vendredi 14 avril 2017

Une famille Juive française avait été menacée de mort à Goussainville

  
Depuis 2009, Ruth Smadja et ses deux enfants, âgés de 17 ans et de quatre ans, étaient les victimes de graves agressions antisémites à Goussainville (Val d’Oise). Un cas d’étude de la dramatique situation de Français Juifs modestes, de l’inefficacité, de l’inaction, de l’impuissance ou/et de l’indifférence de politiciens, d’organismes publics, de médias et bloggers ainsi que d’organisations communautaires. A cet égard, est particulièrement éclairant l'article biaisé Agressions antisémites, ce que disent les chiffres de Christophe Servan  publié par le site BdVoltaire. Le 1er juin 2014, Ruth Smadja apprenait qu'elle bénéficiait d'un appartement dans une ville loin de Goussainville. Elle y a emménagé avec ses enfants à l'automne 2014. Article republié après l'assassinat de Sarah Halimi qui suscite bien des questions : victime d'actes antisémites, Sarah Halimi et ses proches ont-ils déposé une main courante ou porté plainte ? Si oui, avec quelles conséquences ? Pourquoi la police est-elle intervenue si tardivement le soir du meurtre ? Pourquoi la famille Halimi n'a-t-elle pas alerté les organisations ou/et médias juifs français ? Qu'auraient fait ces organisations et médias ? Selon un témoin, Mme Halimi a crié si fort que toute la rue a entendu ses cris, notamment "Non ! Pas avec le marteau !"


« L'année 2002 commence, et, après l'incendie d’une école juive à Créteil et de la synagogue, c'est la synagogue de Goussainville qui, la nuit du 5 janvier, a été attaquée à coups de pierres et de cocktails Molotov qui visaient bien un édifice juif parce que juif, malgré la version donnée par la police selon laquelle il s'agissait d'un simple affrontement entre elle et des "jeunes du voisinage": chaque jour ce sont des insultes, des graffitis où l'on entend, où l'on lit "Mort aux juifs !", écrit Eric Marty dans Un nouvel antisémitisme.

2002, c’est l’année où Ruth Smadja et son fils emménagent comme locataire dans l’appartement d’une HLM de deux étages au sein d’une résidence de neuf immeubles à Goussainville, ville du Val d’Oise (95) située dans la banlieue nord de Paris. Un immeuble doté d’un interphone et d’un passe, et dont le bailleur est Espace Habitat Construction.

C’est aussi le début de l’exode de la quasi-totalité des Goussainvillois Juifs hors de cette commune où ne resteraient, selon Ruth Smadja, que dix Juifs.

Harcèlement antisémite
En 2009, à l’initiative d’un rabbin, Ruth Smadja pose une mezouza - rouleau parchemin sur lequel sont inscrits les premier et deuxième paragraphe du Chema, et placé enroulé à l'intérieur d'un étui - à l’extérieur de la porte de son appartement.

Un mois après, Ruth Smadja découvre cette inscription sur cette porte : « Juif pute dehors ». Alain Louis, maire de Goussainville, lui demande de l’effacer car « ce ne sont que des enfantillages ».

Deux jours après, nouveau tag : « Dehors les juifs ». Cette fois-ci, son fils photographie ce graffiti.

S’ensuit une longue série d’agressions antisémites visant sa famille : menaces de morts, tags nazis, boite aux lettres cassée et sur laquelle a été écrit « Sal pute de juif. On va te crever ta race de merde », inscriptions haineuses sur cette  porte – « Dehors les juifs » -, vols de courriers, de son paillasson et du vélo de son fils, croix gammées dessinées sur cette porte, mezouza arrachée, courrier « Toutes mes condoléances à la famille Smadja pour la mort de leur maman » dans sa boite aux lettres, etc.

Ruth Smadja a déposé une dizaine de mains courantes et une quinzaine de plaintes contre X. Apparemment classées.

La vie de la famille Smadja, qui s’est agrandie avec la naissance d’une fille, est bouleversée : réduction des sorties par crainte d’agressions physiques, redoublement du fils de Ruth Smadja, etc.

Jean Luc Nevache, préfet du Val d'Oise, a contacté Thierry Leleu, préfet du Val-de-Marne, afin que celui-ci propose à Ruth Smadja un relogement en urgence dans son département.  Ruth Smadja a ainsi visité l’appartement à Joinville-le-Pont (Val-de-Marne) du bailleur Agence Val-de-Marne de l’Immobilière 3F.

Elle a déposé un dossier, avec le soutien de l’assistance sociale, afin d’y devenir locataire. Mais le 7 janvier 2014, l'agence Val-de-Marne de l’Immobilière 3F lui a refusé la location cet appartement au motif de la faiblesse de ses revenus et qu’elle ne remplirait pas les conditions d’accès aux « dispositifs publics d’accès aux logements ».

« Je ne comprends pas ce refus. J’étais la seule à postuler. Mon budget – environ 1 180 € par  mois - est en équilibre. Je n’ai pas de dette, ni de loyers impayés. Mon APL (Aide personnalisée au logement) aurait été revalorisée si l'appartement de Joinville-le-Pont m'avait été accordé. Le FSL (Fonds de solidarité pour le logement) m'aurait aussi aidé pour entrer dans ce logement », me confie Ruth Smadja le 23 mars 2014. Et d'ajouter le 28 mars 2014 : "Mon bailleur actuel Espace Habitat Construction m'avait proposé un appartement à Saint-Maurice (94). Je l'ai visité. Puis mon bailleur m'a dit avoir commis une erreur en me proposant cet appartement. Puis, il m'a fait visiter un appartement avec des baies vitrées au rez-de-chaussée d'un immeuble à Gonesse, dans le Val d'Oise. C'était au fond d'une ruelle, à côté de l'entrée de l'autoroute. A côté de l'immeuble, il y avait des dealers. Après ma visite, on m'a demandé si je cherchais de l'herbe... Je  cherche un lieu décent. Mes enfants et moi méritons de vivre heureux, avec ou sans mezouza à la porte de notre appartement".

Une attestation de la CAF (Caisse d'allocations familiales) indique le versement à Ruth Smadja de 1 202,96 € en janvier 2014.

Les 28 et 31 mars 2014, l’Immobilière 3F m'a expliqué que la commission ayant statué sur le dossier de Ruth Smadja a calculé le taux d'effort de la demanderesse, c'est-à-dire sa contribution dans le paiement du loyer. Elle a estimé que ce taux d'effort avoisinant 40%, en incluant les charges d'électricité, était trop élevé, et risquait d'induire un surendettement. Elle a pris en  considération les revenus de Ruth Smadja au moment de sa demande, sans tenir compte par exemple de la possible revalorisation de son APL. L'Agence Val-de-Marne de l’Immobilière 3F semblait avoir ignoré les menaces de mort visant cette mère de famille.

Impuissance ou indifférence
Quand j'ai découvert sa page Facebook le 16 février 2014, j'ai alerté Sammy Ghozlan, président du BNVCA (Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme). Celui-ci m'a répondu qu'il avait écrit le 24 octobre 2013 à Jean Luc Nevache, préfet du Val d'Oise (95) sur la situation de la famille Smadja.

Le 14 février 2014, Ruth Smadja a créé une page Facebook intitulée Le combat d’une maman Juive  qui a reçu 845 Like. Elle vient de créer un groupe fermé sur Facebook.

Le 25 février 2014, N.A. lancé la pétition  Pour la relocation d’une maman victime d’antisémitisme qui, en moins d’un mois, a déjà recueilli 1 644 signatures.

Le 26 février 2014, Sammy Ghozlan m'a écrit avoir « confirmation que la mairie de Goussainville s'occupe activement de son dossier » et qu'il « continue de lui apporter son aide ».

Le 27 février 2014, j'ai contacté ledit préfet, Alain Louis, maire de Goussainville et édile démissionnaire et exclu du Parti socialiste en janvier 2014, et Roger Cukierman, président du CRIF.

Annabelle Rodrigues, au sein de la préfecture du Val d'Oise, a souhaité avoir plus d'informations par téléphone.

Ruth Smadja a aussi écrit au Président François Hollande, à Najat Vallaud-Belkacem, ministre des droits des femmes et porte-parole du gouvernement, Christine Taubira, ministre de la Justice, et à Anne Hidalgo, candidate socialiste à la Mairie de Paris.

Le 6 mars 2014, Florence Gouache, chef de cabinet de la Garde des Sceaux, a répondu à Ruth Smadja par une lettre-type informant que sa « requête a été transmise à la direction des Affaires civiles et du sceau, à laquelle elle a demandé de veiller à ce qu’une réponse » lui soit « apportée dans les meilleurs délais ».

Ruth Smadja n’a pas reçu la réponse de Najat Vallaud-Belkacem. Un courrier vraisemblablement dérobé comme tant d’autres auparavant…

Le 6 mars 2014, Roger Cukierman a écrit Jean-Luc Nevache qui lui a répondu en soulignant que les services de la préfecture du Val d'Oise cherchaient activement un nouvel appartement pour la famille Smadja.

Lors du rassemblement organisé par le CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France) le 19 mars 2014 contre l’antisémitisme, Ruth Smadja a remis son dossier entre les mains de Manuel Valls, ministre de l’Intérieur.

Le 31 mars 2014, Jean Luc Nevache m'a assuré qu'il veillait à trouver le plus rapidement possible une solution par un relogement d'urgence de Ruth Smadja et de ses enfants.

Le 1er avril 2014, Ruth Smadja a publié un message sur le mur de son compte Facebook : elle y a interpellé pèle mêle des organisations communautaires - FSJU, CRIF, CASIP, Consistoire, le réseau Ezra, Collectif Haverim, SPCJ - et leurs dirigeants - Gil Taieb, Joël Mergui -, ainsi que ces deux préfets, le Président de la République, le Premier ministre, Christiane Taubira, Najat Vallaud-Belkacem, Anne Hidalgo et Meyer Habib. But : avoir un "petit coup de pouce". Puis, elle a été interviewée sur Radio Shalom par Bernard Abouaf. Elle a expliqué qu'elle souhaitait quitter le Val d'Oise pour le Val de Marne ou Paris afin de se rapprocher de sa famille qui pourra l'aider dans sa recherche d'un travail ou garder sa petite fille pendant sa journée de travail, et de quartiers où ses enfants et elle pourront aisément et librement pratiquer sa religion.

Le manque de logements sociaux, l'absence d'informations personnelles dans les dossiers de demande de logements sociaux - ceci afin d'éviter toute discrimination - et la carence d'informations capitales - menaces de mort visant la demanderesse - dans les dossiers soumis à des commissions pénalisent encore plus les requérants français Juifs victimes d’antisémitisme. Ainsi, le dossier de Ruth Smadja transmis par la préfecture du Val-de-Marne n'indiquait pas l'urgence du relogement et sa raison vitale, existentielle !

Pas de relogement d’urgence, pas de place en crèche municipale pour sa fille, pas de travail, environnement hostile… Ruth Smadja n’en dort plus.

Sa situation si éprouvante suscite des interrogations.

Les agressions antisémites ayant visé Ruth Smadja sont-elles recensées dans la liste établie par le SPCJ (Service de protection de la communauté Juive) et le ministère de l’Intérieur ? Pourquoi ses plaintes ont-elles été classées ?

Combien de familles telles que celle de Ruth Smadja s’épuisent à lutter seules contre l’antisémitisme virulent qui les menace ?

La communauté française Juive institutionnalisée s'est-elle dotée des moyens idoines pour aider de manière rapide, adéquate et efficace des Français Juifs victimes d'antisémitisme, telle Ruth Smadja ?

J’ai contacté le FSJU (Fonds social juif unifié), la Fondation Casip-Cojasor sur la situation dramatique de Ruth Smadja, ainsi que l’Immobilière 3F, pôle immobilier du groupe Solendi, et l'agence Val-de-Marne de l’Immobilière 3F sur le refus d'un relogement à Joinville-le-Pont. J'ai aussi écrit au bailleur actuel de Ruth Smadja, Espace Habitat Construction. Je publierai leurs réponses dès réception.

Le 25 mars 2014, à quelques jours de la fin de son mandat de huit ans à la présidence du FSJU, Pierre Besnainou a loué sur RCJ, radio soutenue par le FSJU, la lutte "exemplaire" contre l'antisémitisme menée par les autorités politiques. Il a exhorté les "Juifs de France" : "à surtout ne pas continuer à s'enfermer dans un ghetto". 

Le 1er juin 2014, Ruth Smadja apprenait qu'elle bénéficiait d'un appartement dans une ville loin de Goussainville. Elle y a emménagé avec ses enfants à l'automne 2014.

Silences et partialité médiatiques
Faits révélateurs : les rares articles sur Ruth Smadja ont été publiés dès le 23 février 2014 par des bloggers ou sites Juifs : Europe-Israel, Alliancefr, AlyaExpress et sur mon blog.

Pourquoi ce silence de médias contactés, notamment RTL et Europe 1, et ceux communautaires, dont la plupart disposent de comptes Facebook ? Qu'attendent-ils ? La mort de Ruth Smadja ou de ses enfants ? Ou ces médias manifestent une réticence à intégrer les actes antisémites dans les informations caractérisant l'actualité en France.

Coïncidence. Ce 24 mars 2014, le site BdVoltaire a publié l’article Agressions antisémites, ce que disent les chiffres de Christophe Servan, gestionnaire de fonds d’investissement. Curieusement, les notes de l’article ne renvoient à aucune source.

Résumé : Manuel Valls a déclaré lors du Rassemblement organisé par le CRIF au Trocadéro : « Les actes antisémites sont en progression depuis quelques années » et sont causés par « une partie de l’extrême droite française ».

Mais à en croire Christophe Servan, le ministre avait tout faux.

D’abord, le nombre d’actes antisémites a baissé en un an : 423 en 2013 contre 614 en 2012.

Ensuite, si on rapporte le nombre d’actes antisémites en 2013 (423) à celui des crimes et délits commis en France métropolitaine (403 433), les « actes d’antisémitisme représentent 0.03% du total des crimes et délits ». Et les « juifs en France » (« 530 000 à 550 000 ») représenteraient « 0,9% de la population française ».

Et de récentes agressions antisémites ont été proférées en arabe, donc pas de l’extrême-droite.

Dès ce stade de son article, Christophe Servan a déjà commis plusieurs fautes.

Premièrement, une erreur algébrique : 423/403 433 = 0,001. Soit un pour mille.

Deuxièmement, des citations tronquées du ministre Manuel Valls qui a aussi déclaré : « L’antisémitisme se nourrit aussi de l’antisionisme. Il se nourrit dans nos quartiers populaires des ambiguïtés sur l’Etat d’Israël. Nous devons résister, résister, résister face à cet antisémitisme  ». Eh oui, Manuel Valls avait aussi évoqué en termes à peine codés les cités où habitent des populations souvent issues d’Afrique du Nord. Quant au nombre de Juifs en France, si le CRIF disposait d’un nombre exact, il serait bien le seul dans une république refusant les statistiques religieuses.

Par ailleurs, il est aberrant de rapporter le nombre d’actes antisémites sur le nombre de crimes et délits qui comprend les vols, infractions économiques et financières (contrefaçons, escroqueries en faux), infractions à la législation sur les stupéfiants, etc.

Par contre, il est pertinent de rapporter le nombre d’actes antisémites au nombre des actes racistes et antisémites. Et alors apparaît une disproportion alarmante soulignée par le SPCJ (Service de protection de la communauté Juive) : « Depuis l’année 2000, le nombre d’actes antisémites recensés est en moyenne 7 fois plus élevé que le nombre d’actes antisémites des années 90... 40% des violences racistes commises en France en 2013 sont dirigées contre des Juifs. Or, les Juifs en France représentent un peu moins de 1% de la population. Cela signifie que moins de 1% des citoyens du pays a concentré 40% des violences physiques racistes commis en France ».

En outre, Christophe Servan omet d’indiquer que, parmi les 614 actes antisémites commis en 2012, se trouvent les quatre assassinats antisémites commis par le jihadiste Mohamed Merah, à l’école Ozar HaTorah (Toulouse). Trois enfants et un adulte tués non pas parce qu’ils étaient bruns ou blonde, mais parce qu’ils étaient des « proies faciles », des Juifs désarmés.

Conclusion de Christophe Servan dans son article : « Sur le plan quantitatif donc, la disproportion entre les chiffres et les discours est manifeste. C’est donc l’aspect qualitatif et seulement celui-là qui est mis en avant par les pouvoirs publics ».

« Environ 75 000 femmes sont violées chaque année en France  ». Si on rapporte le nombre de femmes violées (75 000) sur celui de la population féminine en France en 2014 (32 937 326), on trouve le nombre de 0,002, soit deux pour mille. Et si on rapporte ce nombre de viols sur celui des crimes et délits, les viols représentent 18,59% du nombre de ces derniers. Qu’en conclurait Christophe Servan ?

Et Christophe Servan poursuit dans son relativisme par la banalisation : « Nul ne saurait nier qu’agresser un être humain pour le seul motif qu’il est né ceci ou cela est doublement odieux, mais pourquoi plus un juif qu’un arabe ou un chrétien, et pourquoi plus l’appartenance ethnique que l’apparence physique ? Combien de citoyens ordinaires sont agressés du seul fait qu’ils ont une tête qui ne revient pas à leur agresseur, qu’ils sont vieux ou handicapés et donc des proies faciles, qu’ils s’habillent comme des bourgeois ou pour les jeunes filles en tenue légère, pour un simple regard ou encore une cigarette refusée ? Alors, fléau national ou instrumentalisation d’un mythe, c’est à vous de juger ».

Les faits sont têtus. Si le nombre de profanations de cimetières chrétiens dépasse celui de cimetières juifs ou musulmans, les Juifs vivants sont quantitativement les premières victimes d’actes racistes et antisémites. Agresser un Juif, ce n’est pas agresser un « citoyen ordinaire » pour un motif futile, c’est l’agresser parce qu’il est Juif. Aucune personne n’ayant refusé une cigarette ou s’habillant comme un bourgeois n’a été assassiné lors de la Shoah en raison de son refus ou de ses habits bourgeois. Quels individus refusent que des jeunes filles soient vêtues de « tenue légère » ou tuent pour « un simple regard » ?

Et qui instrumentalise l’antisémitisme érigé en « mythe » par Christophe Servan ? On vous laisse deviner.

On ne sait ce qui choque le plus dans l’article de Christophe Servan : la publication par BdVoltaire d’un article de cet acabit visant à « mythifier » l’antisémitisme pourtant réel en France, la dénaturalisation des Juifs, des amalgames douteux, des calculs erronés et biaisés, le registre lexical faux – « arabe » au lieu de « musulman » -, etc.

Venant d’un expert en chiffres, on reste perplexe.

Finalement, le mot tabou dans l’article de Christophe Servan, c’est "musulman", voire "antisémitisme islamique". Pourquoi ?
   
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Cet article a été publié le 23 mars 2014. Il a été modifié le 4 novembre 2014.

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