israéliens.

La France en déclins sacrifie ses Juifs cyniquement et avec l’espoir que « ce petit Etat de merde » (ambassadeur Daniel Bernard) échouera à les intégrer.

Cette affaire d’Etat implique l’Etat d’Israël également car le Dr. Krief a acquis la nationalité israélienne, et son épouse est israélienne, et car nombre de Français juifs, songeant à faire leur aliyah, observent avec attention sa réaction pour savoir s'il défendra ses ressortissants, et plus généralement les Juifs en périls en France.

Résultat de décennies d’instrumentalisation par les autorités étatiques ? Quasiment tous les dirigeants d’organisations juives françaises - Richard Prasquier, Roger Cukierman et Francis Kalifat, présidents successifs du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France), grand rabbin de France Haïm Korsia, Gil Taieb, chirurgien-dentiste, vice-président du FSJU (Fonds social juif unifié) et du CRIF ainsi que chroniqueur sur RCJ, l’OSE (Œuvre de Secours aux Enfants) sous la président de Jean-François Guthmann et la direction de Patricia Sitruk, l’OJE (Organisation juive européenne), et l’AMIF  (Association des médecins israélites de France) - ont refusé d’aider le Dr. Krief.

Les Français juifs n’ont donc personne pour les défendre victorieusement. Ceci reflète l’effondrement de leur condition, et accélérera leur exil, aussi pauvres que Job.

Les personnes dont les noms apparaissent dans l’article n’ont pas répondu aux questions posées, ont écrit attendre des verdicts ou ont botté en touche.

2 commentaires:

  1. Et en français, ça donne quoi ? Le sujet est suffisamment grave pour être développé aussi clairement que possible et de manière synthétique. Là, avec tous ces acronymes, tous ces détours, tous ces mots techniques, on est tous perdus !

    Vient un moment où il faut savoir si l'on veut être compris ou non...

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    1. 1. Résumer huit ans de procédures judiciaires et de différends administratifs en quelques feuillets ce ne serait pas "synthétique" !?
      2. Le thème concerne une technique médicale et diverses institutions.
      J'ai élagué au maximum, mais certains organismes sont incontournables.
      J'ai défini à chaque fois le sens des acronymes.
      3. Je vous plains : comment faites-vous dans un monde empli d'acronymes ? Vous devez être perdu.
      4. "On" se conjugue au singulier.
      5. Plus de 1500 Internautes ont lu cet article. Apparemment, ils l'ont compris aisément.

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