Citations

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« La lucidité est la blessure la plus rapprochée du Soleil. » (René Char).
« Il faut commencer par le commencement, et le commencement de tout est le courage. » (Vladimir Jankélévitch)
« Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort. Il est de porter la plume dans la plaie. » (Albert Londres)
« Le plus difficile n'est pas de dire ce que l'on voit, mais d'accepter de voir ce que l'on voit. » (Charles Péguy)

mercredi 16 septembre 2026

« Sous toutes les coutures - Le vêtement au travail »

Le Musée postal propose l’exposition « Sous toutes les coutures - Le vêtement au travail ». « L’histoire sociale, sociétale et culturelle du vêtement professionnel du XVIIIe siècle à nos jours, à travers les collections exceptionnelles du Musée postal et de pièces d’autres grandes institutions. Les vêtements au travail racontent les rapports de pouvoir, le désir d’émancipation et les conquêtes sociales, les mutations du travail et les combats menés pour la dignité des travailleurs et des travailleuses ».
 
L’histoire sous les pieds. 3000 ans de chaussures 

« Plus qu’une simple garde-robe professionnelle, le vêtement de travail raconte deux siècles d’histoire sociale, d’émancipation et de luttes. Témoin silencieux mais révélateur des bouleversements du monde du travail, de l’évolution des mœurs et de la société, il porte en lui les traces de nos combats pour la dignité, l’égalité et la reconnaissance. Partons à sa rencontre et remontons le temps… Le vêtement de travail, une mémoire collective à (re)découvrir ».

« Uniformes historiques, bleus de travail, créations inédites... Un patrimoine textile unique révélé au grand public, incluant un grand nombre de pièces et d’œuvres provenant d’institutions patrimoniales prestigieuses (BNF, Musée d’Orsay…) et de collections privées, pour certaines d’entre elles présentées pour la première fois. »

« Le vêtement de travail n’est pas qu’un uniforme. C’est la seconde peau de notre histoire sociale. »

« Endosser un uniforme, enfiler un bleu de travail, porter une tenue d’entreprise... Ces gestes quotidiens, si anodins en apparence, tissent en réalité l’histoire intime de nos sociétés. »

« Ils racontent les rapports de pouvoir, le désir d’émancipation et les conquêtes sociales, les mutations du travail et les combats menés pour la dignité des travailleurs et des travailleuses. »

« Pour la première fois, le Musée Postal dévoile les trésors de ses collections textiles pour raconter deux siècles d’histoire du vêtement professionnel. De l’uniforme de postillon de 1786 aux tenues éco-conçues d’aujourd’hui, l’exposition « Sous toutes les coutures » offre un regard inédit sur ces habits qui nous définissent autant qu’ils nous contraignent. » Un vêtement de travail qui a généralement disparu à La Poste.

« Une visite immersive où la douce nostalgie des images d’Épinal, évoquées par ces tenues emblématiques, nous plonge au coeur de ces luttes et de ces combats, aux côtés de celles et de ceux qui les ont menés. »

Une histoire incarnée
« Pourquoi le bleu de travail est-il devenu l’emblème du monde ouvrier ? Comment les femmes ont-elles conquis leur place dans le vestiaire professionnel ? Quand l’uniforme cesse-t-il d’être militaire pour devenir véritablement civil ? Pourquoi est-on fier de le porter ? Autant de questions auxquelles répond cette exposition à travers un parcours sensible et documenté. »

« En trois grands actes – « Parures d’autorité : l’uniforme comme langage du pouvoir », « Parures de protection : la naissance du vêtement de travail » et « 1990-2025 : quand la mode rencontre l’engagement » – le visiteur découvre comment le vêtement professionnel reflète les grandes transformations de notre société : industrialisation, émancipation féminine, démocratisation, mondialisation. »

Un marqueur social
« L’exposition montre également une véritable « hiérarchie du paraître », révélatrice des inégalités inscrites dans le Code du travail comme dans le Code civil. »

« Ainsi, le vêtement de travail, véritable « uniforme civil », entend codifier les apparences et les identités au travail : faisant de celui qui le porte l’incarnation d’une fonction, l’émanation de son entreprise ou de son administration. Un pan d’histoire rarement raconté, ici exposé avec justesse et mesure. »

Une absence révélatrice
« L’un des aspects les plus émouvants de l’exposition réside dans l’absence. L’absence d’un vestiaire professionnel féminin pendant plus d’un siècle et demi. Cette invisibilité vestimentaire traduit un refus de reconnaissance : refus d’accorder aux femmes « l’étoffe du travailleur » alors même qu’elles en ont endossé le rôle dès le début du XXe siècle, avec le départ des hommes pour le front lorsqu’éclate la Première Guerre mondiale. »

« Il faudra encore attendre un demi-siècle et les années 1970 pour que l’uniforme civil, débarrassé de ses oripeaux militaires, puisse habiller les deux sexes à égalité ».

Quand l’uniforme s’ouvre aux créateurs
« L’exposition révèle une rencontre inattendue : celle où les grandes maisons de couture – Balenciaga, Balmain, Carven, Fanchon Le Fouler – prêtent leur signature aux uniformes du service public. Une rencontre inattendue entre élégance parisienne et exigences professionnelles, entre image de marque et contraintes du terrain. » 

« Aujourd’hui, la tenue professionnelle incarne de nouveaux enjeux : éco-conception, économie circulaire, traçabilité éthique. »

« Des marques comme Armor Lux et Cepovett réinventent le vêtement de travail en conjuguant performance technique, responsabilité sociale et design contemporain. » 

« Une séquence finale entre glamour et exemples tricolores qui nous ramène avec subtilité et optimisme vers notre quotidien : l’occasion de faire le point sur le chemin parcouru ! »

« Avec ses dessins dynamiques et sa mise en page inspirée des mangas, un livret-jeux pour le jeune public donne immédiatement envie de parcourir l’exposition aux côtés de Léa et Max. Au fil de ses 12 pages, les enfants découvriront 6 petites activités (signalées en rouge) et profiteront d’un livret que l’on emporte volontiers à la maison, pour prolonger le plaisir… et garder un souvenir de la visite  ».

Les commissaires de l’exposition sont Didier Filoche, « responsable du Service des collections d’histoire postale au Musée Postal depuis 2018. Diplômé en sciences de l’information, il entre au musée en 1991. Passionné par le patrimoine historique postal, chargé de son étude et de sa conservation, il en est un des spécialistes. Le patrimoine textile l’intéresse tout particulièrement », et Elodie Goëssant, « co-commissaire de l’exposition, est chargée de conservation des collections d’histoire postale au Musée Postal depuis 2018. Docteure en Histoire de l’art de l’université Paris-Sorbonne IV, elle contribue à l’étude, la conservation et la valorisation des collections, et plus spécifiquement des fonds de peintures et arts graphiques. En 2022, elle fut commissaire de l’exposition « Jouez, Postez ! » consacrée aux jeux et jouets inspirés de l’univers postal. »

Le Comité scientifique de l'exposition
« Pascal Aumasson
Conservateur du patrimoine honoraire, il a dirigé le musée d’Art et d’Histoire de Saint-Brieuc, le port-musée de Douarnenez, le musée de Bretagne à Rennes et le musée des Beaux-Arts à Brest. Outre ses publications de catalogues, il a abordé l’histoire textile avec Kabig, le destin d’un habit de grève (2020) et Habits de travail, du labeur à la mode (2022).

Jérémie Brucker
Docteur agrégé, il est historien du vêtement et du monde du travail. Chercheur associé du laboratoire TEMOS (Temps Mondes, Sociétés) CNRS, à l’Université d’Angers, sa thèse « Avoir l’étoffe. Une histoire du vêtement professionnel en France des années 1880 à nos jours » a reçu le prix Rolande Trempé (2020) de l’Association française pour l’histoire des mondes du travail.

Jean-Pierre Lethuillier
Maître de conférences honoraire en Histoire moderne (université Rennes 2). Ses recherches portent sur l’histoire des costumes régionaux et des vêtements en général. Il a été directeur puis directeur-adjoint du Groupe d’Intérêt Scientifique Acorso (Apparences, Corps et Sociétés) de 2015 à 2025 et a dirigé trois publications (aux Presses Universitaires de Rennes) : « Des Habits et nous. Vêtir nos identités », 2007, « Les costumes régionaux entre mémoire et histoire », 2009, et (en co-direction avec Gabriele Mentges), « Le Patrimoine textile des musées européens », 2024 » 

FOCUS : UNE SCÉNOGRAPHIE IMMERSIVE
« Dès le franchissement des portes du musée, le public est  plongé dans l’univers de l’exposition. »
« Pour la première fois, le majestueux hall d’entrée accueillera plusieurs pièces conçues pour capter l’attention : un casier de tri postal transformé en matériauthèque, une cabine d’essayage – photomaton et plusieurs présentations artistiques de vêtement postaux upcyclés. »
« Véritable invitation à la découverte, cette scénographie immersive décloisonne les espaces : entre exposition permanente et temporaire, entre intérieur et extérieur. »
« Le parcours se poursuit ensuite au sein de l’exposition selon un déroulé linéaire et chronologique retraçant l’histoire sociale, technique et économique du vêtement de travail depuis le XVIIIe siècle. »
Il met en regard le « vêtement d’image », porté par les professionnels en contact avec le public, et l’« habit de travail », associé aux métiers de l’arrière. Soumis à des enjeux distincts, ces deux archétypes dialoguent, s’influencent et parfois se rejoignent. À certains moments du parcours, le visiteur pourra ainsi découvrir des pièces situées à la croisée de ces deux univers. »


PARCOURS DE L’EXPOSITION

« Embarquons pour un voyage à travers deux siècles d’histoire sociale, articulé en trois temps forts qui révèlent l’évolution du rapport au travail, à l’autorité, au corps et à l’identité. »

AXE 1 – PARURES D’AUTORITÉ
« L’uniforme : langage du pouvoir, outil de discipline, symbole d’appartenance ». 

« Un des premiers uniformes civils apparaît en 1786, lorsque Louis XVI codifie la tenue des agents de la poste aux chevaux. Ces travailleurs qui ne sont ni militaires ni domestiques reçoivent une tenue réglementée. Ce geste marque la volonté de l’État d’user du vêtement pour incarner son autorité et organiser ses services. »

Le modèle militaire comme matrice
« Tout au long du XIXe siècle, l’uniforme civil emprunte ses codes au vestiaire militaire : coupes martiales, galons dorés, boutons brillants, cocardes tricolores. Cette influence n’est pas anodine. Elle vise à discipliner les agents, à exiger obéissance et dévouement. »

« Porter l’uniforme, c’est intérioriser une hiérarchie, accepter une place dans un corps constitué. »

« Le Second Empire (1852-1870) porte cette logique à son paroxysme : Napoléon III impose un caractère résolument militaire aux uniformes de tous ses fonctionnaires. »

« Gendarmes, policiers, facteurs arborent des silhouettes qui les distinguent nettement de la population. »

Uniformiser, hiérarchiser, identifier
« Sous la IIIe République, l’uniformisation vestimentaire accompagne la construction de l’espace et du récit national. Il s’agit d’incorporer les Français à la République. Les couleurs (bleu de roi, rouge garance, kaki) deviennent des marqueurs d’appartenance. »

« Les galons, passepoils et insignes organisent une lecture visuelle immédiate des grades et des fonctions. »

« Cette hiérarchisation vestimentaire n’est acceptée que lorsqu’elle élève celui qui porte l’uniforme, lorsqu’elle procure de la considération. »

« L’apparente uniformité cache en réalité une multitude de signes distinctifs que seuls les initiés savent décrypter. »

Vers un uniforme véritablement civil
« Au XXe siècle, l’uniforme se détache progressivement de l’influence militaire. Les organisations rationalisent leurs vestiaires, simplifient les ornements, suppriment l’uniforme des cadres dirigeants. Dans les années 1960-1970, les sigles remplacent les cocardes. Les coupes s’inspirent de la mode pour rajeunir l’image et créer une nouvelle proximité avec le public. »

L’absence marquante : le vestiaire féminin
« Pendant plus d’un siècle, les femmes sont reléguées aux marges du système vestimentaire professionnel. Elles doivent se contenter d’un tablier noir standardisé ou de quelques pièces essentielles. »

« Il faut attendre les années 1940-1960 pour que certaines administrations commencent à doter leurs employées d’éléments d’uniforme. »

« Mais c’est seulement dans les années 1970, lorsque les uniformes adoptent un genre plus neutre, qu’ils peuvent enfin être portés par les deux sexes. La loi de 1975 impose un égal accès aux concours de la fonction publique. Le vêtement suit cette évolution. »

AXE 2 – PARURES DE PROTECTION
« Naissance et évolution du vêtement de travail : de la blouse de campagne aux normes de sécurité ».

« Longtemps, le vêtement de travail n’existe pas en tant que tel. Il se résume à des adaptations du vêtement quotidien, bricolées par les travailleurs eux-mêmes : superposition de chemises, ajout de plastrons, confection de jambières... Ces protections empiriques répondent aux « savoirs populaires sur le corps » : garder le chaud, contrer le mouillé, parer aux dangers. »

La blouse de campagne, une pionnière
« Dès les années 1830, la blouse de campagne fait exception. Ample, solide, appréciée des cultivateurs, elle se diffuse partout en France. Portant les signes d’une appartenance régionale, elle se prête déjà à la confection industrielle et marque la transition entre deux mondes : celui du vêtement auto-produit et celui du vêtement fabriqué en série. »

Inventer le vêtement de travail
« À la fin du XIXe siècle, plusieurs conditions se réunissent pour qu’apparaisse un vêtement de travail codifié. L’industrialisation transforme les ateliers et les usines. Le machinisme impose de nouvelles contraintes. Influencés par la pensée hygiéniste, les industriels et l’État élaborent les premières normes de protection. »

« Parallèlement, les fabricants textiles prennent conscience de l’énorme marché que constitue le vêtement de travail. Des marques puissantes comme Aux Deux Villageois, Le Laboureur, La Belle Jardinière diffusent leurs produits via leurs succursales et la vente par correspondance. Elles proposent des articles réunissant les qualités attendues : facilité d’enfilage, solidité, commodité d’entretien, résistance au déchirement. »

« Ces confectionneurs prennent une place de choix dans la fixation des canons de l’apparence ouvrière, composant des tenues associées aux idées de propreté et de solidité, chères aux classes populaires. »

L’impossible vestiaire féminin
« En 1900, à l’exception des domestiques, des infirmières et des religieuses, la plupart des travailleuses ne sont pas dotées d’uniforme ou de vêtement de protection. Elles doivent endosser leur propre blouse ou tablier. »

« Le monde du travail est conceptualisé par des hommes pour des hommes. Les listes de dotation et les catalogues de vente ne traitent l’habit de travail que par ce prisme. »

« La Première Guerre mondiale ouvre une brève parenthèse, vite refermée au lendemain du conflit avec le renvoi des femmes aux activités domestiques. »

1920-1980 : innovations et résistances
« Ces décennies n’apportent pas de transformations formelles majeures. Les innovations passent par l’ajout de poches, le remplacement des boutons par des fermetures à glissière, l’introduction de nouveaux textiles. Dans les années 1950, la moleskine est perfectionnée, les tissus irrétrécissables s’imposent. Les années 1960 voient apparaître les premières fibres synthétiques, mais leur tendance à retenir la sueur et à prendre feu pose problème. »

« Le bleu de travail, devenu vêtement masculin par excellence, ne se diffuse que lentement. »

« Son achat reste à la charge des employés qui rechignent à la dépense. En 1960, 87 % des entreprises françaises ne fournissent toujours pas cet outil de travail. »

Législation et protection
« L’Inspection du travail est créée en 1892. La loi de 1893 explicite les mesures d’hygiène et de sécurité. Mais le vêtement n’est encore évoqué qu’en creux, par l’interdit ou la prescription. »

« Il faut attendre 1945 et la création de la Sécurité sociale, pour la prévention soir réorganisée. En 1947, l’INRS (Institut national de recherche et de sécurité) est créé pour enseigner la prévention. »

AXE 3 – 1990-2025 : UNE NOUVELLE ÈRE
« Quand la haute couture rencontre le service public, quand l’éco-conception devient un impératif »

« À partir des années 1990, de nombreuses administrations changent de statut. Elles deviennent des établissements publics, voire des sociétés anonymes à capitaux publics, évoluant sur des marchés concurrentiels. Le marketing et la communication prennent une place prépondérante. L’individu est désormais au cœur des préoccupations. Ces transformations ont une incidence directe sur les allures au travail. »

L’appel à la haute couture
« Confrontées aux nouveaux enjeux marketing, les administrations s’inspirent d’Air France, pour qui le vestiaire est une image de l’élégance française. Dès 1985, elles font appel aux griffes des grands couturiers et aux stylistes de mode : Balenciaga, Balmain, Carven. »

« En 1986, La Poste lance un grand concours pour le renouvellement des tenues. Douze stylistes participent. La lauréate, Fanchon Le Fouler, crée une tenue appelée à marquer durablement le « look » des facteurs. »

« La campagne « Bougez avec La Poste » accompagne cette transformation en entreprise moderne. »

« Ces créations doivent répondre à des besoins spécifiques : adopter un look moderne et décontracté, sans renoncer à la solidité, à la protection et au confort. Elles doivent aussi gommer l’ancienne hiérarchie pour créer des tenues unisexes revendiquant l’égalité homme-femme. »

Répondre aux besoins spécifiques
« La tenue de travail touche à la culture d’entreprise, au sentiment d’appartenance, aux conditions de travail, à l’identité et au message que souhaite communiquer l’entreprise. Visibilité, communication, image de marque, confort, solidité, esthétique : tous ces éléments doivent être réunis. » 

« Le choix des couleurs, de l’esthétique et des matières est intimement lié au message. »

« L’identité visuelle, déclinée sur de nombreux supports dont le vêtement, permet d’identifier une administration dans un environnement saturé de signes. Face au public, chaque collaborateur devient ambassadeur de la marque. »

Les nouveaux textiles techniques
« Depuis vingt ans, l’industrie textile a donné naissance à des tissus techniques aux propriétés parfois inédites : imperméables, antibactériens, anti-UV, inflammable, anti-coupure, respirants, rafraîchissants. Elle emploie de nouveaux matériaux moins allergisants : bambou, lin, chanvre. »

« La loi du 31 décembre 1991 inscrit le concept d’équipements de protection individuelle (EPI) dans le code du travail. Les équipements se multiplient : casques, lunettes, chaussures à coquilles, gants anti-coupures, protections auditives, vêtements haute visibilité... »

Éco conception et économie circulaire
« Les enjeux esthétiques, pratiques et marketing se combinent désormais aux exigences liées à la RSE et au développement durable. La Poste fut la première à recourir au commerce équitable dans le vêtement professionnel dès les années 2000, grâce à sa collaboration avec Armor Lux. »

« Depuis le 1er janvier 2025, la loi oblige les entreprises à trier et valoriser les vêtements professionnels usagés. La Poste, la SNCF et d’autres se tournent vers Nouvelles Fibres Textiles, premier centre de tri automatisé en France. Dans son usine d’Amplepuis, les machines déchiquètent, séparent et ef filochent les fibres pour créer de nouvelles matières : fils pour la confection, isolant thermique, rembourrage, chiffons industriels. »

« En 2018, La Poste s’allie à Suez pour créer Recygo. En 2024, l’offre est complétée par une filière dédiée aux textiles professionnels. »

« Grâce à ses facteurs et à ses véhicules, Recygo collecte les vêtements dans les bureaux de poste, les entreprises et les collectivités, puis les achemine vers des ateliers d’upcycling ou de recyclage. »

LA PAROLE AUX COMMISSAIRES 

Didier Filoche
« Didier Filoche, co-commissaire de l’exposition, est responsable du Service des collections d’histoire postale au Musée Postal depuis 2018. Diplômé en sciences de l’information, il entre au musée en 1991. Passionné par le patrimoine historique postal, chargé de son étude et de sa conservation, il en est un des spécialistes. Le patrimoine textile l’intéresse tout particulièrement. »

Elodie Goëssant
« Elodie Goëssant, co-commissaire de l’exposition, est chargée de conservation des collections d’histoire postale au Musée Postal depuis 2018. Docteure en Histoire de l’art de l’université Paris-Sorbonne IV, elle contribue à l’étude, la conservation et la valorisation des collections, et plus spécifiquement des fonds de peintures et arts graphiques. En 2022, elle fut commissaire de l’exposition « Jouez, Postez ! » consacrée aux jeux et jouets inspirés de l’univers postal. »

« DANS Q UEL C ONTEXTE S’INSCRIT CETTE EXPOSITION ?
D.F. : À travers ses différentes expositions temporaires, le Musée Postal s’emploie à valoriser ses collections, notamment celles ayant trait à l’histoire postale. À ce titre, cette nouvelle proposition s’inscrit pleinement dans notre projet scientifique et culturel. Les visiteurs pourront y découvrir des pièces qui n’ont encore jamais été montrées au public.

COMMENT VOUS EST VENU L’IDÉE DE CE THÈME DU VÊTEMENT PROFESSIONNEL ?
D.F. : Nous disposons parmi nos collections de plus de 500 pièces textiles, d’authentiques uniformes postaux notamment. En les faisant dialoguer avec les tenues d’autres administrations et grandes entreprises, comme la préfecture de police, EDF, la RATP ou la SNCF, nous retraçons une histoire du vêtement professionnel et, à travers lui, l’évolution du monde du travail et de notre société. Le vêtement de travail cristallise en effet des enjeux d’appartenance, de reconnaissance, de représentation… Une approche en parfaite adéquation avec la mission du Musée Postal qui se définit également comme un « musée de société ».

JUSTEMENT, PARLEZ-NOUS DE LA MANIÈRE DONT VOUS ABORDEZ CETTE HISTOIRE.
E.G. : Le parcours conduit le visiteur du XVIIIe siècle, avec les premiers uniformes postaux, à nos jours. Il montre l’évolution du vêtement de travail des grandes administrations, marquée au XIXe siècle par les changements de régime, puis au XXe siècle par les guerres et les bouleversements sociaux et sociétaux, comme l’évolution des rapports hiérarchiques et l’égalité femmes-hommes.
Aujourd’hui, ces tenues répondent aux enjeux de représentation des entreprises et administrations, mais aussi aux réalités du métier. À La Poste, elles conjuguent ainsi esthétique et praticité : deux critères essentiels pour que les facteurs se les approprient.
D.F. : Et c’est là un point essentiel ! Ce que l’on imposait autrefois par l’obligation, s’obtient aujourd’hui en suscitant l’adhésion, en proposant des vêtements à la fois confortables, « sportswear », pratiques, élégants, modulables, et souvent unisexe.

L’UNIFORME P OSTAL NE SYNTHÉTISE-T-IL PAS T OUTES C ES É VOLUTIONS ?
D.F. : Absolument. Autrefois, une nette distinction existait entre nos deux principaux corps de métiers : l’acheminement et la distribution. Si les facteurs à l’uniforme soigné étaient les ambassadeurs de La Poste, les professionnels de l’acheminement étaient vêtus d’une simple blouse.
Peu à peu, un équipement adapté leur a été fourni, jusqu’à la fusion des deux vestiaires. C’est ainsi que le vestiaire modulable du postier actuel est né, offrant plus de liberté et favorisant un sentiment commun d’appartenance.
E.G. : On mesure ici à quel point l’évolution de la société influe sur ce que l’on porte, y compris au travail. Du XVIIIe siècle aux années 1960, l’uniforme des grandes administrations s’inspire largement du modèle militaire. À partir des années 1960-70, avec l’essor de la société de consommation, il adopte des formes plus civiles, plus proches des administrés et des clients.

QUI VA CONCEVOIR CES PREMIERS VÊTEMENTS DE TRAVAIL PROTECTEURS ?
E.G. : Les confectionneurs et fabricants eux-mêmes, comme La Belle Jardinière, l’équivalent du Printemps aujourd’hui, qui proposaient d’abord des tenues de travail très simples. Puis, en l’espace de 20 ans, ils ont créé des typologies de vêtements par profession, façonnant la silhouette de nombreux métiers. Si cette démarche répondait à des objectifs commerciaux, elle a aussi profondément marqué notre imaginaire et la société.

L’INFLUENCE DE LA MODE SUR CES TENUES DE TRAVAIL EST-ELLE S IGNIFICATIVE ?
E.G. : Elle est réelle oui. Les grandes entreprises et administrations suivent les tendances via leurs fournisseurs. Dans les années 1950-60, Air France a le vent en poupe, elle incarne l’excellence et l’élégance à la française. Elle fait appel à la maison Dior pour créer ses uniformes. Dans les années 1980-90, la SNCF suit avec Balenciaga, et la Police avec Balmain. De nombreuses maisons de haute couture ont développé des branches dédiées au vêtement de travail, adaptant leur style au cahier des charges strict des tenues professionnelles.

QUELLE SERA LA PLACE DE LA FE MME AU SEIN DE CETTE EXPOSITION ?
E.G. : Elle brillera en partie par son absence. Le vêtement de travail féminin fait timidement son apparition dans les années 1960. Et encore, si l’on consulte un catalogue de cette époque, sur 30 pages, 27 sont consacrées aux hommes et 3 aux femmes. Auparavant, seules les domestiques et les vendeuses des grands magasins portent des tenues fournies par leur employeur.
D.F. : L’autre exception demeure la période de la Première Guerre mondiale, lorsque les femmes ont dû remplacer les hommes partis au front dans les usines d’armement, notamment. Une tenue spécifique a même été inventée à leur attention. Mais dès la guerre terminée, cette blouse-pantalon leur est retirée.
E.G. : L’année 1975 est marquée par l’abolition des quotas de recrutement femmes-hommes dans les concours de la fonction publique. C’est une date clé de l’histoire de l’égalité femmes hommes dans le monde du travail. Cette petite révolution va permettre à nombre de femmes d’exercer des métiers pour lesquels les vêtements étaient jusque-là conçus pour les hommes.
On observe depuis une tendance à l’uniformisation du vêtement de travail, avec le développement d’un vestiaire unisexe.

SI VOUS NE DEVIEZ GARDER QU’UN VÊTEMENT DE TRAVAIL EMBLÉMATIQUE, LEQUEL SERAIT-IL ?
E.G. : L’incontournable « bleu » de travail sans aucun doute ! Popularisé dans les années 1950-60, il apparaît au début du XXe siècle et évolue au gré des techniques pour devenir toujours plus solide, pratique et facile à entretenir. Vêtement ouvrier par excellence, il a donné naissance à un véritable marché et incarne à lui seul toute une catégorie socio-professionnelle. »

PROGRAMMATION

« Tout au long de l’exposition « Sous toutes les coutures, le vêtement au travail », le musée propose une programmation culturelle et des dispositifs de médiation conçus pour prolonger la visite et multiplier les points de vue sur le vêtement comme objet social, esthétique et politique.
Conférences, performances, ateliers participatifs, visites thématiques et rendez-vous familiaux invitent les publics à explorer les multiples dimensions du vêtement : identité, travail, genre, mémoire et création contemporaine. 
La programmation complète sera régulièrement mise à jour sur le site du musée.

CYCLE DE CONFÉRENCES – LES NOCTURNES DU JEUDI
Un cycle de conférences réunissant chercheurs, créateurs et professionnels du patrimoine textile explore les grandes questions soulevées par l’exposition.
• 23 avril – Comment le vêtement utile devient-il tendance — et inversement ?
• 28 mai – Col bleu / col blanc : le vêtement au travail
• 18 juin – Genre et uniformes (dans le cadre du mois des fiertés)
• 10 septembre – Conserver, transmettre : les enjeux des collections textiles Ces rencontres prennent la forme de nocturnes conférencées, suivies d’échanges avec le public

LA NUIT EUROPÉENNE DES MUSÉES -
SAMEDI 23 MAI
À l’occasion de la Nuit des musées, le musée devient un espace de création et d’expérimentation autour du vêtement. 
La soirée proposera notamment :
• Un défilé participatif de créations upcyclées réalisées avec les équipes du musée
• Des médiations incarnées, où médiateurs et participants présentent les pièces portées
• Une performance sonore / podcast autour du rapport au corps et au vêtement de travail
• Une friperie solidaire et un atelier d’upcycling
• Des ateliers créatifs : broderie, cartes postales textiles, portefeuilles-enveloppes
• Un cours de catwalk autour de la posture et de la confiance en soi
• Une installation participative dans le hall du musée
WEEK-END FAMILLES 
- 30 ET 31 MAI
Deux journées entièrement dédiées aux familles avec :
• Ateliers créatifs
• Médiations ludiques
• Visites adaptées aux enfants
• Découverte sensible de l’exposition
Toutes les activités sont gratuites dans la limite des places disponibles.
MÉDIATION ET ACCOMPAGNEMENT DES PUBLICS
Le musée met à disposition différents dispositifs pour accompagner la visite et favoriser l’appropriation de l’exposition par tous les publics.
Visites et rencontres
• Visites guidées de l’exposition
• Visites contées pour les 3–6 ans
• Visites thématiques
• Ateliers créatifs pour les enfants (6–12 ans)
• Ateliers « graines de philosophe » pour échanger autour des grandes questions soulevées par l’exposition
• Parcours-jeu pour les enfants
La programmation détaillée et les réservations seront disponibles sur le site internet et les réseaux sociaux du musée  ».

EDITO DE GUILLAUME GOY, DIRECTEUR

« Chaque nouvelle exposition que nous présentons au public est une aventure profondément stimulante et enthousiasmante ! Nous concevons chacune de nos propositions comme une rencontre culturelle bien sûr, mais aussi comme un voyage dans le sensible, une expérience qui invite à ressentir autant qu’à réfléchir. Cette démarche fait naître, à chaque fois, son lot de questions : l’exposition saura-t-elle parler aux visiteurs ? Les interpeler, éveiller leur curiosité, les émouvoir ?
C’est avec ces interrogations, mais surtout un immense bonheur, que nous vous présentons notre nouvelle exposition, intitulée :
Quel autre vêtement aura davantage marqué notre quotidien et notre inconscient collectif ? Le bleu de travail, iconique. Les tenues du personnel aérien, synonymes de rêve et d’évasion. Les uniformes de la police et de la gendarmerie, incarnation de l’autorité de l’État. Sans oublier bien sûr celui du facteur ! Tous ces vêtements nous renvoient à des représentations et à des codes que nous avons parfaitement intégrés. Ils ont tracé les contours et les repères d’un quotidien familier.
Tous évoquent non seulement une page de notre histoire sociale et sociétale, ainsi que les mutations du monde du travail. Ils éveillent également, en chacun de nous, des souvenirs empreints de nostalgie et d’émotion.
Cette exposition, si riche, est la première que le musée accueille sous sa nouvelle identité. Elle incarne parfaitement nos valeurs et notre héritage : celui d’une institution créatrice de liens … et d’émotions, fruit de l’engagement quotidien d’hommes et de femmes qui ont à cœur que chaque lettre, chaque message, chaque attention trouve son heureux destinataire.
Elle met à l’honneur des pièces, certaines pour la première fois, issues du foisonnement d’objets, d’œuvres et de témoignages dont nous sommes les fiers dépositaires.
Quelle merveilleuse entrée en matière donc pour celui que l’on nomme désormais :
le Musée Postal, Facteur d’Émotions !  »


Du 08 avril au 22 septembre 2026
34, boulevard de Vaugirard – 75015 Paris
Tél. : +33 (0) 1 42 79 24 24
Ouvert de 11h à 18h (fermé le mardi)
Visuels :
Vues des salles 
© Musée de La Poste, Paris - La Poste / Tous droits réservés, 2026

Groupe de facteurs, 1900, tirage argentique, coll. Musée de La Poste, Paris - La Poste © Musée de La Poste, Paris - La Poste / Tous droits réservés, 2026

Habits de directeur principal, inspecteur général, et inspecteur des télégraphes, Debierne, 1860, lithographie, coll. Musée de La Poste, Paris - La Poste © Musée de La Poste, Paris - La Poste / Tous droits réservés, 2026

Préposée à la distribution, 1975, tirage argentique, coll. Musée de La Poste, Paris - La Poste © Musée de La Poste, Paris - La Poste / Tous droits réservés, 2026

Costume des facteurs ruraux, 1830, lithographie et rehauts à l'aquarelle, coll. Musée de La Poste, Paris - La Poste © Musée de La Poste, Paris - La Poste / Tous droits réservés, 2026

Garage des PTT, 1950, tirage argentique, coll. Musée de La Poste, Paris - La Poste © Musée de La Poste, Paris - La Poste / Tous droits réservés, 2026

Au guichet, 1962, tirage argentique, coll. Musée de La Poste, Paris - La Poste © Musée de La Poste, Paris - La Poste / Tous droits réservés, 2026

Concours « La nouvelle tenue des facteurs », projet Deloule, 1987, tirage argentique, coll. Musée de La Poste, Paris - La Poste © Musée de La Poste, Paris - La Poste / Tous droits réservés, 2026

mardi 15 septembre 2026

Theo Tobiasse (1927-2012)

Theo Tobiasse (1927-2012) était un peintre juif né à Jaffa, en Eretz Israël. Graphiste pour la publicité, il survit en France à la Shoah. Établi après guerre à Saint-Paul de Vence, en Provence, il y produit une oeuvre tramée sur des thèmes privilégiés : 
l’exil, la Bible, des femmes aux courbes sensuelles, corps aériens, la Shoah, le désir, l’amour fou, l’enfance, les baladins, les jeux de la représentation, la Lituanie de son enfance  et le bonheur familial. 
Du 17 septembre au 30 octobre 2026, dans le cadre des Journées européennes de la culture Juive, la galerie Saphir présentera l'exposition collective "Poétique de l’amour". Vernissage le  17 septembre 2026 à 18 heures.


Né en 1927 à Jaffa, en Palestine sous mandat britannique (Eretz Israël) dans une famille originaire de Lituanie.

Quittant cette Terre promise, la famille Tobiasse retourne en Lituanie. Le jeune Theo Tobiasse y reste jusqu’à ses cinq ans, puis sa famille s’installe en France en 1931.

Sous l’Occupation, la famille Tobiasse subit les persécutions antisémites, se cache, mais une partie des membres est décimée par la Shoah.

A la Libération (1944), Theo Tobiasse recherche la lumière, le soleil, le ciel vaste.

Il emménage à Nice, puis à Saint-Paul de Vence où il vit et travaille.

Ce village provençal, c’est son lieu d’élection. Là, découvrant le paysage lunaire du plateau de Saint-Barnabé, au col de Vence, Theo Tobiasse peint sa première toile.

Le « Rijksmuseum d’Amsterdam lui procure une seconde révélation : la Fiancée Juive de Rembrandt lui fait découvrir le mystère de la matière et de la couleur. Il comprend alors tout des glacis, des jus et des clairs-obscurs ».

Theo Tobiasse travaille comme graphiste dans la publicité.

Il est distingué en 1961 par le Prix de la jeune peinture méditerranéenne en 1961.

Au fil d’une carrière qui le mène en Amérique du Nord, en Europe, au Japon, cet artiste sculpte, crée des vitraux, des poteries, des gravures. Parmi ses œuvres monumentales : le Palais des Congrès de Nice, la Chapelle Saint-Sauveur-Le Cannet et le Centre communautaire israélite de Strasbourg.

De New York à Jérusalem, via Saint-Paul de Vence et Venise, Theo Tobiasse tient un « journal intime artistique » composé de cinq Carnets qui couvrent huit ans, de 1993 à 2001.

Des inédits - écrits, gouaches, pastels et dessins, natures mortes (« Festin bleu ») et portraits (« Reine de théâtre aux désirs errants ») - y traduisent les impressions et préoccupations de l’artiste qui a signé et daté chaque page.

On y retrouve ses thèmes d’inspiration : l’exil, la Bible, des femmes aux courbes sensuelles, corps aériens, la Shoah (« Le ciel le plus noir à la lumière des brasiers »), le désir, l’amour fou, l’enfance, les baladins disproportionnés souriants, les jeux de la représentation (« Les Ménines » inspirées de Velasquez), la Lituanie de son enfance – « la datcha dans la verdoyante campagne de Kaletova, les lumières des bateaux à roue pavoisés sur le Niémen, les traîneaux dans les rues enneigées de Kovno, mais aussi les théières rondes et les samovars ventrus, symboles de la chaleur familiale » - et les scènes de bonheur familial en couleurs sépia.

Privilégiant les rouges et bleus, Theo Tobiasse y exprime la détresse et l’espoir - « Il faut courir pour écarter les parois des ténèbres, attendre que le jour se lève pour imaginer une autre vie » -, ainsi que l’humour par la présence d’animaux improbables entre les barreaux d’une échelle (« L’amour au temps du Sinaï»).

Il décède le 3 novembre 2012

Hommages
Au printemps 2013, la Chapelle Saint-Elme au cœur de la Citadelle de Villefranche-sur-Mer a présenté l'exposition Intime/Ultime de Theo Tobiasse (1927-2012). "Une plongée en plein cœur de l’univers créatif de l’artiste qui a permis aux amateurs et aux collectionneurs de découvrir dessins, tableaux, poteries, bronzes, carnets, sculptures".

En 2013, la galerie  Ada Loumani à Valbonne a présenté l’exposition Tobiasse, Moments d’Atelier éponyme qui révèlait "les moments inédits de création et d’inspiration" de Theo Tobiasse (1927-2012). Sa fille, Catherine Faust-Tobiasse "nous invite à découvrir une facette plus personnelle de son œuvre en entrouvrant la porte de son atelier… Au cœur même de son expression pure et libre, céramiques, dessins, sculptures, écrits se dévoilent au fil de l’univers intime de l’artiste récemment disparu".

La ville de Mougins et le Musée d'Art classique de Mougins ( MACM) ont présenté l'exposition Mougins monumental (4 avril-30 juin 2015)avec notamment une sculpture de Theo Tobiasse (1927-2012). Une "exposition à ciel ouvert : sur terre, dans les jardins, dans les airs, à travers les ruelles ! Cette agréable balade vous invitait à voyager dans le temps pour mieux comprendre les évolutions du monde artistique. Des années 60 avec les Nouveaux Réalistes, à la relève contemporaine, Mougins Monumental est un parcours initiatique original".

La galerie Perahia présenta "Tobiasse intime" (12-27 Juin 2015). "Bien plus qu'une exposition, une incursion dans l'atelier de l'artiste, au cœur de son domaine réservé !  Près de cent cinquante œuvres - huiles sur toiles, gouaches, pastels dessins, gravures, céramiques, sculptures - inédites sortiront du silence de l'atelier de Théo Tobiasse, à Saint-Paul de Vence. Pour la première fois, à Paris, C'est à la galerie Perahia que Catherine Faust-Tobiasse, fille de l'artiste, confie le privilège de présenter ces travaux de Tobiasse dont la planète des arts, elle-même, ignorait en partie l'existence ! L'événement devrait diffuser bien de nouvelles lumières sur l'ensemble d'une oeuvre mondialement reconnue. La Lituanie, l'errance, Paris, Saint-Paul de Vence, les vibrations de New-York, l'envoûtement pour Venise, la sensualité des femmes, des amantes de passage, certes, mais aussi de l'incontournable, de la femme-mère, mère de l'Humanité ! De tendres confidences sur l'essence d'une oeuvre. A mille lieux de toute indiscrétion mais comme autant de tendres confidences sur l'essence même du travail de son père, Catherine ouvre de nouvelles voies d'entrée dans l'épopée onirique de Théo.

"Tobiasse, qui vouait un amour éternel à Jérusalem, cette terre qu'on lui avait promise mais qu'il dut quitter pour l'Europe centrale, avec sa famille, aux toutes premières lueurs de ses jours ! Depuis les ténèbres de l'exil jusqu'à l'ancrage éblouissant dans les lumières de la Méditerranée, le flux de ses multiples vies, nourri des sédiments de la mémoire, a ciselé un art aux infinies facettes. Théo Tobiasse, le peintre-sculpteur, le passionné de dessin, l'émouvant créateur de correspondances poétiques entre les visuels et les mots, entre les formes et les couleurs. Tobiasse le luxuriant, dont la toile côtoie les étoiles, le céramiste-conteur, l'artiste  qui ne cesse de nous faire voyager dans l'imaginaire chatoyant de son parcours en lignes courbes. Tobiasse, foisonnant de sensibilité, dont tant d'émotions ou de drames, tant de passions, aussi, ont abreuvé la palette et la glaise, la plume, le crayon, le ciseau !"

Vallauris, Le Cannet et Saint-Paul de Vence rendaient hommage à Tobiasse par des expositions (24 juin-30 octobre 2017) sous l'enseigne Tobiasse, trois terres d'inspirationExpositions à facettes, voyage artistique et initiatique… Une découverte hors cadre proposée par trois villes d’art du Sud de la France : Vallauris, Saint-Paul de Vence et Le Cannet.

Le Musée Magnelli, musée de la céramique de Vallauris proposait Les Lumières de l'espoir. Il "invite le visiteur à pénétrer dans l'univers de l'artiste en suivant son chemin de vie entre rires et larmes, soleil et ténèbres, intimité familiale et déchirement de l'exil. On y retrouve ses thèmes favoris : la femme - mère, épouse, amante -, la mythologie, le cirque, les musiciens, les saltimbanques. Ces principaux thèmes sont déclinés par autant de techniques différentes, employées seules ou en association. Tobiasse exprime ses sentiments en deux ou trois dimensions, du plus léger collage à la sculpture monumentale de bronze ou de béton, de la délicatesse d’un glacis jeté sur une feuille, à la vigoureuse pleine pâte d’une toile saturée de couleurs, jusqu’à sa palette, devenue montagne, sorte de paysage fantastique dont seul l’artiste connaît les secrets. Au total, ce sont plus de 150 oeuvres toutes techniques confondues qui illustrent l’immense créativité et la singularité d’un artiste qui a traversé le siècle en conservant au plus profond de lui-même : Les lumières de l’espoir aux heures les plus sombres de l’histoire du XX° siècle".

"La Maison des quartiers exposait des céramiques d'édition, réalisées dans l’atelier de Gérard Crociani, d'après des originaux de Tobiasse. Le public pourra également découvrir dans les salles d’exposition la technique d’édition céramique. Des projections de films où apparaît l’artiste seront projetées en continu : L’âge d’or de la céramique Azuréenne 1950 - 1970 (2009) de Roland Kelberg produit par Vidéo Film Biot et Les éditions céramiques de Tobiasse, film HD couleur 20 min 30s de Maxime Martins. Vallauris 2017.Au port de Golfe-Juan une présentation de l’exposition dans un espace proche de la capitainerie et sur la promenade offre aux estivants un aperçu de l’événement". 

"Au Cannet, dans la Chapelle Tobiasse (rue Saint Sauveur) décorée par Théo Tobiasse en 1989, l’exposition La Vie est une Fête présentait les maquettes, les dessins et les calques préparatoires qui ont servi à la réalisation du décor de la chapelle. On ignore la date de construction de la chapelle Saint-Sauveurcet ancien beffroi qui marque l’entrée du quartier des Ardissons. Son clocher sonnait pour signaler les appels aux armes ou l’approche d’un danger".

"Sauvée d’une ruine probable, cette chapelle a été restaurée en 1989. Respecter son histoire tout en lui rendant sa vocation spirituelle, telle fut la préoccupation de Tobiasse, artiste contemporain de renommée mondiale qui a ouvert ce lieu à l’œcuménisme et choisit pour thème : « La vie est une fête ».  Cette fresque monumentale, vive et poétique narre une histoire universelle où le chœur de l’édifice rayonne à partir d’une colombe, symbole de la paix. Sur le parvis extérieur, « L’oiseau de lumière », sculpture de l’artiste, invite le visiteur à découvrir cet univers".

"Saint-Paul de Vence a proposé Portraits de Mon Village, une déambulation dans les rues et les places à la découverte d’oeuvres monumentales, en bronze ou en acier découpé, ainsi que des photographies en noir et blanc de l’artiste, faites par André Villers dans les années 80 à Saint-Paul, et présentées sur le lieu même où elles ont été prises. L’Espace Verdet dévoile des Fragments de vie à travers des films, des vidéos, une librairie éphémère, permettant de consulter des ouvrages consacrés à Tobiasse". "«Sculpter la peinture, peindre la sculpture, colorer la lumière de manière à exprimer la métamorphose perpétuelle des formes », visait Tobiasse. 

Théo Tobiasse "aurait eu 90 ans en 2017. Né en Israël de parents lituaniens, la famille s’exile à Paris alors que Théo n’a que 5 ans. Attiré par la lumière, il s’installe sur la Côte d’Azur en 1950 et acquiert une maison en 1975 à Saint-Paul de Vence, qu’il affectionne particulièrement et qu’il ne quittera plus".

"Dans sa maison-atelier face aux remparts, Il avait trouvé là un bonheur de lumière et de ciel immense mais également le regard des peintres et des artistes qui y avaient traversé les siècles et ensoleillé cette terre de bergers".
"L’exposition à découvrir aux détours des ruelles de Saint-Paul de Vence, présente des sculptures monumentales, en bronze et en acier découpé, ainsi qu’un parcours de photographies en noir et blanc prises par son ami le photographe André Villers dans les années 80 et présentées sur le lieu même où l’artiste a été photographié".

L’Espace Verdet "dévoilait des «fragments de vie» à travers des films, des vidéos, une librairie éphémère permettant de consulter des monographies, catalogues et carnets de voyages… Une invitation à s’imprégner de l’univers créatif de l’artiste".

« C’est très certainement la guerre et les deux années sombres qu’il a passé tapi dans un appartement qui marqueront à tout jamais son travail. Il sort de sa cachette avec une unique envie : exploser, crier et profiter de la vie. Il refuse de vivre dans le regret ou le souvenir et prend ses pinceaux et ses crayons avec pour objectif de faire enfin ce qu’il aime : peindre ».

En cet été 2018, deux expositions ont offert la possibilité de revoir des oeuvres de Tobiasse. "A l’occasion de la sortie de sa cuvée millésimée TOBIASSE, le vignoble du Clos des Roses propose l'exposition In Vino Vertias de Tobiasse organisée en collaboration avec l’événement Art & Vin. Vernissage, jeudi 5 juillet 2018 dès 18 h en présence de la fille de l’artiste, Catherine Faust-Tobiasse. Du 5 juillet au 31 août 2018, le Clos des Roses invite les visiteurs à venir admirer, certaines des nombreuses oeuvres de Théo Tobiasse, originaire de Saint-Paul-de-Vence. Des oeuvres qui viendront s’ajouter à la collection du domaine, déjà muni du Triptyque « Poème à Trois voix au Pied de la Montagne » exposé au restaurant La Bastide du Clos des Roses depuis 2008".

"Pour la deuxième année consécutive, le Clos des Roses collabore avec l’événement Art & Vin organisé sous l’initiative des Vignerons Indépendants du Var®, et qui chaque année depuis 1998, accordent vignerons et artistes le temps d’un été.  Pour l’occasion, le Clos des Roses célèbre sa 10e vinification (2007-2016), en rendant hommage au très célèbre artiste Théo Tobiasse, et à le plaisir d’annoncer le lancement d’une nouvelle cuvée limitée en son honneur."

"La peinture In Vino Veritas, qui a été représentée sur les étiquettes de la nouvelle cuvée a vu le jour en 2004 lors d’un déjeuner à Paris dans le célèbre restaurant Le Café Voltaire face au Louvre sur les bords de la Seine. Au cours du repas, dégustant un bon vin devants son petit-fils Arthur, alors âgé de 12 ans, Théo Tobiasse se mit à dessiner sur la nappe en papier ce dessin accompagné de la citation latine «In Vino Veritas» dans un moment d’humour et de fantaisie. On y retrouve toute l’inspiration de la «mythologie Tobiasse», de l’exultation des sens : le verre, la bouteille, la lumière du candélabre, l’oiseau couronné, la grappe de raisin, la pomme symbole d’abondance, les fleurs miraculeuses que l’on rencontre dans toute son oeuvre, et aussi, bien sûr, la femme tentatrice et sensuelle. Pour l’occasion, un rouge Côtes de Provence 2016 a été spécialement élaboré et pensé pour donner vie à cette peinture. Avec un assemblage de Grenache (50%) et de Syrah (50%), ses notes épicées et ses arômes de tabac promettent complexité et robustesse, des traits de caractère qui qualifiaient également l’artiste. D’un beau potentiel de garde, il est à apprécier jeune ou à laisser en cave quelques années, à l’image de l’oeuvre, qui perdure dans le temps. Cette édition limitée sera présentée en 3 200 unités et 500 coffrets personnalisés, comprenant une reproduction numérotée de l’oeuvre originale." 

Le château de Vascoeuil a proposé une exposition de Théo Tobiasse. "Né à Jaffa en Israël, il arrive en 1931 à Paris où il échappe à la Shoah, puis à Nice et établira son atelier principal à St Paul de Vence en 1975. L’œuvre de cet artiste protéiforme, véritable hymne à la vie, est imprégnée des images de la Bible, des souvenirs de l’exil, de la femme mère ou amante, des réminiscences de l’enfance en Lituanie, de la culture juive et de ses multiples voyages et des villes qui lui sont chères et dans lesquelles il séjourne ou travaille (Jérusalem, Paris, New York, Venise) Peintures, gravures, sculptures, pastels, dessins, poteries sont les outils qui redonnent vie dans un tourbillon de couleurs à ses émotions englouties et l’exposition donnera à voir les différentes facettes de cet immense talent du XX° siècle dont les œuvres figurent dans de nombreux Musées et collections publiques. Importante exposition avec plus d’une centaine d’oeuvres diverses au Château (sur trois étages) au Colombier et à la Galerie."

Du 17 septembre au 30 octobre 2026, dans le cadre des Journées européennes de la culture Juive, la galerie Saphir présentera l'exposition "Poétique de l’amour"Vernissage le  17 septembre 2026 à 18 heures.

« Meilleures que le vin sont les amours » (Cantique des cantiques)

"Qu’est-ce que le temps ? Qu’est que l’amour sinon le retour du jadis qui réveille les images perdues. « Le visage est la trace de l’inconnu  » a pu écrire le philosophe Emmanuel Levinas. La Torah est donnée dans la lumière d’un regard. Telle est l’épiphanie de l’autre."

"Les liens entre l’amour et le divin sont anciens dans la poésie hébraïque depuis les paroles sublimes du prophète Jérémie : ‘Je me souviens à ton sujet de ta jeunesse, de l’amour, de tes fiançailles. «  Quant au Cantique des cantiques, il demeure le dialogue théologique et amoureux le plus profond entre Israël, symbolisé par la Sulamite, et Dieu, qui est le bien-aimé.  Depuis le récit de la Genèse le langage convoque la rencontre : Dieu donne à l’homme le pouvoir de nommer et donc d’ouvrir au monde."

"Le désir s’enchante de la mystique par la seule présence charnelle."

"Entre sacré et profane, entre vie et mort, la poésie érotique révèle l’amour de Dieu. Un Eros illuminant métaphore de la vie et du monde qui permet à l’être humain de transcender sa condition, celle de l’exil et de la souffrance. La peinture fait ressurgir l’ineffable de l’enfance et de l’amour."

"Pour Théo Tobiasse, l’amour est couleur des Psaumes et la chair rutilante des femmes palpite de tentation. Les figures enlacées de Chagall libèrent les songes et traduisent plastiquement l’envol de l’esprit vers un monde spirituel en apesanteur, Samy Briss nous ouvre les portes du royaume de la mémoire, Hubert Haddad déploie des fragments d’éternité sur la ligne du temps. Tourment délicieux, aspiration à l’ineffable, l’amour est principe d’ouverture universelle,  » source divine des étoiles » pour Léon L’hébreu, résistance à l’abîme".


Theo Tobiasse, Les carnets de Saint-Paul de Vence. Biro Editeur, 2007. Coffret 25x17 cm de 5 volumes facsimilé, relié toile, 40 pages couleurs chacun, édition de tête : 140 ex. avec une gravure originale signée et numérotée par l'artiste, en vente chez Biro éditeur au prix de 580 €, édition courante en vente chez Biro éditeur au prix de 200 €. ISBN : 978-2351190227

Du 17 septembre au 30 octobre 2026
A la galerie Saphir 
69, rue du Temple. 75003 Paris 
Tél. : 01 42 72 61 19
Tous les jours de 14 à 19 heures 
Vernissage le 17 septembre 2026 à 18 heures.


Du 5 juillet au 31 août 2018. Vernissage le 5 juillet 2018 dès 18 h
Au Clos des Roses 
1609 route de Malpasset - Fréjus
Tél. : 04 94 52 80 51

Du 8 juillet au 21 octobre 2018
Au château de Vascoeuil
8 Rue Jules Michelet - Vascœuil
Tél.: 0 235-236-235

Du 24 juin au 30 octobre 2017
Vallauris
Tobiasse, Les Lumières de l'Espoir
Au Musée Magnelli, musée de la céramique
Place de la Libération
T. 04 93 64 16 05
Juillet – août : 10h - 12h45 | 14h15 – 18h, tous les jours
septembre – juin : 10h – 12h15 | 14h00 – 17h00
tous les jours sauf le mardi

Les Éditions Céramiques de Tobiasse
Maison des Quartiers

Le Cannet
La Vie Est Une Fête
Chapelle Tobiasse
Rue Saint Sauveur
Office de Tourisme :
T. 04 93 45 34 27
Tous les jours sauf le lundi de 10h à 13h et de 15h à 19h
Entrée libre

Saint-Paul de Vence
Portraits de Mon Village
Parcours dans le village
Espace Verdet
Place de l’Hospice, rempart ouest
Office de Tourisme : T. 04 93 32 86 95
Du mardi au samedi de 10 h à 13 h et de 14h30 à 18h30. Entrée libre

Du 12 au 27 juin 2015
A la Galerie Perahia
24 rue Dauphine. 75006 Paris
Tel : 01 43 26 56 21
Du mardi au samedi de 10 h à 13 h et de 14 h à 18 h 30. Vernissage le 11 juin 2015 à 18 h.

Du 12 juillet au 30 septembre 2013
A la Galerie Ada Loumani
Place de l’Eglise, 06500 Valbonne
Tél. : 04 93 12 97 04
Tous les jours de 10 h à 13 h et de 15 h 30 à 20 h

Du 8 avril au 2 juin 2013
A la Chapelle Saint-Elme au coeur de la Citadelle de Villefranche-sur-mer
Du lundi au vendredi de 9 h 30 à 16 h., et le week-end pour groupes sur réservation. Entrée libre
Vernissage le 11 avril 2013 à 18 h

Visuels :
Théo Tobiasse
Portrait sous le tilleul

Théo Tobiasse, Une fleur sur un bateau.

Théo Tobiasse, Papillons de velours noir venus de l’épaisseur des siècles. 2 mai 1992

Theo Tobiasse
La colombe de Noé
Sculpture en métal polychrome- découpé- Strates 

Théo Tobiasse
C'est tout un peuple arraché à sa terre
1986
technique mixte, pastel, lavis, acrylique sur papier

70 X 50

Théo Tobiasse
L’œil dans l'oiseau
Plat en terre cuite
1993
diamètre 46 cm

Chapelle Saint-Sauveur

1989

André-Villers
Théo Tobiasse
Vue Saint-Paul panoramique, Remparts ouest

Théo Tobiasse
Dame à la bougie
1998
huile sur papier
102 x 70 cm

Théo Tobiasse
Huit lumières pour des temps magiques
1988
Pastel sur panneau bois stratifié
151 x 160 cm

Théo Tobiasse
Danseuse folle
1985
Bronze gravé
hauteur 25 cm

Articles sur ce blog concernant :

Cet article a été publié en une version concise par L'Arche en 2007, et sur ce blog le 6 novembre 2012, puis les 11 avril, 19 mai, 27 juillet et 24 septembre 2013, 2 avril et 9 juin 2015, 28 octobre 2017, 6 juillet et 28 août 2018.