Née en 1953, Nan Goldin une photographe juive ashkénaze américaine d’origine polonaise, marquée par le suicide de sa sœur ainée. Ses œuvres - The Ballad of Sexual Dependency -, parfois inspirées de sa vie, témoignent sur la mode, des milieux underground, sur la drogue, la prostitution, les mouvements gay et lesbien, la violence conjugale, les années Sida au cours desquelles nombre de ses amis sont morts, et dans un style qualifié par certains de grunge. En 2017, Nan Goldin a créé P.A.I.N. (Prescription Addiction Intervention Now), un groupe militant visant la famille Sackler, philanthrope et propriétaire de Purdue Pharma, qui commercialise l'anti-douleur OxyContin et qu’elle estime responsable d'addictions (opioïdes), parfois mortelles. Durant la guerre existentielle israélienne menée après l’agression djihadiste du 7 octobre 2023, elle milite en exprimant la propagande djihadiste (« génocide à Gaza ») et sans évoquer les victimes israéliennes. Le Grand Palais et la Chapelle Saint-Louis de la Salpêtrière accueillent la rétrospective artistique et politiquement partiale « Nan Goldin, This Will Not End Well ». « Toute la beauté et le sang versé » est un documentaire de Laura Poitras sur cette artiste.
La Mode retrouvée. Les robes trésors de la comtesse Greffulhe (Proust’s Muse, The Countess Greffulhe)
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« Assassinat d'une modiste » de Catherine Bernstein
« Stitching History from the Holocaust »
L'Art de l'automobile. Chefs-d’œuvre de la collection Ralph Lauren
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Née en 1953, Nan Goldin une photographe juive ashkénaze américaine d’origine polonaise ; son père Hyman Howard est victime d'antisémitisme dans le monde universitaire américain -. Elle est marquée par le suicide de sa sœur ainée, âgée de 18 ans. Agée alors de onze ans, Nan Goldin est violée par un proche de la famille.
Trois ans plus tard, elle fugue et reprend sa scolarité, avec l'aide de ses parents, dans une école hippie.
En 1978, elle s'installe à New York où elle gagne sa vie comme barmaid, et commence à photographier les milieux marginaux : drag-queens, drogués, etc. "Je ne veux plus jamais être soumise à la version de mon histoire que quiconque se fait de moi » ( Ballad of Sexual Dependency , 9).
Nan Goldin "s’est investie dans la photographie comme dans un projet « rédempteur » : « Je crois toujours que les images peuvent préserver la vie plutôt que de la détruire » ( Ballad of Sexual Dependency , p. 146)."
Etudiant l'interaction des diapositives avec la musique, ses œuvres - The Ballad of Sexual Dependency -, parfois inspirées de sa vie, témoignent sur la mode, des milieux underground, sur la drogue, notamment l'héroïne, la prostitution, les mouvements gay et lesbien, la violence conjugale, les années Sida au cours desquelles nombre de ses amis sont morts. Son style a été caractérisé comme grunge.
En 1984, elle est battue par son compagnon, Brian.
Avant leur mort, Nan Goldin se reconcilie avec ses parents.
Opioïdes
En 2017, Nan Goldin, qui a du lutté contre son addiction à un anti-douleur, a créé P.A.I.N. (Prescription Addiction Intervention Now), un groupe militant visant la famille Sackler, philanthrope et propriétaire de Purdue Pharma, qui commercialise l'anti-douleur OxyContin et qu’elle estime responsable d'addictions (opioïdes), parfois mortelles.
Israël vilipendé
Durant la guerre existentielle israélienne menée après l’agression djihadiste du 7 octobre 2023, elle milite en exprimant la propagande djihadiste (« génocide à Gaza ») et sans évoquer les victimes israéliennes.
Le 19 octobre 2023, Nan Goldin a signé la "Lettre ouverte de la communauté artistique aux organisations culturelles" (An Open Letter from the Art Community to Cultural Organizations) publiée sur Artforum. "Artistes, écrivains, commissaires d'exposition, cinéastes, éditeurs et autres professionnels qui constituent le noyau autour duquel gravitent les institutions et les organisations, nous devons avoir la garantie que ces espaces sont non seulement sûrs, mais aussi empreints d'humanité". Cette lettre appelait à la fin des bombardements israéliens sur la bande de Gaza : il existait « de nombreuses preuves que nous assistons au déroulement d'un génocide » et « rejetait toute violence contre les civils ». La lettre a réuni plus de 8 000 signatures. Elle ne mentionnait pas les Israéliens de tous âges violés, torturés, assassinés ou kidnappés par le Hamas ce 7 octobre 2023 :
"Nous soutenons la libération palestinienne et appelons à la fin des massacres et des violences contre tous les civils, à un cessez-le-feu immédiat, à l'acheminement de l'aide humanitaire à Gaza et à la fin de la complicité de nos instances dirigeantes dans de graves violations des droits de l'homme et des crimes de guerre.Nous exigeons que le silence institutionnel qui entoure la crise humanitaire que subissent 2,3 millions de Palestiniens dans la bande de Gaza occupée et assiégée soit immédiatement rompu...Nous vous demandons aujourd'hui de les poursuivre et de les amplifier afin de reconnaître les crimes contre l'humanité dont est victime le peuple palestinien...Les bombardements continus sur Gaza, ainsi que les massacres et les déplacements forcés de ses habitants, ont été condamnés par Amnesty International, les Nations Unies, l'Organisation mondiale de la Santé et Action Aid..De nombreux éléments prouvent que nous assistons au déroulement d'un génocide où la vie déjà précaire des Palestiniens est jugée indigne d'aide, sans parler des droits humains et de la justice...Nous, soussignés, rejetons la violence contre tous les civils, quelle que soit leur identité, et nous appelons à mettre fin à la cause profonde de la violence : l’oppression et l’occupation. Nous sommes solidaires du peuple palestinien. Nous demandons aux organisations artistiques de manifester leur solidarité avec les travailleurs culturels et exhortons nos gouvernements à exiger un cessez-le-feu immédiat et l'ouverture des points de passage vers Gaza afin de permettre l'acheminement de l'aide humanitaire sans entrave...Nous croyons que les organisations et institutions artistiques, dont la mission est de protéger la liberté d'expression et de promouvoir l'éducation, la vie communautaire et la créativité, défendent également la liberté de vie et le droit fondamental à l'existence. Nous vous appelons à refuser l'inhumanité, qui n'a pas sa place dans la vie ni dans l'art, et à exiger publiquement de nos gouvernements un cessez-le-feu."
Devant l'indignation suscitée par l'occultation des victimes israéliennes, le site a publié le 23 octobre 2023 cette mise à jour : "Bien que nous ne puissions pas diffuser à nouveau la pétition auprès des 8 000 signataires, nous, le groupe à l’origine de la pétition – ainsi que plusieurs signataires qui nous ont contactés ces derniers jours – tenons à réaffirmer notre rejet de « toute violence contre les civils, quelle que soit leur identité » et notre profonde indignation face aux massacres abominables perpétrés par le Hamas en Israël le 7 octobre, qui ont fait 1 400 victimes. Nous pleurons toutes les victimes civiles. Nous espérons la libération rapide de tous les otages et continuons d’appeler à un cessez-le-feu immédiat".
En novembre 2023, des centaines de militants et de sympathisants de Jewish Voice for Peace – New York City (JVP-NYC) ont participé à un sit-in devant la Statue de la Liberté à New York pour réclamer un cessez-le-feu à Gaza. Nan Goldin leur a alors dit : « Tant que les habitants de Gaza crient, nous devons crier plus fort, peu importe qui tente de nous faire taire. »
Nan Goldin a annulé une séance photo pour le New York Times Magazine en raison de ses craintes liées par la couverture de la guerre à Gaza par le New York Times, qu'elle a accusé de complicité avec Israël dans ses articles et critiquant sa manière de présenter les points de vue palestiniens.
Le 14 octobre 2024, Nan Goldin a été arrêtée lors d'une manifestation de Jewish Voice for Peace à New York. Elle justifie ses positions partiales en évoquant sa judéité.
Le 21 novembre 2024, la Cour pénale internationale (CPI) a émis des mandats d'arrêt contre Benjamin Netanyahou, Premier ministre d'Israël, et Yoav Gallant, alors ministre de la Défense d'Israël.
Elle s'est opposée à l'amalgame entre antisionisme et antisémitisme, « fausse équivalence utilisée pour maintenir l'occupation de la Palestine » et faire taire les voix dissidentes. « En qualifiant d'antisémite toute critique d'Israël, on complique la définition et la lutte contre la haine violente envers les Juifs... L'Allemagne abrite la plus importante diaspora palestinienne d'Europe. Pourtant, les manifestations sont réprimées par des chiens policiers, des expulsions et une stigmatisation. »
Ce discours a été accueilli par des cris de « Palestine libre ! », qui, selon l' Associated Press, ont persisté lorsque Klaus Biesenbach, directeur de la Neue Nationalgalerie, est monté sur scène pour indiquer qu'il ne partageait pas les propos de Goldin, mais qu'il soutenait son droit à la liberté d'expression. « Pour nous, le droit d'Israël à exister est incontestable. L'attaque du Hamas contre l'État juif le 7 octobre 2023 était un acte de terrorisme cruel et injustifiable.. Parallèlement, nous compatissons avec la population civile de la bande de Gaza et du Liban, dont les souffrances ne peuvent être ignorées », a déclaré Klaus Biesenbach, d'après le quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung.
Des dirigeants politiques allemands - ministre allemande de la Culture Claudia Roth et Joe Chialo, ministre culture de l'Etat de Berlin - ont dénoncé le discours partial de Nan Goldin, notamment après l'annonce par le musée d'un colloque le 24 novembre, organisé par les commissaires de l'exposition, Saba-Nur Cheema et Meron Mendel, et intitulé « Art et activisme en période de polarisation : un espace de discussion sur le conflit du Moyen-Orient ». Nan Goldin avait déclaré n'avoir pas été informée de l'événement et y voyait une tentative du musée de réfuter ses idées. Après sa prise de position contre le colloque, les artistes Hito Steyerl, Candice Breitz et Eyal Weizman se sont retirés de l'événement, qui s'est finalement tenu dans une version réduite."
« L’antisionisme a été totalement confondu avec l’antisémitisme, ce qui arrange Israël. Cela a rendu la montée du véritable antisémitisme plus dangereuse. L’antisionisme est instrumentalisé pour faire taire toute critique des actions violentes du gouvernement israélien. », a déclaré Nan Goldin aux Rencontres d’Arles en juillet 2025.
« Dans les années 80, c'est elle, entre autres, qui nous a ouvert les yeux. Dans cette France sous Mitterrand qui commençait à miser sur la vertu et l'humanité, la petite rousse du Massachusetts nous révélait les marges, les corps non normés, les genres fluides, les visages ou les yeux tuméfiés, la violence faite aux femmes, aux gays, aux transgenres. Elle nous montrait les dépendances et les toxicos et, derrière son objectif, ce monde moche était beau. En 1987, à Arles, Nan Godin présentait The Ballad of Sexual Dependency, œuvre sur l’amour, le sexe, la drogue et la perte, à travers une Amérique marginale qu’elle portait à bout de regard. Elle était juive, fille de survivants de la Shoah, des grands-parents qui avaient fui les pogroms en Russie, élevée, dixit, dans la conscience de l’Holocauste. Une juive trash, qui a été pute, serveuse, addict, lesbienne. Quel bonheur pour nous tous, aspirants rebelles... On aurait voulu lui dire qu’on peut être pro-palestinien et rester humain – surtout quand on a connu les marges », a écrit Valérie Abecassis, chroniqueuse culture à « Marianne » dans "De la contre-culture au militantisme aveugle : comment la photographe Nan Goldin a perdu la vue" (Marianne, 28 juillet 2025). .
"Dans les semaines qui ont suivi le 7–Octobre 2023, l’artiste a signé un appel à la « libération de la Palestine ». En avril 2024, elle a co-signé une autre lettre demandant l’exclusion d’Israël du festival d’art de la Biennale de Venise. En décembre 2023, Nan Goldin a déclaré au magazine n+1 que « toute sa vie, elle avait boycotté culturellement Israël ». En janvier 2026; Nan Goldin a fait don d’une de ses œuvres à une collecte de fonds destinée à des enfants palestiniens, organisée par la star YouTube pour enfants Ms. Rachel, elle-même critiquée pour ses prises de position contre Israël [et antisémites]...
Ces prises de position politiques partiales ont incité une galerie d'art canadienne à réagir. En mai 2025, composé d'une vingtaine de membres experts en art, le Comité des collections modernes et contemporaines de l’Art Gallery of Ontario (AGO), a examiné cinq œuvres des XXe et XXe siècles, et a décidé, par un vote à une faible majorité - 11 voix contre 9 -, de ne pas acquérir, avec la Vancouver Art Gallery et le Walker Art Center de Minneapolis, "Stendhal Syndrome" de Nan Goldin. « Stendhal Syndrome » n’aborde pas les aspects politiques du discours de Mme Goldin à Berlin, mais juxtapose plutôt ses photos d’œuvres d’art classiques, de la Renaissance et du baroque à des portraits de ses proches. Le titre fait référence à la réaction psychosomatique intense que certaines personnes ressentent lorsqu’elles contemplent une œuvre d’art saisissante."
Financée par des fonds publics - 26 millions de dollars lors de son dernier exercice financier, principalement de la province de l’Ontario -, l’Art Gallery of Ontario possède déjà trois œuvres de Nan Goldin. Stendhal Syndrome, sans lien avec son activisme politique, a été acquise par la Vancouver Art Gallery et le Walker Art Center, et été exposée en novembre 2025.
Selon un memo de Stephan Jost, directeur de l'AGO, "certains membres du Comité ont qualifié les propos de l’artiste « d’offensants » et « d’antisémites », d’autres membres du Comité ont estimé que ses œuvres n’étaient pas antisémites et que « refuser l’œuvre en raison des opinions de l’artiste relevait de la censure ».
« L’AGO a mandaté un expert indépendant en gouvernance afin d’examiner les questions soulevées lors de cette réunion, pour examiner le déroulement de la réunion. Le directeur et directeur général de la galerie de Toronto, Stephan Jost, a présenté un rapport d’évaluation de la gouvernance recommandant une « remise à zéro » des discussions sur les acquisitions et une « clarification » des responsabilités des membres des comités, selon The Globe and Mail.
L’institution affirme tirer les enseignements de cet examen et avoir procédé à une remise à zéro du processus. « Des opinions politiques personnelles ont été introduites dans la discussion. Cela n’a pas sa place dans ce processus », a déclaré la porte-parole Laura Quinn. Dans ce cas précis, des opinions politiques personnelles ont été exprimées », a déclaré un porte-parole de la Galerie. "Notre réinitialisation vise à garantir que les discussions restent centrées sur la conformité d’une œuvre d’art aux critères d’acquisition de l’AGO, qu’elles soient saines et productives, et qu’elles soient ouvertes à des perspectives multiples. » Ce qui a conduit à la démission de John Zeppetelli, ancien directeur du Musée d’art contemporain de Montréal, conservateur d’art moderne et contemporain depuis septembre 2024 à l'AGO et favorable à cet achat, ainsi que de deux membres de ce Comité de l'AGO. Ces faits ont été révélés par The Globe and Mail qui avait pris connaissance d'une note interne.
"L'AGO a connu de nombreux départs parmi ses conservateurs ces dernières années. La conservatrice anishinaabe Wanda Nanibush, nommée conservatrice chargée des arts autochtones en 2016, a été largement saluée pour avoir dynamisé les efforts du musée en faveur de la réconciliation. Elle a quitté ses fonctions en 2023, lorsque le Globe and Mail a rapporté qu’elle avait suscité des tensions en raison de son soutien sans réserve aux Palestiniens, dont elle avait pendant des années établi un parallèle avec le vécu des peuples autochtones vivant au Canada."
"Loin d’être un accident de casting, le financement de la propagande de gauche radicale est une tendance lourde assumée par le ministère de la Culture et le Quai d’Orsay... Dans un État de droit, il est proprement inadmissible que l’argent public serve à financer des positions qui, appliquées à n’importe quelle autre nationalité, seraient à juste titre qualifiées de discrimination... La grande rétrospective consacrée à Nan Goldin au Grand Palais soulève les mêmes questions. La photographe américaine, dont le talent est indéniable, est également l’une des signataires les plus actives d’appels assimilant les opérations militaires israéliennes à Gaza à un « génocide ». Une affirmation grotesque, que les instances juridiques internationales n’ont pas établie, et que de nombreux historiens et juristes contestent fermement. Offrir à cette artiste l’écrin du Grand Palais financé par l’État, c’est conférer une légitimité institutionnelle à une fake news. L’art a toujours été politique, certes. Mais l’argent public n’a pas vocation à soutenir des propos mensongers, qui mettent une cible dans le dos de nos compatriotes juifs. C’est une guerre qui s’est déroulée à Gaza, pas un génocide. Une guerre démarrée avec le pogrom du 7-Octobre, perpétré par les terroristes antisémites palestiniens du Hamas. Une réalité qui n’intéresse pas Nan Goldin, pas plus que ceux qui financent son exposition... La question n’est pas d’interdire quoi que ce soit. Les artistes sont libres de leurs opinions, aussi radicales soient-elles. La question est de savoir si l’État doit les financer, les célébrer et les promouvoir en son nom. Et la réponse, dans une démocratie, devrait aller de soi. JAMAIS. En finir avec ces pratiques, comme avec la politisation de l’audiovisuel public, est une priorité politique", a écrit David Angevin dans "Biennale de Venise, Grand Palais… en finir avec le financement de l’art militant d’ultra gauche. De Venise à Paris: l’art de militer contre Israël ou pour le wokisme aux frais de l’État" (Causeur, 30 mars 2026).
« Nan Goldin, This Will Not End Well »
Le Grand Palais et la Chapelle Saint-Louis de la Salpêtrière accueillent la rétrospective « Nan Goldin, This Will Not End Well ».
« J’ai toujours voulu être cinéaste. Mes diaporamas sont des films composés de photos », explique Nan Goldin
La rétrospective « This Will Not End Well » organisée par le Grand Palais « est la première exposition en France à présenter une vue d’ensemble de l’œuvre de la photographe Nan Goldin en tant que cinéaste, à travers ses diaporamas et vidéos. »
« Elle comprend The Ballad of Sexual Dependency (1981-2022) son magnum opus ; The Other Side (1992-2021) un portrait historique réalisé en hommage à ses ami•e•s trans qu’elle a photographié•e•s entre 1972 et 2010 ; Sisters, Saints, Sibyls (2004-2022) un témoignage sur le traumatisme des familles et le tabou du suicide ; Memory Lost (2019-2021) un voyage claustrophobe à travers le sevrage de la drogue ; Sirens (2019-2020) une plongée dans l’extase de la drogue ; et Stendhal Syndrome (2024), une oeuvre inspirée de six mythes tirés des Métamorphoses d’Ovide, qui explore ce trouble décrit par Stendhal comme une perte de connaissance face à la beauté écrasante de l’art. »
« Au Grand Palais, l’exposition se déploie au sein de pavillons uniques conçus par Hala Wardé, architecte qui collabore souvent avec Goldin. Chaque pavillon est pensé en fonction de l’oeuvre qu’il accueille. Ensemble, ils forment un village. Celui-ci s’étend à la chapelle Saint-Louis de la Salpêtrière, où sera présentée l’installation conçue pour cet espace en 2004 dans le cadre du Festival d’Automne, Sisters, Saints, Sibyls. »
« Née à Washington D.C. en 1953, Nan Goldin est l’une des artistes les plus influentes de notre époque. Son travail d’exploration de l’expérience humaine est légendaire et a profondément influencé de nombreuses générations. Sa première oeuvre, The Ballad of Sexual Dependency, documente la vie à Provincetown, New York, Berlin et Londres des années 1970 jusqu’aux années 1990. Goldin a photographié avec une immense tendresse son entourage d’ami•e•s créatif•ve•s et bohèmes. Ses photographies nous offrent des instantanés de l’intimité et du couple, du quotidien et des fêtes extravagantes, de l’espoir et du désespoir. »
« Montrant une génération qui connaissait la liberté de la vie avant le sida et évoluait dans un monde alternatif en marge de la société, l’oeuvre de Goldin constitue également un témoignage de son époque. »
« Vers 1980, Goldin a commencé à présenter son diaporama The Ballad of Sexual Dependency dans divers clubs et lieux publics à New York, ainsi que dans les cinémas underground et les festivals de cinéma en Europe. Elle l’actualisait et le rééditait à chaque projection et actionnait plusieurs projecteurs, sur le fond d’une bande sonore éclectique. La capacité de Goldin à revisiter ses diaporamas constitue depuis lors le coeur de sa pratique artistique. Au cours des quarante dernières années, elle a produit environ une douzaine de diaporamas différents, des portraits de ses ami•e•s aux récits d’évènements familiaux traumatisants. Depuis 2004, elle y intègre de nouveaux éléments que ce soit des images animées, des voix ou encore des documents d’archives. »
Nan Goldin « a toujours abordé des questions sociales telles que le genre, la santé mentale ou le sida suivant différentes approches. Memory Lost évoque les côtés les plus sombres de la dépendance aux drogues. En 2017, Goldin a fondé P.A.I.N. (Prescription Addiction Intervention Now), un groupe d’action directe ciblant spécifiquement la famille Sackler, une famille de milliardaires tenue pour responsable du déclenchement de la crise épidémique des overdoses d’opioïdes. Les Sackler sont d’importants donateurs pour de nombreux musées internationaux de renom. Cependant, bon nombre de ces institutions ont réagi à la pression de P.A.I.N. et ont retiré toute trace du nom des Sackler de leurs espaces. »
Le commissaire de l’exposition est Fredrik Liew, Directeur des expositions et des collections, conservateur en chef au Moderna Museet à Stockholm. La commissaire associée pour la présentation à Paris est Barbara Kroher, Responsable de la programmation des expositions au GrandPalaisRmn
L’architecte, scénographe est Hala Wardé, HW architecture. La scénographie de l’exposition est soutenue par Kvadrat et Sahco.
L’exposition est organisée par le Moderna Museet, Stockholm, en collaboration avec le GrandPalaisRmn, Paris, AP-HP, Paris, Stedejlik Museum, Amsterdam, Neue Nationalgalerie, Berlin et Pirelli HangarBicocca, Milan.
« Bien que le titre de l’exposition « This Will Not End Well » puisse sembler sombre et prémonitoire, il est également rempli d’ironie et d’émotion. Il est une affirmation de ce que Fredrik Liew, commissaire de la rétrospective, décrit comme la « joie de vivre inébranlable caractéristique de Goldin. »
« Sous la houlette du Moderna Museet à Stockholm où elle a été présentée du 29 octobre 2022 au 26 février 2023, « This Will Not End Well » a fait l’objet d’une tournée internationale à laquelle ont participé le Stedelijk Museum à Amsterdam (7 octobre 2023 – 28 janvier 2024), la Neue Nationalgalerie à Berlin (23 novembre 2024 – 6 avril 2025) et le Pirelli HangarBicocca à Milan (11 octobre 2025 – 15 février 2026). »
Encore un dossier de presse en "écriture inclusive".
Et encore une exposition politisée et financée par l'argent public ! Pourquoi Chanel maintient-il son mécénat au Grand Palais ? Pourquoi avoir installé une partie de cette rétrospective à la chapelle Saint-Louis de la Salpétrière ?
« Toute la beauté et le sang versé »
« Devenue accro à un opioïde ultratoxique, Nan Goldin se lance dans un combat contre l’industrie pharmaceutique. Un documentaire bouleversant, où la vie et l’œuvre de la célèbre photographe apparaissent indissociables de ses révoltes contre une Amérique cupide et réactionnaire. »
"J’ai beau avoir respecté la posologie, j’ai été accro du jour au lendemain." Il y a quelques années, Nan Goldin se voit prescrire de l’OxyContin, un analgésique, après un accident. Sa vie devient aussitôt un enfer. "Au fur et à mesure de l’accoutumance, il m’en fallait toujours plus. Je suis passée de trois cachets par jour, ce qui m’avait été prescrit, à dix-huit. Comme avec toutes les drogues, l’effet a fini par s’atténuer. Alors je suis passée à la paille."
« La star de la photographie contemporaine découvre que le laboratoire qui produit cet opioïde, responsable d’une crise dévastatrice aux États-Unis qui fera plus de 500 000 morts, appartient à une puissante famille, les Sackler, par ailleurs mécènes des plus grands musées du monde. »
« Aux États-Unis et en Europe, Nan Goldin s’engage aussitôt dans des actions spectaculaires et fonde un groupe militant, le P.A.I.N. (pour "Prescription Addiction Intervention Now"). Leur but : forcer le Louvre, la Tate, le Guggenheim ou le Met à refuser les dons des Sackler et à retirer le patronyme de leurs salles... »
« La vie de Nan Goldin est une traversée tumultueuse peuplée de drames, d’addictions et de combats, dont son activisme dans le scandale de l’OxyContin apparaît comme un aboutissement logique. »
« Ce documentaire à la puissance cinématographique brode habilement deux temporalités : le présent, avec la lutte contre les Sackler, et le récit autobiographique de celle qui a révolutionné la photographie en partageant l’intimité de la jeunesse underground. »
« Les séquences d’actions militantes dans les musées alternent avec d’imposants diaporamas où défilent, non sans émotion et mélancolie, les portraits d'une saisissante crudité d’une Amérique interdite. Depuis le suicide de sa sœur aînée, enfermée à l’adolescence par leurs parents en milieu psychiatrique pour brider son homosexualité, les révoltes de Nan Goldin participent de la même urgence. »
« Chacun de ses clichés tend à son pays natal un miroir sans fard où se révèle au grand jour l’hypocrisie d’une société conservatrice dont les peurs et les renoncements détruisent ses propres enfants. »
« Rescapée de ses guerres contre le sida ou l’OxyContin se tient droite Nan Goldin, magnifique et courageuse, mettant sa notoriété mondiale au service de ses causes. »
Introduction
« Nan Goldin (née en 1953 à Washington, D.C) a toujours voulu être cinéaste. Ses diaporamas sont pour elle des films composés d’images fixes. La rétrospective « This Will Not End Well » offre pour la première fois une vue d’ensemble de l’oeuvre multimédia de l’artiste. Fruit d’une collaboration étroite entre Nan Goldin et l’architecte Hala Wardé, la mise en espace de l’exposition prend la forme d’un « village » de diaporamas, dans lequel chaque pièce architecturale est une structure unique, réalisée en fonction de la forme et du contenu de l’oeuvre. »
« L’espoir et le désespoir, la tristesse et la joie, les combats personnels et politiques s’y côtoient. On retrouve cette ambiguïté dans le titre de l’exposition « This Will Not End Well » (« Cela va mal se terminer »).
« Celui-ci évoque une peur prophétique mais il n’est pas dénué d’humour et d’ironie ni d’humanité, reflétant ainsi la joie de vivre caractéristique de Goldin. »
« L’exposition comprend six installations majeures, qui retracent cinquante ans de création. Sisters, Saints, Sibyls (2004–2022), transporte le public dans l’enfance de Nan Goldin. Cette pièce est consacrée à la vie de sa soeur aînée, Barbara Goldin, une jeune fille très sensible qui se rebelle contre le conformisme des banlieues américaines dans les années 1960. Se heurtant à un mur d’incompréhension et d’intolérance, Barbara se suicida à l’âge de dix-huit ans. Nan en avait onze à l’époque. La structure narrative est élaborée à partir de photos de familles, de documents et d’enregistrements vidéo, accompagnés d’une voix off monotone. Intégrant des chants médiévaux et une iconographie religieuse issue de l’histoire de l’art, Goldin tisse un lien entre la vie de sa soeur et la légende de sainte Barbara, une jeune fille vierge emprisonnée par son père païen pour la protéger du regard des hommes. Sainte Barbara périt décapitée par son propre père pour avoir défié l’ordre patriarcal et proclamé sa foi. »
« Goldin raconte sa relation étroite avec sa sœur et met en lumière les forces qui ont poussé Barbara à mettre fin à ses jours, la façon dont une famille toxique, terrifiée face à la sexualité et la révolte d’une petite fille, a précipité le destin de celle-ci. Elle relate aussi ses propres périodes d’internement et ses automutilations, établissant un parallèle avec l’histoire de sa soeur. »
« Cette oeuvre, née en 2004 d’une commande publique, a été conçue pour être présentée à la chapelle Saint-Louis de la Salpêtrière dans le cadre du Festival d’Automne à Paris. Au cours de son histoire pluriséculaire, l’enceinte de la Salpêtrière a été un lieu d’enfermement destiné aux femmes et enfants, une institution carcérale féminine ainsi qu’un asile d’aliénées. Commandé par Louis XIV, le plan en croix grecque de la chapelle évoque un dispositif panoptique, qui répond à la volonté de catégoriser et d’isoler. Nan Goldin décida d’investir cette architecture austère par un « hommage à toutes les femmes rebelles qui se battent pour survivre dans la société » et de rendre visible l’expérience que constitue le « piège de l’enfermement, au propre comme au figuré ».
« Comme dans toutes ses oeuvres, Goldin lutte contre la stigmatisation, en l’occurrence celle qui accompagne la dépression et le suicide. Vivre en dehors des normes, à la recherche d’un nouveau type de relations : ces thématiques sont au coeur de la pratique artistique de Goldin et peuvent être en partie appréhendées à travers ce récit initiatique d’entrée dans l’âge adulte. »
« Pour la première fois depuis sa création, l’installation multimédia Sisters, Saints, Sibyls sera réactivée à la chapelle Saint-Louis de la Salpêtrière à l’occasion de l’exposition. »
Ami•e•s et diapositives
« A l’âge de quinze ans, Goldin emménage dans une communauté et intègre la Satya Community School à Lincoln (Massachusetts). Cette école alternative dispense un enseignement expérimental aux méthodes non conventionnelles inspirées de la Summerhill School en Grande-Bretagne : les élèves peuvent choisir d’assister ou non aux cours et disposent d’un droit de vote sur les questions relatives au fonctionnement de l’établissement. L’assiduité n’étant pas obligatoire, Nan et ses amis vont au cinéma plusieurs fois par semaine. La créativité naissante de Goldin en sera fortement marquée. C’est à ce moment de sa vie qu’elle réalise qu’elle veut devenir cinéaste. »
« Lorsque les enseignants du Massachusetts Institute of Technology (MIT) réussissent à obtenir un don d’appareils Polaroid pour l’école, Nan Goldin trouve sa voix grâce à la photographie. Les premières personnes qu’elle prend en photo sont ses ami•e•s, avec qui elle nouera des relations à vie. »
« Après avoir quitté Satya, Goldin emménage à Boston au début des années 1970 avec un groupe d’ami•e•s drag queens. Les photographies de l’époque comptent parmi ses premières créations. Elles rendent hommage à la beauté de ses ami•e•s et à la vie qu’iels menaient ensemble, autour d’un bar appelé « The Other Side ». Elle décide alors d’approfondir son travail en intégrant des cours du soir, où elle étudie pour la première fois l’histoire de la photographie. »
« Lors d’une pause pendant ses études, elle séjourne à Provincetown dans une communauté queer. N’ayant plus accès à un laboratoire pour tirer et développer ses clichés, elle commence à utiliser des diapositives pour pouvoir montrer son travail. »
« Rapidement, elle se met à créer des diaporamas. Les images de ces années à Boston dans l’univers des drag queens seront éditées sous forme d’un livre et donneront naissance à un slideshow, tous deux intitulés The Other Side (1992–2021). »
« En 1978, Goldin part s’installer à New York et commence à travailler sur ce qui deviendra son premier grand diaporama : The Ballad of Sexual Dependency (1981–2022). The Ballad rassemble des images prises sur une longue période, montrant les différentes vies de Goldin, ses multiples relations, des histoires d’amour, d’intimité, de connexions, de beauté, de douleur et de perte. L’oeuvre dépeint essentiellement sa tribu, celle qu’elle s’est constituée après avoir quitté Satya. »
« The Ballad of Sexual Dependency raconte la lutte entre autonomie et dépendance au sein des relations. Le diaporama se découpe en chapitres, qui vont de l’identité de genre aux violences faites aux femmes, aux fêtes, aux rumeurs, en passant par les enfants, le travail du sexe ou encore les relations sexuelles, tout à la fois violentes et tendres. L’ œuvre est devenue une référence dans l’histoire de l’art.
« The Ballad of Sexual Dependency est dédiée à toutes celles et ceux qui sont morts pendant l’épidémie de sida, la communauté de Nan ayant été décimée par la maladie. À la fin des années 1980, son deuil se transforme en activisme et elle assure le commissariat de la première grande exposition à New York autour du sida, Witnesses: Against our Vanishing (Témoins : contre notre disparition), événement qui suscitera une controverse nationale. »
« Goldin est attachée à la forme du diaporama, car il peut être réédité et mis à jour constamment pour refléter sa vision changeante monde. Elle n’a jamais projeté deux fois la même version de The Ballad of Sexual Dependency, son contenu évolue sans cesse. »
« Les diaporamas qu’elle a imaginés au cours des décennies suivantes contiennent à la fois des images nouvelles et, souvent, d’autres déjà présentes dans The Ballad of Sexual Dependency, alors utilisées dans un autre contexte et créant de nouveaux récits. »
« En les réemployant dans différentes oeuvres, Goldin révèle le potentiel de ces images et met en suspens leur singularité. Alors qu’un cliché encadré invite à un examen plus approfondi, les images des diaporamas sont accompagnées d’une bande-son, d’une narration et d’un rythme, chaque image n’étant projetée que pendant quelques secondes. Les sujets uniques sont présentés sans titre, date, référence géographique ou autre mention. Ces éléments caractéristiques, habituellement associés à l’image photographique, disparaissent pour faire émerger un ensemble plus vaste. »
« The Ballad et The Other Side sont proposées dans leurs versions analogiques, ce qui permet au public de découvrir ces diaporamas tels qu’ils ont été conçus à l’origine, quand le bruit des projecteurs faisait partie intégrante de la bande-son. »
« En 2019, Goldin crée une nouvelle oeuvre majeure, Memory Lost, qui évoque les côtés les plus sombres de la dépendance aux drogues. Plongé dans l’expérience du sevrage, le public est confronté à des images floues, des pièces qui provoquent un sentiment de claustrophobie et des paysages obscurs. Il s’en dégage une ambiance angoissante et l’impression d’être pris au piège. »
« Pour la première fois, Goldin invite des musicien•nes à composer une partition. La bande son inclut un morceau empreint d’émotion commandé à Mica Levi, mais aussi les voix lyriques de Soundwalk Collective et la cacophonie à l’état brut de CJ Calderwood. On y entend également des enregistrements d’archives, que ce soit des messages de répondeurs téléphoniques des années 1980 ou des interviews récentes d’ami•e•s souffrant d’addiction. Les manifestations de désespoir, de perte et d’abandon témoignent du caractère collectif de l’expérience individuelle. »
« Parallèlement à Memory Lost, Goldin travaille sur un projet miroir, Sirens (2019-2020), qui aborde la thématique du plaisir et de la volupté que les drogues peuvent procurer. Sirens fait écho au chant des sirènes de la mythologie grecque, qui menaient les marins à leur perte en les attirant jusqu’aux récifs où leurs navires se brisaient. Il s’agit de la première oeuvre de Goldin entièrement réalisée grâce au found footage, dans laquelle elle agence de façon ludique des scènes de films de Kenneth Anger, Lynne Ramsay ou encore Henri-Georges Clouzot. Le sifflement entêtant composé par Mica Levi constitue l’un des éléments clés de Sirens ; par ce biais, le public se retrouve immergé. »
« En 2024, Nan Goldin réalise le diaporama Stendhal Syndrome, qui interroge l’intense réaction que l’art peut provoquer. Il met en regard des images de chefs d’oeuvre de l’art classique, de la Renaissance et du baroque avec des portraits de ses proches, famille, ami•e•s et amant•es. Stendhal Syndrome constitue le développement de l’une de ses oeuvres antérieures, Scopophilia (2010), qu’elle a créée dans le cadre d’une invitation du musée du Louvre. En effet, dans les années 2000, plusieurs expositions organisées par de grandes institutions culturelles lui sont consacrées en Europe, ce qui lui permet de voyager et d’enrichir encore sa palette. Ainsi a-t-elle passé huit mois à photographier les collections du musée parisien, où elle a fait l’expérience de ce qu’elle définit comme la scopophilie, du grec skopein (regarder) et phila (amour), c’est-à-dire la satisfaction d’un désir puissant à travers l’acte même de regarder. Le projet a ensuite évolué vers un diaporama qui explore le syndrome de Stendhal, décrit par l’écrivain lui-même comme la perte de connaissance que peut provoquer la beauté écrasante de l’art. La trame narrative s’inspire de six mythes des Métamorphoses d’Ovide, texte lu par Goldin en voix off. Elle est accompagnée d’une bande sonore symphonique composée par Soundwalk Collective, d’un morceau cacophonique de Mica Levi et d’un interlude d’Arvo Pärt. »
« La musique et la voix off jouent un rôle crucial dans l’oeuvre de Goldin. La musique qu’elle a choisie pour The Ballad of Sexual Dependency guide le récit. »
« Les choeurs et la voix de Goldin dans Sisters, Saints, Sibyls expriment et amplifient la douleur intime qui imprègne l’oeuvre. Dans Memory Lost, les interviews et les enregistrements sur répondeur téléphonique nous plongent directement dans les affres de l’addiction. »
Le personnel et le politique
« Comme en témoigne cette exposition, l’oeuvre de Nan Goldin a toujours transformé le personnel en politique. La profonde admiration qu’elle portait à Act Up pour sa lutte contre l’épidémie du SIDA, l’a poussée à fonder, en 2017, le groupe d’action directe P.A.I.N. (Prescription Addiction Intervention Now). Il dénonçait une épidémie contemporaine : la crise des opioïdes. Depuis la fin des années 1990, la consommation d’opioïdes prescrits sur ordonnance a explosé en raison d’un marketing agressif et contraire à l’éthique. Ces médicaments, fortement addictifs, font la fortune de grandes entreprises pharmaceutiques qui tirent profit de ces addictions, en dépit des décès qui en résultent. Le nombre d’overdoses ne cesse d’augmenter, avec plus de 700 000 décès aux États-Unis depuis 1999. »
« La mission que s’est fixée P.A.I.N est d’obliger les musées à reconnaître l’existence de sources de financement douteuses provenant en particulier de la dynastie Sackler qui, par le biais de son entreprise Purdue Pharma, est à l’origine de la crise des overdoses et qui a également fait de généreuses donations à des établissements culturels. »
« En 2019, après plusieurs campagnes couronnées de succès et une attention médiatique importante, le monde de l’art commence à prendre en compte les revendications du groupe en refusant les dons de la famille Sackler et en faisant disparaître son nom des listes de mécènes sur les murs des musées. Goldin s’implique également dans un groupe connexe, OxyJustice, qui a poursuivi les Sackler en justice. »
« L’affaire se soldera par le règlement de six milliards de dollars provenant de leur immense fortune.
Goldin continue de lutter contre la stigmatisation liée à la consommation de drogues. Avec son groupe, elle soutient désormais diverses organisations engagées dans la prévention afin de pouvoir continuer à sauver la vie des consommateurs de drogues. »
« Elle se concentre aujourd’hui sur la cause palestinienne. Gaza, le nouveau projet en cours de construction sur lequel elle travaille, est présenté dans l’exposition. « Cette pièce, en cours d’élaboration, constitue la trace de ce qui m’obsède depuis plus de deux ans, la nécessité de témoigner. L’installation permet au public de faire l’expérience collective de ce dont nous avons été témoins individuellement, une tragédie se déroulant en temps réel sur les écrans de nos téléphones. Les séquences ont été filmées par des ami.e.s qui se sont rendu.e.s en Palestine, par de courageux.ses journalistes sur le terrain ayant été pris•es pour cible pour la plupart, et par les personnes qui vivent cette réalité. Le film est construit en boucle car il montre quelque chose qui se répète sans cesse et demeure inachevé car ce n’est pas fini. C’est la lumière la plus puissante dans les ténèbres qui, telle l’étoile polaire, nous guide et nous rappelle ce que nous ne devons pas oublier. Nous ne devons pas détourner les yeux de la détresse de Gaza. L’heure n’est ni au déni ni à l’amnésie », déclare Goldin. »
« La recherche d’objectivité et de vérité a toujours été une question centrale dans l’histoire de la photographie. À cet égard, la démarche de Nan Goldin se différencie de celle de la plupart des autres photographes et cinéastes. Au lieu de se positionner comme observatrice, elle travaille directement à partir de sa propre expérience. Sa création est façonnée par la vie, la communauté et le collectif. En recourant à des techniques diverses comme les diaporamas, les films, les livres, la conception d’expositions ou l’activisme, Goldin délivre des récits que nous n’avons pas toujours l’habitude d’entendre ni d’écouter. »
« Son approche s’appuie sur le besoin fondamental d’altérité, de partage et de soutien mutuel qu’ont les êtres humains. Son oeuvre témoigne de sa capacité unique à rester curieuse, à écouter, à s’engager, plus de cinquante ans après avoir commencé à insérer des diapositives dans son carrousel Kodak dans le quartier du Lower East Side à New York. »
Textes de salle
Grand Palais
Chapelle Saint-Louis de la Salpêtrière
« J’ai toujours voulu être cinéaste. Mes diaporamas sont des films composés de photos. »
Nan Goldin
« Première rétrospective en France consacrée à l’oeuvre de Nan Goldin en tant qu’artiste multimédia, l’exposition réunit six diaporamas et vidéos retraçant près de cinquante ans de carrière. Chaque version présentée est inédite, ses diaporamas étant constamment réédités et mis à jour. Née à Washington D.C., Nan Goldin est l’une des figures emblématiques du monde de l’art. Le diaporama constitue une forme essentielle dans la production de l’artiste, qui l’a révélée sur la scène new-yorkaise au début des années quatre-vingt. Son approche résolument personnelle de la narration a profondément marqué la photographie contemporaine et la culture visuelle. »
« De 1979 à nos jours, Nan Goldin a produit plus d’une douzaine de diaporamas à partir de milliers de photographies, accompagnés de bandes-sons éclectiques. Progressivement, elle y a intégré des images en mouvement, des voix off ainsi que des documents d’archives. L’ensemble de son œuvre se fonde sur sa propre expérience. Capturant sur le vif son cercle d’ami•e•s proches et son entourage familial dans l’intimité du quotidien, l’artiste lutte contre la stigmatisation de la transidentité, de la consommation de drogues, de la maladie mentale, avec des images empreintes de tendresse et de vulnérabilité. A la fois crus et bouleversants, ses récits prennent la dimension de contes universels sur l’amour et la perte. »
« L’exposition a été conçue comme un « village », qui s’étend du Grand Palais à la chapelle Saint-Louis de la Salpêtrière. L’itinérance européenne dont elle a fait l’objet s’achève aujourd’hui à Paris. Depuis ses débuts, Nan Goldin se rend régulièrement en France – elle a vécu à Paris - où elle a photographié ses ami•e•s et présenté son travail. Ses diaporamas laissent entendre la voix de Charles Aznavour, convoquent les peintures d’Eugène Delacroix comme les écrits de Stendhal. Sans oublier son panthéon des cinéastes, où figurent les noms d’Agnès Varda, Claire Denis et Robert Bresson. »
Chapelle Saint-Louis de la Salpêtrière
2004–2022
Vidéo à trois canaux, éléments sculpturaux, ephemera
35‘17’’
Collection Kramlich
« Sisters, Saints, Sibyls (Soeurs, Saintes, Sibylles), est une ode à la vie de la soeur aînée de l’artiste, Barbara Holly Goldin. En rébellion contre le conformisme de la société américaine au tournant des années 1950-1960, elle est internée en hôpital psychiatrique à l’adolescence. Elle mettra fin à ses jours à l’âge de dix-huit ans et sa famille cherchera à dissimuler le suicide. »
« Confrontée au déni et au deuil, Nan Goldin quitte très jeune le domicile familial. L’insoumission de Barbara, sa quête d’identité et son refus des conventions ont été des éléments déterminants pour l’artiste. À l’âge de quinze ans, elle se tourne vers la photographie, un moyen pour elle de garder une trace irréfutable de sa vie. »
« L’installation multimédia tisse un lien entre trois récits de femmes : celui de sainte Barbara, de Barbara Goldin et de Nan Goldin. Sainte Barbara était une martyre chrétienne emprisonnée et décapitée par son père pour avoir proclamé sa foi. L’histoire de Barbara est racontée à travers des photos de famille et des archives médicales, celle de Nan met l’accent sur deux séjours éprouvants en cure de désintoxication. »
« Outre une triple projection vidéo, l’installation comprend deux mannequins de cire, celui d’une jeune fille alitée, qui incarne Barbara, et d’un homme qui représente la figure du père. La mise en espace est une reconstitution d’une chambre occupée par Nan Goldin dans un centre de désintoxication. L’artiste rend ici hommage à « toutes les femmes rebelles qui se battent pour survivre dans la société. Sisters, Saints, Sibyls explore « l’expérience des femmes prises au piège, au sens propre comme au figuré. »
« Commandée en 2004 pour être présentée dans la chapelle Saint-Louis de la Salpêtrière à l’occasion du Festival d’Automne, l’oeuvre est pour la première fois réinstallée dans sa version originale depuis sa création. »
Cartels des oeuvres exposées
The Ballad of Sexual Dependency
1981–2022
Diaporama
41’52’’
French Chris at the Drive-in, N.J, 1979
© Nan Goldin
« The Ballad of Sexual Dependency, l’oeuvre maîtresse de Nan Goldin, se compose d’environ sept-cents diapositives accompagnées d’une bande-son éclectique. Ce diaporama fut d’abord présenté dans le circuit des clubs new-yorkais à la fin des années 1970 et a constamment été réédité et mis à jour depuis. La version projetée ici a été réalisée spécialement pour l’exposition. L’oeuvre est dédiée à la communauté de Nan Goldin disparue lors de l’épidémie de sida. »
Memory Lost
2019–2021
Diaporama numérique
24’26’’
Couple on the blue beach, n.d.
© Nan Goldin
The Other Side
1992–2021
Diaporama
16’44’’
« The Other Side (du nom d’un bar à Boston) rend hommage aux ami•e•s transgenres de Goldin, avec qui elle a vécu et qu’elle a photographié•e•s entre 1972 et 2010. L’oeuvre célèbre leur « euphorie de genre » et les possibilités de transcendance. »
Sirens
2019–2020
Vidéo monocanal
16’1’’
« Faisant écho au chant des sirènes de la mythologie grecque, qui menaient les marins à leur perte en les attirant jusqu’aux récifs où leurs navires se brisaient, cette oeuvre hypnotique plonge le spectateur dans la sensualité et l’extase d’un voyage sous drogues. Il s’agit de la première oeuvre de Goldin entièrement réalisée grâce au found footage (remploi de films existants), comprenant des scènes tirées de trente films. La bande-son a été composée par Mica Levi. »
Stendhal Syndrome
2024
Diaporama numérique
26’2’
« Inspirée de six mythes des Métamorphoses d’Ovide auxquels les portraits des proches de Goldin donnent vie, Stendhal Syndrome explore le trouble décrit par l’écrivain Stendhal comme une perte de connaissance face à la beauté écrasante de l’art. »
Sisters, Saints, Sibyls
2004–2022
Vidéo à trois canaux, éléments sculpturaux, ephemera
35‘17’’
Collection Kramlich
La Chapelle Saint-Louis de la Salpêtrière
Un patrimoine vivant au carrefour de la Culture et de la Santé
« Un joyau architectural au coeur de l’hôpital Nichée au coeur de l’Hôpital Pitié-Salpêtrière, la Chapelle Saint-Louis de la Salpêtrière est l’un des joyaux les plus méconnus du patrimoine parisien.
Monument d’une rare majesté, elle fut conçue sous le règne de Louis XIV par les deux architectes de renom Louis Le Vau et Libéral Bruant. Avec ses quatre nefs en croix grecque, ses quatres chapelles et son dôme monumental, elle s’inscrit parmi les plus grands monuments de la capitale.
Mais la pierre ici raconte une histoire complexe, intimement liée à celle de l’Hôpital général fondé en 1656 par le roi. À cette époque, le pouvoir monarchique cherche à «moraliser» la ville et enferme les indigents, notamment les femmes, aux portes de Paris. Jusqu’à 8000 femmes furent enfermées et hébergées à la Salpêtrière.
Une renaissance : une nouvelle manière d’habiter l’hôpital
Aujourd’hui, plus de trois siècles après sa fondation, la Chapelle Saint-Louis de la Salpêtrière écrit un nouveau chapitre de son histoire.
Porté par l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) propriétaire de ce monument classé, le projet actuel réinvente ce patrimoine pour en faire un espace d’ouverture mêlant patrimoine, culture et santé. Loin du modèle classique du centre culturel ou du simple lieu de culte, la Chapelle propose une troisième voie : elle incarne l’idée que l’accès à la culture doit être un droit pour tous, y compris et surtout dans les lieux de soin. Elle propose ainsi une nouvelle manière d’habiter l’hôpital : non plus seulement comme un espace technique de soins, mais comme un lieu de vie, de liens et d’émotions.
La démarche «Culture & Santé» : réparer, fédérer, éveiller.
La mission de la Chapelle Saint-Louis de la Salpêtrière est de devenir un laboratoire vivant où s’explorent les liens féconds entre création artistique et soin. Dans une démarche d’interdisciplinarité, patients, artistes, chercheurs et soignants y partagent et transmettent leurs expériences.
Le lieu se veut un espace de respiration et de ressourcement pour toute la communauté hospitalière. Ses 9 000 personnels hospitaliers, ainsi que les patients et visiteurs, y trouvent un refuge au coeur du tumulte. C’est un espace pensé pour l’hospitalité et la convivialité, ouvert à tous sans distinction, où la diversité et les vulnérabilités sont accueillies avec respect. En ce sens, la programmation culturelle — expositions, concerts, spectacles — agit comme un levier pour «réparer, fédérer, éveiller».
La Chapelle Saint-Louis : des espaces uniques pour l’art contemporain
Depuis plusieurs décennies, la Chapelle Saint-Louis de la Salpêtrière tisse un lien privilégié avec la création contemporaine, notamment à travers son histoire avec le Festival d’Automne depuis 1975. Son architecture monumentale a servi d’écrin à des dialogues saisissants avec des artistes de renommée internationale tels que Tadashi Kawamata et Anish Kapoor, venus confronter leurs oeuvres à la mémoire des lieux. Cette tradition d’excellence, qui a vu se succéder des installations majeures, trouve aujourd’hui une nouvelle résonance avec le retour de Nan Goldin, qui y avait déjà présenté Sisters, Saints, Sibyls lors de l’édition 2004.
Une résonance renouvelée avec l’oeuvre de Nan Goldin
En accueillant à nouveau cette oeuvre et l’artiste, la Chapelle Saint-Louis de la Salpêtrière réaffirme sa vocation : être un lieu où l’on honore les histoires individuelles et collectives, les fragilités humaines et les élans créateurs. Face aux thèmes abordés par l’artiste - la dépendance, la santé mentale, la marginalité - la Chapelle offre un espace à la fois intime et universel. Elle permet, comme le suggère la philosophie du lieu, de faire dialoguer la beauté avec le soin, offrant aux visiteurs une expérience où l’art aide à «saisir le fait même de voir ou de penser».
Ce monument historique, classé depuis 1927, est aujourd’hui grandement fragilisé par ses couvertures à bout d’usage. Une grande campagne de levée de fonds est lancée pour le restaurer dans les prochaines années. »
CHANEL,, Grand Mécène du Grand Palais
« Mécène exclusif et historique du Grand Palais depuis 2018, CHANEL renouvelle son engagement auprès du GrandPalaisRmn pour une durée de cinq ans comme mécène de la programmation artistique et culturelle du Grand Palais via le fonds de dotation du GrandPalaisRmn. CHANEL devient ainsi Grand Mécène du Grand Palais.
Le Grand Palais et CHANEL entretiennent une conversation au long cours. En 2005, la Nef est devenue le théâtre des défilés de la Maison et s’est ainsi imposée comme un véritable terrain de jeu créatif pour les différents directeurs artistiques de la Maison. En son temps, Karl Lagerfeld a imaginé des mises en scène et des décors monumentaux, de la veste CHANEL au lion cher à Gabrielle Chanel, en passant par une reproduction d’un supermarché ou d’une fusée. Dernièrement, le défilé de la collection Printemps Été 2026 a métamorphosé la Nef du Grand Palais en une galaxie colorée imaginée par Matthieu Blazy, Directeur Artistique des Activités Mode de CHANEL.
« Le Grand Palais est une superbe machine à fabriquer du rêve. À nos yeux, il fait partie des lieux qui incarnent la Maison CHANEL, au même titre que la rue Cambon ou la place Vendôme, affirme Bruno Pavlovsky, Président des Activités Mode de CHANEL. Nous sommes fiers de poursuivre notre engagement auprès de cet acteur culturel majeur de la capitale. La transformation du Grand Palais aura un impact sur le rayonnement de Paris et de la France.
Comme la tour Eiffel, le Grand Palais va traverser les siècles. »
En 2018, la Maison CHANEL s’est engagée à soutenir le projet de rénovation et d’aménagement du Grand Palais, un chantier ambitieux visant à préserver ce joyau architectural et à le restaurer dans le génie et la beauté de sa conception originelle.
« Un siècle après son édification pour l’Exposition universelle de 1900, le Grand Palais a retrouvé sa splendeur d’antan grâce à une restauration menée par des milliers de compagnons et d’ouvriers qualifiés, précise Didier Fusillier, Président du GrandPalaisRmn.
Sous sa charpente métallique vert réséda et ses murs peints d’un blanc crème délicat, le Grand Palais, désormais adapté aux défis actuels de sobriété et d’exploitation, a ouvert un nouveau chapitre de son histoire. Une programmation novatrice y est proposée, embrassant les beaux-arts, l’art contemporain, la fête et le spectacle vivant. Nous nous réjouissons que CHANEL soutienne le nouvel agenda artistique et culturel de notre institution, dans la continuité de son investissement pour la restauration du bâtiment. »
Ainsi, CHANEL accompagne chaque étape de la renaissance du Grand Palais. En avril 2024 s’est tenue une visite de chantier par le Président de la République Emmanuel Macron et l’inauguration de l’entrée de la Nef, rebaptisée « Gabrielle Chanel », en hommage à la fondatrice de la Maison. En octobre 2024, CHANEL retrouve le Grand Palais avec son défilé Prêt-à-Porter Printemps-Été 2025, avant les foires d’art et les expositions dès la fin de l’année 2024. La réouverture complète du Grand Palais en juin 2025 a été pour le public l’occasion de découvrir de nouveaux espaces jusqu’alors inaccessibles, désormais destinés à accueillir expositions et évènements.
Un rideau monumental sépare aujourd’hui la Nef du Grand Palais de son espace central, permettant au bâtiment de s’adapter à la diversité des événements qu’il accueille. Fruit d’une collaboration d’exception avec le19M et réalisé sous la coordination artistique de Studio MTX, cette oeuvre virtuose de quinze mètres de haut sur huit mètres de large témoigne des savoir-faire de toutes les Maisons d’art résidentes du 19M.
Inauguré en janvier 2022, le19M est un lieu de patrimoine et de création qui oeuvre à la transmission des Métiers d’art de la mode et de la décoration.
Formant une communauté unique au monde de 700 artisans et experts, le19M réunit 12 Maisons (Atelier Montex, Studio MTX, ERES, Desrues, Goossens, Lemarié et Atelier Lognon, Lesage, Lesage Intérieurs, Maison Michel, Massaro, Paloma). Il illustre la politique de préservation des savoir-faire débutée dans les années 1980 par CHANEL.
La Maison CHANEL est heureuse d’accompagner le Grand Palais et de favoriser ainsi le rayonnement culturel et artistique de Paris et de ses institutions, à l’image de son soutien au Palais Galliera et à l’Opéra de Paris. »
17, avenue du général Eisenhower
75008 Paris
Entrée square Jean Perrin
Ouverture du mardi au dimanche de 10h à 19h30
Nocturne le vendredi jusqu’à 22h
Fermeture hebdomadaire le lundi
Visuels :
Affiche
Nan Goldin, Untitled, 1982 © Nan Goldin (détail)
Cupid with his wings on fire, Louvre, 2010
© Nan Goldin
A la Chapelle Saint-Louis de la Salpêtrière
Entrée 47, boulevard de l’hôpital
75013 Paris
Du mardi au samedi de 16h à 20h
Le dimanche de 11h à 19h
Nocturne le vendredi jusqu’à 22h
Fermeture hebdomadaire le lundi
Accès à la Chapelle libre et gratuit dans la limite des places disponibles / sans réservation
Production : Participant Films
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Les citations proviennent du dossier de presse.























































