Durant la 48e session du Comité du patrimoine mondial (CPM) de l’UNESCO à Busan (République de Corée) du 19 au 29 juillet 2026, le CPM
a décidé de maintenir la vieille ville d’Hébron/Al-Khalil (État de Palestine) sur la Liste du patrimoine mondial et dans la Liste du patrimoine mondial en péril. (Décision 48 COM 7A.10 ) Il :
"4. Félicite l’État partie pour les mesures prises sur le bien, notamment les travaux de conservation et d’entretien, ainsi que pour les initiatives menées avec la communauté locale et les activités destinées aux enfants, de sensibilisation et de formation ;
5. Déplore les activités israéliennes en cours signalées à l’intérieur de la vieille ville d’Al-Khalil/Hébron, notamment l’installation d’un ascenseur électrique à la mosquée Al-Ibrahimi/le Tombeau des Patriarches, la construction de colonies, les fouilles archéologiques, la démolition de magasins sur le marché d’Al-Hisbeh ainsi qu’à Hosh Al-Shareef et Qafisheh, ainsi que la destruction des entrées voûtées et en dôme de la gare routière historique, les restrictions d’accès et le retrait de tous les pouvoirs en matière d’urbanisme et de construction au Comité local palestinien de l’urbanisme et de la construction rattaché à la municipalité d’Hébron, toutes ces mesures étant illégales au regard du droit international et portant atteinte à l’authenticité et à l’intégrité du site, ainsi que le déni qui en découle de la liberté de circulation et de la liberté d’accès aux lieux de culte, et demande à Israël, la puissance occupante, de mettre fin à toutes les violations qui ne sont pas conformes aux dispositions des conventions, résolutions et décisions pertinentes de l’UNESCO ;
6. Exprime sa profonde préoccupation face aux interventions prévues signalées, à la mosquée Al-Ibrahimi/leTombeau des Patriarches, en particulier l’installation d’une couverture pour la cour à ciel ouvert, qui pourraient être menée par Israël, la puissance occupante, sans le consentement de l’État partie. Conformément aux paragraphes 118 bis et 172 des Orientations, de telles interventions majeures, susceptibles d’affecter la valeur universelle exceptionnelle, l’authenticité et l’intégrité du bien, devraient être soumises au préalable au Centre du patrimoine mondial par l’État partie concerné, accompagnées de la documentation requise, y compris des évaluations d’impact sur le patrimoine (EIP). Réitère sa demande de s’abstenir de toute intervention et que la mission conjointe de suivi réactif du Centre du patrimoine mondial et de l’ICOMOS, sollicitée précédemment, soit dépêchée dès que les conditions le permettront, afin d’évaluer l’état de conservation et fournir des conseils techniques sur les travaux proposés et les mesures de conservation nécessaires, en veillant à la préservation intégrale de la valeur universelle exceptionnelle du bien ;
7. Rappelle la nécessité de soumettre au Centre du patrimoine mondial, pour examen par les organisations consultatives, des informations détaillées sur les projets actuels de conservation et de développement susceptibles d’avoir un impact négatif sur le bien et son patrimoine, conformément au paragraphe 172 des Orientations ;
8. Demande en outre à toutes les parties de s’abstenir de toute action susceptible de porter atteinte aux attributs du bien transmettant sa VUE, et de prendre toutes les mesures possibles, conformément au droit international, pour protéger le bien, notamment en s’abstenant de tout dommage physique, en empêchant la mise en œuvre de projets de conservation et en évitant tout nouveau projet de développement inapproprié au sein du bien et de sa zone tampon ;
9. Décide également d’appliquer le mécanisme de suivi renforcé à ce bien, et demande que le Comité soit informé de toute information pertinente pour la conservation de la VUE du bien par le biais de rapports soumis tous les trois mois jusqu’à la 49e session du Comité ;
10. Demande enfin à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, avant le 1er février 2027, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et la mise en œuvre des mesures susmentionnées, pour examen par le Comité du patrimoine mondial lors de sa 49e session."
"Palestine : terre des oliviers et des vignes – Paysage culturel du sud de Jérusalem, Battir (État de Palestine)"
En 2012, la "Palestine" souhaitait déjà que soit inscrit ce site de Battir sur la Liste du Patrimoine mondial. Pour des raisons formelles - dissensions internes palestiniennes, retard dans le dépôt du dossier, etc. -, cela n'avait pas été alors possible, et la "Palestine" avait alors focalisé ses efforts sur l'inscription sur cette Liste de la basilique de la Nativité à Bethléem. Avec un double succès.
Le 29 juin 2012, à Saint-Pétersbourg (Russie), sur proposition de la "Palestine", et grâce à la voix décisive de la France lors du vote secret, le "Lieu de naissance de Jésus : l’église de la Nativité et la route de pèlerinage, Bethléem (Palestine)" avait été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial - 13 voix pour et deux abstentions sur les 21 Etats-membres - et, malgré l'avis des experts auprès de l'UNESCO, sur celle du Patrimoine mondial en péril "en raison des dégradations liées à des fuites d’eau. Le bien inscrit est situé à 10 kilomètres au sud de Jérusalem sur les sites que les Chrétiens reconnaissent traditionnellement comme le lieu de naissance de Jésus depuis le 2e siècle. Une église y a été construite en 339 et l’édifice qui lui a été substitué après un incendie survenu au 6e siècle conserve des vestiges du sol en mosaïque du bâtiment original. Le site comprend également des églises et des couvents grecs, latins, orthodoxes, franciscains et arméniens ainsi que des clochers, des jardins en terrasses et une route de pèlerinage".
Les "Palestiniens avaient revendiqué en juin 2012 une première victoire "historique" en obtenant l'inscription par l'Unesco de la basilique de la Nativité de Bethléem... Pour le ministère palestinien des Affaires étrangères, c'était la première fois que la Palestine exerçait son droit souverain en tant que nation".
Le Centre Simon Wiesenthal (CSW) s'était indigné le 29 juin 2012:
"L'ambassadeur français, Daniel Rondeau, fut le seul délégué à annoncer publiquement son vote qu'il a qualifié de "conforme à la ligne politique de son pays qui soutint l'entrée de la Palestine à l'UNESCO en octobre dernier".
Une décision contre cette nomination fut déjà prononcée, sur la base des conclusions de l'organisme expert auprès du CPM, ICOMOS (le Conseil international des monuments et des sites), disant que la demande palestinienne, soumise après hors délai, ne remplissait pas les conditions d'une inscription en urgence. Cette décision fut rejetée.
La lettre s'opposant à la démarche palestinienne, adressée au Président Abbas par les autorités catholique, orthodoxe et arménienne gardiennes de l'Église de la Nativité, fut ignorée. Une autre version de soutien et non signée fut distribuée par l'Autorité palestinienne.
L'Algérie, renfort de la Palestine, a produit le document de base pour le vote en le justifiant par le fait que "Bethléem, lieu saint pour les chrétiens comme pour les musulmans, est un puissant symbole pour plus de deux milliards de croyants dans le monde.
La réaction triomphale du Délégué palestinien relève plus de la menace politique que du patrimoine culturel : "Les colons israéliens menacent l'existence du peuple palestinien...nous allons présenter de nombreuses autres nominations de sites mis en danger par Israël..."
L'Ambassadeur israélien, Nimrod Barkan a déploré : "Cette décision est politique et viole la convention du patrimoine mondial. La responsabilité du site a été habilement retirée aux Églises et confiée à un Etat inexistant. L'UNESCO vit aux pays des merveilles"
La plus grande responsabilité dans cette situation revient à la France. L'inscription aurait, en effet, été impossible sans le vote français. Tout porte à croire que les trois autres Européens (la Suisse, l'Estonie et l'Allemagne) se prononcèrent contre. Bien que n'étant pas membre du CPM, les États-Unis ont fait de grands efforts pour empêcher cette mascarade.
Le Centre Wiesenthal a fait part de son indignation aux autorités françaises et travaille, en collaboration avec ses amis, pour empêcher de futures prédations du patrimoine chrétien et continue à faire campagne au sein des organisations internationales contre le vol de l'identité du patrimoine juif".
Bis repetita... C'est à Doha (Qatar), lors de sa 38e session (15-25 juin 2014), sous la présidence de la Sheikha Al Mayassa Bint Hamad Bin Khalifa Al Thani, que le Comité du patrimoine mondial de l'UNESCO a approuvé le 20 juin 2014 l'inscription du site "Palestine : pays d’olives et de vignes – Paysage culturel du sud de Jérusalem, Battir" proposé par la "Palestine", sur la Liste du patrimoine mondial et celle du patrimoine mondial en péril. Situé en Judée, en zone C sous contrôle militaire israélien,
"A l'issue d'un vote secret remporté contre l'avis des experts conseillant l'Unesco" et "dans le cadre d'une procédure d'urgence", le Comité du patrimoine mondial de l'UNESCO a aussi inscrit "le bien sur la Liste du patrimoine en péril considérant que le paysage a été fragilisé par l’impact des transformations socioculturelles et géopolitiques susceptibles de causer des dommages irréversibles à son authenticité et à son intégrité, faisant référence au début des travaux de construction d’un mur de séparation qui pourrait isoler les fermiers des champs qu’ils ont cultivés pendant des siècles".
La représentante de l'ICOMOS « Conseil International des Monuments et des Sites », "ONG qui conseille l'Unesco, n’était pas favorable à la demande palestinienne expliquant qu’il n'est pas toujours possible de protéger un paysage dans son ensemble sauf s'il y a une proposition d'inscription transnationale alors que dans le cas d’espèce seuls les palestiniens avaient présenté cette demande".
« Aujourd'hui vous venez de prendre, au-delà de l'inscription de Battir, une décision courageuse contre l'enfermement, l'exclusion et la domination », a déclaré Elias Sanbar, ambassadeur de "Palestine" auprès de l'Unesco.
Shuli Davidovich, membre de la délégation israélienne, a déploré "un jour noir pour l'Unesco. Nous regrettons que le Comité ne se soit pas montré capable de lutter contre cette politisation".

En 2014, l'Etat Juif est demeuré silencieux face à cette "palestinisation" et "déjudaïsation" du patrimoine historique Juif. Le 23 juin 2014, il a préféré se réjouir de l'inscription de "Grottes de Maresha et de Bet-Guvrin en basse Judée, un microcosme du pays des grottes" sur cette Liste du patrimoine mondial : « Ville sous la ville », ce site de basse Judée comprend une sélection de grottes, creusées par l’homme dans un sous-sol de calcaire crayeux épais et homogène. Ces chambres et réseaux souterrains aux formes et aux fonctions diversifiées, situés sous les cités antiques de Maresha et Bet-Guvrin, témoignent d’une succession de périodes historiques de creusement et d’usage courant sur 2 000 ans (de l’Age de fer aux croisades) mais aussi d’une grande variété de méthodes de construction souterraine. Les excavations ont d’abord été des carrières, puis elles furent aménagées pour des activités agricoles et artisanales, comprenant moulins à huile, colombiers, étables, citernes et canaux, bains, ensembles funéraires, lieux de culte et abris pour les périodes de troubles".
De rares organisations Juives ont exprimé leur indignation. Le 23 juin 2014, le B’nai B’rith France a condamné "cette nouvelle instrumentalisation de l’UNESCO au détriment d'Israël" et rappelé "que déjà en juin 2012 la Basilique de la Nativité à Bethléem avait été inscrite sur la liste du Patrimoine Mondial en péril contre l’avis des experts auprès de l’UNESCO et l’opposition adressée au Président Abbas par les autorités catholique, orthodoxe et arménienne". Le B’nai B’rith France a dénoncé "cette politisation d’une organisation internationale sensée n'agir que pour la culture et pour la paix, et dont les prises de positions partisanes comme celles-ci ne font que discréditer son message et son action".
Le 25 juin 2014, Shimon Samuels, directeur des relations internationales du CSW, a décrit dans The Jerusalem Post le déroulement de cette réunion du CPM, et a prévu la poursuite des "vols des identités juives et chrétiennes en Terre Sainte".
L'enjeu de ce double vote du CPM est, non seulement de "palestiniser" un site majeur de l'histoire Juive, mais aussi d'influer sur la future décision de la justice israélienne concernant le tracé de la clôture de sécurité anti-terroristes à proximité de Battir/Beitar.
« Ce triomphe est une victoire pour la Palestine »,
a déclaré Akram Badir, chef du conseil local à Battir, au sud de Jérusalem, à l’agence de presse palestinienne Ma’an.
En 2026, par la décision : 48 COM 7A.11, le Comité du patrimoine mondial,
"3. Félicite l’État partie pour les efforts qu’il déploie afin d’améliorer l’état de conservation du bien et de mettre en œuvre les mesures correctives pour parvenir à l’État de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril (DSOCR), en collaboration avec ses partenaires ;
4. Encourage l’État partie à poursuivre ses efforts visant à mobiliser les fonds nécessaires pour entreprendre, à titre prioritaire, l’installation d’un réseau d’égouts adapté et faire adopter le plan d'occupation des sols et les règlements associés, afin d’éviter une expansion urbaine incontrôlée sur le site du bien et dans sa zone tampon ;
5. Encourage également la poursuite de la mise en œuvre de mesures susceptibles de contribuer à la conservation et à la gestion durables du bien, notamment les activités menées dans le cadre du projet « Soutenir le tourisme durable par la sauvegarde, la réhabilitation et la promotion du paysage agro-culturel de Battir », qui vise à promouvoir le tourisme agro-culturel en tant que moteur du développement économique et social, tout en préservant et en mettant en valeur la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien ;
6. Prend note de l’engagement pris par l’État partie de transmettre au Centre du patrimoine mondial la documentation relative aux centres d’accueil et d’interprétation pour les visiteurs dès qu’elle sera disponible, et encourage en outre l’État partie à préparer, pour ce projet, une évaluation d’impact sur le patrimoine (EIP), à réaliser conformément au Guide et boîte à outils pour les évaluations d’impact dans un contexte de patrimoine mondial, et à continuer d’informer le Centre du patrimoine mondial de tout projet de restauration majeure ou de nouvelle construction susceptible de modifier la VUE du bien, conformément au paragraphe 172 des Orientations ;
7. Regrette les signalements persistants de violations ayant une incidence négative sur le bien, continue d’exprimer sa vive préoccupation quant à l’état du bien et aux informations signalant des constructions illégales, des colonies et d’autres projets d'aménagement et de développement, ainsi qu’aux restrictions imposées aux agriculteurs et aux dommages causés aux zones agricoles situées au sein du bien et dans sa zone tampon, et demande à toutes les parties d’éviter toute action susceptible de causer des dommages au bien ;
8. Demande enfin à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2027, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 49e session ;
9. Décide de maintenir Palestine : terre des oliviers et des vignes – Paysage culturel du sud de Jérusalem, Battir (État de Palestine) sur la Liste du patrimoine mondial en péril."
"Monastère de Saint Hilarion/ Tell Umm Amer (État de Palestine)"
Le 26 juillet 2024, le Monastère de Saint Hilarion, situé dans le gouvernorat de Deir el-Balah (bande de Gaza), a été inscrit sur la liste du patrimoine mondial en péril.
Par la décision 48 COM 7A.12, le Comité du patrimoine mondial
"3. Note que le bien n’a pas été directement affecté par le conflit, mais continue néanmoins à exprimer sa profonde inquiétude quant aux menaces qui pèsent sur lui, notamment en ce qui concerne l’exposition aux facteurs environnementaux, la détérioration biologique et l’interruption prolongée des activités d’entretien régulières, qui sont maintenant considérées comme critiques ;
4. Note avec satisfaction les efforts entrepris par l’État partie et ses partenaires pour renforcer la protection du bien, poursuivre son suivi et sa documentation, et mener des actions préventives malgré les difficultés ;
5. Reconnaît la volonté de l’État partie d’organiser et de faciliter une mission de suivi réactif sur le bien dès que la situation sur le terrain le permettra, afin d’évaluer son état de conservation et d’établir un état de conservation souhaité, ainsi qu’un programme de mesures correctives, pour le retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril ;
6. Encourage le Secrétariat de l’UNESCO à poursuivre ses efforts de suivi actif et à développer de nouveaux partenariats pour la conservation préventive et la protection d’urgence du bien, notamment le renforcement des mesures visant à prévenir le trafic illicite d’objets culturels, ainsi que le renforcement des capacités locales de réponse aux situations d’urgence lorsque cela est possible ;
7. Réitère son appel à tous les États parties à fournir un soutien financier urgent pour la mise en œuvre du plan d’action de l’UNESCO pour Gaza, y compris pour la protection et la conservation du bien, par le biais de contributions volontaires ;
8. Réitère également son appel aux autorités israéliennes pour qu’elles prennent toutes les mesures nécessaires pour protéger et conserver le site, en empêchant tout dommage, dégradation ou altération ;
9. Réitère sa demande de s’abstenir de toute action susceptible de porter atteinte ou de nuire à l’intégrité et à l’authenticité du bien ;
10. Demande enfin à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2027, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 49e session ;
"Sebastia, État de Palestine"
Sébastia est situé près de Shehem (Naplouse) en Samarie. Samarie-Sébaste était la capitale du royaume du Nord d'Israël. Hérode avait donné le nom de Sébaste à la ville.
Se sont succédées "les périodes hellénistique, romaine, byzantine et islamique, avec des vestiges architecturaux plus tardifs remontant à l'époque des Croisés, ainsi qu'aux périodes ayyoubide/mamelouke et ottomane, au cours de laquelle il fut l'un des « villages du Trône » (« Throne Villages »). Contrairement à de nombreuses villes continuellement habitées où les développements urbains successifs ont recouvert les vestiges plus anciens, Sebastia conserve des traces archéologiques relativement directes de ses grandes périodes de développement, jusqu'à la période palestinienne contemporaine, ce qui permet une lecture claire des systèmes politiques, religieux et urbains successifs, demeurés physiquement interconnectés".
Par la décision 48 COM 8B.3, le Comité du patrimoine mondial, a inscrit "
Sebastia, État de Palestine", sur la Liste du patrimoine mondial, conformément à la procédure d’urgence, sur la base du critère (iii)".
Il a adopté "la déclaration de valeur universelle exceptionnelle suivante :
Brève synthèse
Situé au nord-ouest de Naplouse, en Cisjordanie, Sebastia est un tell datant de plusieurs périodes, renfermant des vestiges archéologiques et architecturaux qui témoignent de son occupation par différentes civilisations, selon différentes intensités, à partir du IXe siècle avant notre ère. La structure stratifiée du bien révèle des vestiges qui témoignent de l’occupation du site à l’âge du Fer, époque à laquelle il représentait un centre politique régional important, largement assimilé à l’ancienne ville de Samarie; pendant la période hellénistique, durant laquelle la ville a été fortifiée ; pendant la période romaine, quand la ville a été rebaptisée Sébaste par Hérode et a acquis le statut de colonie romaine sous Septime Sévère ; pendant la période byzantine, durant laquelle l’importance de la ville a diminué, mais où elle est devenue le siège d’un évêché ; et enfin lors de phases historiques ultérieures durant le Moyen Âge (en particulier la période des croisades) et l’époque ottomane. Les strates culturelles successives permettent de retracer l’histoire politique, religieuse et urbaine de Samarie/Sébaste, tout en offrant un potentiel exceptionnel pour de futures recherches scientifiques.
Critère (iii) : La coexistence visible, au sein d’un même site archéologique, et la lisibilité exceptionnelle des traces matérielles laissées par les civilisations qui ont successivement occupé ce lieu depuis l’âge du Fer, en passant par les périodes hellénistique et romaine, jusqu’à la période byzantine, ainsi que les ajouts ultérieurs de l’époque des croisades, distinguent le site de Sebastia d'autres sites dans la région du Levant. Avec ses différentes strates et ses vestiges datant de plusieurs périodes, le bien représente un ensemble cohérent qui témoigne des principales phases historiques de l’occupation du site. Alors que dans de nombreuses villes ayant connu une occupation ininterrompue, les développements urbains successifs ont occulté les vestiges antérieurs, Sebastia conserve des traces archéologiques relativement directes de ses principales phases d'évolution ce qui permet une lecture claire des systèmes politiques, religieux et urbains successifs, qui restent physiquement interconnectés.
Intégrité
Le site de Sebastia, qui est composé de multiples strates, comprend l’ensemble des vestiges archéologiques et des structures architecturales connus qui témoignent de l’occupation du site depuis l’âge du Fer jusqu’à la période byzantine, ainsi que plusieurs vestiges notables datant de la période des croisades. L’état physique du bien n’a pas pu être entièrement évalué au moment de l’inscription en raison de l’absence d’une mission d’évaluation technique, mais l’état de son tissu physique semble inégal, certaines parties du bien se trouvant dans un état plus dégradé que d’autres en raison des effets combinés des intempéries, de l’érosion, de la croissance de la végétation et de l’exposition prolongée des vestiges mis au jour. L’intégrité du site est actuellement menacée par le projet d’expropriation visant à diviser le bien et à créer le Parc national « Samarie » (Shomron) dans sa partie ouest. En outre, compte tenu des menaces existantes liées au conflit israélo-palestinien actuel et des pressions dues au développement, l’intégrité du bien peut être considérée comme hautement vulnérable.
Authenticité
Les différentes strates historiques au sein du bien restent lisibles et continuent de véhiculer les valeurs patrimoniales qui étayent l’importance du site à travers les vestiges préservés, même si les plus anciens témoignages archéologiques ont été partiellement endommagés par des développements historiques ultérieurs, dans la mesure où les civilisations successives ont construit leur ville parmi ou au-dessus des précédents. En l’absence de mission d’évaluation technique, l’évaluation complète de l’authenticité du bien n’a pas été possible au moment de l’inscription.
Éléments requis en matière de protection et de gestion
Le bien est protégé par le Décret-loi sur le patrimoine culturel matériel (No 11, 2018), et sa protection, sa gestion et sa conservation sont supervisées par le ministère du Tourisme et des Antiquités. La municipalité de Sebastia supervise la mise en œuvre des contrôles d’urbanisme et coordonne avec le Ministère la réglementation des activités de développement. Le site est inclus en tant que zone protégée dans le Plan directeur territorial municipal de 2018 et est géré dans le cadre du Plan de conservation et de gestion de 2020 ; ces deux documents feront l'objet d'une révision afin d'assurer une protection efficace du bien conformément aux limites approuvées. Bien que des cadres juridiques appropriés, des instruments de planification complémentaires et des stratégies de conservation existent formellement, l’application concrète du système de gouvernance est contrainte par la division territoriale existante du site entre la zone B (administrée sous contrôle civil palestinien et sous contrôle sécuritaire conjoint israélo-palestinien) et la zone C (entièrement sous contrôle israélien) résultant des accords d’Oslo, qui était censée être une mesure temporaire.
4. Inscrit également Sebastia, État de Palestine, sur la Liste du patrimoine mondial en péril ;
5. Recommande à l’État partie d’inviter une mission de suivi réactif sur le bien, dans la mesure du possible, pour établir un état de conservation souhaité et un programme de mesures correctives en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril;
6. Recommande également que l’État partie prenne en considération les points suivants de manière urgente :
a) réaliser une évaluation de l’état de conservation des attributs du bien afin de servir de référence à la planification de la gestion, de la conservation et du suivi,
b) développer davantage le système de suivi d’après l’inventaire complet des attributs et leur évaluation, et en tenant compte des menaces existantes,
c) mettre à jour le Plan de conservation et de gestion de 2020 sur la base des limites approuvées pour le bien et sa zone tampon, ainsi que de l’évaluation de l’état de conservation des attributs, et mettre en œuvre le Plan dans l’ensemble du bien, réviser les cadres de planification et de réglementation existants, y compris le Plan directeur territorial municipal de 2018, afin d’y intégrer les limites approuvées du bien et de sa zone tampon et d’assurer une protection efficace du bien,
d) envisager d’élaborer un plan de recherche, notamment une étude archéologique plus approfondie de la zone et éventuellement des fouilles, lorsque cela est possible, afin de confirmer les limites de la ville au cours des différentes périodes historiques et l’étendue des vestiges archéologiques conservés sur le site,
e) établir un cadre de gouvernance inclusif axé sur une approche fondée sur les droits, qui garantirait une meilleure collaboration en matière de gestion du bien, et en particulier avec les populations locales,
f) informer le Centre du patrimoine mondial de l’intention d’entreprendre ou d'autoriser tout projet majeur susceptible d'affecter la valeur universelle exceptionnelle du bien, conformément au paragraphe 172 des Orientations,
g) veiller à ce que les procédures et le format de l’évaluation d’impact sur le patrimoine soient conformes au Guide et boîte à outils pour les évaluations d'impact dans un contexte de patrimoine mondial et à ce qu’une évaluation d’impact sur le patrimoine soit réalisée avant tout projet de développement au sein du bien, de sa zone tampon et de son environnement immédiat ;
7. Demande à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici au 1er février 2027, un rapport sur la mise en œuvre des recommandations susmentionnées pour examen par le Comité du patrimoine mondial lors de sa 49e session."
« Hisham’s Palace/ Khirbet al-Mafjar » (État de Palestine)"
Le CPM a décidé "que la proposition d’inscription « Hisham’s Palace/ Khirbet al-Mafjar » (État de Palestine), soumise pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 47ᵉ session (UNESCO, 2025) mais qui n’a pas pu être évaluée pour des raisons de sécurité, soit examinée à la 49ᵉ session du Comité, si la situation sécuritaire permet d'entreprendre la mission d'évaluation technique, et ce sans préjudice du quota national et du quota global de propositions d’inscription (paragraphe 61 des Orientations), conformément au calendrier prévu au paragraphe 168 des Orientations".
Réactions en Israël
Le 21 juillet 2026, le gouvernement israélien a publié le communiqué de presse mis à jour le 24 juillet 2026 "
Israël condamne la politisation du patrimoine culturel à l'UNESCO. L’UNESCO ne peut rester silencieuse face aux actes de sabotage systématiques perpétrés par des terroristes sur des sites du patrimoine mondial, ni permettre que sa plateforme soit instrumentalisée pour effacer des pans entiers de l’histoire. Cette instrumentalisation cynique du patrimoine culturel sape la crédibilité même de la Convention du patrimoine mondial" :
"Alors que se tient à Busan, en Corée du Sud, la 48e session du Comité du patrimoine mondial de l'UNESCO, le ministère israélien des Affaires étrangères appelle les membres du Comité à rejeter l'instrumentalisation cynique du patrimoine culturel et la trahison totale de l'intégrité professionnelle qui menacent de détruire la crédibilité de la Convention du patrimoine mondial.
Le cas du château de Beaufort, au sud du Liban, révèle un profond échec international. Pendant des années, le Hezbollah a systématiquement militarisé et profané cette forteresse historique des Croisades, la transformant en place forte militaire. Le Hezbollah a construit un vaste réseau de tunnels terroristes directement sous le site antique et a lancé environ 400 roquettes sur des civils israéliens depuis ce complexe. Le Liban porte l'entière responsabilité d'avoir permis à une organisation terroriste d'exploiter son territoire souverain et ses sites patrimoniaux sensibles. Le silence de l'UNESCO face à la profanation systématique de Beaufort par le Hezbollah, alors même que ce dernier cible les opérations défensives d'Israël, constitue un abandon moral.
Dans le même temps, la délégation palestinienne continue d'instrumentaliser l'UNESCO pour mener une campagne hostile et partiale, notamment à travers son initiative concernant Sébastie, l'ancienne Samarie. Sébastie est la capitale historique et biblique de l'ancien royaume d'Israël. La tentative de présenter le site comme étant en situation d'urgence est totalement dénuée de fondement scientifique et ne sert qu'à des fins politiques, occultant ainsi la riche histoire juive et chrétienne du site, pourtant bien documentée. La véritable menace qui pèse sur Sébastie est la négligence et la complicité de l'Autorité palestinienne, qui ont permis aux ruines antiques d'être la proie de vandalisme, de vols et de profanations généralisés.
L’UNESCO ne peut rester silencieuse face aux actes de sabotage systématiques perpétrés par des terroristes sur des sites du patrimoine mondial, ni permettre que sa plateforme soit instrumentalisée pour effacer des pans entiers de l’histoire. Cette instrumentalisation cynique du patrimoine culturel sape la crédibilité même de la Convention du patrimoine mondial.
Israël appelle le Comité du patrimoine mondial à rejeter les initiatives politiques unilatérales, à condamner l'exploitation militaire des sites patrimoniaux et à défendre fermement les normes professionnelles, la vérité historique et le patrimoine culturel commun de l'humanité."
Le 24 juillet 2026, Israël a condamné les décisions adoptées par le Comité du patrimoine mondial de l'UNESCO car elles "représentent une capitulation face à la politisation et une distorsion de l'histoire".
Israël a condamné "les décisions adoptées aujourd'hui par le Comité du patrimoine mondial de l'UNESCO, qui a approuvé les propositions soumises par l'Autorité palestinienne et le Liban sans vote, tout en faisant fi de faits historiques clairs et de la réalité sur le terrain."
"Ces décisions témoignent de la politisation croissante de l'UNESCO et du nouveau degré de déchéance atteint par l'Organisation, ainsi que de l'érosion continue de sa crédibilité. L'exploitation cynique du patrimoine culturel à des fins politiques et la grave atteinte à l'intégrité professionnelle sont profondément préjudiciables. Au lieu de préserver le patrimoine culturel de l'humanité, le Comité a une fois de plus choisi de servir de tribune à des initiatives politiques palestiniennes unilatérales contre Israël, dans une tentative honteuse d'effacer le lien indéniable du peuple juif avec la Terre d'Israël."
"La décision concernant Sébaste – l’ancienne Samarie, capitale historique et biblique du royaume d’Israël, mentionnée à de nombreuses reprises dans la Bible – ignore l’histoire documentée du site et sert d’instrument politique à l’Autorité palestinienne visant à effacer la riche et bien documentée histoire juive et chrétienne du site, dans le cadre de sa tentative continue d’effacer, aux yeux du monde, le lien millénaire entre le peuple juif et sa patrie".
"La décision concernant le château de Beaufort, au Sud-Liban, illustre une profonde défaillance morale. Pendant des années, l'organisation terroriste Hezbollah a systématiquement transformé cette forteresse croisée historique en place forte militaire, creusé un vaste réseau de tunnels terroristes sous le site et lancé des centaines de roquettes, de missiles et de drones contre des civils israéliens depuis l'enceinte. Le Liban a permis à une organisation terroriste d'exploiter un site patrimonial situé sur son territoire souverain à des fins militaires, et pourtant l'UNESCO a choisi d'ignorer cette exploitation abusive et de rejeter la faute sur Israël, qui défend ses citoyens".
"Le fait que ces décisions aient été adoptées sans vote, la présidente du Comité du patrimoine mondial s'y étant opposée, confirme leur manque de légitimité professionnelle et morale. Cela démontre à quel point les mécanismes de l'UNESCO sont désormais soumis à des considérations politiques, au détriment de leur objectif initial."
Le ministre des Affaires étrangères Gideon Sa'ar a déclaré :
« L’Autorité palestinienne et ses alliés au sein des organisations internationales ne se contentent pas de réécrire l’histoire ; ils tentent d’inventer un récit entièrement faux, d’effacer et de nier le lien du peuple d’Israël avec la Terre d’Israël. Sébastie est un lieu d’une importance capitale dans l’histoire du peuple juif et de l’ancien royaume d’Israël, et témoigne de l’histoire des rois d’Israël. Aucune décision politique ne saurait effacer cela. Aucun vote au sein d’une organisation internationale ne saurait changer l’histoire. »
L’ambassadrice Nina Ben-Ami, directrice générale adjointe pour les Nations Unies et les organisations internationales au ministère des Affaires étrangères, a affirmé devant le Comité : "Toute discussion sur Sebastia doit reconnaître explicitement la présence et le lien antiques du peuple juif avec cette terre. Or, la proposition palestinienne ignore délibérément ce fait historique. Ce faisant, elle cherche à effacer le lien du peuple d'Israël avec la Terre d'Israël. C'est une parodie. Le lien éternel du peuple juif avec la Terre d'Israël ne sera pas rompu par une décision de l'UNESCO."

Le 24 juillet 2026, l'Anti-Defamation League (ADL)
a posté sur X :
"Nous avons exhorté les États membres de @UNESCO à préserver l'histoire juive complète et documentée de Jérusalem, Hébron et Sebastia/Shomron. Cette semaine à Busan, chaque résolution a échoué à le faire et l'appel de notre coalition a été ignoré.
Mais aucun nombre de résolutions politisées ne peut effacer un fait : le lien du peuple juif avec cette terre s'étend sur des milliers d'années et aucun vote ne pourra le changer. Lui donner un autre nom n'est pas une protection du patrimoine. C'est de l'antisémitisme."
L’organisation « Gardiens de l’Éternité », coalition d’organisations œuvrant pour la protection des antiquités israéliennes, a mis "
en garde contre toute tentative d’appropriation de ces sites et d’obtention d’une reconnaissance internationale par leur dissociation de leur contexte juif. « Nous devons cesser de nous conformer aux règles des accords d’Oslo et opérer pleinement et librement sur ces sites. »
« Gardiens de l’Éternité » a "
adressé une lettre cinglante au Premier ministre Benjamin Netanyahu, exigeant un changement fondamental de la politique israélienne : passer d’une gestion de crise à une pleine prise en charge des sites du patrimoine national en Judée-Samarie.
"Jeudi dernier, le ministère palestinien du Tourisme et des Antiquités
a annoncé, en coopération avec la délégation palestinienne permanente auprès de l’UNESCO, l’ajout de nouveaux sites à la liste indicative, qui compte désormais 23 sites palestiniens. L’inscription sur cette liste est une condition préalable : seul un site y figurant peut être candidat à une inscription officielle au patrimoine mondial. Selon la lettre, parmi les sites inscrits figurent certains des sites du patrimoine national les plus importants de l’histoire juive, datant des périodes biblique, hasmonéenne et du Second Temple : Tel Shechem, l’ancienne Hébron, Tel Gibeon, les palais hasmonéens, les anciens ouvrages hydrauliques de Jérusalem, qui comprennent les bassins de Salomon et les aqueducs, l’Hérodion, le sud de la vallée du Jourdain et de vastes zones du nord du désert de Judée, y compris certaines forteresses hasmonéennes du désert."
"L’UNESCO a déjà
reconnu cinq sites comme faisant partie du patrimoine palestinien : Tel Jericho, la vieille ville d’Hébron, les terrasses de Batyr, l’église de la Nativité à Bethléem et le monastère d’Hilarion dans la bande de Gaza. Selon les auteurs de la lettre, ce nouvel enregistrement s’inscrit dans le cadre d’une « campagne globale et approfondie » menée par l’Autorité palestinienne, visant à réécrire le récit historique des sites, à « déformer leur histoire de manière pseudo-scientifique » et, par leur intermédiaire, à obtenir la reconnaissance internationale de l’affiliation palestinienne aux territoires de Judée et de Samarie."
"L’organisation
met en garde contre le risque que cette démarche ne constitue pas un enregistrement technique auprès de l’UNESCO, mais puisse servir d’instrument politique pour dissocier les sites du patrimoine juif de leur contexte historique et national. Selon elle, la reconnaissance internationale de ces sites comme étant palestiniens pourrait engendrer une perception erronée, laissant croire que des sites clairement liés à l’histoire juive ne font pas partie du patrimoine d’Israël".
"Il s’agit de la deuxième lettre que l’organisation
adresse au Premier ministre en une semaine. La précédente faisait suite à une lettre évoquant la volonté palestinienne de faire inscrire les Bassins de Salomon au patrimoine palestinien."
"La lettre
mentionne également la position exceptionnelle de l’Autorité palestinienne au sein de l’UNESCO : bien que non reconnue comme État membre de l’ONU, la Palestine a été admise comme État membre de l’organisation. Selon ses auteurs, cette décision est « en totale contradiction avec les accords d’Oslo », par lesquels l’Autorité palestinienne s’était engagée à éviter toute démarche diplomatique unilatérale. Selon eux, l’Autorité palestinienne instrumentalise sa position au sein de l’organisation pour promouvoir la reconnaissance internationale unilatérale de sites situés en Judée-Samarie, en contournant Israël et en tentant d’imposer des faits sur la scène internationale. Ils préviennent que cette démarche pourrait aboutir à une reconnaissance officielle qui romprait le lien historique de ces sites avec l’État d’Israël et le peuple juif. À la fin de la lettre, les dirigeants de l’organisation exhortent Netanyahu à agir d’urgence. « La réaction au coup par coup est inefficace face aux plans globaux et méthodiques que suit l’Autorité palestinienne », affirment-ils. « Pour remporter la campagne contre le patrimoine historique, l’État doit assumer pleinement et de manière ordonnée la responsabilité des sites patrimoniaux importants pour le peuple juif et le monde entier. » On peut également y lire : « Nous devons cesser de jouer selon les règles des accords d’Oslo, qui ne sont absolument pas respectées par l’Autorité palestinienne, et opérer pleinement et librement sur ces sites. »
La lettre
est signée par le directeur général de l’organisation, Moshe Gutman, son adjoint, Assaf Rost, et le directeur des activités, Adi Sragai. Des copies ont été envoyées, entre autres, au ministre des Affaires étrangères, Gideon Sa’ar, au ministre de la Défense, Israel Katz, au ministre des Finances, Bezalel Smotrich, au ministre du Patrimoine, Amichai Eliyahu, à la ministre des Colonies, Orit Struck, ainsi qu’aux chefs des autorités de Judée-Samarie.
Le 7 août 2026, David M. Weinberg a écrit "
UNESCO as ISIS" ("L'UNESCO comme l'Etat islamique") :
"La Judée et la Samarie (Cisjordanie) regorgent de sites du patrimoine national juif. Elles constituent le cœur biblique du pays. Les vestiges matériels du récit biblique sont inscrits dans le sol à travers des milliers de sites archéologiques connus (et peut-être des milliers d'autres encore non répertoriés), offrant une preuve irréfutable du lien entre le peuple juif et la Terre d'Israël.
C’est précisément pourquoi, depuis le début du processus d’Oslo, l’Autorité palestinienne (AP) s’est employée à détruire des sites archéologiques en Judée-Samarie – pillant délibérément des antiquités juives, rasant des sites historiques juifs et œuvrant au sein des institutions internationales pour effacer l’identité juive/israélienne de ces lieux.
Cette année, l'Autorité palestinienne a soumis à l'UNESCO une longue liste de sites historiques manifestement et indéniablement juifs pour inscription sur la Liste du patrimoine mondial, les requalifiant de sites « palestiniens » ou « islamiques » et gommant toute trace de leur lien avec le judaïsme. L'UNESCO semble cautionner sans broncher ce pillage politique de l'histoire judéo-israélienne.
En effet, la brutalité dont l'Autorité palestinienne et ses soutiens de l'UNESCO ont fait preuve à l'égard des sites du patrimoine juif en Israël est comparable au marteau-pilon utilisé par l'EI contre des sites du patrimoine mondial tels que Mossoul et Nimroud en Irak et Palmyre en Syrie.
L'UNESCO est devenue, de fait, un instrument d'anéantissement, une complice consentante d'une campagne d'effacement systématique de l'identité juive. Cela équivaut à un génocide culturel.
N'oubliez pas que, selon l'UNESCO, le Mont du Temple à Jérusalem n'est pas le véritable Mont du Temple. En 2018, cette organisation internationale, moralement indigne, a adopté une série de résolutions absurdes (proposées par le dictateur de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas) déclarant Jérusalem ville patrimoniale exclusivement musulmane et criminalisant la tutelle israélienne sur la ville sainte.
Le vote majeur a eu lieu le jour même de Hanoukka , fête juive commémorant la libération et la réinauguration du Temple par les Maccabées au IIe siècle avant notre ère. La plupart des nations européennes, ces grands modèles de « paix » et d'« amour » pour les Juifs, ont cautionné cet affront, votant pour ou s'abstenant lors du vote sur les résolutions négationnistes.
Ils ont ensuite récidivé dans leur perfidie en adoptant en 2021 une résolution similaire à l'Assemblée générale de l'ONU qui désavouait les liens juifs avec le Mont du Temple et le désignait uniquement par son nom musulman, al-Haram al-Sharif.
Sous la pression des Palestiniens, l'UNESCO a également honteusement déclaré Hébron et sa grotte des patriarches et des matriarches, ainsi que Tel Jéricho, comme sites du patrimoine de l'« État de Palestine ».
Le mois dernier, sous l'impulsion sanglante de ce même soi-disant « État », qui commet un génocide culturel, l'UNESCO a déclaré Sébaste/Samarie – capitale du royaume biblique d'Israël – site du patrimoine mondial associé à la Palestine. Et ce, malgré le pillage continu du site par l'Autorité palestinienne (qui se situe en partie dans la zone A de Judée-Samarie) et la construction d'habitations sur les vestiges antiques israélites, hellénistiques, romains et byzantins.
Heureusement, Israël a très récemment commencé à faire valoir ses droits à Sebastia en chassant les pillards palestiniens, en reprenant les fouilles archéologiques professionnelles sur place et en commençant à investir dans le développement touristique du site.
L’UNESCO envisage actuellement de déclarer 22 biens supplémentaires en Judée-Samarie comme biens culturels palestiniens au titre de la Convention du patrimoine mondial.
Cela inclut de manière scandaleuse des sites du patrimoine juif fondamental comme Qumran et ses manuscrits de la mer Morte, le site d'Hérode, les bassins de Salomon et les aqueducs menant au Temple du roi Salomon à Jérusalem, le mont Garizim, la grotte de Chariton, Tel Rumeida à Hébron et les aqueducs hasmonéens du Wadi Qelt (Nahal Prat) avec les palais hasmonéens à l'extrémité inférieure du wadi.
Tous ces sites se trouvent en territoire contrôlé par Israël et aucun ne présente de lien historique ou culturel justifiant une quelconque revendication plausible de « patrimoine palestinien ». La liste de l'Autorité palestinienne inclut également d'anciens sites chrétiens, comme le monastère Saint-Hilarion à Gaza, désormais politiquement et absurdement rebaptisé site du « patrimoine palestinien ».
Et il convient également de noter ceci : selon l’Autorité palestinienne et ses propositions à l’UNESCO, aucun de ces sites ne se trouve dans le désert ou les montagnes de « Judée », car utiliser le véritable nom historique de Judée reviendrait à reconnaître implicitement le lien du peuple juif avec cette terre.
Pour effacer l'histoire juive, l'Autorité palestinienne a inventé une nouvelle terminologie pour désigner le territoire. Ainsi, la Judée disparaît du récit, remplacée par des appellations fabriquées de toutes pièces telles que « Al Bariyah – Désert et Monastères ».
Cette campagne d'effacement de l'identité juive s'étend du déni historique à la destruction physique. L'Autorité palestinienne a un historique bien établi de persécution et de démolition archéologiques.
Selon la courageuse ONG israélienne « Préserver l’Éternel », 80 % des quelque 400 sites patrimoniaux les plus importants de Judée-Samarie ont été endommagés par des pillages palestiniens à grande échelle et par l’utilisation d’engins lourds pour raser les sites archéologiques afin d’y construire des routes, des usines et des « projets agricoles » – en réalité : une suppression délibérée de toute trace de judaïsme. (Ces chiffres proviennent d’un rapport vieux de cinq ans et la situation est probablement bien pire aujourd’hui.)
Trois exemples choquants concernent le Mont du Temple, l'autel de Josué sur le mont Ebal et les bassins de Salomon.
En 1999, le Waqf, sous l'égide de l'Autorité palestinienne, a entrepris d'importants travaux de construction illégaux sur le Mont du Temple et en contrebas, détruisant délibérément des siècles de trésors archéologiques juifs. Quatre cents camions remplis de terre d'une grande richesse archéologique ont été déversés sans ménagement par le Waqf dans la vallée du Cédron. Depuis, des milliers d'artefacts datant de l'époque du Temple ont été mis au jour grâce au travail minutieux des archéologues israéliens qui ont examiné les décombres.
Sur le mont Ebal, près de Naplouse, un important site archéologique identifié par feu le professeur Adam Zartal comme l'autel de Josué est menacé. (Voir le livre de Josué, chapitre 8, où une cérémonie solennelle réaffirmant l'alliance de Dieu avec le peuple juif s'est déroulée dans la région après les premières étapes de la conquête de la Terre d'Israël).
L'Autorité palestinienne a élaboré des plans pour recouvrir le site de routes et de 24 immeubles d'habitation, et en 2001, des entrepreneurs palestiniens ont broyé une partie de l'ancienne clôture en pierre du site pour fabriquer du gravier destiné aux routes.
Récemment, Israël a mis un terme aux nouvelles tentatives palestiniennes de vandalisme du site et a approuvé la création d'une yeshiva et d'une colonie à proximité, qui protégeront également le site archéologique.
Un autre épisode exaspérant concerne l'incroyable aqueduc identifié comme le système d'adduction d'eau du roi Salomon pour Jérusalem. Il relie Hébron à Jérusalem en passant par Bethléem, et comprend notamment ce que l'on appelle aujourd'hui les « piscines de Salomon », au sud-ouest de Bethléem.
Ce chef-d'œuvre d'ingénierie antique, long de 40 km, est décrit en détail dans la Bible, et cette description correspond parfaitement aux découvertes archéologiques. Les bassins et les aqueducs ont résisté à 2 000 ans d'alternance été-hiver et à de nombreux envahisseurs et prédateurs – jusqu'à l'arrivée de l'Autorité palestinienne.
En 2022, l'Autorité portuaire a creusé une immense carrière de 1 500 dunams à Beit Fajar, traversant une section de l'aqueduc. L'exploitation de cette carrière a causé des dommages irréversibles à l'aqueduc : une centaine de mètres de tunnel et environ 2 000 mètres d'aqueduc de part et d'autre du tunnel ont été réduits en ruines.
Ce n'est que récemment que le gouvernement israélien est intervenu (enfin !) pour empêcher que les reliques ne soient davantage endommagées et pour aménager le site en vue d'un tourisme biblique organisé.
Le gouvernement israélien vient d'approuver un financement public de 113 millions de shekels pour la protection et la mise en valeur de 70 sites patrimoniaux de Judée-Samarie. Cette allocation budgétaire a été proposée par le ministre des Finances, Betzalel Smotrich, et le ministre du Patrimoine, Amichai Eliyahu.
Bien qu'insuffisante au regard de l'ampleur du défi, cette subvention témoigne d'un changement de cap. Les contrôles se sont renforcés, l'aménagement des sites et l'accès du public ont débuté, et après des décennies de négligence et de pillage, des trésors historiques longtemps enfouis sont mis au jour. Ces découvertes sont majeures et pourraient transformer en profondeur la connaissance mondiale sur des périodes historiques entières, essentielles au patrimoine mondial.
Quelques exemples : à Hyrcanie, près de la route reliant Jérusalem à la mer Morte, une forteresse marquant la chute du royaume hasmonéen se révèle être une « mini-Massada », avec ses systèmes de siège, ses chambres souterraines, ses inscriptions et ses bains rituels.
À la forteresse d'Alexandrie sur le mont Sartaba, mentionnée dans la Mishna en lien avec les feux de signalisation qui ont inspiré la cérémonie d'allumage des torches de Yom Haatzmaut, les fouilles produisent également de nouvelles découvertes spectaculaires.
Chaque fouille archéologique de ce type est une victoire sur le négationnisme palestinien et les efforts de l'UNESCO, semblables à ceux de l'État islamique, visant à effacer les Juifs."
Visuels :
Federico Busonero
"Lieu de naissance de Jésus : l’église de la Nativité et la route de pèlerinage, Bethléem"
© UNESCO
Rami Rishmawi
"Palestine : terre des oliviers et des vignes – Paysage culturel du sud de Jérusalem, Battir"
© Centre for Cultural Heritage Preservation
Les grottes de Bet Guvrin
© Courtesy Israel Ministry of Tourism |
Jasmine Salachas
"Palestine : terre des oliviers et des vignes – Paysage culturel du sud de Jérusalem, Battir"
© Centre for Cultural Heritage Preservation