mardi 29 mars 2016

Destinations Auschwitz. Convois des déportés tatoués


En 2002, le Mémorial-musée du maréchal Leclerc a rendu hommage à 4 500 hommes et femmes déportés de Compiègne (France) à Auschwitz (Pologne) en raison de leur engagement dans la Résistance. 82 000 Français ont été déportés au titre de la répression. Cartes, affiches, livres, photographies, journaux, témoignages audiovisuels et objets façonnés par les déportés (actes de résistance et de préservation de la dignité) présentent le contexte historique et la vie dans les camps. Didactique, cette exposition s’attachait aussi aux déportés envoyés à Auschwitz depuis les camps de Dachau, Mauthausen et Buchenwald. Un catalogue accompagnait l’exposition. Le Mémorial de la Shoah propose l'exposition Femmes en résistance.
« Le nom d’Auschwitz reste associé au génocide des Juifs et des Tziganes. Ce complexe concentrationnaire a aussi été la destination de 4 500 hommes et femmes déportés au titre de la répression. Ce sont les « déportés tatoués » ainsi appelés car le numéro de matricule était tatoué sur leur avant-bras gauche. C’était le signe distinctif d’un passage par Auschwitz », camp de concentration, centre d’extermination dans les chambres à gaz et vaste complexe industriel. Les autres déportés avaient un matricule qui était « soit un bracelet soit un numéro cousu sur leur veste. Tous ces déportés ont été les témoins oculaires du génocide  ».

Cette exposition didactique retrace l’histoire des trois convois des 6 juillet 1942, 24 janvier 1943 (composé de 230 femmes) et 27 avril 1944, partis de Compiègne. Ils emportaient Marie-Claude Vaillant-Couturier, Danielle Casanova, l’écrivain Charlotte Delbo, le poète et journaliste Robert Desnos, Hélène Solomon (fille de Paul Langevin), des ouvriers, patrons d’entreprises, étudiants, artisans, prêtres, employés, lycéens, députés, journalistes (Max Rénier), etc. Toutes « régions de France, religions et familles politiques » confondues.

Est aussi décrit le « contexte général du système concentrationnaire nazi pendant la guerre et de la répression exercée par le gouvernement de Vichy complice de l’occupant à l’égard des résistants » (Christine Levisse-Touzé).

En mars 1933, les SA humilient publiquement Bernard Kuhnt, député social démocrate, traîné dans un tombereau à ordures dans Chemnitz. La lecture du statut des Juifs du 3 octobre 1940 glace : court, concis, pris sans aucune pression allemande, ce texte définit la « race juive » qu’il exclut de pratiquement toutes les fonctions, publiques ou privées. En 1939, un Livre blanc publié en Grande-Bretagne dénonce les atrocités commises par les Nazis dans les camps d’internement. Sont aussi affichés des photos de déportés, des textes de Primo Levi et Robert Antelme, etc.

La consultation d’un CD-Rom permet d’approfondir certains thèmes.


Destinations Auschwitz, Des déportés tatoués, par le Mémorial du Mal Leclerc et le Musée Jean Moulin. Ed. Paris-Musées

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Cet article a été publié par Actualité juive. Il a été publié sur ce blog le 29 mars 2016.

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