Citations

« Le goût de la vérité n’empêche pas la prise de parti. » (Albert Camus)
« La lucidité est la blessure la plus rapprochée du Soleil. » (René Char).
« Il faut commencer par le commencement, et le commencement de tout est le courage. » (Vladimir Jankélévitch)
« Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort. Il est de porter la plume dans la plaie. » (Albert Londres)
« Le plus difficile n'est pas de dire ce que l'on voit, mais d'accepter de voir ce que l'on voit. » (Charles Péguy)
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jeudi 27 août 2026

La country music

Entrainante ou mélancolique, la musique country mêle des musiques traditionnelles, associe des instruments divers et est née d'influences variées : celtique, gospel des noirs américains, européenne, polka, blues, etc. Célèbre chanteuse de country music, Dolly Parton s'est inspirée de la Bible hébraïque. Arte rediffusera le 27 août 2026 à 23 h 22 « Dolly Parton : l'Amérique réconciliée », documentaire de Nicolas Maupied.

Le siècle du jazz 
« La révolution du 78 tours » par Dagmar Brendecke 
Martial Solal, pîaniste de jazz 

Entrainante ou mélancolique, la musique country mêle des musiques traditionnelles, associe des instruments divers et est née d'influences variées : celtique, gospel des noirs américains, européenne, polka, blues, etc. Elle exprime la vie des gens modestes, leurs valeurs, leurs préoccupations quotidiennes. Elle a influé le rock and roll. A Nashville (Tennessee), se trouvent de prestigieux studios de musique country. 

Le judaïsme a influé sur la country music américaine.

Dans "The secret Jewish history of Dolly Parton. The singer and philanthropist boasts an impressive command of the Jewish Bible" (Forward, 19 janvier 2023), le journaliste Seth Rogovoy a souligné combien Dolly Parton, chanteuse célèbre de country music a été influencée par la Bible hébraïque, notamment dans certaines chansons, et le rôle majeur joué par Sandy Gallin, agent artistique juif américain, qui a propulsé sa carrière à un niveau inédit : 
"Dans une interview pour « By the Book », Dolly Parton a confié au New York Times qu'un exemplaire de la Bible se trouve toujours sur sa table de nuit, à côté d'un « livre de dévotion quotidienne ». Dans « Songteller », Parton explique : « Je ne suis pas très religieuse, mais je suis très, très spirituelle. J'ai grandi dans un environnement très religieux. J'ai grandi avec un enseignement biblique, et j'en suis heureuse. »
La connaissance de Parton de la Bible juive transparaît dans plusieurs de ses chansons préférées, notamment « Coat of Many Colors » et « The Master's Hand ». La chanson « Coat of Many Colors » s'inspire de l'enfance de Parton, passée dans une relative pauvreté, et s'inspire de l'histoire biblique de Joseph. Parton chante : « Alors qu'elle [sa mère] cousait, elle raconta une histoire biblique qu'elle avait lue / À propos d'un manteau multicolore que Joseph portait… »
Dans « Songteller », Parton raconte : « Ma mère m'a confectionné ce petit manteau. Pour que je sois fière de ce petit manteau, je le sais maintenant, elle m'a raconté l'histoire de Joseph dans la Bible et de son manteau multicolore. Alors je me suis dit : "Eh bien, si c'est tiré de la Bible et que Joseph était un personnage important, il doit être très spécial et important." Puis, quand je suis allée à l'école, les enfants ne l'ont pas vu. Ils se sont contentés de se moquer de mon petit manteau. J'avais vu bien plus dans ce manteau que ce que Maman avait cousu, des choses cousues dans mon corps, mon âme, tout en moi. Maman l'avait confectionné, raconté l'histoire et rendu tout cela si réel. C'était tellement bouleversant et déchirant pour moi qu'ils s'en moquaient. Dans mon esprit, je pensais que je ressemblais exactement à Joseph. Mais les enfants ne le voyaient pas, et ça m'a anéantie. »
Sa chanson « The Master's Hand », écrite en 1971, témoigne de la profonde immersion de Parton non seulement dans les cinq livres de Moïse, mais aussi dans les Écrits, et plus particulièrement dans le livre de Daniel. La chanson commence par le récit familier de Noé :
Dans les jours précédant le déluge
Le monde est devenu méchant et corrompu.
Mais Noé était un homme bon ,
Et le Seigneur vint à lui.
Et il dit à Noé : « Va, construis une arche. »
Noé l'a fait, et le ciel s'est assombri,
Et un grand déluge détruisit tout.
Sauf Noé et sa femme
Et leurs trois fils et leurs femmes
Et une paire de chaque espèce de créature
Marcher dans le pays.
Et le peuple se moquait.
Et ils se sont moqués.
Mais le vieux Noé a travaillé jusqu'à ce que ce soit terminé,
Parce qu'il tenait la main du Maître.
Après le refrain, la chanson continue avec l'histoire moins connue de Schadrac, Méschac et Abed-Nego, trois personnages du livre de Daniel. Tous trois sont jetés dans une « fournaise ardente » après avoir refusé de se prosterner devant une image de Nabuchodonosor II, roi de Babylone. Récompensés pour leur loyauté envers Dieu, ils survivent miraculeusement au feu. Ou, comme le dit Dolly Parton :
Trois enfants hébreux dans les temps anciens
Ont été conduits dans les charbons ardents,
Parce qu'ils ne renieraient pas le Seigneur,
N'obéirait pas aux ordres.
Et la fournaise rugit comme une puissante tempête,
Mais les enfants hébreux ne voyaient aucun mal.
La flamme fut étouffée par la main du Maître… .
Shadrach, Méshach et Abed-Nego
Je n’avais pas peur des charbons ardents,
Parce qu'ils tenaient la main du Maître.
« Je connais mes histoires bibliques, comme celles que je mentionne dans cette chanson », écrit Parton dans « Songteller ».
Bien que les racines musicales de Dolly Parton plongent dans la country et le gospel, au milieu des années 1970, alors que sa carrière était au point mort, elle était prête à toucher un public plus large. Deux juifs nés à Brooklyn ont joué un rôle essentiel dans l'ascension de Parton depuis Nashville vers la célébrité pop grand public. Parton attribue tout le mérite à Sandy Gallin, l'un des agents artistiques les plus prospères des années 1970 à 1990, qui l'a aidée à atteindre un succès musical « crossover » et à se lancer dans la télévision, le cinéma et même un parc d'attractions.
En 1977, Gallin convainquit Parton d'enregistrer une chanson intitulée « Here You Come Again », écrite par le duo juif Barry Mann et Cynthia Weil. Il fit appel à un autre natif de Brooklyn, Gary Klein, pour produire la chanson et l'album du même nom. Le single entra dans le Top 20 des albums pop et fut à l'origine de son premier succès pop au Top 10 ; l'album fut son premier à se vendre à des millions d'exemplaires. (D'ailleurs, son succès pop ne se fit pas au détriment de sa crédibilité country ; la chanson resta en tête du classement des singles country pendant cinq semaines.) La chanson valut également à Parton son tout premier Grammy Award, celui de la meilleure voix country féminine. Au cours des années suivantes, Klein produisit plusieurs autres tubes pour Parton.
Mais pour Gallin, les choses ne s'arrêtèrent pas là. Il convainquit Parton d'ouvrir le parc d'attractions « Dollywood » dans le Tennessee, et tous deux cofondèrent une société de production, Sandollar, dont les nombreux succès furent le film de Steve Martin « Le Père de la mariée » et la série télévisée à succès « Buffy contre les vampires ». Les producteurs remportèrent un Oscar en 1990 pour leur documentaire sur le sida, « Common Threads: Stories from the Quilt ». Gallin produisit également les films « Rhinestone » et « Straight Talk » avec Parton. Parton commémora son amitié et sa loyauté envers Gallin en écrivant « Sandy's Song », chantée sur l'air de « Greensleeves ».
Dans « Songteller », Dolly Parton écrit à propos de Gallin : « Nous étions si proches et notre relation était si tendre. Nous venions de deux mondes complètement différents, mais le courant est passé, d'une certaine manière. C'était un de ces amis que l'on trouve et dont on sait qu'ils resteront amis pour toujours. » Pendant un temps, ils ont même partagé un appartement dans l'Upper East Side de Manhattan. Après la mort de Gallin en 2017, Parton a confié à un journaliste : « Personne ne comprenait vraiment comment la chrétienne du Sud et le juif new-yorkais pouvaient avoir autant en commun. Mais c'était réel. »
"Né au Texas et élevé dans le Sud, Joe Buchanan fait de la musique country imprégnée de Torah. La musique de Joe met en valeur les valeurs, la Torah et l'histoire du peuple juif pour livrer des histoires imprégnées de la lutte et du triomphe de l'esprit humain, tout en louant D.ieu pour la bonté de la vie... Environ 13 ans après son mariage, Joe Buchanan a découvert que sa femme était juive. Grâce à cette découverte, leur famille a pris un chemin qui allait tout changer. Du premier cours et ses innombrables questions au mikvé et au-delà, le judaïsme a répondu à toutes les questions spirituelles" de l'artiste qui s'est converti au judaïsme. "Joe Buchanan a sorti son premier album, Unbroken, et en 2020 a sorti son deuxième album, Back From Babylon".

Arte propose « Country. This is America ! » Programmation spéciale country avec 2 documentaires inédits "Dolly Parton, l'Amérique réconciliée", "Rebel Country" et la série documentaire de Ken Burns "Country ».

La série documentaire « Country Music . Une histoire populaire des États-Unis » de Ken Burns « raconte la passionnante histoire des hommes et des femmes qui ont créé la Country Music, cette forme musicale si fortement ancrée dans la culture américaine. Regard chronologique sur l'évolution du genre, depuis ses débuts dans l’Amérique profonde des années 1930 jusqu’à la fin du 20ème siècle, où elle devient un véritable phénomène mondial. »

« Dolly Parton : l'Amérique réconciliée »
Arte rediffusera le 27 août 2026 à 23 h 22 « Dolly Parton : l'Amérique réconciliée », documentaire de Nicolas Maupied.

« Reine absolue de la country music, Dolly Parton parvient à rallier l’Amérique fracturée à sa choucroute peroxydée et à ses paradoxes assumés. Portrait d’une immense artiste et d’une icône à l’irrésistible espièglerie. » 

« Depuis près de soixante ans, elle enchante l’Amérique à coups de hits devenus planétaires, de "Jolene", reconverti brûlot indie rock par les White Stripes, à "I Will Always Love You", dont la reprise par Whitney Houston reste la chanson d’une artiste femme la plus vendue de tous les temps. »

« Choucroute peroxydée et combinaisons moulantes à paillettes, la reine absolue de la country a su en outre s’attirer tous les suffrages par ses aphorismes – les "dollismes" – et sa générosité de businesswoman philanthrope. »

« Immense auteure-compositrice-interprète autant que virtuose de l’autodérision – "Ça coûte cher d’avoir l’air bas de gamme !" –, Dolly Parton, née en 1946, grandit en Cendrillon dans un cabanon sans eau ni électricité des Appalaches auprès de onze frères et sœurs, avant d’emporter, à 17 ans, sa voix de soprano, sa guitare et son rêve de devenir star dans un car pour Nashville. »

« Sûre de son talent, celle qui d’emblée prévient "Just because I'm blonde, don't think I'm dumb" ("Juste parce que je suis blonde, ne crois pas que je suis idiote") s’émancipe vite de ses pygmalions pour écrire trois mille chansons et vendre cent millions de disques au cours d’une carrière hors norme. »

« Jouant de sa caricature, l’autoproclamée Backwoods Barbie ("Barbie de la cambrousse"), titre d’un album de 1967, s’honore de servir de modèle aux drag-queens : "Si j’avais été un garçon, j’en aurais été une, c’est sûr"… »

« Plus équitable qu’engagée, mais surtout courageuse et maligne, Dolly, qui a ouvert un parc d’attractions à son nom dans le Tennessee, sait faire entendre la voix de la tolérance. En plein mouvement Black Lives Matter, cette fille du Sud profond rappelle ainsi : "Il n’y a pas que nos petits culs de blancs qui comptent." Taylor Swift, qui se réclame de son héritage, raconte que, lors d’un concert, son aînée pré #MeToo aurait taclé un importun qui lui hurlait sa flamme d’un sobre : "Je t’avais dit de rester dans le camion."

« Retraçant la flamboyante carrière de cette légende vivante de la country – vénérée par Beyoncé qui, à son tour, a repris "Jolene" –, ce documentaire montre comment Dolly Parton, icône queer, a su conjuguer extrême artificialité et vraie profondeur. »

« Car derrière ses extravagants costumes et son maquillage outrancier, la "Mae West de Nashville", attachée à ses Appalaches natales, raconte dans ses textes son intimité et sait y insuffler la gravité d’enjeux de société. »

Elle aborde aussi dans ses chansons des faits de société : une adolescente enceinte attend en vain son compagnon, des enfants mettent le feu à la maison de correction où ils ont été maltraités, etc.

« Avec sa musique, un inébranlable optimisme qui voile sa mélancolie, et son espièglerie, "sainte Dolly" réussit à fédérer une Amérique fracturée, ralliant à sa bannière colorée Blancs et Noirs, progressistes et conservateurs. »

« Féministe par le parcours plus que par le discours, elle s’investit dans de justes causes, pourvoyant en bibliothèques les enfants privés de livres ou participant en 2020 au financement  de la recherche sur le vaccin contre le Covid-19. »

« Au fil de ses apparitions télévisées explosives et en chansons, le réjouissant portrait d’un phénomène attachant qui n'a jamais rendu de comptes qu’à Dieu. » 

Dolly Parton est décédée le 25 août 2026. Le Président conservateur Donald Trump a ordonné la mise en berne des drapeaux américains sur le territoire des États-Unis durant une semaine.


« Reine absolue de la country, autrice-compositrice de trois mille chansons, lady Parton a mêlé mélos et mélodies, refrains et odes pré #MeToo. Portrait en cinq titres entrés au panthéon du genre. Par Sylvie Dauvillier.

1970 – "Down from Dover"
"Mon corps se tord, c’est le moment"… D’une déchirante pudeur, "Down from Dover" conte la tragédie d’une adolescente abandonnée par son amant dont elle espère le retour. Rejetée par tous, elle met seule au monde une enfant mort-née. Reprise par Nancy Sinatra et Marianne Faithfull, la chanson dénonce, en 1970, le sort réservé aux filles-mères et l’hypocrisie de la société. Dolly Parton la considère comme l’une de ses plus belles.

1971 – "Coat of Many Colors"
"Même si nous étions pauvres, j'étais riche…" Avant de caracoler en tête des hits et d’arborer faux cils et vestiaire kitsch, cette fille des Appalaches a grandi dans la misère, mais aussi dans l’amour. Un jour, elle subit les sarcasmes de ses camarades à cause d’un manteau de chiffons cousu par sa mère. Plébiscité par l'Amérique chrétienne pour sa référence biblique à la tunique multicolore de Joseph, ce titre autobiographique devient, dans les années 1980, un hymne de la communauté gay, qui se reconnaît dans cette ode à la différence qui transforme la honte en fierté.

1973 – "Jolene"
"Jolene. Jolene. Jolene. Joleeeene, je t’en supplie, ne prends pas mon homme…" Hymne viral plus de trente ans après sa sortie avec les reprises des White Stripes, de Taylor Swift ou de Beyoncé, "Jolene" ‒ le prénom d’une fan en mal d’autographe ‒, met en scène une blonde priant sa rivale rousse de renoncer à son offensive de séduction. Refrain entêtant et déluge émotionnel, la ballade détruit le cliché machiste de la jalousie hystérique entre femmes pour plaider la compassion.

1974 – "I Will Always Love You"
"Si je devais rester, je ne ferais que t’encombrer…" En la reprenant pour la B.O. de Bodyguard, Whitney Houston a offert à cette poignante chanson d’adieu un tour du monde phénoménal ‒ le single le plus vendu de l’histoire par une artiste féminine ! ‒ et à Dolly Parton quelques millions de dollars en plus. À l’origine, la reine de la country y annonçait sa rupture à Porter Wagoner, pygmalion qui l’avait lancée avant d’être dépassé par son succès.

1980 – "9 to 5"
"Travailler de neuf à cinq, quelle façon de gagner sa vie !" Quand Dolly, boostée par Hollywood et la comédie culte 9 to 5 – Comment se débarrasser de son patron, avec Jane Fonda et Lily Tomlin, devient pop star… Sur un rythme disco qui, quarante ans avant #MeToo, dénonce les cadences infernales de secrétaires harcelées, l’icône country devient celle des travailleurs opprimés pour se hisser au sommet de la culture populaire américaine. »


France, 2024, 53 min
Coproduction : ARTE France, O2B Films 
Auteurs : Stéphane Davet et Nicolas Maupied 
Sur Arte les 10 août 2025 à 22 h 40, 27 août 2026 à 23 h 22
Sur arte.tv du 02/05/2025 au 06/08/2025
Sur arte.tv du 25/08/2026 au 24/02/2027
Visuels : © O2B FILMS


Articles sur ce blog concernant :
Les citations sont d'Arte. Cet article a été publié le 1er août 2025.

dimanche 24 mai 2026

Barbra Streisand

Née le 24 avril 1942, Barbra Streisandcélèbre et talentueuse chanteuse, réalisatrice, productrice, compositrice, militante démocrate et philanthrope, Juive américaine alterne comédies musicales et drames, devant et derrière la caméra. Elle a interprété des standards de Broadway et de Hollywood dans son dernier album. Le 23 mai 2026, le festival de Cannes lui a rendu hommage par une Palme d'honneur. L'artiste est demeurée aux Etats-Unis où elle se rétablit d'une blessure au genou. Le 24 mai 2026 à 20 h, Arte rediffusera Barbra Streisand, naissance d'une diva 1942-1984, documentaire de Nicolas Maupied.

Fred Astaire (1899-1987)

Barbra Streisand est née en 1942, dans une famille Juive de Brooklyn, à New York.

Son père, Emmanuel Streisand, professeur estimé, meurt quand Barbra a 15 mois. Sa mère, Diana, se remarie en 1949 avec Louis Kind. Elle n'est pas une mère très aimante. Ce dont souffre sa fille, qui grandit aussi... dans la rue.

« Une actrice qui chante »
Adolescente, Barbra Streisand débute comme chanteuse de nightclub.

En 1960, elle se produit dans un club gay The Lion à Greenwich Village (Manhattan).

Elle chante aussi au Canada, puis revient aux Etats-Unis en 1961.

La télévision s’intéresse à cette jeune chanteuse.

1962 marque ses débuts à Broadway.

En 1963, son premier disque The Barbra Streisand Album reçoit deux Grammy Awards. Barbra Streisand obtient le contrôle artistique total sur ses disques. Exceptionnel à l'époque.

Barbra Streisand chante en duo avec Judy Garland à la télévision.

Retour à Broadway en 1964 en interprétant le rôle de Fanny Brice dans Funny Girl, aux côtés de Sydney Chaplin, avec des titres phares : People, composée par Jule Styne et Bob Merrill (“A feeling deep in your soul/says you were half, now you’re whole”), et Don't Rain on My Parade. Deux semaines après la première, Barbra Streisand fait la couverture d'un grand magazine américain. 


Quatrième album studio de l'artiste, People occupe le 7 novembre 1964 la  première place du Billboard, et y reste pendant cinq semaines. Avec plus d'un million de disques vendus, il devient disque de platine.


Un succès mondial qui l’amène à Londres et lui vaut ses premières émissions télévisées centrées sur elle. En 1965, Barbra Streisand a son show sur CBS. Son contrat stipule dix émissions en dix ans pour cinq millions de dollars.


En 1966, naît Jason Gould, le fils de Barbra Streisand et de son mari, le comédien Elliott Gould.


Barbra Streisand reprend le rôle de Fanny Brice dans le film Funny Girl réalisé par William Wyler (1968) avec Omar Sharif. La relation amoureuse entre l'actrice Juive et l'acteur égyptien, chrétien converti à l'islam, crée une polémique.


Je suis arrivée à Hollywood sans avoir fait modifier la forme de mon nez, sans avoir fait poser de couronnes sur mes dents, ou sans avoir changé mon nom. C'est très gratifiant pour moi”, a déclaré Barbra Streisand.

Ses deux films suivants sont tirés eux aussi de comédies musicales : Hello Dolly! de Gene Kelly (1969) avec Walter Matthau et Louis Armstrong, et On a Clear Day You Can See Forever (Melinda) de Vincente Minelli (1970) avec Yves Montand.

"Hello Dolly!"
"Hello, Dolly!" est une comédie musicale américaine réalisé par Gene Kelly (1969) avec Barbra Streisand, Walter Matthau, Michael Crawford et Louis Armstrong. 

A l'origine : "The Merchant of Yonkers", pièce de théâtre de Thornton Wilder (1938) que l'auteur a réécrite et retitrée en 1955 " The Matchmaker". Michael Stewart l'adapte pour la comédie musicale "Hello Dolly!" dont la musique et les lyriques sont signés par Jerry Herman.

La comédie musicale est créée au Fisher Theater de Detroit le 18 novembre 1963, dans une mise en scène et une chorégraphie de Gower Champion et une production de David Merric. En 1964, elle est présentée à Broadway et remporte 10 Tony Awards, dont celui du Best Musical.

"Seule depuis le décès de son époux, Dolly Levi a décidé de consacrer son existence à parfaire celle des autres femmes. C'est ainsi qu'elle s'est trouvée une vocation de marieuse. Un jour, un séduisant millionnaire sollicite ses services pour sa nièce. Dolly décide de lui trouver une épouse : elle-même..."


Comédies dramatiques 
Barbra Streisand intègre la pop culture, et entame un premier virage avec Stoney End.

De sa filmographie émergent des comédies, comme What’s Up, Doc ? (On s'fait la valise, Docteur ? 1972) avec Ryan O’Neal, The Way We Were (Nos plus belles années) avec Robert Redford (1973), une comédie dramatique sur fond de guerre froide et maccarthysme, et un remake de A Star Is Born (Une étoile est née, 1976) de Frank Pierson avec Kris Kristofferson.

"Nos plus belles années"
Le 16 avril 2017, Arte diffusa Nos plus belles années (The Way We Were), de Sydney Pollack. "De milieux et de tempéraments contraires, Hubbell et Katie s'aiment mais ne s'entendent pas... Un somptueux mélodrame de Sydney Pollack, sur fond de maccarthysme, avec Robert Redford et Barbra Streisand".

"New York, à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Fervente militante de gauche et employée à la radio, Katie n'a pas une minute à elle. Un jour, elle croise Hubbell, qu'elle a connu à la fac en 1937. À l'époque, cet étudiant doué pour l'écriture faisait partie d'une clique fortunée et frivole que Katie, prise entre son job, ses cours et le Parti communiste, réprouvait. Mais elle n'en pinçait pas moins pour le jeune homme. Aujourd'hui, elle est décidée à ne pas le laisser filer. Une liaison orageuse s'engage entre eux. Katie, par ses convictions et sa détermination, force l'admiration de Hubbell, en même temps qu'elle l'épuise".

"Ce film raconte à la fois une passion sans issue, une ségrégation sociale insidieuse et la dérive maccarthyste, le tout empaqueté dans une fresque nostalgique, en quête de l'Amérique perdue, thème récurrent chez Sydney Pollack. Le cinéaste nous entraîne d'un campus en automne (inventif générique qui embrasse en montage alterné les jeunesses parallèles de Katie et Hubbell) à un Hollywood veule qui se plie mollement à la délation. Ce mélo flamboyant repose aussi sur un casting en or : la rencontre entre le beau gosse Wasp (Robert Redford, remarquable de sensibilité) et la pasionaria juive, vif-argent au cœur de midinette, rôle à la mesure de l'explosive Barbra Streisand, qui offre au film une bande-son aux somptueux trémolos".

Nos plus belles années (The Way We Were, 1973) de Sydney Pollack "compte parmi les réussites de Pollack, cinéaste néo-classique attaché à prolonger un certain glamour hollywoodien – il a toujours cherché à travailler avec les grandes stars de son époque – tout en y ajoutant certaines notes critiques.
Ainsi, Nos plus belles années s’inscrit dans la tradition des mélodrames et des grandes histoires d’amour du cinéma américain des années 40 ou 50, avec aussi l’ambition d’évoquer le climat politique des Etats-Unis de 1937 à 1950. Nos plus belles années est en effet la première fiction sortie d’un studio à traiter de la sombre période du maccarthysme à Hollywood, lorsque Hubbell Gardiner, aspirant romancier, est invité à écrire pour le cinéma, en pleine « chasse aux sorcières ». Dalton Trumbo, l’une des victimes de cette page noire de Hollywood, a participé au scénario sans être crédité au générique. Cet épisode fut pourtant très réduit au montage par Pollack, au grand regret de Barbra Streisand qui souhaitait que le film reste une œuvre engagée. C’est sans doute la limite du cinéma de Pollack, cinéaste soucieux de ne pas faire de vagues, préoccupé par le succès au point d’accepter parfois trop de compromis", a écrit Olivier Père.

Et d'observer : "Mais le film gagne en romanesque ce qu’il a perdu en acuité politique, et baigne dans une touchante mélancolie. De leur rencontre sur les bancs de l’université jusqu’à des retrouvailles impromptues devant l’Hôtel Plaza à New York, le film suit la romance contrariée entre Katie (Barbra Streisand) et Hubbell (Robert Redford) que tout oppose au début de leur relation. Elle est juive, militante communiste, exaltée et issue d’un milieu modeste. Il est WASP, apolitique, flegmatique et appartient à la jeunesse dorée. Leur passion amoureuse souffrira de l’idéalisme de l’une et du carriérisme de l’autre".

"La scène au début du film où Katie observe lors d’une fête pendant la Seconde Guerre mondiale Hubbell en uniforme de la marine, d’un blanc immaculé, assoupi debout au comptoir indifférent à la foule autour de lui résume bien l’originalité de Nos plus belles années. C’est l’homme qui est transformé en icône inaccessible, objet de désir, beauté passive et presque irréelle, tandis que la femme joue le rôle de la combattante en perpétuel mouvement, aimante, maladroite mais forte de ses convictions. Les deux acteurs sont très à l’aise dans leurs personnages. Pollack encourage la nonchalance de Redford, tandis que Barbra Streisand déploie son énergie habituelle. Un beau couple de cinéma".


Réalisatrice
Productrice – Barbra Streisand cofonde First Artists Production Company en 1969 avec Paul Newman, Sidney Poitier et Steve Mc Queen -, elle devient réalisatrice en 1983 avec Yentl, inspiré par une nouvelle d’Isaac Bashevis Singer, The Prince of Tides (Le Prince des marées, 1991), avec son fils Jason Gould né de son mariage avec l’acteur Elliott Gould, et The Mirror Has Two Faces (Leçons de séduction, 1996).

Le 26 mai 2016, à 15 h 15, le Cercle Bernard Lazare a projeté Yentl de et avec Barbra Streisand (1983, 132 minutes), Inspiré de la nouvelle d'Isaac Bashevis Singer : Yentl, the Yeshiva Boy (1962), ce film a pour interprètes principaux : Mandy Patinkin, Amy Irving. La musique est signée de Michel Legrand. Les paroliers des chansons sont Alan et Marilyn Bergman. Barbra Streisand a du se battre quinze ans pour trouver le financement du film dédié à son défunt père.

Le 12 décembre 2018, est ressorti, notamment au cinéma Max Linder Panorama en une version restauré Yentl.


Disques
Barbra Streisand excelle à surfer sur les vogues – disco -, multipliant les duos avec Johnny Mathis, Donna Summer, Tony Bennett ou Neil Diamond – tout en restant fidèle à son style et attirant des compositeurs de mélodies (Guilty produit par Barry Gibb contient Woman in Love). Lors de ce concert, elle chante avec le quatuor Il Divo notamment Somewhere.

Sa carrière décrite sur son site Internet s’apparente au tableau d’honneur de la première de la classe.

« Une actrice qui chante ». C’est ainsi que se définit Barbra Streisand dont la vocation la destinait à la comédie.

Arte a rediffusé Barbra Streisand Live in Concert de Barbra Streisand et Gary Smith (2009). La célèbre et talentueuse chanteuse, réalisatrice, productrice, compositrice, militante démocrate et philanthrope, Juive américaine interprète des standards de Broadway et de Hollywood devant le public conquis d’un concert en Floride en 2006. Eblouissante.

Naturel, professionnalisme, sensibilité, humour, lyrisme, élégance… Barbra Streisand déploie tous ses talents de chanteuse devant un public enthousiaste lors de sa tournée en 2006.

En Floride, accompagnée magnifiquement par son orchestre admirablement dirigé par Bill Ross, entre deux anecdotes teintées d'humour, elle enchaine Starting Here, Starting Now, Come Rain Or Come Shine, Funny girl, My man, The Way We Were, titre-phare du film realise par Sydney Pollack (1973) avec Robert Redford, People, Somewhere ou Don't Rain On My Parade.

Le coréalisateur Gary Smith capte les enthousiasmes des spectateurs, célèbres ou anonymes, les préparatifs, l’activité dans les coulisses, la relation d’amour partagé entre une artiste exigeante, distinguée par de nombreux prix – Oscar, Tony Award, Emmy Award, Golden Globe, Légion d’Honneur - et son public au cours d’une carrière couronnée par 51 disques d’or et 30 de platine.

La perfection.

En 2012, est sorti l'album Release Me de Barbra Streisand, suivi par la tournée Back to Brooklyn.

Israël
Le 17 juin 2013, lors de son séjour en Israël, Barbra Streisand a reçu un diplôme docteur en philosophie honoris causa de l'université hébraïque de Jérusalem qui abrite The Emanuel Streisand Building for Jewish Studies.  Elle a rencontré le Président Shimon Peres qui a fêté son 90e anniversaire.

Cette chanteuse a donné ses deux premiers concerts en Israël, au Bloomfield Stadium à Tel-Aviv les 20 et 22 juin 2013, devant 16 000 spectateurs. Elle a notamment interprété Avinu Malkeinu et Peoplepuis a entonné la HaTikva.

"Hello, Gorgeous!"
En 2013, le Museum of Jewish Heritage à New York a présenté le festival cinématographique Hello, Gorgeous! centré sur Barbra Streisand.

"Partners"
Le 16 septembre 2014, est sorti Partners36e album de Barbra Streisand, Douze standards américains interprétés en duos avec notamment Stevie Wonder, Michael Bublé (It Had to Be You), Blake Shelton (I’d Want It to Be You), Billy Joel (New York State of Mind) et Lionel Richie (The Way We Were) et en virtuel avec Elvis Presley (Love Me Tender). Selon la firme discographique Warner, il pourrait se vendre à plus de 150 000 exemplaire en une semaine, soit avant le 21 septembre prochain. Barbra Streisand a vendu 72 millions de disques aux Etats-Unis et 140 dans le monde.

Dans le cadre de la programmation Du Shtetl à Broadwayle cinéma Le Balzac projeta le 10 février 2015, à 20 h, Funny Girl  de William Wyler, avec Barbra Streisand et Omar Sharif. Le film était  précédé d'une présentation par le journaliste Denis Jeambar.

Médaille de la liberté
Le 24 novembre 2015, à la Maison Blanche (Washington), le Président Barack Obama a remis en particulier à Barbra Streisand et au réalisateur Steven Spielberg la Médaille présidentielle de la Liberté, la plus haute distinction civile américaine. Celle-ci est distingue  des personnalités qui "ont contribué de manière particulièrement méritante  à la sécurité ou aux intérêts nationaux des Etats-Unis, à la paix mondiale, ou aux efforts culturels ou d'autres apports privés ou publics".

Le 16 mai 2016, Barbra Streisand a annoncé la sortie de son prochain album, intitulé Encore: Movie Partners. Elle y interprète des airs de Broadway où elle a débuté avant d'entamer une carrière cinématographique. Sorti les 26 août 2016, cet album réunit Alec Baldwin, Antonio Banderas, Jamie Fox, Anne Hathaway, Hugh Jackman, Seth MacFarlane, Melissa McCarthy, Chris Pine, Daisy Ridley, Patrick Wilson, et un duo "spectaculaire virtuel avec Anthony Newley". Ce disque s'est rapidement hissé à la première place des classements de meilleures ventes aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne et en Australie.

Barbra Streisand a publié la liste des dates des récitals lors de sa prochaine tournée.

Elle n'a pas apprécié la manière dont "l'application de commande vocale Siri de l'iPhone prononçait son nom. Elle a appelé Tim Cook, PDG d'Apple, pour réclamer une modification". Elle lui a expliqué vers le 20 août 2016: « [Siri] a mal prononcé mon nom. (...) C’est Streisand avec un "S" doux, comme du sable sur la plage. C’est comme cela que je l’ai prononcé toute ma carrière », et non comme un « z ».  Elle a relaté son intervention lors d'une interview sur la station musicale NPR, radio publique des États-Unis. Tim Cook s'est engagé à rectifier cette erreur "lors de la prochaine mise à jour du logiciel, prévue le 30 septembre".

Elle présidera le Centre d'arts qui sera édifié sur le site des attentats terroristes islamistes commis le 11 septembre 2001 par al-Qaïda à New York. Ce Centre devrait être inauguré en 2020.

Donald Trump
Barbra Streisand illustre ces Américains juifs fidèles au Parti démocrate.

Lors du premier concert de sa tournée, elle a décoché des flèches visant Donald Trump, candidat du Parti républicain à l'élection présidentielle de novembre 2016. Elle a participé à de nombreux événements en faveur d'Hillary Clinton, alors candidate du Parti démocrate à l’élection présidentielle américaine.

Fin août, dans « The Tonight Show », elle a chanté en duo avec Jimmy Fallon incarnant Donald Trump. Tous deux ont interprété « Anything You Can Do » où ils "ont critiqué un grand nombre de déclarations de Trump faites pendant la campagne électorale, y compris son intention de construire un mur le long de la frontière mexicaine".

Barbra Streisand a confié à Michael Usher durant "60 minutes", émission de la télévision australienne, qu’elle était « stupéfaite » par la popularité de Trump et espérait que ses partisans allaient « revenir à la raison ». « Il n’a pas de faits [à son compte]. Je ne sais pas, je ne peux pas le croire. Soit je viens dans votre pays, si vous me laissez, ou au Canada ».

Le 9 septembre 2016, lors d'une soirée de gala à Manhattan en faveur de Hillary Clinton, Barbra Streisad a parodié, de manière méchante, la chanson "Send in the Clowns" en évoquant Donald Trump. Extraits :
"Couplet 1
Is he that rich?
Maybe he's poor?
'Til he reveals his returns who can be sure?
Who needs this clown?
Couplet 2
Something's amiss
I don't approve
If he were running the free world, where would we move?|
Name me a town?
Just who is this clown?"
Parmi les invités : les stylistes Isaac Mizrahi, Donna Karan, et Diane von Furstenberg; les acteurs Michael Urie, Laverne Cox, Debra Messing, Mary Louise Parker, Cynthia Nixon, Zachary Quinto, Marisa Tomei, et Jesse Tyler Ferguson, et le mogul hollywoodien Harvey Weinstein.

Cette soirée a ciblé la communauté LGBT, gay, dont Barbra Streisand est "la plus grande icone".

Barbra Streisand présidera le Centre d'arts qui sera édifié sur le site des attentats terroristes islamistes commis le 11 septembre 2001 par al-Qaïda à New York.

"Barbra Streisand, naissance d'une diva 1942-1984"

Le 24 mai 2026 à 20 h, Arte rediffusera Barbra Streisand, naissance d'une diva 1942-1984, documentaire de Nicolas Maupied. "Avec une incroyable pugnacité, Barbra Streisand a raflé tous les succès sans jamais se renier. De son enfance difficile à Brooklyn aux comédies musicales de Broadway, de "Funny girl" à "Yentl", voici le récit d'une irrésistible ascension".

"Orpheline de père, mal aimée par une mère désargentée, Barbra Streisand a grandi dans le Brooklyn juif orthodoxe. À l'école, ses camarades se moquent de sa "laideur". Mais cette petite fille délurée en mal de reconnaissance, qui rêve déjà d'être une star, apprend vite les vertus de l'autodérision. Elle fait preuve d'une détermination étonnante. Dans le film, l'acteur Allan Miller se souvient que, lorsqu'il enseignait le théâtre, elle assistait à tous ses cours et le bombardait de questions. Mais elle est recalée à toutes les auditions. La jeune fille joue alors son va-tout en révélant un talent caché pour le chant. Dès lors, Barbra s'impose dans les cabarets, à la télévision, au hit-parade. Viennent aussi les comédies musicales de Broadway. De là à Hollywood, il n'y a qu'un pas que cette "entertaineuse" née franchit allègrement".

"En restant elle-même, en assumant tout – son nez, sa judéité et sa véhémence dans un show-biz à dominante blonde et anglo-saxonne –, en s'emparant du pouvoir sans complexe dans une industrie masculine, Barbra Streisand, incarnation sexy et pragmatique du girl power, a ouvert la voie aux mégastars actuelles. C'est un des enseignements de ce documentaire, qui met aussi l'accent sur son statut d'icône gay et sur son charisme. Retraçant sa carrière, des joyeux débuts de Funny girl à Yentl, film dédié à son père où elle cumule toutes les casquettes (actrice, réalisatrice, scénariste, productrice), ce documentaire comporte de nombreuses archives inédites. On y découvre une Barbra Streisand clownesque, vive, pleine d'éclat, captant immédiatement l'attention. Le récit glamour d'une vertigineuse ascension".


Michael Jackson
Le 22 mars 2019, Barbra Streisand a déclaré au quotidien britannique The Times à propos de Michael Jackson : « Ses besoins sexuels étaient ce qu’ils étaient, que ce soit à cause de son enfance ou de son ADN ». Et, concernant ses victimes, Barbra Streisand a ajouté : « C’est un mélange de sentiments. Je me sens mal pour eux. Je me sens mal pour lui (Michael Jackson). Je pense que c’est de la faute des parents, qui ont laissé leurs enfants dormir avec lui. Pourquoi Michael Jackson aurait-il eu besoin d’avoir avec lui ces petits enfants habillés comme lui, avec les mêmes chaussures, les mêmes chapeaux, qui dansent comme lui ? »

"Streisand va ensuite jusqu’à relativiser le traumatisme subi par Wade Robson et James Safechuck. « Vous pouvez utiliser le terme d’agression sexuelle. Mais ces enfants, comme ils le disent dans le documentaire, étaient ravis d’être avec lui. Aujourd’hui ils sont tous les deux mariés et ont des enfants, donc ça ne les a pas tués »… Ces derniers mots ont suscité une réaction directe du réalisateur de « Leaving Neverland » Dan Reed. Celui-ci a écrit sur Twitter : « Ça ne les a pas tués. Barbra Streisand, avez-vous vraiment dit ça ? »

A la suite de la vague d'indignation suscitée par ses propos, Barbra Streisand a exprimé le 23 mars 2019 sur Twitter ses regrets : « Je suis profondément désolée pour la peine ou les malentendus que j’ai causés en ne choisissant pas mes mots avec plus de précaution à propos de Michael Jackson et de ses victimes, parce que les mots qui ont été imprimés ne reflètent pas mes vrais sentiments. Je n’avais aucune intention de nier le traumatisme que ces garçons ont expérimenté. Comme tous ceux qui ont survécu à une agression sexuelle, ils en porteront le poids jusqu’à la fin de leurs jours. Je regrette profondément et j’espère que James et Wade savent que je les respecte vraiment et que je les admire d’avoir dit leur vérité. »

Palme d'honneur 
Le 23 mai 2026, le festival de Cannes a rendu hommage par une Palme d'honneur à Barbra Streisand restée aux Etats-Unis pour sa convalescence après une blessure au genou. La comédienne Isabelle Huppert  remis symboliquement cette Palme après avoir dit un discours admiratif, soulignant son féminisme.

Barbra Streisand "a révélé comment elle était tombée amoureuse du cinéma étranger grâce à un cinéma près de son lycée qui projetait des films en noir et blanc de réalisateurs tels que François Truffaut, Ingmar Bergman, Federico Fellini et Akira Kurosawa. « J'étais fascinée par ces images à l'écran », a-t-elle déclaré. « Elles étaient si puissantes qu'elles restent gravées dans ma mémoire. Je rêvais d'être actrice et de vivre dans ces autres univers, plus intéressants. »

"Des années plus tard, devenue actrice, elle confia avoir réalisé qu'elle envisageait toujours le film dans son ensemble, se posant beaucoup de questions et faisant des suggestions. « Je ne m'en rendais pas compte à l'époque, mais je pensais comme une réalisatrice. J'essayais de trouver comment raconter l'histoire. Et j'avais des histoires à raconter. » Parmi ces histoires figurait « Yentl » (1981), son premier film en tant que réalisatrice, pour lequel Streisand est devenue la première femme à remporter le Golden Globe de la meilleure réalisation. Mais c'était un film qu'elle a décrit comme ayant été très difficile à mettre en œuvre. « J’étais une femme, ce qui représentait un obstacle pour beaucoup », a-t-elle déclaré. « Pire encore, j’étais une actrice qui voulait réaliser. Du coup, tous les studios m’ont refusée. Pendant quinze ans, le projet a failli s’effondrer. Mais je devais absolument faire ce film. » Mais elle a déclaré que la « passion » qu’elle avait pour réaliser « Yentl » était partagée par tous les cinéastes présents à Cannes."

« Dans ce monde fou et instable qui semble se fracturer chaque jour davantage, il est rassurant de voir les films captivants de ce festival, réalisés par des artistes de nombreux pays », a-t-elle déclaré. « Le cinéma a ce pouvoir magique de nous unir, d'ouvrir nos cœurs et nos esprits. Je suis si fière de faire partie de cette communauté, alors merci beaucoup et vive le cinéma ! » 

« Sur les conseils de mes médecins, et alors que je poursuis ma convalescence suite à une blessure au genou, je suis malheureusement dans l’impossibilité d’assister au Festival de Cannes cette année », a-t-elle déclaré dimanche dans un communiqué. « Mais je suis profondément honorée de recevoir la Palme d’Or d’honneur et j’avais tellement hâte de célébrer les films remarquables de la 79e édition. »

Elle a ajouté : « J'avais également très hâte de passer du temps avec des collègues que j'admire tant, et bien sûr, de retourner en France, un pays que j'ai toujours adoré. Bien que je regrette de ne pouvoir être présente en personne, je tiens à adresser mes plus chaleureuses félicitations à tous les cinéastes du monde entier dont le talent extraordinaire et la vision créative sont célébrés cette année. Un grand merci au Festival et à tous ceux qui continuent de soutenir et de défendre l'art du cinéma. »

Barbra Streisand "est la troisième lauréate de la Palme d'Or d'honneur cette année, après le légendaire réalisateur du « Seigneur des Anneaux », Peter Jackson, lors de la soirée d'ouverture, et John Travolta, qui a reçu cette distinction à la surprise générale suite à la première de son premier film en tant que réalisateur, « Propeller One-Way Night Coach ». « C'est bien plus qu'un Oscar », a déclaré Travolta, les larmes aux yeux. « Je n'arrive pas à y croire. C'est la dernière chose à laquelle je m'attendais. »


"Hello, Dolly!" de Gene Kelly 

Etats-Unis, 1969, 2 h 18
Production : 20th Century Fox
Scénario : Ernest Lehman, d'après la comédie musicale de Michael Stewart et la pièce de Thornton Wilder
Musique et paroles : Jerry Herman
Chorégraphie : Michael Kidd, assisté de Shelah Hackett
Avec Barbra Streisand, Walter Matthau, Michael Crawford et Louis Armstrong. 
Sur Ciné + Classic le 13 mai 2020 à  22 h 30.
Disponible jusqu'au 29/06/2020

Nos plus belles années (The Way We Were), de Sydney Pollack
Rastar Productions, Columbia Pictures, 1973, 114 min
Image : Harry Stradling Jr.
Montage : John F. Burnett
Musique : Marvin Hamlisch
Producteur/-trice : Ray Stark
Réalisation : Sydney Pollack
Scénario : Arthur Laurents
Avec Patrick O'Neal, Bradford Dillman, Barbra Streisand, Robert Redford, Lois Chiles, Viveca Lindfors
Sur Arte le 16 avril 2017 à 20 h 55

Visuels 
Hubbell (Robert Redford) et Katie (Barbra Streisand)
Katie (Barbra Streisand)
Katie (Barbra Streisand) et Hubbell (Robert Redford)
© Columbia Pictures Industries, Inc./All rights reserved

Barbra Streisand, naissance d'une diva 
1942-1984, de Nicolas Maupied

Roche Productions, Arte France, 2015, 59 min
Sur Arte le 16 avril 2017 à 22 h 50, les 6 juillet à 23 h 10 et 8 juillet 2018 à 9 h 5513 août 2021 à 22 h 25, 24 mai 2026 à 20 h, 05 juin 2026 à 23 h 10
Disponible du 01/07/2021 au 11/10/2021
Sur arte.tv du 20/04/2026 au 10/11/2026
Visuels 
Portrait de Barbra Streisand par le photographe Steve Shapiro
© Steve Shapiro

Du 26 juin au 6 août 2013
Au Museum of Jewish Heritage à New York
Edmond J. Safra Plaza. 36 Battery Place. New York, NY 10280
Tél. :  646.437.4202  

Etats-Unis, 2009, 108 minutes
Diffusions les 31 juillet 2011 à 22 h 35, 4 août 2011 à 2 h 15, 20 mai 2013 à 0 h 30

Photos : © Sony Music Entertainment-Steve Shapiro

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Cet article a été publié pour la première fois le 31 juillet 2011. Il a été republié le :
- 29 octobre 2012 en raison de la sortie de l'album Release Me et de la tournée Back to Brooklyn de Barbra Streisand,
- 14 mai, 17 et 25 juin, 28 juillet et 8 novembre 2013, 24 avril et 20 septembre 2014, 9 février et 30 novembre 2015, 25 mai et 11 septembre 2016, 16 avril 2017, 8 juillet 2018, 3 janvier 2019, 13 mai 2020, 6 août 2021.
Il a été modifié pour la  dernière fois le 24 mai 2026.