Citations

« Le goût de la vérité n’empêche pas la prise de parti. » (Albert Camus)
« La lucidité est la blessure la plus rapprochée du Soleil. » (René Char).
« Il faut commencer par le commencement, et le commencement de tout est le courage. » (Vladimir Jankélévitch)
« Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort. Il est de porter la plume dans la plaie. » (Albert Londres)
« Le plus difficile n'est pas de dire ce que l'on voit, mais d'accepter de voir ce que l'on voit. » (Charles Péguy)

mardi 15 septembre 2026

Theo Tobiasse (1927-2012)

Theo Tobiasse (1927-2012) était un peintre juif né à Jaffa, en Eretz Israël. Graphiste pour la publicité, il survit en France à la Shoah. Établi après guerre à Saint-Paul de Vence, en Provence, il y produit une oeuvre tramée sur des thèmes privilégiés : 
l’exil, la Bible, des femmes aux courbes sensuelles, corps aériens, la Shoah, le désir, l’amour fou, l’enfance, les baladins, les jeux de la représentation, la Lituanie de son enfance  et le bonheur familial. 
Du 17 septembre au 30 octobre 2026, dans le cadre des Journées européennes de la culture Juive, la galerie Saphir présentera l'exposition collective "Poétique de l’amour". Vernissage le  17 septembre 2026 à 18 heures.


Né en 1927 à Jaffa, en Palestine sous mandat britannique (Eretz Israël) dans une famille originaire de Lituanie.

Quittant cette Terre promise, la famille Tobiasse retourne en Lituanie. Le jeune Theo Tobiasse y reste jusqu’à ses cinq ans, puis sa famille s’installe en France en 1931.

Sous l’Occupation, la famille Tobiasse subit les persécutions antisémites, se cache, mais une partie des membres est décimée par la Shoah.

A la Libération (1944), Theo Tobiasse recherche la lumière, le soleil, le ciel vaste.

Il emménage à Nice, puis à Saint-Paul de Vence où il vit et travaille.

Ce village provençal, c’est son lieu d’élection. Là, découvrant le paysage lunaire du plateau de Saint-Barnabé, au col de Vence, Theo Tobiasse peint sa première toile.

Le « Rijksmuseum d’Amsterdam lui procure une seconde révélation : la Fiancée Juive de Rembrandt lui fait découvrir le mystère de la matière et de la couleur. Il comprend alors tout des glacis, des jus et des clairs-obscurs ».

Theo Tobiasse travaille comme graphiste dans la publicité.

Il est distingué en 1961 par le Prix de la jeune peinture méditerranéenne en 1961.

Au fil d’une carrière qui le mène en Amérique du Nord, en Europe, au Japon, cet artiste sculpte, crée des vitraux, des poteries, des gravures. Parmi ses œuvres monumentales : le Palais des Congrès de Nice, la Chapelle Saint-Sauveur-Le Cannet et le Centre communautaire israélite de Strasbourg.

De New York à Jérusalem, via Saint-Paul de Vence et Venise, Theo Tobiasse tient un « journal intime artistique » composé de cinq Carnets qui couvrent huit ans, de 1993 à 2001.

Des inédits - écrits, gouaches, pastels et dessins, natures mortes (« Festin bleu ») et portraits (« Reine de théâtre aux désirs errants ») - y traduisent les impressions et préoccupations de l’artiste qui a signé et daté chaque page.

On y retrouve ses thèmes d’inspiration : l’exil, la Bible, des femmes aux courbes sensuelles, corps aériens, la Shoah (« Le ciel le plus noir à la lumière des brasiers »), le désir, l’amour fou, l’enfance, les baladins disproportionnés souriants, les jeux de la représentation (« Les Ménines » inspirées de Velasquez), la Lituanie de son enfance – « la datcha dans la verdoyante campagne de Kaletova, les lumières des bateaux à roue pavoisés sur le Niémen, les traîneaux dans les rues enneigées de Kovno, mais aussi les théières rondes et les samovars ventrus, symboles de la chaleur familiale » - et les scènes de bonheur familial en couleurs sépia.

Privilégiant les rouges et bleus, Theo Tobiasse y exprime la détresse et l’espoir - « Il faut courir pour écarter les parois des ténèbres, attendre que le jour se lève pour imaginer une autre vie » -, ainsi que l’humour par la présence d’animaux improbables entre les barreaux d’une échelle (« L’amour au temps du Sinaï»).

Il décède le 3 novembre 2012

Hommages
Au printemps 2013, la Chapelle Saint-Elme au cœur de la Citadelle de Villefranche-sur-Mer a présenté l'exposition Intime/Ultime de Theo Tobiasse (1927-2012). "Une plongée en plein cœur de l’univers créatif de l’artiste qui a permis aux amateurs et aux collectionneurs de découvrir dessins, tableaux, poteries, bronzes, carnets, sculptures".

En 2013, la galerie  Ada Loumani à Valbonne a présenté l’exposition Tobiasse, Moments d’Atelier éponyme qui révèlait "les moments inédits de création et d’inspiration" de Theo Tobiasse (1927-2012). Sa fille, Catherine Faust-Tobiasse "nous invite à découvrir une facette plus personnelle de son œuvre en entrouvrant la porte de son atelier… Au cœur même de son expression pure et libre, céramiques, dessins, sculptures, écrits se dévoilent au fil de l’univers intime de l’artiste récemment disparu".

La ville de Mougins et le Musée d'Art classique de Mougins ( MACM) ont présenté l'exposition Mougins monumental (4 avril-30 juin 2015)avec notamment une sculpture de Theo Tobiasse (1927-2012). Une "exposition à ciel ouvert : sur terre, dans les jardins, dans les airs, à travers les ruelles ! Cette agréable balade vous invitait à voyager dans le temps pour mieux comprendre les évolutions du monde artistique. Des années 60 avec les Nouveaux Réalistes, à la relève contemporaine, Mougins Monumental est un parcours initiatique original".

La galerie Perahia présenta "Tobiasse intime" (12-27 Juin 2015). "Bien plus qu'une exposition, une incursion dans l'atelier de l'artiste, au cœur de son domaine réservé !  Près de cent cinquante œuvres - huiles sur toiles, gouaches, pastels dessins, gravures, céramiques, sculptures - inédites sortiront du silence de l'atelier de Théo Tobiasse, à Saint-Paul de Vence. Pour la première fois, à Paris, C'est à la galerie Perahia que Catherine Faust-Tobiasse, fille de l'artiste, confie le privilège de présenter ces travaux de Tobiasse dont la planète des arts, elle-même, ignorait en partie l'existence ! L'événement devrait diffuser bien de nouvelles lumières sur l'ensemble d'une oeuvre mondialement reconnue. La Lituanie, l'errance, Paris, Saint-Paul de Vence, les vibrations de New-York, l'envoûtement pour Venise, la sensualité des femmes, des amantes de passage, certes, mais aussi de l'incontournable, de la femme-mère, mère de l'Humanité ! De tendres confidences sur l'essence d'une oeuvre. A mille lieux de toute indiscrétion mais comme autant de tendres confidences sur l'essence même du travail de son père, Catherine ouvre de nouvelles voies d'entrée dans l'épopée onirique de Théo.

"Tobiasse, qui vouait un amour éternel à Jérusalem, cette terre qu'on lui avait promise mais qu'il dut quitter pour l'Europe centrale, avec sa famille, aux toutes premières lueurs de ses jours ! Depuis les ténèbres de l'exil jusqu'à l'ancrage éblouissant dans les lumières de la Méditerranée, le flux de ses multiples vies, nourri des sédiments de la mémoire, a ciselé un art aux infinies facettes. Théo Tobiasse, le peintre-sculpteur, le passionné de dessin, l'émouvant créateur de correspondances poétiques entre les visuels et les mots, entre les formes et les couleurs. Tobiasse le luxuriant, dont la toile côtoie les étoiles, le céramiste-conteur, l'artiste  qui ne cesse de nous faire voyager dans l'imaginaire chatoyant de son parcours en lignes courbes. Tobiasse, foisonnant de sensibilité, dont tant d'émotions ou de drames, tant de passions, aussi, ont abreuvé la palette et la glaise, la plume, le crayon, le ciseau !"

Vallauris, Le Cannet et Saint-Paul de Vence rendaient hommage à Tobiasse par des expositions (24 juin-30 octobre 2017) sous l'enseigne Tobiasse, trois terres d'inspirationExpositions à facettes, voyage artistique et initiatique… Une découverte hors cadre proposée par trois villes d’art du Sud de la France : Vallauris, Saint-Paul de Vence et Le Cannet.

Le Musée Magnelli, musée de la céramique de Vallauris proposait Les Lumières de l'espoir. Il "invite le visiteur à pénétrer dans l'univers de l'artiste en suivant son chemin de vie entre rires et larmes, soleil et ténèbres, intimité familiale et déchirement de l'exil. On y retrouve ses thèmes favoris : la femme - mère, épouse, amante -, la mythologie, le cirque, les musiciens, les saltimbanques. Ces principaux thèmes sont déclinés par autant de techniques différentes, employées seules ou en association. Tobiasse exprime ses sentiments en deux ou trois dimensions, du plus léger collage à la sculpture monumentale de bronze ou de béton, de la délicatesse d’un glacis jeté sur une feuille, à la vigoureuse pleine pâte d’une toile saturée de couleurs, jusqu’à sa palette, devenue montagne, sorte de paysage fantastique dont seul l’artiste connaît les secrets. Au total, ce sont plus de 150 oeuvres toutes techniques confondues qui illustrent l’immense créativité et la singularité d’un artiste qui a traversé le siècle en conservant au plus profond de lui-même : Les lumières de l’espoir aux heures les plus sombres de l’histoire du XX° siècle".

"La Maison des quartiers exposait des céramiques d'édition, réalisées dans l’atelier de Gérard Crociani, d'après des originaux de Tobiasse. Le public pourra également découvrir dans les salles d’exposition la technique d’édition céramique. Des projections de films où apparaît l’artiste seront projetées en continu : L’âge d’or de la céramique Azuréenne 1950 - 1970 (2009) de Roland Kelberg produit par Vidéo Film Biot et Les éditions céramiques de Tobiasse, film HD couleur 20 min 30s de Maxime Martins. Vallauris 2017.Au port de Golfe-Juan une présentation de l’exposition dans un espace proche de la capitainerie et sur la promenade offre aux estivants un aperçu de l’événement". 

"Au Cannet, dans la Chapelle Tobiasse (rue Saint Sauveur) décorée par Théo Tobiasse en 1989, l’exposition La Vie est une Fête présentait les maquettes, les dessins et les calques préparatoires qui ont servi à la réalisation du décor de la chapelle. On ignore la date de construction de la chapelle Saint-Sauveurcet ancien beffroi qui marque l’entrée du quartier des Ardissons. Son clocher sonnait pour signaler les appels aux armes ou l’approche d’un danger".

"Sauvée d’une ruine probable, cette chapelle a été restaurée en 1989. Respecter son histoire tout en lui rendant sa vocation spirituelle, telle fut la préoccupation de Tobiasse, artiste contemporain de renommée mondiale qui a ouvert ce lieu à l’œcuménisme et choisit pour thème : « La vie est une fête ».  Cette fresque monumentale, vive et poétique narre une histoire universelle où le chœur de l’édifice rayonne à partir d’une colombe, symbole de la paix. Sur le parvis extérieur, « L’oiseau de lumière », sculpture de l’artiste, invite le visiteur à découvrir cet univers".

"Saint-Paul de Vence a proposé Portraits de Mon Village, une déambulation dans les rues et les places à la découverte d’oeuvres monumentales, en bronze ou en acier découpé, ainsi que des photographies en noir et blanc de l’artiste, faites par André Villers dans les années 80 à Saint-Paul, et présentées sur le lieu même où elles ont été prises. L’Espace Verdet dévoile des Fragments de vie à travers des films, des vidéos, une librairie éphémère, permettant de consulter des ouvrages consacrés à Tobiasse". "«Sculpter la peinture, peindre la sculpture, colorer la lumière de manière à exprimer la métamorphose perpétuelle des formes », visait Tobiasse. 

Théo Tobiasse "aurait eu 90 ans en 2017. Né en Israël de parents lituaniens, la famille s’exile à Paris alors que Théo n’a que 5 ans. Attiré par la lumière, il s’installe sur la Côte d’Azur en 1950 et acquiert une maison en 1975 à Saint-Paul de Vence, qu’il affectionne particulièrement et qu’il ne quittera plus".

"Dans sa maison-atelier face aux remparts, Il avait trouvé là un bonheur de lumière et de ciel immense mais également le regard des peintres et des artistes qui y avaient traversé les siècles et ensoleillé cette terre de bergers".
"L’exposition à découvrir aux détours des ruelles de Saint-Paul de Vence, présente des sculptures monumentales, en bronze et en acier découpé, ainsi qu’un parcours de photographies en noir et blanc prises par son ami le photographe André Villers dans les années 80 et présentées sur le lieu même où l’artiste a été photographié".

L’Espace Verdet "dévoilait des «fragments de vie» à travers des films, des vidéos, une librairie éphémère permettant de consulter des monographies, catalogues et carnets de voyages… Une invitation à s’imprégner de l’univers créatif de l’artiste".

« C’est très certainement la guerre et les deux années sombres qu’il a passé tapi dans un appartement qui marqueront à tout jamais son travail. Il sort de sa cachette avec une unique envie : exploser, crier et profiter de la vie. Il refuse de vivre dans le regret ou le souvenir et prend ses pinceaux et ses crayons avec pour objectif de faire enfin ce qu’il aime : peindre ».

En cet été 2018, deux expositions ont offert la possibilité de revoir des oeuvres de Tobiasse. "A l’occasion de la sortie de sa cuvée millésimée TOBIASSE, le vignoble du Clos des Roses propose l'exposition In Vino Vertias de Tobiasse organisée en collaboration avec l’événement Art & Vin. Vernissage, jeudi 5 juillet 2018 dès 18 h en présence de la fille de l’artiste, Catherine Faust-Tobiasse. Du 5 juillet au 31 août 2018, le Clos des Roses invite les visiteurs à venir admirer, certaines des nombreuses oeuvres de Théo Tobiasse, originaire de Saint-Paul-de-Vence. Des oeuvres qui viendront s’ajouter à la collection du domaine, déjà muni du Triptyque « Poème à Trois voix au Pied de la Montagne » exposé au restaurant La Bastide du Clos des Roses depuis 2008".

"Pour la deuxième année consécutive, le Clos des Roses collabore avec l’événement Art & Vin organisé sous l’initiative des Vignerons Indépendants du Var®, et qui chaque année depuis 1998, accordent vignerons et artistes le temps d’un été.  Pour l’occasion, le Clos des Roses célèbre sa 10e vinification (2007-2016), en rendant hommage au très célèbre artiste Théo Tobiasse, et à le plaisir d’annoncer le lancement d’une nouvelle cuvée limitée en son honneur."

"La peinture In Vino Veritas, qui a été représentée sur les étiquettes de la nouvelle cuvée a vu le jour en 2004 lors d’un déjeuner à Paris dans le célèbre restaurant Le Café Voltaire face au Louvre sur les bords de la Seine. Au cours du repas, dégustant un bon vin devants son petit-fils Arthur, alors âgé de 12 ans, Théo Tobiasse se mit à dessiner sur la nappe en papier ce dessin accompagné de la citation latine «In Vino Veritas» dans un moment d’humour et de fantaisie. On y retrouve toute l’inspiration de la «mythologie Tobiasse», de l’exultation des sens : le verre, la bouteille, la lumière du candélabre, l’oiseau couronné, la grappe de raisin, la pomme symbole d’abondance, les fleurs miraculeuses que l’on rencontre dans toute son oeuvre, et aussi, bien sûr, la femme tentatrice et sensuelle. Pour l’occasion, un rouge Côtes de Provence 2016 a été spécialement élaboré et pensé pour donner vie à cette peinture. Avec un assemblage de Grenache (50%) et de Syrah (50%), ses notes épicées et ses arômes de tabac promettent complexité et robustesse, des traits de caractère qui qualifiaient également l’artiste. D’un beau potentiel de garde, il est à apprécier jeune ou à laisser en cave quelques années, à l’image de l’oeuvre, qui perdure dans le temps. Cette édition limitée sera présentée en 3 200 unités et 500 coffrets personnalisés, comprenant une reproduction numérotée de l’oeuvre originale." 

Le château de Vascoeuil a proposé une exposition de Théo Tobiasse. "Né à Jaffa en Israël, il arrive en 1931 à Paris où il échappe à la Shoah, puis à Nice et établira son atelier principal à St Paul de Vence en 1975. L’œuvre de cet artiste protéiforme, véritable hymne à la vie, est imprégnée des images de la Bible, des souvenirs de l’exil, de la femme mère ou amante, des réminiscences de l’enfance en Lituanie, de la culture juive et de ses multiples voyages et des villes qui lui sont chères et dans lesquelles il séjourne ou travaille (Jérusalem, Paris, New York, Venise) Peintures, gravures, sculptures, pastels, dessins, poteries sont les outils qui redonnent vie dans un tourbillon de couleurs à ses émotions englouties et l’exposition donnera à voir les différentes facettes de cet immense talent du XX° siècle dont les œuvres figurent dans de nombreux Musées et collections publiques. Importante exposition avec plus d’une centaine d’oeuvres diverses au Château (sur trois étages) au Colombier et à la Galerie."

Du 17 septembre au 30 octobre 2026, dans le cadre des Journées européennes de la culture Juive, la galerie Saphir présentera l'exposition "Poétique de l’amour"Vernissage le  17 septembre 2026 à 18 heures.

« Meilleures que le vin sont les amours » (Cantique des cantiques)

"Qu’est-ce que le temps ? Qu’est que l’amour sinon le retour du jadis qui réveille les images perdues. « Le visage est la trace de l’inconnu  » a pu écrire le philosophe Emmanuel Levinas. La Torah est donnée dans la lumière d’un regard. Telle est l’épiphanie de l’autre."

"Les liens entre l’amour et le divin sont anciens dans la poésie hébraïque depuis les paroles sublimes du prophète Jérémie : ‘Je me souviens à ton sujet de ta jeunesse, de l’amour, de tes fiançailles. «  Quant au Cantique des cantiques, il demeure le dialogue théologique et amoureux le plus profond entre Israël, symbolisé par la Sulamite, et Dieu, qui est le bien-aimé.  Depuis le récit de la Genèse le langage convoque la rencontre : Dieu donne à l’homme le pouvoir de nommer et donc d’ouvrir au monde."

"Le désir s’enchante de la mystique par la seule présence charnelle."

"Entre sacré et profane, entre vie et mort, la poésie érotique révèle l’amour de Dieu. Un Eros illuminant métaphore de la vie et du monde qui permet à l’être humain de transcender sa condition, celle de l’exil et de la souffrance. La peinture fait ressurgir l’ineffable de l’enfance et de l’amour."

"Pour Théo Tobiasse, l’amour est couleur des Psaumes et la chair rutilante des femmes palpite de tentation. Les figures enlacées de Chagall libèrent les songes et traduisent plastiquement l’envol de l’esprit vers un monde spirituel en apesanteur, Samy Briss nous ouvre les portes du royaume de la mémoire, Hubert Haddad déploie des fragments d’éternité sur la ligne du temps. Tourment délicieux, aspiration à l’ineffable, l’amour est principe d’ouverture universelle,  » source divine des étoiles » pour Léon L’hébreu, résistance à l’abîme".


Theo Tobiasse, Les carnets de Saint-Paul de Vence. Biro Editeur, 2007. Coffret 25x17 cm de 5 volumes facsimilé, relié toile, 40 pages couleurs chacun, édition de tête : 140 ex. avec une gravure originale signée et numérotée par l'artiste, en vente chez Biro éditeur au prix de 580 €, édition courante en vente chez Biro éditeur au prix de 200 €. ISBN : 978-2351190227

Du 17 septembre au 30 octobre 2026
A la galerie Saphir 
69, rue du Temple. 75003 Paris 
Tél. : 01 42 72 61 19
Tous les jours de 14 à 19 heures 
Vernissage le 17 septembre 2026 à 18 heures.


Du 5 juillet au 31 août 2018. Vernissage le 5 juillet 2018 dès 18 h
Au Clos des Roses 
1609 route de Malpasset - Fréjus
Tél. : 04 94 52 80 51

Du 8 juillet au 21 octobre 2018
Au château de Vascoeuil
8 Rue Jules Michelet - Vascœuil
Tél.: 0 235-236-235

Du 24 juin au 30 octobre 2017
Vallauris
Tobiasse, Les Lumières de l'Espoir
Au Musée Magnelli, musée de la céramique
Place de la Libération
T. 04 93 64 16 05
Juillet – août : 10h - 12h45 | 14h15 – 18h, tous les jours
septembre – juin : 10h – 12h15 | 14h00 – 17h00
tous les jours sauf le mardi

Les Éditions Céramiques de Tobiasse
Maison des Quartiers

Le Cannet
La Vie Est Une Fête
Chapelle Tobiasse
Rue Saint Sauveur
Office de Tourisme :
T. 04 93 45 34 27
Tous les jours sauf le lundi de 10h à 13h et de 15h à 19h
Entrée libre

Saint-Paul de Vence
Portraits de Mon Village
Parcours dans le village
Espace Verdet
Place de l’Hospice, rempart ouest
Office de Tourisme : T. 04 93 32 86 95
Du mardi au samedi de 10 h à 13 h et de 14h30 à 18h30. Entrée libre

Du 12 au 27 juin 2015
A la Galerie Perahia
24 rue Dauphine. 75006 Paris
Tel : 01 43 26 56 21
Du mardi au samedi de 10 h à 13 h et de 14 h à 18 h 30. Vernissage le 11 juin 2015 à 18 h.

Du 12 juillet au 30 septembre 2013
A la Galerie Ada Loumani
Place de l’Eglise, 06500 Valbonne
Tél. : 04 93 12 97 04
Tous les jours de 10 h à 13 h et de 15 h 30 à 20 h

Du 8 avril au 2 juin 2013
A la Chapelle Saint-Elme au coeur de la Citadelle de Villefranche-sur-mer
Du lundi au vendredi de 9 h 30 à 16 h., et le week-end pour groupes sur réservation. Entrée libre
Vernissage le 11 avril 2013 à 18 h

Visuels :
Théo Tobiasse
Portrait sous le tilleul

Théo Tobiasse, Une fleur sur un bateau.

Théo Tobiasse, Papillons de velours noir venus de l’épaisseur des siècles. 2 mai 1992

Theo Tobiasse
La colombe de Noé
Sculpture en métal polychrome- découpé- Strates 

Théo Tobiasse
C'est tout un peuple arraché à sa terre
1986
technique mixte, pastel, lavis, acrylique sur papier

70 X 50

Théo Tobiasse
L’œil dans l'oiseau
Plat en terre cuite
1993
diamètre 46 cm

Chapelle Saint-Sauveur

1989

André-Villers
Théo Tobiasse
Vue Saint-Paul panoramique, Remparts ouest

Théo Tobiasse
Dame à la bougie
1998
huile sur papier
102 x 70 cm

Théo Tobiasse
Huit lumières pour des temps magiques
1988
Pastel sur panneau bois stratifié
151 x 160 cm

Théo Tobiasse
Danseuse folle
1985
Bronze gravé
hauteur 25 cm

Articles sur ce blog concernant :

Cet article a été publié en une version concise par L'Arche en 2007, et sur ce blog le 6 novembre 2012, puis les 11 avril, 19 mai, 27 juillet et 24 septembre 2013, 2 avril et 9 juin 2015, 28 octobre 2017, 6 juillet et 28 août 2018.

lundi 14 septembre 2026

Saul Steinberg (1914-1999)

Né dans une famille Juive en Roumanie, Saul Steinberg 
 (1914-1999) était un célèbre caricaturiste, graphiste, scénographe, dessinateur de mode, de publicité et presse et illustrateur américain, notamment pendant 60 ans pour The New Yorker. Un auteur au trait « élégant, incisif et inventif » et au style « entre humour, caricature et fable politique ». Durant la Deuxième Guerre mondiale, il avait fui l'Italie fasciste et s'était réfugié aux Etats-Unis. La Galerie Claude Bernard présente une vingtaine d'œuvres de Saul Steinberg du 17 septembre au 14 novembre 2026. Vernissage : jeudi 17 septembre de 18h30 à 20h.

« Dessiner est un dur plaisir », déclarait le photographe Henri-Cartier-Bresson.

Son ami Saul Steinberg renchérissait : « Il est difficile de reproduire la nature dans toute sa réalité substantielle, d'en saisir la vérité intrinsèque ; cela exige beaucoup d'efforts, un engagement auquel on se soustrait par paresse – il est tellement plus commode, moins fatiguant, d'inventer » (Ombres et reflets).

« Balkan Bazaar » (Charles Simic)
Saul Steinberg  naît dans une famille Juive d’origine russe de la petite bourgeoisie à Râmnicu Sărat, Buzău, (Roumanie) en 1914 : son père imprimeur fabriquait des boites cartonnées.

Il étudie pendant un an les lettres et la philosophie à l’université de Bucarest. 

Architecte formé à Milan (1933-1940) – son diplôme précise « Saul Steinberg, de race juive » -, il débute par des caricatures particulièrement incisives publiées dans un journal italien antifasciste, Bertoldo. 

Ses premiers dessins sont publiés en 1940 dans Life et Harper’s Bazaar, et au Brésil. 

Persécuté par les lois antisémites fascistes, Saul Steinberg  est interné six mois en 1941 dans un camp en Italie, et parvient à fuir ce pays.

Avant son arrivée aux Etats-Unis, alors qu'il attendait son visa à Saint-Domingue, il initie une collaboration de plus de 50 ans avec le réputé New Yorker  dont il illustre 90 couvertures et dont 1 200 dessins sont publiées en pages intérieures.


Pendant la Seconde Guerre mondiale, il crée en 1942 des dessins contre les forces de l’Axe pour le journal PM, et arrive à New York en juin 1942

Naturalisé américain en février 1943, il sert comme officier des services de renseignements de la Marine et du Bureau des affaires stratégiques (OSS). Affecté dans un centre d’entrainement en Chine en juillet 1943, il est affecté à Alger auprès des services de propagande (Morale Operations) du OSS.

La première exposition individuelle de Saul Steinberg a lieu à la Wekefield Gallery, à New York, en 1943.

En 1944, Saul Steinberg  sert à Naples, puis à Rome où il dessine des supports de propagande.

A l’automne 1944, il revient à Washington et épouse Hedda Sterne, artiste originaire de Roumanie.

Génie du dessin
En 1946, le Museum of Modern Art présente l’exposition Fourteen Americans, avec des œuvres de Steinberg, Arshile Gorky, Isamu Noguchi, et Robert Motherwell.

En 1947-1948, Saul Steinberg  conçoit "des œuvres murales pour le restaurant d’un hôtel moderne, le Terrace Place Hotel à Cincinnati (aujourd’hui conservée au Cincinnati Art Museum) et pour les bars de quatre bateaux de la compagnie maritime American Export Lines". Est publié son deuxième livre The Art of Living.

L’année suivante, son œuvre murale de la ville de Détroit est présentée à l’exposition phare de design intérieur « An Exhibition for Modern Living » au Detroit Institute of Arts.

Il s’impose comme dessinateur satirique, propagandiste, illustrateur, graphiste, muraliste, dessinateur de mode et de publicité, scénographe et créateur de livres d'images. L’un de ses dessins les plus célèbres est View of the World from 9th Avenue pour The New Yorker (29 mars 1976), carte représentant la géographie mentale des habitants de Manhattan.

Il dessine dans la section de l’Histoire de l’architecture du Children's Labyrinth  (Labyrinthe des enfants), œuvre murale pour la Xe Triennale de Milan en 1958 et un collage panoramique de 80 mètres de long The Americans  du pavillon américain pour la Foire mondiale de Bruxelles (1958).

En 1960, Saul Steinberg « se sépare de Hedda Sterne, avec laquelle il reste proche jusqu’à la fin de sa vie ». Il débute « sa relation avec Sigrid Spaeth, étudiante allemande en photographie et design. Il recentra désormais son travail autour de ses dessins et couvertures pour le New Yorker et de ses expositions pour les galeries américaines et européennes », et est influencé par sa lecture des comix underground en 1968.

Pour la galerie Maeght, il crée en 1966 Le Masque. Ce qui l’inspirera pour créer sa série Les Masques en papier marron découpé et décoré de visages. Une métaphore sur les personnages joués par tout un chacun dans la société. Des masques stylisés portés par des personnes, et photographiés  par Inge Morath.

Saul Steinberg se définissait comme « un écrivain qui dessine… Plus qu'un peintre peignant, je me sens chef d'orchestre », auteur de dessins comparables à des « leurres fascinants ».

Des rétrospectives de l’œuvre de Saul Steinberg ont été montrées aux Etats-Unis et en Europe, notamment au Whitney Museum of American Art (1978) et à l’IVAM (Institute for Modern Art in Valencia) en Espagne (2002).

En 2006, est inaugurée aux Etats-Unis la rétrospective itinérante Steinberg: Illuminations. En France, la Fondation Henri Cartier-Bresson la présente en 2008 en offrant aux visiteurs un aperçu global par une centaine de dessins, collages et assemblages réalisés des années 1930 aux années 1990.

En 2008, Quelques mois après la rétrospective Illuminations  à la Fondation Henri Cartier-Bresson, la galerie Claude Bernard  a présenté une vingtaine de collages, dessins et sculptures – techniques mixtes sur bois - de cet artiste américain populaire. Dans The American Corrida (1981), Saul Steinberg dessine ironiquement un Oncle Sam, aux allures du président Lincoln, qui tient dans une arène un fanion Stars and Stripes devant un immense paon faisant la roue. Une autre œuvre montre avec fantaisie des étiquettes surnageant entre les vagues d’un papier à musique. On retrouve ce goût des formes géométriques dans Easel (1988) composé d’une série de morceaux de bois semblant former un étrange oiseau. Préfacé par Philippe Dagen, un joli catalogue accompagnait l’exposition.

La Halle Saint Pierre a présenté l'exposition Les Cahiers dessinés (21 janvier-14 août 2015) réunissant plus de 500 œuvres de 67 artistes internationaux dont Anne GoroubenMarcel KatuchevskiRoland Topor et Saul Steinberg.

Originaire lui aussi de Roumanie, le dramaturge Ionesco disait de Saul Steinberg : « Je crois qu'aucun autre artiste n'a su comme lui ou n'a réussi comme lui à faire de la caricature un langage et une critique métaphysiques ».

Galerie Claude Bernard
A l'automne 2015, la Galerie Claude Bernard présenta l'exposition collective Sculptures avec notamment des œuvres de Saul Steinberg (1914-1999). En 1957, Claude Bernard ouvrait sa galerie en présentant des sculptures qu'il affectionnait tant. En 2015, la galerie propose une exposition de sculptures en bois, en marbre, en pierre, d'artistes tels Picasso, Max Ernst...

Du 17 septembre au 14 novembre 2026, la Galerie Claude Bernard présentera un ensemble exceptionnel d'une vingtaine d'œuvres de Saul Steinberg. Vernissage : jeudi 17 septembre de 18h30 à 20h. Cette exposition est la deuxième que la galerie consacre à Saul Steinberg, après celle de 2008.

« Réalisés entre 1951 et 1990, ces dessins, collages et assemblages donnent à voir l'univers singulier de l'artiste américain d'origine roumaine. Certaines de ces œuvres ont été publiées en couverture de The New Yorker, tandis que d'autres, études ou dessins préparatoires, dévoilent la genèse de son langage graphique. Le trait, à la fois d'une remarquable simplicité et d'une redoutable précision, a profondément renouvelé l'art du dessin. Figure majeure du XXᵉ siècle, Steinberg est notamment connu pour sa collaboration de près de soixante ans avec The New Yorker, où son regard satirique sur la société américaine s'est imposé comme l'une des références du magazine. » 

« Architecte de formation, Saul Steinberg est un créateur aux multiples facettes : dessinateur, caricaturiste, graphiste, muraliste, illustrateur de mode et de publicité, scénographe. Né en 1914 en Roumanie, il étudie d'abord les lettres et la philosophie à Bucarest avant de rejoindre, en 1933, le Politecnico de Milan pour y suivre des études d'architecture. C'est en Italie qu'il publie ses premières caricatures dans Bertoldo, journal satirique antifasciste. »

« En 1941, il quitte l'Italie fasciste pour les États-Unis. Avant même d'y poser le pied, alors qu'il attend son visa à Saint-Domingue, il publie un premier dessin dans The New Yorker. Débute alors une collaboration exceptionnelle de près de soixante ans, ponctuée d'environ quatre-vingt-dix couvertures et de plus de 1.200 dessins. En 1943, il participe à l'exposition Fourteen Americans au MoMA de New York, aux côtés notamment d'Isamu Noguchi et de Robert Motherwell. Ses publications dans The New Yorker, Life et Harper's Bazaar, ainsi que les nombreuses expositions qui lui sont consacrées, assurent rapidement sa renommée internationale. »

« Souvent décrit comme « un écrivain qui dessine », Saul Steinberg invente un langage où texte et image deviennent indissociables. Son dessin fonctionne comme une écriture : chaque ligne, chaque signe, chaque détail participe d'une réflexion sur le langage, les codes et les représentations. Son trait volontairement dépouillé, presque enfantin, décrit le monde avec acuité. Avec un humour subtil, souvent mordant, Steinberg tourne en dérision les conventions sociales, les postures de pouvoir, les mythologies nationales ou les travers de la modernité. Son œuvre ne caricature jamais gratuitement : elle révèle les mécanismes invisibles qui organisent nos façons de voir, de penser et de nous représenter. Comme l'a écrit un critique, « ses compositions mystérieuses regorgent de sagesse et de gaieté ; elles doivent être déchiffrées, un peu à l'instar des scènes narratives et initiatiques de l'Égypte antique combinant hiéroglyphes et pictogrammes ». Son vocabulaire visuel, d'une invention inépuisable, continue d'influencer artistes, architectes, écrivains et graphistes. »

« À travers cet ensemble se déploie toute la richesse de son univers : une économie de moyens au service d'une intelligence visuelle hors du commun, un humour qui oscille entre légèreté et causticité, une satire élégante des conventions sociales et une réflexion constante sur les signes, l'architecture, les territoires, l'identité et les représentations du monde. À la frontière du dessin, de l'écriture et de la pensée, l'œuvre de Saul Steinberg échappe aux catégories. Plus de vingt ans après sa disparition, elle conserve une force critique et une modernité saisissantes. »

"Saul Steinberg, entre les lignes"
Le Centre Pompidou présenta l'exposition "
Saul Steinberg, entre les lignes" dont les commissaires sont Anne Montfort-Tanguy et Valérie Loth. 

"De la revue satirique Bertoldo au magazine The New Yorker, le dessin de presse de l'artiste américain Saul Steinberg (1914–1999) est aisément reconnaissable, questionnant les us et coutumes de ses contemporains avec une légèreté toute poétique." 

"L'exposition propose d'élargir le regard sur l'œuvre d'un homme qui a traversé tout le 20e siècle et côtoyé, sinon collaboré avec des maîtres de toutes les disciplines artistiques (arts plastiques, photographie, design, cinéma, littérature), sachant toujours s’emparer de nouveaux supports pour libérer le dessin de la feuille de papier." 

Un artiste qui a inspiré son homologue admiratif, Sempé.

"Réunissant plus de quatre-vingts œuvres tous supports confondus (assemblages, dessins, objets, livres, photographies) dont un ensemble exceptionnel et monumental, The Art Viewers (1966) – rare témoignage de l’activité de muraliste de Steinberg –, « Entre les lignes » propose de s'immerger dans l'univers de Saul Steinberg (1914-1999). Grâce à la générosité de la Saul Steinberg Foundation, le Centre Pompidou conserve aujourd’hui un ensemble exceptionnel d’œuvres de l'artiste américain : aux trente-six dons consentis à l'American Friends of the Centre Pompidou, déposés au Musée en 2017, s’est ajoutée cette année une œuvre monumentale, The Art Viewers (1966), rare témoignage de l’activité de muraliste de Steinberg.

"Ce gigantesque assemblage n’a jusqu'alors été présenté au public que quelques semaines  à la galerie Maeght, pour laquelle il a été conçu. Proposant une sorte de suite virtuelle à l’exposition de ses œuvres, il offre une synthèse des réflexions de Saul Steinberg tant sur l’héritage moderniste que sur le fait social de l’art. Plus encore, The Art Viewers invite à repenser les rapports entre l’œuvre et le spectateur, le créé et le créateur." 

"De prestigieux prêts extérieurs, dont plusieurs d’œuvres jamais exposées auparavant, viennent compléter les deux donations présentées pour la première fois dans leur ensemble. Le parcours de l’exposition explore successivement l’usage fait par l’artiste de l’écriture du symbole, sa conception très personnelle du reportage et du dessin de presse, son intérêt pour le faux et le faux semblant, son questionnement sur l’identité au travers du thème du masque, avant de finalement interroger le caractère autobiographique de son travail."

"Regarder l’œuvre de Saul Steinberg incite irrémédiablement à se plonger dans l’histoire culturelle du 20e siècle. L’artiste a côtoyé Picasso, les peintres de l’action painting new-yorkaise et figure parmi les initiateurs du pop art américain. Steinberg a su innover en s’emparant de nouveaux supports pour libérer le dessin de la feuille de papier ; il a utilisé les ressources de la photographie avec la complicité de Henri Cartier-Bresson ou d’Inge Morath, et a collaboré avec des designers comme Charles et Ray Eames ou des cinéastes tel Alfred Hitchcock. Son œuvre inclassable, qui appartient tout autant à l’univers des beaux-arts qu’à celui du dessin de presse, a très vite attiré l’attention des plus grands historiens et critiques d’art de son temps, d’Ernst Gombrich à Harold Rosenberg. Féru de littérature, Steinberg a fréquenté nombre d’écrivains d’avant-garde comme Italo Calvino, Eugène Ionesco ou John Updike qui se sont intéressés en retour à son œuvre. Il demeure enfin une référence incontournable pour plusieurs générations de dessinateurs."

"Steinberg a conservé de sa formation d’architecte un goût prononcé pour les formes géométriques et les vues urbaines. Mais c’est dans le dessin de presse (de la revue satirique Bertoldo à sa longue collaboration avec le magazine The New Yorker), que l’artiste a forgé son style aisément reconnaissable où, sous couvert d’une légèreté poétique, il questionne les us et coutumes. Plusieurs fois contraint à l’exil par la montée des fascismes, Saul Steinberg a conservé cette curiosité distanciée de l’étranger vis-à-vis de son pays d’accueil. Ses dessins, transpercés par son regard amusé, parfois acerbe, sont d’une telle acuité qu’ils ont fini par incarner l’imagerie de la société américaine du siècle dernier. Polyglotte par la force des choses, cerclé d’imprimés, l’artiste a su s’affranchir des codes du langage et créer au sens propre comme au figuré, une écriture personnelle."



Du 17 septembre au 14 novembre 2026
Vernissage jeudi 17 septembre de 18h30 à 20h
7-9, rue des Beaux-Arts. 75006 Paris
Tél. : +33 (0)1 43 26 97 07 
Mardi-samedi 10h30-13h – 14h30-19h
Visuels 
Affiche
Still Life Cover (couverture du New Yorker, 20 septembre 1976), 1975
Crayon gras et graphite sur papier
65 x 48 cm

Eastern Federal Savings and Loan Association, 1978 
Acrylique et crayon de couleur sur papier
36 x 56,5 cm

Times Square, 1953
Gouache sur papier 58,5 x 74 cm

The American Sphinx, 1964
Crayon de couleur, aquarelle, encre et graphite sur papier 58,5 x 37 cm

Lex Pax Lux, 1969
Encre, graphite, crayon de couleur et tampon sur papier 58 x 72,5 cm


Du 29 septembre 2021 au 28 février 2022
Galerie d'art graphique
75191 Paris cedex 04
Tél. : 00 33 (0)1 44 78 12 33
Tous les jours sauf mardis de 11h à  21h. Réservation fortement recommandée
Visuels :
Saul Steinberg
(1914, Royaume de Roumanie - 1999, États-Unis)
Autogeography
circa 1966
Encre, gouache et aquarelle sur papier (BFK)
Dimensions : 75 x 52,7 cm
Gift of The Saul Steinberg Foundation to the Centre Pompidou Foundation. Dépôt de la Centre Pompidou Foundation, 2017

Saul Steinberg
(1914, Royaume de Roumanie - 1999, États-Unis)
Untitled
1974
Mine graphite et crayon de couleur sur papiers assemblés
Dimensions : 52,7 x 35 cm
Gift of The Saul Steinberg Foundation to the Centre Pompidou Foundation. Dépôt de la Centre Pompidou Foundation, 2017

Saul Steinberg
Art Viewers (détail), 1966 Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris. Don de la Saul Steinberg Foundation, New York © The Saul Steinberg Foundation / Adagp, Paris 2021.

Saul Steinberg
(1914, Royaume de Roumanie - 1999, États-Unis)
Colors
1971
Collage de papier coupé et coloré (aquarelle, gouache), huile, crayon de couleur, vernis, tampon en caoutchouc sur papier
Dimensions : 75,2 x 55,5 cm
Gift of The Saul Steinberg Foundation to the Centre Pompidou Foundation. Dépôt de la Centre Pompidou Foundation, 2017

Inge Morath
(1923, Autriche - 2002, États-Unis)
Saul Steinberg masqué, New York
1959
Dimensions : 60,4 x 50,7 cm
Don du Jeu de Paume, avec le soutien de Magnum en 2013. Ancienne collection du Centre National de la Photographie.

Saul Steinberg
(1914, Royaume de Roumanie - 1999, États-Unis)
Untitled
1954
Encre, aquarelle, mine graphite et crayon gras sur papier (Strathmore)
Dimensions : 57,86 x 73,5 cm
Gift of The Saul Steinberg Foundation to the Centre Pompidou Foundation. Dépôt de la Centre Pompidou Foundation, 2017

Du 1er au 31 octobre 2015
A la galerie Claude Bernard

7-9, rue des Beaux Arts 75006 Paris
Tél. : 01 43 26 97 07
Du mardi au samedi de 9 h 30 à 12 h 30 et de 14 h 30 à 18 h 30 et exceptionnellement le 12 octobre de 14 h 30 à 18 h 30

Du 21 janvier au 14 août 2015
la Halle Saint Pierre
2, rue Ronsard. 75018 Paris
Du lundi au vendredi de 11 h à 18 h. Le samedi de 11 h à 19 h, le dimanche de 12 h à 18 h.
Tél. : 33 (0) 1 42 58 72 89

Visuel :
SAUL STEINBERG - Révolution culturelle – Art news
1970 - Crayon - 58 x 74 cm
Coll. Isabelle Maeght, Paris © ADAGP, Paris 2015
Photo Galerie Maeght, Paris

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Cet article a été publié en une version concise dans L'Arche. Il a été publié sur ce blog les 23 janvier et 9 août 2015, 7 octobre 2015, 24 février 2022.