J'ai été interviewée sur Radio Chalom Nitsan le 25 mars 2026, dans le cadre d'Israël d'hier et d'aujourd'hui, émission animée André Barmo'ha. J’ai évoqué la condamnation à Bobigny d'un pédocriminel en milieu juif orthodoxe, Brigitte Leitenberg, élue franco-suisse Vert’ libérale, et la motion "Philippe Lazzarini", le jugement inique du tribunal administratif de Paris déboutant la famille juive canadienne d'origine irakienne Lawee de ses demandes financières (loyers impayés) envers la France, les hommages à Ilan Halimi le 13 février 2026 à l’Élysée et dans le Nord, le 40e dîner inutile du Crif du 19 février 2026, les condamnations judiciaires, sans que la circonstance aggravante d'antisémitisme ait été retenue, des accusés dans le meurtre de René Hadjadj et dans la mort de Jérémie Cohen, le procès de Teba N., étudiante qui avait exclu de son groupe Instagram des étudiants aux prénoms et noms à consonance juive, et le numéro de février 2026 de « Causeur » sur l’affaire al-Dura. Diffusion sur RCN le jeudi 26 mars 2026 à 19 h et le dimanche 29 mars 2026 de 9 h à 10 h. Durée : 55 minutes. Cliquez ici pour écouter le podcast.
Mon interview par Radio Chalom Nitsan du 25 mars 2010Mon interview par Radio Chalom Nitsan le 25 février 2022 sur la pétition sur le rapport d’Amnesty International, « Portraits de France » et « Samouni Road » sur l'exposition Juifs d'Orient à l'IMA, le 36e diner du CRIF et la guerre en Ukraine
Mon interview par Radio Chalom Nitsan le 30 mai 2022 sur le meurtre de René Hadjadj, l'antisémitisme dans la campagne des élections législatives visant Eric Zemmour et ses soutiens, et la mort de la journaliste américano-palestinienne Shireen Abu Akleh
Mon interview par Radio Chalom Nitsan le 13 décembre 2022 sur les Juifs et le Judaïsme dans le "Récit national" ainsi que la tragi-comédie sur la présidence du Groupe d'études sur l'antisémitisme à l'Assemblée nationale demandée par le Rassemblement national
« Il y a mille façons d'informer. Il n'y en a qu'une pour dire la vérité »... Radio Chalom Nitsan émet de Nice. Cette "radio de la communauté Juive de la Côte d'Azur" dispose d'un site Internet, d'un compte Facebook, et d'une chaine Youtube.
Dans le cadre d'Israël d'hier et d'aujourd'hui, émission « sur l'actualité d'Israël et la géopolitique du monde », André Barmo'ha laisse ses invités s'exprimer librement.
On peut écouter les interviews en live et sur divers supports. Diffusions de l'émission (HD)
- Sur Internet / le site RCN rcnradio.info & Appli Radio. Merci de cliquer ici
- Sur Smartphone / l'Appli Gratuite de RCN & Appli Radio
- En F.M 89.3 sur la Côte d'Azur - RNT 208.1 (France)
En Israël sur Radio Futée
Chaque Samedi soir / Motsé Shabbat (Heure d’Israël)
En Podcast (Sans limite / Plusieurs émissions)
- Sur Smartphone / l'Appli Gratuite de RCN
Mon interview du 20 novembre 2025 a 9142 podcasts, et celle du 1er mai 2025 a 5525 podcasts.
Un pédocriminel en milieu orthodoxe condamné
Le 16 mars 2026, la Cour criminelle départementale de Seine-Saint-Denis à Bobigny a condamné Pascal H., Français retraité juif polyhandicapé âgé de 61 ans, à 13 ans de détention pour atteintes sexuelles par majeur sur mineurs de 15 ans, corruption de mineurs de 15 ans et viols par majeur sur mineurs de 15 ans. Des infractions commises dans les cercles intrafamilial, amical - dans une communauté juive orthodoxe d'Ile-de-France -, et professionnel dans les Institutions Yad Mordekhai (alors 75004 Paris), établissement scolaire privé juif orthodoxe de la maternelle au lycée, qui l'avaient recruté à un poste administratif (courrier des appels de dons, envoi des reçus Cerfa, etc.) et de facto pour encadrer des élèves à la piscine de l'établissement.
Un procès en audience publique, mené avec tact et intelligence par le Président de la Cour, David de Pas.
Décrit par ses proches comme gentil, l’accusé a oscillé entre déni, minoration des faits graves reprochés, imputation de la responsabilité à des enfants qui « l’auraient sollicité » - une inversion accusatoire -, reconnaissance de son incapacité à dominer ses pulsions sexuelles d’attirance vers des enfants, et affirmation de sa volonté de ne plus recommencer.
Certaines victimes étaient âgées à l’époque des faits de quatre ans, sept ans. A la barre, trois victimes, dont deux anciens élèves des Institutions Yad Mordekhaï, ont témoigné avec courage. Leurs traumatismes étaient profonds, leurs parents éprouvés.
Ce procès a marqué un tournant dans ce monde juif orthodoxe particulièrement pudique. Les parties civiles ont refusé le huis clos. Et, des mères trentenaires, parfois victimes d'abus sexuel dans leur enfance, ont éduqué leurs fils et filles en leur expliquant, avec des mots compréhensibles au plus jeune âge, que l’intégrité de leurs corps doit être respectée, que des adultes ne doivent pas toucher leurs parties intimes.
Les Institutions Yad Mordekhaï ont été informées en décembre 2019 que leur employé Pascal H. était un pédocriminel. Elles l’ont licencié en août 2020, huit mois plus tard, et pour licenciement économique, sans lui donner la vraie raison de son licenciement, sans en informer le personnel, et surtout sans alerter le Procureur comme la loi les y obligeait. Le pédocriminel a pu revenir dans les locaux de ces Institutions pour y commettre ses actes illégaux, graves. Et en 2022, il a violé une petite fille de quatre ans, et a procédé à des attouchements sexuels sur une fillette de sept ans. Le témoignage du rav Elie Patrick Charbit, directeur de ces Institutions, a été lamentable et effrayant, même s'il a indiqué que les Institutions s'étaient dotées d'une procédure adéquate en lien avec un avocat : insensibilité aux deux élèves parties civiles, prétention à mieux connaître le droit que le Président de la Cour, quinquagénaire expérimenté, incompétence - encadrement d'enfants à la piscine par un adulte mal-voyant et malentendant -, organigramme flou ("On a une espèce de comité informel dirigé par la personne de la plus haute autorité, notre dirigeant spirituel, le rav Katz")… Qui est responsable ?
Hormis Sam Attia, président d'une synagogue consistoriale parisienne, aucun dirigeant communautaire n’est venu aux audiences. Le Collectif Refouat Néfachot, qui oeuvre à la reconnaissance par ces Institutions de leur responsabilité ainsi qu'à l'indemnisation des victimes par ces Institutions, et l'association C.H.A.R. étaient représentés parmi le public.
Aucun média juif français n’a couvert le procès.
Il urge d'initier une réflexion au seins des organisations juives françaises sur la pédocriminalité, comme le font leurs homologues nord-américaines.
Brigitte Leitenberg
A La Chaux-de-Fonds Métropole horlogère, localisée dans le canton de Neuchâtel (Suisse), Brigitte Leitenberg est membre du parti Vert’Libéral (PVL). A ce titre, depuis 2020, elle est conseillère générale de La Chaux-de-Fonds, et depuis 2021 députée au Grand conseil du canton de Neuchâtel.
Le 20 février 2025, durant une séance tendue au Conseil général, organe détenteur du pouvoir législatif, a été adoptée, malgré son opposition - respect de l'article 57 du règlement général du Conseil général de La Chaux-de-Fonds révisé en 2012, personnage controversé -, une motion populaire portée par le Collectif Action Palestine et demandant que Philippe Lazzarini, né dans cette ville inscrite avec Le Locle sur la liste du Patrimoine mondial de l’humanité de l’Unesco pour son urbanisme horloger, et Commissaire général de l'UNRWA (Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient), y soit nommé Citoyen d’honneur. Ce texte a obtenu 23 voix pour, 16 contre et 1 abstention (socialiste).
"La date de la mise en discussion de la motion, soit le 20 février 2025, se trouvait en pleine campagne électorale cantonale. Les élections cantonales étaient fixées au 25 mars 2025 avec une liste de la « Gauche Unie » qui voulait ratisser large et réunir des plus modérés aux plus extrêmes. Cette date correspondait aussi au climat international extrêmement tendu en lien avec le conflit au Proche-Orient. En outre, le fonctionnement de l’UNRWA dans le cadre du conflit est délicat. Les critiques visant l’organisation portent tant sur la gestion que sur ses liens avec le Hamas, et l’enseignement dispensé dans ses écoles. Les médias suisses et l’organisation UN Watch s’en sont faits l’écho devant des cénacles nationaux et internationaux. Le contexte politico-humaniste compliqué et clivant ne pouvait que déboucher sur un débat politique houleux et des réactions épidermiques qui ne devraient pas avoir court dans un cénacle politique suisse qui évite ce genre de situations. En effet, le fonctionnement politique de notre pays tend à éviter de tels heurts qui mettent en péril la sérénité du débat et risquent de cristalliser des atteintes aux personnes. Par ailleurs, il est très inhabituel qu’un conflit international s’invite dans des débats au niveau communal, parce que cela relève de la compétence fédérale. Ce que j’ai rappelé dans mon intervention le 20 février et dans mes posts. Le Conseil communal ne me semble pas avoir suffisamment considéré la responsabilité politique et les risques qu’il prenait en acceptant cette motion", m'a confié Brigitte Leitenberg.
Le non-respect du règlement pour elle-seule - elle a été interrompue sans avoir épuisé son temps de parole - et les perturbations bruyantes d'un public hostile ont éprouvé Brigitte Leitenberg, qui a craint pour sa vie. Se sentant trahie, elle a posté peu après sur Facebook ses textes exprimant son ressenti. Un de ces posts a suscité un différend. Bien qu’elle ait modifié rapidement - six jours plus tard -, puis supprimé un de ses deux posts, et malgré des médiations pour résoudre à l'amiable le différend, le Conseil communal, détenteur du pouvoir exécutif local et composé de cinq élus, a porté plainte à deux reprises : la plainte collective contre cette élue a été refusée par le Procureur, puis celle individuelle de chaque membre du Conseil communal contre elle a perduré.
Le 12 novembre 2025, une audience de conciliation un brin déséquilibrée s’est tenue. Brigitte Leidenberg a présenté ses excuses. L'affaire a été classée. Relatée par la presse locale, cette audience suscite des interrogations. Quels faits justifient que ces cinq élus aient initié deux plaintes consécutives pour des posts Facebook induits par une séance traumatisante pour Brigitte Leitenberg, sans avoir cherché au préalable à dialoguer entre adultes de bonne foi, entre édiles ayant l’habitude de travailler ensemble. Une initiative judiciaire qui n’avait jamais été adoptée dans le long passé politique suisse. Ce type de différend porté devant la justice n’est-il pas démesuré ? Pourquoi consacrer le temps précieux d'élus à un désaccord qui aurait pu se régler par le dialogue, et autour d’une table ?
En outre, pourquoi un des Conseillers communaux a-t-il utilisé les 466 courriers à la Chancellerie réagissant à la « motion Lazzarini » comme « courriers à charge » en les liant aux propos sur Facebook de Brigitte Leitenberg ? Car il n’y avait aucun lien entre les deux, comme le prouve la réponse de Mme Floriane Mamie, Chancelière de la ville de La Chaux-de-Fonds.
Y aurait-il eu, peut-être, volonté de nuire à cette édile, juive de surcroît ?
En 1964, Khedouri Lawee (1891-1968) et d’Ezra Lawee (1894-1982), deux frères hommes d’affaires juifs exilés d’Irak depuis 1948, propriétaires d’une Résidence et de deux terrains à Bagdad (Irak), ont loué ces deux biens à la France afin qu’elle y installe son ambassade. Une partie faible du loyer était payée par la France en monnaie locale, et l’essentiel était payé en francs français via une banque française en France.
En 1969, à la demande du gouvernement de Saddam Hussein, la France a cessé de payer la partie du loyer en monnaie locale.
En 1974, après le choc pétrolier (1973) et avec l'approfondissement de la "politique arabe" de la France, celle-ci a cessé de verser aux propriétaires la partie du loyer en francs français.
Les frères Lawee ont tenté d'obtenir à l'amiable le versement de cet arriéré locatif. En vain.
Trois ayants-droit canadiens des frères Lawee - Mayer Lawee, Selman Khazzam, Philip Khazzam - ont poursuivi la France pour obtenir le versement de l’arriéré locatif et l’indemnisation de leurs préjudices : 14 millions d’euros de loyers impayés - partiellement depuis 1969 et totalement depuis 1974 -, 7 millions d’euros de dommages et intérêts, et 20.000 euros au titre de leurs frais judiciaires. Ils étaient représentés par Me Jean-Pierre Mignard et Me Imrane Ghermi.
Le 2 février 2026, ce Tribunal administratif a rejeté les demandes de ces ayants-droit en s'estimant incompétent, et il les a invités à réclamer ces arriérés locatifs devant un tribunal… en Irak ! Or, selon la jurisprudence constante du Conseil d'Etat, le contrat de bail correspondait à un contrat administratif, et le comportement de la France engageait sa responsabilité ; ce qui justifiait la compétence du tribunal administratif de Paris. Un jugement inique. Le délai d'appel est de deux mois.
Un scandale d’Etat aux enjeux juridiques – refus de reconnaitre la responsabilité de la France pour violation d’un contrat administratif de bail -, financiers – enrichissement de la France au détriment de ses bailleurs juifs, car la France a conclu avec un organisme public irakien en charge de ces biens un contrat particulièrement avantageux -, historique – exil de près d’un million de juifs, souvent spoliés, du monde arabe ou/et musulman essentiellement des années 1940 aux années 1970 -, moraux – soumission de la France à la législation irakienne antijuive contraire à ses valeurs, à ses textes fondamentaux et aux conventions internationales signées, actes spoliateurs de la France envers ses cocontractants juifs -, politique – approbation tacite des plus hautes autorités de l’Etat -, diplomatiques - cynique et cupide « politique arabe » de la France -, et communautaires : silence de dirigeants d’organisations juives et de médias juifs français. Un scandale d'Etat antisémite.
Hommages à Ilan Halimi
En 2006, le jeune Français Juif Ilan (arbre, en hébreu) Halimi, âgé de 23 ans, était victime de rapt, de séquestration à Bagneux accompagnée d’actes de torture et d’assassinat antisémite, commis par le gang des Barbares dirigé par Youssouf Fofana. Ce gang a été condamné en 2009 par la Cour d'assises des mineurs de Paris. En 2010, 18 des 25 condamnés dans l’affaire du gang des Barbares ont été jugés en appel devant la Cour d’assises des mineurs de Créteil (Val-de-Marne). Pour le 20e anniversaire de la mort d'Ilan Halimi, le Président de la République Emmanuel Macron a organisé à l'Elysée un double évènement : discours, puis plantation dans le jardin d'un arbre en hommage à la jeune victime. Etaient présents la famille de la victime et des dirigeants communautaires. Sur CNews, l'ambassadeur d'Israël en France Joshua L. Zarka avait annoncé qu'il n'avait pas été invité à cette cérémonie. Et ce, alors qu'Ilan Halimi a été inhumé en Israël car sa famille craignait une profanation de la sépulture en France, et que la situation des Français juifs aurait été pire sans l'existence de l'Etat Juif. Une cérémonie opportune pour un Président impopulaire et à un mois des élections municipales (15 et 22 mars 2026).
Le Chef de l'Etat a prononcé le 13 février 2026 à 11 h un discours compassionnel, lamentable d'échecs, instrumentalisant la lutte contre l'antisémitisme pour proposer une mesure peu démocratique - inéligibilité pour les personnes condamnées pour propos antisémites ou racistes - et liberticide qu’avait proposée le Collectif Nous Vivrons lors d’une rencontre avec Patrick Klugman avec le Président Emmanuel Macron à l’Elysée.
"Nous renforcerons la formation en ces matières de nos magistrats, et, pour faire la transparence et la vérité, je souhaite que soit mis en place un suivi précis des peines et des sanctions. Sur cette base, le gouvernement et le Parlement travailleront à un renforcement de la pénalisation des actes antisémites et racistes", a insisté le Chef de l'Etat. Cela fait des années que le Président du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France) demande un suivi statistiques des plaintes et condamnations pour antisémitisme.
Le Président Emmanuel Macron a nommé des victimes d'antisémitisme en France depuis 2000. Une liste incomplète, mais incluant René Hadjadj - alors que le 5 février 2026, la Cour d'assises a refusé de retenir la circonstance aggravante d'antisémitisme dans ce crime ; qui détermine le caractère antisémite, le juge ou le Chef de l'Etat ? - et Sébastien Selam auquel justice n'a pas été vraiment rendue.
A Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), était inaugurée l'allée Ilan Halimi et dévoilée une "plaque devant un olivier symbole de paix et de rédemption en hommage au martyr d’Ilan Halimi". Arno Klarsfeld, fils de Serge Klarsfeld qui est le co-Président des Fils et filles de déportés juifs de France (FFDJF), y a prononcé un discours et postait sur X :
"Au même moment à L’Elysee et à Hénin-Beaumont, le Président de la République et Marine Le Pen rendaient hommage à la mémoire de Ilan Halimi et à son terrible calvaire. Il faut les remercier tous deux et il faut aussi être reconnaissant à Marine Le Pen d’avoir su faire évoluer son parti et d’en avoir fait aujourd’hui un parti qui soutient les Français juifs, qui honore la mémoire de la Shoah et comprend les difficultés qu’ont Israël et les Juifs de vivre dans un univers hostile."
Quid d'Ilan Halimi ? Pour le savoir, il fallait lire des twitts de Marine Le Pen et Steve Briois, maire de la ville et la presse. A Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), "fief emblématique du RN dans l’ex-bassin minier du nord de la France", était inaugurée l'allée Ilan Halimi et dévoilée une "plaque devant un olivier symbole de paix et de rédemption en hommage au martyr d’Ilan Halimi", en présence de Steeve Briois, d'Arno Klarsfeld, des députés Marine Le Pen, Présidente du groupe Rassemblement national à l'Assemblée nationale, Bruno Bilde et Bruno Clavet, du sénateur du Pas-de-Calais Christopher Szczurek, et du conseil municipal d’Hénin-Beaumont.
Sur la plaque de l'allée est mentionné : "Allée Ilan HALIMI 1982-2006 Martyr de l'antisémitisme". Sur la plaque près de l'olivier est inscrit ce texte : "En hommage à Ilan Halimi victime du Gang des Barbares sauvagement assassiné à 24 ans parce qu'il était juif". La nationalité française est omise.
Dans la nuit du 13 au 14 août 2025, avait été abattu un arbre planté en hommage à Ilan Halimi en 2011 dans un jardin public à Epinay-sur-Seine. Comme beaucoup de plaques à la mémoire de victimes juives assassinées depuis 2000 par des meurtriers musulmans, la plaque en hommage à Ilan Halimi omet sa judéité et le fait que son meurtrier, chef du gang des Barbares, Youssouf Fofana était, comme la quasi-totalité du gang, musulman.Sur cette plaque est inscrit :
"En hommage à Ilan HALIMI
... Et le juste sera comme un arbre
planté près du ruisseau...
... Et dont le feuillage ne se flétrit point...
extrait du livre des Psaumes du Roi David"
Le 18 mars 2026, la Cour d’appel de Paris a confirmé le jugement rendu le 22 octobre 2025 par le Tribunal de Bobigny condamnant des frères jumeaux ne parlant pas et ni lisant pas le français, Brahim et Ismaël K., poursuivis pour avoir abattu un olivier dédié à la mémoire d’Ilan Halimi, en ne retenant pas la circonstance aggravante d’antisémitisme. Elle les a relaxés du grief de violation d’un monument dédié à la mémoire des morts commise en raison de la race, l’ethnie, la nation ou la religion. « Si cet acte a heurté, à raison, la communauté juive et toute la population française, aucun élément ne permet de caractériser la connaissance par les prévenus du nom et de l’histoire d’Ilan Halimi (…) ni l’existence d’une intention de porter atteinte à sa mémoire en raison de son appartenance religieuse », a déclaré la Présidente de la Cour Sylvia Fournier-Caillard. Donc pur hasard si cet arbre, et non l'un des centaines d'autres, a été coupé. Et comment ces deux accusés ont-ils fait pour vivre en France depuis des années sans lire ni parler le français ?
Un 40e dîner du Crif de simulacres
Le 19 février 2026, le 40e diner annuel du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France) s’est tenu en présence du Premier ministre, Sébastien Lecornu. À cette occasion, Yonathan Arfi, « élu » par acclamations Président du CRIF sans respect des statuts de la fédération - ce qui est illégal -, dénué de toute légitimité, a prononcé un discours faible, centré sur l'antisémitisme et la contribution des Juifs à la France, à la République. Il n'a pas évoqué l'affaire Lawee.
Et le Chef du gouvernement, qui alors ministre des Armées avait ordonné le boycott d’entreprises israéliennes dans des Salons internationaux de la Défense près de Paris, et qui souffre d'un manque de légitimité lui aussi, a annoncé une seule mesure de lutte contre l’antisémitisme : la future adoption d’une peine d’inéligibilité pour les auteurs condamnés pour racisme ou antisémitisme. Une peine prévue dans le Code pénal pour certains délits et rarement appliquée !
Aucun des deux orateurs n'a repris dans sa liste des Français juifs assassinés depuis 2000 en France certains noms de victimes, notamment pas celui de Sébastien Selam tué en 2003. Alors que le Président Emmanuel Macron avait cité ce nom.
Quel est l'intérêt de cet évènement mondain ?
Jérémie Cohen .
Jérémie Cohen était un Français juif âgé de 31 ans qui souffrait d'un léger handicap mental et portait souvent sa kippa blanche. Le 16 février 2022, vers 20 h, à Bobigny (Seine-Saint-Denis), il est sauvagement agressé physiquement par des individus. Des piétons interviennent et le mettent à l'abri dans un immeuble. Les agresseurs reviennent et frappent le jeune homme qui parvient à fuir, mais en traversant les voies du tramway, il est percuté par une rame, et décède à l'hôpital.Cette mort a eu lieu avant les élections présidentielles (avril 2022). La raison de l'omerta politico-médiatique et communautaire - pour ne pas faire le jeu du Rassemblement national (RN) à l'approche des élections présidentielles ? L'enquête policière piétine, l'instruction est close rapidement. La famille de la victime mène l'enquête et découvre une vidéo de l'agression de Jérémie Cohen. Elle contacte Eric Zemmour qui, le 4 avril 2022, révèle cette tragédie.
Le 20 février 2026, la Cour criminelle de Bobigny (Seine-Saint-Denis) a condamné Miguel D., âgé de 31 ans, à dix ans de réclusion criminelle pour violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner, commises en réunion, le soir du 16 février 2022 à Bobigny, et Kenny A., poseur de voies ferrées de 27 ans, pour le délit de violences en réunion à trente mois d’emprisonnement dont quinze mois avec sursis. Ayant passé quatre mois en détention provisoire, Kenny A. est reparti libre, sa peine de onze mois de prison ferme étant aménageable. Les avocats de la famille ont prouvé que l’explication des agresseurs - Jérémie Cohen aurait agressé sexuellement l'amie d'un agresseur - n’était pas vraisemblable. Le caractère antisémite ayant été écarté, la motivation des deux agresseurs demeure inconnue. Une affaire révélant des échecs policier, judiciaire et communautaire.
"J'ai été frappée par la dignité absolue et le courage hors nomes de la famille Cohen - les parents de Jérémie, son frère Gabriel et sa sœur Rébecca - en regard de la légèreté des prévenus, de leurs familles et amis qui, venus très nombreux, avaient rempli la quasi-totalité de la salle d'audience et rigolaient tous entre eux. Bobigny, c'est un monde parallèle où une personne handicapée peut se faire massacrer sans qu'une seule personne n'appelle la police. Les prévenus se sont excusés du bout des lèvres, au début et à la fin du procès. Ils ne semblaient pas avoir conscience de la gravité de leurs actes. Mes confrères, Me Laporte et Me Frank Serfati, défenseurs de la famille Cohen, et moi avons réussi à démontrer les mensonges des accusés : leur fable sur l'agrafeuse et la prétendue agression sexuelle qui aurait justifié le lynchage. La motivation du tribunal et les réquisitions étaient détaillées et justes. L'énoncé des peines nous a déçus. Le papa de Jérémie a raconté à la barre avoir eu une crise cardiaque au moment d'enterrer son fils. Il a eu le cœur brisé au sens propre du terme, et je l'ai plaidé... Cette affaire, c'est à la fois le désastre des services de police qui ont tout raté au démarrage, et de la justice qui n'a pas non plus fait son travail alors que la famille envoyait des courriers au Procureur notamment pour récupérer les vidéos, et enfin une histoire d'amour infinie qui a poussé toute une famille à se transformer en enquêteurs pour la vérité d'abord, et l'honneur de leur fils, puis celui de la famille. Le juge posait des questions pertinentes, ce qui a permis de faire émerger une vérité différentes de celle des médias. Il a fallu faire comparaitre des témoins par mandat d'amener ; la plupart avaient "disparu", aucun des rares témoins entendus lors du procès ne se souvenait de rien. Ils étaient tous terrorisés et l'ont dit à la barre", m'a confié Me Brigitte Lapeyronie, avocate de la famille de Jérémie Cohen.
Département francilien dangereux notamment pour les Juifs, famille endeuillée et isolée contrainte d'enquêter face aux dysfonctionnements politico-judiciaires et médiatico-communautaires, soutien du candidat de Reconquête, réticences puis refus judiciaires à admettre les circonstances aggravantes liées à la judéité de la victime... Cette affaire scandaleuse souligne l'effondrement de la condition juive française.
Que s'est-il passé dans l'heure ayant précédé le tabassage de Jérémie Cohen ? Pourquoi Miguel Dorothee et son complice ont-ils tabassé le jeune homme ? Ils l'ont agressé à coups à la tête, sur le reste du corps à deux reprises. Frapper à la tête signifie vouloir tuer une personne. C'est ce qu'on fait les "Antifas" à Lyon en frappant à la tête Quentin Deranque.
Le 12 avril 2022, les deux prévenus ne s'étaient rendus à la police qu'environ deux mois après la mort de Jérémie Cohen le 26 février 2022. Donc, quand ils étaient sûrs que la vidéosurveillance placée dans les lieux publics avait été légalement effacée - le délai légal de conservation est d'un mois - et que la famille Cohen avait récupéré une vidéo montrant l'agression dont a été victime Jérémie Cohen. Ce qui permettait de les identifier. Ils ont eu amplement le temps d'élaborer avec l'amie de l'un d'entre eux leurs versions des faits incriminant à tort la victime. Kenny A. avait un bracelet électronique, et était défavorablement connu des services de la police : son casier judiciaire était rempli par des délits, notamment en lien avec la drogue.
Les avocats ont rétabli l'honneur de Jérémie Cohen en prouvant que le motif allégué par les agresseurs et l'amie de l'un d'eux - une prétendue agression sexuelle qu'aurait commise Jérémie Cohen sur cette dernière - n'était pas crédible et ont souligné les contradictions, notamment dans les horaires, émaillant les versions des agresseurs et de cette jeune femme. Malgré les efforts des avocats, les accusés ont campé dans leurs positions invraisemblables, dans leurs versions dites quatre ans auparavant. Qu'ont-ils à cacher de si répréhensible ? Ces trois individus, dont deux agresseurs, constituent une contre-société violente, qui a tenu tête aux policiers, aux magistrats, aux avocats. Et ce n'est pas les faibles peines prononcées qui leur feront prendre conscience de la gravité de leurs actes.
Interrogés par la police plusieurs jours après la mort de Jérémie Cohen, aucun témoin n'a dit avoir vu la victime porter sa kippa qu'il avait pourtant sur lui ou dans une poche. Hormis l'antisémitisme, quel autre motif aurait pu expliquer ce déchainement de violences ? Jérémie Cohen a-t-il été témoin d'un acte qu'il n'aurait pas du voir ? Un trafic de drogue, par exemple ? La police a-t-elle exploré les comptes des agresseurs sur les réseaux sociaux ? Qu'a-t-elle trouvé ?
Des informations cruciales manquent.
Cette affaire présente des points communs avec le meurtre de René Hadjadj.
Meurtre de René Hadjadj
Le 17 mai 2022, dans "une haute tour" due quartier populaire de la Duchère, dans le 9e arrondissement de Lyon, René Hadjadj, Français juif âgé de 89 ans, a été tué, défenestré, par un voisin, Rachid Kheniche, alors âgé de 50 ans. "Tout à coup, Rachid Kheniche s’est énervé. Est-ce une photo tirée d’un magazine pornographique, qui lui aurait été apportée par René Hadjadj un mois plus tôt, et sur laquelle il avait cru reconnaître l’une de ses sœurs ?" Ce meurtre a eu lieu entre les élections présidentielles (avril 2022) et celles législatives (juin 2022). Comme celui de Sarah Halimi, jetée d'un balcon dans la nuit du 3 au 4 avril 2017, durant la campagne de l'élection présidentielle (23 avril et 7 mai 2017). Et les dirigeants communautaires ont de nouveau pratiqué l'omerta.
Réticences de la justice à admettre le caractère antisémite du meurtre, informations déterminantes sur l’antisémitisme du suspect fournies par les réseaux sociaux, prudence de dirigeants d’organisations juives françaises, émotion profonde de Français juifs, silence de mainstream medias notamment publics, similarités avec l’assassinat de Sarah Halimi, absence de message du Président Emmanuel Macron et de dirigeants communautaires français, rares associations parties civiles autorisées (LICRA, OJE, CRIF)…
Le 5 février 2026, la Cour d’assises du Rhône a déclaré Rachid Kheniche, 55 ans, coupable du meurtre de René Hadjadj, 89 ans. La circonstance aggravante d’un crime « commis en raison de la religion de la victime », en l’occurrence le judaïsme, n’a pas été retenue. Conformément aux expertises psychiatriques, tablant sur des « difficultés psychiques », la Cour d’assises a reconnu une altération du discernement du meurtrier qu'elle a condamné à dix-huit ans de réclusion criminelle, assortis d’une peine de sûreté de douze ans (soit les deux tiers), et six ans de suivi socio-judiciaire. La Cour a « tenu compte des circonstances terribles » de « ce crime qui a consisté à jeter un homme encore en vie du 17e étage », a dit la Présidente de la Cour.
Procès de Teba N.
Le 15 septembre 2025, administratrice d'un groupe Instagram réunissant les étudiants de sa promotion, elle en avait exclu quatre condisciples aux prénoms ou noms juifs ; elle avait réintégré l'un d'eux car il lui avait écrit "Je ne suis pas juif. Je ne suis pas sioniste".
Mise à pied à titre conservatoire par l’université, traumatisée, Mme T.N. était restée deux mois chez elle. Le 13 novembre. 2025, le conseil de discipline de l’université rejetait toutes les accusations portées contre elle et l’autorisait à reprendre les cours.
Le 18 février 2026, Teba N., étudiante en première année d’économie à l’université Paris Sorbonne, a comparu devant la XVIIe chambre du Tribunal correctionnel de Paris. Elle était poursuivie pour harcèlement scolaire ayant entraîné une dégradation des conditions de vie et provocation non publique à la haine antisémite. Bénéficiant du soutien de 25 organisations de la mouvance islamo-gauchiste, elle a nié être antisémite. Sans convaincre.Puis, quatre personnalités ont témoigné pour les victimes et parties civiles.
Autrice des « Nouveaux Antisémites » (2025), la journaliste Nora Bussigny a résumé les résultats de son enquête sur l’antisémitisme dans les universités. Elle a défini le sionisme en reprenant la définition de dictionnaires : mouvement d'autodétermination du peuple Juif sur la terre d'Israël. « Peut-on être antisioniste sans être antisémite ? », s'est enquis Me Rafik Chekkat, avocat de la défense, qui discourait en citant Rony Brauman et l'UJFP (Union juive Française pour la Paix). « C'est possible », a répondu l’essayiste. Une réponse surprenante : elle s’est déplacée du registre objectif à celui subjectif constitué de rencontres, en semblant ignorer que l’antisionisme est par essence antisémite car il nie le droit étatique à un seul peuple : le peuple Juif. "L'antipathie pour Israël peut-elle être instrumentalisée à des fins racistes, islamophobes ?", a poursuivi l'avocat. "Oui, de la part de parti politique d'extrême-droite", a répondu Nora Bussigny.
Présidente de l’université Paris Sorbonne, Christine Neau-Leduc a insisté sur l’image ternie de la Sorbonne par cette affaire, le climat délétère au sein de l'université. Elle a raconté sa rencontre avec les familles "très meurtries" qui "avaient peur". Les deux étudiantes juives françaises n’ont pas pu poursuivre leur scolarité dans cette université prestigieuse.
Daphné Hubelé puis Yossef Murciano, respectivement Présidents de l’UEJF (Union des étudiants juifs de France) de l’université Paris 1 Sorbonne et du mouvement national, ont dressé un panorama de l’antisémitisme en milieu universitaire.
Jugement le 19 mai 2026.
Teba N. a été scolarisée dans de réputés établissements secondaires, public et catholique privé sous contrat. Elle a bénéficié de l’enseignement d’une République laïque, a du vraisemblablement respecter une minute de silence pour le professeur Samuel Paty, victime d’une campagne haineuse, accusé à tort de blasphème et décapité en 2020 par Abdoullakh Anzorov, réfugié russe musulman d'origine tchétchène. Durant l’audience, la prévenue a sanctuarisé l’islam : elle a refusé toute question sur des sourates du Coran, a brandi la liberté d’exercice de religions tout en ayant exclu des étudiantes juives, et s'est retranchée derrière l’accusation d’« islamophobie ». Sa pratique de l’islam – fréquentation d’une mosquée ? –, et son affiliation à un courant sunnite ou chiite, ont été occultées vraisemblablement durant l'instruction. Ce qui n’a pas permis d’éclairer l’éventuelle part de l’antisémitisme islamique dans les actes pour lesquels elle comparaissait devant le Tribunal. Car il est très rare qu'une prévenue, a fortiori étudiante en première année dans une ville qu'elle découvre, poursuivie pour antisémitisme bénéficie d'une telle mobilisation islamo-gauchiste : 25 associations, un rassemblement, etc.
Quand Teba N. a fustigé une « armée militaire », on s’interroge : la France devrait-elle supprimer le ministère de la Défense et interdire le traditionnel défilé à Paris de ses armées organisé depuis 1880 le 14 juillet, jour de fête nationale ? Les parents qui amenaient leurs enfants voir ce défilé, avant que tout public en soit écarté par le Président Emmanuel Macron, étaient-ils conscients du risque encouru par leurs progénitures ? A moins que la prévenue ait stigmatisé uniquement l’Armée israélienne…
Par ses actes, par ses propos, par son comportement, par ses vêtements - elle portait le voile islamique -, cette étudiante a semblé appartenir à une contre-société apparue notamment lors du procès de N. Mickaël Pastor Alwatik devant la Cour d’assises sur les attentats islamistes de janvier 2015. Cette future membre de la « beurgeoisie » - néologisme forgé à partir de « beur » (Arabe, à l’envers) et de « bourgeoisie » - ne partage pas des valeurs de la France. Se plaindra-t-elle de discrimination à l’embauche si sa candidature à un poste ne sera pas retenue ? Acceptera-t-elle de travailler avec des collègues juifs français ou de recruter des candidats juifs français ?
L’UEJF s’est « distinguée » par des comportements affligeants : alors qu’elle avait révélé les faits litigieux en septembre 2025, elle s’est constituée partie civile… à l’audience !? Pourquoi deux avocats de l'UEJF dans ce procès ? Un de ses avocats et son Président national sont arrivés très en retard. Cet avocat s’est montré peu galant et dédaigneux envers ses consœurs qui ne se sont pas laissées impressionnées. Le témoignage de Yossef Murciano présentait un faible intérêt car il n’apportait guère d’éléments neufs par rapport à ceux dits par Daphné Hubelé, peu audible. Pourquoi l’UEJF se dote-t-elle depuis quelques mandats d'un Président qui n’est plus étudiant depuis des années ?
Me Annie Cohen-Tapia, avocate des deux étudiantes et de l'association C.H.A.R. (Contre la haine l'antisémitisme et le racisme), m’a confié : « L’étudiante prévenue a tenté tout le long de l’audience de se faire passer pour une victime. Rappelons qu’elle retourne à l’université Sorbonne sans difficulté alors que les deux étudiantes juives françaises victimes d’antisémitisme ont été extraites de l’université pour leur sécurité. Sans compter le traumatisme de leur premier jour à l’université. Le passage de l’adolescence au monde adulte a été bien cruel pour ces jeunes filles ».
Vingt-cinq association avaient appelé à un rassemblement : Étudiants musulmans de France (EMF) Paris Sorbonne, Comité Soutien Palestine Paris 1, Comité de soutien à la Palestine de Nanterre, Comité Palestine Solidarité Paris 4, CSRP, Fédération Syndicale Étudiante de Paris 1 (FSE), Ka Ubuntu (KU - Parti Panafricaniste et Indépendantiste Réunionnais), Le poing levé Paris 1, Les Jeunes Insoumis-es, Ligue Jeunesse Révolutionnaire, NPA Jeunes, OST, Peaux Noires Lignes Rouges (PNLR, « Collectif communiste antiraciste pour la fin de la suprématie blanche »), Solidaires étudiant-e-s syndicats de luttes, Stop répression Palestine, Syndicat Alternatif Paris 1, Union pour la reconstruction communiste (URC), Young Struggle (YS, « Organisation de jeunes socialistes – internationalistes ; Contre la violence du système capitaliste, luttons pour le socialisme‼ »), etc. Le visage souvent dissimulé, ils étaient une vingtaine à avoir répondu à cet appel devant le tribunal judiciaire de Paris. Causeur et l'affaire al-Dura
Le 30 septembre 2000, France 2 diffusait au JT de 20 h un reportage commenté par Charles Enderlin qui attribuait la « mort de Mohamed al-Dura » à des « tirs venus de la position israélienne » au carrefour de Netzarim (bande de Gaza). Le 21 mai 2008, l’arrêt de la Cour d’appel de Paris a souligné les invraisemblances et incohérences de ces images devenues emblématiques de l’Intifada II. Pour établir les faits survenus ce 30 septembre 2000 à ce carrefour, le CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France) a réitéré lors d’une conférence de presse le 2 juillet 2008, en présence d'Elisabeth Lévy et de Gil Mihaely, respectivement directrice de la rédaction et directeur de la publication de Causeur, sa demande de constitution d’une commission indépendante d’experts. Une demande adressée au Président de la République Nicolas Sarkozy et accueillie froidement par France 2 qui en entrava le fonctionnement. En 2012, la Cour de cassation a cassé l'arrêt de 2008, et en 2013, la Cour d'appel a condamné Philippe Karsenty à verser 7.000 euros à France Télévision et Charles Enderlin.
Vingt-cinq ans après la diffusion le 30 septembre 2000 par le JT de 20 h de France 2 du « reportage » controversé sur la « mort de Mohamed al-Dura » prétendument causée par des tirs ciblés de soldats israéliens selon Charles Enderlin, correspondant de France 2 à Jérusalem (Israël) et son fixer ou cameraman palestinien Talal Abu Rahma, le mensuel Causeur consacre, dans son n° 142 de février 2026, un focus passionnant sur ce blood libel iconique de l'Intifada II.Intitulé « Affaire al-Durah, 25 ans après qui a tué la vérité ? » et sous-titré « Comment France 2 a diffusé une intox antisémite », ce focus réunit des éclairages par le principal activiste Philippe Karsenty, des journalistes Elisabeth Lévy et Claude Askolovitch, le documentariste Michaël Prazan, des avocats Me Aude Weill-Raynal et Me Gilles-William Goldnadel, et le politiste Pierre-André Taguieff. Au sommaire du numéro 142 de Causeur, six articles sur dix-sept pages.
Un cas à étudier dans les écoles de journalistes pour aiguiser leur esprit critique et leur apprendre l'analyse des images.
Une affaire grave évoquée aussi par le Dr Richard Prasquier, Président d'honneur du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France). Et ce, dans le contexte de la commission d’enquête parlementaire « sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public » où se distingue le député Charles Alloncle (Union des droites pour la République, UDR).
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