Citations

« Le goût de la vérité n’empêche pas la prise de parti. » (Albert Camus)
« La lucidité est la blessure la plus rapprochée du Soleil. » (René Char).
« Il faut commencer par le commencement, et le commencement de tout est le courage. » (Vladimir Jankélévitch)
« Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort. Il est de porter la plume dans la plaie. » (Albert Londres)
« Le plus difficile n'est pas de dire ce que l'on voit, mais d'accepter de voir ce que l'on voit. » (Charles Péguy)

jeudi 18 juin 2026

Nan Goldin

Née en 1953, Nan Goldin une photographe juive ashkénaze américaine d’origine polonaise, marquée par le suicide de sa sœur ainée. Ses œuvres - The Ballad of Sexual Dependency -, parfois inspirées de sa vie, témoignent sur la mode, des milieux underground, sur la drogue, la prostitution, les mouvements gay et lesbien, la violence conjugale, les années Sida au cours desquelles nombre de ses amis sont morts, et dans un style qualifié par certains de grunge. En 2017, Nan Goldin a créé P.A.I.N. (Prescription Addiction Intervention Now), un groupe militant visant la famille Sackler, philanthrope et propriétaire de Purdue Pharma, qui commercialise l'anti-douleur OxyContin et qu’elle estime responsable d'addictions (opioïdes), parfois mortelles. Durant la guerre existentielle israélienne menée après l’agression djihadiste du 7 octobre 2023, elle milite en exprimant la propagande djihadiste (« génocide à Gaza ») et sans évoquer les victimes israéliennes. Le Grand Palais et la Chapelle Saint-Louis de la Salpêtrière accueillent la rétrospective artistique et politiquement partiale « Nan Goldin, This Will Not End Well ». « Toute la beauté et le sang versé  » est un documentaire de Laura Poitras sur cette artiste.


Née en 1953, Nan Goldin une photographe juive ashkénaze américaine d’origine polonaise ; son père Hyman Howard est victime d'antisémitisme dans le monde universitaire américain -. Elle est marquée par le suicide de sa sœur ainée, âgée de 18 ans. Agée alors de onze ans, Nan Goldin est violée par un proche de la famille. 

Trois ans plus tard, elle fugue et reprend sa scolarité, avec l'aide de ses parents, dans une école hippie.

En 1978, elle s'installe à New York où elle gagne sa vie comme barmaid, et commence à photographier les milieux marginaux : drag-queens, drogués, etc.  "Je ne veux plus jamais être soumise à la version de mon histoire que quiconque se fait de moi » ( Ballad of Sexual Dependency , 9).

Nan Goldin "s’est investie dans la photographie comme dans un projet « rédempteur » : « Je crois toujours que les images peuvent préserver la vie plutôt que de la détruire » ( Ballad of Sexual Dependency , p. 146)."

Etudiant l'interaction des diapositives avec la musique, ses œuvres - The Ballad of Sexual Dependency -, parfois inspirées de sa vie, témoignent sur la mode, des milieux underground, sur la drogue, notamment l'héroïne, la prostitution, les mouvements gay et lesbien, la violence conjugale, les années Sida au cours desquelles nombre de ses amis sont morts. Son style a été caractérisé comme grunge.

En 1984, elle est battue par son compagnon, Brian.

Avant leur mort, Nan Goldin se reconcilie avec ses parents.

Opioïdes
En 2017, Nan Goldin, qui a du lutté contre son addiction à un anti-douleur, a créé P.A.I.N. (Prescription Addiction Intervention Now), un groupe militant visant la famille Sackler, philanthrope et propriétaire de Purdue Pharma, qui commercialise l'anti-douleur OxyContin et qu’elle estime responsable d'addictions (opioïdes), parfois mortelles. 

Israël vilipendé
Durant la guerre existentielle israélienne menée après l’agression djihadiste du 7 octobre 2023, elle milite en exprimant la propagande djihadiste (« génocide à Gaza ») et sans évoquer les victimes israéliennes.

Le 19 octobre 2023, Nan Goldin a signé la "Lettre ouverte de la communauté artistique aux organisations culturelles" (An Open Letter from the Art Community to Cultural Organizations) publiée sur Artforum. "Artistes, écrivains, commissaires d'exposition, cinéastes, éditeurs et autres professionnels qui constituent le noyau autour duquel gravitent les institutions et les organisations, nous devons avoir la garantie que ces espaces sont non seulement sûrs, mais aussi empreints d'humanité". Cette lettre appelait à la fin des bombardements israéliens sur la bande de Gaza : il existait « de nombreuses preuves que nous assistons au déroulement d'un génocide » et « rejetait toute violence contre les civils ». La lettre a réuni plus de 8 000 signatures. Elle ne mentionnait pas les Israéliens de tous âges violés, torturés, assassinés ou kidnappés par le Hamas ce 7 octobre 2023 :
"Nous soutenons la libération palestinienne et appelons à la fin des massacres et des violences contre tous les civils, à un cessez-le-feu immédiat, à l'acheminement de l'aide humanitaire à Gaza et à la fin de la complicité de nos instances dirigeantes dans de graves violations des droits de l'homme et des crimes de guerre. 
Nous exigeons que le silence institutionnel qui entoure la crise humanitaire que subissent 2,3 millions de Palestiniens dans la bande de Gaza occupée et assiégée soit immédiatement rompu...
Nous vous demandons aujourd'hui de les poursuivre et de les amplifier afin de reconnaître les crimes contre l'humanité dont est victime le peuple palestinien...
Les bombardements continus sur Gaza, ainsi que les massacres et les déplacements forcés de ses habitants, ont été condamnés par Amnesty International, les Nations Unies, l'Organisation mondiale de la Santé et Action Aid..
De nombreux éléments prouvent que nous assistons au déroulement d'un génocide où la vie déjà précaire des Palestiniens est jugée indigne d'aide, sans parler des droits humains et de la justice...
Nous, soussignés, rejetons la violence contre tous les civils, quelle que soit leur identité, et nous appelons à mettre fin à la cause profonde de la violence : l’oppression et l’occupation. Nous sommes solidaires du peuple palestinien. Nous demandons aux organisations artistiques de manifester leur solidarité avec les travailleurs culturels et exhortons nos gouvernements à exiger un cessez-le-feu immédiat et l'ouverture des points de passage vers Gaza afin de permettre l'acheminement de l'aide humanitaire sans entrave...
Nous croyons que les organisations et institutions artistiques, dont la mission est de protéger la liberté d'expression et de promouvoir l'éducation, la vie communautaire et la créativité, défendent également la liberté de vie et le droit fondamental à l'existence. Nous vous appelons à refuser l'inhumanité, qui n'a pas sa place dans la vie ni dans l'art, et à exiger publiquement de nos gouvernements un cessez-le-feu." 
Devant l'indignation suscitée par l'occultation des victimes israéliennes, le site a publié le 23 octobre 2023 cette mise à jour : "Bien que nous ne puissions pas diffuser à nouveau la pétition auprès des 8 000 signataires, nous, le groupe à l’origine de la pétition – ainsi que plusieurs signataires qui nous ont contactés ces derniers jours – tenons à réaffirmer notre rejet de « toute violence contre les civils, quelle que soit leur identité » et notre profonde indignation face aux massacres abominables perpétrés par le Hamas en Israël le 7 octobre, qui ont fait 1 400 victimes. Nous pleurons toutes les victimes civiles. Nous espérons la libération rapide de tous les otages et continuons d’appeler à un cessez-le-feu immédiat".

En novembre 2023, des centaines de militants et de sympathisants de Jewish Voice for Peace – New York City (JVP-NYC) ont participé à un sit-in devant la Statue de la Liberté à New York pour réclamer un cessez-le-feu à Gaza. Nan Goldin leur a alors dit : « Tant que les habitants de Gaza crient, nous devons crier plus fort, peu importe qui tente de nous faire taire. » 

Nan Goldin a annulé une séance photo pour le New York Times Magazine en raison de ses craintes liées par la couverture de la guerre à Gaza par le New York Times, qu'elle a accusé de complicité avec Israël dans ses articles et critiquant sa manière de présenter les points de vue palestiniens. 

Le 14 octobre 2024, Nan Goldin a été arrêtée lors d'une manifestation de Jewish Voice for Peace à New York. Elle justifie ses positions partiales en évoquant sa judéité.

Le 21 novembre 2024, la Cour pénale internationale (CPI) a émis des mandats d'arrêt contre Benjamin Netanyahou, Premier ministre d'Israël, et Yoav Gallant, alors ministre de la Défense d'Israël.
Le 22 novembre 2024, lors du vernissage de son exposition « This Will Not End Well » à la Neue Nationalgalerie de Berlin, Nan Goldin a prononcé un discours politique anti-israélien de 14 minutes interrompu par quatre minutes de silence en hommage aux victimes du conflit, et a fustigé le gouvernement allemand pour sa position sur ce conflit : « J’ai décidé de faire de cette exposition une tribune pour faire entendre ma position d’indignation morale face au génocide perpétré à Gaza et au Liban... Mes grands-parents ont échappé aux pogroms en Russie. J’ai grandi en apprenant l’histoire de l’Holocauste nazi. Ce que je vois à Gaza me rappelle les pogroms auxquels mes grands-parents ont échappé...“Plus jamais ça” signifie “plus jamais ça” pour tout le monde. », a-t-elle déclaré.
Elle s'est opposée à l'amalgame entre antisionisme et antisémitisme, « fausse équivalence utilisée pour maintenir l'occupation de la Palestine » et faire taire les voix dissidentes. « En qualifiant d'antisémite toute critique d'Israël, on complique la définition et la lutte contre la haine violente envers les Juifs... L'Allemagne abrite la plus importante diaspora palestinienne d'Europe. Pourtant, les manifestations sont réprimées par des chiens policiers, des expulsions et une stigmatisation. » 
Ce discours a été accueilli par des cris de « Palestine libre ! », qui, selon l' Associated Press, ont persisté lorsque Klaus Biesenbach, directeur de la Neue Nationalgalerie, est monté sur scène pour indiquer qu'il ne partageait pas les propos de Goldin, mais qu'il soutenait son droit à la liberté d'expression. « Pour nous, le droit d'Israël à exister est incontestable. L'attaque du Hamas contre l'État juif le 7 octobre 2023 était un acte de terrorisme cruel et injustifiable..  Parallèlement, nous compatissons avec la population civile de la bande de Gaza et du Liban, dont les souffrances ne peuvent être ignorées », a déclaré Klaus Biesenbach, d'après le quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung
Des dirigeants  politiques allemands - ministre allemande de la Culture Claudia Roth et Joe Chialo, ministre culture de l'Etat de Berlin - ont dénoncé le discours partial de Nan Goldin, notamment après l'annonce par le musée d'un colloque le 24 novembre, organisé par les commissaires de l'exposition, Saba-Nur Cheema et Meron Mendel, et intitulé « Art et activisme en période de polarisation : un espace de discussion sur le conflit du Moyen-Orient ». Nan Goldin avait déclaré n'avoir pas été informée de l'événement et y voyait une tentative du musée de réfuter ses idées. Après sa prise de position contre le colloque, les artistes Hito Steyerl, Candice Breitz et Eyal Weizman se sont retirés de l'événement, qui s'est finalement tenu dans une version réduite."

« L’antisionisme a été totalement confondu avec l’antisémitisme, ce qui arrange Israël. Cela a rendu la montée du véritable antisémitisme plus dangereuse. L’antisionisme est instrumentalisé pour faire taire toute critique des actions violentes du gouvernement israélien. », a déclaré Nan Goldin aux Rencontres d’Arles en juillet 2025. 

« Dans les années 80, c'est elle, entre autres, qui nous a ouvert les yeux. Dans cette France sous Mitterrand qui commençait à miser sur la vertu et l'humanité, la petite rousse du Massachusetts nous révélait les marges, les corps non normés, les genres fluides, les visages ou les yeux tuméfiés, la violence faite aux femmes, aux gays, aux transgenres. Elle nous montrait les dépendances et les toxicos et, derrière son objectif, ce monde moche était beau. En 1987, à Arles, Nan Godin présentait The Ballad of Sexual Dependency, œuvre sur l’amour, le sexe, la drogue et la perte, à travers une Amérique marginale qu’elle portait à bout de regard. Elle était juive, fille de survivants de la Shoah, des grands-parents qui avaient fui les pogroms en Russie, élevée, dixit, dans la conscience de l’Holocauste. Une juive trash, qui a été pute, serveuse, addict, lesbienne. Quel bonheur pour nous tous, aspirants rebelles... On aurait voulu lui dire qu’on peut être pro-palestinien et rester humain – surtout quand on a connu les marges », a écrit Valérie Abecassis, chroniqueuse culture à « Marianne » dans "De la contre-culture au militantisme aveugle : comment la photographe Nan Goldin a perdu la vue" (Marianne, 28 juillet 2025). .

"Dans les semaines qui ont suivi le 7–Octobre 2023, l’artiste a signé un appel à la « libération de la Palestine ». En avril 2024, elle a co-signé une autre lettre demandant l’exclusion d’Israël du festival d’art de la Biennale de Venise. En décembre 2023, Nan Goldin a déclaré au magazine n+1 que « toute sa vie, elle avait boycotté culturellement Israël ». En janvier 2026; Nan Goldin a  fait don d’une de ses œuvres à une collecte de fonds destinée à des enfants palestiniens, organisée par la star YouTube pour enfants Ms. Rachel, elle-même critiquée pour ses prises de position contre Israël [et antisémites]... 
Ces prises de position politiques partiales ont incité une galerie d'art canadienne à réagir. En mai 2025, composé d'une vingtaine de membres experts en art, le Comité des collections modernes et contemporaines de l’Art Gallery of Ontario (AGO), a examiné cinq œuvres des XXe et XXe siècles, et a décidé, par un vote à une faible majorité - 11 voix contre 9 -, de ne pas acquérir, avec la Vancouver Art Gallery et le Walker Art Center de Minneapolis, "Stendhal Syndrome" de Nan Goldin.  « Stendhal Syndrome » n’aborde pas les aspects politiques du discours de Mme Goldin à Berlin, mais juxtapose plutôt ses photos d’œuvres d’art classiques, de la Renaissance et du baroque à des portraits de ses proches. Le titre fait référence à la réaction psychosomatique intense que certaines personnes ressentent lorsqu’elles contemplent une œuvre d’art saisissante."
Financée par des fonds publics - 26 millions de dollars lors de son dernier exercice financier, principalement de la province de l’Ontario -, l’Art Gallery of Ontario possède déjà trois œuvres de Nan Goldin. Stendhal Syndrome, sans lien avec son activisme politique, a été acquise par la Vancouver Art Gallery et le Walker Art Center, et été exposée en novembre 2025. 
Selon un memo de Stephan Jost, directeur de l'AGO, "certains membres du Comité ont qualifié les propos de l’artiste « d’offensants » et « d’antisémites », d’autres membres du Comité ont estimé que ses œuvres n’étaient pas antisémites et que « refuser l’œuvre en raison des opinions de l’artiste relevait de la censure ».
« L’AGO a mandaté un expert indépendant en gouvernance afin d’examiner les questions soulevées lors de cette réunion, pour examiner le déroulement de la réunion.  Le directeur et directeur général de la galerie de Toronto, Stephan Jost, a présenté un rapport d’évaluation de la gouvernance recommandant une « remise à zéro » des discussions sur les acquisitions et une « clarification » des responsabilités des membres des comités, selon The Globe and Mail
L’institution affirme tirer les enseignements de cet examen et avoir procédé à une remise à zéro du processus. « Des opinions politiques personnelles ont été introduites dans la discussion. Cela n’a pas sa place dans ce processus », a déclaré la porte-parole Laura Quinn. Dans ce cas précis, des opinions politiques personnelles ont été exprimées », a déclaré un porte-parole de la Galerie.  "Notre réinitialisation vise à garantir que les discussions restent centrées sur la conformité d’une œuvre d’art aux critères d’acquisition de l’AGO, qu’elles soient saines et productives, et qu’elles soient ouvertes à des perspectives multiples. » Ce qui a conduit à la démission de John Zeppetelli, ancien directeur du Musée d’art contemporain de Montréal, conservateur d’art moderne et contemporain depuis septembre 2024 à l'AGO et favorable à cet achat, ainsi que de deux membres de ce Comité de l'AGO. Ces faits ont été révélés par The Globe and Mail qui avait pris connaissance d'une note interne. 

"L'AGO a connu de nombreux départs parmi ses conservateurs ces dernières années. La conservatrice anishinaabe Wanda Nanibush, nommée conservatrice chargée des arts autochtones en 2016, a été largement saluée pour avoir dynamisé les efforts du musée en faveur de la réconciliation. Elle a quitté ses fonctions en 2023, lorsque le Globe and Mail a rapporté qu’elle avait suscité des tensions en raison de son soutien sans réserve aux Palestiniens, dont elle avait pendant des années établi un parallèle avec le vécu des peuples autochtones vivant au Canada." 

"Loin d’être un accident de casting, le financement de la propagande de gauche radicale est une tendance lourde assumée par le ministère de la Culture et le Quai d’Orsay... Dans un État de droit, il est proprement inadmissible que l’argent public serve à financer des positions qui, appliquées à n’importe quelle autre nationalité, seraient à juste titre qualifiées de discrimination... La grande rétrospective consacrée à Nan Goldin au Grand Palais soulève les mêmes questions. La photographe américaine, dont le talent est indéniable, est également l’une des signataires les plus actives d’appels assimilant les opérations militaires israéliennes à Gaza à un « génocide ». Une affirmation grotesque, que les instances juridiques internationales n’ont pas établie, et que de nombreux historiens et juristes contestent fermement. Offrir à cette artiste l’écrin du Grand Palais financé par l’État, c’est conférer une légitimité institutionnelle à une fake news. L’art a toujours été politique, certes. Mais l’argent public n’a pas vocation à soutenir des propos mensongers, qui mettent une cible dans le dos de nos compatriotes juifs. C’est une guerre qui s’est déroulée à Gaza, pas un génocide. Une guerre démarrée avec le pogrom du 7-Octobre, perpétré par les terroristes antisémites palestiniens du Hamas. Une réalité qui n’intéresse pas Nan Goldin, pas plus que ceux qui financent son exposition... La question n’est pas d’interdire quoi que ce soit. Les artistes sont libres de leurs opinions, aussi radicales soient-elles. La question est de savoir si l’État doit les financer, les célébrer et les promouvoir en son nom. Et la réponse, dans une démocratie, devrait aller de soi. JAMAIS. En finir avec ces pratiques, comme avec la politisation de l’audiovisuel public, est une priorité politique", a écrit David Angevin dans "Biennale de Venise, Grand Palais… en finir avec le financement de l’art militant d’ultra gauche. De Venise à Paris: l’art de militer contre Israël ou pour le wokisme aux frais de l’État" (Causeur, 30 mars 2026). 

« Nan Goldin, This Will Not End Well »
Le Grand Palais et la Chapelle Saint-Louis de la Salpêtrière accueillent la rétrospective « Nan Goldin, This Will Not End Well ».

« J’ai toujours voulu être cinéaste. Mes diaporamas sont des films composés de photos », explique Nan Goldin

La rétrospective « This Will Not End Well » organisée par le Grand Palais « est la première exposition en France à présenter une vue d’ensemble de l’œuvre de la photographe Nan Goldin en tant que cinéaste, à travers ses diaporamas et vidéos. »

« Elle comprend The Ballad of Sexual Dependency (1981-2022) son magnum opus ; The Other Side (1992-2021) un portrait historique réalisé en hommage à ses ami•e•s trans qu’elle a photographié•e•s entre 1972 et 2010 ; Sisters, Saints, Sibyls (2004-2022) un témoignage sur le traumatisme des familles et le tabou du suicide ; Memory Lost (2019-2021) un voyage claustrophobe à travers le sevrage de la drogue ; Sirens (2019-2020) une plongée dans l’extase de la drogue ; et Stendhal Syndrome (2024), une oeuvre inspirée de six mythes tirés des Métamorphoses d’Ovide, qui explore ce trouble décrit par Stendhal comme une perte de connaissance face à la beauté écrasante de l’art. »

« Au Grand Palais, l’exposition se déploie au sein de pavillons uniques conçus par Hala Wardé, architecte qui collabore souvent avec Goldin. Chaque pavillon est pensé en fonction de l’oeuvre qu’il accueille. Ensemble, ils forment un village. Celui-ci s’étend à la chapelle Saint-Louis de la Salpêtrière, où sera présentée l’installation conçue pour cet espace en 2004 dans le cadre du Festival d’Automne, Sisters, Saints, Sibyls. »

« Née à Washington D.C. en 1953, Nan Goldin est l’une des artistes les plus influentes de notre époque. Son travail d’exploration de l’expérience humaine est légendaire et a profondément influencé de nombreuses générations. Sa première oeuvre, The Ballad of Sexual Dependency, documente la vie à Provincetown, New York, Berlin et Londres des années 1970 jusqu’aux années 1990. Goldin a photographié avec une immense tendresse son entourage d’ami•e•s créatif•ve•s et bohèmes. Ses photographies nous offrent des instantanés de l’intimité et du couple, du quotidien et des fêtes extravagantes, de l’espoir et du désespoir. »

« Montrant une génération qui connaissait la liberté de la vie avant le sida et évoluait dans un monde alternatif en marge de la société, l’oeuvre de Goldin constitue également un témoignage de son époque. »

« Vers 1980, Goldin a commencé à présenter son diaporama The Ballad of Sexual Dependency dans divers clubs et lieux publics à New York, ainsi que dans les cinémas underground et les festivals de cinéma en Europe. Elle l’actualisait et le rééditait à chaque projection et actionnait plusieurs projecteurs, sur le fond d’une bande sonore éclectique. La capacité de Goldin à revisiter ses diaporamas constitue depuis lors le coeur de sa pratique artistique. Au cours des quarante dernières années, elle a produit environ une douzaine de diaporamas différents, des portraits de ses ami•e•s aux récits d’évènements familiaux traumatisants. Depuis 2004, elle y intègre de nouveaux éléments que ce soit des images animées, des voix ou encore des documents d’archives. »

Nan Goldin « a toujours abordé des questions sociales telles que le genre, la santé mentale ou le sida suivant différentes approches. Memory Lost évoque les côtés les plus sombres de la dépendance aux drogues. En 2017, Goldin a fondé P.A.I.N. (Prescription Addiction Intervention Now), un groupe d’action directe ciblant spécifiquement la famille Sackler, une famille de milliardaires tenue pour responsable du déclenchement de la crise épidémique des overdoses d’opioïdes. Les Sackler sont d’importants donateurs pour de nombreux musées internationaux de renom. Cependant, bon nombre de ces institutions ont réagi à la pression de P.A.I.N. et ont retiré toute trace du nom des Sackler de leurs espaces. »

Le commissaire de l’exposition est Fredrik Liew, Directeur des expositions et des collections, conservateur en chef au Moderna Museet à Stockholm. La commissaire associée pour la présentation à Paris est Barbara Kroher, Responsable de la programmation des expositions au GrandPalaisRmn

L’architecte, scénographe est Hala Wardé, HW architecture. La scénographie de l’exposition est soutenue par Kvadrat et Sahco.

L’exposition est organisée par le Moderna Museet, Stockholm, en collaboration avec le GrandPalaisRmn, Paris, AP-HP, Paris, Stedejlik Museum, Amsterdam, Neue Nationalgalerie, Berlin et Pirelli HangarBicocca, Milan.

« Bien que le titre de l’exposition « This Will Not End Well » puisse sembler sombre et prémonitoire, il est également rempli d’ironie et d’émotion. Il est une affirmation de ce que Fredrik Liew, commissaire de la rétrospective, décrit comme la « joie de vivre inébranlable caractéristique de Goldin. »

« Sous la houlette du Moderna Museet à Stockholm où elle a été présentée du 29 octobre 2022 au 26 février 2023, « This Will Not End Well » a fait l’objet d’une tournée internationale à laquelle ont participé le Stedelijk Museum à Amsterdam (7 octobre 2023 – 28 janvier 2024), la Neue Nationalgalerie à Berlin (23 novembre 2024 – 6 avril 2025) et le Pirelli HangarBicocca à Milan (11 octobre 2025 – 15 février 2026). »

Encore un dossier de presse en "écriture inclusive".

Et encore une exposition politisée et financée par l'argent public ! Pourquoi Chanel maintient-il son mécénat au Grand Palais ? Pourquoi avoir installé une partie de cette rétrospective à la chapelle Saint-Louis de la Salpétrière ?

« Toute la beauté et le sang versé »
« Toute la beauté et le sang versé » est un documentaire de Laura Poitras.

« Devenue accro à un opioïde ultratoxique, Nan Goldin se lance dans un combat contre l’industrie pharmaceutique. Un documentaire bouleversant, où la vie et l’œuvre de la célèbre photographe apparaissent indissociables de ses révoltes contre une Amérique cupide et réactionnaire. »

"J’ai beau avoir respecté la posologie, j’ai été accro du jour au lendemain." Il y a quelques années, Nan Goldin se voit prescrire de l’OxyContin, un analgésique, après un accident. Sa vie devient aussitôt un enfer. "Au fur et à mesure de l’accoutumance, il m’en fallait toujours plus. Je suis passée de trois cachets par jour, ce qui m’avait été prescrit, à dix-huit. Comme avec toutes les drogues, l’effet a fini par s’atténuer. Alors je suis passée à la paille." 

« La star de la photographie contemporaine découvre que le laboratoire qui produit cet opioïde, responsable d’une crise dévastatrice aux États-Unis qui fera plus de 500 000 morts, appartient à une puissante famille, les Sackler, par ailleurs mécènes des plus grands musées du monde. »

« Aux États-Unis et en Europe, Nan Goldin s’engage aussitôt dans des actions spectaculaires et fonde un groupe militant, le P.A.I.N. (pour "Prescription Addiction Intervention Now"). Leur but : forcer le Louvre, la Tate, le Guggenheim ou le Met à refuser les dons des Sackler et à retirer le patronyme de leurs salles... »

« La vie de Nan Goldin est une traversée tumultueuse peuplée de drames, d’addictions et de combats, dont son activisme dans le scandale de l’OxyContin apparaît comme un aboutissement logique. »

« Ce documentaire à la puissance cinématographique brode habilement deux temporalités : le présent, avec la lutte contre les Sackler, et le récit autobiographique de celle qui a révolutionné la photographie en partageant l’intimité de la jeunesse underground. »

« Les séquences d’actions militantes dans les musées alternent avec d’imposants diaporamas où défilent, non sans émotion et mélancolie, les portraits d'une saisissante crudité d’une Amérique interdite. Depuis le suicide de sa sœur aînée, enfermée à l’adolescence par leurs parents en milieu psychiatrique pour brider son homosexualité, les révoltes de Nan Goldin participent de la même urgence. »

« Chacun de ses clichés tend à son pays natal un miroir sans fard où se révèle au grand jour l’hypocrisie d’une société conservatrice dont les peurs et les renoncements détruisent ses propres enfants. »

« Rescapée de ses guerres contre le sida ou l’OxyContin se tient droite Nan Goldin, magnifique et courageuse, mettant sa notoriété mondiale au service de ses causes. »

Introduction

« Nan Goldin (née en 1953 à Washington, D.C) a toujours voulu être cinéaste. Ses diaporamas sont pour elle des films composés d’images fixes. La rétrospective « This Will Not End Well » offre pour la première fois une vue d’ensemble de l’oeuvre multimédia de l’artiste. Fruit d’une collaboration étroite entre Nan Goldin et l’architecte Hala Wardé, la mise en espace de l’exposition prend la forme d’un « village » de diaporamas, dans lequel chaque pièce architecturale est une structure unique, réalisée en fonction de la forme et du contenu de l’oeuvre. »
« L’espoir et le désespoir, la tristesse et la joie, les combats personnels et politiques s’y côtoient. On retrouve cette ambiguïté dans le titre de l’exposition « This Will Not End Well » (« Cela va mal se terminer »).
« Celui-ci évoque une peur prophétique mais il n’est pas dénué d’humour et d’ironie ni d’humanité, reflétant ainsi la joie de vivre caractéristique de Goldin. »
« L’exposition comprend six installations majeures, qui retracent cinquante ans de création. Sisters, Saints, Sibyls (2004–2022), transporte le public dans l’enfance de Nan Goldin. Cette pièce est consacrée à la vie de sa soeur aînée, Barbara Goldin, une jeune fille très sensible qui se rebelle contre le conformisme des banlieues américaines dans les années 1960. Se heurtant à un mur d’incompréhension et d’intolérance, Barbara se suicida à l’âge de dix-huit ans. Nan en avait onze à l’époque. La structure narrative est élaborée à partir de photos de familles, de documents et d’enregistrements vidéo, accompagnés d’une voix off monotone. Intégrant des chants médiévaux et une iconographie religieuse issue de l’histoire de l’art, Goldin tisse un lien entre la vie de sa soeur et la légende de sainte Barbara, une jeune fille vierge emprisonnée par son père païen pour la protéger du regard des hommes. Sainte Barbara périt décapitée par son propre père pour avoir défié l’ordre patriarcal et proclamé sa foi. »
« Goldin raconte sa relation étroite avec sa sœur et met en lumière les forces qui ont poussé Barbara à mettre fin à ses jours, la façon dont une famille toxique, terrifiée face à la sexualité et la révolte d’une petite fille, a précipité le destin de celle-ci. Elle relate aussi ses propres périodes d’internement et ses automutilations, établissant un parallèle avec l’histoire de sa soeur. »
« Cette oeuvre, née en 2004 d’une commande publique, a été conçue pour être présentée à la chapelle Saint-Louis de la Salpêtrière dans le cadre du Festival d’Automne à Paris. Au cours de son histoire pluriséculaire, l’enceinte de la Salpêtrière a été un lieu d’enfermement destiné aux femmes et enfants, une institution carcérale féminine ainsi qu’un asile d’aliénées. Commandé par Louis XIV, le plan en croix grecque de la chapelle évoque un dispositif panoptique, qui répond à la volonté de catégoriser et d’isoler. Nan Goldin décida d’investir cette architecture austère par un « hommage à toutes les femmes rebelles qui se battent pour survivre dans la société » et de rendre visible l’expérience que constitue le « piège de l’enfermement, au propre comme au figuré ».
« Comme dans toutes ses oeuvres, Goldin lutte contre la stigmatisation, en l’occurrence celle qui accompagne la dépression et le suicide. Vivre en dehors des normes, à la recherche d’un nouveau type de relations : ces thématiques sont au coeur de la pratique artistique de Goldin et peuvent être en partie appréhendées à travers ce récit initiatique d’entrée dans l’âge adulte. »
« Pour la première fois depuis sa création, l’installation multimédia Sisters, Saints, Sibyls sera réactivée à la chapelle Saint-Louis de la Salpêtrière à l’occasion de l’exposition. »

Ami•e•s et diapositives
« A l’âge de quinze ans, Goldin emménage dans une communauté et intègre la Satya Community School à Lincoln (Massachusetts). Cette école alternative dispense un enseignement expérimental aux méthodes non conventionnelles inspirées de la Summerhill School en Grande-Bretagne : les élèves peuvent choisir d’assister ou non aux cours et disposent d’un droit de vote sur les questions relatives au fonctionnement de l’établissement. L’assiduité n’étant pas obligatoire, Nan et ses amis vont au cinéma plusieurs fois par semaine. La créativité naissante de Goldin en sera fortement marquée. C’est à ce moment de sa vie qu’elle réalise qu’elle veut devenir cinéaste. »
« Lorsque les enseignants du Massachusetts Institute of Technology (MIT) réussissent à obtenir un don d’appareils Polaroid pour l’école, Nan Goldin trouve sa voix grâce à la photographie. Les premières personnes qu’elle prend en photo sont ses ami•e•s, avec qui elle nouera des relations à vie. »
« Après avoir quitté Satya, Goldin emménage à Boston au début des années 1970 avec un groupe d’ami•e•s drag queens. Les photographies de l’époque comptent parmi ses premières créations. Elles rendent hommage à la beauté de ses ami•e•s et à la vie qu’iels menaient ensemble, autour d’un bar appelé « The Other Side ». Elle décide alors d’approfondir son travail en intégrant des cours du soir, où elle étudie pour la première fois l’histoire de la photographie. »
« Lors d’une pause pendant ses études, elle séjourne à Provincetown dans une communauté queer. N’ayant plus accès à un laboratoire pour tirer et développer ses clichés, elle commence à utiliser des diapositives pour pouvoir montrer son travail. »
« Rapidement, elle se met à créer des diaporamas. Les images de ces années à Boston dans l’univers des drag queens seront éditées sous forme d’un livre et donneront naissance à un slideshow, tous deux intitulés The Other Side (1992–2021). »
« En 1978, Goldin part s’installer à New York et commence à travailler sur ce qui deviendra son premier grand diaporama : The Ballad of Sexual Dependency (1981–2022). The Ballad rassemble des images prises sur une longue période, montrant les différentes vies de Goldin, ses multiples relations, des histoires d’amour, d’intimité, de connexions, de beauté, de douleur et de perte. L’oeuvre dépeint essentiellement sa tribu, celle qu’elle s’est constituée après avoir quitté Satya. »
« The Ballad of Sexual Dependency raconte la lutte entre autonomie et dépendance au sein des relations. Le diaporama se découpe en chapitres, qui vont de l’identité de genre aux violences faites aux femmes, aux fêtes, aux rumeurs, en passant par les enfants, le travail du sexe ou encore les relations sexuelles, tout à la fois violentes et tendres. L’ œuvre est devenue une référence dans l’histoire de l’art.
« The Ballad of Sexual Dependency est dédiée à toutes celles et ceux qui sont morts pendant l’épidémie de sida, la communauté de Nan ayant été décimée par la maladie. À la fin des années 1980, son deuil se transforme en activisme et elle assure le commissariat de la première grande exposition à New York autour du sida, Witnesses: Against our Vanishing (Témoins : contre notre disparition), événement qui suscitera une controverse nationale. »
« Goldin est attachée à la forme du diaporama, car il peut être réédité et mis à jour constamment pour refléter sa vision changeante monde. Elle n’a jamais projeté deux fois la même version de The Ballad of Sexual Dependency, son contenu évolue sans cesse. »
« Les diaporamas qu’elle a imaginés au cours des décennies suivantes contiennent à la fois des images nouvelles et, souvent, d’autres déjà présentes dans The Ballad of Sexual Dependency, alors utilisées dans un autre contexte et créant de nouveaux récits. »
« En les réemployant dans différentes oeuvres, Goldin révèle le potentiel de ces images et met en suspens leur singularité. Alors qu’un cliché encadré invite à un examen plus approfondi, les images des diaporamas sont accompagnées d’une bande-son, d’une narration et d’un rythme, chaque image n’étant projetée que pendant quelques secondes. Les sujets uniques sont présentés sans titre, date, référence géographique ou autre mention. Ces éléments caractéristiques, habituellement associés à l’image photographique, disparaissent pour faire émerger un ensemble plus vaste. »
« The Ballad et The Other Side sont proposées dans leurs versions analogiques, ce qui permet au public de découvrir ces diaporamas tels qu’ils ont été conçus à l’origine, quand le bruit des projecteurs faisait partie intégrante de la bande-son. »
« En 2019, Goldin crée une nouvelle oeuvre majeure, Memory Lost, qui évoque les côtés les plus sombres de la dépendance aux drogues. Plongé dans l’expérience du sevrage, le public est confronté à des images floues, des pièces qui provoquent un sentiment de claustrophobie et des paysages obscurs. Il s’en dégage une ambiance angoissante et l’impression d’être pris au piège. »
« Pour la première fois, Goldin invite des musicien•nes à composer une partition. La bande son inclut un morceau empreint d’émotion commandé à Mica Levi, mais aussi les voix lyriques de Soundwalk Collective et la cacophonie à l’état brut de CJ Calderwood. On y entend également des enregistrements d’archives, que ce soit des messages de répondeurs téléphoniques des années 1980 ou des interviews récentes d’ami•e•s souffrant d’addiction. Les manifestations de désespoir, de perte et d’abandon témoignent du caractère collectif de l’expérience individuelle. »
« Parallèlement à Memory Lost, Goldin travaille sur un projet miroir, Sirens (2019-2020), qui aborde la thématique du plaisir et de la volupté que les drogues peuvent procurer. Sirens fait écho au chant des sirènes de la mythologie grecque, qui menaient les marins à leur perte en les attirant jusqu’aux récifs où leurs navires se brisaient. Il s’agit de la première oeuvre de Goldin entièrement réalisée grâce au found footage, dans laquelle elle agence de façon ludique des scènes de films de Kenneth Anger, Lynne Ramsay ou encore Henri-Georges Clouzot. Le sifflement entêtant composé par Mica Levi constitue l’un des éléments clés de Sirens ; par ce biais, le public se retrouve immergé. »
« En 2024, Nan Goldin réalise le diaporama Stendhal Syndrome, qui interroge l’intense réaction que l’art peut provoquer. Il met en regard des images de chefs d’oeuvre de l’art classique, de la Renaissance et du baroque avec des portraits de ses proches, famille, ami•e•s et amant•es. Stendhal Syndrome constitue le développement de l’une de ses oeuvres antérieures, Scopophilia (2010), qu’elle a créée dans le cadre d’une invitation du musée du Louvre. En effet, dans les années 2000, plusieurs expositions organisées par de grandes institutions culturelles lui sont consacrées en Europe, ce qui lui permet de voyager et d’enrichir encore sa palette. Ainsi a-t-elle passé huit mois à photographier les collections du musée parisien, où elle a fait l’expérience de ce qu’elle définit comme la scopophilie, du grec skopein (regarder) et phila (amour), c’est-à-dire la satisfaction d’un désir puissant à travers l’acte même de regarder. Le projet a ensuite évolué vers un diaporama qui explore le syndrome de Stendhal, décrit par l’écrivain lui-même comme la perte de connaissance que peut provoquer la beauté écrasante de l’art. La trame narrative s’inspire de six mythes des Métamorphoses d’Ovide, texte lu par Goldin en voix off. Elle est accompagnée d’une bande sonore symphonique composée par Soundwalk Collective, d’un morceau cacophonique de Mica Levi et d’un interlude d’Arvo Pärt. »
« La musique et la voix off jouent un rôle crucial dans l’oeuvre de Goldin. La musique qu’elle a choisie pour The Ballad of Sexual Dependency guide le récit. »
« Les choeurs et la voix de Goldin dans Sisters, Saints, Sibyls expriment et amplifient la douleur intime qui imprègne l’oeuvre. Dans Memory Lost, les interviews et les enregistrements sur répondeur téléphonique nous plongent directement dans les affres de l’addiction. »

Le personnel et le politique 
« Comme en témoigne cette exposition, l’oeuvre de Nan Goldin a toujours transformé le personnel en politique. La profonde admiration qu’elle portait à Act Up pour sa lutte contre l’épidémie du SIDA, l’a poussée à fonder, en 2017, le groupe d’action directe P.A.I.N. (Prescription Addiction Intervention Now). Il dénonçait une épidémie contemporaine : la crise des opioïdes. Depuis la fin des années 1990, la consommation d’opioïdes prescrits sur ordonnance a explosé en raison d’un marketing agressif et contraire à l’éthique. Ces médicaments, fortement addictifs, font la fortune de grandes entreprises pharmaceutiques qui tirent profit de ces addictions, en dépit des décès qui en résultent. Le nombre d’overdoses ne cesse d’augmenter, avec plus de 700 000 décès aux États-Unis depuis 1999. »
« La mission que s’est fixée P.A.I.N est d’obliger les musées à reconnaître l’existence de sources de financement douteuses provenant en particulier de la dynastie Sackler qui, par le biais de son entreprise Purdue Pharma, est à l’origine de la crise des overdoses et qui a également fait de généreuses donations à des établissements culturels. »
« En 2019, après plusieurs campagnes couronnées de succès et une attention médiatique importante, le monde de l’art commence à prendre en compte les revendications du groupe en refusant les dons de la famille Sackler et en faisant disparaître son nom des listes de mécènes sur les murs des musées. Goldin s’implique également dans un groupe connexe, OxyJustice, qui a poursuivi les Sackler en justice. » 
« L’affaire se soldera par le règlement de six milliards de dollars provenant de leur immense fortune.
Goldin continue de lutter contre la stigmatisation liée à la consommation de drogues. Avec son groupe, elle soutient désormais diverses organisations engagées dans la prévention afin de pouvoir continuer à sauver la vie des consommateurs de drogues. »
« Elle se concentre aujourd’hui sur la cause palestinienne. Gaza, le nouveau projet en cours de construction sur lequel elle travaille, est présenté dans l’exposition. « Cette pièce, en cours d’élaboration, constitue la trace de ce qui m’obsède depuis plus de deux ans, la nécessité de témoigner. L’installation permet au public de faire l’expérience collective de ce dont nous avons été témoins individuellement, une tragédie se déroulant en temps réel sur les écrans de nos téléphones. Les séquences ont été filmées par des ami.e.s qui se sont rendu.e.s en Palestine, par de courageux.ses journalistes sur le terrain ayant été pris•es pour cible pour la plupart, et par les personnes qui vivent cette réalité. Le film est construit en boucle car il montre quelque chose qui se répète sans cesse et demeure inachevé car ce n’est pas fini. C’est la lumière la plus puissante dans les ténèbres qui, telle l’étoile polaire, nous guide et nous rappelle ce que nous ne devons pas oublier. Nous ne devons pas détourner les yeux de la détresse de Gaza. L’heure n’est ni au déni ni à l’amnésie », déclare Goldin. »
« La recherche d’objectivité et de vérité a toujours été une question centrale dans l’histoire de la photographie. À cet égard, la démarche de Nan Goldin se différencie de celle de la plupart des autres photographes et cinéastes. Au lieu de se positionner comme observatrice, elle travaille directement à partir de sa propre expérience. Sa création est façonnée par la vie, la communauté et le collectif. En recourant à des techniques diverses comme les diaporamas, les films, les livres, la conception d’expositions ou l’activisme, Goldin délivre des récits que nous n’avons pas toujours l’habitude d’entendre ni d’écouter. »
« Son approche s’appuie sur le besoin fondamental d’altérité, de partage et de soutien mutuel qu’ont les êtres humains. Son oeuvre témoigne de sa capacité unique à rester curieuse, à écouter, à s’engager, plus de cinquante ans après avoir commencé à insérer des diapositives dans son carrousel Kodak dans le quartier du Lower East Side à New York. »

Textes de salle

Grand Palais
Chapelle Saint-Louis de la Salpêtrière
« J’ai toujours voulu être cinéaste. Mes diaporamas sont des films composés de photos. »
Nan Goldin

« Première rétrospective en France consacrée à l’oeuvre de Nan Goldin en tant qu’artiste multimédia, l’exposition réunit six diaporamas et vidéos retraçant près de cinquante ans de carrière. Chaque version présentée est inédite, ses diaporamas étant constamment réédités et mis à jour. Née à Washington D.C., Nan Goldin est l’une des figures emblématiques du monde de l’art. Le diaporama constitue une forme essentielle dans la production de l’artiste, qui l’a révélée sur la scène new-yorkaise au début des années quatre-vingt. Son approche résolument personnelle de la narration a profondément marqué la photographie contemporaine et la culture visuelle. »
« De 1979 à nos jours, Nan Goldin a produit plus d’une douzaine de diaporamas à partir de milliers de photographies, accompagnés de bandes-sons éclectiques. Progressivement, elle y a intégré des images en mouvement, des voix off ainsi que des documents d’archives. L’ensemble de son œuvre se fonde sur sa propre expérience. Capturant sur le vif son cercle d’ami•e•s proches et son entourage familial dans l’intimité du quotidien, l’artiste lutte contre la stigmatisation de la transidentité, de la consommation de drogues, de la maladie mentale, avec des images empreintes de tendresse et de vulnérabilité. A la fois crus et bouleversants, ses récits prennent la dimension de contes universels sur l’amour et la perte. »
« L’exposition a été conçue comme un « village », qui s’étend du Grand Palais à la chapelle Saint-Louis de la Salpêtrière. L’itinérance européenne dont elle a fait l’objet s’achève aujourd’hui à Paris. Depuis ses débuts, Nan Goldin se rend régulièrement en France – elle a vécu à Paris - où elle a photographié ses ami•e•s et présenté son travail. Ses diaporamas laissent entendre la voix de Charles Aznavour, convoquent les peintures d’Eugène Delacroix comme les écrits de Stendhal. Sans oublier son panthéon des cinéastes, où figurent les noms d’Agnès Varda, Claire Denis et Robert Bresson. »

Chapelle Saint-Louis de la Salpêtrière
Sisters, Saints, Sibyls
2004–2022
Vidéo à trois canaux, éléments sculpturaux, ephemera
35‘17’’
Collection Kramlich

« Sisters, Saints, Sibyls (Soeurs, Saintes, Sibylles), est une ode à la vie de la soeur aînée de l’artiste, Barbara Holly Goldin. En rébellion contre le conformisme de la société américaine au tournant des années 1950-1960, elle est internée en hôpital psychiatrique à l’adolescence. Elle mettra fin à ses jours à l’âge de dix-huit ans et sa famille cherchera à dissimuler le suicide. »
« Confrontée au déni et au deuil, Nan Goldin quitte très jeune le domicile familial. L’insoumission de Barbara, sa quête d’identité et son refus des conventions ont été des éléments déterminants pour l’artiste. À l’âge de quinze ans, elle se tourne vers la photographie, un moyen pour elle de garder une trace irréfutable de sa vie. »
« L’installation multimédia tisse un lien entre trois récits de femmes : celui de sainte Barbara, de Barbara Goldin et de Nan Goldin. Sainte Barbara était une martyre chrétienne emprisonnée et décapitée par son père pour avoir proclamé sa foi. L’histoire de Barbara est racontée à travers des photos de famille et des archives médicales, celle de Nan met l’accent sur deux séjours éprouvants en cure de désintoxication. »
« Outre une triple projection vidéo, l’installation comprend deux mannequins de cire, celui d’une jeune fille alitée, qui incarne Barbara, et d’un homme qui représente la figure du père. La mise en espace est une reconstitution d’une chambre occupée par Nan Goldin dans un centre de désintoxication. L’artiste rend ici hommage à « toutes les femmes rebelles qui se battent pour survivre dans la société. Sisters, Saints, Sibyls explore « l’expérience des femmes prises au piège, au sens propre comme au figuré. »
« Commandée en 2004 pour être présentée dans la chapelle Saint-Louis de la Salpêtrière à l’occasion du Festival d’Automne, l’oeuvre est pour la première fois réinstallée dans sa version originale depuis sa création. »

Cartels des oeuvres exposées

The Ballad of Sexual Dependency
1981–2022
Diaporama
41’52’’
French Chris at the Drive-in, N.J, 1979
© Nan Goldin

« The Ballad of Sexual Dependency, l’oeuvre maîtresse de Nan Goldin, se compose d’environ sept-cents diapositives accompagnées d’une bande-son éclectique. Ce diaporama fut d’abord présenté dans le circuit des clubs new-yorkais à la fin des années 1970 et a constamment été réédité et mis à jour depuis. La version projetée ici a été réalisée spécialement pour l’exposition. L’oeuvre est dédiée à la communauté de Nan Goldin disparue lors de l’épidémie de sida. »

Memory Lost
2019–2021
Diaporama numérique
24’26’’
Couple on the blue beach, n.d.
© Nan Goldin

« Memory Lost, qui retrace une vie à travers le prisme de la dépendance aux drogues, comprend des images tirées des vastes archives de l’artiste, des interviews et des enregistrements de répondeurs téléphoniques datant des années 1980. L’oeuvre est accompagnée d’une musique composée par Mica Levi ainsi que de morceaux de CJ Calderwood et Soundwalk Collective. »

The Other Side
1992–2021
Diaporama
16’44’’
« The Other Side (du nom d’un bar à Boston) rend hommage aux ami•e•s transgenres de Goldin, avec qui elle a vécu et qu’elle a photographié•e•s entre 1972 et 2010. L’oeuvre célèbre leur « euphorie de genre » et les possibilités de transcendance. »

Sirens
2019–2020
Vidéo monocanal
16’1’’
« Faisant écho au chant des sirènes de la mythologie grecque, qui menaient les marins à leur perte en les attirant jusqu’aux récifs où leurs navires se brisaient, cette oeuvre hypnotique plonge le spectateur dans la sensualité et l’extase d’un voyage sous drogues. Il s’agit de la première oeuvre de Goldin entièrement réalisée grâce au found footage (remploi de films existants), comprenant des scènes tirées de trente films. La bande-son a été composée par Mica Levi. »

Stendhal Syndrome
2024
Diaporama numérique
26’2’
« Inspirée de six mythes des Métamorphoses d’Ovide auxquels les portraits des proches de Goldin donnent vie, Stendhal Syndrome explore le trouble décrit par l’écrivain Stendhal comme une perte de connaissance face à la beauté écrasante de l’art. »

Sisters, Saints, Sibyls
2004–2022
Vidéo à trois canaux, éléments sculpturaux, ephemera
35‘17’’
Collection Kramlich

La Chapelle Saint-Louis de la Salpêtrière
Un patrimoine vivant au carrefour de la Culture et de la Santé

« Un joyau architectural au coeur de l’hôpital Nichée au coeur de l’Hôpital Pitié-Salpêtrière, la Chapelle Saint-Louis de la Salpêtrière est l’un des joyaux les plus méconnus du patrimoine parisien. 
Monument d’une rare majesté, elle fut conçue sous le règne de Louis XIV par les deux architectes de renom Louis Le Vau et Libéral Bruant. Avec ses quatre nefs en croix grecque, ses quatres chapelles et son dôme monumental, elle s’inscrit parmi les plus grands monuments de la capitale.
Mais la pierre ici raconte une histoire complexe, intimement liée à celle de l’Hôpital général fondé en 1656 par le roi. À cette époque, le pouvoir monarchique cherche à «moraliser» la ville et enferme les indigents, notamment les femmes, aux portes de Paris. Jusqu’à 8000 femmes furent enfermées et hébergées à la Salpêtrière.
Une renaissance : une nouvelle manière d’habiter l’hôpital 
Aujourd’hui, plus de trois siècles après sa fondation, la Chapelle Saint-Louis de la Salpêtrière écrit un nouveau chapitre de son histoire.
Porté par l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) propriétaire de ce monument classé, le projet actuel réinvente ce patrimoine pour en faire un espace d’ouverture mêlant patrimoine, culture et santé. Loin du modèle classique du centre culturel ou du simple lieu de culte, la Chapelle propose une troisième voie : elle incarne l’idée que l’accès à la culture doit être un droit pour tous, y compris et surtout dans les lieux de soin. Elle propose ainsi une nouvelle manière d’habiter l’hôpital : non plus seulement comme un espace technique de soins, mais comme un lieu de vie, de liens et d’émotions.
La démarche «Culture & Santé» : réparer, fédérer, éveiller.
La mission de la Chapelle Saint-Louis de la Salpêtrière est de devenir un laboratoire vivant où s’explorent les liens féconds entre création artistique et soin. Dans une démarche d’interdisciplinarité, patients, artistes, chercheurs et soignants y partagent et transmettent leurs expériences.
Le lieu se veut un espace de respiration et de ressourcement pour toute la communauté hospitalière. Ses 9 000 personnels hospitaliers, ainsi que les patients et visiteurs, y trouvent un refuge au coeur du tumulte. C’est un espace pensé pour l’hospitalité et la convivialité, ouvert à tous sans distinction, où la diversité et les vulnérabilités sont accueillies avec respect. En ce sens, la programmation culturelle — expositions, concerts, spectacles — agit comme un levier pour «réparer, fédérer, éveiller».
La Chapelle Saint-Louis : des espaces uniques pour l’art contemporain
Depuis plusieurs décennies, la Chapelle Saint-Louis de la Salpêtrière tisse un lien privilégié avec la création contemporaine, notamment à travers son histoire avec le Festival d’Automne depuis 1975. Son architecture monumentale a servi d’écrin à des dialogues saisissants avec des artistes de renommée internationale tels que Tadashi Kawamata et Anish Kapoor, venus confronter leurs oeuvres à la mémoire des lieux. Cette tradition d’excellence, qui a vu se succéder des installations majeures, trouve aujourd’hui une nouvelle résonance avec le retour de Nan Goldin, qui y avait déjà présenté Sisters, Saints, Sibyls lors de l’édition 2004.
Une résonance renouvelée avec l’oeuvre de Nan Goldin
En accueillant à nouveau cette oeuvre et l’artiste, la Chapelle Saint-Louis de la Salpêtrière réaffirme sa vocation : être un lieu où l’on honore les histoires individuelles et collectives, les fragilités humaines et les élans créateurs. Face aux thèmes abordés par l’artiste - la dépendance, la santé mentale, la marginalité - la Chapelle offre un espace à la fois intime et universel. Elle permet, comme le suggère la philosophie du lieu, de faire dialoguer la beauté avec le soin, offrant aux visiteurs une expérience où l’art aide à «saisir le fait même de voir ou de penser».
Ce monument historique, classé depuis 1927, est aujourd’hui grandement fragilisé par ses couvertures à bout d’usage. Une grande campagne de levée de fonds est lancée pour le restaurer dans les prochaines années. »

CHANEL,, Grand Mécène du Grand Palais

« Mécène exclusif et historique du Grand Palais depuis 2018, CHANEL renouvelle son engagement auprès du GrandPalaisRmn pour une durée de cinq ans comme mécène de la programmation artistique et culturelle du Grand Palais via le fonds de dotation du GrandPalaisRmn. CHANEL devient ainsi Grand Mécène du Grand Palais.
Le Grand Palais et CHANEL entretiennent une conversation au long cours. En 2005, la Nef est devenue le théâtre des défilés de la Maison et s’est ainsi imposée comme un véritable terrain de jeu créatif pour les différents directeurs artistiques de la Maison. En son temps, Karl Lagerfeld a imaginé des mises en scène et des décors monumentaux, de la veste CHANEL au lion cher à Gabrielle Chanel, en passant par une reproduction d’un supermarché ou d’une fusée. Dernièrement, le défilé de la collection Printemps Été 2026 a métamorphosé la Nef du Grand Palais en une galaxie colorée imaginée par Matthieu Blazy, Directeur Artistique des Activités Mode de CHANEL.
« Le Grand Palais est une superbe machine à fabriquer du rêve. À nos yeux, il fait partie des lieux qui incarnent la Maison CHANEL, au même titre que la rue Cambon ou la place Vendôme, affirme Bruno Pavlovsky, Président des Activités Mode de CHANEL. Nous sommes fiers de poursuivre notre engagement auprès de cet acteur culturel majeur de la capitale. La transformation du Grand Palais aura un impact sur le rayonnement de Paris et de la France.
Comme la tour Eiffel, le Grand Palais va traverser les siècles. »
En 2018, la Maison CHANEL s’est engagée à soutenir le projet de rénovation et d’aménagement du Grand Palais, un chantier ambitieux visant à préserver ce joyau architectural et à le restaurer dans le génie et la beauté de sa conception originelle.
« Un siècle après son édification pour l’Exposition universelle de 1900, le Grand Palais a retrouvé sa splendeur d’antan grâce à une restauration menée par des milliers de compagnons et d’ouvriers qualifiés, précise Didier Fusillier, Président du GrandPalaisRmn.
Sous sa charpente métallique vert réséda et ses murs peints d’un blanc crème délicat, le Grand Palais, désormais adapté aux défis actuels de sobriété et d’exploitation, a ouvert un nouveau chapitre de son histoire. Une programmation novatrice y est proposée, embrassant les beaux-arts, l’art contemporain, la fête et le spectacle vivant. Nous nous réjouissons que CHANEL soutienne le nouvel agenda artistique et culturel de notre institution, dans la continuité de son investissement pour la restauration du bâtiment. »
Ainsi, CHANEL accompagne chaque étape de la renaissance du Grand Palais. En avril 2024 s’est tenue une visite de chantier par le Président de la République Emmanuel Macron et l’inauguration de l’entrée de la Nef, rebaptisée « Gabrielle Chanel », en hommage à la fondatrice de la Maison. En octobre 2024, CHANEL retrouve le Grand Palais avec son défilé Prêt-à-Porter Printemps-Été 2025, avant les foires d’art et les expositions dès la fin de l’année 2024. La réouverture complète du Grand Palais en juin 2025 a été pour le public l’occasion de découvrir de nouveaux espaces jusqu’alors inaccessibles, désormais destinés à accueillir expositions et évènements.
Un rideau monumental sépare aujourd’hui la Nef du Grand Palais de son espace central, permettant au bâtiment de s’adapter à la diversité des événements qu’il accueille. Fruit d’une collaboration d’exception avec le19M et réalisé sous la coordination artistique de Studio MTX, cette oeuvre virtuose de quinze mètres de haut sur huit mètres de large témoigne des savoir-faire de toutes les Maisons d’art résidentes du 19M.
Inauguré en janvier 2022, le19M est un lieu de patrimoine et de création qui oeuvre à la transmission des Métiers d’art de la mode et de la décoration.
Formant une communauté unique au monde de 700 artisans et experts, le19M réunit 12 Maisons (Atelier Montex, Studio MTX, ERES, Desrues, Goossens, Lemarié et Atelier Lognon, Lesage, Lesage Intérieurs, Maison Michel, Massaro, Paloma). Il illustre la politique de préservation des savoir-faire débutée dans les années 1980 par CHANEL.
La Maison CHANEL est heureuse d’accompagner le Grand Palais et de favoriser ainsi le rayonnement culturel et artistique de Paris et de ses institutions, à l’image de son soutien au Palais Galliera et à l’Opéra de Paris. »


Du 18 mars au 21 juin 2026
17, avenue du général Eisenhower
75008 Paris
Entrée square Jean Perrin
Ouverture du mardi au dimanche de 10h à 19h30
Nocturne le vendredi jusqu’à 22h
Fermeture hebdomadaire le lundi
Visuels :
Affiche
Nan Goldin, Untitled, 1982 © Nan Goldin (détail)

Cupid with his wings on fire, Louvre, 2010
© Nan Goldin


A la Chapelle Saint-Louis de la Salpêtrière
Entrée 47, boulevard de l’hôpital
75013 Paris
Du mardi au samedi de 16h à 20h
Le dimanche de 11h à 19h
Nocturne le vendredi jusqu’à 22h
Fermeture hebdomadaire le lundi
Accès à la Chapelle libre et gratuit dans la limite des places disponibles / sans réservation


« Toute la beauté et le sang versé » de Laura Poitras
Etats-Unis, 2022, 114 min
Production : Participant Films


Articles sur ce blog concernant :
Articles in English 
Les citations proviennent du dossier de presse.

mercredi 17 juin 2026

Gangs musulmans de "djihad par viol" en Europe

Depuis les années 1970, des 
gangs musulmans pédocriminels ("grooming gangs") souvent anglo-pakistanais et dénommés "Asian" en langage "politiquement correct", ont violé, prostitué, drogué, battu environ 19 000, certains extrapolent à 250 000, filles - la plus jeune avait 11 ans - pauvres britanniques, généralement chrétiennes, parfois sikhes, au Royaume-Uni. Un acte appelé par certains le "rape-jihad" ou "djihad par viol" (expression forgée par Andrew McCarthy). Le 5 juillet 2019, le militant Tommy Robinson a été condamné par une Cour londonienne pour avoir couvert le procès de  gangs musulmans pédocriminels. Il a demandé l'asile politique au Président américain Donald Trump. Le 28 décembre 2019, The Independent a révélé que les autorités locales ont identifié, en 2018-2019, 18 700 personnes présumées être des victimes d'exploitation infantile sexuelle, soit 3 300 de plus que cinq ans auparavant. Ce scandale a resurgi début janvier 2025. « Three Girls » (Trois Filles ; Warum glaubt uns niemand?) est un film en trois parties de Philippa Lowthorpe. Le 16 juin 2026, Rupert Lowe, membre britannique de la Chambre des Communes (Restore Britain) a estimé, dans son rapport, à 250 000 le nombre de jeunes victimes de ces gangs dans le Royaume-Uni. L'Allemagne, l'Autriche et la France sont aussi touchées par ces crimes.

La géostratégie et l’islam au cœur du colloque du Gatestone Institute 

ROYAUME-UNI
Dès les années 1970, des gangs musulmans pédocriminels (grooming gangs), souvent d'origine pakistanaise et dénommés "Asian" en langage britannique "politiquement correct", ont prostitué, drogué, battu, parfois assassiné ou contraint à des avortements des filles, pré-adolescentes ou adolescentes, généralement chrétiennes, parfois sikhes, au Royaume-Uni.

Révélations tardives
Un journal avait alors publié le compte-rendu devant un tribunal britannique devant lequel comparaissant une adolescente âgée de 15 ans. Il n'évoquait pas de poursuite judiciaire contre les adultes pakistanais ayant eu des relations sexuelles à Rotherham avec elle, dès ses 13 ans.

Voici quelques années, dans les années 2010, a éclaté le scandale du gang de neuf proxénètes pédocriminels musulmans, d’origine pakistanaise, pères de famille, chauffeurs de taxis ou employés, ayant violé, prostitué, battu en 2008 et 2009 à Rochdale 47 Britanniques chrétiennes blanches vulnérables âgées de 13 à 15 ans.

Des gangs similaires ont sévi à Nelson, Oxford, Telford, High Wycombe, Londres, Huddersfield… L'âge de la plus jeune victime s'élevait à onze ans.

Au nombre évalué alors à environ 1 500, ces jeunes chrétiennes blanches britanniques fragiles, issues de milieux pauvres, n’ont pas bénéficié de la protection des lois britanniques, car les services sociaux, le Procureur et la police craignaient d’être taxés de racistes, xénophobes, voire islamophobes s’ils intervenaient pour mettre un terme aux crimes commis par ces gangs pédocriminels.

Ces gangs pédocriminels musulmans, dont les membres, souvent mariés et pères de familles, faisaient partie de la petite ou moyenne bourgeoisie. Ils ont infligé, dans un pays européen au régime démocratique, à ces filles et (pré)adolescentes vulnérables le sort des femmes dhimmis, celui des chrétiennes ou Yazédies esclaves sexuelles, vendues, violées par les djihadistes de l’Etat islamique (ISIS).

"Des Pakistanais britanniques SONT EN TRAIN de violer et d'exploiter des filles blanches. Je l'ai dit. Cela fait-il de moi une raciste ? Ou suis-je juste préparée à appeler ce problème horrifiant pour ce qu'il est ?… Il est temps de faire face", a écrit Sarah Champion, alors membre travailliste du Parlement pour Rotherham, ville comptant alors 1 400 victimes d'exploitation infantile sexuelle, et Secrétaire d'Etat aux Femmes et aux Égalités dans le Shadow cabinet, dans The Sun (10 août 2017). Elle a déploré l'aide insuffisance apportée aux victimes et les carences de la police et de la justice.

Le 16 août 2017, Sarah Champion a démissionné du Shadow cabinet (cabinet fantôme réunissant les députés d'un parti d'opposition qui, dirigés par le chef de leur parti, et constituant un cabinet alternatif à celui du gouvernement en place.

Le 18 août 2017, Jeremy Corbyn, alors chef du parti travailliste britannique, a dit qu'il était "wrong to blame 'entire community' for abuse" (erroné de blâmer "toute une communauté" pour l'abus, Ndt).

"Three Girls"
« Three Girls » est film en trois parties de Philippa Lowthorpe (2017). 

« Âpre et émouvante, cette minisérie chronique du point de vue de trois victimes le retentissant scandale de trafic sexuel d’adolescentes organisé par des hommes d’origine pakistanaise à Rochdale, dans le nord de l’Angleterre. » 

« De cette effroyable affaire de Rochdale, qui a impliqué des dizaines d’adolescentes blanches et vulnérables, la réalisatrice Philippa Lowthorpe et la scénariste Nicole Taylor ont tiré une chronique scrupuleusement documentée et âprement réaliste ».

« Centrée sur le point de vue de trois jeunes filles abusées, cette minisérie aux accents loachiens retrace le supplice qu’elles ont enduré, victimes à la fois d’un gang de violeurs et de la faillite générale du système – social, policier et judiciaire ».

« Elle évoque aussi, dans son dernier tiers, l’onde de choc du procès, qui a ébranlé le multiculturalisme britannique et déclenché une réflexion sur la prise en compte des victimes de viol ».

« Portée par de jeunes actrices sobrement bouleversantes et des comédiens confirmés (Maxine Peake, impressionnante de ténacité dans le rôle de Sara Rowbotham, Paul Kaye, poignant dans celui du père aimant mais désarmé d’Holly…), Three Girls a reçu le prix spécial du jury catégorie « Fiction européenne » au dernier festival de La Rochelle ».

Curieusement, le film présente des (pré-)adolescentes, et non des petites filles comme sont certaines victimes de ces gangs pédocriminels « Asians », un terme qui désigne les « Asiatiques » de l’ancien Empire britannique, en fait les Indo-Pakistanais . Ce qui évite de s’interroger sur les raisons, notamment liées à la « culture » de ces pédocriminels, du choix d’enfants.

L'affiche de la série britannique s'avère "politiquement correcte".

Premier épisode
« Rochdale, 2008. Holly Winshaw, 15 ans, vient d’emménager dans cette ancienne cité ouvrière avec sa famille, qui traverse une mauvaise passe financière. En pleine révolte contre l’autorité de son père Jim, elle multiplie les virées avec ses nouvelles copines, Amber et Ruby Bowen, deux sœurs de 15 et 13 ans livrées à elles-mêmes ».

« Les adolescentes passent la majeure partie de leur temps dans des fast-foods pakistanais où le livreur, Shabir Ahmed, dit « Daddy », les abreuve de kebabs, de cigarettes et de vodka. Un jour, ce dernier exige une contrepartie et viole Holly. La jeune fille le dénonce à la police, qui l’arrête puis le libère aussitôt ».

« Sous la menace de Daddy et l’influence d’Amber, Holly plonge alors dans l’enfer de la prostitution ».

« Sara Rowbotham, employée du centre local de prévention sur la sexualité, qui a compilé des preuves contre ce qu’elle soupçonne être un vaste réseau pédophile, alerte les autorités, sans résultat. Alors que Holly est tombée enceinte, elle la persuade de témoigner à nouveau… »

Deuxième épisode
« Suite à la déposition de Holly, Amber est brièvement arrêtée pour incitation à la prostitution. Ruby, enceinte elle aussi, subit une IVG » (Interruption volontaire de grossesse).

« Désormais maman d’une petite Ella, Holly a repris sa scolarité avec succès grâce au soutien de ses parents ».

« Mais ce fragile équilibre se rompt le jour où les Winshaw apprennent l’abandon des poursuites contre Shabir Ahmed, faute de preuves suffisantes ».

« Quinze mois plus tard, la police du Grand Manchester, qui a pris conscience de l’ampleur du trafic, rouvre l’enquête. Neuf hommes d’origine indo-pakistanaise sont arrêtés ».

« Chargés de convaincre Amber, Ruby et Holly de témoigner, Maggie Oliver et ses collègues se heurtent à leur ressentiment vis-à-vis des autorités. À force de patience et de détermination, la policière parvient peu à peu, avec l’aide de Sara Rowbotham, à gagner la confiance des trois filles ».

Dernier épisode
« Le témoignage d’Amber, qui a à son tour donné naissance à une petite fille, a été écarté par le procureur, au grand désespoir de Maggie Oliver, qui milite pour que celle-ci soit reconnue comme une victime à part entière ».

« Le procès des neuf hommes, jugés pour trafic en vue d’une exploitation sexuelle et viols d’enfants, s’ouvre dans un déchaînement de haine raciste ».

« Malmenées par les avocats de la défense, qui ne reculent devant aucune stratégie pour les déstabiliser, Holly et Ruby racontent successivement leur calvaire ».

« Alors que le verdict vient de tomber, quel avenir les trois jeunes filles peuvent-elles désormais espérer ? Comment Maggie Oliver et Sara Rowbotham, qui se sont battues pour que justice leur soit rendue, accueilleront-elles ce dénouement ? Quelles conséquences le procès aura-t-il pour la communauté pakistanaise ? »

Cette série s'achève par une scène donnant la parole à des Britanniques d'origine pakistanaise qui se plaignent d'être stigmatisés. Un chauffeur de taxi pakistanais déplore la baisse de son activité professionnelle : les clients refusent de monter dans son véhicule quand ils prennent conscience de son origine. Alors, se lève une trentenaire qui souligne la responsabilité des Pakistanais dans la situation actuelle : pour ne pas s'être interrogés sur la raison de ces scandales de pédocriminalité dans leur groupe ethno-religieux, ils ont incité les Britanniques à des généralisations.

Puis un épilogue souligne l'impunité judiciaire de nombreux fonctionnaires ayant refusé d'intervenir pour mettre un terme à l'activité de ces gangs et de sauver ces adolescentes vulnérables ainsi que leurs familles. Car la série télévisée apparaît en-deçà de la réalité : par refus du voyeurisme, le réalisatrice ne montre pas la violence physique contre ces enfants contraintes de se droguer et devenues alcooliques, les tortures infligées, les assassinats d'adolescentes et de leur famille, etc. Le comble : les agents publics ayant alerté sur ces crimes ont été marginalisés...

Lors du procès, un membre du gang fustigea l'inactivité des services sociaux, ces familles britanniques qui laissent leurs filles sortir la nuit, arborer certains vêtements... On peut regretter que la réalisatrice n'ait pas donné davantage la parole aux prévenus, à des psychologues, etc. Aucun d'eux n'a exprimé de remord.

"Quel prix ces fonctionnaires ont-ils payé d'avoir fermé les yeux sur ces atrocités modernes ? Quelle peine encourent-ils pour les avoir laissés se poursuivre sans lever le petit doigt ? Paieront-ils un jour ? Certaines familles de filles violées ont raconté qu'elles avaient tenté à de multiples reprises d'alerter sur le sort de leurs filles. Mais l'État leur a claqué toutes les portes au nez. Si la Grande-Bretagne doit remédier à la honte de cette culture de « gangs pédophiles », elle devrait commencer par modifier le rapport risque-bénéfice entre ceux qui paient pour avoir commis ces crimes monstrueux et ceux dont il est prouvé qu'ils ont aidé à les dissimuler", a écrit Douglas Murray, écrivain britannique (Gatestone Institute, 4 juin 2018).

Et d'expliquer : "La carrière post-gang pédophile d'un seul de ces fonctionnaires peut apporter un embryon de réponse. Son nom est Joanna Simons. En 2013, elle était directrice générale du conseil départemental d'Oxfordshire. C'est elle qui a piloté le programme « care » (aide sociale, soins) de l'Oxfordshire pendant près d'une décennie, c'est-à-dire toute la période où les viols de masse (l'enquête menée ultérieurement portera le nom d' « opération Bullfinch (Bouvreuil) ») ont été perpétrés. Parmi les actes de barbarie commis par ces hommes décrits à tort comme étant « d'origine asiatique », il y a eu cette fille dont le corps a été marqué d'un «M». M pour « Mohammed », le Mohamed en question exigeant que tout le monde sache que cette fille lui « appartenait », qu'elle était sa propriété... Après que des détails tels que ceux relatés ci-dessus aient été rendus publics, Joanna Simons a fait une vidéo qui a été mise en ligne par le conseil départemental d'Oxford. En cinq ans, moins de 2 000 personnes ont regardé ces 48 secondes d'excuses, lesquelles méritent pourtant un plus large public. Dans le film, Mme Simons fait face à la caméra et présente ses excuses aux personnes que le Conseil a laissé tomber, ce qui en dit long sur l'attitude qui a prévalu pendant des années en Grande-Bretagne. De la première image à la dernière, tout sonne faux... Ainsi, pour toute la peine qu'elle se donnait au sein du conseil départemental de l'Oxfordshire, Mme Simons percevait un salaire considérablement plus élevé que celui du premier ministre et plus de six fois le salaire moyen national... Bien qu'elle ait réussi à se maintenir en poste envers et contre tout en 2013, les révélations ont continué. Un audit de l'affaire a mis en évidence que les travailleurs sociaux et la police connaissaient les violences commises contre des centaines de jeunes filles de l'Oxfordshire depuis 2005 mais qu'ils n'ont ni enquêté ni même enregistré cela comme un crime... La démission de Simons a finalement eu lieu en 2015, événement qui lui a valu une prime de départ du Conseil départemental d'un montant de 259 000 £ (296 300 €)... On aurait pu croire qu'une telle personne éviterait de réapparaître en public, profiterait de son pactole et se ferait discrète. Mais l'Oxfordshire n'a pas égaré Simons trop longtemps. En juillet dernier, l'organisme qui s'occupe de promouvoir le tourisme régional - « Faites l'Expérience de l'Oxfordshire » - a annoncé la nomination de Joanna Simons à la direction du conseil d'administration. Le communiqué de presse annonçant sa nomination la citait elle-même entre guillemets. Simons parlait d'elle-même en affirmant que son expérience à la tête des services sociaux de l'Oxfordshire County Council la qualifiait pour assumer ce nouveau rôle."

No #MeToo
Le 13 mars 2018 Spiked Online a publié l'article The #MeToo set’s silence on the rape of working-class girls is deafening, de Joanna Williams : à Telford, pendant plus de quarante ans, mille filles blanches chrétiennes ont été droguées, violées, forcées à la prostitution, et certaines assassinées ainsi que leurs proches, par des gangs musulmans "asiatiques", soit indiens, pakistanais ou bangladais. Les autorités publiques informées de ces faits n'ont pas agi pour y mettre fin de crainte d'être qualifiées de racistes, d'islamophobes. Cette journaliste est indignée par le silence médiatique sur cette affaire tragique.

Une victime témoigne
Le 18 mars 2018, The Independent a publié le témoignage d'une victime, "rescapée" selon ses propres mots," d'un grooming gang de Rotherham. Déplorant l'inaction de la police, elle compare ces pédocriminels (groomers) à des terroristes et souligne le caractère religieux, islamique, et racistes de leurs actes :
"Adolescente, j'ai été amenée vers différentes maisons et appartement au-dessus de magasins de nourriture à emporter au nord de l'Angleterre, pour y être battue, torturée et violée plus de 100 fois. Ils me traitaient de “salope blanche” et de “blanche c***” tandis qu'ils me battaient". Ces groomers lui ont clairement fait comprendre que, "parce que j'étais une non-musulmane, et pas une vierge, et parce que je ne m'habillais pas "modestement", qu'ils croyaient que je méritais d'être "punie". Ils disaient que je devais "obéir" ou être battue"... Comme les terroristes, ils croyaient fermement que leurs crimes étaient justifiés par leurs convictions religieuses. Des experts disent que les grooming gangs diffèrent des cercles de pédophiles. C'est quelque chose de central que le gouvernement doit comprendre afin de prévenir ces crimes. En novembre 2017, le gouvernement suédois a organisé un meeting où il a déclaré que : “La violence sexuelle est utilisée comme une tactique du terrorisme”, et comme une menace à la sécurité nationale de la Suède. Le lien entre le terrorisme et le viol par ces gangs islamistes n'était pas ignoré. On a appelé à une éducation au contre-extrémisme. L'endoctrinement religieux occupe une grande partie du processus pour avoir des jeunes hommes impliqués dans le crime de grooming gang. Les idées religieuses sur la pureté, la virginité, la modestie et l'obéissance ont prises jusqu'à leur extrême, jusqu'à ce que l'abus horrible devienne la norme. On me l'a enseigné comme un concept de "l'altérisation“. Celui qui a commis des violences envers moi citait le Coran quand il me frappait... Le problème n'est pas le texte lui-même, c'et comme il est fondamentalement interprété... J'ai été témoin des manière dont de jeunes hommes sont formés pour devenir des malfaiteurs par des groomers plus âgés. C'est très similaire aux tactiques utilisées pour former au terrorisme, avec un langage émotionnel de "bombardement d'amour" (“frère”, “cuz”, “blud”), et des promesses de richesse et célébrité, puis d'humiliation, contrôlant par la culpabilité et la honte, un entraînement avec des armes, et l'instillation de la haine et de la peur des outsiders".
"As a teenager, I was taken to various houses and flats above takeaways in the north of England, to be beaten, tortured and raped over 100 times. I was called a “white slag” and “white c***” as they beat me.
They made it clear that because I was a non-Muslim, and not a virgin, and because I didn’t dress “modestly”, that they believed I deserved to be “punished”. They said I had to “obey” or be beaten.
Fear of being killed, and threats to my parents’ lives, made it impossible for me to escape for about a year. The police didn’t help me.
As I write this, it has been widely reported that a letter has been sent to Muslim groups around the country declaring a national “Punish a Muslim” day; elsewhere, the leaders of Britain First have been found guilty of religiously aggravated harassment.
In mainland Europe, conflict surrounding immigrants and refugees has been fuelled by stories of women being raped by migrants. People have been calling for violent attacks against “any Muslims” and have declared “war on Islam”.
Islamophobic online hate and personal attacks occur every day. In response, anti-fascist groups and the “far left” have carried out their own violent attacks on groups they perceive to comprise “white supremacists” or “Nazis”.
As someone who has experienced life inside a grooming gang, I can tell you with certainty that none of this is likely to make any difference to the behaviours of groomers. Like terrorists, they firmly believe that the crimes they carry out are justified by their religious beliefs.
If anything, rising anti-Muslim hate will probably make groomers stronger in their convictions, and drive ordinary young Muslim men towards fundamentalism, grooming gangs and terrorism. The camaraderie, protection, money, and kudos that these groups offer, makes them a strong pull for anyone. Worryingly, several young men I have spoken to joke that being a gangster and going to jail are their “life goals”.
However big or small the problem of grooming gang crime is, it is big enough to warrant national concern, not only because of the severity of crimes, but because of the degree of terror and threats to life involved. This really does devastate lives, families and communities. We don’t even talk about the non-survivors.
Experts say that grooming gangs are not the same as paedophile rings. It’s something that central Government really needs to understand in order to prevent more grooming gang crime in the future.
In November 2017, the Swedish government held a meeting where they stated that: “Sexual violence is being used as a tactic of terrorism”, and as such, it was recognised as a threat to Sweden’s national security.
The link between terrorism and rape undertaken by Islamist gangs was not being ignored. They called for counter-extremism education. This sounds like a balanced and intelligent governmental response to me.
Religious indoctrination is a big part of the process of getting young men involved in grooming gang crime. Religious ideas about purity, virginity, modesty and obedience are taken to the extreme until horrific abuse becomes the norm. It was taught to me as a concept of “othering”.
“Muslim girls are good and pure because they dress modestly, covering down to their ankles and wrists, and covering their crotch area. They stay virgins until marriage. They are our girls.
"White girls and non-Muslim girls are bad because you dress like slags. You show the curves of your bodies (showing the gap between your thighs means you’re asking for it) and therefore you’re immoral. White girls sleep with hundreds of men. You are the other girls. You are worthless and you deserve to be gang-raped.”
This hateful religious hypocrisy strikes people to their very core. But it’s far from unique. My main perpetrator quoted scriptures from the Quran to me as he beat me. However, almost identical scriptures (about the stoning to death of virgins who don’t scream when they are raped) can also be found in the Bible.
The problem isn’t the text itself; it’s how it’s fundamentally interpreted. In fact, there are many cases of Bible quotes being used to justify terrible human injustices, like the enslavement of people from Africa, antisemitism and violence towards LGBT+ people.
All the major world religions, including Hinduism and Buddhism, have also at some time been associated with extreme human rights abuses against men, women and children.
I experienced horrific, religiously sanctioned sexual violence and torture – so I definitely believe that we need to be aware of religious extremism as something potentially harmful, so that we can protect people from it.
But for Tommy Robinson and his followers to focus on an entire religion, based on the cruel interpretations of some scriptures by some people, is unhelpful, to say the least. Many of his religious theories and conjecture are not anything that I can relate to in my real life experiences.
Most grooming gang survivors I know absolutely condemn anti-Islamic hate, and we’re uncomfortable with English Defence League protests. We certainly don’t want random attacks on “all Muslims”. You can’t cure harm with more harm. Free-thinking men from Pakistani Muslim backgrounds, like Nazir Afzal, agree, and many deal with all of this incredibly graciously.
As a Rotherham grooming gang survivor, I am told that both child protection services and the prosecution of offenders is improving in most areas. But frustratingly, prevention hasn’t really begun.
I witnessed the ways young men are groomed to become perpetrators by older grooming gang members. It’s very similar to the tactics used in grooming for terrorism, with love-bombing, emotive language (“brother”, “cuz”, “blud”), and promises of wealth and fame, then humiliation, controlling with guilt and shame, training with weapons, and instilling hate and fear of outsiders.
Always, at the same time, they continue to convince these young men that they must find girls to be gang-raped too.
Grooming gang crime is upheld by religious extremism. Like Sweden, we must officially recognise this, and work to curb extremist preaching, teach religious counter-narratives, give gendered extremism education and deliver quality relationships education, while learning the lessons from Prevent and Channel. We need a careful, considered approach that is respectful of the human rights of everyone."
Rapport non rendu public
En juillet 2018, Sajid Javid, alors Secrétaire d'État à l'Intérieur (2018-2019) a promis un examen des caractéristiques des grooming gangs, disant que des cas visibles incluaient une “haute proportion d'hommes de tradition pakistanaise”, que des “raisons culturelles” pouvaient avoir joué et qu'il n'y aurait pas de “zones d'enquête évitées” : “Je ne laisserai pas des sensibilités culturelles ou politiques entraver la compréhension du problème et ne rien faire le concernant” “We know that in these recent high profile cases, where people convicted have been disproportionately from a Pakistani background. “I’ve instructed my officials to explore the particular contexts and characteristics of these types of gangs.”

"Mr Javid’s original pledge was in response to a letter from a cross-party group of politicians who called for the Home Office to undertake research into common patterns of behaviour and drivers of grooming gangs. Sarah Champion, the Labour MP for Rotherham, was among the signatories and voiced hope at the time that the review would prevent abuse and protect children."
« L'engagement initial de M. Javid répondait à une lettre rédigée par un groupe de responsables politiques de tous bords, qui demandaient au ministère de l'Intérieur de mener une recherche sur les schémas comportementaux communs et les facteurs à l'origine des réseaux de prostitution infantile. Sarah Champion, députée travailliste de Rotherham, figurait parmi les signataires et avait alors exprimé l'espoir que cette étude permettrait de prévenir les abus et de protéger les enfants. »

Le 28 décembre 2019, The Independent a révélé que les autorités locales ont identifié, en 2018-2019, 18 700 personnes présumées être des victimes d'exploitation infantile sexuelle, soit 3 300 de plus que cinq ans auparavant. Ce qui a suscité de nouveaux appels pour déployer des efforts de prévention. “Le gouvernement a singulièrement échoué à combattre avec détermination ce problème. Son approche a été partielle et insuffisante.”

Le Discours de la Reine Elisabeth II, qui a établi l'agenda législatif du Premier ministre Boris Johnson, n'a pas mentionné un rapport public. Sarah Champion a dit que les statistiques montraient que le grooming “demeure une des formes les plus importantes d'abus d'enfants dans le pays. Trop souvent, le gouvernement a dit qu'il "tirera les leçons". Cependant 19 000 enfants risquent encore l'exploitation sexuelle".

Le 21 février 2020, The Independent a révélé que le gouvernement britannique refusait de rendre publics les résultats de son enquête officielle sur les caractéristiques des "grooming gans" en alléguant que ce n'est pas dans "l'intérêt général".

Des rescapées ont accusé des ministres d'avoir fait des "promesses vides" tandis qu'un homme qui a poursuivi des violeurs à Rochdale a exhorté le Home Office (ministère de l’Intérieur) à “montrer du courage et à publier” ses découvertes.

Le gouvernement n'a rien annoncé après le départ de M. Javid pour le poste de Chancelier de l'Échiquier, Second lord du Trésor en 2019. "It has, however, said it will soon publish a national strategy that will set out a “whole system response to all forms of child sexual abuse”. In a letter to The Independent, officials said they had applied a “public interest test” but the information was exempt from the act because it concerned the development of government policy. “One of the main purposes of the exemption is to protect the ‘safe space’ necessary for ministers and officials to consider policy options in private without risk of premature disclosure,” it added.  “Disclosure would risk pre-empting decisions still to be made by ministers. In addition, the information could be misleading if made public and used out of context.”

"The Home Office’s FOI unit said the documents also included “operationally sensitive” information from police and could prejudice ongoing investigations.The letter added: “We recognise that this topic in general and any insight and learning are matters of strong public interest, although it does not necessarily follow that it is in the public interest to disclose any specific information relating to it.”

"Another woman, who was also sexually abused by a grooming gang in Rotherham and wanted to remain anonymous, said she was “disappointed and frustrated” by the decision not to release the report. “The government’s repeated failure to acknowledge the role of racism and religious bigotry in grooming gang crime has led to inadequate investigation, protection and prosecution,” she said. “Prevention of future grooming gang crime can only come through counter-narrative sex and relationships education.” The woman is campaigning for changes to hate crime guidance and the creation of a parliamentary committee to examine gender-based violence linked to faith and belief."

"A former chief prosecutor who initiated charges against a grooming gang in Rochdale warned that far-right groups were using a “vacuum” of reliable information to spread their beliefs and gain support. Nazir Afzal said he had been calling for formal research on potential links between ethnicity and street-based abuse since 2012. “The misinformation and anecdote are exploited by white supremacists and others with an agenda,” he added. “The sooner we have evidence, the sooner we can truly confront it. The Home Office should show some courage and publish.”

"The Home Office has said it will soon publish a national strategy that will set out a “whole system response to all forms of child sexual abuse”. A spokesperson for the government department said: “Child sexual abuse is a sickening crime and predators who abuse children will face the full force of the law. “We’re pursuing work on a number of fronts to understand the characteristics of group-based offending and the contexts in which it occurs. This includes ongoing work commissioned by the previous home secretary and will inform future government policies on child sexual abuse. “New sentencing laws will also ensure the most serious violent and sexual offenders spend time in prison that matches the severity of their crimes, protecting victims and giving the public confidence in the criminal justice system.”

Curieusement, les médias ont davantage couvert le scandale décrit dans un rapport de 190 pages de l'Independent Inquiry into Child Sex Abuse (IICSA), rendu public le 25 février 2020 et concernant des politiciens pédocriminels britanniques, dont Sir Peter Morrison et Cyril Smith, protégés ou bénéficiant de l'indifférence de Westminster des années 1970 aux années 1990. L'enquête n'a pas prouvé l'existence d'un "réseau pédophile organisé". « Ce sont là des exemples d'une culture politique qui accorde bien plus d'importance à sa réputation qu'au sort des enfants impliqués », déplore le rapport. « Le gouvernement va examiner ce rapport et considérer comment y répondre en temps utile », a réagi la ministre de l'Intérieur, Priti Patel.

Des organisations féministes sont demeurées silencieuses concernant ces faits graves et les préjudices multiples subis par les jeunes victimes.

Tommy Robinson
D'origine irlandaise, Stephen Christopher Yaxley-Lennon, connu sous le nom de “Tommy Robinson”, a fondé l'English Defence League (EDL). Il milite contre l'immigration massive et critique l'islam.

Pour avoir couvert l'ouverture du procès du gang de Telford malgré les limitations imposées par la justice, il a été condamné en 2018 à dix mois d'emprisonnement pour "atteinte à l'ordre public" - une peine à laquelle se sont ajoutés trois mois d'emprisonnement. "Dans son jugement, le juge a même interdit aux médias britanniques de couvrir l’affaire pour éviter de compromettre le procès des pédophiles présumés... « Il n’y a aucune identité à protéger, aucun trouble à l’ordre public et les faits sont déjà connus. Il s’agit d’une arrestation politique », confie Raheem Kassam à Valeurs actuelles".

Ayant interjeté appel, Tommy Robinson a été libéré sous caution après trois mois de détention. Il est soutenu notamment par le Middle East Forum, fondé par Daniel Pipes au nom de la liberté dans le combat contre l'islamisme, et le Gatestone Institute.

La pétition "Free Tommy Robinson" (Libérez Tommy Robinson) a revêtu 632 645 signatures :
"Tommy Robinson a été arrêté et emprisonné pour avoir parlé des gangs pédophiles musulmans. Un travail qu’il choisit de faire au détriment de sa propre sécurité pour informer le public des horreurs commises au nom d’Allah. Envers et contre tout, il fait le travail d’information que les médias de masse refusent de faire. Tommy parle de problèmes affectant toutes les communautés, mais qui sont pourtant passés sous silence et cachés du grand public. Il est temps que nous soyons forts et solidaires, et que nous le soutenions.
LIBÉREZ TOMMY ROBINSON"
Le 5 juillet 2019, la cour londonienne de l'Old Bailey a confirmé une peine d'emprisonnement ferme.

Le 8 juillet 2019, dans une vidéo diffusée sur le site d'Infowars, Tommy Robinson, âgé de 36 ans, sollicite du Président Donald Trump qu'il lui accorde l'asile politique. Il insiste sur les menaces de mort pesant sur lui, sur son amour des Etats-Unis et sur sa condamnation consistant à violer la liberté d'expression garantie par le premier amendement de la Constitution américaine. "Sa condamnation met directement sa vie en danger, les prisons de son pays étant d'après lui «contrôlées par des gangs djihadistes». Le militant estime que le gouvernement britannique tente de le «faire taire» par tous les moyens, et qu'il n'a par conséquent «pas d'avenir» au Royaume-Uni. « Nous n'avons plus de liberté. Le pays est tombé », a-t-il ajouté désabusé".

En octobre 2024, Tommy Robinson a été condamné à 18 mois de prison "pour avoir violé une injonction judiciaire lui interdisant de proférer des accusations diffamatoires à l’encontre d’un réfugié syrien, et avoir diffusé son documentaire « Silenced » (2021), malgré une interdiction prononcée par la justice il y a 3 ans. Il est  emprisonné dans une prison de haute sécurité, aux côtés des criminels très dangereux, "et placé à l’isolement, prétendument pour sa propre sécurité. Le documentaire retrace le fil du procès en diffamation qu’il a perdu en 2021. Robinson y revient sur ses allégations contre un jeune réfugié syrien, qu’il accusait de violences dans son école, et pointe du doigt un système judiciaire et médiatique qu’il estime complice du silence. Malgré une décision de justice lui ayant interdit de répéter les propos jugés diffamatoires, le militant a tout de même décidé de publier le film". Tommy Robinson a exprimé des remords : « J’aurais dû le sortir publiquement et vous montrer ce film. Mais je ne l’ai pas fait. J’ai laissé la peur m’envahir : peur de deux ans de prison, peur des effets de l’isolement prolongé, peur des gangs jihadistes en détention, et peur des conséquences pour ma famille. » Finalement, il avait décidé de briser le silence"

En janvier 2025, Elon Musk a pris position en faveur de la libération de Tommy Robinson. Elon Musk a dépeint Tommy Robinson comme un militant ayant dénoncé ces abus sexuels, ce qui a suscité des réactions de désapprobation, y compris de la part de certaines figures de la droite radicale britannique."

Soutiennent Tommy Robinson, en plus d'Elon Musk, Sarah Knafo, eurodéputée Reconquête !, - « Tommy Robinson se bat pour son pays. Son pays l'enferme. Les peuples occidentaux doivent enfin choisir des dirigeants qui les aiment. Cela se produira partout », Marion Maréchal eurodéputée proche du Rassemblement national - « Free Tommy Robinson » - et Geert Wilders, dirigeant néerlandais du Parti de la liberté (PPV).

"Easy Meat: Inside the British Grooming Gang Scandal"
En 2016, New English Review Press a publié "Easy Meat: Inside the British Grooming Gang Scandal" de Peter McLoughlin.

"Peter McLoughlin spent years believing the Leftist narrative, namely it was 'a racist myth' that organised Muslim groups in Britain and the Netherlands ('grooming gangs') were luring white schoolgirls into a life of prostitution. But in 2009 he first encountered people who said their children had been groomed like this. These informants had non-white people in their immediate and extended family, and were thus unlikely to be racists. So McLoughlin dug deeper and what he found shocked him: there were mounds of evidence that social workers, police officers, Muslim organisations, journalists and even some Members of Parliament must have known about these grooming gangs for decades, and they had turned a blind-eye to these crimes. He also came across references to incidents where any proof had since vanished. McLoughlin spent several years uncovering everything he could and documenting this scandal before the evidence disappeared. He demonstrates that the true nature of this grooming phenomenon was known about more than 20 years ago. While he was writing this book, Parliament was forced by rising anger in Britain to conduct its own low-key investigation. The eventual report concluded the grooming problem was basically in one town: Rotherham. Official reports finally admitted there were more than 1400 victims in this otherwise unremarkable town. McLoughlin argues the authorities will continue their cover-up of this scandal, with many thousands of new victims across the country every year. The criminal indicators in Rotherham are to be found in scores of towns across Britain. McLoughlin's book is an attempt to get the public to wake up, for them to demand civilised solutions, because if the social contract breaks down, people may turn to vigilante justice as the prostituting of schoolgirls continues unabated. The book documents the hidden abuse of Sikh victims by grooming gangs, and how Sikhs in Britain have already resorted to vigilante justice. The book exposes how political correctness was used to silence potential whistle-blowers, and how this grooming phenomenon demonstrates that multiculturalism does not work. Every layer of authority in the British state comes under detailed examination to expose their part in the scandal. McLoughlin leaves no stone unturned, and at 130,000 words in length, it is likely to be the most detailed critique of this scandal for years to come."

Extraits de la revue de presse :
"How does a nation commit suicide? Peter McLoughlin's Easy Meat is a harrowing step-by-step chronicle of how Britain is doing just that, by sacrificing its girls to the idols of multiculturalism and political correctness. McLoughlin lays out in heart-wrenching detail how British officials abandoned thousands of unfortunate girls to the depredations of Muslim rape gangs who were inspired and motivated by Islamic teachings on the treatment of infidel women, and did nothing to save them for fear of being called "racist" and "Islamophobic." Young girls and women are the future of any nation; what Britain has done to its own has condemned it to a future of chaos, civil war, and slavery. Peter McLoughlin has done an invaluable service in laying out exactly how it all happened. May this important book serve as a cautionary tale for nations that are still free.
-- Robert Spencer, author of the bestsellers The Politically Incorrect Guide to Islam (and the Crusades) and The Truth About Muhammad.

A non-Islamic society which allows its young women and girls to be raped, beaten and treated as literal war-booty by Muslim males is a society teetering on the brink of irrelevance. A non-Islamic society which goes out of its way to suppress the truth behind the Islamic gang-rape scandal and which actively sides against the non-Muslim victims is a society on the brink of extinction. Peter McLoughlin s forensic research details how evils once considered unthinkable and impossible have now became a routine part of everyday life in towns and cities across Great Britain. Mr McLoughlin s majestic investigative work joins all the dots from the life and teachings of the Muslim Prophet Muhammed through to the suicidal moral and cultural relativism of the Politically Correct West. He skewers all who need to be skewered; the politicians, the social workers, the journalists, the police and the media all who contrived to cover up the most wicked crime of the century lest it give credence to the political right who had been warning of just such terrible crimes for the last two decades. Although this book concentrates primarily on the grooming/rape issues, it serves an equally important role in reminding us that we are in a cultural battle for the continuation of Western civilisation and that time is rapidly running out if we wish to overturn the PC establishment before it takes us all down with it. Bravo Mr McLoughlin!
-- Paul Weston, chairman of Liberty GB and leader of Pegida UK.
--New English Review"

Elon Musk
Le 2 janvier 2025, à la Chambre des lords, à Londres, Lord Pearson, Baron Pearson of Rannoch, parlementaire, critique de l'islam et ancien dirigeant de l'UKIP (2009-2010), a déclaré : « Si nous extrapolons à l’échelle nationale les rapports pénitentiaires sur Rotherham et Telford, ainsi que celui d’Oxford […], il semblerait que plus de 250.000 jeunes filles blanches aient été violées au cours de ce siècle, principalement par des hommes musulmans, ces victimes subissant souvent des abus quotidiens pendant des années. » 

Le 2 janvier 2025, Elon Musk a posté :
"In the UK, serious crimes such as rape require the Crown Prosecution Service's approval for the police to charge suspects.
Who was the head of the CPS when rape gangs were allowed to exploit young girls without facing justice?
Keir Starmer, 2008 -2013"
("Au Royaume-Uni, les crimes graves tels que le viol nécessitent l'approbation du Crown Prosecution Service pour que la police puisse inculper les suspects.
Qui était à la tête du CPS lorsque les gangs de violeurs étaient autorisés à exploiter des jeunes filles sans être traduits en justice ?
Keir Starmer, 2008-2013)
Puis
"Who is the boss of Jess Phillips right now? Keir Stamer.
The real reason she's refusing to investigate the rape gangs is that it would obviously lead to the blaming of Keir Stamer (head of the CPS at the time)".
(Qui est le patron de Jess Phillips en ce moment ? Keir Stamer.
La véritable raison pour laquelle elle refuse d'enquêter sur les gangs de violeurs est que cela conduirait évidemment à blâmer Keir Stamer (chef du CPS à l'époque)."
Le Crown Prosecution Service (CPS) ou « Service des poursuites judiciaires de la Couronne »), Service indépendant des ministères, est chargé des poursuites judiciaires en Angleterre et au Pays de Galles. Soit l'équivalent du procureur en France.

"Jess Philips, députée travailliste et ministre de la protection de l’enfance, a refusé la mise en œuvre d’une enquête publique sur les abus perpétrés sur des enfants dans la ville d’Oldham, préférant laisser l’initiative aux autorités locales". 

"Le milliardaire a reçu les remerciements de Nigel Farage, chef de file du parti Réformiste britannique, qui l’a présenté comme un « héros absolu » très « utile à notre cause ». « Je pense que certaines des critiques formulées par Elon Musk sont mal jugées et certainement mal informées», a de son côté répondu Wes Streeting, secrétaire d’État à la Santé et à la Protection sociale du Royaume-Uni, dans une interview donnée à la BBC, rappelant que plusieurs enquêtes avaient déjà été menées sur ce scandale. L’Anglais a cependant invité le patron de X à travailler avec le gouvernement britannique et à se « retrousser les manches » à ce sujet. 

Le 3 janvier 2025, The Telegraph publiait l'article : "Le parti travailliste bloque l'enquête sur le comportement de Starmer à la tête du CPS. Le parti travailliste a bloqué une enquête sur la conduite de Sir Keir Starmer en tant que chef du Crown Prosecution Service lors de l'enquête sur le scandale de pédophilie d'Oldham". Sir Keir Starmer a été "procureur ou directeur du Service des poursuites judiciaires de la Couronne (CPS) de 2008 à 2013", donc pendant les années du scandale des gangs de pédophiles. 

Le 3 janvier 2025, Elon Musk a posté notamment : 
« Starmer a été complice du VIOL DE LA GRANDE-BRETAGNE quand il a dirigé le Crown Prosecution durant 6 ans.
Starmer doit partir et doit faire face à des accusations pour sa complicité dans le pire crime de masse de l’histoire de la Grande-Bretagne ». 

Le 4 janvier 2025, The Telegraph a publié l'enquête "How the grooming gangs scandal was covered up. The child victims of rape were denied justice and protection from the state to preserve the image of a successful multicultural society" (Comment le scandale des gangs de pédophiles a été étouffé
Les enfants victimes de viol se sont vu refuser justice et protection par l’État pour préserver l’image d’une société multiculturelle prospère) de Sam Ashworth-Hayes et  Charlie Peters. Extrait :
"Lorsque la police a appris que des gangs s’approchaient des enfants aux portes des écoles, elle a caché l’information aux parents au cas où cela conduirait à des « tensions communautaires», détaille à ce propos un article du Telegraph publié le 4 janvier et intitulé « Comment le scandale des gangs de pédophiles a été étouffé ». 

"La cheffe de l’opposition conservatrice britannique Kemi Badenoch, dont le parti tente justement de contenir la montée de Reform UK, parti anti-immigration britannique qu’Elon Musk est soupçonné de vouloir financer, a appelé au lancement d’une enquête indépendante sur le  «scandale des gangs de viols ».
 
"Le retour de ce scandale sur la scène médiatique a largement ému à travers l’Angleterre, l’autrice d’Harry Potter J.K. Rowling réclamant notamment des comptes. « Les détails qui émergent sur ce que les gangs de violeurs… ont fait aux filles de Rotherham sont carrément horribles. Les allégations d’une possible corruption policière dans cette affaire dépassent presque l’entendement », s’est insurgée l’écrivain sur X le 2 janvier 2025. 

Rupert Lowe
Le 16 juin 2026, Rupert Lowe, membre britannique de la Chambre des Communes (Restore Britain) du Great Yarmouth, a publié un rapport d'enquête (212 pages) sur les « rape gangs » en Angleterre. Il a pu mener, durant seize mois, son enquête indépendante - sans subvention publique - grâce au crowdfunding : "plus de 764 000 livres sterling levées auprès de plus de 22 000 contributeurs individuels". 

"La survivante de Rotherham Sammy Woodhouse a dirigé l’équipe d’enquête. Les auditions publiques ont eu lieu à Londres du 4 au 13 février 2026. Le panel comprenait les députés Esther McVey, Nick Timothy et Carla Lockhart."

"Le rapport établit que des réseaux organisés, composés principalement d’hommes d’origine pakistanaise et de confession musulmane, ont systématiquement ciblé des jeunes filles britanniques blanches et vulnérables à travers tout le pays — depuis les années 1950 au moins. Le premier cas documenté remonte à 1955 : quatre Pakistanais de Bradford inculpés pour le viol d’une fille de 15 ans originaire de Middlesbrough, peu après l’entrée en vigueur du British Nationality Act de 1948 qui ouvrit le Royaume-Uni à l’immigration de masse du sous-continent".

"L’estimation du nombre de victimes est de 250 000 au minimum — chiffre issu d’une déclaration de Lord Pearson of Rannoch à la Chambre des Lords le 14 mai 2019, construite par extrapolation nationale des données du rapport Jay sur Rotherham et des enquêtes de Telford et Oxford. Lord Pearson précisait lui-même que ce chiffre était probablement sous-estimé. Le rapport Lowe confirme cette extrapolation : le modèle de Rotherham (1 400 victimes identifiées entre 1997 et 2013) et de Telford (plus de 1 000 enfants sur plusieurs décennies) appliqué à l’échelle nationale — compte tenu du facteur de sous-déclaration massif reconnu par toutes les enquêtes officielles — aboutit à ce seuil de 250 000 comme minimum absolu. Selon le rapport, près de 19 000 enfants ont été identifiés comme victimes d’exploitation sexuelle en Angleterre en une seule année. Les crimes ont été commis dans au moins 149 districts d’autorités locales — soit près de 40% de l’ensemble du territoire britannique."

"Dans les dossiers judiciaires et les enquêtes officielles, environ 87% des condamnés dans ces affaires d’exploitation sexuelle collective d’enfants portaient des noms distinctivement musulmans. L’imam Taj Hargey, de la Congrégation islamique d’Oxford, estime que la proportion réelle de membres de gangs qui sont musulmans avoisine 95%. Les réseaux étaient composés de manière écrasante d’hommes d’origine pakistanaise, mais aussi somalienne, iranienne, syrienne et turque".

Au fil des décennies, le mode opératoire se reproduit quasi à l'identique dans toutes les villes étudiées. "Des filles dès l’âge de 11 ans étaient d’abord approchées par un jeune homme musulman qui les traitait comme des adultes, leur fournissait alcool, drogues et cigarettes. Après quelques mois, elles étaient récupérées aux grilles des écoles, dans les foyers d’accueil et dans les rues par des taxis. Emmenées dans des maisons, appartements, restaurants et hôtels, elles y étaient violées à plusieurs reprises par des groupes d’hommes, torturées, filmées à des fins de chantage, insultées de « white trash » ou de « kuffar » méritant punition."

"Beaucoup sont tombées enceintes alors qu’elles étaient encore enfants. Certaines ont fait des fausses couches sous le trauma. D’autres ont subi des avortements coercitifs, parfois dans des conditions clandestines causant des séquelles physiques durables. D’autres encore ont accouché d’enfants nés du viol, enfants que l’État plaçait souvent dans le même système de protection de l’enfance défaillant qui avait failli à protéger leurs mères. Le rapport documente des victimes dont les mères avaient elles-mêmes été victimes des mêmes réseaux — un traumatisme intergénérationnel institutionnalisé."
"Les grossesses étaient délibérément utilisées comme outil de contrôle. Des filles de 11 à 16 ans se présentaient dans les hôpitaux et les centres de santé sexuelle avec des blessures génitales, des infections sexuellement transmissibles multiples et des grossesses causées par des viols. Le NHS enregistrait ces données et renvoyait les victimes sans aucun signalement de protection ni suivi traumatologique."

"Le trafic entre villes était systématique. Certaines victimes ont été envoyées au Moyen-Orient où elles subissaient des « mariages islamiques » forcés. Les gangs utilisaient des applications de messagerie cryptée, des « salles rouges » de torture extrême documentées dans les témoignages, et des réseaux de taxis qui constituaient l’épine dorsale logistique des opérations."

Le rapport souligne les défaillances des services publics britanniques : police, hôpitaux, services sociaux, établissements scolaires, institution judiciaire, etc. "La police a ignoré des signalements répétés, criminalisé les victimes plutôt que les auteurs, détruit des preuves, et laissé des violeurs connus en liberté sous caution. Un père, Marlon, a signalé sa fille de 14 ans disparue trente-neuf fois à la police. Un officier de police lui a ordonné d’arrêter de faire des signalements. Lors d’une réunion multi-agences, cet officier a crié sur le père devant tous les présents. Des victimes ont été arrêtées et emprisonnées pour « entrave à la justice » alors qu’elles tentaient de dénoncer leurs agresseurs."
"Les services sociaux ont sapé l’autorité parentale, placé des enfants dans des foyers qui servaient de plaques tournantes aux trafiquants, fermé des dossiers malgré des indicateurs évidents d’exploitation, et exercé des représailles contre les lanceurs d’alerte. Dans un cas documenté, des travailleurs sociaux ont dit à une adolescente en présence de son père qu’elle pouvait appeler la police si son père essayait de l’empêcher de sortir — lui donnant effectivement la permission de rejoindre ses abuseurs."
"Le NHS enregistrait les blessures génitales, les IST chez des enfants de 13 ans, les grossesses par viol et les tentatives de suicide — et renvoyait les victimes chez leurs abuseurs sans signalement de protection ni soin traumatologique."
"Les écoles observaient des hommes adultes attendre aux grilles pour récupérer des élèves, entendaient des divulgations de viols dans l’enceinte scolaire — et répondaient en excluant les victimes plutôt qu’en les protégeant. Dans un cas, une adolescente a été illégalement exclue pour des comportements liés au grooming, puis réaffectée à une nouvelle école où le gang opérait également."
"Les autorités de licences taxis ont renouvelé les permis de conducteurs qui constituaient l’épine dorsale logistique des réseaux, et ont reculé face aux protestations organisées quand des mesures de sécurité élémentaires ont été proposées."
"L’appareil judiciaire n’a jamais invoqué les circonstances aggravantes racistes contre les gangs antiblanches — contrairement à ce qui s’est passé systématiquement pour les crimes interraciaux commis par des Blancs. Le rapport cite le cas de Darren Osborne, condamné à perpétuité avec une peine minimale de 43 ans pour l’attentat à la camionnette contre des musulmans en 2017, le juge ayant explicitement retenu le mobile raciste et idéologique comme circonstance aggravante. Pendant ce temps, des hommes condamnés pour avoir violé des dizaines d’enfants pendant des années ont écopé de 4 à 12 ans, dont beaucoup n’ont purgé qu’un tiers à la moitié. Des défenses culturelles — « c’est notre tradition somalienne », « ses vêtements l’y invitaient » — ont été tolérées par les juges plutôt que rejetées d’emblée."

Le rapport insiste sur la responsabilité politique. "Le Parti travailliste est désigné comme le premier responsable de la dissimulation la plus longue et la plus délibérée. Des conseils municipaux à dominante travailliste ont réprimé les enquêtes, menacé des lanceurs d’alerte d’accusations de racisme, et donné l’ordre aux officiers de ne pas enregistrer l’ethnicité des auteurs. Le rapport Jay de 2014 avait déjà exposé comment des conseillers travaillistes à Rotherham avaient minimisé le viol systématique de 1 400 filles pour ne pas aliéner la communauté pakistanaise. Ce schéma s’est reproduit dans tout le pays."
"En janvier 2025, les députés travaillistes ont voté en masse contre un amendement conservateur réclamant une enquête nationale statutaire sur les gangs de viols. L’amendement a été rejeté par 364 voix contre 111. Des plans pour cinq enquêtes locales séparées auraient été discrètement abandonnés pour « ne pas offenser les Pakistanais », selon une révélation du Telegraph."
"Le rapport identifie des membres travaillistes ayant eux-mêmes été des auteurs directs. Lord Nazir Ahmed, ancien conseiller municipal travailliste à Rotherham élevé à la pairie par Tony Blair, a été condamné en 2022 pour de multiples infractions sexuelles sur enfants, dont le viol d’une fille de 13 ans. L’ancien conseiller travailliste Liron Velleman a plaidé coupable d’infractions sexuelles sur une enfant de 13 ans. L’ancien député travailliste Ivor Caplin a été arrêté en 2025 pour grooming d’un enfant de 15 ans. Selon le rapport, lorsque Keir Starmer était Directeur des poursuites publiques, 13 000 suspects de viols en gang et de pédophilie auraient été relâchés avec de simples lettres d’avertissement."
Le rapport "qualifie l’enquête nationale lancée par le gouvernement travailliste en décembre 2025, présidée par la Baronne Anne Longfield, d' »exercice de confinement ». Ses termes de référence, finalisés en mars 2026, excluent délibérément tout examen systématique du profil démographique, culturel et religieux des auteurs. Selon le rapport, c’est une enquête structurée précisément pour ne pas pouvoir déranger le consensus politique qui a permis aux gangs d’opérer."

Les Conservateurs "ne sont pas épargnés : au pouvoir de 2010 à 2024, ils n’ont pas imposé d’enregistrement obligatoire de l’ethnicité des auteurs et n’ont pas lancé d’enquête nationale malgré les révélations du rapport Jay. L’Écosse a refusé toute enquête dédiée jusqu’en février 2026 et ne recueille toujours pas systématiquement l’ethnicité des auteurs."

Le rapport "consacre un chapitre entier à Londres, qu’il désigne comme l’épicentre du déni institutionnel. Le maire Sadiq Khan a répété publiquement qu’il n’existait pas de gangs de grooming organisés dans la capitale — alors que la police métropolitaine détenait des rapports documentant exactement ce type de crimes. Une enquête du Daily Express a révélé que Khan avait eu accès à des documents de l’Inspection des Constabulaires détaillant ces schémas d’infractions — et avait continué à nier publiquement leur existence. En octobre 2025, la Metropolitan Police a annoncé une révision de 9 000 dossiers d’exploitation sexuelle d’enfants. La National Crime Agency a lancé l’opération Beaconport pour examiner des milliers de fichiers supplémentaires, après que les évaluations initiales ont révélé des erreurs humaines, des pistes non suivies et des dossiers abandonnés à tort."

"L’équipe de Rupert Lowe identifie huit éléments théologiques et juridiques islamiques que le rapport présente comme ayant fourni une justification religieuse aux auteurs. Ces éléments incluent la doctrine de supériorité musulmane tirée de versets coraniques, les principes islamiques de loyauté et de rejet des non-croyants (al-walā’ wa-l-barā’), la supériorité des hommes sur les femmes, le mariage forcé combiné à l’absence d’âge minimum de consentement dans la jurisprudence islamique, la perception de la sexualité féminine comme intrinsèquement dangereuse, un système d’esclavage sexuel qui autorise les relations avec des captives non-musulmanes, et une hiérarchie sociale religieusement sanctionnée qui subjugue les non-musulmans. Ces éléments, filtrés à travers des sous-cultures immigrées claniques, ont selon le rapport fourni une justification religieuse au viol systématique et même au meurtre de jeunes Britanniques blanches."

Le rapport "formule des recommandations précises. Sur les expulsions : tout ressortissant étranger condamné pour exploitation sexuelle organisée d’enfants doit être expulsé. Tout citoyen britannique condamné pour ces faits et titulaire d’une double nationalité perd automatiquement sa nationalité britannique, devenant passible d’expulsion. Les membres de la famille ayant soutenu, hébergé ou omis de signaler les infractions doivent également faire l’objet d’une procédure d’expulsion. Sur les peines, le rapport réclame un renforcement radical des sanctions, et cite explicitement le soutien de Lowe au rétablissement de la peine de mort pour les crimes les plus graves, estimant qu’elle serait « plus que proportionnée » dans le cas des gangs de viols."

Rupert Lowe a annoncé "la publication intégrale de tous les témoignages, l’identification des responsables au Parlement, et le lancement de poursuites civiles et pénales privées pour garantir une responsabilisation maximale."

Ce rapport "constitue le document le plus complet et le plus frontal produit à ce jour sur l’un des scandales les plus graves de l’histoire britannique contemporaine. Et il repose sur des centaines de témoignages directs de victimes, de parents, de lanceurs d’alerte et d’experts — des gens qui ont attendu des décennies qu’on les entende. Le message central du rapport tient en une phrase de sa conclusion : les auteurs portent la responsabilité première, mais les défaillances institutionnelles qui les ont rendus possibles pendant des décennies doivent également être confrontées. Ce n’est pas une affaire d’il y a vingt ans. Selon les enquêteurs, les abus se poursuivent. Les responsables politiques qui ont fermé les yeux paieront-ils pour leur complicité face à ce crime immense ?"

Eric Zemmour a posté sur X :
"Au moins 250 000 jeunes filles britanniques, majoritairement blanches, ont été victimes de viols en réunion et d’abus systématiques depuis les années 2000, perpétrés par des réseaux criminels de musulmans pakistanais. Drogue, alcool, chantage par vidéos, viols collectifs, conversions forcées à l’islam, grossesses, avortements, tentatives de suicide : les faits décrits sont terrifiants. Le rapport met également en cause les institutions britanniques : police, services sociaux, écoles et collectivités locales auraient ignoré ou minimisé volontairement les plaintes par crainte d’être accusées de « racisme » et afin de préserver les « relations communautaires ». Il s’agit de l’un des plus grands scandales de viols collectifs de l’histoire du Royaume-Uni. Pourtant, en France, peu osent en parler. Traitées de « racaille blanche » ou de « kuffar » méritant « d’être punies » lors de leurs supplices, ces jeunes Britanniques de souche n’auront pas le soutien des féministes occidentales, bien trop occupées à chasser le méchant patriarcat blanc. Et le peu de féministes qui réagiront passeront à côté de l’essentiel : l’immigration musulmane. En Angleterre comme en France, la remigration devient plus que vitale."

FRANCE
La situation de ces services et autorités publiques en France est-elle si différente ? 

Depuis des décennies, l'Etat ne met pas un terme aux scandales concernant l'Aide sociale à l'enfance (ASE) : des enfants et adolescents(es), retirés de leurs familles parfois sans raison valable, sont placés dans des foyers où ils sont victimes d'agressions sexuelles ou de viols par d'autres enfants ou adolescents. Et, devant ces foyers, des proxénètes les attendent pour les contraindre, par l'addiction à des drogues, à se prostituer.

"On estime à 20 000 le nombre de prostituées mineures en France. Un pourcentage de 75 % provient du système de protection de l'enfance (ASE). Autrement dit, les enfants sont recrutés directement dans les foyers d'accueil publics. La prostitution infantile en France a augmenté de 43 % ces quatre dernières années, la police constatant que les victimes sont de plus en plus jeunes. Les réseaux chinois, nord-africains, balkaniques et nigérians figurent parmi les principaux trafiquants de jeunes filles dans le pays."

Le 5 mai 2015, la juge des libertés de Melun a remis en liberté un individu ayant tenté, dans la nuit du 28 au 29 avril 2015, de tuer une prostituée et ne cachant pas son intention de réitérer son crime. Le 7 mai 2015, le tribunal de Mâcon a condamné Florian Lapalus, 18 ans, et Adrian Pazola, 19 ans, tous deux soupçonnés d’avoir voulu incendier la mosquée turque de cette ville préfecture dans la nuit du 25 au 26 avril, à une peine de 30 mois d’emprisonnement, dont six mois fermes. Curieuse hiérarchie des peines selon la justice française où la vie d’un être humain chrétien vaut moins qu’une mosquée. 

ALLEMAGNE
"En Allemagne, les proxénètes sont « principalement d'origine syrienne, pakistanaise et nord-africaine ». En Grande-Bretagne, ils sont majoritairement pakistanais, ce qui a incité quelques personnes courageuses – pas assez pour oser les qualifier de « réseaux de pédophiles pakistanais » – à les dénoncer. Mais s'ils ont détruit la vie de jeunes Anglaises à une échelle industrielle, c'est parce qu'ils étaient musulmans. Le Coran enseigne que les femmes infidèles peuvent être licitement prises à des fins sexuelles (cf. l'autorisation donnée à un homme de prendre « des captives de sa main droite », 4:3, 4:24, 23:1-6, 33:50, 70:30). Le Coran dit : « Ô Prophète ! Dis à tes épouses, à tes filles et aux femmes des croyants de bien rabattre leurs voiles. Cela est préférable, afin qu'elles soient reconnues et ne soient pas importunées. Allah est Pardonneur et Miséricordieux. » (33:59) Il en découle que si les femmes ne se couvrent pas suffisamment de leurs vêtements, elles peuvent être victimes d'abus, et que de tels abus seraient justifiés".

« À Nuremberg, des réseaux de proxénétisme impliquant des migrants sont accusés d’attirer des mineures dans la prostitution en échange de drogues dures », relate Thomas Brooke (Remix News, 22 mai 2026) : 
"Des réseaux de trafiquants de drogue migrants opérant dans la ville bavaroise de Nuremberg sont accusés d'exploiter des mineures en les attirant avec des cadeaux, en les rendant dépendantes aux drogues dures, puis en exigeant des relations sexuelles en échange de nouvelles livraisons, selon un communiqué de presse de la police régionale.
L'exploitation présumée se concentrait sur la Nelson Mandela Platz, près de la principale gare ferroviaire de la ville, ainsi que dans les zones voisines, notamment Südstadt et Celtispark, connues depuis longtemps des services de police pour leurs activités liées à la drogue.
Dans un communiqué publié jeudi,  la police bavaroise a indiqué que les enquêteurs avaient recueilli des preuves de plus en plus nombreuses montrant que des membres du réseau de trafic de drogue approchaient délibérément de jeunes filles issues de familles et de milieux précaires. Les hommes identifiés à ce jour seraient, selon la police, majoritairement d'origine syrienne, pakistanaise et nord-africaine.
Les jeunes filles, dont certaines n'avaient que 13 ans, auraient d'abord reçu des marques d'affection et des cadeaux tels que des vêtements ou des produits de beauté. Les enquêteurs pensent qu'elles ont ensuite été approvisionnées en drogues dures, notamment en méthamphétamine. Devenues dépendantes, elles n'auraient reçu d'autres drogues qu'en échange d'actes sexuels ou d'autres « services », certaines étant contraintes à la prostitution.
Dix personnes ont été identifiées à ce jour, selon le Nürnberger Nachrichten. Quatre d'entre elles font l'objet d'une enquête pour des infractions telles que le trafic de stupéfiants, la fourniture de stupéfiants à des mineurs et des crimes sexuels. Un Syrien de 23 ans est déjà en détention, tandis que des mandats d'arrêt ont été émis contre deux hommes toujours en fuite : un Syrien de 22 ans et un apatride de 25 ans. Un Pakistanais de 18 ans est également visé par une enquête.
Il est possible que l'enquête révèle un vaste réseau de pédocriminels à l'échelle de la ville, les services de protection de l'enfance tirant déjà la sonnette d'alarme quant à l'ampleur du problème. Frank Schmidt, directeur adjoint du service de protection de l'enfance de Nuremberg, a déclaré que les problèmes rencontrés aux abords des grandes gares ne sont « pas propres à Nuremberg », mais a souligné que le caractère public de la prostitution présumée liée à la drogue chez les jeunes filles était un phénomène nouveau".

AUTRICHE
"À Innsbruck, des adolescentes sombrent dans la toxicomanie et la prostitution. Depuis février dernier, trois adolescentes, âgées de 13, 14 et 16 ans, sont décédées d'une suspicion d'overdose. L'autopsie de la plus jeune a révélé qu'elle était décédée après avoir consommé plusieurs drogues dures, dont de la cocaïne, des opiacés et des médicaments psychotropes." 

"Klaus Kapelari, directeur médical du Centre de compétences en matière de protection contre la violence, a déclaré au journal Tiroler Tageszeitung, cité par Freilich Magazin : « Les trois filles se connaissaient. Elles faisaient partie du même groupe d'amies », un cercle connu pour être composé de jeunes filles vulnérables qui deviennent toxicomanes et sont ensuite contraintes de se prostituer pour obtenir davantage de drogue qu'elles ne peuvent pas se permettre. « D’abord, les victimes reçoivent des drogues bon marché, puis on leur demande d’envoyer des photos explicites en échange », a expliqué Klaus au journal. Certaines perdent connaissance suite à leur consommation. D’autres meurent. Dans tous les cas, elles sont prises au piège d’un cercle vicieux exploité par des réseaux de pédophiles à Innsbruck. On dénombre au total cinq décès depuis fin février 2026, dont trois mineurs".

"La gare principale d'Innsbruck sert de plaque tournante pour le trafic de jeunes filles issues de milieux défavorisés ou placées sous la tutelle de l'État. La mère l'adolescente de 13 ans a également reproché aux autorités de ne pas avoir su protéger sa fille, selon le journal Heute."

"Une crise similaire sévit à Salzbourg, où une jeune fille de 14 ans décrit des studios jonchés de matelas, où des filles du « cercle de la gare » reçoivent de la drogue en échange de relations sexuelles. En réalité, ces filles sont des proies faciles, ciblées, droguées, notamment à l'héroïne, jusqu'à ce que la dépendance s'installe, puis contraintes à des relations sexuelles lorsqu'elles en ont inévitablement besoin. « J'étais consciente que trois hommes me faisaient des choses », a-t-elle témoigné. « Je veux que les gens comprennent que tout cela est bien réel. » Par peur, de nombreuses victimes ne signalent pas les crimes, tandis que les auteurs savent souvent où vivent les filles et confisquent parfois même leurs papiers d'identité... Des adolescentes sont souvent ciblées par des hommes arabes à Salzbourg. Selon des articles de presse cités par Freilich, sept personnes mineures, placées sous la tutelle du service de protection de l'enfance et de la jeunesse (MA 11), sont décédées des suites d'une overdose en 2025. Belinda Plattner, responsable du service de psychiatrie infantile et adolescente de Salzbourg, a alerté : « Les adolescentes racontent être abordées à la gare centrale de Salzbourg par de jeunes hommes d'origine arabe qui leur proposent de la drogue et leur promettent d'en avoir davantage à Vienne. »

« On persuade souvent les jeunes filles de rester plusieurs jours. Elles servent le thé aux hommes et vivent avec eux. Au début, les hommes leur témoignent du respect, mais cela conduit souvent à des abus sexuels et à des comportements très dégradants envers elles », a déclaré Plattner.

"En réponse aux décès récents, le gouvernement du Land du Tyrol crée trois nouvelles places de prise en charge 24h/24 et 7j/7 pour les mineurs toxicomanes de moins de 14 ans et alloue un budget de 800 000 €. Selon des rapports préliminaires de 2026 de la police criminelle fédérale autrichienne, plus de 60 % des décès par surdose chez les jeunes femmes victimes de traite impliquent désormais des opioïdes synthétiques « de synthèse », appelés nitazènes".


« Three Girls » par Philippa Lowthorpe
Royaume-Uni, 2017
Image : Matt Gray
Montage : Una Ní Dhonghaíle
Musique : Natalie Holt
Production : BBC
Producteur : Simon Lewis
Scénario : Nicole Taylor
Acteurs : Molly Windsor, Ria Zmitrowicz, Liv Hill, Maxine Peake, Paul Kaye, Jill Halfpenny, Rupert Procter, Ross Anderson, Simon Nagra, Antonio Aakeel, Qas Hamid, Wasim Zakir
Costumes : Emma Fryer
Décors de film : Melanie Allen
Chargé(e) de programme : Virginie Padilla
Son : Tim Fraser
Sur Arte:
- 1ère partie : les 14 juin 2018 à 20 h 55, 5 mars 2020 à 20 h 55
- 2e partie : les 14 juin 2018 à 21 h 50, 5 mars 2020 à 21 h 50
- 3e partie : les 14 juin 2018 à 22 h 40, 5 mars 2020 à 22 h 40.
Disponible du 05/03/2020 au 12/03/2020

Visuels :
(de gauche à droite) RIA ZMITROWICZ, MOLLY WINDSOR, NAOMI RADCLIFFE
Credit : BBC/Sophie Mutevelian

(de gauche à droite) RIA ZMITROWICZ, MOLLY WINDSOR, NAOMI RADCLIFFE

Credit : BBC/Sophie Mutevelian

MOLLY WINDSOR (à gauche de dos) et PAUL KAYE (à droite)

Credit : BBC/Sophie Mutevelian

MOLLY WINDSOR
Credit : BBC/Sophie Mutevelian

Nick Moss (à gauche) et Maggie Oliver (à droite)

Credit : BBC/Sophie Mutevelian

LIV HILL (à gauche) et MOLLY WINDSOR (à droite)
Credit : BBC/Parisa Taghizadeh

KERRIE HAYES

Credit : BBC/Sophie Mutevelian

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Les citations sur le film sont d'Arte. Cet article a été publié le 14 juin 2018, puis le 10 juillet 2019, puis les 4 mars 2020, 4 janvier 2025.