mardi 5 avril 2016

Spoliés ! L’« aryanisation » économique en France 1940-1944


Le Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère a présenté l’exposition éponyme réunissant des documents d’archives : photographies de prospection, courriers, affiches de mise en vente, témoignages. Une synthèse du rapport (2010) sur les modalités et l’ampleur du processus antisémite et administratif « d’aryanisation » et de spoliations dont les Juifs ont été victimes à Grenoble, et plus généralement dans le département de l’Isère, et les restitutions ordonnées par la République. Le 7 avril 2016, à 19 h, à au Mémorial de la ShoahVincent Le Coq, maître de conférence en droit public, et Anne-Sophie Poiroux, ancienne notaire devenue avocate, présenteront leur livre Les notaires sous l'occupation (1940-1945). Acteurs de la spoliation des juifs (Le Nouveau monde, 2015). Une histoire actuelle.

Une étude tardive de l’« aryanisation économique »
En 1995, dans la première édition de son livre-enquête Le musée disparu, enquête sur le pillage des œuvres (éd. Austral), Hector Feliciano évoquait un sujet tabou : le pillage des œuvres d’art.

Plusieurs pays, dont la France, ont été interpellés sur la destinée des biens et avoirs ayant été volés aux Juifs pendant ce conflit.

« Bien que connue de longue date et considérée, dès les années 1950, par Léon Poliakov, Joseph Billig et Raul Hilberg comme l’une des étapes clés dans le processus de destruction des Juifs d’Europe, l’« aryanisation économique » est longtemps restée un aspect marginal des études portant sur les persécutions antisémites ».

Depuis une vingtaine d’années, des études ont été consacrées à ce sujet. Ont été mis en relief les buts et effets de l’« aryanisation » (exclusion sociale, spoliation, etc.), en particulier lors de la mise en œuvre de la politique génocidaire nazie.

Lors de son discours en 1995, le Président de la République Jacques Chirac a reconnu la responsabilité de la France dans la déportation des Juifs lors de la Shoah. (Holocaust)

La « Commission Matteoli » (1997-2000)
La Mission d’étude sur la spoliation des Juifs en France - ou « Commission Matteoli » - a été établie en mars 1997 par Alain Juppé, alors Premier ministre, et présidée par Jean Mattéoli, ancien déporté résistant et ancien ministre.

En étaient membres : Ady Steg, Jean Favier, Jean Kahn, Serge Klarsfeld, Alain Pierret, François Furet et Annette Wieviorka, rejoints en 1998 par Claire Andrieu et Antoine Prost.

Le but : « déterminer, à partir de l’examen des différents fonds d’archives, et en particulier ceux du Commissariat général aux Questions Juives et du service de restitution des biens des victimes des lois et mesures de spoliation, les conditions dans lesquelles les spoliations organisées dans le cadre de la législation de Vichy ont eu lieu et ce qui a pu être restitué ».

Remis le 17 avril 2000, le rapport soulignait « l'ampleur de la spoliation qui a frappé la population juive en France, environ 330 000 personnes en 1940, une spoliation lancée par les Allemands nazis « en zone Nord dès le début de l'Occupation, assumée par Vichy et étendue par lui à l'ensemble du territoire national à partir de juillet 1941 ».

Ce rapport révélait « la multiplicité et la complexité des mécanismes de la spoliation qui a touché tous les secteurs de l'économie à l'exception du secteur primaire, toutes les branches de la fonction publique, de l'industrie, du commerce et des services, secteur public et secteur privé confondus :
- 80 000 comptes bancaires et environ 6 000 coffres bloqués ;
- 50 000 procédures « d'aryanisation » engagées ;
- plus de 100 000 objets d'art ainsi que plusieurs millions de livres pillés ;
- 38 000 appartements vidés ».

Ce rapport prouvait que la « restitution effectuée après la Seconde Guerre mondiale a été importante, mais incomplète, que l'administration des Domaines a procédé de façon un peu trop hâtive à la vente d'objets divers appartenant à des Juifs, et que les musées de France n'ont pas mené avec suffisamment de détermination la recherche en propriété concernant les œuvres et objets d'art qui leur ont été confiés ».

Il a recommandé la création de deux organisations :
- la Commission d’indemnisation des Victimes de Spoliations, pour compléter le dispositif d’indemnisation mis en place après la Seconde Guerre Mondiale.

- la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, présidée dès 2000 par Simone Veil, puis depuis 2007 par David de Rothschild, et dont le vice-président est Serge Klarsfeld. Lui ont été versés les fonds des Juifs spoliés sans ayant droit et gardés indûment par les administrations de l’Etat et les établissements financiers français.

Des « zones d'ombre » dans cette spoliation ont été alors signalés, notamment l'usage des droits d'auteurs compositeurs Juifs sociétaires de la SACEM (Société des auteurs compositeurs et éditeurs de musique) bloqués sous l'Occupation, en particulier ceux de Paul Misraki, compositeur pour Ray Ventura et ses Collégiens (Tout va très bien Madame la marquise), de Michel Emer (L'accordéoniste pour Edith Piaf), Géo Koger (J'ai deux amours pour Joséphine Baker et avec Vincent Scotto, Prosper pour Maurice Chevalier, La Java bleue pour Fréhel), Norbert Glanzberg (Le bonheur est entré dans mon cœur pour Lys Gauty)...

« La lecture du rapport Mattéoli m'a édifiée. Curieusement, les archives concernant les versements de la Sacem à ses sociétaires pendant la guerre ont disparu. De plus, on apprend qu'entre 1941 et 1945 la Sacem a encaissé des sommes importantes qu'elle ne pouvait pas distribuer, notamment aux auteurs-compositeurs déportés ou exilés. Or elle a, semble-t-il, à cette époque, commencé à acquérir des immeubles. Ces deux informations, rapprochées l'une de l'autre, ne sont guère apaisantes pour l'esprit », a déclaré au Point (28 avril 2000) Vline Buggy, fille de Géo Koger et parolière talentueuse de chansons célèbres pour des artistes de variété renommés : Claude François, Hughes Aufray, Sylvie Vartan, Herbert Léonard, etc. 

La Commission d'enquête grenobloise
Des recherches similaires ont été aussi menées à Bordeaux, Toulouse, Lyon et Grenoble. Grenoble présente l’originalité d’avoir été un haut lieu de la résistance, devenue ville Compagnon de la Libération.

Sous l’égide de la municipalité de Michel Destot, une commission d’enquête a été mise en place à Grenoble le 28 avril 1997 afin d’établir la vérité sur les spoliations dont les Juifs ont été victimes et les éventuelles restitutions en Isère de 1940 à 1945, sur « l’entreprise visant à déposséder systématiquement les familles juives de leurs biens, vendus au profit de l’État ». En 2001, elle a confié le travail de recherche et synthèse à Tal Bruttmann, historien chargé de mission auprès des archives municipales.

Cette Commission a été présidée par Michel Bénichou, puis Georges Lachcar. Elle a réuni des élus de Grenoble, les présidents du CRIF régional et des Chambres de commerce et d’industrie, de notaires et des métiers, des responsables de l’administration fiscale, le directeur du musée de Grenoble, des anciens combattants et déportés, des historiens.

Elle a traité plus de 300 demandes de recherches et de renseignements provenant d’administration, d’institutions (musées) ou de personnes privées, et classé et indexé certains des fonds d’archives.

Elle a aussi organisé des évènements : conférences, cinq voyages de lycéens à Auschwitz, expositions, etc.

Pour la première fois, une ville française a dressé un inventaire complet des biens volés aux Juifs lors de cette période. A été réalisé le classement des archives, conservé aux Archives départementales de l’Isère, du camp de Fort-Barraux et de la politique d’internement menée dans le département par le régime de Vichy. Ont été identifiées le millier de victimes de la Shoah en Isère ; leurs noms ont été réunis dans un livre publié avec le Musée de la résistance et de la déportation de l’Isère en 2005.

Achevé fin 2008, ce travail de recherches historiques sur les spoliations a été présenté au Conseil municipal de Grenoble en mars 2009.

Résultats de ces travaux : « l’objectif de la politique « d’aryanisation » économique est de transférer en des mains « aryennes » les biens ayant appartenu à des Juifs, selon ce processus : dépossession du bien qui est confié par l’Etat (par l’intermédiaire du commissariat général aux Questions juives) à la gestion temporaire d'un administrateur provisoire, chargé de gérer le bien et d’en organiser la vente ». Les sommes dégagées de la vente sont confisquées au profit de l’Etat.

Ont été touchées « 72 entreprises dont le siège social se trouvait en Isère (essentiellement à Grenoble), ainsi que plusieurs dizaines d’autres disposant de filiales ou succursales dans le département (exemple : chaussures André ou Dames de France) ».

Cette politique cause l’éviction du propriétaire et du personnel juifs de l’entreprise.

En raison de « la complexité de la politique « d’aryanisation », toutes les entreprises ne sont pas vendues. Certaines font par exemple l’objet de liquidation ».

Le rapport distingue parmi les « biens immobiliers :
- ceux appartenant à des personnes physiques : au moins 74 biens immobiliers touchés (immeubles, appartements et terrains), essentiellement situés à Grenoble.
- ceux appartenant à des personnes morales (entreprises) : plus d’une centaine, dont un ensemble de terrains à Corenc (Montfleury) et la station thermale d’Uriage (propriétaire d’un important ensemble de terrains alentours dont ceux de Chamrousse, ce qui donne lieu à la naissance d’un projet de station de ski à Chamrousse).

A la Libération, soit le bien spolié a connu un changement légal de propriétaire (vente ou liquidation), soit le bien est encore aux mains de l’administrateur provisoire ».

Pour « les biens immobiliers volés, l’ensemble a été restitué au lendemain de la guerre aux propriétaires légitimes ou, pour ceux ayant été tués durant la guerre, à leurs héritiers.

Pour les entreprises, 57 parmi les 72 établies en Isère ont été restituées de façon certaine. Pour les 15 restantes, on ne dispose pas de suffisamment d'éléments pour établir leur devenir après la guerre ». Ce qui représente environ un cinquième.

Les « spoliations rémanentes ne résident dans des biens qui n’auraient pas été restitués après la guerre, et dans la gestion de ces biens durant la période de Vichy (loyers encaissés au détriment du légitime propriétaire, détournement de fonds, liquidation des entreprises etc.) ».

Toutes les « spoliations ont touché au moins 500 familles vivant en Isère pendant la guerre. Elles ont surtout appuyé la dynamique d’exclusion de la société de la population juive et, à partir de 1942 et des déportations, joué un rôle de première importance dans la fragilisation de cette population ».

Des évènements à Grenoble sur cette spoliation
La Ville de Grenoble et le Conseil Général de l'Isère, avec la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, ont organisé divers évènements pour présenter les résultats de l’étude sur la spoliation des Juifs en Isère durant l’Occupation.

Le rapport final de la Commission d'enquête sur la spoliation des biens juifs a été édité aux Presses universitaires de Grenoble (2010).

De plus, un livre de Tal Bruttmann analyse cette « aryanisation » économique et ces dépossessions en Isère entre 1940 et 1944 contre les Juifs en France.

Un colloque scientifique international (1er-3 juin 2010) s’est également tenu aux Archives départementales de l'Isère sur « Aryanisation économique et spoliations des juifs dans l'Europe nazie (1933-1945) » : Allemagne, Autriche, Italie, Belgique, Pays-Bas, France, Hongrie, Slovaquie, Estonie, Croatie, Italie, Roumanie, Norvège.

Un colloque montrant l’ampleur de la politique d’« aryanisation » dans l’Europe nazie, la systématisation de cette politique nationale constituant en la spoliation des Juifs, un élément de la persécution économique les ayant visés : Juifs spoliés, destruction de la vie économique juive, administration qui « fait son travail », arsenal législatif, pratiques et actions de la justice et de la police, administrateurs provisoires, intermédiaires et bénéficiaires, spoliation comme étape dans la « solution finale ».

Or, l’« Europe nazie » semble avoir été définie étroitement. En effet, l’« Europe » alors, ce n’était pas seulement la France ou l’Italie métropolitaines, c’était aussi leur empire colonial.

A Grenoble, dans les salles de l’ancien palais de justice, place Saint-André, une exposition retrace les étapes de cette « aryanisation économique » de 1940 à 1944.

Une exposition originale
Aucune des autres missions d’enquête sur les spoliations des Juifs, à Paris, Bordeaux, Lyon ou Marseille, n’avait présenté les résultats de leurs travaux dans le cadre d’une exposition.

A Grenoble comme sur tout le territoire français, Vichy et son administration mirent en œuvre de 1940 à 1944 une politique antisémite « implacable, multipliant les mesures d’exclusions, d’interdictions et de dépossessions, reléguant les juifs au ban de la société. Des mesures qui facilitèrent la mise en œuvre de la « solution finale ». Hommes, femmes et enfants Juifs sont mis au ban de la société, privés de leurs droits, recensés et marqués. Sous couvert de légalité, l’administration française va les déposséder peu à peu de leurs biens, même des plus modestes ». Cette politique d’Etat est dénommée « aryanisation économique ».

L’Europe aux prises avec le nazisme, l’antisémitisme et la guerre
L’exposition présente le contexte historique, économique et politique de cette « aryanisation » en insistant sur le nazisme, l’antisémitisme et la guerre.

L’« aryanisation », « processus administratif impulsé par l’Allemagne, est organisé et mis en place par le gouvernement de Vichy. Dans le contexte idéologique de la Révolution nationale qui prône le retour au « vraies » valeurs et stigmatise les responsables du complot qui auraient ruiné la France, les Juifs, notamment, deviennent alors une cible majeure. La mise en place de lois raciales et le recensement qui suit sont les prémices d’une politique d’exclusion visant une catégorie bien définie de la population ».

Dans ce processus, sont engagées des administrations de l’Etat français : la préfecture, la police et la justice. Tous collaborent « à l’identification, l’exclusion et la dépossession systématique des Juifs. Le Commissariat général aux Questions Juives (CGQJ) est spécialement créé pour répondre à ces objectifs ».

L’« aryanisation »
Comme tout processus administratif, l’"aryanisation" économique peut être analysée étape par étape.

« D’apparence légal, ce procédé rend effectives les lois votées par l’Etat français de Vichy. Processus divisé en trois étapes majeures, un « bien juif », quel qu’il soit, est d’abord identifié et soustrait à son propriétaire au profit d’un administrateur provisoire afin d’être vendu à un « non-juif ».

Ont été spoliées des centaines de familles, dont certaines installées de longue date, et d’autres réfugiées à Grenoble.

La Compagnie Industrielle d’Uriage, la ganterie Fischl, le magasin La Providence, les chaussures André, un marchand de bonnet, un marchand forain, l’appartement de Madame Babatt… Autant d’entreprises et de personnes, célèbres ou non, touchées directement par ces mesures antisémites.

De l’«aryanisation » à l’extermination
Progressivement, l’étau se resserre : recensés, dépouillés, exclus et raflés, les Juifs sont destinés à l’extermination et déportés.

Restitutions et mémoires
Après la Libération, Yves Farges et Emile Terroine jouent un rôle majeur pour le rétablissement de la légalité républicaine, l’abrogation des lois raciales et la restitution des biens.

Témoignent Lionel Jospin, Alain Juppé, Antoine Veil, Annette Wievorka, Théo Klein, Freddy Raphaël, Michel Destot, Georges Lachcar et Tal Bruttmann.

Le Cercle Bernard Lazare présenta le 20 novembre 2014 « Les indemnisations des spoliations, où en est-on ? » avec Pierre-Alain Weil, rapporteur général de la Commission pour l’indemnisation des victimes des spoliations durant l’Occupation.

Le 7 avril 2016, à 19 h, à au Mémorial de la ShoahVincent Le Coq, maître de conférence en droit public, et Anne-Sophie Poiroux, ancienne notaire devenue avocate, présenteront leur livre Les notaires sous l'occupation (1940-1945). Acteurs de la spoliation des juifs (Le Nouveau monde, 2015). La conférence sera animée par Alya Aglan, professeure en histoire contemporaine, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

"Sous le régime de Vichy, le notariat français participe massivement à la spoliation des Juifs, érigée en règle de droit. Son chiffre d’affaires a quasiment doublé entre 1939 et 1942. La profession prétend le contraire depuis soixante-dix ans, sans être jamais démentie. En réalité, son chiffre d'affaires a quasiment doublé entre 1939 et 1942. Non seulement les notaires ne subissent aucune sanction au lendemain de la Libération, mais ils obtiennent en 1945 une augmentation moyenne de 30 % de leurs revenus".

"Le soutien inconditionnel accordé au notariat par une grande partie de la classe politique n’a d’égal que le silence assourdissant qui pèse sur son histoire. Mené à partir de sources inédites, encore difficiles d’accès malgré l’ouverture officielle des archives, ce travail pionnier de recherche lève le voile sur une partie du mystère et démontre la nécessité d’une réforme du notariat en France. Ses auteurs, fins connaisseurs des arcanes de la profession, décryptent de l’intérieur les pratiques de l’« aryanisation économique » sous Vichy, le constant loyalisme des notaires vis-à-vis du pouvoir en place et les mécanismes ayant permis leur impunité".

Une "étude pionnière, qui éclaire d’un jour nouveau la nécessaire réforme du notariat en France".


Tal Bruttmann, « Aryanisation » économique et spoliation en Isère. Edition Presses universitaires de Grenoble, coll. Résistance.

L’« aryanisation » économique en France 1940 – 1944. Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère, 2010


Jusqu’au 26 février 2011
A l’ancien palais du Parlement
14, rue Hébert. 38000 Grenoble
Tél. : 04 76 42 38 53
Ouvert mardi de 13 h 30 à 18 h, du mercredi au vendredi de 9 h à 18 h, samedi et dimanche de 10 h à 18 h
Entrée libre

Visuels de haut en bas : © MRDI
Affiche indiquant la mise sous administration provisoire
Fonds Robert Troujman, coll. MRDI

Déclaration individuelle

Formulaire de commerçants (non associés)

Le magasin La Providence

Les citations sont extraites du dossier de presse.


Articles sur ce blog concernant :

Cet article a été publié le 19 février 2011, et republié le :
- 12 décembre 2012 après le décès de Michel Slitinsky à l'âge de 87 ans, le 8 décembre 2012. Toute la vérité n'a pas été établie sur les spoliations des Français Juifs raflés à Bordeaux - "546 immeubles et fonds de commerce "aryanisés en Gironde" - et à Nancy,  déportés, et dont certains étaient fortunés. Des fonds provenant de la vente de biens Juifs auraient abondé un compte d'avoués ,
- 20 novembre 2014
.

2 commentaires:

  1. Merci, parce qu'au travers de votre article, sur "les spoliations" vous communiquez toute la valeur du travail fait (et qu'il était nécessaire de faire) ... A Paris, en 2007, plusieurs personnes et moi même, nous sommes rendus dans le 10ème Arrond. sur un lieu, (le magasin Lévitan) dans lequel avait été reconstitué "l'art et la manière" de tirer le maximum de bénéfice des spoliations faites au Juifs durant la guerre (en faisant d'ailleurs travailler les Juifs eux mêmes) !!! Une carte de Paris montrait aussi d'autres "camps dans Paris" ... Nous nous sommes rendus sur les lieux - au 43 Quai de la Gare 75013 à l'endroit du "camp Austerlitz" Il ne reste malheureusement qu'une plaque commémorative ... - Puis au 2 rue bassano 75016 "camp Bassano", un hôtel particulier ! Et là nous avons eu la surprise de constater qu'aucune plaque commémorative n'existait. Pourquoi ??? Peur de défigurer la façade de l'hôtel ? Pourtant derrière ces belles façades ce sont des horreurs qui se sont passées, et cela mérite d'être signalé !
    Ce fut une expérience terrible mais tellement nécessaire, car notre mémoire ne "veut" pas garder l'indicible !
    Ne sachant pas s'il me sera possible de me rendre à Grenoble avant le 26/02/2011, je tiens cependant à vous remercier pour votre article, décrivant avec précision le travail effectué dans ce musée. Annie Cappelle

    RépondreSupprimer
  2. recheche de mon hotel restaurant depossede en 1945 suite a mon emprisoonement dont je fus acquite.toulouse

    RépondreSupprimer