Fils d’immigrants juifs, pionnier des bandes dessinées ou comics, Will Eisner (1917-2005) a créé la série The Spirit (1940-1952). En 1978, il a rendu populaire le vocable « roman graphique » en publiant son livre A Contract with God. La Contemporaine « a le plaisir d’accueillir l’exposition « Les guerres d’Eisner : un créateur de BD face à la guerre et l’antisémitisme », présentée du 16 avril au 3 juillet 2026. » Le 16 avril 2026 de 19h30 à 21h30, dans l'Auditorium de la Bibliothèque de l'Alliance Israélite Universelle (AIU); dans le cadre de La Semaine Will Eisner, aura lieu la conférence Bande dessinée, lieu de mémoire, suivie de dédicaces, sur le créateur de bande dessinée, par les commissaires de l’exposition, Benjamin Herzberg et Didier Pasamonik qui l'animera, Jérémie Drès, dessinateur et scénariste, Emmanuel Guilbert, dessinateur et scénariste, Grand Prix de la ville d'Angoulême, membre de l'Académie des Beaux-arts. Inscription sur ce lien. Entrée libre.
Astérix
« Walt Disney - L'enchanteur », par Sarah Colt
Will Eisner. Génie de la bande dessinée américaine
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Will Eisner. Génie de la bande dessinée américaine
« De Superman au Chat du rabbin, bande dessinée et mémoires juives » au musée Juif de Stockholm
« Super-héros : l’éternel combat » de Michael Kantor
« Art Spiegelman, traits de mémoire » de Clara Kuperberg et Joëlle Oostelinck
Art Spiegelman's Co-Mix: A Retrospective
Mus / Mouse / Maus. Variations suédoises autour de la BD d’Art Spiegelman
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"Le dialogue soutient l'image - tous deux sont au service de l'histoire", a résumé Will Eisner dans Le récit graphique : Narration et bande dessinée.
"Will Eisner. Génie de la bande dessinée américaine"
En 2017, le musée de la Bande dessinée présenta l’exposition Will Eisner. Génie de la bande dessinée américaine.
« Né le 16 mars 1917, fils d’immigrants juifs autrichiens et roumains, William Erwin - Will Eisner - mène une enfance pauvre dans le quartier de Brooklyn à New York ».
"Lors d’un mémorable débat à l’école Georges Leven à Paris, le 22 janvier 2002, un débat animé par Benjamin Herzberg pour l’Alliance Israélite universelle, Eisner déclara : « Nous les Juifs, nous sommes le peuple de l’Histoire. Raconter des histoires, c’est le moyen que s’est choisi le peuple juif pour résoudre ses problèmes, pour faire face aux situations les plus extrêmes. » Joann Sfar, présent avec lui face au public, lui rappela les préventions habituelles de la tradition juive face à l’image. Il objecta que l’écriture, après tout, venait du pictogramme, une image, et que la lettre de la Bible était également un dessin. Dès lors, conclut-il, ces préventions sont sans fondement. C’est pourquoi il n’hésita pas à publier en 1984 une version yiddish du Contrat avec Dieu, en lettres hébraïques comme en lettres romanes."
Will Eisner « admire les planches de Milton Caniff, d’Alex Raymond et George Herriman qu’il découvre dans les journaux qu’il vend dans les rues de Wall Street. Il aime aussi la littérature de Maupassant et d’Ambrose Bierce, les dessins et peintures de Daumier et Vélasquez ».
« Encouragé par son père, peintre contrarié qui se consacre à des travaux peu créatifs, Will se lance dans l’illustration et la bande dessinée, publiant son premier dessin à l’âge de 16 ans ».
« Avec un associé, Jerry Iger, il ouvre un studio proposant aux éditeurs de comic books des séries « clés en main » et employant des auteurs promus eux aussi à un brillant avenir dans les comics, comme Bob Kane, Bob Powell ou Jack Kirby ».
« A l’âge de 23 ans, il crée une série policière originale : The Spirit, qui paraît de manière hebdomadaire dans les journaux. Elle rencontre un grand succès et sa parution, de 1941 à 1944, devient quotidienne, ce qui oblige Will Eisner à engager des assistants, lesquels assureront la continuité de la série en son absence ».
« En effet, Will Eisner est mobilisé en mai 1942 par l’US armée. Il met son talent graphique au service de publications militaires ».
En 1945, Will Eisner « revient à la vie civile et se consacre à nouveau au Spirit ».
« En 1948, il créée une maison d’édition dont les deux premiers titres - autour d’un détective nommé John Law - font un flop, ce qui met un terme rapide à l’aventure éditoriale ».
Il « abandonne le Spirit en 1952, et fonde l’American Visuals Corporation, société de communication visuelle travaillant pour l’armée et d’autres clients, comme la maison de disque RCA ou encore une équipe de football américain ».
Dans les années 1960, Will Eisner « a conscience que la bande dessinée a changé, avec notamment l’apparition de l’underground. Il s’oriente alors vers ce qu’il n’était encore pas courant d’appeler le « roman graphique » - terme dont il popularisera l’emploi -, et inaugure en 1978 avec A Contract with God la publication d’une vingtaine de récits en noir et blanc au format roman. Il y met en scène des gens ordinaires confrontés à des drames urbains, histoires souvent tissées d’éléments autobiographiques ».
En février 2002, Will Eisner déclarait au Nouvel Observateur : « Je suis un écrivain qui dessine et un observateur de la condition humaine ». Dans les romans graphiques de Will Eisner, l’ambition littéraire est manifeste. La réception publique et critique sera enthousiaste ».
Dans l’émission 1 livre, 1 jour du 12 juin 2002, Olivier Barrot présentait depuis l’Arizona, La valse des alliances, roman graphique à tendance autobiographique. (Delcourt).
Will Eisner est lauréat de nombreuses récompenses, dont à plusieurs reprises celle des Eisner Awards (prix décernés aux Etats-Unis depuis 1988 aux meilleures bandes dessinées). En 1975, il est Grand Prix de la Ville d’Angoulême.
« Tout en créant ses romans graphiques, Will Eisner enseigne à la School of Visual Arts de New York, expérience qui donnera lieu à trois ouvrages pédagogiques sur l’art de réaliser des bandes dessinées. Ces ouvrages font encore aujourd’hui référence. Will Eisner a non seulement influencé toute une génération d’auteurs mais aussi formé, à une époque où la démarche était loin d’être courante, des étudiants à la narration séquentielle ».
Will Eisner « adapte aussi des classiques littéraires, comme Moby Dick de Melville ainsi qu’un récit inspiré de Dickens, Fagin le juif. Particulièrement sensible à la question de l’antisémitisme, Will Eisner publie sa dernière œuvre en 2005 avec The Plot : The Secret Story of the Protocols of the Elders of Zion, où il raconte l’histoire des Protocoles des Sages de Sion, célèbre faux manuscrit qui se présente comme un plan de conquête des sociétés occidentales par les juifs et les francs-maçons ».
Il décède en 2005 à l’âge de 88 ans.
« Foisonnante tant du point de vue scénaristique que visuelle, l’œuvre d’Eisner rayonne encore et toujours. Signe qu’il était et reste un précurseur, un inventeur. Son graphisme réaliste, certains diront classique, cache une originalité tous azimuts au service d’un vrai regard sur le monde... »
« On ne saurait parler de Will Eisner sans évoquer l’utilisation si particulière qu’il fait de l’ombre et de la lumière. Chez lui, elles sont immédiatement actrices, créant un climat caractéristique. La mélancolie, une certaine inquiétude soufflent dans ses images. Son univers, sombre et ironique à la fois, trouve sa forme graphique et quasi symbolique dans l’ombre portée... »
Les « ambiances sombres d’Eisner plongent notre imaginaire dans l’encre du polar la plus pure, mais elles sont aussi habitées par l’humour et le décalage. Des ombres ou des rais de lumière réels côtoient et chevauchent d’autres, dessinés ou peints, car Eisner aimait se jouer des codes et de leurs illusions ».
"L’Esprit de Will Eisner"
Lors de la 10e édition de la Biennale du 9e art, le musée Thomas Henry à Cherbourg présente l'exposition "L’Esprit de Will Eisner".
« Initié avec Winsor McCay, poursuivi avec Jack Kirby, le cycle américain de la Biennale du 9e art se termine à Cherbourg-en-Cotentin avec un hommage à Will Eisner (1917-2005), père du Spirit et figure de proue du roman graphique. Du 28 mai au 29 août 2021, le musée Thomas Henry explore L’Esprit de Will Eisner à travers une centaine d’œuvres originales qui retracent les 70 ans de carrière de l’auteur, son attachement à sa ville natale, New York, et son influence sur les auteurs contemporains (Miller, Crumb, Kurtzmann…) »
« Pour ce 3e volet du cycle américain que nous avons initié en 2017, nous parcourons l’univers de Will Eisner, dévoile Louise Hallet, conservatrice du musée Thomas Henry, un des premiers musées de Beaux-Arts à avoir fait entrer la bande dessinée dans ses salles. Après les comic strips de Winsor McCay, les super-héros de comic books de Jack Kirby, il était évident de poursuivre avec The Spirit et le roman graphique de Will Eisner. Son oeuvre prolifique qui s’étend sur 70 ans conserve une grande influence sur les auteurs contemporains. »
"Le musée poursuit également sa collaboration avec Bernard Mahé, proche de Will Eisner, et sa Galerie du 9e art Références qui permet de présenter au public une centaine d’originaux inédits."
L’Esprit de Will Eisner "s’articule autour des temps forts de son œuvre, en faisant la part belle à New York. « Durant un quart de siècle, Will Eisner va produire une multitude de récits centrés sur la vie quotidienne des quartiers populaires new-yorkais. De ses romans graphiques émane une poésie urbaine sombre et décalée, déjà palpable dans ses récits d’aventure policière du début des années 1940. Le Central City du Spirit est totalement inspiré de l’urbanisme de New York, de même que les décors de ses romans graphiques. L’ensemble de son œuvre peut d’ailleurs être considéré comme un hymne à sa ville natale. »
« Un New York qui fait écho au passé transatlantique de Cherbourg ! »
« Will Eisner, né William Erwin Eisner en 1917, a grandi dans le quartier populaire de Brooklyn. Comme beaucoup de jeunes garçons de son milieu, il vend des journaux, après l’école, pour participer aux revenus de la famille. Il y découvre les comic strips de Milton Caniff (Terry & les Pirates), Alex Raymond (Flash Gordon), George Herriman (Krazy Kat) et Elzie C. Segar (Popeye), qui viennent compléter son éducation littéraire et artistique. Encouragé par son père, Eisner commence sa carrière d’auteur par différents contrats allant de la publicité à l’illustration, avant de fonder en 1936, avec Jerry Iger, Eisner & Iger, une société produisant des séries de bande dessinée pour différents journaux et magazines. Il n’a alors que 19 ans. »
« En dépit du succès de l’entreprise, Eisner quitte son partenaire en 1939 pour le Register and Tribune Syndicate, une des nombreuses agences visant à créer du contenu, souvent graphique, pour les maisons de presse quotidienne. Ses nouveaux associés le chargent d’imaginer une série mettant en scène un super-héros, destinée à être publiée dans les suppléments dominicaux de grands journaux, afin de concurrencer le marché des comics alors en plein boom. Eisner propose alors une série centrée sur un détective privé, qui, laissé pour mort, réapparaît sous le pseudonyme du Spirit. »
LE SPIRIT, DE SA CRÉATION…
« Will Eisner a laissé une empreinte indélébile dans la pop culture en créant The Spirit, les aventures en 7 pages de Denny Colt publiées toutes les semaines de 1940 à 1952, toutes ponctuées par une chute surprenante ou humoristique. »
« Loin du standard propulsé par Superman, le Spirit est davantage un héritier du polar : il n’a aucun pouvoir et n’a pas pour vocation de sauver la planète. Eisner s’intéresse davantage au thriller, genre très en vogue dans les années 1930 dans la culture populaire, véhiculée par les pulps et le cinéma, puis dans les journaux, à l’instar de Dick Tracy par Chester Gould, ou encore d’Agent Secret X-9 et de Rip Kirby par Alex Raymond. »
« La série culte du Spirit marquera plusieurs générations d’auteurs, de l’underground des années 1970 (Robert Crumb, Harvey Kurtzman, Wallace Wood) jusqu’à l’âge sombre des comics dans les années 1980 (Frank Miller, Alan Moore, Dave Gibbons, Neil Gaiman). La maturité artistique d’une série comme le Spirit réside dans l’art du découpage, le sens du cadrage et le travail de la lumière, mais également dans l’éclectisme des genres et des sujets abordés. »
« Afin de donner un véritable un aperçu des aventures du détective masqué, la première partie de l’exposition présente 3 récits complets du Spirit parus entre 1946 et 1952. « Eisner s’est inspiré de New York pour créer son double fictif. Les péripéties citadines du Spirit ont pour toile de fond les quartiers populaires et les bas-fonds du Bronx », souligne Louise Hallet, conservatrice du musée Thomas Henry. Si les planches sont évidemment en version originale, un résumé en français donne au visiteur une parfaite compréhension de l’intrigue, un principe fondamental du travail d’Eisner pour lequel « story is everything ».
… À SA REDÉCOUVERTE
« Oublié durant quelques années, le Spirit doit son retour en grâce à l’édition indépendante des années 1970. »
« La 2e salle du parcours rend hommage aux acteurs de l’underground, et principalement à Denis Kitchen des éditions Kitchen Sink, compagnon de route de Will Eisner durant 35 fertiles années de collaboration. »
« Dans cet espace nous montrons comment, au fil des rééditions, The Spirit a pu accéder au statut d’icône de la pop culture mondiale. » »
EISNER/ MILLER : LES VIRTUOSES DU NOIR ET BLANC
« La 3e partie de l’exposition fait dialoguer l’œuvre de Will Eisner avec celle de Frank Miller, autre icône de la bande dessinée mondiale, autour de l’esthétique du noir et blanc. Des planches remarquables du Spirit font face à celles de Batman : The Dark Knight Returns et de Sin City, réactualisations emblématiques du polar hard-boiled (roman noir). »
L’INVENTION DU ROMAN GRAPHIQUE
« Après plusieurs années consacrées exclusivement à son agence d’illustration, Will Eisner revient à la bande dessinée en 1978 en inventant une nouvelle forme de narration : le graphic novel ou roman graphique. À travers des œuvres majeures telles que A Contract With God, A Life Force ou Dropsie Avenue, la dernière partie de l’exposition met en lumière le goût prononcé de Will Eisner pour les décors de la banlieue new-yorkaise, l’architecture des brownstones buildings, les ponts et le métro aérien, les habitants. Dans cette seconde carrière d’auteur de bande dessinée, Will Eisner produit des récits plus personnels, évoquant la survie des immigrants européens dans les premières décennies du XXe siècle. »
« Les guerres d’Eisner : un créateur de BD face à la guerre et l’antisémitisme »
La Contemporaine « a le plaisir d’accueillir l’exposition « Les guerres d’Eisner : un créateur de BD face à la guerre et l’antisémitisme », présentée du 16 avril au 3 juillet 2026. » Dans ce cadre, elle organise à la Bibliothèque de l'AIU une conférence sur le créateur de bande dessinée, par les commissaires de l’exposition, Benjamin Herzberg et Didier Pasamonik.
« Will Eisner (1917–2005) est l’une des figures fondatrices de la bande dessinée moderne et l’un des grands pionniers du comics américain. Auteur, dessinateur, éditeur et théoricien, il a transformé le médium au XXe siècle par ses innovations narratives et son ambition artistique. Créateur du Spirit, initiateur du roman graphique avec Un pacte avec Dieu, il a contribué à faire reconnaître la bande dessinée comme une forme d’expression adulte, capable d’aborder l’histoire, la mémoire, la politique et l’intime. Son influence est mondiale, durable et toujours vivante dans la bande dessinée contemporaine ; les prix les plus prestigieux du secteur, souvent considérés comme les « Oscars » de la bande dessinée, portent son nom : les Eisner Awards. »
« L’exposition bilingue (français, anglais) aborde un pan essentiel mais souvent méconnu de son parcours : le rapport constant entre son oeuvre et la guerre. Guerre vécue, observée ou transmise, guerre comme réalité matérielle, comme enjeu pédagogique, ainsi que comme combat moral. De la deuxième guerre mondiale à la lutte contre l’antisémitisme, deux sujets faisant partie des thématiques de la Contemporaine, le parcours montre comment Eisner a mobilisé le dessin et la narration à des fins didactiques pour l’armée américaine, puis comment il a utilisé le roman graphique pour analyser, dénoncer et déconstruire ce qui fait le ferment des guerres : l’ignorance, le préjugé, la discrimination. »
« Le visiteur progresse dans un ensemble d’une centaine de reproductions de dessins, de planches de bandes dessinées, d’affiches, de magazines militaires (Army Motors, PS Magazine) et découvre des personnages comme le soldat gaffeur Joe Dope ou la séduisante mécanicienne Connie Rodd avant que soit abordée la dernière partie de la carrière de l’auteur : ses romans et manifestes graphiques (comme Au coeur de la tempête, Fagin le juif ou Le complot), pionniers dans l’évocation de la mémoire et de la lutte contre l’antisémitisme. »
« Conçue pour être itinérante, l’exposition voyagera, après sa présentation à la Contemporaine, dans trois universités membres de l’Alliance EDUC, à Rennes, Potsdam (Allemagne) et Jaume (Espagne), et dans d’autres institutions culturelles. »
« Inscrite dans le cadre de la Semaine Will Eisner en France, l’exposition bénéficie du soutien de l’Alliance EDUC, de la Mission Libération, de l’Université Paris Nanterre, de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah et du Souvenir Français. »
Commissariat :
Benjamin Herzberg. « Ancien assistant de Will Eisner sur Fagin le juif et Le complot, spécialiste de son oeuvre. Commissaire d’exposition, éditeur et fondateur de GASP! Éditions, il est à l’initiative de la Semaine Will Eisner en France et oeuvre aux côtés de Will Eisner Studios, Inc. à la transmission et à la valorisation de l’héritage de Will Eisner à travers expositions, publications et conférences en France et à l’international. »
Didier Pasamonik. « Journaliste, critique et commissaire d’exposition, spécialiste reconnu de la bande dessinée. Directeur de la rédaction du site ActuaBD.com, il conçoit, écrit et accompagne depuis de nombreuses années expositions, publications et dispositifs culturels consacrés à l’histoire, aux auteurs et aux enjeux contemporains du neuvième art, en France et à l’international. »
Alliance EDUC
Mission Libération
Souvenir Français »
« Dans le cadre du projet UNISSON, elle a bénéficié d’une aide de l’État gérée par l’Agence nationale de la recherche au titre de France 2030 portant la référence ANR-23-EXES-0014. »
« Elle est présentée avec l’autorisation des Will Eisner Studios, Inc. et de la succession de Will Eisner, gérée par Carl et Nancy Gropper. Cette autorisation porte sur la reproduction et la présentation d’oeuvres de Will Eisner à des fins éducatives et culturelles, dans le respect de leur autorité morale et artistique, avec remerciements. Site à visiter : www.willeisner.com. »
L’exposition est conçue en partenariat avec GASP! Éditions – www.gaspeditions.com.
Partenariat média : ActuaBD – www.actuabd.com.
Le 16 avril 2026 de 19h30 à 21h30, dans l'Auditorium de la Bibliothèque de l'Alliance Israélite Universelle (AIU), dans le cadre de La Semaine Will Eisner, aura lieu la conférence Bande dessinée, lieu de mémoire sur le créateur de bande dessinée, par les commissaires de l’exposition, Benjamin Herzberg et Didier Pasamonik qui l'animera, Jérémie Drès, dessinateur et scénariste, Emmanuel Guilbert, dessinateur et scénariste, Grand Prix de la ville d'Angoulême, membre de l'Académie des Beaux-arts.
Une "rencontre exceptionnelle autour du roman graphique et de sa puissance narrative. De Maus à Persepolis, la bande dessinée s’est imposée comme un véritable lieu de mémoire, capable de raconter l’Histoire, de transmettre des héritages et de faire entendre des voix singulières. Le temps d’une soirée, des auteurs majeurs du 9e Art se réunissent pour explorer cette question passionnante : comment la bande dessinée raconte-t-elle la mémoire ? Une rencontre rare, à ne pas manquer. Retrouvez l'article complet ActuaBD sur la semaine Will Eisner"
"Entre Will Eisner, la bande dessinée et la Bibliothèque de l’Alliance, c’est une longue histoire d’amour. Le 22 janvier 2002, l’Alliance recevait Will Eisner pour une grande soirée de présentation de son œuvre, qui inaugurait le cycle “BD et judaïsme, une nouvelle alliance”. Aujourd’hui, l’auteur américain, pionnier du roman graphique, est à nouveau à l’honneur dans le cadre de la Semaine Will Eisner."
"Autour d’une grande exposition à La Contemporaine consacrée au thème “Les guerres d’Eisner”, trois soirées mettront en valeur le travail graphique et l’approche historique du géant créateur du Spirit. Celle qui se déroulera à l’Alliance proposera comme thème “Bande dessinée, lieu de mémoire”, référence au livre de Pierre Nora."
"Quand la bibliothèque commençait à s’intéresser à la BD il y a plus de vingt ans, la perspective était d’inscrire cet art graphique dans le champ des contenus culturels valorisés. Aujourd’hui ce combat est plus que gagné. Les BD, sous toutes leurs formes, albums, littérature jeunesse, romans graphiques, sont un des points forts de la librairie en France. Et le contenu juif de ces livres n’a pas cessé d’évoluer lui aussi. Les grandes expositions au Mahj (De Superman au chat du rabbin, Les mondes de Gotlib, René Goscinnny au-delà du rire), au Memorial de la Shoah (Shoah et Bande dessinée, Spirou dans la tourmente de la Shoah) ont popularisé le thème. On ne parvient plus à suivre les parutions de romans graphiques qui intègrent des personnages (biographies dessinées de Robert Badinter, Simone Veil, Ginette Kolinka, ...) ou des thèmes juifs (du Golem au Dibbouk). La bibliothèque de l’AIU a poursuivi l’acquisition de bandes dessinées à thème juif, réunissant plus de 260 titres."
"La soirée du 16 avril permettra à Benjamin Herzberg, collaborateur de Will Eisner jusqu’à ses derniers jours, de nous présenter l’œuvre multiforme de ce génie, en insistant sur son rapport à l’histoire et à la mémoire, tant personnelle que collective, qui a inspiré les derniers livres d’Eisner. De son enfance dans le Bronx à ses souvenirs militaires, Eisner a déroulé le fil de sa vie dans ses romans graphiques. Pour l’ultime période de son travail, Will Eisner a joué un rôle didactique, s’attaquant directement au thème de la conspiration antisémite avec Le Complot (Grasset), une illustration pédagogique des funestes Protocoles des Sages de Sion".
« Dans la continuité des « Guerres d’Eisner », la Contemporaine organisera entre 2026 et 2029 un cycle d’expositions autour de la bande dessinée :
- à partir de mi-novembre 2026, une exposition autour du fonds photographique de Didier Lefèvre mis en BD dans Le photographe d’Emmanuel Guibert, Didier Lefèvre et Frédéric Lemercier (Dupuis) ;
- à partir de la mi-novembre 2027, une exposition sur la BD LGBT en coproduction avec la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image d’Angoulême ;
- à partir de la mi-novembre 2029, une exposition autour de la figure de Monique Hervo, militante des droits de l’homme à qui Laurent Maffre a consacré la bande dessinée Demain demain (Actes Sud BD). »
Université Paris Nanterre
184, cours Nicole Dreyfus. 92 000 NANTERRE
Salle de lecture
Lundi à vendredi : 10h00-19h00
Samedi : 13h00-19h00
Salle d’exposition
Mardi au samedi : 13h00-19h00
Entrée libre.
Visuels :
Will Eisner en uniforme, 1943. Portrait photographique de Will Eisner portant l’uniforme de l’armée américaine. Provenance : archives Will Eisner, Billy Ireland Cartoon Library & Museum, Ohio State University, États-Unis.
Double-page Joe Dope, PS Magazine, 1955.
Couverture Mon dernier jour au Vietnam : mémoires, 2000 © Will Eisner Studios, Inc. Traduction française © 2005 Éditions Delcourt
Double-page Joe Dope, PS Magazine, 1955
Extraits du manuel d’instruction du fusil M16A1, avec le sergent Half-Mast et la mécanicienne Connie Rodd, PS Magazine, 1969
« Parce que vous misez votre vie dessus ! » , dans PS Magazine, n° 180, 1967.
Au musée Thomas Henry
Le Quasar
Esplanade de la Laïcité
50100 Cherbourg-en-Cotentin
Tél. : 02 33 23 39 30
Du mardi au vendredi de 10h à 12h30 et de 14h à 18h
Les samedis et dimanches de 13h à 18h
Fermé les lundis et jours fériés
Cité internationale de la bande dessinée
121, rue de Bordeaux. BP 72308. F-16023 Angoulême Cedex
Téléphone : +33 5 45 38 65 65
Du mardi au vendredi de 10 h à 18 h, samedi, dimanche et jours fériés de 14 h à 18 h
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Les citations sont extraites du dossier de presse. Cet article a été publié le 11 octobre 2017
Les citations sont extraites du dossier de presse. Cet article a été publié le 11 octobre 2017






























