Citations

« Le goût de la vérité n’empêche pas la prise de parti. » (Albert Camus)
« La lucidité est la blessure la plus rapprochée du Soleil. » (René Char).
« Il faut commencer par le commencement, et le commencement de tout est le courage. » (Vladimir Jankélévitch)
« Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort. Il est de porter la plume dans la plaie. » (Albert Londres)
« Le plus difficile n'est pas de dire ce que l'on voit, mais d'accepter de voir ce que l'on voit. » (Charles Péguy)

lundi 29 juin 2026

La Libye

La Libye est constituée de trois régions : la Tripolitaine, le Fezzan et la Cyrénaïque.
 Implantés depuis des millénaires, les Juifs ont du le quitter, essentiellement des années 1940 aux années 1970. Un Etat Judenrein dirigé par deux pouvoirs exécutifs régionaux  rivaux depuis l'intervention militaire en 2011 sous l'égide de l'ONU de puissances occidentales, dont la France : trafics (êtres humains, armes, drogues, pétrole), attentats de l'Etat islamique (ISIS ou ISIL) ou Daech... Arte diffuse sur son site Internet « Libye : le piège migratoire » de Charles Emptaz et Samuel Gratacap et rediffusera le 7 juillet 2026 à 02 h 05 « Libye, les centres de la honte » de Sara Creta.

Ancienne colonie italienne dès 1911, placée en 1947 sous administrations française et britannique, le royaume fédéral de Libye proclame son indépendance en 1951 sous les auspices de l’ONU (Organisation des Nations unies). 

La création utopique d’un Etat-nation appliqué sur des régions habitées par des tribus musulmanes au comportement clanique et se reconnaissant dans l’oumma. Une utopie affectant aussi la "Palestine".

La Libye est constituée de trois régions : la Tripolitaine, le Fezzan et la Cyrénaïque.

Implantés depuis des millénaires, les Juifs ont du le quitter, essentiellement des années 1940 aux années 1970. 

Kadhafi et après
Arrivé au pouvoir en 1969 par un coup d’Etat qui renverse la monarchie – le roi Idris séjournait à l’étranger -, le colonel Mouammar Kadhafi, « Guide de la Révolution », a dirigé en dictateur durant quarante-deux ans la Libye créée en 1951. Sous sa férule, est proclamée la Jamahiriya arabe libyenne ou « Etat des masses » (1977-2011), nouveau nom de la République arabe libyenne, et les velléités de forces centrifuges sont affaiblies. Sont prônées le panarabisme, le panafricanisme. Et est encouragé le terrorisme. 

A la suite du « printemps arabe », de l’intervention militaire d’Etats occidentaux, de la Turquie et de l’OTAN ainsi que de l’assassinat en 2011 de Kadhafi, la Libye est déchirée par des divisions politiques, et a sombré dans la guerre civile, le chaos.

Un Etat Judenrein plongé dans le chaos depuis l'intervention militaire en 2011, sous l'égide de l'ONU (Organisation des Nations unies), de puissances occidentales, dont la France : trafics (êtres humains, armes, drogues, pétrole), attentats de l'Etat islamique (ISIS ou ISIL) ou Daech...

Après la rencontre le 25 juillet 2017 à La-Celle-Saint-Cloud entre le Premier ministre Fayez el-Sarraj du gouvernement d'entente nationale et le chef de l'Armée nationale libyenne Khalifa Haftar, le Président de la République Emmanuel Macron a annoncé que des élections se tiendront en Libye « au printemps »...

Deux pouvoirs exécutifs rivaux
"Depuis la chute et la mort de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est fracturée en deux pouvoirs rivaux". Le gouvernement d'unité nationale (GNU) basé à Tripoli a été reconnu par l'ONU. Son rival à Benghazi est dirigé par le maréchal Khalifa Haftar et ses fils.

"Après un scrutin parlementaire réussi en 2012, la Libye avait sombré dans l'instabilité, à la merci de milices aux allégeances mouvantes et, un temps, de groupes jihadistes. Des élections censées unifier le pays avaient été programmées pour décembre 2021 sous parrainage de l'ONU, mais avaient été constamment reportées à cause de divergences entre Ouest et Est sur le rôle constitutionnel du futur président et les critères d'éligibilité."

Le 18 juin 2026,"les trois principales institutions de Libye ont annoncé  un accord sur « une feuille de route » pour la tenue d'élections législatives et présidentielle « au plus tard le 17 février 2027 », une initiative rapidement désavouée par le clan Haftar qui contrôle l'Est libyen.  C'est lors d'une réunion en visioconférence ce mardi que les principales instituions de l'Ouest et de l'Est libyens se sont entendues sur cette « feuille de route ». Ce « document de principes » a été adopté, d'un côté à l'Ouest par le Conseil présidentiel et le Haut Conseil d'État basés à Tripoli et reconnus par l'ONU, et de l'autre côté à l'Est par le Parlement de Benghazi, partie de la Libye gouvernée par le clan du maréchal Khalifa Haftar.
Le clan du maréchal Khalifa Haftar soutient le plan américain." 

"Ce dernier, pourtant, n'affiche pas le même enthousiasme que les trois institutions précédemment citées. Peu après l'annonce de cet accord, le Commandement général des forces armées, dirigé par Haftar, a en effet surtout apporté son soutien au plan de l'Américain Massad Boulos, l'envoyé spécial de Donald Trump pour l'Afrique. Un plan jusque-là non-reconnu par le maréchal et qui repose sur un rapprochement politique entre Tripoli et Benghazi, l'Est et le Sud libyens contrôlé par Haftar abritant l'essentiel des gisements d'hydrocarbures.Sans appuyer explicitement le plan défini cette semaine, Khalifa Haftar affirme lui aussi travailler sur « une feuille de route » pour « organiser des élections dans les meilleurs délais possibles », sans en préciser l'échéance."

"Depuis décembre 2025, environ 120 représentants de toutes les composantes de la société libyenne ont participé à 18 sessions de dialogue organisées par la Mission d'appui des Nations Unies en Libye (MANUL). Femmes, jeunes, élus locaux, universitaires, représentants politiques ou encore personnes handicapées ont élaboré près de 600 recommandations portant sur la gouvernance, l'économie, la sécurité, la réconciliation nationale et les droits humains. L'objectif est de recréer les conditions nécessaires à la tenue d'élections nationales et à la réunification progressive des institutions. Le processus a déjà produit un premier résultat tangible. Les représentants des principaux camps rivaux ont conclu un accord de principe sur la recomposition de la commission électorale nationale et ont entamé des discussions sur les aspects les plus controversés des futures lois électorales. Pour Hanna Tetteh, qui s'exprimait par visioconférence depuis Tripoli, cette dynamique reste toutefois « fragile » et ne pourra aboutir qu'à condition d'être rapidement traduite en décisions politiques concrètes. L'urgence politique tient aussi à la dégradation continue de la situation économique."

Migrants
Le 23 juin 2026, Amnesty International a "dénoncé la volonté de l'Union européenne de renforcer sa coopération avec les autorités libyennes, alors que la répression visant les migrants "s'intensifie" dans le pays. L'ONG dénonce dans un rapport "une campagne" contre les réfugiés menée par les autorités du pays, "alimentée par un discours xénophobe, d'arrestations de masse, de détentions arbitraires et d'expulsions collectives illégales". Selon Amnesty, les deux pouvoirs politiques" concurrents "se livrent et encouragent ouvertement cette répression".

"L'Union européenne (UE) finance depuis longtemps le contrôle des mouvements migratoires en Libye par son soutien aux garde-côtes libyens, ce qui la rend déjà complice de terribles atteintes aux droits humains et de violences... Etendre cette coopération aux groupes armés basés dans l'est du pays, connus pour commettre des crimes de guerre (...), reflète un mépris choquant non seulement pour le droit international mais également pour la vie et la dignité humaines", affirme Diana Eltahawy, directrice adjointe pour l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient. Selon l'ONG, cette coopération prévoit notamment la création d'un "centre de coordination des sauvetages maritimes à Benghazi", alors que "les garde-côtes libyens ont ouvert le feu sur un navire de secours de l'ONG Sea Watch" mi-mai 2026, dans le troisième incident du même type en moins d'un an. Diana Eltahawy appelle l'UE et ses Etats membres à "suspendre leurs politiques visant à retenir les personnes réfugiées en Libye".

"La question migratoire provoque souvent des remous dans le pays, alimentés par un discours xénophobe sur les réseaux sociaux. Des manifestations rassemblent régulièrement des centaines de Libyens devant les locaux de l'ONU à Tripoli, appelant à expulser les migrants en situation irrégulière".

Au cours d'un rassemblement, des Libyens ont scandé le 4 juin 2026 : "Non à l'installation des migrants et des réfugiés", "La Libye appartient aux Libyens", appelant aussi à la fermeture des bureaux du HCR qu'ils considèrent responsable de leur présence sur le territoire. Des pancartes dénonçaient la cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni accusée de vouloir obliger la Libye à garder les exilés sur son territoire. "Non à la signature de conventions pour l'installation [de migrants] avec l'Italie", était-il écrit en arabe à côté d'un portrait de la Première ministre italienne barré d'une croix rouge. "La Libye n'est pas la poubelle du monde", pouvait-on aussi lire sur des pancartes lors de ce rassemblement."

La CPI
Le  22 mai 2026, M. Sylvain Fournel, conseiller juridique de la France auprès des Nations unies, a déclaré lors d'une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU à New York :
"L’arrestation et la remise à la Cour [pénale internationale (CPI)] de Khaled Mohamed Ali El Hishri, le 1er décembre dernier, sur la base d’un mandat d’arrêt délivré par la Chambre préliminaire pour des faits de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité constitue une avancée majeure dans la lutte contre l’impunité.
C’est un signal fort adressé aux victimes et à la population libyenne : celui de la capacité de la justice internationale à répondre aux crimes les plus graves et à en tenir responsables ceux qui en sont accusés.
L’arrestation et la comparution d’Ali El Hishri est le résultat d’un travail d’enquête préalable minutieux : collecte et analyse d’éléments de preuve, missions conduites dans plusieurs États, recours à des outils d’enquête variés portant sur des documents audio et vidéo, des données criminalistiques, des images satellites, etc. Ce travail d’enquête se poursuit en Libye et donnera lieu sans doute à d’autres arrestations, d’autres inculpations. Nous avons également suivi avec attention cette semaine l’audience de confirmation des charges dans l’affaire El Hishri.
Nous soulignons aussi les efforts déployés pour localiser les personnes faisant encore l’objet de mandats d’arrêt publics et rappelons l’importance d’une pleine coopération de tous les États concernés avec la Cour pour l’exécution de ces mandats".

Flottille Global Sumud
Le 24 juin 2026, le gouvernement italien a annoncé la libération de trois militants italiens de la flottille Global Sumud après un mois d’emprisonnement en Libyen. "L’organisation, qui cherchait à briser le blocus maritime de la bande de Gaza, a dénoncé une détention « illégale ».

« Je suis heureux de pouvoir annoncer la libération de Domenico Centrone et Leonarda Alberizia, les deux militants italiens de la flottille, qui étaient détenus depuis un mois en Libye. Outre ces personnes, a été confié à notre consul à Benghazi Matias Alvarez Rodriguez, Uruguayen avec la nationalité italienne, dont nous avions assuré le suivi et que nous avions assisté ces derniers jours », a écrit sur X le ministre des affaires étrangères transalpin, Antonio Tajani. « Ils retourneront enfin en Italie demain », s’est-il félicité".

"Membre de la flottille Global Sumud, tous trois voyageaient par voie terrestre, comme 230 autres militants de différentes nationalités, selon la Global Sumud. Six autres militants doivent être relâchés dans les prochaines vingt-quatre heures, a affirmé l’organisation sur X, « après trente jours de détention illégale en Libye ». Ils ont été « soumis à une détention arbitraire, privés de toute communication et soumis à une pression psychologique constante », a déclaré la flottille Global Sumud (sumud signifie « résilience » en arabe)."

La "présidente du Conseil italienne, Giorgia Meloni, a qualifié le mois dernier le traitement réservé aux militants de la flottille d’« inadmissible », après qu’un ministre israélien a publié une vidéo les montrant les mains liées et contraints de s’agenouiller."

Juifs
Les Juifs vivaient en Libye depuis plus de 2 000 ans.

Sous domination islamique, ils ont été soumis au statut cruel et déshumanisant de la dhimmitude.

L'Empire ottoman s'efforce de l'alléger vers 1850.

En 1890, l'Alliance israélite universelle (AIU) s'implante en Libye en ouvrant une école.

La colonisation italienne a permis à la communauté juive de devenir florissante..

Vers 1939, les lois antisémites du régime fasciste italien ont visé aussi les Juifs en Libye.

Pendant la Deuxième Guerre mondiale, les Juifs subissent l'alliance entre les fascistes et les nazis. Environ 2 000 Juifs ont été contraints de rejoindre des camps de travail en traversant le désert. Un cinquième a péri.

En 1941, les Allemands ont occupé la Libye.

Les Juifs de Cyrénaïque ont été internés dans le camp de Giado, à 250 km de Tripoli. Les conditions de vie dans ce camp étaient horribles. En 1943, les troupes britanniques ont libéré le camp.

L'Armée militaire britannique était accompagnée de soldats juifs de la Palestine mandataire. Ce qui a impressionné vivement les Juifs libyens.

De février à mai 1944, les Juifs détenteurs de nationalités étrangères et expulsés de Tripoli ainsi que certains originaires de Benghazi ont été déportés au camp de Bergen-Belsen, tandis que la plupart des Juifs étrangers contraints de quitter Benghazi ont été déportés au camp d'Innsbruck-Reichenau situé en Autriche et lié au camp de Dachau.

 Le professeur Shmuel Trigano a établi une chronologie qui présente maints points communs avec celle des autres pays Arabes, de la Turquie, de l'Iran à l'égard de leurs Juifs :
"Janvier 1945 : Émeutes anti-juives, pillage des quartiers juifs de Tripoli (60% des biens juifs détruits, 135 morts). Les militaires complices. Évacuation forcée des Juifs. Détention provisoire des Juifs de la Hara à Tripoli et à Benghazi.
1948 : Émeutes".
A la fin des années 1940, vivaient 40 000 Juifs en Libye.
"12 juin 1951, loi sur la nationalité (art 11, clause 27) :
- Les non-musulmans sont astreints à un statut personnel régi par leur tribunaux (rabbiniques), à l’instar des dhimmis de l’époque pré-moderne.
- Les Juifs ne sont pas autorisés à voter et à occuper une fonction politique.
La loi sur la nationalité dispose aussi que les Juifs n’ont pas droit à des passeports ou au certificat de nationalité libyenne mais à des documents de voyage dont le renouvellement, à expiration, n’est pas automatique.
1954 : Interdiction et nationalisation des clubs sportifs Maccabi.
Liaisons postales avec Israël suspendues, restriction de l’émigration vers Israël, interdiction du tourisme à destination d’Israël.
9 mai 1957 : Décret obligeant les Juifs libyens ayant des parents en Israël à se déclarer au bureau libyen du boycott (or 90% des Juifs étaient déjà partis)
3 décembre 1958 : Dissolution de la communauté juive tripolitaine, désormais administrée par un commissaire
  1960 :
- Interdiction d’acquérir de nouveaux biens pour les Juifs
- Les Juifs ne peuvent pas voter, prétendre à des charges publiques, servir dans l’armée ou dans la police
- 2 avril 1960 : Fermeture des écoles de l’Alliance Israélite Universelle.
  1961, loi n°6 : Séquestre des biens des Juifs se ren dant en Israël. Un conservateur général est chargé de les liquider.
15 juillet 1961 : Un certificat de nationalité est exigé pour tout acte commercial mais les Juifs ne peuvent l’obtenir.
Années 1960: Interdiction d’employer des Juifs dans les entreprises pétrolières
Eté 1963 : Une personnalité juive de 84 ans, Halfalla Nahum, est assassinée à Tripoli, des personnalités juives sont agressées et blessées
1967 : Émeutes" (18 morts) lors de la Guerre des Six-jours. Cesare Pasquinelli, ambassadeur d'Italie en Libye, a ordonné aux missions diplomatiques italiennes d'étendre leur protection aux Juifs. Quelques musulmans ont aidé des Juifs.
Dans les semaines suivantes, invités à quitter "provisoirement" le pays par le gouvernement libyen, les Juifs ont pris la voie de l'exil en étant autorisé à emporter avec eux une valise et l'équivalent de 50 dollars. La plupart sont allés en Israël et 2 000 en Italie".
"1969 : Campagne contre les Juifs
1970 : Cimetières juifs rasés. Confiscation des biens juifs.
1978 : Destruction de 64 synagogues et transformation de 78 synagogues en mosquées ou à Benghazi en église copte."
2002 : Esmeralda Meghnagi, dernière Juive, est décédée.

Résultat de cet exode contraint : la Libye est devenu un pays Jüdenrein.         

« Les démineurs de Benghazi  »
« Des immeubles d’habitation aux terrains de jeux de Benghazi, la deuxième ville de Libye, des groupes djihadistes alliés à l’État islamique ont caché des pièges explosifs meurtriers. Pendant deux ans, un journaliste libyen a suivi les hommes chargés de déminer les décombres de la ville, au péril de leur vie ».

« Au commencement, ils étaient dix-huit. Des pères de famille chargés d’arpenter les rues dévastées de Benghazi, deuxième ville de Libye, pour y déceler et désamorcer, sans détecteurs ni protection, les mines dissimulées dans les décombres ». 

« Partout, des immeubles d’habitation aux terrains de jeux, des groupes djihadistes alliés à l’État islamique ont caché ces pièges explosifs meurtriers au moment où l’armée du futur maréchal Haftar les repoussait hors de la ville ». 

« Le journaliste et caméraman libyen Osama al-Fitori a suivi deux années durant ces démineurs aux mains nues pour présenter un visage méconnu de son pays exsangue, à travers des hommes attachés à le reconstruire, envers et contre tout. À l’issue du tournage, seul l’un d’entre eux restait encore indemne ».

« Dans le chaos libyen  »
« Dans le chaos libyen » est un documentaire réalisé par Juri Mazumdar.

 Le "politologue libyen Abdulsalam Hamtoun, exilé de longue date en Allemagne, livre sa vision, non dépourvue d'espoir, de l'évolution possible du pays".

« Depuis la déflagration des révolutions arabes puis les bombardements de l’Otan contre le régime de Kadhafi en 2011, la Libye s’est embourbée dans une guerre civile interminable ».

« Dans le pays, l’intervention occidentale a laissé le goût amer d’une « révolution volée ». 

« Le politologue Abdulsalam Hamtoun, parti en Europe en 1984, n’a pas perdu l’espoir d’un renouveau démocratique pour son pays : membre de l'Assemblée constituante, élue par le peuple en 2014, il poursuit ses travaux entre Benghazi, le Fezzan (sud-ouest de la Libye) et l’Allemagne », observé par la caméra du documentariste. 

« Quelles institutions refonder dans un pays traversé de fractures communautaires, religieuses et politiques irréconciliables, où le pouvoir se trouve aux mains des milices, des clans et des islamistes ? » s'interroge ce documentaire

« En accompagnant le politologue, ce documentaire « Dans le chaos libyen » réalisé par Juri Mazumdar offre un éclairage historique et humain d’un chaos qui semble sans fin ».

"Libye - Anatomie d'un crime"
 Arte diffusa le 23 octobre 2018 "Libye - Anatomie d'un crime("Libyen - Vergewaltigung als Waffe"), par Cécile Allegra.

"Reposant sur de rarissimes et effroyables récits de victimes, cette investigation exceptionnelle révèle le système de viols de masse qui, en Libye, cible les hommes. Une première brèche dans le mur de silence qui entoure cette entreprise de déshumanisation." Peur, méfiance à l'égard de l'institution judiciaire, sentiment d'humiliation... Ainsi, sont résumés les sentiments de ces "fantômes qui errent dans les rues de Tunis".

"Le viol est devenu, depuis une trentaine d’années, une arme de destruction massive en Bosnie, au Rwanda, au Congo et en Syrie. Alors que les femmes et les enfants en sont les premières cibles, dans la poudrière libyenne, ce crime de guerre érigé en système frappe d’abord les hommes. Exilés libyens à Tunis, Emad, un militant, et Ramadan, un procureur, tentent dans la clandestinité de recueillir les preuves d’une barbarie dont les victimes restent emmurées dans l’indicible. À force d’opiniâtreté, ces activistes, aidés par Céline Bardet, une juriste internationale, obtiennent les premiers récits circonstanciés d’une poignée d’hommes qui ont subi ces supplices". 

"Anéantis, le fantomatique Yacine, Nazir ou encore Ahmed livrent des bribes effroyables de leur histoire et de leur intimité saccagée. La voix brisée, ils racontent les prisons clandestines, la violence, les humiliations et les tortures commises par les milices armées dans un pays plongé dans le chaos depuis la chute de Kadhafi. Dans ce cycle sans fin d’horreur organisée, les migrants aussi sont utilisés. Détenu dans une dizaine de geôles, Ali, tout juste libéré, témoigne, lui, de la généralisation du viol qui vise systématiquement les Tawergha, une tribu noire ostracisée."

"Dans les pas de ces militants isolés qui luttent au péril de leur vie pour que justice soit rendue devant les tribunaux internationaux, Cécile Allegra lève le voile sur l’ampleur de ce crime de guerre jusqu'ici totalement occulté. Au fil des témoignages et de ce qu'ils révèlent des méthodes employées, des sévices vécus et de leur efficacité à broyer l'humanité des prisonniers se dessine l’enfer d’un pays dévasté, qui engendre rapts, vengeances et tortures. En faisant résonner la voix des victimes, ce film bouleversant participe d'une patiente et difficile quête de vérité, dans l’espoir, un jour, d’enrayer cette mécanique mortifère."

"Où sont les milliards de Kadhafi ?"
Arte diffusa le 20 avril 2021 "Où sont les milliards de Kadhafi ?" (The Hunt for Gaddafi's Billions) de Misha Wessel et Thomas Blom.

"Que sont devenus les milliards de dollars que le colonel Kadhafi, peu de temps avant sa chute, a mis à l’abri en Afrique du Sud ? Digne des meilleurs thrillers, une enquête au long cours sur les traces d’un trésor insaisissable."  

"Le 20 octobre 2011, après des mois d’affrontements entre ses soutiens et les forces rebelles, Mouammar Kadhafi, qui dirigeait la Libye d’une main de fer depuis plus de quatre décennies, est capturé et abattu".

"Avant d’être renversé, le dictateur avait pris soin de transférer à l’étranger une grande partie de sa faramineuse fortune, constituée avec les réserves pétrolières du pays". 

"C’est en négociant, pour le compte du gouvernement de transition, un contrat d’armement avec l’Afrique du Sud qu’Erik Goaied, un consultant tunisien, a vent d’une cargaison de 12,5 milliards de dollars libyens arrivée à l’aéroport de Johannesburg fin 2010. Mais où sont passés les conteneurs remplis de billets ? Et pourquoi Kadhafi les a-t-il envoyés ici ?"

"George Darmanovic, un influent agent des services secrets sud-africains, affirme que l’ANC, le parti au pouvoir, dont le leader libyen a soutenu financièrement les dirigeants depuis Mandela jusqu’à Jacob Zuma, aurait fait main basse sur une grande partie de l’argent. Épaulé par Johan Erasmus, un marchand d’armes ayant fait carrière dans le renseignement au temps de l’apartheid, et Fanie Fondse, un ex-membre des forces spéciales, Erik Goaied se met en tête de récupérer le magot". 

"Son entreprise se complique lorsque Darmanovic est assassiné en pleine rue et que le gouvernement libyen le met sur la touche, en confiant l’opération à l’homme d’affaires Taha Buishi. Ce dernier entre en contact avec Tito Maleka, le chef des services de renseignements occultes de l’ANC, qui fait lui-même appel à Jackie Mphafudi, un proche du président Zuma. Alléchées par la commission de 10 % promise par la Libye, les deux équipes se lancent dans une chasse au trésor acharnée…"

"Des agents secrets, des responsables de premier plan, des témoins forcés au silence, des rebondissements en cascade, entre manipulations et bouleversements politiques… : menée avec ténacité sur plusieurs années, l’enquête de Misha Wessel et Thomas Blom retrace les avancées et les revers des deux groupes rivaux dans leur quête des milliards toujours évanouis. Tandis que la rumeur dit qu’ils pourraient avoir été confisqués par Jacob Zuma, tombé pour corruption en 2018, le peuple libyen, lui, s’enfonce dans la misère, la violence et l’anarchie..."


"Au fil d’une investigation opiniâtre, les journalistes néerlandais Misha Wessel et Thomas Blom remontent la piste des milliards cachés par l’ex-dictateur libyen Mouammar Kadhafi. Entretien avec la coréalisatrice de cet incroyable thriller. Propos recueillis par Laure Naimski".

Quel a été le point de départ de votre film ?
Misha Wessel :
Avant d’être capturé et tué en 2011, le colonel Kadhafi avait eu le temps de dissimuler à l’étranger une partie de sa colossale fortune, estimée à 150 milliards de dollars. Thomas Blom a entendu parler en Libye de ces milliards disparus. Nous avons donc commencé à enquêter et la piste nous a conduits en Afrique du Sud. En faisant équipe avec un journaliste d’investigation sur place, nous avons appris que Nelson Mandela et Mouammar Kadhafi étaient des amis proches, le dictateur libyen ayant contribué au financement de la campagne électorale de "Madiba", le président postapartheid. Un témoin oculaire, George Darmanovic, a alors fait surface. Cet espion sud-africain proche de Jacob Zuma affirmait avoir assisté à l'arrivée de 12,5 milliards de dollars en espèces, juste avant que la vague du "printemps arabe" n’atteigne la Libye. Thomas s'est rendu à Belgrade et l'a rencontré.

Comment s’est déroulée cette enquête à rebondissements ?
Six semaines après cette rencontre, George Darmanovic a été abattu et un autre de nos interlocuteurs a fui l’Afrique du Sud après une agression. Nous avons dû sans cesse nous adapter. C’était une histoire difficile à raconter, à cause de tous ces rebondissements inattendus, mais aussi très excitante, car nous possédions tous les ingrédients d’un roman d’espionnage : un dictateur, des milliards, une guerre civile, des politiciens corrompus, des agents secrets, des trafiquants d’armes, etc. Nous avons suivi deux équipes de "chasseurs de trésor". Chacune d’elles rêve d’empocher la récompense, fixée par le gouvernement libyen à 10 % du montant du butin retrouvé.

Le film offre une extraordinaire galerie de portraits…  
Absolument. Johan Erasmus, par exemple, un trafiquant d’armes en Afrique du Sud, m’a immédiatement exhibé son arsenal. Autant lui se révèle fou et flamboyant, autant son comparse, Erik Goaied, un homme d’affaires tunisien proche de l’ancien régime libyen, veut toujours faire bonne figure alors qu’il manigance des coups bas. L’équipe rivale se compose notamment de Tito Maleka, compagnon de prison de Mandela à Robben Island, nommé chef de la sécurité du Congrès national africain (ANC). C’est la première fois qu’il témoigne à visage découvert.

Pourquoi ont-ils accepté de vous parler ?
Ils tentent de convaincre le monde qu’ils agissent en vertu de la justice, pour rendre cette fortune aux Libyens, mais en réalité, ils ne sont là que pour l’argent. Nous avons été surpris de constater à quel point ils étaient liés aux plus hautes sphères du pouvoir.

Où sont les milliards de Kadhafi aujourd’hui ?  
Les billets ont pu être dispersés. Mais tous les chemins mènent à Jacob Zuma, l’ancien président de la République, accusé de corruption. Il est l’un des rares protagonistes à avoir refusé de nous répondre."

« Libye, les centres de la honte »
Arte diffusera le 7 juillet 2026 à 02 h 05 « Libye, les centres de la honte » de Sara Creta.

« Tortures, meurtres, enlèvements… Les migrants retenus en Libye subissent l’enfer. Tourné sur place, ce documentaire poignant révèle un système régi par l’impunité et la collusion entre passeurs, milices et autorités, sur lequel l'Europe ferme les yeux. »

« En Libye, des milliers de migrants venus de toute l’Afrique sont parqués dans des centres de détention aux conditions inhumaines, dans l’attente que l'Europe et l'ONU statuent sur leur sort. État sanitaire déplorable et surpopulation, travail forcé, tortures, viols, meurtres, enlèvements avec demande de rançon aux familles restées au pays ou vivant à l’étranger… : officiellement tenus par le gouvernement libyen, reconnu par la communauté internationale, ces camps sont en réalité entre les mains des milices corrompues qui contrôlent le pays. Pour elles, les migrants représentent avant tout une manne financière. » 

« En 2019, pendant la guerre civile qui a opposé les forces du gouvernement d’union nationale à l’armée du maréchal Haftar, nombre de ces détenus ont même été enrôlés de force quand d’autres étaient piégés dans ces centres, cibles stratégiques situées sur les lignes de front. »

« Le camp de Tadjourah a ainsi été bombardé lors d’un raid aérien, un crime de guerre qui fait aujourd’hui l’objet d’une enquête de la justice internationale. »

« Entre impuissance du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) et faiblesse ou cynisme de l’Europe, surtout préoccupée de barrer le passage aux migrants en Méditerranée, la tragédie se poursuit, alors que les garde-côtes libyens, chargés par l’UE de contenir les flux migratoires, ne disposent pas de bateaux suffisants pour rechercher et sauver les nouveaux arrivants. » 

« Entièrement tourné en Libye, ce documentaire dévoile, au fil de précieux et poignants témoignages, un système régi par l’impunité et la collusion entre passeurs, milices et autorités, sur lequel l’Europe – qui verse des millions d’euros à Tripoli – ferme les yeux. »

« Journaliste d’investigation et spécialiste des questions humanitaires, Sara Creta a obtenu des accès uniques pour documenter les violations des droits de l’homme dans les centres de détention. Elle a récupéré, entre autres, des vidéos filmées par les migrants eux-mêmes avec leur téléphone portable qui montrent leur quotidien et les abus dont ils sont victimes. Mais dans cet enfer de la détention arbitraire, son film, puissant, met aussi en lumière l’entraide et la résistance lucide, lueurs d’humanité dans le chaos. »


« Dans une remarquable enquête, la journaliste Sara Creta montre les conditions inhumaines de détention des migrants en Libye, et pointe les effets pervers d’une politique européenne d’abord destinée à leur barrer le passage. Précisions. Propos recueillis par Sylvie Dauvillier en 2021. »
 
« ACCÉDER AUX CENTRES DE DÉTENTION 
"J’avais connaissance des conditions de vie dans les centres de détention depuis un reportage à bord d’un navire de recherche et de sauvetage en Méditerranée, en 2015. Je me suis rendue pour la première fois en Libye en 2018, dans le centre de détention de Misrata, qui a fermé en 2019, puis dans celui de Khoms, avec une équipe de Médecins sans frontières. Les gens étaient torturés et ne pouvaient pas parler, mais les miliciens qui les gardaient voulaient que je filme la distribution de nourriture. J’ai refusé. Comment, en tant que journaliste, résister à l’instrumentalisation qui sert la propagande ? Chaque fois que je suis retournée dans ces centres, j’étais encadrée par un officiel. Les migrants avaient peur de s’exprimer et moi, de les exposer, y compris dans le centre 'vitrine' de Tariq al-Sikka, qu’on voit dans le film. Il fallait réussir à déconstruire la narration du gouvernement et des milices qui contrôlent ces lieux, avec le soutien de l’Europe. Peu à peu, j’ai recueilli les témoignages de survivants de naufrages, de détenus ou d’ex-détenus, et certains m’ont transmis des images tournées avec leur portable. Il est inacceptable que ces centres, que finance l’UE, restent fermés à la presse." 

VIOLENCES SYSTÉMIQUES 
"La Libye charrie l’héritage de la dictature de Kadhafi et de sa violence systémique, comme en témoignent les charniers découverts à Tarhouna, suite à la guerre civile. Dans ce pays contrôlé par des milices, c’est la force des armes qui prévaut : après le bombardement de Tajoura, en 2019, j’ai ainsi enquêté, avec le New York Times, sur les caches d’armes dans les centres. Toutes sortes d’exactions y sont commises : viols, tortures par brûlures ou à l’électricité, séquestrations, meurtres par balles… Pour dénoncer l’horreur, MSF s’est retiré de deux centres de Tripoli en juin dernier. À ces violences physiques s’ajoutent le travail forcé, les humiliations, la privation de liberté, la surpopulation (moins de 1 mètre carré par personne) et les conditions sanitaires désastreuses, le manque d’eau ou de nourriture… Pourtant, l’Union européenne poursuit sa politique de coopération et légitime ces milices, en lien avec le UNHCR (Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés) et les ONG, avec l’objectif déclaré d’'améliorer' les conditions dans les centres. Mais de quoi parle-t-on ? Elles sont catastrophiques !"

TRAFICS 
"Tout se monnaie dans les centres. Un migrant peut en sortir en payant de 700 à 1 500 dollars, reprendre la mer puis être à nouveau intercepté ! Comme la Libye manquait de liquidités ces dernières années, ces femmes et ces hommes sont devenus des distributeurs de billets pour les milices corrompues. Destinée à lutter contre les passeurs, la stratégie de l’Europe a ainsi eu l’effet inverse et a renforcé le trafic au travers d’une collusion entre passeurs, garde-côtes et miliciens, dans un pays rongé par l’instabilité. Depuis début 2021, vingt mille migrants ont été interceptés en Méditerranée et renvoyés en Libye. L’UE, qui cherche d’abord à les éloigner de ses frontières, a même élargi la zone d’intervention de Tripoli et promis de renforcer son aide. Mais elle ne fournit ni les bateaux ni les moyens adaptés, et les garde-côtes, comme certains miliciens, sont, eux aussi, piégés par ce système. Cet engagement de façade a surtout pour but de montrer à l’opinion publique que l’Europe agit. Elle n’offre aucune alternative et reproduit aujourd’hui le même schéma dans la crise afghane en proposant d’aider les pays voisins à accueillir les réfugiés."  

RÉSISTANCES 
"Informés et connectés, ces migrants sont en quête de visibilité et de prises de parole, d’où ces vidéos qu’ils tournent avec leur téléphone. Ils sont fatigués du récit qu’on fait d’eux, les réduisant au rôle de victimes vulnérables, y compris celui des ONG, soucieuses de collecter des fonds. C’est pourquoi ils reprennent possession de leur corps, de leurs mots, et s’organisent pour protester et résister dans les centres. Je crois que ce sont les gens les plus courageux que j’aie rencontrés dans ma vie."

« Libye : le piège migratoire »
Arte diffuse sur son site Internet, dans le cadre d’ARTE Reportage, « Libye : le piège migratoire » de Charles Emptaz et Samuel Gratacap.

« Ils ne sont pas les bienvenus. Et désormais pour les expulser, les retenir ou les chasser, l’Europe met la main au pot. Les migrants ont la vie dure en Libye. Mais ce pays au carrefour de l’Afrique et du Vieux Continent est devenu un partenaire stratégique pour nos chancelleries. »

« Malgré les milices, malgré la torture, les méthodes d’emprisonnement abusives, bien des pays misent sur la Libye pour appliquer une politique de stricte rétention des flux migratoires. Et ça fonctionne ! En partie, si l’on en croit les chiffres qui indiquent une réduction de la moitié des départs. »

« Mais à quel prix ? Les Libyens ont, pour la première fois depuis des années, décidé d’ouvrir les portes de leurs centres de détention à la réputation si mauvaise. Ils voudraient nous montrer que c’est correct. "On les nourrit deux fois par jour". 

« Vrai, mais dans le centre de Bir Ghanem ou de Tajourah que nous avons pu visiter, les migrants sont aux abois. Certains arrêtés en mer deux jours auparavant supplient déjà pour rentrer chez eux. D’autres y croupissent depuis un an. Beaucoup appellent au secours, se plaignent de devoir payer pour sortir et d’être bloqués indéfiniment, dans de grands hangars à l’odeur infernale. Ceux qui en sortent témoignent de la corruption qui s’y pratique, du racisme total de la plupart des Libyens, et des tortures endurées pendant la route, par les passeurs. »

« Dans le désert, notre équipe a suivi ceux qui les combattent : la brigade 444. A force de patrouille, ils ont "brûlé" la route des passeurs qui ont renoncé à l’emprunter. Leurs convois la contournent, pour se glisser par d’autres chemins de traverse et grâce à la complicité active d’autres acteurs sécuritaires jusqu’aux plages de départ ». 

« Là-bas, on y ramasse quotidiennement des cadavres de malchanceux. Ceux qui ont la « chance » d’être arrêtés en mer, finissent en prison. Les plus chanceux arrivent jusqu’en Europe laissant derrière eux un pays prêt à tout pour les stopper. »


« Libye : le piège migratoire » de Charles Emptaz et Samuel Gratacap
France, 2026, 25 min
Production : TV ONLY
Auteurs : Charles Emptaz, Samuel Gratacap
Musique : Wissam Hojeij
Montage : Laurent Leveneur
Disponible jusqu'au 19/05/2029

« Libye, les centres de la honte » de Sara Creta
France, 2021, 1 h
Coproduction : ARTE GEIE, Magnéto Presse 
Sur Arte le 7 juillet 2026 à 02 h 05
Sur arte.tv du 29/06/2026 au 15/07/2026
Visuels : © Sara Creta/Magneto, ©  DR

"
Où sont les milliards de Kadhafi ?" de Misha Wessel et Thomas Blom
Allemagne/Royaume-Uni/Pays-Bas, 2020, 1 h 31mn
Coproduction : ARTE/ZDF, Brook Lapping Productions, Gebrueder Beetz Filmproduktion, VPRO, BBC, NPO Fonds
Visuels : © Brook Lapping/GBF


"Libye - Anatomie d'un crimepar Cécile Allegra
France, 2018
Sur Arte le 23 octobre 2018 à 22 h 45
Visuels :
Samir ©Cinétévé.jpg
Tripoli empty harbor ©Cinétévé.jpg

« Les démineurs de Benghazi » par Osama Al-Fitori
Allemagne, 2018, 45 min
Sur Arte le 12 juin 2018 à 23 h 30
Visuels : © Osama Alfaitouri

Allemagne, 2018
Sur Arte le 13 juin 2018 à 0 h 15
Visuels : © Juri Mazumdar

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Les citations sur les documentaires sont d'Arte. Cet article a été publié le 12 juin 2018, puis le 23 octobre 2018, puis le 20 avril 2021.