Arte diffusera le 9 novembre 2026 à 20 h 55 « Revoir Paris » d’Alice Winocour. « Blessée dans les attentats de novembre 2015 à Paris, une jeune femme tente de se reconstruire en réactivant sa mémoire en ruine. Avec une Virgina Efira césarisée, un lent retour de l’enfer vers la lumière et le monde des vivants. ».
Brigitte Bardot
« L’ami Fritz » par Jacques de Baroncelli
Léon Barsacq (1906-1969) : « Maquettes de décors de films »
« Un ami viendra ce soir » de Raymond Bernard
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Sami Frey
« 1940 - Main basse sur le cinéma français » de Pierre-Henri Gibert
Serge Gainsbourg (1928-1991)
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Gérard Oury (1919-2006)
« Charles Pathé et Léon Gaumont. Premiers géants du cinéma » par Emmanuelle Nobecourt
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Des studios Pathé-Albatros à l’Espace Albatros
Les Studios Éclair de 1907 à 2007
Tournages Paris-Berlin-Hollywood 1910-1939
Les Studios Éclair de 1907 à 2007
Tournages Paris-Berlin-Hollywood 1910-1939
« Paris, novembre 2015. Traductrice-interprète de russe, Mia vit avec son compagnon Vincent, médecin-chef dans un hôpital. Un soir, surprise à moto par une pluie diluvienne, elle se réfugie dans une brasserie. Une fusillade éclate et tout bascule, puis le trou noir. Blessée dans l’attentat, Mia ne se souvient se rappelle de l’évènement que par bribes. Fantôme errant dans sa vie pendant de longs mois, incapable de communiquer avec Vincent, la jeune femme décide d’enquêter dans sa mémoire pour retrouver le chemin d’un bonheur possible. Mia va peu à peu se frayer une voie vers la réparation, accompagnée par une association d’aide aux victimes et par Thomas, un survivant comme elle, qui l’avait remarquée avant le drame. »
« Comment renouer avec la vie après la déflagration du traumatisme ? C’est cette solitaire traversée du tunnel – et de Paris – à la recherche de repères qu’Alice Winocour, dont le frère fait partie des rescapés du Bataclan, met en scène avec une délicate pudeur. »
« Absente d’elle-même et aux autres, comme en suspension dans un espace-temps qu’elle ne peut partager qu’avec "ceux qui y étaient", Mia, petit soldat brisé sanglé dans son blouson de cuir, arpente la nuit les rues de la capitale en mission incertaine. »
« Lancée dans une enquête obsessionnelle pour trouver "le diamant dans le trauma" évoqué par la responsable de l’association, l’héroïne va reconstruire des fragments d’humanité dans sa mémoire en ruine, sous le regard de l’enjoué Thomas (Benoît Magimel). Car lui revient le souvenir qu’au cours de l’attaque un frère d’âme lui a tenu la main, dont elle finit par retrouver la trace – un cuisinier sénégalais sans papiers. »
« Avec une Virginie Efira en apnée et au regard vide, comme étrangère au monde des vivants, un saisissant retour des ténèbres. »
Meilleure actrice (Virginie Efira), César 2023 – Meilleure actrice (Virginie Efira), Prix Magritte 2023 – Prix Alice Guy 2023
ENTRETIEN AVEC ALICE WINOCOUR
C’est l’idée de regarder la ville autrement. Après l’attentat, Mia est dans les limbes, étrangère à elle-même, étrangère à la ville. Elle commence à faire le point sur sa vie avec le sentiment diffus qu’elle doit la reconfigurer, que quelque chose doit changer. Il y a aussi le sens plus direct : Mia revoit Paris après le trou noir de l’attentat. Elle va « revoir Paris » pour entamer, presque à son insu, un chemin de résilience.
Revoir Paris est une fiction mais fait évidemment penser aux attentats de janvier 2015 et encore plus à ceux du 13 novembre. Comment avez-vous vécu ces évènements ?
Mon frère était au Bataclan, le 13 novembre. Pendant qu’il était caché, je suis restée en lien SMS avec lui une partie de la nuit. Le film s’est construit à partir des souvenirs de cet événement traumatique, puis à partir du récit de mon frère dans les jours suivant l’attaque. J’ai expérimenté sur moi-même comment la mémoire déconstruisait, et bien souvent reconstruisait les évènements.
Mia se connecte aussi aux autres, à travers les gens qu’elle rencontre dans une association de survivants. Comment est venue cette idée ?
Dans les semaines qui ont suivi, j’ai commencé à aller sur les forums des victimes qui s’étaient regroupées par secteurs et ça a été une expérience très impressionnante. Voir que des centaines de personnes se cherchaient, essayaient de se retrouver, de retrouver des objets perdus dans les attentats. Toutes étaient en quête d’informations sur les personnes avec qui elles étaient, avec qui elles avaient échangé ne serait-ce qu’un regard, qui leur avait parlé, parfois juste quelques mots de soutien … J’ai rencontré une communauté forte de personnes qui essayaient de se reconstruire ensemble en revenant parfois sur les lieux. J’ai été très touchée par l’idée qu’on ne peut pas se reconstruire seul, qu’il faut être au moins deux, que cela passe par le collectif. D’où mon envie d’un film choral avec beaucoup de personnages d’horizons différents.Le film semble aussi très documenté…
J’ai rencontré des psychiatres qui m’ont parlé de la notion de diamant au cœur du trauma, ces choses positives qui surviennent autour d’un événement traumatique : des relations amicales, amoureuses, des liens forts qui se nouent et qui ne se seraient pas noués sans l’événement.Ils m’ont aussi parlé du phénomène du flashback, et du trouble de « la mémoire récurrente involontaire », qui est très différent du souvenir et du classique flashback au cinéma. Ici il s’agit de la reviviscence d’une expérience passée traumatique, qui fait surgir de manière soudaine et involontaire des images mentales qui envahissent la conscience, comme un éblouissement, une sorte d’effraction psychique.
Ce film s’inscrit-il dans la lignée d’Augustine et de Maryland, au sens où vous travaillez sur la notion de trauma et de stress post-traumatique ?
Augustine, c’est le corps qui parle quand on est privé de mots pour dire ses souffrances. Maryland, c’est vraiment un autoportrait, dans le sens où j’y ai glissé toutes mes peurs et toutes mes angoisses en me projetant dans une figure de soldat qui revient du champ de bataille. Cette notion de stress post-traumatique, si fortement ancrée en moi, vient de mon héritage familial, je n’y peux rien. J’essaie de m’en défaire, progressivement.
Revoir Paris s’intéresse aux conséquences d’un attentat pour les victimes, pas du tout aux terroristes et à leurs motivations. ce choix était évident d’emblée ?
Ce n’est pas tant l’attentat lui-même qui m’a intéressée, mais les traces qu’il a laissées chez les victimes. Aucune d’entre elles n’a une vision globale de l’attaque, mais seulement des bribes, des images désordonnées comme les fragments d’un miroir éclaté. De par mon implication personnelle, je me suis concentrée sur les survivants, avec l’idée que Mia enquête dans sa propre mémoire. C’est le champ du film. Ce qui m’a frappée en rencontrant des victimes, c’est que toutes et tous veulent se reconstruire, retrouver le bonheur. Le film devait revêtir ce désir de résilience.
Comme vous le dites, la mémoire se recompose. Il y a cette femme qui accuse Mia de s’être enfermée égoïstement dans les toilettes pendant la fusillade alors que c’est justement cette femme qui s’était enfermée. Ce retournement accusatoire est-il volontaire ou inconscient de la part de cette femme ?
Les psys expliquent que la mémoire déconstruit les évènements traumatiques et qu’il est très difficile pour les survivants de remettre les choses dans l’ordre. Cette question gouvernait la mise en scène, il fallait qu’on sente organiquement les flashes de mémoire, les faux souvenirs, les amnésies… Mia elle-même croit se souvenir qu’elle s’était enfermée dans les toilettes. On a beaucoup travaillé les sons qui sont fondamentaux dans le processus de la mémoire.
Ce qui est bien vu dans la partie avant l’attentat, c’est la somme de petits hasards qui amènent une personne à se retrouver au mauvais endroit au mauvais moment. Logiquement, Mia n’aurait jamais dû se retrouver dans cette brasserie…
Oui, c’est un empilement de hasards, de circonstances. Le hasard a placé Mia dans cette horreur mais lui a aussi permis de survivre. En faisant ce film, j’ai souvent pensé à Cléo de 5 à 7, avec cette femme perdue dans le tumulte de la ville. Mia est aussi très concrète : elle veut comprendre, elle cherche dans Paris la main qui l’a sauvée. Les victimes disent qu’il suffit parfois d’un détail pour rebasculer vers l’humanité : un simple geste peut vous raccrocher à l’humanité. Pour Mia, c’est une main qui l’a maintenue dans le monde des vivants.
À la fin de La Peste, Camus écrit que la peste est toujours là, tapie, prête à resurgir, mais qu’il y a aussi des choses si belles à aimer chez les hommes.
Dans la communauté de victimes, Mia rencontre Thomas.
Ce sont des gens seuls, abîmés, qui se soignent ensemble. C’est souvent comme cela que commencent les histoires d’amour, une reconnaissance inconsciente de nos blessures communes. C’était fort de travailler avec Virginie et Benoît, deux comédiens qui suscitent une empathie presque immédiate. Le personnage de Benoît, physiquement abîmé, a aussi un humour, une légèreté que je trouve très séduisante. Mia, elle, ne se plaint pas, elle sert les dents, elle prend sur elle, comme souvent les personnages féminins que je mets en scène.
La main que recherche Mia appartient à un cuisinier noir. Pourquoi ce choix ?
Paris est une ville cosmopolite. Dans le film, on rencontre des Espagnols, des Australiens, des Allemands, des Japonaises, des Sénégalais… Il y a cette phrase dans le film qui dit « si les Sénégalais, les Maliens et les Sri-lankais faisaient grève, on ne pourrait pas manger à Paris », il suffit d’observer les arrière-cuisines des restaurants parisiens pour s’en rendre compte. Ça m’intéressait de montrer le Paris des « invisibles ». Si Mia voit des fantômes, les fantômes du film ce sont aussi les sans-papiers, les clandestins, les vendeurs à la sauvette au pied de la tour Eiffel.
Je voulais filmer différents Paris, celui des monuments touristiques et celui de Stalingrad ou de la porte de La Chapelle. Au pied de la Tour Eiffel, ces espaces se rencontrent un court instant. Il y a une certaine violence à observer ces mondes qui se côtoient sans se voir. Les vendeurs de Tour Eiffel viennent beaucoup du Sénégal et vivent dans un dénuement complet. Le personnage est joué par Amadou Mbow, on l’a vu dans Atlantique de Mati Diop : c’était important d’avoir un acteur sénégalais de Dakar et pas un Français d’origine sénégalaise pour incarner ce personnage qui vient d’ailleurs.
La séquence de l’attentat est filmée avec des options fortes : on ne voit que les pieds des terroristes, on entend surtout le son des mitraillettes.
J’ai décidé d’adopter le point de vue strict de Mia qui est à plat-ventre et ne voit que les pieds des assaillants. C’est tout ce dont elle se souvient clairement. De façon plus générale, comment montrer l’attaque ? Mon frère me disait qu’un attentat est irreprésentable. Un attentat, c’est la négation de la pensée, c’est impossible à montrer. Il me disait d’aller vers l’onirisme, le fantastique. Même si les souvenirs de Mia ne sont pas cohérents, avec la présence des fantômes, les victimes sont toujours là, dans sa tête.
Revoir Paris est aussi un très beau film sur paris. Comment s’est passé votre tournage ?
C’est la première fois que je tournais à Paris. À l’image, je souhaitais renvoyer une image vraie de Paris mais aussi faire entrer Paris dans la fiction. J’envisageais quelque chose à la fois de brut et d’hypnotique. Il y a ce plan de Paris en plongée, où les boulevards semblent incandescents, comme des blessures. Paris est aussi un personnage de ce film car la ville a été blessée dans sa chair, on l’a tous ressenti. Le tournage a commencé peu après le début du procès du 13 novembre et c’était assez vertigineux. Quand on tournait certaines scènes comme celle des fleurs en hommage aux victimes, les passants étaient émus, à tel point qu’on a dû afficher de grands panneaux « tournage » pour éviter la confusion. Dans ma tête, en faisant le film, la réalité et la fiction se sont beaucoup côtoyées.
À l’opposé de la séquence de l’attentat, il y a une séquence à l’Orangerie où l’on contemple les Nymphéas de Monet.
Ce que j’ignorais, c’est que Monet avait offert ce tableau à la France après les atrocités de la Première Guerre mondiale, comme un lieu de méditation, vide de présence humaine. Monet disait que cette œuvre devait se visiter en silence, dans un recueillement face à la beauté du monde. J’étais émue d’apprendre ça, juste après avoir fait le choix de ce musée, de manière intuitive.
Pour les extérieurs, on a tourné dans des conditions de documentaire, c’est-à-dire sans bloquer les rues ou la circulation. C’était stressant pour l’équipe mais pour moi, c’était un fort enjeu de mise en scène. Il fallait rendre l’aspect bouillonnant et coloré de Paris. Montrer la vitalité de Paris, ce qu’elle a d’envoûtant, c’était important, c’est ce que les terroristes veulent détruire.
La musique d’Anna von Hausswolff participe de l’atmosphère inquiétante et envoûtante du film.
Le romantisme noir est un univers qui m’accompagne, que ce soit en littérature, en cinéma ou en musique. C’est mon monteur qui m’a fait découvrir cette musicienne suédoise qui joue dans des églises de l’orgue mélangé à du drone, des basses puissantes. Il m’a fait écouter un de ses albums, Dead magic : des ballades gothiques, du post-metal, du punk, c’est assez mélangé. C’est une musique avec un côté sacré, lumineux, qui allait bien avec l’idée de communiquer avec le monde des morts. Ce que fait Anna von Hausswolff n’est pas non plus de la musique d’église, c’est très tordu, très contemporain. Dès que je lui demandais un titre, il fallait qu’elle réserve une église, ce qui n’était pas toujours simple ! Le processus était long mais c’était important pour le film.
Virginie Efira est impeccable, comme toujours…
Virginie est une actrice que j’admirais depuis longtemps et j’ai trouvé chez elle ce que j’aimais dans ce personnage de Mia : sa liberté. Elle n’est pas complaisante avec sa souffrance, elle est dans une quête, dans l’ouverture aux autres. Virginie est une affranchie, elle correspondait à l’idée que je me faisais du personnage. On a beaucoup travaillé son regard, j’ai montré à Virginie des films comme Dead Zone où Christopher Walken semble le spectateur de sa mémoire. Virginie devait jouer des moments de connexion et de déconnexion, ce qui correspond à l’état des personnes post-traumatisées : elles sont dépersonnalisées, leurs corps leur semblent étrangers. Mia est un personnage qui sort des limbes et revient progressivement à la vie.
Benoît Magimel dans le rôle d’un homme séduisant mais abîmé, c’était une évidence ?
J’aime ce genre de personnage, comme Matt Dillon dans Proxima, Vincent Lindon dans Augustine ou Matthias Schoenaerts dans Maryland. J’aime filmer une fragilité qui se niche derrière une virilité physique, animale, je trouve cela très séduisant. Benoît dégage cette humanité, cette profondeur.
Grégoire Colin est également séduisant mais dans un registre plus froid, plus mystérieux.
J’avais déjà travaillé avec lui et j’avais envie d’aller plus loin. Dans le film, il est un personnage un peu trouble. Il voudrait reconquérir Mia mais porte en lui la culpabilité d’avoir délaissé sa compagne le soir de l’attentat. J’ai trouvé assez humain qu’il soit en colère, surtout contre lui-même. C’est un personnage qui me touche dans ses contradictions.
Amadou Mbow a peu de scènes mais son rôle est essentiel et inoubliable.
Pour la scène finale, j’ai pensé à la dernière scène des Lumières de la ville. Les différents mondes qui se rejoignent, ça m’émeut beaucoup. Chacun est enfermé dans sa classe, et les occasions d’en sortir sont extrêmement fugaces. Les événements traumatiques écrasent les différences, les classes sociales et nous ramènent au sentiment très fort de notre appartenance à quelque chose de plus grand que nous. Face à la mort on est tous égaux. Le personnage d’Amadou dit qu’il ne voulait pas mourir dans ce placard : je trouve ça beau, de déjouer un rendez-vous avec la mort.
Pouvez-vous parler de Nastia Golubeva, qui joue Félicia ?
Félicia cherche à savoir comment ses parents sont morts pendant l’attaque, ça correspond à des témoignages que j’ai lus. C’est important pour les proches des victimes de savoir comment celles-ci ont disparu. Mia noue une relation un peu maternelle avec Félicia d’autant qu’elle n’a pas eu elle-même d’enfant. Elle véhicule une pureté, une innocence, qui me touche.
Pour terminer, j’aimerais revenir sur cette scène finale, qui évoque la fin des Lumières de la ville. Comment avez-vous pensé cette scène pour atteindre une telle puissance émotionnelle ?
Tenir la main, c’est venu de mon expérience. Quand mon frère était caché dans le Bataclan, il m’a demandé d’arrêter de l’appeler, pour pas qu’il se fasse repérer. Alors avec mon ami, on a éteint la télévision et la radio, on a allumé une bougie et on s’est tenu les mains. Mon monteur qui habite près du Bataclan, qui entendait les tirs et les cris, s’est allongé avec sa copine et ils se sont aussi tenus la main. Dans les forums de rescapés, beaucoup de témoignages évoquent aussi des mains qui se serrent. Un psychiatre m’a expliqué que se tenir la main dégage de l’ocytocine, une hormone de bien-être qui s’apparente au contact entre un bébé et le sein de sa mère. Tenir la main, c’est du réconfort et du lien. C’est une sorte de réflexe grégaire dans les situations de détresse les plus extrêmes. Voilà pourquoi j’ai beaucoup filmé les mains, pourquoi je termine sur cette image ».
« Revoir Paris » d’Alice Winocour
France, 2022, 1h37mn
Production : Dharamsala, Darius Films, Pathé Films, France 3 Cinéma
Productrices : Isabelle Madelaine et Emilie Tisné
Co-production : Ardavan Safaee
Scénario : Alice Winocour
Musique : Anna von Hausswolff, Arvo Pärt
Photographie : Stéphane Fontaine
Décors : Margaux Remaury et Florian Sanson
Son : Jean-Pierre Duret, Pascal Villard, Laure-Anne Darras et Marc Doisne
Montage : Julien Lacheray
Avec Virginie Efira, Benoît Magimel, Grégoire Colin, Maya Sansa, Amadou Mbow, Nastya Golubeva, Anne-Lise Heimburger -
Première diffusion : 9 novembre 2026
Sur Arte les 09 novembre 2026 à 20 h 55, 13 novembre 2026 à 13 h 30, 19 novembre 2026 à 13 h 35
Sur arte.tv du 09/11/2026 au 08/12/2026
Visuels : © 2022 Dharamsala - Darius Films - Pathé Films - France 3 cinéma
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Les citations sur le film proviennent d'Arte et du dossier de presse.





























