Citations

« Le goût de la vérité n’empêche pas la prise de parti. » (Albert Camus)
« La lucidité est la blessure la plus rapprochée du Soleil. » (René Char).
« Il faut commencer par le commencement, et le commencement de tout est le courage. » (Vladimir Jankélévitch)
« Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort. Il est de porter la plume dans la plaie. » (Albert Londres)
« Le plus difficile n'est pas de dire ce que l'on voit, mais d'accepter de voir ce que l'on voit. » (Charles Péguy)

vendredi 27 mai 2022

Issachar Ber Ryback (1897-1935)

En collaboration avec le musée d’art et d’histoire du Judaïsme (mahJ) et le MoBY (Museums of Bat Yam), les galeries Le Minotaure et Alain La Gaillard rendent hommage à Issachar Ber Ryback (1897-1935), né dans un milieu hassidique ukrainien, artiste - peintre, illustrateur, créateur de décors pour le théâtre yiddish - majeur de l’avant-garde artistique juive des années 1910-1920.

Le peintre-verrier Marc Chagall : Hadassah, de l'esquisse au vitrail
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Chagall et la Bible
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Marc Chagall. Le triomphe de la musique
Marc Chagall : Les Sources de la Musique 
Chagall, Lissitzky, Malévitch, l'avant-garde russe à Vitebsk (1918-1922) 
  
« Les galeries Le Minotaure et Alain La Gaillard accueillent dans leurs deux espaces l’exposition monographique d’Issachar Ber Ryback (1897-1935), artiste majeur de l’avant-garde juive des années 1910-20, élève d’Alexandra Exter et l’un des principaux animateurs de la Kultur-Lige – organisation créée à Kiev en 1918, dédiée à la construction et au rayonnement d’une nouvelle culture juive, fondée sur la synthèse des traditions culturelles nationales et mondiales.

« L’exposition est organisée en collaboration avec le Musée Ryback (Bat-Yam, Israël) et le Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme (Paris). Ce dernier – à partir du 8 mars – présente un accrochage spécifique consacré à l’artiste pour lequel le musée de Bat-Yam prête 5 toiles majeures provenant de sa collection ; 5 autres pièces seront exposées dans les deux galeries parisiennes. »

« L’exposition est concentrée sur la période avant-gardiste de l’oeuvre de Ryback, s’étendant de 1916 (l’année de son voyage avec El Lissitzky dans les bourgades biélorusses pour réaliser des croquis de synagogues, collecter et copier des œuvres de l’art populaire juif) à 1926 (l’année de son arrivée à Paris). Elle est divisée en 6 parties relatives aux différents aspects du travail de l’artiste. »

« La première partie est consacrée aux projets d’éditions pour la Kultur-Lige et aux dessins d’ornements populaires juifs réalisés par Ryback lors de son voyage en Biélorussie avec El Lissitzky en 1916 qu’il a continué, seul, entre mai et septembre 1917 à la demande du Comité central ukrainien pour la protection du patrimoine historique et artistique. Suivant une méthode de son invention, Ryback a essentiellement reproduit les pierres tombales des anciens cimetières juifs, en rapportant des motifs rares et précieux de l’art plastique populaire, inspiré par une croyance en un lien organique de l’artiste moderne avec le passé et la tradition artistique de son peuple. Les croquis de cette époque alimenteront sa créativité postérieure y compris des illustrations pour les livres, surtout dans les années 1917-19. »

« Dans la deuxième partie seront exposées les illustrations pour les livres pour enfants en yiddish réalisées par Ryback en 1922, notamment pour Mayselekh far kleynininke kinderlekh (Petites histoires pour les enfants) de Miriam Margolin, In vald et Foyglen de Leib Kvitko. Les partis pris graphiques de Ryback dans ces projets montrent les différents usages qu’il a pu faire des images et des motifs de l’art populaire juif. Ces illustrations occupent une place particulière non seulement dans l’art graphique l’artiste, mais aussi dans l’histoire de l’art du livre juif et mondial. Leur innovation fondamentale réside dans l’utilisation du style du dessin des enfants ce qui n’était pas le cas des autres artistes d’avant-garde, entre autres des futuristes russes, qui aussi illustraient des ouvrages destinés aux plus jeunes lecteurs. Dans le souvenir de sa veuve, Ryback « adhérait au principe selon lequel il fallait donner aux enfants des dessins tels qu’ils pouvaient les faire eux-mêmes. Et les enfants acceptaient ses dessins comme les leurs. Ryback a été très heureux que le petit fils de Dovid Bergelson, Leïvik, lui dise un jour : “Papa, moi aussi je sais dessiner comme Ryback.” Les enfants l’ont compris dans son art et l’ont aimé dans la vie. »

« La troisième partie est dédiée au projet « Shtetl » (la bourgade juive existant en Europe de l’Est avant la Seconde Guerre mondiale), l’album publié en 1923 à Berlin présentant différents personnages et scènes de la vie de la communauté. Les dessins de cette série sont probablement les œuvres les plus connues de Ryback, ils sont souvent considérés comme des œuvres d’art populaire. L’artiste y effectue une sorte de réhabilitation du shtetl. Alors que dans les représentations habituelles, il apparaissait comme un monde de « petites gens » arriérés, dominé par l’obscurantisme et la superstition, un lieu sombre et morne, dépourvu de lumière vive et d’air frais, pour Ryback il est non seulement un objet d’admiration artistique, esthétique, mais aussi un milieu empli d’énergie vitale. Les peintures de 1917 qui représentent la bourgade ou relèvent de la scène de genre regorgent de qualités. En outre, tout en conservant l’authenticité et la précision « ethnographique » des détails des lieux réels et de leurs habitants, Ryback ne les rend pas concrets, mais les réinterprète dans une image générale. Dans son imaginaire, le shtetl constitue le foyer d’une civilisation originale, dans laquelle il joue un rôle essentiel, à l’instar du rôle qu’ont joué les villes dans le développement culturel de l’Europe antique et chrétienne. »

« La quatrième montre les œuvres de la série « Pogroms » constituant une chronique sanglante de la vague de pogroms ayant lieu en Ukraine en 1919, pendant laquelle le père de Ryback a été assassiné. Le traumatisme que cet événement a provoqué chez l’artiste transparaît dans les aquarelles d’une sincérité sans précédent qui représentent des scènes de violence opposant les pogromistes et leurs victimes. Elles terrifient le spectateur par leur naturalisme. Ryback s’appuie sur des événements réels et des témoignages documentaires, en les incarnant dans une imagerie populaire, « folklorique », qui remonte à la fois à l’imagerie ukrainienne et à la tradition de la littérature populaire juive en yiddish, qui a préservé dans la mémoire collective l’histoire du martyre juif et de la mort pour la foi à l’époque des massacres et des persécutions. »

« La cinquième partie sera consacrée à l’œuvre pictural de Ryback qui développe son idée de combiner l’art populaire juif avec l’avant-garde artistique, notamment le cubisme et l’expressionnisme. La critique de l’époque reconnaissait sa maîtrise formelle, la « résonance » de son art avec l’esprit de l’époque, l’importance des thèmes de ses œuvres, leur profondeur et leur singularité. Les articles parus dans des publications de l’époque, considéraient les peintures cubistes de Ryback, ses « abstractions mystiques », comme une étape importante dans le développement de l’art juif contemporain et y voyaient une nouvelle version originale d’un style moderniste populaire. Ses découvertes artistiques sont indissociables des réalisations du nouvel art juif d’avant-garde, au sein duquel son nom doit être placé au premier rang, aux côtés de ses plus grands représentants, tels Marc Chagall et d’autres très célèbres artistes juifs de cette génération. »

« Finalement, la dernière partie est consacrée aux projets de décors de scène et de costumes pour le théâtre yiddish, autre activité importante de Ryback. L’artiste s’intéresse à la scénographie encore à Kiev, lorsqu’il fréquente l’atelier d’Alexandra Exter qui passait à l’époque pour l’une des réformatrices les plus radicales et les plus originales de l’art des décors théâtraux russe. Ryback a fait ses débuts de scénographe au studio de théâtre de la Kultur-Lige. Pour sa première mise en scène, le studio a choisi la pièce symboliste Machiah ben Yossef, de Beïnouch Steiman pour laquelle il réalise la scénographie, les esquisses des costumes et la maquette des décors en suivant les grands principes de scénographie énoncés par Exter : le mouvement des surfaces de couleur et la construction tridimensionnelle des décors composés de plates-formes de différents niveaux et profondeurs, permettant la réalisation simultanée de plusieurs jeux de scène. Il développe ces recherches en 1924 à Moscou et en 1925 à Kharkov et Minsk, toujours pour la Kultur-Lige. Les costumes qu’il conçoit pour les personnages sont particulièrement inventifs et pleins d’esprit, évoquant souvent des masques de la Commedia dell’arte. »

« Ryback n’a pas limité son rôle à une fonction auxiliaire de « concepteur » de l’idée du réalisateur, mais a activement influencé l’intégralité de la mise en scène. En façonnant l’espace scénique, il a de fait déterminé le style du spectacle, la dynamique des jeux de scène individuels et la plasticité motrice des comédiens. Cette position créative correspondait aux principales tendances de la scénographie d’avant-garde, auxquelles Ryback a donné un développement original. »

En 1926, l’artiste s’installe à Paris où il travaillera jusqu’à la fin de sa vie (1935) en s’approchant davantage du style de l’École de Paris.

« L’exposition est accompagnée d’une importante (et la première) monographie de l’artiste en trois langues (français, anglais, russe) avec les textes de Hillel Kazovsky, spécialiste des artistes de la Kultur-Lige et Hila Cohen-Schneiderman, directrice du Musée Ryback. »

 MahJ
« Grâce au prêt exceptionnel du musée de Bat Yam (Israël), le mahJ présente, au sein du parcours des collections, un ensemble d’œuvres de jeunesse d’Issachar Ber Ryback (Elisavetgrad, 1897 – Paris, 1935), artiste central de la renaissance de l’art juif en Russie. »

« Comme toute une génération liée à la littérature et au théâtre yiddish en plein essor, Ryback cherche une expression plastique spécifiquement juive, qui concilie tradition et modernité. Entre 1917 et 1921, ses œuvres se nourrissent des innovations stylistiques du cubisme et du cubo-futurisme, au service d’une iconographie marquée par l’art populaire juif et les lettres hébraïques. »

« À Kiev, en 1918, il participe à la création de la section artistique de la Kultur-Lige, une organisation juive laïque visant à promouvoir la culture yiddish. L’année suivante, dans la revue Oyfgang, il publie avec Boris Aronson le texte-manifeste de l’art juif d’avant-garde « Les voix de la peinture juive », dans lequel il défend un art conjuguant les innovations picturales européennes et les traditions juives, pour exprimer une véritable vision juive du monde. »

« Le rêve d’une autonomie culturelle juive en Russie se brisera avec la victoire définitive des bolcheviks à Kiev en décembre 1920. Le centre de la vie juive se déplace alors à Moscou pour un temps, puis Ryback part pour Berlin en 1921. Fin 1925, il s’installe définitivement à Paris. »

« L'accrochage se déploie dans deux espaces : 2 peintures sont présentées dans la salle des collections permanentes consacrée au Moyen Age ; 6 autres œuvres sont déployées à la fin du parcours, accompagnées de documents en vitrine. »

Le 29 juin 2022, 14 h 15-15 h 15, autour de l’accrochage « Issachar Ber Ryback », le mahJ propose la « Rencontre dans les salles », la présentation de « Shtetl. Mon foyer détruit. Souvenirs », recueil d’Issachar Ber Ryback, publié à Berlin en 1923 et comprenant 16 remarquables illustrations du Yiddishland, par Judith Lindenberg, responsable de la bibliothèque et des archives du mahJ.



Du 26 mars au 4 juin 2022
2, rue des Beaux-arts. 75006 Paris
Du mardi au samedi de 11 à 13h et de 14 à 19h
Tél. : 01 43 54 62 93

A la Galerie Alain le Gaillard 
19, rue Mazarine, 75006 Paris
Tél. : 01 43 26 25 35

Visuels :
Issachar Ber Ryback (1897-1935)
In vald (Dans la forêt). Étude pour couverture et illustration de Leyb Kvitko, 1922
Aquarelle et encre sur papier
29,5 x 39 cm
Cachet de l’atelier au dos
Provenance
Tel-Aviv, collection famille Gross
Bibliographie
Futur Antérieur, l'avant-garde et le livre yiddish, cat. ex. Musée d'art et d'histoire du Judaïsme, Paris, 2009, p. 149, n°151.

Issachar Ber Ryback (1897-1935)
In Shul (Dans la Synagogue). Étude pour illustration de Shtetl, c.1917-1923
Aquarelle et encre sur papier
32 x 44 cm
Signé en bas à gauche

Ryback, Ber Issachar
Portrait cubiste, 1918
Huile sur toile
100 x 70 cm

Issachar Ber Ryback (1897-1935)
Projet décors pour le théâtre Yiddish, 1925
Gouache et tempera sur papier
34 x 49,5 cm
Provenance
Collection privée, Israël
Certificat du comité Ryback

Du 8 mars 2022 au 31 décembre 2022
Au mahJ
Hôtel de Saint-Aignan
71, rue du Temple. 75003 Paris
Mardi, mercredi, jeudi, vendredi : 11 h-18 h. Samedi et dimanche : 10 h-18 h


Les citations proviennent du dossier de presse.

jeudi 26 mai 2022

« Diplomatie » de Volker Schlöndorff

Arte diffusera le 27 mai 2022 à 20 h 55 « Diplomatie » de Volker Schlöndorff. « Comment, à l’aube de la libération de la ville, le consul suédois Raoul Nordling a dissuadé le général nazi Dietrich von Choltitz de rayer Paris de la carte... Volker Schlöndorff confronte deux immenses comédiens (André Dussollier et Niels Arestrup) dans un huis clos historique d’une rare intensité ».

« Les coulisses de l'Histoire - Hitler, l'art de la défaite » par Christiane Ratiney
« La blonde province de Himmler Une expérimentation en Pologne » par Klaus Salge et Jacek Kubiak 
1940 : Les Parisiens dans l’exode 
Archives de la vie littéraire sous l'Occupation 
Le Musée de la Libération de Paris - Musée du Général Leclerc - Musée Jean Moulin 
« Les Bastilles de Vichy. Répression politique et internement administratif 1940-1944 » par Vincent Giraudier 
« Composer sous Vichy », par Yannick Simon 
Pierre Dac. Du côté d’ailleurs
La fin de la guerre et du IIIe Reich (1944-1945)

« Paris, dans la nuit du 24 au 25 août 1944. Alors que les Alliés fondent sur la capitale, le général Dietrich von Choltitz, nommé gouverneur deux semaines plus tôt, a reçu du Führer l’ordre de laisser derrière lui un champ de ruines. Les ponts, les édifices emblématiques et les gares, bardés d’explosifs, emporteront dans un fracas monumental le souvenir de la Ville lumière et des milliers d’âmes fébriles qui y attendent la libération. Peu avant le déclenchement de l’opération, le consul suédois Raoul Nordling se glisse par un escalier dérobé dans la suite occupée par von Choltitz au Meurice. Il espère convaincre le dignitaire nazi d’abandonner ce plan dévastateur…

« De l’innocence des civils à la beauté étourdissante de la capitale française en passant par l’inanité d’un tel acte et sa résonance dans l’avenir incertain de l’Europe, le consul s’escrime, par la seule force du verbe, à infléchir la conduite de son contradicteur ». 

« Lequel réplique par une série de parades-ripostes nourries de devoir d’obéissance militaire et de peur des représailles. » 

« Adaptant, avec le concours de son auteur, une pièce à succès de Cyril Gély, Volker Schlöndorff (Le tambour) restitue dans une mise en scène soignée les heures cruciales qui ont préludé au sauvetage de la capitale ». 

« Passionnant, ce huis clos fictif entre deux personnages historiques s’appuie sur des dialogues ciselés et un face-à-face magistral entre André Dussollier, tout en finesse teintée de malice, et Niels Arestrup, drapé dans les oripeaux d'une autorité ébréchée par le doute. »

Meilleure adaptation, César 2015



« Diplomatie » de Volker Schlöndorff
France, Allemagne, 2014
Auteur : Cyril Gély
Scénario : Volker Schlöndorff, Cyril Gély
Production : Film Oblige, Gaumont, Blueprint Film, ARTE France Cinéma, WDR, SWR, avec la participation d’ARTE France
Producteurs : Marc de Bayser, Frank Le Wita
Image : Michel Amathieu
Montage : Virginie Bruant
Musique : Jörg Lemberg
Avec André Dussolier (Raoul Nordling), Niels Arestrup (le général Dietrich von Choltitz), Burghart Klaußner (Werner Ebernach), Robert Stadlober (le lieutenant Bressensdorf), Jean-Marc Roulot (Jacques Lanvin)
Sur Arte les 27 mai 2022 à 20 h 55, 02 juin 2022 à 13 h 35, 12 juin 2022 à 15 h 20
Sur arte.tv du 27/05/2022 au 02/06/2022

« Aux frontières de l'humain »

Le Musée de l'Homme présente l’exposition « Aux frontières de l'humain » (The Limits of Humanity). Des interrogations, de nature philosophique, sur les effets des découvertes et des progrès scientifiques, des sensibilités nouvelles et accrues envers les animaux amènent à réenvisager les limites entre l'être humain et la machine ou l'animal dans une vision anti-biblique.   

Une problématique Fondation Casip-Cojasor 
L’affaire Krief, exemple d’antisémitisme d’Etat (version courte)

« Explorer nos limites, interroger notre devenir en tant qu’humain et plus globalement envisager le devenir de la planète, tel est le vaste champ d’exploration proposé par la nouvelle exposition du Musée de l’Homme : Aux frontières de l’humain. » 

« Les progrès technologiques ont permis de réparer notre corps biologique et d’accroître nos potentiels physiques et intellectuels, mais jusqu’où peut-on aller tout en restant humain, individuellement et collectivement ? N’avons-nous pas compromis notre propre avenir en malmenant la planète au nom du progrès ? »

« L’exposition trace les contours de l’identité humaine du temps des origines (depuis quand l’Homme se définit-il en tant qu’Homme ?) à un futur fantasmé (quand cessera-t-il de l’être ?). Au cours de ce cheminement, la rencontre avec l’Homme hybride, réparé ou augmenté, donnera à réfléchir sur la frontière entre nature et culture et sur les limites physiologiques ou éthiques d’une telle évolution transhumaniste. » 

« Les frontières du vivant sont instables et les spécificités humaines se sont brouillées, tant par une meilleure connaissance de notre lointain passé – nous ne sommes que des primates parmi les autres – que par la dynamique des innovations technologiques qui repoussent nos limites humaines. Paradoxalement, voilà l’humain aujourd’hui plus proche de l’animal et en même temps loin de sa propre nature : réparé, augmenté, connecté. »

« Par son ancrage dans des préoccupations contemporaines, Aux frontières de l’humain s’inscrit dans une programmation dont l’orientation a été initiée en 2017, avec l’exposition Nous et les autres, des préjugés au racisme. Le Musée de l’Homme affirmait ainsi son positionnement en tant que musée de société, dont la programmation entre en résonance avec les grands axes développés dans l’exposition permanente de la Galerie de l’Homme : Qui sommes-nous ? D’où venons-nous ? »

« Un parcours en 6 parties, encadrées par un prologue et un épilogue, vous invite à réfléchir à ces grands questionnements. Chaque partie vous plonge dans une ambiance en lien avec la thématique abordée. Vous y retrouverez des œuvres d’art contemporain, des objets muséographiques, des dispositifs multimédias et des projections audiovisuelles. »

« JE SUIS UN ANIMAL D’EXCEPTION  
Sommes-nous des êtres à part dans le monde du vivant ? Sommes-nous supérieurs aux autres animaux ? Alors qu’il devient difficile de définir le propre de l’Homme, les sensibilités à l’égard des animaux s’expriment et leur défense se radicalise. »

« JE SUIS UN CHAMPION  
La marionnette de Zinedine Zidane de l'émission "Les Guignols de l'info" vous accueille dans cette section dynamique : place aux sports, aux performances des champions qui repoussent les limites de leur corps biologique par l’entraînement physique et mental, par la créativité, mais aussi grâce à l’innovation technique. » 
 
« JE SUIS UN CYBORG 
Dans une ambiance futuriste, vous entrez dans le monde imaginaire des super héros bardés de métal et dans la réalité des innovations technologiques : prothèses, exosquelettes, implants... Le cyborg est un humain réparé, augmenté ou connecté. Certaines formes d’hybridation sont invasives et modifient le corps de l’individu de manière irréversible. »

« JE SUIS UN MUTANT  
Changement de décor : dans cette section aux allures de laboratoire, vous atteignez un degré supplémentaire ! Au-delà de la recherche de l’individu parfait, il pourrait devenir possible de modifier l’espèce humaine en ayant recours aux biotechnologies. Mais quels sont leurs impacts sur l’être humain ? Qu’en est-il des problèmes moraux qui en découlent ? »  

« JE SUIS IMMORTEL 
La science peut-elle nous faire espérer l’immortalité ? Peut-on augmenter les capacités humaines jusqu’à ne plus mourir ? La démographie, la médecine et l’anthropologie sont convoquées pour mettre en perspective les données scientifiques, les rites funéraires et les croyances, jusqu’aux promesses d’éternité des transhumanistes. »

« ON VA TOUS Y PASSER 
Après avoir rêvé d’immortalité, vous serez ramené à la réalité d’une planète en si mauvais état que son devenir apparaît incertain. Cette dernière partie annonce pour l’humanité toute entière des lendemains peu enchanteurs sur une planète malade, avant toutefois d’envisager, dans l’épilogue, les possibilités d’un avenir commun ».

« Une exposition conçue en partenariat avec l'INSEP (Institut national du sport, de l'expertise et de la performance) qui a contribué au Commissariat scientifique. »



Du 13 octobre 2021 au 30 mai 2022
Place du Trocadéro. Paris 16e
Tél. : 01 44 05 72 72
Tous les jours, sauf le mardi, de 11 h à 19 h

Articles sur ce blog concernant :

mardi 24 mai 2022

Black Lives Matter (BLM)

Apparu en 2013 parmi les Afro-américains, Black Lives Matter (BLM) est un mouvement américain raciste - appels aux boycotts des "commerces blancs" (dirigés par des Blancs) -, antisémite - Darrell Brooks, admirateur d'Hitler, a tué des participants à une parade de Noël dans le Wisconsin en 2021 -, anti-israélien (exhortation à la fin de l'aide militaire américaine à l'Etat Juif) et non hostile à l'usage de la violence. Arte diffusera le 24 mai 2022 à 23 h 50 « La révolte noire - Black Lives Matter » (Der schwarze Aufstand), documentaire partial d'Ulrich Stein et de John Kantara 


Arte propose des documentaires sur « Black Lives Matter » (Black Lives Matter. Polizeigewalt in den USA). 

« Patrick Lyoya, un réfugié d'origine congolaise de 26 ans, a été tué le 4 avril par un policier blanc lors d'un contrôle routier à Grand Rapids, aux États-Unis. Selon une autopsie indépendante, le jeune homme est mort d'une balle dans la nuque. En novembre 2021, trois hommes blancs avaient été reconnus coupables du meurtre d'Ahmaud Arbery, un Américain noir ».

« Ce ne sont pas les premières affaires de ce genre dans le pays. Suite à la mort de George Floyd, en mai 2020, le mouvement Black Lives Matter avait pris une ampleur inédite et dénoncé des violences policières et un racisme profondément enracinés dans l'histoire des États-Unis. »

La mort de l'Afroaméricain George Floyd lors de son interpellation par des policiers résulte d'une overdose et a été instrumentalisée par le mouvement Black Lives Matter, dirigé par des gauchistes.

BLM-UK est aussi anti-israélien. Le 28 juin 2020, il avait twitté
"As Israel moves forward with the annexation of the West Bank, and mainstream British politics is gagged of the right to critique Zionism, and Israel’s settler colonial pursuits, we loudly and clearly stand beside our Palestinian comrades.
FREE PALESTINE."
(Alors qu'Israël progresse avec l'annexion de la Cisjordanie et que la politique britannique dominante est bâillonnée du droit de critiquer le sionisme et les poursuites coloniales des colons israéliens, nous nous tenons haut et fort aux côtés de nos camarades palestiniens.  PALESTINE LIBRE".

En réaction à BLM, sont apparus les slogans "All Lives Matter" (« Toutes les vies comptent ») et "Blue Lives Matter" (« les vies bleues comptent ») lié au mouvement de défense de la police.

« La révolte noire - Black Lives Matter »
Arte diffusera le 24 mai 2022 à 23 h 50 « La révolte noire - Black Lives Matter » (Der schwarze Aufstand) d'Ulrich Stein et de John Kantara.

« Le 14 mai dernier, un homme blanc ouvre le feu dans un supermarché de Buffalo tuant dix personnes, majoritairement des Afro-Américains. Cette fusillade à "motivation raciale" n'est pas sans rappeler la mort de George Floyd. Deux ans après, ce documentaire explore les luttes contre les discriminations raciales et les violences policières aux États-Unis, en France et en Allemagne. »

« Le 25 mai 2020 à Minneapolis, en pleine pandémie, la vidéo de George Floyd, empêché de respirer lors de son interpellation, devient le symbole des violences policières et du racisme aux États-Unis. »

« Une onde de choc suivie d’une immense vague de protestation à travers le monde, dans le sillage de Black Lives Matter, un mouvement né en 2013 après l’acquittement de l’assassin d’un autre jeune Afro-Américain, Trayvon Martin, 17 ans ». 

« En France, ces images, écho à la mort d’Adama Traoré, le 19 juillet 2016, dans des conditions similaires, lèvent aussi le vent de la révolte ». Adama Traoré, jeune délinquant, est décédé en 2016 après avoir résisté à son interpellation par les forces de l'ordre.

« Alors que la lutte s’organise, les revendications s’affirment outre-Atlantique : meilleur contrôle du pouvoir politique, fonds d’aide aux quartiers noirs, enseignement gratuit mais aussi loi anti-discrimination pour protéger toutes les minorités, y compris sexuelles ».

« La lutte contre le racisme ne peut pas être exclusivement menée par les Noirs. Des personnes de toutes les couleurs de peau, de toutes les races, de tous les groupes ethniques et de toutes les nationalités doivent aussi s'y engager », pointe Alicia Garza, l'une des fondatrices de Black Lives Matter, appelant à une société plus juste. »

« Donnant la parole à plusieurs de ses militants, dont le frère de George Floyd, Philonise, et Assa Traoré en France, ce documentaire analyse les ferments de la colère, la montée en puissance du mouvement et son influence en Europe ». 

« Il retrace aussi l’histoire des drames de la discrimination raciale en Amérique, dont l’assassinat d’Emmett Till, 14 ans, en 1955, à l’origine du combat pour les droits civiques mené par Martin Luther King et Malcolm X ». 

« Le slogan de ce dernier, "No justice no peace", est d’ailleurs repris par Black Lives Matter ». 

« En Allemagne et en France, soulignent les historiens Emmanuel Blanchard et Pap Ndiaye, l’héritage colonial, tache aveugle dans la mémoire collective, continue de charrier les inégalités raciales, les crimes commis pendant cette période n’ayant été reconnus que récemment ». 

« Mais si le délit de faciès perdure, le "racisme structurel" dénoncé par Joe Biden aux États-Unis, la condamnation de Derek Chauvin, le meurtrier de George Floyd, la voix des jeunes issus de l’immigration en Europe ou encore le débat sur les restitutions d’œuvres d’art spoliées esquissent aujourd’hui un chemin vers plus de démocratie. »


« La révolte noire - Black Lives Matter » d'Ulrich Stein et de John Kantara
Allemagne, 2021, 53 min
Production : Vincent Productions Gmbh, en association avec ARTE
Sur Arte le 24 mai 2022 à 23 h 50
Disponible du 16/05/2022 au 15/08/2022