Citations

« Le goût de la vérité n’empêche pas la prise de parti. » (Albert Camus)
« La lucidité est la blessure la plus rapprochée du Soleil. » (René Char).
« Il faut commencer par le commencement, et le commencement de tout est le courage. » (Vladimir Jankélévitch)
« Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort. Il est de porter la plume dans la plaie. » (Albert Londres)
« Ne demande jamais ton chemin à quelqu'un qui le connaît, car tu ne pourrais pas t'égarer ! » (Nahman de Bratslav)
« Le plus difficile n'est pas de dire ce que l'on voit, mais d'accepter de voir ce que l'on voit. » (Charles Péguy)

samedi 10 octobre 2026

Les Windsor

D'origine allemande - maison de Hanovre (1714) puis Saxe-Cobourg-Gotha (1901) -, la famille Windsor règne sur le Royaume-Uni depuis le XVIIIe siècle. Arte diffusera le 15 octobre 2026 à 09 h 55 « Edward et George, les Windsor face à Hitler », documentaire de Brian Henry Martin, et sur son site Internet dès le 15 novembre 2024 « Les ancêtres des Windsor », série documentaire de Mimi Templar-Gay. Les éditions du Rocher ont publié « Opération duc de Windsor. Le prince, les nazis et les espions... Les dossiers secrets enfin révélés » d’Antoine Michelland. 


La maison Windsor (House of Windsor) désigne la maison royale du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord et des autres royaumes du Commonwealth. Elle a des origines allemandes : maison de Hanovre (1714) puis maison de Saxe-Cobourg-Gotha (1901), branche cadette de la maison de Wettin. Durant la Première Guerre mondiale, les Britanniques sont si anti-allemands que la famille royale est contrainte de changer ses titres et noms de famille allemands pour des titres et des noms à consonance anglaise. Le 17 juillet 1917, le roi George V proclame la « maison Windsor » nouveau nom de la maison et de la famille royales. 

« Les ancêtres des Windsor »
Arte rediffusera sur son site Internet dès le 15 novembre 2024 « Les ancêtres des Windsor », série documentaire de Mimi Templar-Gay.

« Calomnies, conflits et tromperies marquent une époque de l'histoire britannique. Après que L’acte d’Établissement de 1701 a réglé la succession au trône britannique en faveur des protestants, la maison de Hanovre accède de manière inattendue au trône en 1714. Sous l’impulsion de ces ancêtres des Windsor actuels, la Grande-Bretagne devient une superpuissance mondiale. La série révèle les scandales de la vie privée des nouveaux rois. »

« Au début du XVIIIe siècle, des souverains d'origine allemande s’installent légitimement sur le trône britannique. Porté par des historiens passionnés, le portrait d'une dynastie qui a régné sur une période charnière, de 1714 à 1830. »

« En 1714, la mort de la reine Anne, dépourvue d'héritier, chamboule la lignée royale britannique. Tout descendant catholique étant écarté du pouvoir, une nouvelle ère commence dans une Grande-Bretagne scindée en deux camps religieux. »

« Parcourant plus d’un siècle, de 1714 à 1830, cette série documentaire déroule les règnes tumultueux des quatre souverains de la maison de Hanovre en illustrant le récit des chercheurs spécialistes de la période avec des reconstitutions, des animations en papier découpé, ainsi que des tableaux et gravures d’époques, dont de nombreux dessins de presse. »

« Un récit éclairant sur cette période méconnue de l’histoire britannique qui précéda directement la toute-puissance de l’ère victorienne. » 

1ère partie  : « Georges Ier - L’héritier »
« À l’issue de l’acte d’Établissement de 1701, voté par le Parlement anglais pour préserver les acquis de la Glorieuse Révolution, la succession au trône britannique est désormais exclusivement réservée aux descendants protestants du roi Jacques Ier Stuart. »
« George-Louis de Brunswick-Lunebourg, prince héritier du Hanovre, est alors identifié comme le seul prétendant éligible à la couronne et devient roi sous le nom de George Ier en 1714. S’il apporte de la stabilité au royaume d’un point de vue politique, ce roi d’origine germanique, qui ne parle pas la langue de ses sujets, est peu apprécié. »

« Alors qu’il est défié par les partisans de la maison Stuart lors de la première rébellion jacobite en 1715 et essuie les conséquences de la débâcle financière de 1720, George Ier trouve refuge aux côtés de ses maîtresses et dans ses fréquents voyages à Hanovre. »

« La popularité de George II auprès de ses sujets précède son couronnement, qui survient en 1727. Sa réputation de guerrier, gagnée sur les champs de bataille de la guerre de succession d’Espagne (1701-1714), se confirme avec celle de l’Autriche (1740-1748) et la guerre de Sept Ans (1756-1763). »

« Sous son règne, la dynastie de Hanovre se renforce, notamment quand il écrase la seconde rébellion jacobite de 1745, instiguée par l’héritier de la dynastie Stuart. Mais sur le plan personnel, George II est rongé par la rancœur qu’il éprouve pour son père, et qui envenime sa relation avec son propre fils, le prince Frédéric. »

« Quand celui-ci meurt, en 1751, le souverain endeuillé doit réfléchir à sa succession. »

3e partie : « Georges III - Le roi fou »
« Premier des rois de Hanovre à être né et élevé en Grande-Bretagne, George III, petit-fils de George II, se sent profondément patriote. Monté sur le trône en 1761, à seulement 21 ans, le jeune souverain recueille les fruits d’une victoire, celle de la guerre de Sept Ans (1756-1763), mais essuie vingt ans plus tard une cuisante défaite... »

« Après une longue guerre avec son armée, les États-Unis d’Amérique déclarent leur indépendance par le traité de Paris, en 1783. »

« Son règne, le plus long jusque-là de l'histoire britannique (soixante ans, record battu par Victoria, puis Élisabeth II), devient plus malaisé après la Révolution française, qui remet sa légitimité en cause. Néanmoins adoré de ses sujets, George III connaît une fin tragique, sombrant petit à petit dans la folie. » 

« Les dernières années de sa vie sont marquées par des tentatives de cure aussi inutiles que cruelles, jusqu’à sa mort en 1820. »

« George IV se construit en opposition à l’exemple de vertu et de moralité que son père George III incarnait. En réaction à son éducation puritaine, il multiplie les excès, les dettes, les maîtresses et les scandales. »

« Prince régent dès 1811, en raison de la maladie mentale de son père, il sert ses propres intérêts avant ceux de la Couronne et se lance dans des chantiers dispendieux, comme celui qui transforme son palais de Brighton en un joyau d’architecture au style anglo-indien. »

« Si la finesse de ses goûts est honorée par la postérité, au travers des arts qu'il a encouragés durant cette période dite de la régence, George IV, surtout moqué, voire haï par ses contemporains, sera peu regretté à sa mort, survenue en 1830. »

« Opération duc de Windsor »
En 2026, les éditions du Rocher ont publié « Opération duc de Windsor. Le prince, les nazis et les espions... Les dossiers secrets enfin révélés » d’Antoine Michelland. Une enquête passionnante.

Antoine Michelland  « a été pendant plus de trente ans Grand-Reporter, spécialiste des Windsor, au magazine "Point de Vue". Il est considéré comme l'un des grands spécialistes de l'histoire de la famille Windsor - et plus largement de la couronne Britannique. Ses découvertes au coeur des archives britannique récemment déclassifiées, consacrent son long et patient travail, au travers d'une enquête intrigante et exclusive. Grâce à des documents déclassifiés, des recherches et publications récentes, et ses avancées propres, a pu mettre au jour une opération historique digne des plus grands romans d'espionnage. »

« 1935 : peu avant sa mort, le roi George V, arrière-grand-père de l'actuel roi Charles III, découvre que son fils aîné, l'héritier du trône, est sous l'emprise d'une maîtresse inquiétante, Wallis Simpson, croqueuse de fortune et potentiel agent d'influence. Pire, le futur et éphémère Edward VIII prône un rapprochement avec l'Allemagne nazie. »

« Commence alors, à la demande du vieux souverain, une des plus vastes opérations de renseignement qu'ait jamais connu le Royaume-Uni avant et pendant la Seconde Guerre mondiale. Scotland Yard, puis le MI-5, le MI-6, et même le FBI, surveillent sans relâche, en Angleterre, en Europe, aux Bahamas ou aux États-Unis, les moindres faits et gestes d'Edward, devenu duc de Windsor après son abdication forcée. Les ordres sont clairs : entourer d'informateurs le prince indigne, le mettre sur écoute, intercepter son courrier, l'empêcher d'inciter les Américains à ne pas entrer en guerre, contrer les agents nazis qui projettent de l'enlever et d'en faire un roi fantoche… pour mieux pactiser avec Hitler. »

Des archives multiples consultées par l'auteur, émerge le portrait non pas de deux amants, mais d'un couple constitué d'un homme immature, faible, capricieux, pratiquant l'auto-humiliation, le sadomasochisme, sous l'emprise d'une femme arriviste, qui humiliait son amant royal et dont le passé s'avère difficile à retracer. Tous deux bisexuels, antisémites, séduits par des dirigeants nazis, et ayant vécu après 1945 en France une vie d'exil doré, vide, avec des jet-setteurs.

L'abdication du roi Edward VIII, aux tendances dictatoriales, a évité une crise politique, religieuse, à un régime parlementaire démocratique britannique où le monarque doit unifier la nation, l'empire, et non agir en diviseur irresponsable. Frère du roi Edward VIII, Le roi George VI a révélé sa dimension durant la Deuxième Guerre mondiale.

« Edward et George, les Windsor face à Hitler »
Arte diffusera le 
15 octobre 2026 à 09 h 55 « Edward et George, les Windsor face à Hitler », documentaire de Brian Henry Martin. 

« La destinée tourmentée de deux frères ennemis, Edward VIII et George VI, tous deux appelés à porter la couronne britannique. Historiens et témoins proches des événements reviennent sur la rivalité qui les opposa, et sur l’empreinte durable qu’elle a laissée sur la famille Windsor. »

« L'un a abandonné la couronne de l'Empire britannique à l'autre. Historiens et témoins de choix racontent l'histoire d'Edward et George, deux frères ennemis dans le tourment de l'histoire. » 

« L'amour ou le trône ? La plus grande crise constitutionnelle de la monarchie britannique au XXe siècle, dite "crise de l'abdication", aura finalement reposé sur une question de caractère… La passation entre Edward et George tombe finalement à point nommé au vu des sympathies nazies du duc de Windsor, qui aurait pu, s'il avait gardé sa couronne, faire pencher l'Empire britannique du côté de Hitler. 

« Historiens et témoins des vies des deux frères racontent une relation singulière dans le tourment de la grande histoire. »

« Une plongée dans les coulisses de la famille royale à conseiller aux fans du Discours d'un roi, succès public et critique en 2010, qui mettait face à face les frères ennemis, interprétés par Colin Firth et Guy Pearce. »

« En décembre 1936, Edward VIII renonce au trône pour épouser Wallis Simpson et laisse la couronne à son frère George. Un an plus tard à peine, il fait de nouveau les gros titres en rendant visite à Hitler. George VI, quant à lui, se retrouve à la tête d’une monarchie en pleine crise, confrontée aux défis d’une guerre imminente. »

« L'aîné était pourtant le plus charismatique des deux. Edward VIII, né David en 1894, a régné moins d'une année sur l'Empire britannique, du 20 janvier au 10 décembre 1936, date à laquelle il a abdiqué en faveur de son frère Albert, dit Bertie, futur George VI. »

« À la mort de leur père, après un règne de vingt-cinq ans, la succession s'est pourtant déroulée sans encombre. Mais le caractère d'Edward pose déjà un problème : irresponsable, le roi néglige ses devoirs et aime la vie légère. Pire encore, il souffre d'un défaut insurmontable pour la "firme", surnom de la famille royale : il est amoureux de Wallis Simpson, une Américaine divorcée… »

« De son côté, Bertie, d'un naturel réservé, souffre d'une affliction qui complexifie toute apparition publique : un très fort bégaiement. Tout le contraire de son frère, charmant et mondain. »

« Même après la guerre, le conflit entre les deux frères et leurs épouses respectives ne s'apaise pas. Edward vit en exil et publie des mémoires controversées qui provoquent un véritable scandale. Peu après, l’état de santé du roi George VI se dégrade de façon inquiétante. »

« À la veille de la Seconde Guerre mondiale, le roi George VI et la reine Elizabeth entrent dans l'histoire en tant que premiers monarques britanniques à se rendre aux États-Unis, où ils captivent les foules et consolident les liens transatlantiques. »

« Pendant ce temps, le duc et la duchesse de Windsor cultivent leur propre popularité dans la haute société new-yorkaise. »

« Tout oppose les deux épouses : Wallis, connue pour son style affirmé, renforce la célébrité des Windsor, tandis que la discrète Elizabeth apporte un soutien indéfectible à George VI. »
« Edward suscite une nouvelle controverse avec la publication de ses mémoires… »


Antoine Michelland, « Opération duc de Windsor. Le prince, les nazis et les espions... Les dossiers secrets enfin révélés  ». Editions du Rocher, 2026. 480 pages. EAN : 9782268113029. 21,90€ TTC

« Les ancêtres des Windsor », série documentaire de Mimi Templar-Gay
Royaume-Uni, 2024
Coproduction : ARTE/ZDF, One Tribe TV
Sur Arte
1ère partie (45 min)
2e partie (45 min) : 
3e partie (45 min) : 
4e partie (46 min) : 
Sur arte.tv du 15/11/2024 au 30/08/2029
Visuels : © One Tribe TV

Royaume-Uni, 2024
Production : Doubleband Films
Sur Arte
1ère partie (48 min) : les 15 octobre 2026 à 09 h 55, 25 octobre 2026 à 11 h 50, 08 novembre 2026 à 15 h 15
2e partie (47 min) : les 15 octobre 2026 à 10 h 40, 25 octobre 2026 à 12 h 40, 8 novembre 2026 à 16 h 05
Sur arte.tv du 08/08/2026 au 14/07/2027
Visuels : © DoubleBand Films


vendredi 9 octobre 2026

Les BRICS+

Les BRICS+ regroupent le Brésil, la Russie, l'Inde, la Chine, l'Afrique du Sud, l'Iran, l'Égypte, les Émirats arabes unis (EAU), l'Indonésie et l'Éthiopie. Se réunissant en sommets annuels, ils se veulent un "contre-G 7" (Groupe des 7) et se montre en représentant le Sud Global. Arte diffusera le 13 octobre 2026 à 21 h « Chine, Russie, Inde et Co, nouveaux maitres du monde ? », documentaire de Sophie Lepault.

Des Etats et entités arabes ont encore politisé la récente réunion du Comité du Patrimoine Mondial (CPM) 
Le Comité du Patrimoine mondial de l'UNESCO a "palestinisé" Battir/Beitar 

En 2009, Brésil, Russie, Inde et Chine se regroupent pour créer un organisme dont l'acronyme reprend l'initiale de ces quatre Etats : « BRIC ».Ce vocable a été créé en 2001 par Jim O'Neill, économiste de Goldman Sachs.

En 2010, avec l'adhésion de l'Afrique du Sud (South Africa), l'acronyme devient BRICS.

En 2023, l'essayiste Amir Taheri a étudié les relations entre les BRICS et l'Iran dans son article "Iran: With Friends Like That" ("Iran : Avec des amis comme ça") publié par le Gatestone Institute (30 juillet 2023) :
"La République islamique demande à être admise au sein du groupe BRICS [Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud] depuis 2010, date à laquelle le « Guide suprême », l'ayatollah Ali Khamenei, a annoncé son intention de créer un « Nouvel Ordre Mondial » par le biais d'une triple alliance entre l'Iran, la Chine et la Russie.
Selon des sources téhéranes, la demande iranienne, bien que soutenue par l'Afrique du Sud et l'Inde, a été discrètement bloquée par la Russie et froidement ignorée par la Chine.
Le rêve de Khamenei d'un « Nouvel Ordre Mondial » dirigé par l'Iran, la Chine et la Russie s'est révélé être une chimère forgée dans l'esprit d'un dirigeant évoluant dans un univers fantasmé.
Ce rêve illusoire a été en partie brisé la semaine dernière lorsque le président turc Recep Tayyip Erdogan a effectué sa première visite à l'étranger après sa victoire électorale en Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis et au Qatar, ignorant totalement l'Iran.
Depuis des années, l'ancien chef de la Commission de sécurité nationale du Majlis islamique, Heshmatallah Falahat-Pisheh, avertit que la Chine et la Russie n'ont traité la République islamique que comme une source de profit pour elles-mêmes.
'ancien ministre du Pétrole, Bijan Zangeneh, a averti que la Russie, après avoir évincé l'Iran du marché pétrolier européen, tente désormais de faire de même sur les marchés indien et chinois en proposant des rabais alléchants. Depuis mars dernier, les importations chinoises de pétrole iranien ont chuté de près de 40 %, selon des estimations non officielles, la Russie revendiquant la part perdue par l'Iran.
Par ailleurs, face à ce que certains Iraniens perçoivent comme une atteinte à l'intégrité nationale de la part de Lavrov, nombreux sont ceux qui déplorent le refus, voire l'incapacité, de Raïssi à recadrer fermement les Russes. Ils craignent que l'absence de réaction de Téhéran aux initiatives russes et chinoises n'incite d'autres nations à adopter une position similaire à l'égard de l'Iran.
Khamenei, âgé de 84 ans, semble peu susceptible d'abandonner ce qu'il espérait être son « héritage historique », ou, selon ses propres termes, « chasser le Grand Satan et ses alliés de la région ». C'est peut-être pourquoi, tant que Khamenei sera au pouvoir, ni Pékin ni Moscou ne craignent de s'attirer les foudres de l'Iran, quoi qu'ils fassent."
En 2024, avec l'élargissement à l'Égypte, aux Émirats arabes unis (E.A.U.), à l'Éthiopie et à l'Iran, le groupe devient les BRICS+.

L'année suivante, l'Indonésie rejoint les BRICS+.

En 2026, ces dix Etats membres des BRICS+ se réunissent en sommets annuels et s'opposent au Groupe des Sept (G7). Ils représentent environ la moitié de la population mondiale et 35 % du Produit intérieur brut (PIB) mondial en valeur courante, contre 44 % pour les pays du G7. Contrant la suprématie du dollar américain, ils utilisent dans leurs échanges internationaux le yuan, devise chinoise. Leur but est de créer leur monnaie commune afin de détrôner le dollar américain.

Les BRICS+ ont bénéficié de l'action de désinformation de la Chine dans les réseaux sociaux où ils sont "présentés comme un groupe pacifique, coopératif et respectueux de la souveraineté", à la différence de l'OTAN (Organisation du Traité de l'Atlantique-nord). 

Les BRICS+ sont fragilisés par leur absence de valeurs et d'intérêts communs, leurs divergences : le régime des ayatollahs iraniens veut détruire Israël qui est lié par les accords d'Abraham avec les E.A.U., l'Iran a attaqué de février à avril 2026 les E.A.U. après la guerre américano-israélienne contre le régime iranien, la Russie et la Chine sont rivales dans la domination du groupe, la Chine et l'Inde sont des rivales économiques, l'Inde entend préserver ses bonnes relations avec les Etats-Unis et Israël, etc.

Dans "Un bref aperçu du XXIe siècle jusqu'à présent" (Gatestone Institute, 9 février 2024), le juriste et philosophe Drieu Godefridi a écrit :
"Nombreux sont ceux qui prédisent le remplacement du dollar américain par le yuan comme monnaie internationale – une transformation que la Chine s'efforce manifestement d'opérer – mais si vous étiez un pays, préféreriez-vous être protégé par la Chine ou par le monde libre ?...
Il y a ensuite le reste du monde, ce qu'on appelait au XXe siècle le « Tiers Monde ». Comparé au siècle précédent, le Tiers Monde, du moins par endroits, se porte mieux : certains pays se sont considérablement enrichis grâce à l'économie de marché et à l'ouverture au capitalisme international. Les experts nous disent que les pays des BRICS [Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud] incarnent l'avenir, tout comme ils nous disaient hier que le XXIe siècle serait chinois. Le problème, c'est que les deux principaux pays des BRICS – la Chine et l'Inde – sont quasiment en guerre à leur frontière commune, et que les points de divergence entre les pays membres sont bien plus nombreux que les points d'union. De plus, une organisation ne peut décider qu'en fonction du principe du plus grand dénominateur commun, qui, dans le cas des BRICS, semble proche de zéro.
Les pays BRICS s'enrichissent, des milliards de personnes sortent de la pauvreté, et nous nous en réjouissons. Il est frappant de constater que des pays comme la grande démocratie brésilienne envisagent un avenir moins dépendant de l'Occident. Cependant, l'idée que les BRICS façonneront le XXIe siècle ne résiste pas à l'analyse. Le professeur Jyrki Käkönen écrivait en 2014 : « Il n’est pas aisé de supposer que les BRICS seraient une organisation capable de transformer le système international tant que leurs membres nourrissent des attentes différentes quant au futur ordre mondial. À cet égard, les pays les plus importants des BRICS sont la Chine et l’Inde, qui ont également des intérêts et des attentes contradictoires concernant l’avenir de l’Asie et de l’ordre mondial dans son ensemble. »
L'Argentine a récemment annoncé qu'elle renonçait à sa candidature pour rejoindre les BRICS."
Dans "Slavery: The Ostentatious Hypocrisy of BRICS towards Black Africans" ("L’esclavage : l’hypocrisie ostentatoire des BRICS envers les Africains noirs") publié par le Gatestone Institute (30 août 2023), Paul Trewhela a fustigé l'occultation par les BRICS des massacres d'Africains noirs par des milices Arabes islamistes :
"Dans un exemple flagrant d'hypocrisie collective étatique antidémocratique et anti-occidentale, les dirigeants du bloc BRICS — représentant le Brésil, la Russie, l'Inde, la Chine et l'Afrique du Sud — réunis en Afrique du Sud pendant trois jours la semaine dernière ont invité quatre États musulmans et deux autres à rejoindre le bloc, tout en gardant un silence total sur le massacre raciste et islamiste de civils africains noirs perpétré par des milices arabes lourdement armées au Darfour occidental, au Soudan, au cours des semaines précédentes...
Le Forum africain de la défense a révélé le 16 mai que le groupe russe Wagner supervisait l'exploitation minière de l'or au Darfour et faisait sortir clandestinement du pays près de 2 milliards de dollars d'or.
Pourtant, les « grands et les bons » — le président chinois Xi Jinping, le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva, le président sud-africain Cyril Ramaphosa, et le président russe Vladimir Poutine s'adressant à l'assemblée par vidéo pour soutenir la guerre de la Russie en Ukraine — n'ont fait aucune mention de ce massacre génocidaire.
Au lieu de cela, les dirigeants des BRICS ont invité à les rejoindre des États ayant la plus longue histoire d'esclavage des Africains noirs au monde.
L'agence de presse chinoise Xinhua a rapporté comment le président iranien Ebrahim Raisi, qui a participé à la conférence des BRICS, a salué cette initiative comme une « mesure louable qui facilitera le développement mondial tout en respectant les principes de justice ».
Justice ? Raisi était procureur général adjoint au sein d'un comité de quatre membres surnommé la « commission de la mort » en Iran en 1988, responsable de l'exécution de milliers de prisonniers politiques fidèles à un mouvement d'opposition interdit, « sur ordre de Raisi et de ses trois collègues ».
Pire encore, bien que l'esclavage ait persisté légalement en Iran jusqu'en 1929, « il n'a jamais disparu ». — iranwire.com, 30 avril 2020. L'article présentait une série de photos d'esclaves africains noirs en Iran, comme celle-ci datant des années 1880. — Denise Hassanzade Ajiri, « Le visage de l'esclavage africain dans l'Iran qajar – en images », The Guardian , 14 janvier 2016.
La question de l’esclavage et de l’oppression des Africains noirs – qui perdure encore aujourd’hui au Darfour et ailleurs – est une question occultée par les BRICS."

« Chine, Russie, Inde et Co, nouveaux maitres du monde ? »
Arte diffusera le 13 octobre 2026 à 21 h « Chine, Russie, Inde et Co, nouveaux maitres du monde ? », documentaire de Sophie Lepault.

« L'organisation des Bric a été lancée en 2009 par le Brésil, la Russie, l'Inde et la Chine avec l'ambition affichée de "dédollariser" et "désoccidentaliser" l'ordre mondial. »

« Les Brics (le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud) représentent plus de la moitié de la population mondiale et 40% des richesses de la planète, plus que le G7. Ils ont déjà leur propre banque, leurs propres médias, leurs entraînements militaires… »

« Dix-sept ans après sa fondation, la coalition des Bric, aujourd'hui Brics+ - des États comme l'Iran, l'Égypte, l'Éthiopie, l'Indonésie et les monarchies du Golfe l'ont rejointe (le "+" de l'acronyme) – a plus que jamais le vent en poupe. »

« De nombreux autres Etats attendent à la porte de ce club opulent, dont la Turquie, pourtant membre de l'Otan… »

« Face à la multiplication des conflits et à l'urgence climatique, aggravés par l'erratique présidence Trump, le bloc occidental se fragmente et la faiblesse de l'ONU et de ses agences apparaît au grand jour. »

« Les Brics+, qui disent représenter le "Sud global", ont le sentiment que leur moment est venu. » 

« Lors de leur sommet annuel 2025, à Rio, ils ont plaidé pour un nouvel ordre multipolaire, affranchi de l'hégémonie américaine mais aussi des valeurs dont ils contestent l'universalisme : la démocratie libérale et le respect des droits humains, aux fondements du droit international. Quel monde alternatif construisent-ils tandis que l'Occident regarde ailleurs ? L’Europe peut-elle y trouver une place ? »

« Partant du 17e sommet des Brics+, en 2025 à Rio – le 18e vient d'avoir lieu les 12 et 13 septembre à New Delhi –, ce passionnant état des lieux géopolitique et historique fait entendre la parole convergente d'observateurs et de responsables chinois, russes, brésiliens, indiens et africains. »

« Comme le journaliste brésilien d'extrême gauche Pepe Escobar et le philosophe russe d'extrême droite Alexandre Douguine, ils appartiennent parfois pourtant à des bords politiques opposés. »

« En parallèle, les archives montrent comment cette coalition de puissances émergentes, majoritairement dirigée par des pays autoritaires, se structure, depuis presque vingt ans, en dénonçant le "deux poids deux mesures" d'un Occident qui n'hésite pas à sacrifier ses grands principes à ses intérêts. »

« Les Brics+ disposent déjà de leurs propres banque et médias, et travaillent à créer une force militaire, une monnaie et un Parlement communs. »

« Même si deux puissances impériales, la Chine et la Russie, font figure de leaders, ils prônent la souveraineté absolue des États et se revendiquent héritiers de l'anticolonialisme et du Mouvement des non-alignés. »

« Une majorité de pays du Sud a ainsi refusé de s'associer aux sanctions contre Moscou après l'invasion de l'Ukraine. »

« Alors que les États-Unis manifestent eux aussi leur hostilité au droit international, comment l'Europe peut-elle continuer à le défendre ? Peut-être, comme l'y invitent les protagonistes de ce documentaire, en décentrant le regard pour prendre acte de sa propre fragilité, et de la légitime aspiration à une autre répartition du pouvoir, politique comme économique. »


France, 2026, 92 min
Coproduction : ARTE GEIE, Studiofact Productions
Production : Studiofact Presse & Docs,
Productrice : Véronique BLANC
Auteure : Sophie Lepault,
Sur Arte les 13 octobre 2026 à 21 h,19 octobre 2026 à 9 h 50
Sur arte.tv du 12/09/2026 au 20/03/2027


jeudi 8 octobre 2026

L’enfance de... Alexandre Arcady

Réalisateur, acteur, scénariste et producteur, Alexandre Arcady est le fils d’Alexandre, d’origine hongroise, et Driffa Egry, et l’aîné d’une fratrie de cinq frères. Il a grandi dans une famille Juive française modeste en Algérie. De son enfance qui a nourri son œuvre artistique, il garde le goût des grandes tablées familiales, la nostalgie d’une « mer omniprésente », et le souvenir d’un « Paradis perdu sur une terre âpre, violente, mais si infiniment attachante ». Le 7 octobre 2026, est sorti Fausse Note, film franco-belge réalisé par Alexandre Arcady et interprété par Kad Merad et Benoît Poelvoorde. Le 7 novembre 2026 à 20h30, le Palais des Congrès de Paris accueillera le ciné-concert "Alexandre Arcady Symphonique Célébration", ciné-concert symphonique « exceptionnel » imaginé par Thierry Chabrot. 


Tolérance. « J’ai grandi au 7, rue du Lézard, au pied de la basse Casbah d’Alger, un quartier populaire. Dans mon immeuble vivaient en paix Juifs, catholiques, Kabyles, Arabes ».

Pauvreté, solidarité et bonheur. « Alexandre, mon père était représentant de commerce. Ancien légionnaire, il aimait marcher. C’est à pied qu’il effectuait ses tournées, sous un soleil de plomb, pour vendre aspirateurs, anisette, chocolat... A la fin de son engagement, il avait rencontré ma mère Driffa, et tous deux s’étaient mariés. Driffa, ma mère, avait un caractère indépendant. Ma famille était très pauvre, mais nous n’avons jamais manqué de rien. J’ai le souvenir d’une enfance heureuse, de joie, d’amour, de solidarité. Cette terre, cette mer, les Bains Padovani, les Bains Franco nous étaient accueillants ».

Judaïsme. « Ma famille était traditionaliste. Nous fêtions les grandes fêtes. Au fond de notre cour, se trouvait une synagogue ».

Alger. « Je me souviens des odeurs - café grillé, épices -, mais surtout - café grillé, épices -, mais surtout des bruits caractéristiques : les rires d’enfants et la sirène des bateaux au loin, quittant le port. Lors du montage son de mes films, j’ajoute ces éléments qui ont bercé mon enfance ».

Le racisme et l'antisémitisme. « J’allais à l’école communale du Soudan, dans la casbah. Il y avait un racisme des petits Algériens à l’égard des Juifs et des chrétiens, minoritaires. Les petits Algériens nous ont fait sentir la différence. Cela a donné lieu à des bagarres. Au lycée Bugeaud à Alger, j’ai vu le racisme à l’égard des Arabes, minoritaires et visés par les quolibets des copains. Les enfants reflètent la haine des adultes ».

Le « retour » en France. « Cela a été une césure pour la génération de mes parents. J’avais 12 ans, je quittais un pays en guerre, avec des perspectives un peu étroites. Le fait de partir était un peu excitant. On allait voir en couleurs ce qu’on regardait en noir et blanc à la télévision… »


Quelques dates repères
(la filmographie n’est pas exhaustive)

1947
Alexandre Arcady naît à Alger.

1960
Il « retourne » avec sa famille en France.

1969
Il débute dans La Cravache d’or, série télévisée d’André Michel.

1970
Il met en scène Haute surveillance de Jean Genet, au Théâtre Récamier.

1976
Il joue dans Lorenzaccio d'Alfred de Musset, dans une mise en scène de Pierre Vielhescaze, pour les Tréteaux de France.

1977

Il fonde avec Diane Kurys Alexandre Films, société de production de films dont le premier film Diabolo menthe, réalisé par Diane Kurys est un succès public et est salué par la critique.

1979
Alexandre Arcady connaît le succès dès son premier film Le coup de sirocco, avec Roger Hanin, Marthe Villalonga, Patrick Bruel. Un succès commercial.

1982
Il dirige Le Grand pardon avec Roger Hanin.

1983

Le grand carnaval sort sur les écrans.

1985
Il réalise Hold-up.

1986

Dernier été à Tanger est diffusé dans les salles de cinémas françaises.

1989
Il réalise L’Union sacrée avec Richard Berry et Patrick Bruel. "Simon Atlan est inspecteur à la Brigade des stupéfiants. Lorsqu'on lui présente son nouveau collègue, ce juif pied-noir se montre d'emblée hostile : Karim Hamida a le tort d'être arabe. La tension est palpable entre les deux hommes qui se retrouvent à enquêter sur une affaire de drogue ayant fait dix morts parmi des lycéens. Ils comprennent que c'est l'oeuvre d'un groupuscule terroriste, composé de fanatiques musulmans dirigés par un certain Radjani. Ce dernier se fait passer pour un attaché culturel, ce qui lui offre une couverture pour ses activités criminelles. Simon et Karim cherchent à le confondre. Un polar mené tambour battant, faisant référence au climat politique français des années 80."

1991
Il dirige Pour Sacha avec avec Sophie Marceau et Richard Berry. "En 1967, Laura, une jeune violoniste et Sacha un prof de philo, partent en Israël vivre dans un Kibboutz. Trois amis parisiens, amoureux de Laura, viennent les rejoindre. La guerre des Six Jours éclate brutalement…"

1992
Le Grand pardon 2 sort en France.


1997
Il réalise K. "Samuel Bellamy, un jeune inspecteur de police, entretient depuis plusieurs années une grande amitié avec Joseph Katz, un vieux brocanteur juif rescapé de la déportation. Un jour, ce dernier reconnaît dans sa boutique l'Allemand qui a autrefois massacré sa famille et l'abat sous les yeux de Sam qui le laisse partir. Peu après, Katz trouve la mort dans des circonstances mystérieuses. Déterminé à venger son ami, Sam part alors à Berlin pour mener l'enquête et y fait la rencontre de la fille de l'ancien SS, persuadée que son père était un communiste de l'ex-RDA¿ Machination internationale, pillage nazi et paranoïa extrême sont les ingrédients de ce thriller au sujet sensible et au récit émouvant guidé par un Patrick Bruel impressionnant."

2003
Il écrit Le petit blond de la Casbah (Plon).

2004
Il met en scène le spectacle musical Les enfants du soleil et sort sur les grands écrans Mariage mixte, avec Gérard Darmon, Olivia Bonamy, Olivier Sitruk, Antoine Duléry, Fanny Cottençon, Patrick Chesnais, Jean Benguigui, Béatrice Agenin, Anne Berger, Lucien Layani, Gilbert Lévy, Axelle Abbadie, Julie Dray. Le 5 juin 2018, Ciné + Emotion diffusa ce film. "A la tête d'un grand groupe de casinos, Max mène une vie heureuse. Fier de sa réussite sociale, il est surtout très satisfait de voir sa fille, Lisa, réussir dans tous les domaines. Il nourrit d'ailleurs pour elle des projets ambitieux. Il rêve ainsi de la marier, dans la plus pure tradition juive, avec le fils de son meilleur ami. Soupçonneux, il a toutefois décidé d'embaucher un homme chargé de surveiller sa fille en permanence. Lorsqu'il apprend que Lisa est amoureuse d'un autre prétendant, il voit rouge, d'autant plus qu'il s'agit d'un «goy». Pour ce père un peu trop directif, c'en est trop. Lisa va essayer, tout en douceur, de le faire changer d'avis...".

2010
Il réalise Comme les cinq doigts de la main.

2012

"Ce que le jour doit à la nuit", d'Alexandre Arcady avec Nora Arnezeder, Fu'ad Ait Aattou, Anne Parillaud est distribué en France. "Algérie, années 1930. Younes a 9 ans lorsqu'il est confié à son oncle pharmacien à Oran. Rebaptisé Jonas, il grandit parmi les jeunes de Rio Salado dont il devient l'ami. Dans la bande, il y a Emilie, la fille, dont tous sont amoureux. Entre Jonas et elle naîtra une grande histoire d'amour, qui sera bientôt troublée par les conflits qui agitent le pays." 

2013
Il dirige 24 jours, La vérité sur l’affaire Ilan Halimi d’après 24 jours. La vérité sur la mort d’Ilan Halimi, de Ruth Halimi et Emilie Frèche (Seuil, 2009).
"24 Jours n’est pas un film sur le gang des barbares mais un film qui témoigne du martyr d’Ilan Halimi. En tant que cinéaste j'ai toujours porté un regard attentif sur l'actualité et sur l’Histoire. Le Coup de Sirocco parlait des rapatriés d’Afrique du Nord, Le Grand Carnaval racontait le débarquement des Américains en Algérie, L’Union sacrée réunissait deux flics, l'un juif, l'autre arabe dans un combat contre l'Islam radical. Pour Sacha, évoquait la Guerre des Six jours et la politique des territoires occupés en Israël. K, explorait le parcours d’un criminel nazi et la résurgence de l'extrême droite en Europe. Avec Là-bas mon pays, j’ai retrouvé l’Algérie en proie à une guerre civile épouvantable. Enfin, en adaptant le roman de Yasmina Khadra, Ce que le jour doit à la nuit, j’ai mis en images une page de l’Histoire de France dans l’Algérie coloniale. Ces choix montrent ma volonté d'être attentif au monde et de considérer que le cinéma peut être parfois un outil d’éveil, un moyen de prise de conscience. Et tout naturellement, je ne pouvais pas être indifférent à cet assassinat qui a bouleversé notre pays en 2006. Il y a des moments dans la vie où l'on est happé, bousculé, outré, révolté. La mort d'Ilan, le premier jeune juif à avoir été tué en France depuis la Shoah, est un événement qui m'a meurtri, comme il a meurtri beaucoup d'entre nous. Ce crime antisémite n'était pas un fait divers, mais un phénomène de société grave. Comment aborder au cinéma un tel événement ?", a déclaré Alexandre Arcady. 

2015

Le 12 février 2015, à 20 h, l’Association Schibboleth organise, dans le cadre de ses séminaires sur les figures de la cruauté, à l'Institut Supérieur Européen de Gestion (ISEG) la projection en présence d'Alexandre Arcady de son film 24 jours, La vérité sur l’affaire Ilan Halimi. La projection sera suivie d’un débat : "questions sur la complicité d’une cité ; les stéréotypes moteurs de ces tortures et de cet assassinat ; interrogations sur la réaction de la presse (à l’événement et au film) et des institutions cinématographiques (au film) ; comment rendre compte de la cruauté dans un événement (social, psychique, politique) sans en faire une source de jouissance. Comment s’articulent cruauté et identification ?"

Alexandre Arcady, né Egry, a été promu au grade de Chevalier de la Légion d'Honneur (J.O., 14 juillet 2015)


2017

Toute l'Histoire diffusa les 8, 9 et 14 janvier 2017, dans le cadre de la série L’événement historique qui m'a le plus marqué, Alexandre Arcady : Ma Guerre des Six-Jours.

Alexandre Arcady participa à la Convention du CRIF le 10 décembre 2017.

2021
Arte diffusa le 17 avril 2021, dans le cadre de « Square artiste » (Square für Künstler), « Carte blanche à Alexandre Arcady : "Sarah et les autres" » (Carte Blanche für Alexandre Arcady). « C’est en janvier 2020, alors qu’il accompagnait le président Macron en Israël à l’occasion du 75e anniversaire de la libération du camp d´Auschwitz, qu’Alexandre Arcady s’est rendu au cimetière de Jérusalem où sont enterrées 10 des 11 victimes d’assassinats antisémites commis en France depuis 2006. » Une évocation lacunaire, parfois passionnante ou désolante, éclairée par des avocats, dirigeants communautaires, l'ancien Premier ministre socialiste Manuel Valls, la Maire de Paris Anne Hidalgo et l'écrivain Tahar Ben Jelloun des assassinats antisémites commis en France depuis 2012.

2023
Le Petit blond de la Casbah
 sort en France.

"Un réalisateur de cinéma revient avec son fils à Alger pour présenter son nouveau film qui raconte l’histoire de son enfance et de sa famille dans l’Algérie des années 60. Le cinéaste se promène dans sa ville natale et, à travers les souvenirs d’un petit garçon pas tout à fait comme les autres, il nous fait revivre les moments de bonheur, de rires et de larmes de son enfance algéroise. C’est tout un univers touchant et une galerie de portraits hauts en couleurs que le film ressuscite".

2026
Fausse Note,
 film franco-belge est sorti le 7 octobre. Il est interprété par Kad Merad et Benoît Poelvoorde. D'après un texte original de Didier Caron. 
"Lors de son ultime concert à Paris, un chef d’orchestre de renom est confronté à un admirateur insistant. Sous ses apparences de « Monsieur tout le monde », le « Fan » s’infiltre dans l’Opéra, perturbe la soirée et force un face à face inattendu avec le chef d’orchestre. Surgit alors un passé commun enfoui, où la musique devient le révélateur d’une vérité bouleversante. Une nuit de tension et de vérité où la mémoire, la culpabilité et la justice s’affrontent en sourdine."

Le 7 novembre 2026 à 20h30, le Palais des Congrès de Paris accueillera le ciné-concert "Alexandre Arcady Symphonique Célébration". "Plongez dans l'univers intense, populaire et profondément humain de Alexandre Arcady à l'occasion d'un ciné-concert symphonique « exceptionnel » imaginé par Thierry Chabrot. Un spectacle consacré à l'ensemble de l'œuvre cinématographique d'Alexandre Arcady".



"L'Union sacrée" d'Alexandre Arcady
France, 1989, 2 h
Avec Richard Berry (Karim Hamida ), Patrick Bruel (Simon Atlan), Bruno Cremer (Joulin), Claude Brasseur (Colonel Revers), Saïd Amadis (Ali Radjani)
Sur OCS choc les 23 avril 2020 à 06 h 35 et 27 avril 2020 à 01 h 55

"K" d'Alexandre Arcady
France, 1997,  02 h 09
Avec Patrick Bruel (L\'inspecteur de police Sam Bellamy), Isabella Ferrari (Emma Güter), Marthe Keller (Nora Winter), Pinkas Braun (Joseph Katz / Karl Heinrich), Jean-François Stévenin (le commissaire Cortès)
Sur OCS city les 30 avril 2020 à 01 h 35, 2 mai 2020 à 08 h, 8 mai 2020 à 09 h 10, 12 mai 2020 à 13 h 40 et 20 mai 2020 à 11 h 55

Mariage mixte, d'Alexandre Arcady
France, 2004, 1 h 44
Avec Gérard Darmon, Olivia Bonamy, Olivier Sitruk, Antoine Duléry, Fanny Cottençon, Patrick Chesnais, Jean Benguigui, Béatrice Agenin, Anne Berger, Lucien Layani, Gilbert Lévy, Axelle Abbadie, Julie Dray
Sur Ciné + jusqu'au 30/04/2020

"Ce que le jour doit à la nuit", d'Alexandre Arcady

Avec Nora Arnezeder, Fu'ad Ait Aattou, Anne Parillaud. 
Sur France Ô le 21 mai 2019 à 22 h 40 

Articles sur ce blog concernant :
Cet article a été publié en une version concise dans Osmose.
Il a été republié sur ce blog le :
- 29 avril 2014 à l'approche de la sortie en salles de 24 jours. La vérité sur l'Affaire Halimi, réalisé par Alexandre Arcady ;
- 4 janvier 2015. HD1 a diffusé  à 23 h 05 L'Union sacrée, d'Alexandre Arcady, avec Richard Berry, Patrick Bruel, et Bruno Cremer ;
- 12 février et 15 juillet 2015, 9 janvier et 7 décembre 2017, 5 juin 2018, 22 mai 2019, 23 avril 2020, 23 avril 2020.