Citations

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« La lucidité est la blessure la plus rapprochée du Soleil. » (René Char).
« Il faut commencer par le commencement, et le commencement de tout est le courage. » (Vladimir Jankélévitch)
« Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort. Il est de porter la plume dans la plaie. » (Albert Londres)
« Le plus difficile n'est pas de dire ce que l'on voit, mais d'accepter de voir ce que l'on voit. » (Charles Péguy)
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mardi 15 septembre 2026

Theo Tobiasse (1927-2012)

Theo Tobiasse (1927-2012) était un peintre juif né à Jaffa, en Eretz Israël. Graphiste pour la publicité, il survit en France à la Shoah. Établi après guerre à Saint-Paul de Vence, en Provence, il y produit une oeuvre tramée sur des thèmes privilégiés : 
l’exil, la Bible, des femmes aux courbes sensuelles, corps aériens, la Shoah, le désir, l’amour fou, l’enfance, les baladins, les jeux de la représentation, la Lituanie de son enfance  et le bonheur familial. 
Du 17 septembre au 30 octobre 2026, dans le cadre des Journées européennes de la culture Juive, la galerie Saphir présentera l'exposition collective "Poétique de l’amour". Vernissage le  17 septembre 2026 à 18 heures.


Né en 1927 à Jaffa, en Palestine sous mandat britannique (Eretz Israël) dans une famille originaire de Lituanie.

Quittant cette Terre promise, la famille Tobiasse retourne en Lituanie. Le jeune Theo Tobiasse y reste jusqu’à ses cinq ans, puis sa famille s’installe en France en 1931.

Sous l’Occupation, la famille Tobiasse subit les persécutions antisémites, se cache, mais une partie des membres est décimée par la Shoah.

A la Libération (1944), Theo Tobiasse recherche la lumière, le soleil, le ciel vaste.

Il emménage à Nice, puis à Saint-Paul de Vence où il vit et travaille.

Ce village provençal, c’est son lieu d’élection. Là, découvrant le paysage lunaire du plateau de Saint-Barnabé, au col de Vence, Theo Tobiasse peint sa première toile.

Le « Rijksmuseum d’Amsterdam lui procure une seconde révélation : la Fiancée Juive de Rembrandt lui fait découvrir le mystère de la matière et de la couleur. Il comprend alors tout des glacis, des jus et des clairs-obscurs ».

Theo Tobiasse travaille comme graphiste dans la publicité.

Il est distingué en 1961 par le Prix de la jeune peinture méditerranéenne en 1961.

Au fil d’une carrière qui le mène en Amérique du Nord, en Europe, au Japon, cet artiste sculpte, crée des vitraux, des poteries, des gravures. Parmi ses œuvres monumentales : le Palais des Congrès de Nice, la Chapelle Saint-Sauveur-Le Cannet et le Centre communautaire israélite de Strasbourg.

De New York à Jérusalem, via Saint-Paul de Vence et Venise, Theo Tobiasse tient un « journal intime artistique » composé de cinq Carnets qui couvrent huit ans, de 1993 à 2001.

Des inédits - écrits, gouaches, pastels et dessins, natures mortes (« Festin bleu ») et portraits (« Reine de théâtre aux désirs errants ») - y traduisent les impressions et préoccupations de l’artiste qui a signé et daté chaque page.

On y retrouve ses thèmes d’inspiration : l’exil, la Bible, des femmes aux courbes sensuelles, corps aériens, la Shoah (« Le ciel le plus noir à la lumière des brasiers »), le désir, l’amour fou, l’enfance, les baladins disproportionnés souriants, les jeux de la représentation (« Les Ménines » inspirées de Velasquez), la Lituanie de son enfance – « la datcha dans la verdoyante campagne de Kaletova, les lumières des bateaux à roue pavoisés sur le Niémen, les traîneaux dans les rues enneigées de Kovno, mais aussi les théières rondes et les samovars ventrus, symboles de la chaleur familiale » - et les scènes de bonheur familial en couleurs sépia.

Privilégiant les rouges et bleus, Theo Tobiasse y exprime la détresse et l’espoir - « Il faut courir pour écarter les parois des ténèbres, attendre que le jour se lève pour imaginer une autre vie » -, ainsi que l’humour par la présence d’animaux improbables entre les barreaux d’une échelle (« L’amour au temps du Sinaï»).

Il décède le 3 novembre 2012

Hommages
Au printemps 2013, la Chapelle Saint-Elme au cœur de la Citadelle de Villefranche-sur-Mer a présenté l'exposition Intime/Ultime de Theo Tobiasse (1927-2012). "Une plongée en plein cœur de l’univers créatif de l’artiste qui a permis aux amateurs et aux collectionneurs de découvrir dessins, tableaux, poteries, bronzes, carnets, sculptures".

En 2013, la galerie  Ada Loumani à Valbonne a présenté l’exposition Tobiasse, Moments d’Atelier éponyme qui révèlait "les moments inédits de création et d’inspiration" de Theo Tobiasse (1927-2012). Sa fille, Catherine Faust-Tobiasse "nous invite à découvrir une facette plus personnelle de son œuvre en entrouvrant la porte de son atelier… Au cœur même de son expression pure et libre, céramiques, dessins, sculptures, écrits se dévoilent au fil de l’univers intime de l’artiste récemment disparu".

La ville de Mougins et le Musée d'Art classique de Mougins ( MACM) ont présenté l'exposition Mougins monumental (4 avril-30 juin 2015)avec notamment une sculpture de Theo Tobiasse (1927-2012). Une "exposition à ciel ouvert : sur terre, dans les jardins, dans les airs, à travers les ruelles ! Cette agréable balade vous invitait à voyager dans le temps pour mieux comprendre les évolutions du monde artistique. Des années 60 avec les Nouveaux Réalistes, à la relève contemporaine, Mougins Monumental est un parcours initiatique original".

La galerie Perahia présenta "Tobiasse intime" (12-27 Juin 2015). "Bien plus qu'une exposition, une incursion dans l'atelier de l'artiste, au cœur de son domaine réservé !  Près de cent cinquante œuvres - huiles sur toiles, gouaches, pastels dessins, gravures, céramiques, sculptures - inédites sortiront du silence de l'atelier de Théo Tobiasse, à Saint-Paul de Vence. Pour la première fois, à Paris, C'est à la galerie Perahia que Catherine Faust-Tobiasse, fille de l'artiste, confie le privilège de présenter ces travaux de Tobiasse dont la planète des arts, elle-même, ignorait en partie l'existence ! L'événement devrait diffuser bien de nouvelles lumières sur l'ensemble d'une oeuvre mondialement reconnue. La Lituanie, l'errance, Paris, Saint-Paul de Vence, les vibrations de New-York, l'envoûtement pour Venise, la sensualité des femmes, des amantes de passage, certes, mais aussi de l'incontournable, de la femme-mère, mère de l'Humanité ! De tendres confidences sur l'essence d'une oeuvre. A mille lieux de toute indiscrétion mais comme autant de tendres confidences sur l'essence même du travail de son père, Catherine ouvre de nouvelles voies d'entrée dans l'épopée onirique de Théo.

"Tobiasse, qui vouait un amour éternel à Jérusalem, cette terre qu'on lui avait promise mais qu'il dut quitter pour l'Europe centrale, avec sa famille, aux toutes premières lueurs de ses jours ! Depuis les ténèbres de l'exil jusqu'à l'ancrage éblouissant dans les lumières de la Méditerranée, le flux de ses multiples vies, nourri des sédiments de la mémoire, a ciselé un art aux infinies facettes. Théo Tobiasse, le peintre-sculpteur, le passionné de dessin, l'émouvant créateur de correspondances poétiques entre les visuels et les mots, entre les formes et les couleurs. Tobiasse le luxuriant, dont la toile côtoie les étoiles, le céramiste-conteur, l'artiste  qui ne cesse de nous faire voyager dans l'imaginaire chatoyant de son parcours en lignes courbes. Tobiasse, foisonnant de sensibilité, dont tant d'émotions ou de drames, tant de passions, aussi, ont abreuvé la palette et la glaise, la plume, le crayon, le ciseau !"

Vallauris, Le Cannet et Saint-Paul de Vence rendaient hommage à Tobiasse par des expositions (24 juin-30 octobre 2017) sous l'enseigne Tobiasse, trois terres d'inspirationExpositions à facettes, voyage artistique et initiatique… Une découverte hors cadre proposée par trois villes d’art du Sud de la France : Vallauris, Saint-Paul de Vence et Le Cannet.

Le Musée Magnelli, musée de la céramique de Vallauris proposait Les Lumières de l'espoir. Il "invite le visiteur à pénétrer dans l'univers de l'artiste en suivant son chemin de vie entre rires et larmes, soleil et ténèbres, intimité familiale et déchirement de l'exil. On y retrouve ses thèmes favoris : la femme - mère, épouse, amante -, la mythologie, le cirque, les musiciens, les saltimbanques. Ces principaux thèmes sont déclinés par autant de techniques différentes, employées seules ou en association. Tobiasse exprime ses sentiments en deux ou trois dimensions, du plus léger collage à la sculpture monumentale de bronze ou de béton, de la délicatesse d’un glacis jeté sur une feuille, à la vigoureuse pleine pâte d’une toile saturée de couleurs, jusqu’à sa palette, devenue montagne, sorte de paysage fantastique dont seul l’artiste connaît les secrets. Au total, ce sont plus de 150 oeuvres toutes techniques confondues qui illustrent l’immense créativité et la singularité d’un artiste qui a traversé le siècle en conservant au plus profond de lui-même : Les lumières de l’espoir aux heures les plus sombres de l’histoire du XX° siècle".

"La Maison des quartiers exposait des céramiques d'édition, réalisées dans l’atelier de Gérard Crociani, d'après des originaux de Tobiasse. Le public pourra également découvrir dans les salles d’exposition la technique d’édition céramique. Des projections de films où apparaît l’artiste seront projetées en continu : L’âge d’or de la céramique Azuréenne 1950 - 1970 (2009) de Roland Kelberg produit par Vidéo Film Biot et Les éditions céramiques de Tobiasse, film HD couleur 20 min 30s de Maxime Martins. Vallauris 2017.Au port de Golfe-Juan une présentation de l’exposition dans un espace proche de la capitainerie et sur la promenade offre aux estivants un aperçu de l’événement". 

"Au Cannet, dans la Chapelle Tobiasse (rue Saint Sauveur) décorée par Théo Tobiasse en 1989, l’exposition La Vie est une Fête présentait les maquettes, les dessins et les calques préparatoires qui ont servi à la réalisation du décor de la chapelle. On ignore la date de construction de la chapelle Saint-Sauveurcet ancien beffroi qui marque l’entrée du quartier des Ardissons. Son clocher sonnait pour signaler les appels aux armes ou l’approche d’un danger".

"Sauvée d’une ruine probable, cette chapelle a été restaurée en 1989. Respecter son histoire tout en lui rendant sa vocation spirituelle, telle fut la préoccupation de Tobiasse, artiste contemporain de renommée mondiale qui a ouvert ce lieu à l’œcuménisme et choisit pour thème : « La vie est une fête ».  Cette fresque monumentale, vive et poétique narre une histoire universelle où le chœur de l’édifice rayonne à partir d’une colombe, symbole de la paix. Sur le parvis extérieur, « L’oiseau de lumière », sculpture de l’artiste, invite le visiteur à découvrir cet univers".

"Saint-Paul de Vence a proposé Portraits de Mon Village, une déambulation dans les rues et les places à la découverte d’oeuvres monumentales, en bronze ou en acier découpé, ainsi que des photographies en noir et blanc de l’artiste, faites par André Villers dans les années 80 à Saint-Paul, et présentées sur le lieu même où elles ont été prises. L’Espace Verdet dévoile des Fragments de vie à travers des films, des vidéos, une librairie éphémère, permettant de consulter des ouvrages consacrés à Tobiasse". "«Sculpter la peinture, peindre la sculpture, colorer la lumière de manière à exprimer la métamorphose perpétuelle des formes », visait Tobiasse. 

Théo Tobiasse "aurait eu 90 ans en 2017. Né en Israël de parents lituaniens, la famille s’exile à Paris alors que Théo n’a que 5 ans. Attiré par la lumière, il s’installe sur la Côte d’Azur en 1950 et acquiert une maison en 1975 à Saint-Paul de Vence, qu’il affectionne particulièrement et qu’il ne quittera plus".

"Dans sa maison-atelier face aux remparts, Il avait trouvé là un bonheur de lumière et de ciel immense mais également le regard des peintres et des artistes qui y avaient traversé les siècles et ensoleillé cette terre de bergers".
"L’exposition à découvrir aux détours des ruelles de Saint-Paul de Vence, présente des sculptures monumentales, en bronze et en acier découpé, ainsi qu’un parcours de photographies en noir et blanc prises par son ami le photographe André Villers dans les années 80 et présentées sur le lieu même où l’artiste a été photographié".

L’Espace Verdet "dévoilait des «fragments de vie» à travers des films, des vidéos, une librairie éphémère permettant de consulter des monographies, catalogues et carnets de voyages… Une invitation à s’imprégner de l’univers créatif de l’artiste".

« C’est très certainement la guerre et les deux années sombres qu’il a passé tapi dans un appartement qui marqueront à tout jamais son travail. Il sort de sa cachette avec une unique envie : exploser, crier et profiter de la vie. Il refuse de vivre dans le regret ou le souvenir et prend ses pinceaux et ses crayons avec pour objectif de faire enfin ce qu’il aime : peindre ».

En cet été 2018, deux expositions ont offert la possibilité de revoir des oeuvres de Tobiasse. "A l’occasion de la sortie de sa cuvée millésimée TOBIASSE, le vignoble du Clos des Roses propose l'exposition In Vino Vertias de Tobiasse organisée en collaboration avec l’événement Art & Vin. Vernissage, jeudi 5 juillet 2018 dès 18 h en présence de la fille de l’artiste, Catherine Faust-Tobiasse. Du 5 juillet au 31 août 2018, le Clos des Roses invite les visiteurs à venir admirer, certaines des nombreuses oeuvres de Théo Tobiasse, originaire de Saint-Paul-de-Vence. Des oeuvres qui viendront s’ajouter à la collection du domaine, déjà muni du Triptyque « Poème à Trois voix au Pied de la Montagne » exposé au restaurant La Bastide du Clos des Roses depuis 2008".

"Pour la deuxième année consécutive, le Clos des Roses collabore avec l’événement Art & Vin organisé sous l’initiative des Vignerons Indépendants du Var®, et qui chaque année depuis 1998, accordent vignerons et artistes le temps d’un été.  Pour l’occasion, le Clos des Roses célèbre sa 10e vinification (2007-2016), en rendant hommage au très célèbre artiste Théo Tobiasse, et à le plaisir d’annoncer le lancement d’une nouvelle cuvée limitée en son honneur."

"La peinture In Vino Veritas, qui a été représentée sur les étiquettes de la nouvelle cuvée a vu le jour en 2004 lors d’un déjeuner à Paris dans le célèbre restaurant Le Café Voltaire face au Louvre sur les bords de la Seine. Au cours du repas, dégustant un bon vin devants son petit-fils Arthur, alors âgé de 12 ans, Théo Tobiasse se mit à dessiner sur la nappe en papier ce dessin accompagné de la citation latine «In Vino Veritas» dans un moment d’humour et de fantaisie. On y retrouve toute l’inspiration de la «mythologie Tobiasse», de l’exultation des sens : le verre, la bouteille, la lumière du candélabre, l’oiseau couronné, la grappe de raisin, la pomme symbole d’abondance, les fleurs miraculeuses que l’on rencontre dans toute son oeuvre, et aussi, bien sûr, la femme tentatrice et sensuelle. Pour l’occasion, un rouge Côtes de Provence 2016 a été spécialement élaboré et pensé pour donner vie à cette peinture. Avec un assemblage de Grenache (50%) et de Syrah (50%), ses notes épicées et ses arômes de tabac promettent complexité et robustesse, des traits de caractère qui qualifiaient également l’artiste. D’un beau potentiel de garde, il est à apprécier jeune ou à laisser en cave quelques années, à l’image de l’oeuvre, qui perdure dans le temps. Cette édition limitée sera présentée en 3 200 unités et 500 coffrets personnalisés, comprenant une reproduction numérotée de l’oeuvre originale." 

Le château de Vascoeuil a proposé une exposition de Théo Tobiasse. "Né à Jaffa en Israël, il arrive en 1931 à Paris où il échappe à la Shoah, puis à Nice et établira son atelier principal à St Paul de Vence en 1975. L’œuvre de cet artiste protéiforme, véritable hymne à la vie, est imprégnée des images de la Bible, des souvenirs de l’exil, de la femme mère ou amante, des réminiscences de l’enfance en Lituanie, de la culture juive et de ses multiples voyages et des villes qui lui sont chères et dans lesquelles il séjourne ou travaille (Jérusalem, Paris, New York, Venise) Peintures, gravures, sculptures, pastels, dessins, poteries sont les outils qui redonnent vie dans un tourbillon de couleurs à ses émotions englouties et l’exposition donnera à voir les différentes facettes de cet immense talent du XX° siècle dont les œuvres figurent dans de nombreux Musées et collections publiques. Importante exposition avec plus d’une centaine d’oeuvres diverses au Château (sur trois étages) au Colombier et à la Galerie."

Du 17 septembre au 30 octobre 2026, dans le cadre des Journées européennes de la culture Juive, la galerie Saphir présentera l'exposition "Poétique de l’amour"Vernissage le  17 septembre 2026 à 18 heures.

« Meilleures que le vin sont les amours » (Cantique des cantiques)

"Qu’est-ce que le temps ? Qu’est que l’amour sinon le retour du jadis qui réveille les images perdues. « Le visage est la trace de l’inconnu  » a pu écrire le philosophe Emmanuel Levinas. La Torah est donnée dans la lumière d’un regard. Telle est l’épiphanie de l’autre."

"Les liens entre l’amour et le divin sont anciens dans la poésie hébraïque depuis les paroles sublimes du prophète Jérémie : ‘Je me souviens à ton sujet de ta jeunesse, de l’amour, de tes fiançailles. «  Quant au Cantique des cantiques, il demeure le dialogue théologique et amoureux le plus profond entre Israël, symbolisé par la Sulamite, et Dieu, qui est le bien-aimé.  Depuis le récit de la Genèse le langage convoque la rencontre : Dieu donne à l’homme le pouvoir de nommer et donc d’ouvrir au monde."

"Le désir s’enchante de la mystique par la seule présence charnelle."

"Entre sacré et profane, entre vie et mort, la poésie érotique révèle l’amour de Dieu. Un Eros illuminant métaphore de la vie et du monde qui permet à l’être humain de transcender sa condition, celle de l’exil et de la souffrance. La peinture fait ressurgir l’ineffable de l’enfance et de l’amour."

"Pour Théo Tobiasse, l’amour est couleur des Psaumes et la chair rutilante des femmes palpite de tentation. Les figures enlacées de Chagall libèrent les songes et traduisent plastiquement l’envol de l’esprit vers un monde spirituel en apesanteur, Samy Briss nous ouvre les portes du royaume de la mémoire, Hubert Haddad déploie des fragments d’éternité sur la ligne du temps. Tourment délicieux, aspiration à l’ineffable, l’amour est principe d’ouverture universelle,  » source divine des étoiles » pour Léon L’hébreu, résistance à l’abîme".


Theo Tobiasse, Les carnets de Saint-Paul de Vence. Biro Editeur, 2007. Coffret 25x17 cm de 5 volumes facsimilé, relié toile, 40 pages couleurs chacun, édition de tête : 140 ex. avec une gravure originale signée et numérotée par l'artiste, en vente chez Biro éditeur au prix de 580 €, édition courante en vente chez Biro éditeur au prix de 200 €. ISBN : 978-2351190227

Du 17 septembre au 30 octobre 2026
A la galerie Saphir 
69, rue du Temple. 75003 Paris 
Tél. : 01 42 72 61 19
Tous les jours de 14 à 19 heures 
Vernissage le 17 septembre 2026 à 18 heures.


Du 5 juillet au 31 août 2018. Vernissage le 5 juillet 2018 dès 18 h
Au Clos des Roses 
1609 route de Malpasset - Fréjus
Tél. : 04 94 52 80 51

Du 8 juillet au 21 octobre 2018
Au château de Vascoeuil
8 Rue Jules Michelet - Vascœuil
Tél.: 0 235-236-235

Du 24 juin au 30 octobre 2017
Vallauris
Tobiasse, Les Lumières de l'Espoir
Au Musée Magnelli, musée de la céramique
Place de la Libération
T. 04 93 64 16 05
Juillet – août : 10h - 12h45 | 14h15 – 18h, tous les jours
septembre – juin : 10h – 12h15 | 14h00 – 17h00
tous les jours sauf le mardi

Les Éditions Céramiques de Tobiasse
Maison des Quartiers

Le Cannet
La Vie Est Une Fête
Chapelle Tobiasse
Rue Saint Sauveur
Office de Tourisme :
T. 04 93 45 34 27
Tous les jours sauf le lundi de 10h à 13h et de 15h à 19h
Entrée libre

Saint-Paul de Vence
Portraits de Mon Village
Parcours dans le village
Espace Verdet
Place de l’Hospice, rempart ouest
Office de Tourisme : T. 04 93 32 86 95
Du mardi au samedi de 10 h à 13 h et de 14h30 à 18h30. Entrée libre

Du 12 au 27 juin 2015
A la Galerie Perahia
24 rue Dauphine. 75006 Paris
Tel : 01 43 26 56 21
Du mardi au samedi de 10 h à 13 h et de 14 h à 18 h 30. Vernissage le 11 juin 2015 à 18 h.

Du 12 juillet au 30 septembre 2013
A la Galerie Ada Loumani
Place de l’Eglise, 06500 Valbonne
Tél. : 04 93 12 97 04
Tous les jours de 10 h à 13 h et de 15 h 30 à 20 h

Du 8 avril au 2 juin 2013
A la Chapelle Saint-Elme au coeur de la Citadelle de Villefranche-sur-mer
Du lundi au vendredi de 9 h 30 à 16 h., et le week-end pour groupes sur réservation. Entrée libre
Vernissage le 11 avril 2013 à 18 h

Visuels :
Théo Tobiasse
Portrait sous le tilleul

Théo Tobiasse, Une fleur sur un bateau.

Théo Tobiasse, Papillons de velours noir venus de l’épaisseur des siècles. 2 mai 1992

Theo Tobiasse
La colombe de Noé
Sculpture en métal polychrome- découpé- Strates 

Théo Tobiasse
C'est tout un peuple arraché à sa terre
1986
technique mixte, pastel, lavis, acrylique sur papier

70 X 50

Théo Tobiasse
L’œil dans l'oiseau
Plat en terre cuite
1993
diamètre 46 cm

Chapelle Saint-Sauveur

1989

André-Villers
Théo Tobiasse
Vue Saint-Paul panoramique, Remparts ouest

Théo Tobiasse
Dame à la bougie
1998
huile sur papier
102 x 70 cm

Théo Tobiasse
Huit lumières pour des temps magiques
1988
Pastel sur panneau bois stratifié
151 x 160 cm

Théo Tobiasse
Danseuse folle
1985
Bronze gravé
hauteur 25 cm

Articles sur ce blog concernant :

Cet article a été publié en une version concise par L'Arche en 2007, et sur ce blog le 6 novembre 2012, puis les 11 avril, 19 mai, 27 juillet et 24 septembre 2013, 2 avril et 9 juin 2015, 28 octobre 2017, 6 juillet et 28 août 2018.

jeudi 10 septembre 2026

« Histoire du judaïsme » par Sonia Fellous

La Documentation française a publié en 2008, après un fascicule sur l'islam et avant celui sur le christianisme, une Histoire du judaïsme, par l'historienne Sonia Fellous, chercheur au CNRS-IRHT. Destinée à un public enseignant, cette publication assortie de visuels demeure problématique par certaines explications, minorations et omissions. Article republié à l'approche de Roch HaChana 5787 (Nouvel an juif), ce vendredi 11 septembre 2026 au soir ce qui correspondra à l'entrée de chabbat. En Israël, les juifs célèbrent la fête un seul jour, alors qu'en diaspora les juifs la célèbrent sur deux jours. Lexique des fêtes et prières en fin d'article.

La circoncision
Poussin et Dieu
« La Bible » par John Huston
Chagall et la Bible
Interview de Laurence Sigal, directrice du MAHJ, sur l'exposition « Chagall et la Bible »
« Histoire du judaïsme » par Sonia Fellous
« Histoire de la Bible de Moïse Arragel - Quand un rabbin interprète la Bible pour les chrétiens (Tolède 1422-1433) » de Sonia Fellous
« Les religions » par Sylvie Deraime
Il était plusieurs fois… et Kuehn Malvezzi House of One au 104
Lieux saints partagés. Coexistences en Europe et en Méditerranée
Le peintre-verrier Marc Chagall : Hadassah, de l’esquisse au vitrail 
Zurbarán's Jacob and His Twelve Sons: Paintings from Auckland Castle
Poussin et Moïse, histoires tissées
« Moïse et Aaron » par Arnold Schönberg 
« Mehitza. Ce que femme voit » de Myriam Tangi 

L’enseignement du judaïsme est marginal dans l'enseignement secondaire français qui traite très brièvement des Hébreux au collège et l’extermination des Juifs (Shoah) au collège puis au lycée. En 2008, le judaïsme ou les Juifs sont évoqués dans la Méditerranée au XIIe siècle, le Proche-Orient et le fait religieux depuis 1850.

Après L’histoire de l’islam, la Documentation française et l’IESR (Institut européen en sciences des religions) présidé par Dominique Borne publient une Histoire du judaïsme composée d’un dossier illustré signé Sonia Fellous, chercheur au CNRS (Centre national de la recherche scientifique), et de huit pages de propositions de travaux sur transparents réalisées par Hélène Lefevre, professeur de lettres-histoire en lycée.

Ce « numéro souhaite donner aux enseignants une histoire scientifique et critique de cette religion ». Auteur de la remarquable Histoire de la Bible de Moïse Arragel - Quand un rabbin interprète la Bible pour les chrétiens (Tolède 1422-1433), Sonia Fellous « analyse les évolutions du judaïsme dans le temps et l'espace ».

Pourtant, malgré un style clair, ce fascicule rédigé par Sonia Fellous se révèle problématique.

D’autant plus qu’il s’adresse à des professeurs et  à des élèves et que Sonia Fellous a signé la remarquable « Histoire de la Bible de Moïse Arragel - Quand un rabbin interprète la Bible pour les chrétiens (Tolède 1422-1433) » 

Quelques exemples.

« A priori, le sionisme (de Sion, un mont de Jérusalem), qui visait la constitution d’un Etat en Palestine, ne répondait pas à la définition d’un mouvement de libération nationale », écrit Sonia Fellous. Peut-être que cette constitution a été envisagée aussi en Eretz Israël (la terre d’Israël)... De plus, « Palestine » s’avère un terme piégé historiquement, idéologiquement et à la géographie évolutive.

Retracer « le judaïsme au XXe siècle » (pp.14-15) sans évoquer la collaboration entre dirigeants nazis et arabes, dont le grand mufti de Jérusalem al-Husseini, ainsi que l’exode d’environ un million de Juifs des pays arabes, de Turquie, d’Iran et d'une partie de Jérusalem, essentiellement des années 1940 aux années 1970 surprend.

Sonia Fellous distingue « Ashkénazes et sépharades » (p. 48) par un seul critère géographique. Lors de la conférence de la Fraternité judéo-noire (FJN) du 9 janvier 2011, le professeur Shmuel Trigano a indiqué que les Juifs Noirs, omis par Sonia Fellous (p. 62), étaient des Juifs sépharades, la distinction Ashkénazes/Sépharades étant liée à une application de la Halakha (loi juive), généralement plus rigoureuse par les Juifs Ashkénazes

Evoquer des « sciences juives » (p. 46) et associer la « Terre promise » (p. 58) à l’Amérique laissent pour le moins perplexe.

« Juifs en Afrique du Nord : une disparition progressive » (p. 50) ? C’est masquer que l’exode essentiellement forcé des Juifs de « terre d’islam » s’est effectué souvent rapidement, a constitué une mesure de rétorsion de dirigeants musulmans refusant la recréation de l’Etat Juif et a concerné aussi les Juifs au Moyen-Orient (Turquie, Iran, Yémen, etc.) Sans parler des demandes de dédommagements pour les spoliations et autres exactions subies par ces Juifs, devenus pour une partie des réfugiés. Quid de l’attentat islamiste du 11 avril 2002 contre la synagogue de la Ghriba à Djerba (Tunisie) ?

Quant au « statut de dhimmi (protégés, mais aussi soumis) », l’auteur élude, par cette définition lacunaire, le caractère cruel, avilissant, de ce régime imposé aux non-musulmans - Juifs, chrétiens, etc. - en « terre d’islam ». Quand Sonia Fellous revient sur la dhimmitude, elle en précise certaines caractéristiques – « ils sont tenus d’habiter un quartier particulier – le mellah au Maroc, la hâra en Tunisie -, d’où ils ne peuvent sortir que déchaussés. Ils doivent porter un vêtement spécial, il leur est interdit de monter à cheval » (p. 50) -, mais elle occulte l’impôt dénommé la jizya perçu avec humiliation (Coran, 9, 29), l’insécurité permanente, l’exploitation économique, les pogroms, les conversions forcées, les esclavages, etc. ainsi que ses pires éléments constitutifs, notamment le fait que la notion de « tolérance », provisoire et concédée aux vaincus du djihad s’oppose à celle de droits.

La mort du shtetl (agglomération, petite ville Juive en Europe centrale et orientale) n’est pas expliquée (p. 54), n’est pas liée à la Shoah (Holocaust)…

Navrant.

LEXIQUE

La Mishna (« répétition », en hébreu) est la transcription par écrit de la loi juive orale, et donc de la littérature rabbinique. 
Elle a été écrite, essentiellement en hébreu, sauf des versets en araméen, sous la direction de Rabbi Juda Hanassi entre 200 et 220 de l'ère commune. 
Elle réunit des normes éthiques ou religieuses, ainsi que des prescriptions rituelles ou juridiques, en six ordres divisés en 63 traités. Ces six ordres sont :
- Zéraïm (semences), qui évoque les lois agricoles ;
- Moëd (rendez-vous / fête) ;
- Nachim (femmes), qui traite de la législation de la famille ;
- Nézikin (dommages), qui concerne la législation civile ;
- Kodachim (sainteté), qui liste les lois du Temple, notamment celles concernant l'abattage rituel (che'hita) ;
- Taharot (puretés), qui est relatif aux lois de purification.

Le Tanakh est la Bible hébraïque. C'est l'acronyme de l’hébreu « תּוֹרָה - נביאים - כתובים », en français : « Torah (la Loi ou Pentateuque) - Nevi'im (les Prophètes) - Ketouvim » (les Écrits saints ou Hagiographes), formé par l'initiale du titre de ces trois parties constituant la Bible hébraïque. 
Il contient vingt-quatre livres, dont les cinq livres de la Torah.
La Torah comprend :
1. Bereshit (בראשית, « Au commencement » / Genèse) ;
2. Shemot (שמות, « Noms » / Exode) ;
3. Vayiqra (ויקרא, « Et Il appela » / Lévitique) ;
4. Bamidbar (במדבר, « Dans le désert » / Nombres) ;
5. Devarim (דברים, « Paroles » / Deutéronome).

Les Nevi'im (נביאים, « Prophètes ») sont :
Neviim rishonim (נביאים ראשונים, « Premiers prophètes ») :
6. Yehoshoua (יהושע, Josué) ,
7. Shoftim (שופטים, Juges) ,
8. Shemouel (שמואל, Livres de Samuel – I et II) ,
9. Melakhim (מלכים, Livres des Rois - I et II) ;
Neviim aharonim (נביאים אחרונים, « Derniers prophètes ») :
10. Yeshayahou (ישעיהו, Isaïe) ,
11. Yrmeyahou (ירמיהו, Jérémie) ,
12. Yehezqel (יחזקאל, Ézéchiel) ,
13. Trei Assar (תרי עשר) :
I. Hoshéa (הושע, Osée) ,
II. Yoël (יואל, Joël) ,
III. Amos (עמוס, Amos) ,
IV. Ovadia (עובדיה, Abdias) ,
V. Yona (יונה, Jonas) ,
VI. Mikha (מיכה, Michée) ,
VII. Nahoum (נחום, Nahum) ,
VIII. 'Havaqouq (חבקוק, Habacuc) ,
IX. Tsephania (צפניה, Sophonie) ,
X. Haggaï (חגי, Aggée) ,
XI. Zekharia (זכריה, Zacharie) ,
XII. Malakhi (מלאכי, Malachie).

Les Ketouvim (כתובים, « Écrits ») consistent en :
14. Tehilim (תהילים, « Louanges » / Psaumes) ;
15. Mishlei (משלי, « Paraboles » / Proverbes) ;
16. Iyov (איוב, Job) ;
17. Shir Hashirim (שיר השירים, Cantique des cantiques) ;
18. Routh (רות, Ruth) ;
19. Eikha (איכה, « Où » / Lamentations) ;
20. Qohelet (קהלת, « Prédicateur » / Ecclésiaste) ;
21. Esther ((אסתר ;
22. Daniel (דניאל) ;
23. Ezra-Nehemia (עזרא ונחמיה, Ezra wuNekhem'ya, Esdras et Néhémie) ;
24. Divrei Hayamim (דברי הימים, Chroniques - I et II).

La Torah comprend l’enseignement de Dieu transmis par Moïse dans cinq livres : la Genèse, l’Exode, le Lévitique, les Nombres et le Deutéronome. 
Le Sefer Torah, ou rouleau de la Torah, est composé de 54 parties, nombre de semaines de l'année solaire. Il est lu dans les synagogues durant l'année liturgique, à raison d'une section par semaine, durant le chabbat - le samedi, matin et après-midi -, ainsi que le lundi matin et le jeudi matin, soit un écart maximal de trois jours. On dénomme "paracha" (ce qui est extrait, séparé) ou "sidra" (ce qui est ordonné) cet extrait hebdomadaire qui porte comme nom le premier mot de cette section.
Lors de Simh'at Torah (joie de la Torah), ultime fête du mois de Tichri, les fidèles lisent les dernières lignes du rouleau de la Torah qui évoque la mort de Moïse. Ce rouleau est ensuite rembobiné, puis on recommence la lecture au commencement, avec la Genèse (Béréchit).
Cette lecture remonte à Moïse, et a été instituée par Ezra, guide religieux des Hébreux de retour de l'exil de Babylone.
Le Sefer Torah (livre, rouleau de la Torah) est protégé par un "manteau" en velours brodé en fils, souvent d'or. Il est surmonté par deux rimonim, grenades métalliques ornées de clochettes.
Les fidèles lisent le Sefer Torah à l'aide d'un Yad (main, en hébreu), un objet pointeur en forme de main afin d'éviter de toucher directement le parchemin.


Quelques fêtes juives

- Les fêtes de Tichri en septembre-octobre. Le mois hébraïque de Tichri réunit trois fêtes juives majeures : Rosh HaShana (Nouvel an juif), Yom Kippour (Jour du Grand pardon) et Souccot.

       - Roch HaChana, littéralement "Tête de l'Année" est le Nouvel An juif. Il "rappelle :
- La création d'Adam et Eve, créés à l'image divine, et dont descend l'humanité tout entière.

- La ligature d'Isaac, quand l'Eternel refusa le sacrifice humain pour le sacrifice animal.

La leçon de Roch Hachana est double : L'humanité dans son ensemble, peuples, individus, est jugée par le Juge suprême, afin de souligner le partenariat irréversible qui existe entre le Créateur et ses créatures. Ce jugement divin fait écho à la liberté et à la responsabilité des hommes, les uns par rapport aux autres.
Comme Adam puis Caïn, chaque personne doit répondre à Roch Hachana à deux questions : « Où es-tu ? » et « Où est ton frère ? »
En refusant le sacrifice d'Isaac, l'Eternel a enseigné que le service divin ne pouvait passer que par le sacrifice de son animalité intérieure et non par l'assassinat de l'homme.
En écoutant la corne de bélier (chofar), nous nous rappelons ces leçons, afin de revenir vers notre Père et d'accepter sa volonté".

   - Kippour, "appelé communément « jour du grand Pardon » est le jour de la ferveur juive par excellence". 
"Ce jour de jeûne et d'abstinence appelle le fidèle à revenir vers l’Éternel d'un cœur sincère et à se réconcilier avec son prochain. Pour le prophète Isaïe (LVIII), Kippour n'a de sens que si chacun comprend qu'il vit pendant 25 heures la condition de l'indigent, pour ensuite s'investir pour aider les plus démunis".
La Neʿila (תפילת נעילה) est la cinquième et ultime prière juive. Elle est  entonnée par les fidèles à la synagogue.
« Le juif de Kippour » ressemble à un fils parti en voyage qui revient plein de nostalgie vers la maison paternelle. Kippour souligne que l'Eternel, tel un père miséricordieux, pardonne à ceux qui font amende honorable, qu'elle que soit leur religion, leur culture et leur passé, comme les habitants de Ninive à l'époque du prophète Jonas."

  - Souccot. C'est la fête des Cabanes. Elle rappelle :
"La protection particulière que l'Eternel accorda pendant quarante ans aux enfants d'Israël, depuis leur sortie d'Egypte jusqu'à l'arrivée en terre promise.
Les cabanes que construisirent les Hébreux dans le désert.
Ces deux explications soulignent à la fois la protection générale qui s'exerce sur Israël, en tant que peuple témoin de la Révélation divine, et la valeur de chaque maison d'Israël au sens propre, comme au sens des différences approches identitaires".

- Hanoucca vers décembre. Hanouca - orthographiée aussi Hanoucca, Hanouka, Hanoukka, Ḥānukkāh, Chanukah - est une fête rabbinique qui rappelle le souvenir d’un évènement historique jugé important par les rabbins qui ont voulu en perpétuer les enseignements.
Hanouca, fête des Lumières, commémore la victoire en l'an -165 avant l’ère commune des Hasmonéens, dirigés par Juda Macchabée – fils du grand prêtre Matatiahou -, sur la dynastie hellénistique séleucide qui dominait la Judée et voulait que les Juifs adoptent l'hellénnisme, et donc rejettent le Judaïsme.
Le roi Antiochos IV visait à helléniser la Judée. Surnommé « épimane » (insensé), il persécute les Juifs : il place l’auteur du dieu Baal Shamen dans le Temple de Jérusalem, veut offrir des porcs en holocauste (sacrifice religieux), prohibe la brith mila (circoncision) et le chabbat, tue des Juifs, etc. Moins nombreux, les courageux Juifs révoltés parviennent miraculeusement à vaincre les soldats Grecs aguerris d’Antiochos IV et à libérer Eretz Israël du joug grec. Ils prient et allument alors une ménorah (chandelier à sept branches) avec une fiole d’huile consacrée dans le Temple de Jérusalem. Au lieu de durer un jour, l’huile brûle miraculeusement pendant huit jours.
La fête de Hanouca « rappelle cette victoire spirituelle et militaire ainsi que le renouvellement de l'huile consacrée qui, selon la tradition, a accompagné la restauration du culte juif dans le Temple de Jérusalem ».
Les Juifs célèbrent cette fête en allumant à la tombée de la nuit, pendant huit jours - du 25 kislev au 2 tevet (mois de novembre ou décembre du calendrier grégorien) -, de gauche à droite, une lampe ou une bougie supplémentaire de la hanoukia (hanoukiot, pluriel en hébreu), candélabre à neuf branches placé près d’une fenêtre. Ils allument chacune des huit bougies par le chamach (serviteur), neuvième branche placée au centre de la hanoukia.
Cet allumage symbolise la victoire de la lumière sur l’obscurité, de la Torah.
Les enfants jouent avec des toupies. Ils reçoivent des cadeaux. Dès le XIIe siècle, le Rambam évoque la coutume de leur donner des pièces de monnaie. 'Hanouka a la même racine que 'hinoukh (éducation). Car après leur victoire, les Judéens ont effectué un travail éducatif envers les Juifs hellénisés. Cet aspect pédagogique perdure dans les cadeaux incitatifs orientés vers le spirituel, et notamment la tsedaka (don d'un dixième de la valeur monétaire reçue). L'enfant doit percevoir le potentiel en lui, comme celui de la fiole d'huile.

- Tou Bichvat signifie "15 (du mois) de chévat", ou nouvel an des arbres car il correspond à la période de montée de la sève dans l'arbre. Les Juifs consomment "des fruits d'abondance et, en particulier, les 7 espèces que la Torah énumère en louange de la Terre d'Israël : « un pays de blé, d'orge, de vin, de figues et de grenades, d'olives et de miel », le vin renvoyant biensûr au raisin et le miel étant de dattes. De l'homme, la Torah nous dit qu'il est « tel l'arbre des champs ». L'arbre est un végétal, en hébreu, tsoméa'h, celui qui pousse. D'abord graine, il devient un arbuste et, envers et contre tout, s'efforce de grandir jusqu'à être un arbre portant ses fruits".

- Pourim "rappelle la délivrance de la communauté juive exilée en Perse (vers - 520), grâce au courage d'Esther et de son cousin Mardochée pour contrecarrer le décret d'extermination d'Aman. Le mot Pourim est un mot perse qui signifie " tirage au sort ", car Aman tira au sort la date du 14 adar pour exterminer la communauté. Par reconnaissance à l'Eternel, nous nous réjouissons en accomplissant quatre mitsvot.
Les quatre mitsvot de Pourim sont :
- la lecture de la méguilat (Livre) d'Esther le soir et le matin ; 
- le repas de Pourim (michté) ;
- l'envoi de mets entre voisins, michloah manot ;
- les dons aux pauvres (matanot laévionim)".
Cette fête est marquée aussi par le jeûne d'Esther (11 Adar, 21 février 2013, 4 mars 2015).

- Jeûne du 10 Tevet. Il rappelle le début du siège de Jérusalem avant la destruction du Temple par Nabuchodonosor en 586 avant l'ère commune. Le "10 tévet - 587, le roi de Babylone commença le siège de Jérusalem, ce siège s'acheva par la destruction du Temple et de la ville" le 9 av de l'an 586 avant l'ère commune. Le "jeûne du 10 Tevet est lié au traumatisme de la destruction (hourban) des deux Temples et de Jérusalem. Le choc fut terrible, non seulement à cause des nombreuses victimes (Flavius Joseph évalue à près d'un million, le nombre de Judéens massacrés par les légions de Titus), mais parce que cette catastrophe, et l'exil qui en découla, sapèrent toute la vision du messianisme biblique que l'on avait reçue depuis Abraham. En effet, le message spirituel d'Israël devait obligatoirement émaner du peuple ayant reçu la Torah à partir de la terre des promesses".

Pessah, Chavouot et Soukot sont des fêtes de pèlerinage : elles rappellent "les trois étapes de la sortie" des Hébreux d'Egypte.

- Pessah (Pâque juive, 14-22 Nissan) commémore la sortie d'Egypte ancienne des Hébreux où ils y étaient tenus en esclavage, leur libération, leur errance dans le désert du Sinaï pendant 40 ans. Seuls leurs enfants, qui n'ont pas connu l'état d'esclaves, entrent dans la Terre Promise. Cette fête juive est aussi appelée fête de la liberté. Une liberté liée à Eretz Israël ;

Chavouot rappelle le don de la Torah, sur le mont Sinaï, au peuple Juif et le début de la saison de la moisson du blé. Une fête juive au cours de laquelle les Juifs prient, lisent le Livre de Ruth - un personnage biblique Moabite convertie au judaïsme - , consomment des laitages
Lors de la fête de Chavouot en 1941 a éclaté le Farhud, pogrom contre les Juifs à Bagdad, scellé par l'alliance entre les Nazis et les Arabes musulmans, notamment le grand mufti de Jérusalem al Husseini qui s'était installé dans l'Irak pro-nazi, et qui a contribué à l'exode des Juifs irakiens de leur terre natale depuis des siècles.  

PRIERES

Trois prières rythment la journée (moyen mnémotechnique pour se souvenir de leur ordre Chéma, première lettre des trois prières et signifiant "Ecoute") :
- Cha'harith est la prière du matin instituée par le premier patriarche Abraham ;
- Min'ha est celle de l'après-midi instituée par Itzhak ;
- Arvith est celle du soir instituée par Jacob.



Le Judaïsme respecte l'animal.
Parmi les animaux terrestres, peuvent être consommés les ruminants ayant des sabots fendus, comme la vache. Des bêtes "dénuées de griffes, poursuivies, et non poursuivantes", donc non prédatrices. "La chair de ces animaux permettra assurément à ceux qui en consomment de s'imprégner de ce tempérament si cher aux yeux de D.ieu, qui n'attend de l'homme qu'effacement et humilité" (Hamodia, 7 avril 2010). Ces trois critères sont cumulatifs. Sont interdits notamment le cheval, le porc ou l'âne.
Parmi les oiseaux, la Torah liste 24 volailles prohibées car prédatrices ou oiseaux migrateurs.
Les poissons peuvent être mangés s'ils ont écailles et nageoires.
La Torah interdit toute consommation de sang "car le sang est l'âme" (Deutéronome, ch. 12 v. 23).
Pour être consommables, ces animaux doivent être tués de manière rituelle (shehita), en réduisant leur souffrance et après vérification de l'état des voies respiratoires, dont les bronches. Après avoir été lavée et salée, la viande cacher "repose". La viande ne peut être cuite et consommée avec le lait : "Tu ne feras pas cuire le chevreau dans le lait de sa mère" (Exode ch. 23 v.19). Le fidèle juif ne doit pas tirer un profit quelconque de ce mélange interdit.


Histoire du judaïsmeDocumentation française et IESR,  Documentation photographique, septembre-octobre 2008, n° 8 065. Dossier de Sonia Fellous, 64 pages : 10,80 euros. Dossier et projetables d'Hélène Lefevre : 20,50 €. Réf. : 3303331280651

Visuel :
Ce rouleau d'Esther de 1746 est conservé par la Bibliothèque Gottfried Wilhelm Leibniz de Hanovre. L'artiste de ce rouleau est Wolf Leib Katz Poppers, scribe Juifs et  illustrateur né à Hildesheim. Rouleau manuscrit dans un étui en bois, avec un cahier explicatif signé Falk Wiesemann, Taschen. Edition multilingue: allemand, anglais, français, hébreu. 642 x 33,5 cm, 194 pages. 

Articles sur ce blog concernant :

  Cet article a été commandé et non publié par L'Arche. Il a été modifié pour la dernière fois le 16 mai 2013.
Il a été publié sur ce blog le 16 septembre 2012, et republié les 25 janvier, 20 février, 25 mars, 26 avril, 14 mai et 4 septembre 2013 à l'approche de la fête de Rosh Hashana (Nouvel an juif) 5774,
- 13 septembre 2013 à l'approche de la fête de Kippour 5774, 29 septembre 2013 en cette fête de Hanoucca 5774 ;
- 15 janvier 2014 en cette fête de Tou Bichvat (nouvel an des arbres).
- 14 avril 2014 ;
- 3 juin 2014. Le Livre de Ruth est lu lors de la fête juive de Chavouot (3 juin au soir au 5 juin 2014 au soir, du 5 au 7 Sivan 5774) au cours de laquelle sont célébrés le don de la Torah sur le mont Sinaï et le début de la saison de la moisson du blé ;
- 24 septembre 2014. Rosh HaShana (Nouvel an juif) 5775 débute ce 24 septembre 2014 ;
- 4 février 2015, en ce jour de Tou Bichvat (Nouvel an des arbres) ;
- 13 septembre 2015 à l'approche de Rosh HaChana 5776 (nouvel an juif) ;
- 11 octobre 2016 à l'approche de Yom Kippour 5777 (Jour du Grand Pardon) ;
- 20 septembre 2017 à l'approche de Roch HaChana 5778 (Nouvel an juif) ;
- 11 septembre 2018 à l'approche de Roch HaChana 5779 (Nouvel an juif) ;
- 1er octobre 2019 à l'approche de Roch HaChana 5780 (Nouvel an juif) ;
- 24 septembre 2020 à l'approche de Roch HaChana 5781 (Nouvel an juif) ;
- 6 septembre 2021 à l'approche de Roch HaChana 5782 ;
- 22 septembre 2022 à l'approche de Roch HaChana 5783 ;
- 2 octobre 2024 à l'approche de Roch HaChana 5785 ,
- 22 septembre 2025 à l'approche de Roch HaChana 5786.