A chaque été, des incendies ravagent des forêts. Des commentateurs ou experts allèguent comme cause unique le "changement ou réchauffement climatique". Or, c'est faire fi de décisions politiques catastrophiques - bureaucratie ignorante, absence de prévisions, insuffisance de moyens techniques, etc. -, souvent inspirées par la doxa écologique - absence de débroussaillage des chemins ruraux, inflation de normes freinant le travail de sapeurs-pompiers -,- et de l'origine humaine - imprudence, intention criminelle - de 90% des feux de forêt. Arte diffusera le 25 juillet 2026 à 22 h 25 « Incendies, innover pour mieux lutter », documentaire d’Eberhard Rühle.
Au fil des siècles, la superficie des forêts a progressé en France.
Certains imputent la responsabilité d'incendies au "changement climatique". Ce qui évite de s'interroger sur des causes relevant de décisions politiques françaises : choix d'essences d'arbres dans les forêts avec un objectif de rentabilité devant se concilier avec la variété d'essences, réduction du personnel de l'Office national des forêts (ONF) - son directeur Bernard Munch a été limogé en conseil des ministres et l'ONF est resté plusieurs mois sans directeur pour lui succéder car la candidate de l'Elysée, Valérie Metrich-Hecquet, responsable de la disparition de 500 emplois à l'ONF, devait être auditionnée par le Parlement qui vote ensuite pour ou contre sa nomination hâtive par le Président de la République Emmanuel Macron (Le Canard enchaîné, 10 août 2022) -, répression de manifestations de pompiers réclamant plus de moyens, matériel insuffisant - Canadair - et en maintenance en été (!?), métier de pompiers peu attractif en raison de sa faible rémunération et des traquenards tendus dans des "zones sensibles", refus dogmatique et injustifié de réintégrer les pompiers non-vaccinés contre le coronavirus suspendus sans rémunération depuis l'automne 2021 mais recours à des pompiers d'Etats européens sans attestation de leur vaccination, intervention d'écologistes ignorants, insuffisant débroussaillage et entretien de chemins ruraux, reconnaissance de l'accès pastoral pour garantir l'accès des éleveurs-bergers et de reconnaissance du pastoralisme comme acteur préventif des incendies dans les bois et garrigues - des pompiers ne parviennent pas à pénétrer dans les sous-bois car les voies sont bouchées, les maires doivent entretenir les territoires par des éleveurs-bergers, comme Jean Liander, de chèvres ou brebis qui, comme au Portugal, réduisent la fréquence et la gravité des incendies -, subventions étatiques aux vignerons qui arrachent des vignes précieuses pourtant pour ralentir la propagation des incendies, etc.
"Le colonel Jérôme Boulanger a détaillé, pour Public Sénat, l'effectif de la flotte anti-incendie : « La flotte aérienne française est composée de 12 Canadair, mais aussi de 8 Dash qui sont capables de larguer 10 tonnes d’eau d’un coup. Nous louons 10 hélicoptères qui permettent d’opérer des frappes plus ciblées, dont 6 bombardiers d’eau et 4 plus légers, sans oublier des petits avions bombardiers d’eau, les Air Tractor », dit-il. Malheureusement, comme le confiait, voilà un mois, le directeur général de la Sécurité civile à l’AFP, à propos des Canadair : « On les sollicite beaucoup et, donc, ils sont régulièrement confrontés à des avaries, mais ils sont réparés. » Après les dramatiques incendies de La Teste-de-Buch, dans le bassin d’Arcachon, et Landiras, dans les Landes, en 2022, Gérald Darmanin, alors ministre de l’Intérieur, avait promis « d’étudier la création d’une base de Canadair dans le sud-ouest » pour compléter les forces stationnées à Nîmes. C’est resté à l’état de promesse. Deux Canadair ont été commandés à la société canadienne De Havilland, la seule qui les produit, ce qui portera le nombre à 14 en 2028 et 16 en 2032. L’Espagne en compte actuellement 21 et l’Italie 18…" Il faut environ quatre ans pour former un pilote de Canadair...
Les Canadair et les Dash, les camions citernes et les véhicules logistiques qui roulent au diesel doivent se conformer à une régulation bureaucratique ubuesque : l'adjonction d’AdBlue, "liquide composé d’eau déminéralisée et d’urée qui a vocation à transformer une partie des oxydes d’azote (produits par les moteurs diesel) en azote et en eau avant leur échappement. Autrement dit, l’AdBlue permet à ces véhicules de moins polluer. Le système n’est pas obligatoire, mais il est généralisé depuis 2015, depuis que la norme environnementale européenne Euro 6, qui a drastiquement baissé les seuils d'émission de particules fines et d’oxydes d'azote autorisés, est entrée en vigueur. Concrètement, les propriétaires des véhicules concernés ont un réservoir supplémentaire réservé à l'AdBlue et doivent le remplir régulièrement. Si ce n’est pas fait, un message d’alerte s’affiche. Dans certains cas, les performances du véhicule sont limitées ou, pire, son redémarrage est bloqué jusqu’au remplissage. Ce qui est vrai pour les voitures est aussi vrai pour les poids lourds et… les camions de pompiers. Cette règle s’applique de la même manière, qu’ils soient en intervention ou non. Si bien que lorsqu’ils sont sur le terrain en train de lutter contre les flammes qui ravagent des milliers d'hectares de végétation, ils doivent, en plus d’accomplir leur mission première, penser à approvisionner leur fourgon en AdBlue, comme l’explique à BV un cadre des sapeurs-pompiers : « C’est une contrainte supplémentaire car, en plus d’avoir des réserves de carburant, il faut aussi des réserves d’AdBlue. »
Le 14 juillet 2026, Le Point a publié l'article "Incendies : des agriculteurs ou des écologistes, il faudra choisir !" de Jean-Paul Pelras. "Face aux contraintes environnementales, le monde paysan se retrouve impuissant ou empêché d’agir là où le feu menace..." L'auteur dénonce "ces territoires où il ne faut surtout pas faucher le bord des routes tant que l’herbe n’a pas épépiné, tout comme il ne faut surtout pas enlever les troncs dérivant dans les cours d’eaux pour ne pas perturber la nidification des oiseaux, et encore moins creuser des retenues (désormais appelées bassines) car elles pourraient impacter la biodiversité. Sans oublier cette propension à laisser s’exprimer la nature pour que la ronce et le genêt colonisent l’arpent « outrageusement » cultivé. Résultat des courses : quand les embâcles envahissent les retenues d’eau, les canadairs gênés par les troncs dérivants ne peuvent pas écoper. Quand une réserve idéalement située peut permettre de noyer un départ de feu, c’est à des kilomètres de là qu’il faut se transporter. Quand les cultures servaient de rempart aux incendies, c’est la friche qui part désormais en fumée... Incendies : des agriculteurs ou des écologistes, il faudra choisir !"
Le 16 juillet 2026, le Président de la République Emmanuel Macron a posté sur X, ex-Twitter :
"Le constat en 2017 était sans appel : quinze ans sans nouveau Canadair, dix ans sans nouveau Dash" - avion civil -, "une flotte aérienne vieillissante et une chaîne de production à l’arrêt.
Depuis 2017, nous avons changé d’échelle en investissant plus d’1,5 milliard d’euros pour renforcer les moyens de la sécurité civile.
Dès 2017, plus de 400 millions d’euros ont permis l’acquisition de six Dash 8 MRBET pour remplacer les anciens Tracker et renforcer la lutte contre les feux de forêt.
À partir de 2022, plus d’un milliard d’euros supplémentaire a été engagé pour renouveler la flotte d’hélicoptères, acquérir de nouveaux Canadair, renforcer les moyens aériens et financer plus de 1000 camions-citernes supplémentaires.
Jamais la Nation n’avait autant investi dans la sécurité civile. Cet effort se poursuivra."
Après avoir affirmé que la France disposait de moyens suffisants contre ces incendies, Laurent Nuñez, ministre de l'Intérieur, a le 23 juillet 2026 été contraint de recourir à l’armée, à l’Union européenne (UE) et à l’avion militaire A400M. Grâce au mécanisme de protection civile européen, la France bénéficiera « rapidement » de renforts aériens européens pour lutter contre les incendies, a précisé dans la nuit de jeudi à vendredi 24 juillet le Président Emmanuel Macron sur X : « Nous allons pouvoir compter rapidement sur le renfort de deux Canadair croates, de deux Air Tractor portugais ainsi que de deux hélicoptères lourds Black Hawk tchèque et slovaque... La situation reste sous très forte tension face aux incendies qui frappent le pays, en particulier en Gironde ». Après le déni de la réalité, le pouvoir politique national a du réagir, mais tardivement.
L’avion A400M n’a été déployé que le 25 juillet 2026 en Gironde à la demande du Premier ministre Sébastien Lecornu.
Créé en 2001, le mécanisme européen de protection civile (MEPC) vise à organiser une coopération entre les autorités nationales de protection civile des pays européens. En plus des 27 pays de l’UE, y participent l’Albanie, la Bosnie-Herzégovine, l’Islande, le Monténégro, la Macédoine du Nord, la Norvège, la Serbie, la Turquie, l’Ukraine et la Moldavie. Le pays demandeur s'adresse au Centre de coordination de la réaction d’urgence (ERCC) qui évalue la situation, et attribue les moyens dans les zones du sinistre.
L'Etat d'Israël, en guerre existentielle depuis l'agression djihadiste du 7 octobre 2023, a proposé son aide à la France.
Le Dr Joel Hanhart a écrit sur LinkedIn le 31 juillet 2026 :
"Plus de 250 000 hectares ont brûlé dans l'Union européenne, ce qui en fait la deuxième saison la plus destructrice jamais cartographiée. Pour la seule France dépasse: 116 000 hectares pour plus de treize mille départs, un sinistre record. En Espagne, les foyers à l'ouest de Madrid ont fusionné en un front unique de 80 000 hectares, celui d'Ávila devenant le plus vaste jamais enregistré dans le pays. Le tableau américain est du même ordre.
Lorsque les moyens d'extinction sont saturés et les fronts simultanés, la variable décisive n'est pas la puissance de la réponse mais bien le délai de détection. Un départ repéré dans les premières minutes se traite avec une équipe au sol ; le même feu, repéré une heure plus tard, mobilise des flottes entières.
C'est cette latence que vise le système testé le mercredi 29 juillet 2026, en Israël, fruit d'un consortium associant le ministère de la Sécurité nationale, Israel Aerospace Industries, le Technion, l'Autorité de l'innovation et les pompiers.
Le dispositif est embarqué sur l'APUS 25, un drone tactique à décollage vertical, ce qui autorise un déploiement sans piste, au plus près des zones vulnérables. Sa motorisation à combustion interne, dépourvue de batteries, lui conserve une endurance que les architectures électriques n'atteignent pas encore. La chaîne de traitement combine imagerie diurne et nocturne, infrarouge capable de percer une fumée dense, algorithmes spectraux et détection d'anomalies.
Avant le décollage, un pompier trace sur la carte le polygone à surveiller ; l'appareil balaie ensuite le secteur en autonomie pendant quatre à cinq heures et transmet ses alertes au centre de commandement.
Restent les inconnues que les essais devront lever : le taux de fausses alertes par vents forts, l'intégration effective aux procédures d'engagement, le coût d'une mise à l'échelle".
Le 25 juillet 2026, sur FranceInfo, Grégory Prats, commandant de bord Canadair et chef de noria (nom donné à un groupement de Canadair), récemment en exercice à Fontainebleau, en Corse et la veille dans le Var, a déploré : "Sur les douze Canadair que la France possède, nous n'en avons que cinq disponibles, c'est juste scandaleux. À chaque fois qu'il y a un feu, il faut diviser nos forces par le nombre de feux, puisqu'on essaye d'intervenir sur chacun des feux. Et on se retrouve avec des norias, des patrouilles d'avions, qui sont insuffisantes, c'est-à-dire deux avions pour un feu et c'est très insuffisant". En effet, selon lui, ce manque d'avions rend "pratiquement totalement inefficace" l'action des Canadair. Sur un feu, il faudrait au moins quatre Canadair, quand ils se sont que deux actuellement."
"L'industriel privé qui s'occupe de la maintenance n'arrive pas à suivre le rythme, les pièces détachées n'arrivent pas en temps et en heure" pour réparer les avions Canadair qui ne peuvent pas être actuellement utilisés par les sapeurs-pompiers, relate le commandant de bord de Canadair. Ces avions sont "sont entretenus correctement durant une année normale, mais là nous avons une année exceptionnelle, certaines pièces cassent et il faut les remplacer" et "malheureusement, elles arrivent trop tard", détaille Grégory Prats. Il souligne que la flotte française est "vieillissante", avec des premiers Canadair qui sont "arrivés en France en 1995". Le pilote est par exemple intervenu à Fontainebleau et "mesure le tragique de situation. J'étais en train d'écoper sur la Seine, j'étais en train de prendre de l'eau qui avait coûté 2 milliards d'euros aux Français pour une dépollution, alors qu'avec 2 milliards d'euros on peut acheter quinze Canadair et dix ans de maintenance", se désole Grégory Prats.
"On change un peu de de logiciel mental à ce moment là. Quand on voit qu'on ne sert pas à grand chose, on va éviter d'aller larguer sur le feu et on se raccroche au principe de base. La protection des personnes, la protection des biens et loin derrière la protection de la végétation. Donc on va garder cette eau pour des largages de sécurité sur des pompiers qui seraient en difficulté ou sur des maisons qui seraient menacées par les flammes. On en est réduits à faire ça", déplore le pilote.
"À propos de la mobilisation de l'avion de transport militaire Airbus A400M, déployé le mercredi 29 juillet en France pour lutter contre les incendies, "c'est un pansement sur une jambe de bois", estime Grégory Prats. "Effectivement, au niveau des chiffres, au niveau des annonces politiques, c'est exceptionnel. Vous avez un avion qui qui emporte 20 tonnes d'eau ou de retardant, mais ce n'est pas comme ça qu'il faut qu'il faut raisonner", balaie-t-il".
"Il faut raisonner en nombre de tonnes délivrées sur un sinistre à l'heure. Cet avion, il ne pourra se poser qu'à Orléans, à Mont de Marsan ou à Istres. Il n'y aura trois bases pour couvrir toute la France, c'est à dire qu'il aura des rotations de plus de 45 à 1 heure. Il va délivrer 20 tonnes sur un chantier toutes les heures ou toutes les heures et demie, alors que quatre Canadair avec un plan d'eau qui en général se situe aux alentours de de 20 kilomètres du début du chantier, nous on est capable de délivrer 120 tonnes à l'heure", conclut le pilote qui se dit "désabusé".
LeDindonFiscal a posté sur X :
"🚨 Les élus EELV ont une responsabilité directe dans l’ampleur des incendies.
Les départs restaient limités. Les pompiers intervenaient vite grâce à un travail de prévention en amont : entretien, pistes, pare-feu.
Depuis 10 ans, tout a changé.
Les Associations écologistes et élus EELV bloquent systématiquement :
• l’entretien des forêts
• la création et l’élargissement des pistes d’accès
• les travaux demandés par la DFCI
Leur argument ? Couper un arbre mort ou créer une coupure de combustible, c’est déjà trop.
On l’a DÉJÀ vu en 2022 en Gironde justement 🤡
Ils se sont opposés à l’élargissement des pistes, au débroussaillement lourd et aux abattages nécessaires.
Résultat : les pompiers ont mis plus de temps à accéder au cœur du massif au moment critique.
Et ça continue partout en France.
Des gens qui ne connaissent pas le terrain veulent tout contrôler.
Puis, quand le feu devient incontrôlable, ils pointent uniquement le « réchauffement climatique ».
La réalité est plus simple : beaucoup de ces incendies sont criminels ou accidentels.
Ce qui les transforme en catastrophes, c’est l’absence d’entretien et de préparation du massif.
Alors on fait quoi maintenant ?"
David Lisnard, Maire de Cannes, Président de Nouvelle Énergie, a posté sur X :
"En direct de Ponteves, où l’incendie repart violemment, après Cotignac, en soutien aux maires, habitants, pompiers, protection civile et tous les bénévoles mobilisés.
Le diagnostic est posé depuis l’été 2022 : commissions, rapport du Sénat, propositions des forestiers; les solutions sont connues. Il faut agir sur les trois temps du feu : avant, pendant, après.
La prévention bute sur cinq verrous.
Premier verrou : la contradiction de l’État avec lui-même. Le code forestier impose le débroussaillement, le code de l’environnement le limite au nom des espèces protégées. L’arrêté du 29 mars 2024 présumait les débroussaillements conformes non attentatoires à ces espèces, mais le Conseil d’État, le 6 février 2026, a jugé qu’une dérogation reste nécessaire en cas de risque caractérisé. Il faut sécuriser juridiquement les propriétaires et consolider par la loi la présomption de conformité.
Deuxième verrou : les moyens des maires, qui assument la police du débroussaillement et la défense incendie parfois sans ingénierie technique, et pour qui créer une réserve d’eau coûte souvent plus en études qu’en travaux. Le modèle des Alpes-Maritimes (ingénierie mutualisée à l’échelle départementale) doit se généraliser, tout comme l’arrêt de l’urbanisation diffuse aux interfaces habitat-forêt.
Troisième verrou : le financement. Les SDIS (services départementaux d’incendie et de secours, financés par les départements et les intercommunalités) manquent de ressources propres, alors qu’une part de la taxe sur les conventions d’assurance (environ 1,1 milliard d’euros) va à la CNAF plutôt qu’aux départements. Le Parlement a préféré créer une taxe nouvelle sur l’assurance auto plutôt que flécher autrement l’existant. Il faut l’inverse : aucun impôt supplémentaire, mais la réaffectation de ce qui est déjà collecté.
Quatrième verrou : une sanction inappliquée. 90 % des maisons détruites étaient sur des terrains mal débroussaillés, mais l’amende de 50 €/m² reste théorique. À défaut, l’assurance peut faire ce que la loi n’a pas fait, en conditionnant primes et franchises à la conformité.
Cinquième verrou : les incendiaires. 90 % des feux sont d’origine humaine. Fauchage des bords de route, extincteurs obligatoires, interdiction réelle d’accès aux massifs à risque extrême : l’administration contrôle plus les travailleurs légaux que les imprudents. En Gironde, le parquet de Bordeaux a requalifié des infractions en mise en danger de la vie d’autrui. Cette fermeté doit devenir la norme.
La lutte se joue dans les premières minutes, avec l’eau au bon endroit. Or, on puise encore dans l’eau potable de communes rurales sous-dimensionnées. Il faut un plan de stockage pluriannuel et la réduction du recours à l’eau potable. Les moyens aériens (du ressort de l’Etat) resteront insuffisants avant 2028, la flotte ne passant de douze à seize appareils qu’en 2033 : l’effort des prochaines saisons se joue donc au sol.
La reconstitution est le grand oublié : une forêt brûlée devient source de carbone plutôt que puits, et pénaliser le renouvellement forestier en pleine sécheresse, c’est préparer les incendies suivants.
Les forestiers ne demandent pas des milliards, mais du bon sens : une piste DFCI n’est pas une blessure à la nature, un débroussaillement raisonné n’est pas un recul écologique. La vraie menace pour la biodiversité et le carbone, c’est le feu. Le feu, lui, ignore les délais de recours et les études d’impact. À chaque niveau, les moyens de ses obligations ; et à l’État, sa mission première : sanctionner ceux qui détruisent, non entraver ceux qui protègent."
Le 26 juillet 2026, Annie Genevard, ministre de l’Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire, a posté sur X :"Face aux incendies qui frappent la Gironde et le Var, des milliers d’agriculteurs venus de nombreux territoires se mobilisent une nouvelle fois aux côtés des sapeurs-pompiers.
Avec leurs tracteurs, leurs tonnes à eau et leur connaissance du terrain, ils apportent un soutien logistique indispensable pour la création de pare-feux ou la sécurisation des accès, avec un engagement exemplaire.
Solidarité ! Fraternité !
Merci à tous."
Quelques heures plus tard, Sophie Brocas, préfète de Gironde, conseillère spéciale (2019-2020) d'Élisabeth Borne alors ministre de la Transition écologique et Solidaire, a déclaré : "Nous ne souhaitons pas que les agriculteurs prennent des initiatives individuelles. Il y a un fichier pour s'inscrire à la Chambre d'agriculture de l'Aveyron, puis sur la page des inscriptions, des volontaires se déclarent Il y a une organisation avec les sapeurs-pompiers. On doit pouvoir apporter de l'eau aux sapeurs-pompiers de manière ordonnée et sécurisée... La générosité c'est très bien, à condition que ce soit organisé".
Sans ces initiatives spontanées, combien de maisons auraient pu être préservées par les seuls sapeurs-pompiers ?
Contre les feux de forêts, se renforce la France de la ruralité dont les revendications, notamment en matière de revenu et d'allègement de normes, avaient été ignorées par le pouvoir macronien prônant la mondialisation à leurs dépens et réprimant durement leurs manifestations.
La Macronie a préféré donné des milliards d'euros en aides au développement (AFD), même à la Chine et à l'Algérie, ainsi qu'au régime corrompu ukrainien, et se ruiner par une immigration massive plutôt que de miser sur la prévention, mieux rémunérer les sapeurs-pompiers et augmenter la flotte de Canadair et autres appareils afin d'éviter les feux de forêts.
Le "réchauffement climatique" et la nécessité de "sauver la planète" sont assénés depuis des décennies. l'Etat et des collectivités locales ont misé sur des "énergies renouvelables", difficilement pilotables et intermittentes, et ont investi dans des entreprises fabriquant de la farine d'insectes destinée aux êtres humains. L'Etat disposait notamment d'un Commissariat au Plan. A la différence de la Chine ou la Russie, il n'a pas favorisé une industrie aéronautique nationale, voire européenne, produisant des bombardiers d'eau, et s'est trouvé dépendant d'entreprises étrangères aux intérêts induisant parfois l'arrêt des chaines de fabrication faute de commandes.
Ajoutons que le Code forestier et le Code de l'environnement contiennent des prescriptions parfois contradictoires, et l'absence de mise en vigueur du rapport sur la Sécurité civile déposé en septembre 2025.
Résultats de cette incurie politique : trois sapeurs-pompiers tués en juillet 2026 dans l'exercice de leur métier, des centaines de milliers d'habitants contraints de fuir leurs maisons souvent en partie ou totalement calcinées, près de 20 000 entreprises impactées, souvent par l'arrêt de leur activité, dans 22 villes, des milliers d'annulations de réservations estivales de chambres d'hôtels, des maisons aux habitants évacués en urgence cambriolées par des pillards, des agriculteurs amenant citernes aux sapeurs-pompiers et une solidarité de commerçants, d'ouvriers, de chasseurs, d'artisans et autres entrepreneurs, sans masques ni tenues de protection, bien accueillis par les sapeurs pompiers appréciant leur aide tandis que le Président Emmanuel Macron et les ministres concernés multiplient les conférences de presse et réunions sans exprimer aucun mea culpa, la dégradation de la "qualité de l’air dépassant le seuil d’alerte selon l’ATMO France" en juillet 2026 en raison de "fumées engendrées par les incendies dans les Landes et en Gironde, la Région Nouvelle-Aquitaine" - l'ARS (Agence régionale de la santé) Nouvelle-Aquitaine, "afin de protéger les patients les plus vulnérables et les professionnels de santé de notre région, a acheminé sur ses plateformes régionales 2,5 millions de masques FFP2, issus des stocks stratégiques. Dès le week-end du 25 juillet 2026 les officines de garde des zones limitrophes à l’incendie en Gironde et dans les Landes seront approvisionnées afin de pouvoir mettre à disposition 2 masques aux personnes fragiles" -, des animaux assoiffés, asphyxiés ou brûlés, des dizaines de milliers d'hectares et leur flore détruits par les incendies, une flore disparue, des modèles économiques forestiers à revoir, etc.
"Le coût des incendies en 2026, dépassera sans doute les 2 milliards d’euros. Je vous laisse calculer le nombre de Canadair que cela représente, au prix unitaire de 50 ou 60 millions, parce que des crétins au pouvoir ont préféré dilapider des dizaines de milliards dans une guerre qui n’est pas la nôtre ou dans une immigration sous-qualifiée qui nivelle le pays par le bas. Le pouvoir responsable de notre ruine a fait des choix budgétaires catastrophiques, limitant les investissements dans la Sécurité civile en misant tout sur la mutualisation des moyens avec l’Europe. C’est typiquement macronien. La France ne sait plus rien faire sans l’Europe", a estimé Jacques Guillemain, ancien officier de l'air.
Et ce pilote de ligne retraité poursuit : "Actuellement, sur nos 12 Canadair, seulement 7 sont opérationnels, dont 2 stationnés en Corse. Il en reste 5 pour opérer sur le continent, sachant que les feux sont cette année très précoces, multiples et intenses. Il est donc impossible de traiter efficacement plusieurs feux simultanés. Par ailleurs, avec 258 000 sapeurs pompiers, l’épuisement gagne vite les forces sur le terrain. Il manque 150 000 pompiers au niveau national.
"Voici l’état de nos moyens aériens actuels (IA)
En France, la lutte aérienne contre les incendies repose sur une flotte diversifiée d’avions et d’hélicoptères gérée principalement par le Groupement des Moyens Aériens (GMA) de la Sécurité civile, basée à Nîmes-Garons. Ce dispositif national est complété par des appareils loués par l’État ou les départements, ainsi que par des renforts militaires et européens.
Les avions bombardiers d’eau (ABE)
– 12 Canadair vieux de 30 ans, pouvant écoper en 12 secondes et larguer 6 000 litres d’eau
– 8 Dash 8, transportant 10 000 litres d’eau ou de produit retardant
– 6 Air Tractor emportant 3 100 litres d’eau ou de retardant
– Une quarantaine d’hélicoptères légers Dragon
– Des hélicoptères Super Puma et Condor loués pour l’été (4 000 et 1 000 litres largués)
Trois avions de reconnaissance et de coordination + des drones.
De plus, un Airbus A400M a effectué sa première mission feu, équipé d’un kit capable de larguer 20 tonnes d’eau ou de retardant. La France a commandé 2 Canadair en 2024 et deux autres en urgence en juin 2026 ! Mais les premiers arriveront en 2028 et les deux autres en 2032 si tout va bien... Tout cela relève d’un amateurisme et d’une irresponsabilité consternants après les mégafeux de 2022. "
Jacques Guillemain a rappelé quelques statistiques : « Le budget de la Sécurité civile est passé de 450 millions en 2017 à 800 millions aujourd’hui." De 2017 à 2025, le taux d'inflation s'élève à 20,4% selon l'INSEE. Donc, en 2025, en tenant compte de l'inflation, le montant initial a atteint 541,8 millions d'euros. Restent donc 258,2 millions d'euros pour d'éventuelles augmentations de salaires des sapeurs-pompiers non-bénévoles, l'achat d'équipements, le renchérissement du coût de l'énergie, etc. Les manifestations des sapeurs-pompiers ont révélé le manque cruel d'équipements et de salaires décents.
Et Jacques Guillemain a poursuivi : "De 2022 à ce jour, la France s’est engagée pour 47 milliards en faveur de l’Ukraine, dont 9 milliards de dons bilatéraux... Nous avons 258 000 pompiers. 17 % de professionnels, 5 % de militaires et 78 % de volontaires. C’est insuffisant face aux incendies simultanés (13 566 feux déjà traités cette année)... En 2022, après le terrible incendie des Landes, le Président Emmanuel Macron promettait de renouveler la totalité de la flotte des Canadair et de la porter à 16 appareils neufs en 2027. Cette promesse d’atteindre 16 Canadair neufs d’ici 2027 n’a pas été tenue. La flotte actuelle de la Sécurité civile reste limitée à 12 appareils vieillissants. En 2028 nous aurons 2 avions neufs supplémentaires et toujours 12 rossignols vieux de 30 ans, dont 7 sont en état de voler, compte tenu d’une maintenance de plus en plus difficile à observer. Et en 2032, si tout va bien, deux autres appareils porteront la flotte à 16. Ce qui signifie que les 3/4 de nos Canadair auront 36 ans de service. En milieu marin, voilà qui fait beaucoup. Or, au sein de la panoplie de moyens évoqués, le Canadair reste le meilleur outil pour combattre les feux, y compris s’il y a du relief. »
Il a évoqué des "alternatives françaises au Canadair :
1. Positive Aviation et le projet « FF72 » (image ci-dessus)
Fondée en 2024 et basée à Toulouse-Blagnac, la start-up Positive Aviation a choisi de modifier un avion de ligne régional existant, l’ATR 72, pour le transformer en bombardier d’eau amphibie.
Le concept : L’avion conserve son fuselage d’origine mais ses trains d’atterrissage sont remplacés par deux gigantesques flotteurs écopeurs. L’entreprise vient d’ailleurs de franchir une étape majeure en juillet 2026 avec la livraison de son tout premier flotteur fabriqué à Vannes par le chantier naval Multiplast.
Performances visées : Le FF72 pourra écoper et larguer 8 tonnes d’eau en une seconde (contre un peu plus de 6 tonnes pour un Canadair).
Avantages : Repartir d’un avion déjà éprouvé et certifié permet de diviser le prix par deux par rapport au modèle canadien et d’accélérer le calendrier. 10 appareils ont déjà été précommandés par l’opérateur américain Bridger Aerospace.
Calendrier : Les essais en vol débuteront début 2027 pour une mise en service opérationnelle visée en 2029.
2. Hynaero et le projet « Frégate-F100 »
.Installée à Istres, la start-up Hynaero a choisi de concevoir un tout nouvel hydravion bombardier d’eau en partant d’une feuille blanche.
Le concept : Le Frégate-F100 est un appareil à coque centrale nativement conçu pour la lutte incendie du XXIe siècle, développé en partenariat technique avec Airbus Defence and Space.
Performances visées : Il surclassera nettement le Canadair avec une capacité d’écopage de 10 tonnes d’eau et une vitesse de croisière de 450 km/h. Grâce à sa rapidité, il pourra effectuer deux fois plus de rotations qu’un Canadair traditionnel sur une mission de 3 à 4 heures.
Avantages : L’avion intègre des technologies modernes de largage de précision et une meilleure résistance à la corrosion. La Sécurité civile française et deux exploitants étrangers ont déjà signé des lettres d’intérêt pour un total de 27 appareils.
Calendrier : S’agissant d’un programme entièrement neuf estimé à un milliard d’euros, le temps de développement est plus long. Les premiers vols d’essai sont prévus pour 2031, visant une entrée en service fin 2032.
3. Kepplair Évolution et la modification des Dash ou ATR 72
.Une troisième start-up toulousaine, Kepplair Evolution, travaille quant à elle sur un système de largage amovible par gravité (baptisé KREWS) adaptable sur des avions de transport régionaux comme les ATR ou d’anciens Dash. Contrairement aux deux autres, cet avion ne serait pas amphibie (pas d’écopage sur l’eau) mais ravitaillé au sol en aérodrome (pélicandrome), à l’image des Dash 8 de la Sécurité civile."
La galaxie écologique s'est décrédibilisée, a révélé son incompétence - profusion de textes normatifs, absence de mesures préventives, instauration d'un climat de peur accentué par les sanctions draconiennes, etc. -, son cynisme, son ignorance, son idéologie dangereuse fondée sur l'idée que l'action de l'Homme, par essence mauvais, serait néfaste sur la Nature dont il faut favoriser la diversité fût-elle celle logée dans des broussailles - ces incendies ont détruit la diversité de la faune et de la flore -... Ces feux de forêts ont momentanément occulté le scandale de l'absence de climatisation, honnie par les écologistes, dans les EHPAD, les écoles et les hôpitaux, et les "bouilloires thermiques" même bien classées (A ou B) dans le DPE (Diagnostic de performance énergétique). Les électeurs sanctionneront-ils les candidats se réclamant de l'écologie lors des élections en 2027 ?
A l'heure où l'association Trait d'union publie le bilan du Président Emmanuel Macron (2017-2026) en faisant l'impasse sur la protection des forêts, ces incendies destructeurs de patrimoines naturels et familiaux - économies de toute une vie pour acquérir une maison - rappellent la réalité à une Macronie déconnectée. Ainsi, lors d'une réunion filmée avec des sapeurs-pompiers, le Chef de l'Etat élu en 2017 a appris que les Canadair ne volaient pas la nuit. Même après les incendies gigantesques de 2022, le Président Emmanuel Macron ignorait cette information essentielle.
Edouard Philippe et surtout Gabriel Attal, anciens Premiers ministres sous les deux mandats du Président Emmanuel Macron, voient leur candidature à la magistrature suprême être affaiblie : impréparation, suppression de crédits budgétaires destinés à l'achat de Canadair, etc.
Selon Le Canard enchainé, Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, ancienne Présidente du WWF France, "est partie dans sa maison du Var juste après avoir annoncé qu'elle ne démissionnait pas de son poste. Depuis, Monique Barbut n'a pas pointé son nez sur les lieux des incendies, et se contente de participer en visio aux réunions de crise en direct de son transat… Après l’adoption, le 21 juillet 2026, de la loi d’urgence agricole actant la réintroduction de dangereux pesticides, l’acétamipride et le flupyradifurone, la très discrète Monique Barbut était sortie de ses gonds, dénonçant « le recul environnemental de trop ». Mais la ministre de la Transition écologique, contrairement à ce qu’elle avait annoncé, n’a pas démissionné, jurant qu’elle restait ministre pour faire face à l’« urgence d’agir face au réchauffement climatique ». Une profession de foi qui n’aura tenu… que quelques heures." Après avoir déjeuné avec les membres de son cabinet, elle s'est rendue à la gare de Lyon le mercredi 22 juillet à 16 h pour rejoindre sa villa dans la huppée Sainte-Maxime, dans le Var, où elle est demeurée jusqu’au lundi 27 juillet... alors que des incendies ravageaient plusieurs régions. "Déjà surnommée « Madame Transat » au ministère, elle a participé aux réunions de crise en visioconférence. Chargée notamment de préparer un plan pour gérer les milliers de tonnes de déchets toxiques produits par les incendies, elle a répondu : « Il faut mettre les sites d’incinération en sécurité. » Une réponse laconique qui a créé le malaise, rapporte le palmipède. Ajoutée à sa vraie-fausse démission, cette séquence achève de lui faire perdre le peu de crédit politique qui lui restait et révèle, en creux, la déliquescence de cette fin de mandat…"
Le 26 juin 2026, la ministre Monique Barbut avait déclaré : "Je suis horrifiée par les gens qui me disent qu'il n'y a qu'à mettre la clim' partout (...) Vous croyez que ça va éviter un feu de forêt, la mort des animaux ? Ça n'est pas de l'adaptation, c'est une mesure d'urgence".
Le 31 juillet 2026, Patrick Pouyann, PDG de Total Energies, a écrit sur X:
"TotalEnergies prendra en charge les carburants terrestres et aériens nécessaires aux services de sapeurs-pompiers partout en France métropolitaine du 1er juillet au 31 août. #France #Incendies #Solidarité #Totalenergies".
Des habitants ayant été évacués ont découvert leurs habitations entièrement détruites. Un grand nombre s'interroge sur les choix politiques, tactiques et stratégiques, de l'Etat : celui-ci aurait-il privilégié la protection de zones huppées au détriment de celles populaires ?
Rares sont les médias ayant analysé toutes les causes de ces incendies. La quasi-totalité se cantonnent ad nauseam à ânonner le discours "écologiquement correct" sur le réchauffement climatique, la diffusion d'images de paysages rougeoyants dévorés par les feux, d'interviews de personnes ayant du fuir leurs habitations, de bénévoles venus aider des pompiers valeureux subissant l'incompétence de dirigeants politiques. Les rares qui imputent aux décideurs politiques une part de responsabilité, éludent l'idéologie écologiste. Peur de l'ARCOM, autorité de régulation des radios et chaines de télévision ?
Hasard ? Des projets de production d'énergies renouvelables sont prévus dans des zones ravagées par des feux de forêts : "il y a bien un projet de centrales solaires là où ça a brûlé dans l’Aude, le journal local L’Indépendant en a parlé en 2024, évoquant même les Corbières comme « un nouvel Eldorado » des marchands de panneaux solaires. Deux centrales photovoltaïques au sol d’environ 40 ha chacune, sont effectivement prévues, limitrophes, sur les communes de Tournissan et Ribaute, là donc où ça a brûlé. Les collectivités et la société Investis un portent ce projet, avec pour objectif d’augmenter la part de la production d’énergie renouvelable. Rappelons que ces énergies renouvelables sont largement subventionnées par de l’argent public et qu’elles produisent une énergie plus chère que celle d’EDF et de ses centrales nucléaires. Des voix s’élèvent pour s’inquiéter de leur impact écologique dans des zones préservées."
Le compte Myriam🕊️Sauvons L’humanité🕊️@CelebritesSM a posté :
"Et si ce n’était pas une simple coïncidence ? Pendant que la Gironde brûle, 19 000 hectares partent en fumée, que 110 000 personnes fuient et que les pompiers se battent contre un feu « XXL », le projet Horizeo d’Engie et Neoen continue de traîner dans les cartons. 680 hectares de forêt à raser pour un parc solaire géant. Et si certains regardaient ces flammes avec un sourire en coin ? Une forêt déjà fragilisée, des pins morts ou brûlés, un massif affaibli… et soudain le défrichement nécessaire devient plus facile à justifier, les oppositions s’essoufflent, les compensations se négocient à la baisse. Business avant tout : on laisse le feu faire le sale boulot, on pleure hypocritement la nature, puis on plante les panneaux sur les cendres. Une hypothèse cynique. Mais dans un monde où le profit passe avant les arbres, la nature, les animaux et les habitants, cette hypothèse a le goût amer du possible. ~ https://lefigaro.fr/bordeaux/gironde-engie-et-neoen-presentent-leur-projet-ambitieux-de-parc-solaire-geant-prevoyant-de-raser-700-hectares-de-foret-20240306Site ~ https://horizeo-saucats.fr"
Incendies à Los Angeles
"Bouches d’incendie à sec, réserves d’eau insuffisantes, absence de débroussaillage, réduction du budget des pompiers, urbanisation anarchique", réseau ancien, dense de lignes à haute tension traversant des forêts, mauvaise gestion du gouverneur démocrate Newsom… Telles étaient les causes des incendies à Los Angeles en 2025. "La région de Los Angeles est connue pour ses paysages escarpés, ses collines arides et ses forêts de chaparral, un écosystème particulièrement propice aux incendies. Mais l’urbanisation effrénée, la gestion peccamineuse des réserves d’eau et l’utilisation de matériaux très inflammables, combinées à une végétation dense, accroissent grandement le risque de propagation des flammes. Les choix urbanistiques amplifient la vulnérabilité des habitations face aux flammes. À Los Angeles, le marché immobilier est l’un des plus florissants du pays. Les promoteurs n’hésitent pas à exploiter chaque parcelle de terrain, construisant des habitations au plus près des zones boisées. Ces zones résidentielles, appelées « Wildland-Urban Interface », sont particulièrement vulnérables. Selon le département californien des forêts et de la protection, près de la moitié des habitations en Californie sont situées dans ces zones à risque. Quand on sait que plus de neuf maisons sur dix sont construites en bois, selon le paradigme écolo-woke de retour à la nature et de culte à Gaïa, très en vogue dans l’électorat démocrate local, on ne peut s’étonner des conséquences. Ce matériau, qui coûte en moyenne 15 à 30 % moins cher que d’autres, permet une construction rapide et accroît donc l’anarchie urbanistique."
Djihad par le feu
Ajoutons l'Intifada par le feu en Israël : des "Palestiniens" incendient des forêts représentant, par excellence, l'oeuvre sioniste. Naftali Bennet a dit que "la terre d’Israël ne peut appartenir à des gens qui la ravagent".
Le 25 avril 2024, Cambridge University Press a publié “Hot Forests”: Spatial Concentration of Forest “Pyro-Terrorism” in Israel" de Simon Perry et Shai Amram. "L’un des domaines de la recherche sur le terrorisme qui n’a pas été suffisamment examiné est la concentration géographique des attaques pyro-terroristes (PT). La littérature relative à la répartition géographique de la terreur se concentre généralement sur les macro-lieux : continents, pays, régions et micro-lieux – « points chauds ». Cependant, à notre connaissance, la répartition géographique de la terreur dans les forêts reste encore à étudier. Les résultats des études sur les « points chauds » sont d’une grande importance pour les praticiens de l’application des lois. Cette étude examine les caractéristiques spatiales de la forêt PT et s’il y a une concentration d’. Attaques PT dans un nombre limité de « forêts chaudes » stables dans le temps. Cette étude a examiné l’ensemble de la population forestière suspectée de PT. en Israël entre 2008 et 2022 (hors 2016), totalisant 2 297 attaques. La recherche a révélé un regroupement spatial élevé des forêts PT attaques concentrées dans des « forêts chaudes » spécifiques et qu’elles étaient stables dans le temps. En conclusion, la concentration de PT attaques nécessitent une réponse antiterroriste spécialisée, équivalente à une « surveillance des points chauds », basée sur les caractéristiques des forêts chaudes potentiellement terroristes."
« Incendies géants : enquête sur un nouveau fléau »
Arte diffusa « Incendies géants : enquête sur un nouveau fléau » (Megafeuer: Der Planet brennt) de Cosima Dannoritzer. « À l'image de la tragédie qui touche le Canada et la Turquie, des incendies d’une violence inédite dévorent les forêts partout dans le monde. Comment expliquer l'apparition de ces mégafeux ? Pourquoi sont-ils incontrôlables ? Comment s'en protéger ? » Par des décisions politiques rompant avec la doxa écologique.
« Australie, Californie, Sibérie, Suède, Portugal, Grèce, Amazonie… : depuis plus d'une décennie, la litanie des "mégafeux" rythme l'actualité, si fréquemment désormais qu'une catastrophe chasse la précédente dans les esprits ».
Cette liste de pays ou régions induit en erreur le lecteur. Par exemple, l'Australie est un pays-continent-île dont la superficie est de 7,688 millions km², et la France est un Etat continental dont la superficie s'élève à 543 940 km². Les incendies n'ont pas embrasé toute l'Australie, mais ont été localisés dans deux Etats de la fédération australienne.
« Beaucoup ont oublié qu'en 2016, dans la ville pétrolière de Fort McMurray (Canada), des incendies de forêts incontrôlables ont atteint l'agglomération, entraînant l'évacuation de la quasi-totalité des 100 000 habitants et la destruction de milliers de maisons ».
« Cette fois-là, les secours sont parvenus à sauver toutes les vies, mais depuis, des dizaines de personnes ont trouvé la mort dans l'un de ces incendies géants ».
« S'ils anéantissent déjà chaque année plus de 350 millions d'hectares de forêts, soit six fois la France, et se propagent de plus en plus souvent aux zones habitées, le pire est à venir ». Il convient d'indiquer que des habitants, favorables au retour à la nature, ont choisi d'habiter dans des forêts, difficiles d'accès pour les véhicules de pompiers.
« Dans cette enquête planétaire, Cosima Dannoritzer (Prêt à jeter) part à la rencontre de pompiers, de scientifiques et d’experts du feu, de l'Europe à l'Indonésie en passant par les États-Unis et le Canada, et montre que la plupart des forêts du globe constituent de véritables "bombes à retardement", susceptibles de se déclencher à la moindre étincelle. » La plupart des incendies (90%) sont d'origine criminelle, parfois causés par des individus imprudents.
« Hausse des températures, et donc de la sécheresse, en raison du changement climatique, fragilisation des arbres, extension constante des zones habitées, défaut d'entretien des campagnes, défrichage sauvage par feux de tourbière pour la production d'huile de palme… : l'enquête détaille aussi bien les causes que le fonctionnement de ces brasiers géants, semblables à des "centrales nucléaires en mouvement", qui aggravent à leur tour le changement climatique, consumant l'oxygène et libérant le carbone dans l'atmosphère ».
Ce film évoque aussi la fragilisation d'arbres attaqués par des insectes et par le manque d'eau, ainsi que la différence de paysages boisés en un siècle : les forêts anciennes comprenaient des espaces quasi-vides, constitués de bois morts, brûlés par des "feux modérés", ce qui freinait ou arrêtait l'avancée des feux et s'avérait "nécessaire à l'équilibre des forêts", alors que celles actuelles, plus denses, sans espace dénudé, causent des "méga-incendies" car le feu rencontre toujours des combustibles-arbres.
Le feu est désormais conçu comme un élément de l'écosystème des forêts avec lequel des scientifiques invitent à "faire avec", pour leur régénérescence, à utiliser comme "un outil" à l'instar des pratiques traditionnelles des Amérindiens.
Ce choix partial du documentaire se poursuit par la sélection d'experts alarmistes. « Les cataclysmes auxquels nous assistons constitueraient les signes avant-coureurs de notre entrée dans une nouvelle ère, celle du "pyrocène". "Il nous reste vingt ans pour réagir", estime Paul Hessburg, l'un des spécialistes mondiaux des feux de forêt ».
« Si, entre technologies de pointe et réactivation de méthodes oubliées, on s'efforce de concevoir de nouveaux moyens de lutte, cet état des lieux très fouillé, qui substitue l'explication à l'alarmisme, souligne que le remède passe aussi par de nouveaux comportements collectifs : il nous faut apprendre à vivre avec le feu, processus naturel qu'on ne peut espérer contrôler par la seule technique. »
« Une prévention plus aisée à mettre en œuvre que la lutte contre le changement climatique. » Le climat a toujours changé, et, grâce à son intelligence, l'homme s'est adapté à ces changements.
« Incendies, innover pour mieux lutter »
« Comment se préparer ? Plus d'un million d'hectares sont partis en fumée dans l'Union européenne à l'été 2025. Un record, que l'année 2026 pourrait bien surpasser... Le changement climatique rend plus fréquent et plus intense les épisodes de canicule, allongeant ainsi la saison des feux, ainsi que leur fréquence et leur intensité. Au-delà de l'Europe, des régions du monde jusqu'ici épargnées ne le seront plus forcément. Face à ce sombre tableau, comment se préparer ?
Arte diffusera le 25 juillet 2026 à 22 h 25 « Incendies, innover pour mieux lutter », documentaire d’Eberhard Rühle.
« Alors que le dérèglement climatique augmente chaque été les risques d'incendies en Europe, des stratégies innovantes sont mises en œuvre pour lutter plus efficacement contre le feu. »
« À Ispra, dans le nord de l'Italie, le Centre commun de recherche de la Commission européenne exploite les données météorologiques et satellitaires pour publier des analyses et recenser tous les feux de forêt en Europe. Il a ainsi suivi les incendies dévastateurs du continent en 2025 ».
« Violemment touché, le massif des Corbières, dans l'Aude, tente depuis de se réinventer : alors que la vigne domine le paysage, la région implante de nouveaux cépages et des arbres plus résistants à la chaleur. Dans le nord-ouest montagneux de l'Espagne, les incendies meurtriers de cet été ont notamment été imputés aux anciennes surfaces agricoles envahies par les broussailles, et un entretien plus rigoureux des terres tente désormais d'être appliqué, alors que l'endroit se vide de ses habitants. En Grèce, la région de l'Attique mise, quant à elle, sur des patrouilles de volontaires. Ils scrutent l'horizon sans relâche durant l'été et donnent l’alerte au moindre départ de feu. Mais de telles initiatives peuvent-elles suffire pour lutter contre les méga-feux ? »
« Si l'Europe se révèle de mieux en mieux armée face au phénomène récurrent des incendies de forêt, la crise climatique exige des actions plus vigoureuses, notamment en matière de prévention et de formation. »
« Aujourd'hui, des chercheurs expérimentent des techniques innovantes comme le déploiement de drones permettant de surveiller les feux en temps réel, mais aussi plus anciennes comme le brûlage dirigé en hiver pour éliminer la végétation morte. »
« La construction de réservoirs d'eau et le réaménagement des paysages en une mosaïque de terres agricoles, de pâturages et de forêts de différentes densités font aussi partie des solutions préconisées. »
« Accompagnant des équipes de pompiers professionnels et bénévoles en intervention, ce documentaire dresse, avec des chercheurs, un état des lieux de ces avancées. »
« Incendies, innover pour mieux lutter », documentaire d’Eberhard Rühle
France, 2026, 52 min
Production : Apollofilm, en association avec ZDF/ARTE
Sur Arte les 25 juillet 2026 à 22 h 25, 16 août 2026 à 7 h 20
Sur arte.tv du 05/05/2026 au 31/10/2026
Visuels : © Eberhard Rühle und Nikolaus Tarouquella, DR
« Incendies géants : enquête sur un nouveau fléau » de Cosima Dannoritzer
France, 2019, 94 min
Coproduction : ARTE France, Georama
Auteurs : Cosima Dannoritzer et Nicolas Koutsikas
Sur Arte les 16 août 2022 à 20 h 50, 19 août 2022 à 9 h 25, 15 septembre 2022 à 9 h 25
Disponible du 09/08/2022 au 14/10/2022
Visuels :
Banlieue aux Etats-Unis entourée de feux de forêts
© Jack Cohen / USDA Forest Serv
Burnt suburb
Pompier avec enfant
© Istock / Getty Images
Pompiers professionnels français s' entraînant à éteindre des incendies
© Cosima Dannoritzer / Georama T
Canadair essayant d' étouffer un feu de forêt
© Kari Greer/ USFS
Articles sur ce blog concernant :
Les citations proviennent d'Arte. Cet article a été publié le 15 août 2022.







































