Les élections municipales se dérouleront les 15 et 22 mars 2026, soit à un an de l’élection présidentielle. Le scrutin de Paris, Lyon et Marseille a été aligné sur celui d'autres villes. Selon des sondages, nombre de villes moyennes ou grandes – Paris, Marseille, Nice - peuvent basculer dans un camp politique opposé. Hormis le parti présidentiel Renaissance qui a placé ses candidats dans des listes principalement des Républicains (LR) et dont le logo n'apparait pas dans des affiches, chaque parti, mal placé dans les sondages, stable ou dans une dynamique ascensionnelle, exhorte les électeurs à voter utile, pour lui, dès le premier tour. Menées par des candidats souvent trentenaires, deux listes de droite – Union des droites pour la République (UDR), allié du Rassemblement national (RN), et Reconquête ! – marquent un renouvellement de la vie politique française. Quant à La France Insoumise (LFI), elle table sur le « vote halal », et, malgré la directive du Parti socialiste (PS), a noué des alliances avec des candidats socialistes en vue du premier tour de scrutin. Cet article non exhaustif sera actualisé avec les résultats. Portrait de Rachida Dati, qui mène la liste LR à Paris, et interview de la tête de liste UDR dans le IXe arrondissement de Paris : Julia Jakubowicz. J'avais contacté des candidats Reconquête sans recevoir de réponse.
« Louise Weiss, une femme pour l’Europe » par Jacques Malaterre
J'ai évoqué certaines de mes analyses lors de mon interview sur Radio J le 27 avril 2012
« Alger, la Mecque des révolutionnaires (1962-1974) » par Ben Salama
Une crise de régime ? (les élections européennes et législatives de 2024)
« La femme, la république et le bon Dieu » d’Olivia Cattan et d’Isabelle Lévy
Documentaires sur l'avortement sur Arte
A l’initiative du Président Emmanuel Macron, la loi du 11 août 2025 a réformé le mode d'élection des membres du conseil de Paris et des conseils municipaux de Lyon et de Marseille. Elle a modifié la loi dite « PLM » de 1982 « pour permettre dès mars 2026 l'élection des conseillers de Paris et des conseillers municipaux de Lyon et Marseille au suffrage universel direct. Elle prévoit que les représentants dans ces trois villes soient élus par leurs habitants par deux votes distincts. Elle établit donc un lien direct entre les électeurs et leur conseil municipal à Paris, Lyon et Marseille. Elle « instaure deux scrutins distincts et simultanés à Paris, Lyon et Marseille : l'un pour élire les conseillers d'arrondissement ou de secteur ; l'autre pour élire les conseillers municipaux. Ces scrutins se dérouleront au scrutin proportionnel de liste à deux tours. Le texte abaisse à 25% la prime majoritaire pour la liste arrivée en tête au premier ou au second tour (contre 50% dans les autres communes). A Lyon, les électeur éliront aussi les conseillers métropolitains. La métropole est une collectivité territoriale distincte de la commune de Lyon, avec ses propres compétences »
Cette modification du scrutin parait moins un cadeau à la démocratie qu'une tactique permettant l’alternance à Paris qui pourrait tomber dans l’escarcelle de la Macronie. Du 16 au 28 septembre 2026, Rachida Dati comparaîtra au côté de Carlos Ghosn, ancien patron de Renault-Nissan, pour corruption et trafic d’influence devant le tribunal correctionnel de Paris. Si elle était déclarée coupable, elle serait passible au titre de peine complémentaire d’une inéligibilité de cinq ans. « L’enjeu crucial pour Rachida Dati serait le prononcé ou non de l’exécution provisoire. C’est-à-dire son application immédiate même en cas d’appel ». Une mesure infligée à Marine Le Pen, députée RN. « Généralement, les juges justifient l’exécution provisoire par la gravité des faits, le risque de récidive ou la nécessité d’effectivité d’une peine. Une inéligibilité avec exécution provisoire entraîne la déchéance immédiate des mandats locaux, catégorie dans laquelle rentrent des fonctions électorales parisiennes, mais non de mandats nationaux, qui peuvent eux être menés à leur terme. Si elle était élue maire de Paris, Rachida Dati perdrait immédiatement son mandat à l’Hôtel de ville » et à la mairie du VIIe arrondissement de Paris. Et, c’est le numéro 2 de sa liste, le député macroniste Sylvain Maillard (Ensemble pour la République), qui deviendrait Maire de la capitale. La possibilité pour le Chef de l’Etat de poursuivre sa révolution destructrice.
Le logo de LREM est quasiment invisible sur les affiches, tant est répulsif ce qui s’apparente au Président de la République Emmanuel Macron.
Traditionnellement, les sondeurs expliquent que les électeurs votent en fonction de leur maire, et non de son étiquette politique. Or, toutes les villes dirigées par l’alliance socialo-écolo-communiste sont caractérisées par la saleté, l’insécurité liée à l’immigration et au trafic de drogue, la paupérisation, l’absence de respect de la Nature, le saccage du patrimoine, le changement de la sociologie locale par le logement social et la gentrification et boboïsation, etc.
Pour la droite (UDR, Reconquête, Debout la République), une victoire électorale permettrait de montrer à l'échelle d'une ville l'efficacité de son programme à un an de l’élection présidentielle 2027. Et, à terme, une modification du Sénat dont les membres sont élus notamment par des conseillers municipaux.
Sondage Elabe
Selon un sondage Elabe du 7 mars 2026, le socialiste Emmanuel Grégoire, "candidat de l'union de la gauche et des écologistes" est crédité de 32% des intentions de vote, devant Rachida Dati à 26,5%. L’ancien 1er adjoint à la mairie de Paris récupérerait 68% des voix d’Anne Hidalgo (PS) et 80% des voix de David Belliard (EELV) aux élections municipales 2020. Rachida Dati conserverait les deux tiers (63%) de ses électeurs de 2020, et capterait la moitié (48%) des électeurs d’Agnès Buzyn (LREM). Sophia Chikirou, Pierre-Yves Bournazel et Sarah Knafo obtiendraient respectivement 10,5%, 12% et 13,5%, et seraient en capacité de se maintenir au second tour. La candidate insoumise s’appuierait sur 75% des électeurs de Danielle Simmonet (LFI) en 2020 et capterait 11% des voix d’Anne Hidalgo. Le candidat Renaissance récupérerait seulement 42% des électeurs d’Agnès Buzyn (LREM) en 2020 (le complément voterait Rachida Dati). La candidate Reconquête capterait un quart (27%) des électeurs de Rachida Dati (LR) en 2020. Les autres candidats recueilleraient moins de 5% des intentions de vote :
- Thierry Mariani (RN) 3%
- Mahel Pierot-Guimbaud (extrême gauche) 1,5%
- Blandine Chauvel (Nouveau Parti anticapitaliste) 1%
- Marielle Saulnier (Lutte ouvrière) <1%".
"Au 2nd tour, le match entre Emmanuel Grégoire et Rachida Dati serait serré
Emmanuel Grégoire s’imposerait en cas de retrait de Sophia Chikirou et de maintien de Sarah Knafo
Rachida Dati s’imposerait en cas de maintien de Sophia Chikirou et de retrait de Sarah Knafo."
"En cas de retrait de Sophia Chikirou, ses électeurs se dirigeraient en grande majorité vers Emmanuel Grégoire (environ 80%) ; et 10% s’abstiendraient."
"En cas de retrait de Pierre-Yves Bournazel, un tiers de ses électeurs (35%) se dirigeraient vers Emmanuel Grégoire, près de la moitié (45%) se dirigeraient vers Rachida Dati et 20% s’abstiendraient."
"En cas de retrait de Sarah Knafo, ses électeurs se dirigeraient en grande majorité vers Rachida Dati (environ 80%) et 10% s’abstiendraient".
Quelles priorités d’action pour le futur maire de Paris ? Sécurité, propreté et logement
Au global, la sécurité est la priorité d’action pour 47% des Parisiens, devant la propreté et l’entretien de la ville (42%) et le logement (35%).
Les choix entre les différentes priorités d’action révèlent une forte polarisation politique :
Auprès des électeurs potentiels de Sophia Chikirou : logement (47%) et santé (45%)
Auprès des électeurs potentiels d’Emmanuel Grégoire : logement (50%) et adaptation climatique (39%)
Auprès des électeurs potentiels de Pierre-Yves Bournazel : sécurité (56%) et propreté (42%)
Auprès des électeurs potentiels de Rachida Dati : sécurité (60%) et propreté (55%)
Auprès des électeurs potentiels de Sarah Knafo : sécurité (72%) et propreté (66%)
L'insécurité est un des thèmes des programmes de candidats de droite. Or, malgré le lien établi entre délinquance et immigration - "surreprésentation des étrangers dans les actes de délinquance commis et dans le nombre de personnes écrouées -, cette dernière n'est pas abordée par les candidats.
Rachida Dati et Emmanuel Grégoire ont évité de participer à un débat télévisé avec les autres candidats parisiens. Le 4 mars 2026, le débat s'est transformé souvent en foire d'empoigne entre candidats dévidant des textes calibrés.
PS
Une des caractéristiques de la municipalité parisienne, composée d'élus socialistes et écologistes, est sa gestion opaque, ses gabegies – subventions à des myriades d’associations amies, à des projets en Afrique, etc. -, son personnel pléthorique, sa dette – emprunt direct, captation des futurs loyers des bailleurs sociaux, etc. -, sa politique de logement social, ses grands travaux inutiles – élargissements inutiles de trottoirs au détriment de la circulation des bus, mobilité par vélo ou trottinette favorisés sans contrôle (pas d’exigence d’un permis de conduire, etc.) -, l’absence de démocratie, la raréfaction des bus « pour réduire les nuisances des habitants », etc.
Le vrai courage, la défense du patrimoine consisteraient à restaurer le patrimoine historique de Paris, à retrouver les perspectives, à rendre la ville aux automobilistes et aux piétons, à récupérer le mobilier urbain républicain – bancs, grilles métalliques entourant la base des arbres – jeté, à n’autoriser les vélos qu’aux titulaires d’un permis de conduire... Car cette majorité socialo-écolo-communiste n’a pas le talent, voire le génie des ingénieurs, urbanistes, jardiniers des Empires et de la Troisième République. Il faut voir le matin, la rue de Rivoli au niveau du Louvre : des embouteillages dans la seule file réservée aux automobilistes, et les deux tiers de la chaussée constituant les pistes cyclables parcourues par quelques cyclistes.
La Hongrie communiste avait imposé son urbanisme et son architecture uniformes, sans fioriture, sévère. La Hongrie post-communiste, notamment sous Orbán, détruit les immeubles de style « brutaliste » assimilé au communisme, et se lance à Budapest dans un programme de rénovation urbain renouant avec un style néo-classique.
Les Républicains
LR ont déçu leur électorat par leur absence d'élaboration de programme, leur alliance avec la Macronie.
Des élus LR ont expliqué avoir choisi « une star » comme tête de liste. Mais les électeurs cherchent un candidat compétent. Un portrait de Rachida Dati, candidate LR et centre droit à Paris, figure en fin d'article. Elle a annoncé refusé toute alliance avec Reconquête ou le RN-UDR, donc est prête à faire perdre la droite pour ne pas s'aliéner "l'extrême-centre" macronien, qui s'accommoderait du maintien d'une majorité municipale de gauche à Paris.
Le deuxième candidat dans la liste parisienne LR est le député macroniste Sylvain Maillard. Le Jour du Kippour 2021, ce député parisien s'était rendu dans une synagogue de sa circonscription. Face à une assemblée composée de fidèles juifs à jeun, dont Eric Zemmour, alors candidat à l'élection présidentielle, il a tenu un discours politique : il avait les fidèles juifs français à "faire preuve de hauteur de vue et de sang-froid face à certaines propositions. Vous êtes le peuple élu, cela vous donne une responsabilité" tout en visant Eric Zemmour. Il a déclaré que des "prénoms" portés par des Français juifs "ne sont pas d'origine française" et que "Personne n'oubliera que vous êtes juif. Et vos idées causeront du tort aux juifs parce que c'est vous, un juif, qui les portez". Le 3 octobre 2021, j'avais interrogé le député Sylvain Maillard afin d'avoir confirmation ou infirmation de ces propos rapportés. Je n'avais reçu aucune réponse.
Reconquête !
Tête de liste de Reconquête avec le slogan "Pour une ville heureuse", l'eurodéputée Sarah Knafo a ringardisé la classe politique par sa maîtrise des dossiers - son côté "Mademoiselle-je-sais-tout" irrite certains -, son choix du bon sens comme pierre angulaire de sa politique, le sérieux de son travail - mesures budgétisées quand d'autres proposent des listes de buts -, sa revendication du libéralisme économique alors que la doxa impose l'idéologie gauchiste.
RN-UDR
Il a été difficile au RN de s'implanter dans des grandes villes et d'y avoir des édiles. 2026 pourrait marquer un tournant en lui permettant de conquérir des villes importantes.
L'Union des droites pour la République (UDR) a été créé en août 2024 par le député Éric Ciotti (LR), à la suite de dissensions au sein des Républicains après les élections législatives de 2024. Eric Ciotti était partisan d'une alliance avec le RN. A l'Assemblée nationale, au sein de la commission d’enquête parlementaire « sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public », le député Charles Alloncle (UDR) se distingue par son souci de l'intérêt général, sa connaissance fine du groupe audiovisuel public et ses questions pertinentes. Il contribue à familiariser les spectateurs avec son parti.
"Ces élections municipales pourraient marquer un tournant. Dans de nombreuses villes, les électeurs souhaitent une alternance et se montrent de plus en plus réceptifs à l’idée d’un rassemblement des droites. On l'a vu très récemment avec la législative partielle en Haute-Savoie et la victoire du candidat UDR-RN Antoine Valentin, loin devant le candidat LR-LREM, alors qu'il s'agissait pourtant d'un bastion de la droite traditionnelle. Plusieurs communes apparaissent aujourd’hui comme réellement compétitives pour nos listes là où cette union des droites est clairement assumée. Par exemple, on compte beaucoup sur la victoire d'Eric Ciotti à Nice ou d'Alexandre Dupalais à Lyon, qui mènent une magnifique campagne. Là où cette union fonctionne, elle peut créer une dynamique électorale réelle. L’enjeu n’est pas seulement de gagner quelques villes, mais de démontrer qu’une stratégie d’union peut permettre à la droite de redevenir une véritable force de gouvernement au niveau local", m'a confié Julia Jakubowicz, tête de liste dans le IXe arrondissement de Paris de l'UDR qui a choisi Thierry Mariani pour être son candidat à la Mairie de Paris.
La France Insoumise
A Lyon, le jeune Quentin Deranque, alors qu'il protégeait des membres du groupe féministe Némésis hostile à une conférence de l'eurodéputée Rima Hassan, a été battu à mort par la Jeune Garde, milice de LFI. L'enquête a mis à jour le rôle de nervis de la Jeune Garde, bien introduite auprès du Maire (Europe Écologie Les Verts, EÉLV),de la ville, Grégory Doucet.LFI a été contrainte de minorer la présence de Rima Hassan dans sa campagne. Elle vise le "vote hallal", et son fondateur et leader auto-proclamé Jean-Luc Mélenchon insiste dans ses discours sur les noms patronymiques juifs à consonnance étrangères : "Epstein" ou "Epstine", "Glucksmann".
Lors d'un récent débat télévisé, sa tête de liste à Paris, Sophia Chikirou, qui comparaitra en mai 2026 pour escroquerie au détriment du site Le Media, a promis des subventions pour aider à l'adaptation des logements au "réchauffement climatique". Toujours généreuse avec l'argent des autres, l'extrême-gauche, comme la gauche.
RACHIDA DATI
Ministre de la Culture depuis 2024 sous la Présidence d'Emmanuel Macron, Maire du 7e arrondissement de Paris et Conseillère de Paris depuis 2008, députée européenne (2009-2019), Garde des Sceaux, ministre de la Justice sous la Présidence de Nicolas Sarkozy (2007-2009), Rachida Dati est la candidate du parti Les Républicains (LR) - elle a payé sa cotisation juste avant l'élection du Président des LR - pour la Mairie de Paris lors des élections municipales en mars 2026. Magistrate par le concours extérieur - elle bénéficiait des lettres de recommandation de Simone Veil et d'Albin Chalandon, anciens ministres -, elle ne représente pas le mérite républicain, mais le réseautage et l'arrivisme. De ses divers mandats, on peine à dresser un bilan positif : ministre de la Justice, elle n'a pas lutté contre le "gouvernement des juges". Alors qu'elle mène campagne à Paris, le Louvre subit des atteintes à son patrimoine historique et à sa sécurité. Et, obéissant "au fait du Prince" Emmanuel Macron, elle a autorisé, malgré les avis opposés d'experts alertant sur son extrême fragilité, l'exportation de la tapisserie de Bayeux vers le Royaume-Uni dans le cadre d'une exposition au Royaume-Uni. Punaises de lit à la Cinémathèque française qui a du fermer pour traiter ses salles envahies par ces insectes nuisibles, absence de réforme de l'ARCOM, autorité de régulation de l'audiovisuel, cambriolage spectaculaire, inondations ayant endommagés des centaines d'ouvrages et grève au Louvre, inaction face à un cinéma français subventionné mais généralement boudé par le public hexagonal, persistance de l'inculture artistique chez les jeunes générations, appel urgent aux dons privés - faute de subventions publiques - émis par le château de Chambord pour financer des travaux de sécurité de son aile François 1er qui "menace de s'effondrer, fragilisée par des intempéries et une construction originelle fragile"... Le bilan de la ministre de la Culture s'avère léger.
L’aile François Ier du château de Chambord menace de s’effondrer, . Face à l’urgence, un appel aux dons a été lancé afin de financer des travaux de sécurité
Dans toute démocratie, après le cambriolage de neuf bijoux et joyaux de la Couronne de France au musée du Louvre (19 octobre 2025), la directrice du musée et la ministre de la Culture auraient démissionné. Le Président de la République Emmanuel Macron n'a accepté la démission de Laurence des Cars que pour lui confier le 24 février 2026 « une mission dans le cadre de la présidence française du G7 sur la coopération entre les grands musées des pays concernés ». Quant à Rachida Dati, elle a démissionné le 25 février 2026 de sa fonction ministérielle pour se consacrer à la campagne électorale municipale.
En septembre 2008, reprenant l'expression de Nicolas Sarkozy, elle a déclaré lors d'un voyage en Israël et dans les territoires disputés : « On ne discute pas avec le terrorisme, on le combat... Les Palestiniens doivent renoncer à la violence... [Israël doit] traiter le peuple palestinien avec justice ». Elle est favorable à la création d'un "Etat palestinien". A Herzliya (Israël) le 21 septembre 2008, elle a évoqué les "jeunes palestiniens [rencontrés à Ramallah]... Ils m'ont parlé de leur souffrance et d'un sentiment d'injustice. Ils m'ont aussi parlé de la colère d'un peuple qui se sent prisonnier derrière des murs et des postes de contrôle. Je leur ai répondu qu'ils ne doivent pas renoncer à la vie mais à la violence. La France aime et respecte Israël. J'aime et je respecte Israël. J'aime les israéliens. Quand on parle entre amis, je crois que l'on peut se dire ouvertement certaines choses. Israël est une grande démocratie qui connaît le poids des souffrances et des injustices. Le peuple israélien doit pouvoir vivre dans la paix et dans des frontières sûres et reconnues. Cela ne sera possible que lorsque le peuple palestinien aura le sentiment d'être respecté et traité avec justice. C'est l'injustice qui attise la violence. C'est le sentiment d'humiliation qui pousse les peuples à se réfugier dans le fanatisme et l'extrémisme. Il n'y aura pas de paix au Proche-Orient sans égalité des peuples. C'est un principe que nous voulons défendre".
Le 17 juin 2025, sur Europe 1, "interrogée sur les divergences entre Paris et Tel-Aviv — notamment après les déclarations du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou n’excluant pas l’élimination du guide suprême iranien —, la ministre Rachida Dati a mis en garde contre les effets destructeurs des changements de régime imposés de l’extérieur. "Que nous a laissé la guerre en Irak ? Daesh. Que nous a laissé l’intervention en Syrie ?... La situation est trop grave pour laisser place à l’instrumentalisation."
Ce sont les liens entre Rachida Dati, et le Qatar, adepte du "soft power", soutien du mouvement terroristes islamiste Hamas, et de l’Azerbaïdjan (« diplomatie du caviar"), ainsi que son "cabinet d'avocate d'affaires" ou de lobbyiste selon certains journalistes qui s'avèrent problématiques.
Quel choix pour les électeurs parisiens entre la poursuite d’une municipalité gauchiste et celle de Rachida Dati qui ne rompra pas avec ce qui ravit les bobos : rues piétonnes, circulation anarchique des vélos, etc., favorisera le logement social, vendra vraisemblablement le Parc des Princes au Qatar ? Entre la peste et le choléra ?
Après Londres (Sadiq Khan, travailliste élu en 2016) et New York (Zohran Mamdani, démocrate élu en 2025) - deux édiles musulmans anti-israéliens -, Paris aura-t-elle une bientôt une maire musulmane française LR dont les positions envers Israël semblent mitigées ou... datées ?
Rachida Dati vs Patrick Cohen
Rachida Dati, "maire du 7e arrondissement est en effet connue pour sa grande proximité avec l’Etat autoritaire et antidémocratique azerbaïdjanais. Elle a été membre du Conseil d’administration de l’Association des amis de l’Azerbaïdjan (AAA), considéré comme le « principal instrument » de la diplomatie du caviar en France. Or cette pétrodictature, qui foule au pied les droits de son peuple et fait peser un risque permanent pour la paix dans le Caucase - en menaçant notamment l’Arménie-, représente aussi un danger pour l’intégrité morale des instances européennes en butte à ses tentatives de corruption. Faut-il rappeler que Madame Dati, qui affirme son soutien à Bakou, s’était opposée en 2017, à une enquête du Parlement européen sur « les tentatives de l'Azerbaïdjan (…) d'influencer les décideurs européens par des moyens illégaux » ?", ont écrit Mourad Papazian , Ara Toranian et Patrick Karam dans Marianne (4 mars 2020).
Et Mourad Papazian, Ara Toranian et Patrick Karam, "attachés à la question arménienne, à celle des Chrétiens d’Orient, à la défense des droits de l’Homme et à l’image de Paris", d'ajouter : "L’engagement de Rachida Dati envers le régime Aliev s’était spectaculairement manifesté lors du dîner fastueux (350 invités) qu’elle avait organisé dans les jardins du Musée Rodin le 15 septembre 2011, en l’honneur de la Première Dame d’Azerbaïdjan, Mme Merhiban Aliyeva, épouse du despote et élevée il y a deux ans au rang de « vice-présidente »... Estimant que «l’Azerbaïdjan est un exemple pour l’ensemble du monde musulman », et ce en dépit de ses turpitudes avérées elle lui a rendu un hommage appuyé en installant un « village de l’Azerbaïdjan » le 19 septembre 2016 sur le Champ-de-Mars, au cœur de son fief du très chic 7e arrondissement de Paris où a d’ailleurs élu domicile le «Centre culturel de l’ambassade d’Azerbaïdjan »... Mme Dati n’a jamais assisté à aucune de ces cérémonies [commémorations du génocide arménien] et qu’elle est l’une des rares personnalités politiques de ce niveau à ne s’être jamais prononcée sur le sujet... Madame Dati s’étant refusée à répondre publiquement à nos diverses sollicitations privées pour obtenir des clarifications et des engagements écrits sur les points évoqués dans cette tribune, ce que nous regrettons, nous nous sommes donc résolus à l’interpeller par voie de presse."
En novembre 2024, le parquet national financier a requis un procès pour corruption à l'encontre de Rachida Dati, actuelle ministre de la Culture dans le gouvernement de François Bayrou, dans l’affaire Carlos Ghosn ; elle était mise en examen depuis 2021.
Le 9 avril 2024, selon Libération, "Montres, bracelets, colliers, bagues… La maire du VIIe arrondissement de Paris n’a pas déclaré une série d’objets de luxe à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Déjà mise en examen pour «corruption» dans l’affaire Carlos Ghosn, elle risque désormais de faire face au soupçon de « déclaration de patrimoine mensongère ».
Le 5 juin 2025, le numéro de l'émission « Complément d’enquête » diffusée sur France 2 en partenariat avec Le Nouvel Obs, était consacré à Rachida Dati, ministre de la Culture,. Elle a allégué que Rachida Dati aurait perçu, en 2010 et 2011, 299 000 euros de GDF Suez, par l'intermédiaire d’un cabinet d’avocats d’affaires. « Je m’en fous, c’est prescrit », aurait réagi en privé la ministre, selon les informations du Canard enchaîné, ajoutant : « J’aurai le scalp d’Ernotte avant de partir du ministère de la culture. » Interrogé, le cabinet de Rachida Dati réfute « avoir exercé une quelconque pression à l’égard de France Télévisions. » Delphine Ernotte est la PDG de France Télévisions. Rachida Dati ambitionne d'être la candidate à Paris de la droite et de la Macronie aux élections municipales en 2026.
De plus, la ministre de la Culture promeut une réforme de l'audiovisuel public : un projet de création de holding réunissant des médias de cet audiovisuel - Radio France, France Télévisions et l’INA - que certains partis, dont Reconquête !, proposent de privatiser en raison de son absence de neutralité, de son idéologisation gauchiste, de la faible audience par exemple de France Info, de la gabegie. La holding publique serait dénommée France Médias et aurait un seul PDG, "chargé de la stratégie globale et de la répartition des budgets entre les filiales", et nommé par l’Arcom. Ce projet, qui prévoit un seul directeur de l'information, prétend récupérer un public jeune et populaire, ainsi que lutter contre la désinformation de réseaux sociaux, a suscité l'opposition de la Présidente de Radio France, Sibyle Veil. "Du côté du syndicat national des journalistes de Radio France, on dénonce d'ailleurs ce risque de « perte d’indépendance » mais aussi la « mainmise du pouvoir sur nos entreprises, via une centralisation des décisions ».
Le 18 juin 2025, lors de l'émission C à vous sur France 5, le journaliste Patrick Cohen a interrogé Rachida Dati. Gênée par des questions du journaliste sur ses liens avec GDF Suez, la ministre de la Culture a interrogé Patrick Cohen : « Je ne détourne pas la question, je vous la renvoie. Il y a une enquête vous concernant, est-ce que c’est vrai ?», a-t-elle martelé. Le chroniqueur et éditorialiste, clairement désabusé, a tenu à rappeler le contexte : « Moi je n’ai pas d’enquête de justice». « Le harcèlement est un délit, Monsieur Cohen. Il y a eu une enquête Mediapart, c’est un délit, Monsieur Cohen », n’a pas lâché Rachida Dati. Devant la férocité de l’invitée, Anne-Elisabeth Lemoine est venue au secours de son chroniqueur en rappelant à l’ordre la ministre. « Il n’y a pas d’enquête qui a été ouverte. C’est un article », a tenté de glisser la présentatrice. Il n’en a pas fallu plus à Rachida Dati pour pointer du doigt les rumeurs englobant les conditions de travail à « C à vous ». « De la même manière, on a dit à “C à vous” que l’ambiance est épouvantable, que vous pleurez toute la journée», a-t-elle adressé à Babeth Lemoine et de poursuivre : «Et que tout le monde est mis en cause. Est-ce que c’est vrai ? Ça m’intéresse moi !» Des charges qui ont visiblement gêné et agacé les intéressés, tentant de camoufler cette exaspération derrière de légers ricanements. « Si vous nous posez la question, vous allez vous contenter de mon “non”. Non, c’est faux », a rétorqué Babeth Lemoine, cette fois ouvertement irritée."
« Moi j’ai été entendue, scannée, vérifiée, contrôlée et pas qu’une fois. Donc moi, contrairement à vous, j’ai donné des réponses. Mais moi, Monsieur Cohen, sur le harcèlement, je n’ai pas de réponse. [...] J’aurai beaucoup de peine pour vos collaborateurs qui ont été harcelés. J’en ai fait une politique pénale la lutte contre le harcèlement. Vous pourriez aussi tomber sous le coup de ce délit. Il suffirait que je fasse un article 40 pour dénoncer suite à cet article de Mediapart, je peux saisir le tribunal » a finalement menacé Rachida Dati face à Patrick Cohen l’y invitant, un sourire pincé aux lèvres. « Ce n’est pas très reluisant ce que vous faites, Madame Dati. C’est déshonorant », a déploré le chroniqueur avant que Babeth Lemoine ne close définitivement l’échange en lançant le sujet suivant".
La séquence a fait le buzz sur les réseaux sociaux. Sur CNews, le journaliste Pascal Praud, souvent critiqué par ses confrères du service public audiovisuel, s'est réjoui du comportement de Rachida Dati, qualifiée de "La Queen" (la reine). Destination Ciné a évoqué sur X, ex-Twitter un "moment TV déjà culte. Rachida Dati pulvérise et humilie Patrick Cohen".
Le groupe audiovisuel a publié sur X un communiqué. « France Télévisions apporte tout son soutien aux équipes de “C à vous” ainsi qu’à l’ensemble des journalistes qui continueront à exercer sereinement leur métier en toute liberté. Les mises en cause personnelles à l’encontre des journalistes ne sont pas acceptables», est-il écrit. Un message auquel a réagi Radio France. «Mener des interviews contradictoires fait pleinement partie du métier de journaliste en démocratie et ne saurait justifier en aucun cas des attaques personnelles», peut-on lire sur X."
Le 19 juin 2025, la CGT France TV a publié sur X un communiqué fustigeant un "braquage en direct" et un "grand moment de violence politique" au cours duquel Rachida Dati, ministre de la Culture et accessoirement ministre de tutelle de l'audiovisuel public, a offert un numéro d'intimidation sidérant à l'encontre de Patrick Cohen".
Le 26 juin 2025, interviewée par Jean-Jacques Bourdin dans “L’invité politique” sur Sud Radio, Rachida Dati a déclaré : "Je n’ai jamais perçu d’argent de GDF Suez... Je n’ai jamais dit ‘il suffirait que je fasse’". Elle a nié avoir "brandi cette menace".
"Ce qui commence à m’agacer, je m’exprime jamais là-dessus, ce qui est regrettable, c’est que quoi que je fasse, quoi que je dise, quoi que je sois, ça ne va jamais", se plaint la ministre de la Culture. "Peut-être qu’un jour il faudra qu’on me dise dans quelle case je dois me mettre pour éviter ces attaques ou ces caricatures." Regrette-t-elle cette séquence et ses propos ? À cette question, elle explique qu’elle mettait tout simplement deux enquêtes, celle de Complément d’enquête et celle de Mediapart, sur le même plan. Et alors que Patrick Cohen rejetait en bloc les accusations de Mediapart, il ne semblait pas accepter que Mme Dati fasse de même avec l’enquête la concernant. "Je voulais faire ce parallèle." Des regrets ? "Non". "Je ne suis pas une serpillière. Je veux qu’on me respecte", explique la ministre de la Culture. "Et parfois, certains journalistes ne me respectent pas."
Rachida Dati a sciemment présenté une enquête journalistique de Mediapart, sur le harcèlement qu’il aurait fait subir à ses collaborateurs de France Inter entre 2010 et 2017", comme une enquête menée dans le cadre d'une plainte pénale. Elle a dénié au journaliste la présomption d'innocence dont lui comme elle bénéficient.
La ministre de la Culture a intimidé, menacé un journaliste dans l'exercice de ses fonctions. Au titre de l'article 40 du Code de procédure pénale (CPP), elle n'a pas la faculté, mais le devoir de dénoncer un délit :
"Le procureur de la République reçoit les plaintes et les dénonciations et apprécie la suite à leur donner. Il avise le plaignant du classement de l'affaire ainsi que la victime lorsque celle-ci est identifiée.Toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l'exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d'un crime ou d'un délit est tenu d'en donner avis sans délai au procureur de la République et de transmettre à ce magistrat tous les renseignements, procès-verbaux et actes qui y sont relatifs."
Le procureur de la République est juge de l'opportunité des poursuites pénales. Ancienne magistrate admise sur dossier comprenant des lettres de recommandation de Simone Veil et d'Albin Chalandon, Rachida Dati ne peut pas ignorer la teneur de cet article qu'elle cite.
Garde des Sceaux, ministre de la Justice (2007-2009) sous les gouvernements Fillon I et II, durant la Présidence de Nicolas Sarkozy, Rachida Dati n'avait pas mis un terme au "gouvernement des juges".
Ministre de la Culture depuis le 11 janvier 2024, elle n'a pas répondu à la lettre recommandée en date du 8 octobre 2024 et émanant de plusieurs associations de protection du patrimoine - Sites & Monuments, Patrimoine & Environnement, France-Nature-Environnement, SOS-Paris, Observatoire du Patrimoine Religieux, Association pour la Protection du Patrimoine de Copernic (APPC) - sollicitant le classement au titre de monument historique de la synagogue rue Copernic.
La ministre de la Culture, qui insiste sur sa sensibilité concernant le harcèlement et se vante d'avoir été quand elle avait été ministre de la Justice, à l'origine d'une loi le condamnant, n'a donc pas agi pour dénoncer un éventuel harcèlement au Procureur de la République, mais a rendu publique cette allégation contre un journaliste. Idem pour l'ambiance dans cette émission qui mettrait en larmes la présentatrice.
Enfin, Rachida Dati s'est victimisée. L'eurodéputée Sarah Knafo (Reconquête !), qui ne bénéficie pas des années d'expérience médiatiques de la ministre, répond avec calme, courtoisie, sur le fond, lors d'interviews agressives sur BFM, sur LCI, etc. Et sans se plaindre.
Le comportement lamentable de Rachida Dati s'avère indigne d'une ministre, et d'une Maire de Paris.
Julia Jakubowicz
« Quelle est la spécificité de la liste UDR-RN ?
La spécificité de la liste UDR-RN tient d’abord à une idée simple : l’union des droites. Pendant des années, la droite française a préféré perdre « proprement » plutôt que gagner en s’alliant. Nous avons fait le choix inverse.
Pour moi, le cordon sanitaire qui empêche les forces de droite de travailler ensemble est un interdit politique artificiel qui a surtout eu pour conséquence de condamner la droite à l’impuissance. L’UDR a assumé de briser cet interdit en construisant une alliance avec le Rassemblement national.
Je préfère une droite qui s’additionne et qui l’assume plutôt qu’une droite qui se divise et disparaît. Notre démarche est pragmatique : unir des électeurs qui partagent beaucoup de convictions communes pour pouvoir enfin proposer une alternative crédible.
Quant à Reconquête, certes le discours porte aussi sur l’union des droites, mais dans les faits cette union ne s’est pas faite avec eux. Aujourd’hui, la seule formation qui l’a réellement mise en œuvre, notamment à l’Assemblée nationale, c’est l’UDR avec le RN. C'est juste factuel. Mais j'ai bon espoir que l'union se fasse réellement un jour avec toutes les formations politiques qui se réclament de la droite nationale.
Quel est votre parcours professionnel et politique ?
J’ai 32 ans et je travaille aujourd’hui comme collaboratrice parlementaire au Sénat, après avoir travaillé à l’Assemblée nationale.
Pendant plusieurs années, j’ai accompagné des députés et des sénateurs dans leurs campagnes et dans leur action publique. À force de porter les combats des autres, j’ai eu envie de m’engager en mon nom propre pour défendre mes convictions.
Et puis, comme beaucoup de Parisiens, je dis souvent que j'ai été « kidnappée par le réel ». Je vis le quotidien d’une jeune femme trentenaire à Paris, confrontée à l’insalubrité, à l’insécurité, au prix complètement fou du logement. Il ne m’était plus possible de constater ces problèmes sans m’engager publiquement pour essayer de les contrer. J'ai eu la chance de ne pas grandir dans ce Paris là et de voir que l'on a saboté tout ce qui fonctionné, sur l'autel de l'idéologie.
Quelles villes sont susceptibles d'être gagnée par l'UDR-RN ?
Ces élections municipales pourraient marquer un tournant. Dans de nombreuses villes, les électeurs souhaitent une alternance et se montrent de plus en plus réceptifs à l’idée d’un rassemblement des droites. On l'a vu très récemment avec la législative partielle en Haute-Savoie et la victoire du candidat UDR-RN Antoine Valentin, loin devant le candidat LR-LREM, alors qu'il s'agissait pourtant d'un bastion de la droite traditionnelle.
Plusieurs communes apparaissent aujourd’hui comme réellement compétitives pour nos listes là où cette union des droites est clairement assumée. Par exemple, on compte beaucoup sur la victoire d'Eric Ciotti à Nice ou d'Alexandre Dupalais à Lyon, qui mènent une magnifique campagne.
Là où cette union fonctionne, elle peut créer une dynamique électorale réelle. L’enjeu n’est pas seulement de gagner quelques villes, mais de démontrer qu’une stratégie d’union peut permettre à la droite de redevenir une véritable force de gouvernement au niveau local.
Quels sont les principaux points de votre programme ?
- La propreté : le 9ᵉ est aujourd’hui l’un des arrondissements les plus sales de Paris, en grande partie à cause d’une gestion centralisée. Je souhaite que la propreté soit pilotée au plus près du terrain, avec une délégation plus importante à la mairie d’arrondissement et une gestion confiée à des opérateurs privés soumis à une obligation de résultats.
- La sécurité : je propose de doubler les effectifs de la police municipale, de les armer comme c’est déjà le cas dans la plupart des grandes villes et de déployer des patrouilles 24h/24 dans les secteurs les plus sensibles, tout en développant la vidéoprotection.
- Le soutien aux commerçants : les commerçants sont acculés par les hausses de loyers abusives et la concurrence déloyale. Il faut lutter contre la désertification commerciale, soutenir les artisans et valoriser le commerce de proximité qui fait l’identité du quartier.
- La circulation : elle est aujourd’hui devenue illisible et source de conflits permanents entre piétons, cyclistes, bus et automobilistes. L’objectif est de revoir le plan de circulation pour sécuriser les zones accidentogènes et rétablir une cohabitation apaisée dans l’espace public.
- Le bien-être animal : Paris compte beaucoup de chiens mais le 9ᵉ est le seul arrondissement de Paris qui ne dispose d’aucun parc dédié. Je souhaite créer le premier parc à chiens de l’arrondissement, conçu comme un véritable espace de sociabilité pour tous les habitants, bien au-delà des seuls propriétaires d'animaux. »
Les immigrés et le mode de scrutin
Dans son article "Carte électorale : les biais politiques d’un critère démographique à bout de souffle" (Le Figaro, 9 janvier 2024), Emmanuel Galiero écrivait : "Sous l’effet de la pression migratoire et démographique, le critère de la population totale fixant le nombre de députés n’est plus une garantie démocratique". Il analysait l'étude d'Alain Marleix, ex-secrétaire d’État à l’Intérieur et aux Collectivités territoriales sous Nicolas Sarkozy (2008-2010), instigateur du dernier redécoupage des circonscriptions en 2009-2010 et également très impliqué dans celui de 1988, et de Thomas Ehrhard, maître de conférences en science politique à l’université Panthéon-Assas, chargé de cours à l’École polytechnique, récompensé pour sa thèse sur le découpage électoral sous la Ve République.
Dans un article pour BD Voltaire, Frédéric Sirgant présente ainsi cette étude :
"La carte des circonscriptions doit être régulièrement révisée en fonction des évolutions démographiques : certaines perdent des habitants, d'autres en gagnent. L'égalité des citoyens devant le suffrage exige donc que chaque circonscription rassemble un même nombre d'habitants. Environ 120.000, selon les calculs actuels, avec une marge de plus ou moins 20 %, pour tenir compte des autres critères (géographiques, un député minimum par département, etc.).Mais voilà : le critère principal retenu, en France, pour ces redécoupages périodiques « n’est pas basé sur la nationalité ou sur l’inscription sur les listes électorales, mais sur le nombre total d’habitants, dont une partie n’a pas le droit de vote ».
Les auteurs de l'étude soulignent "le poids de l'immigration dans certains départements, qui leur confère de facto des sièges en plus. Sont donc avantagés les départements des grandes métropoles à forts flux migratoires, comme la Gironde, la Haute-Garonne, la Seine-et-Marne et le Val-d'Oise, par exemple. Or, pour Marleix et Ehrard, dans ces départements, cette immigration croissante entraîne « des inégalités de représentation entre circonscriptions ». Leurs calculs fournissent des exemples parlants : « La voix d’un électeur de la 6e circonscription de Seine-Saint-Denis vaut deux fois plus (1 voix pour 57.421 inscrits, ratio de 38,6 %) que celle d’un électeur de la 3e circonscription de Vendée (1 voix pour 134.805 inscrits, ratio de 92,2 %), alors que les deux circonscriptions, qui élisent 1 député chacune, comptent sensiblement le même nombre d’habitants, soit 148.794 pour la première, contre 146.273 pour la seconde. » Vous pourrez aller consulter les autres exemples et constater que la gauche est la grande gagnante de l'affaire : sur les 20 circonscriptions dont le nombre d'inscrits sur les listes est faible par rapport à la population, 18 avaient, en 2022, un député de gauche !"
"Alain Marleix, ex-député UMP du Cantal et père d'Olivier Marleix, réélu en juin dernier en Eure-et-Loir, tenait en janvier un discours radical : « La conséquence politique de cette situation est une grande distorsion dans la représentation au Parlement. On ne peut pas continuer comme cela, car la ruralité, déjà mal en point, risque de l’être encore plus. Plus les étrangers sont nombreux en France, plus notre système électoral est faussé. Cela pose un problème démocratique. » Il ne croyait pas si bien dire et les résultats du 7 juillet dernier ont encore confirmé ce rapt antidémocratique de la gauche".
"Surtout, les deux auteurs nous mettent en garde sur l'amplification de cette distorsion démocratique pour le prochain redécoupage. En s'appuyant sur la comparaison entre la Haute-Garonne (10 sièges pour 937.729 inscrits) et la Seine-Saint-Denis (12 sièges pour 800.507 inscrits), ils affirment que « la présence d’étrangers favorise le nombre de sièges accordés aux départements qui en comptent le plus ». Le nombre total de députés étant plafonné, le même problème se posera par exemple à Mayotte, soumise à une immigration incontrôlable."
"La solution est connue : comme dans de nombreux pays du monde, il faudrait « retenir le nombre de citoyens ou d’inscrits sur les listes électorales plutôt que celui des habitants ». Une solution ayant inspiré une proposition d'Alain Marleix et du gouvernement Fillon en 2009, mais censurée par le Conseil constitutionnel.
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