Fred Zinnemann (1907-1997) était un réalisateur américain né dans une famille juive autrichienne dans l'empire austro-hongrois. Après avoir eu son diplôme d'une école de formation aux métiers du cinéma à Paris (France), il a débuté à Berlin (Allemagne). Puis, à Hollywood, il réalise des chefs d'oeuvre, dont "High Noon", "From Here to Eternity", "Oklahoma!", "A Man For All Seasons", et est distingué par quatre Oscar. Arte rediffusera le 6 juillet 2026 à 13 h 35 « Le train sifflera trois fois » de Fred Zinnemann avec Gary Cooper et Grace Kelly.
« West Side Story » par Robert Wise
Fred Zinnemann (1907-1997)
Fred Zinnemann (1907-1997) naît dans une famille juive bourgeoise - père médecin - à Rzeszów, alors dans l'empire austro-hongrois et actuellement en Pologne.
En 1927, il termine ses études de droit à l'université de Vienne.
Après un an de formation à l'Ecole Technique de Photographie et Cinématographie ou Ecole de la rue Vaugirard à Paris, il travaille comme cameraman à Berlin (Allemagne). ll y côtoie des débutants nommés Billy Wilder et Robert Siodmak qui collaborent avec lui en 1929 dans Les Hommes le dimanche.
Avec l'arrivée du cinéma parlant et les problèmes économiques en Allemagne, conscient que l'industrie cinématographique européenne traverse une crise, ce vingtenaire découvre émerveillé New York, et part travailler à Hollywood. Il collabore avec le documentariste Robert Flaherty, "probablement la plus grande influence sur mon travail comme réalisateur", a reconnu Fred Zinnemann.
Il débute par des postes modestes : ainsi, il apparaît dans "All Quiet on the Western Front" (1930)
Au Mexique, il co-réalise avec Emilio Gómez Muriel, en 1935, son premier film "Les Révoltés d'Alvarado" (Redes, The Wave), avec essentiellement des acteurs amateurs locaux.
Il travaille pour le plus grand studio hollywoodien : la MGM (Metro Goldwyn Mayer). Après des courts métrages, il tourne des longs métrages : après Eyes in the Night et Kid Glove Killer, il assure la réalisation de "The Seventh Cross" (1944), d'après l'oeuvre d'Anna Seghers, avec Spencer Tracy et Hume Cronyn.
Après la Deuxième Guerre mondiale, il apprend que ses parents ont été tués lors de la Shoah.
Fred Zinnemann a été un des premiers réalisateurs qui, par souci de crédibilité, a tourné hors des studios, en décors réels, en mêlant stars et anonymes.
Peu satisfait de "My Brother Talks to Horse" (1947) et "Little Mister Jim" (1947), il réalise "The Search" (Les Anges marqués, 1948), qui remporte l'Oscar du Meilleur scénario. Tourné dans une Allemagne peinant à se relever des ruines de la guerre, le film a pour personnage principal un GI, interprété par Montgomery Clift, qui veille sur un enfant tchèque perdu et traumatisé par la guerre.
Dans sa filmographie, citons : "Act of Violence" (1948), où Van Heflin est un ancien POW (prisonnier de guerre) marié à Janet Leigh, "The Men" (1950) avec Marlon Brando, "High Noon" (Le Train sifflera trois fois, 1952), sur un scénario de Carl Foreman, avec Gary Cooper, Grace Kelly et Katy Jurado, "From Here to Eternity" (1953), "Oklahoma!" (1955), "The Nun's Story" (1959) avec Audrey Hepburn, "A Man For All Seasons" (1966), "The Day of the Jackal" (1973) et "Julia" (1977) avec Jane Fonda, Vanessa Redgrave, Jason Robards.
Ses vingt-cinq films en cinquante ans de carrière cinématographique, dans des genres aussi différents que le western, la comédie musicale, le film noir ou le thriller, ont reçu 65 nominations aux Oscar, et en ont remporté vingt-quatre. Fred Zinnemann a reçu l'Oscar du Meilleur réalisateur en 1954 pour Tant qu'il y aura des hommes (From Here to Eternity) avec Deborah Kerr, Burt Lancaster, Montgomery Clift, Frank Sinatra, puis en 1967 pour Un homme pour l'éternité (A Man for All Seasons), biographie filmée de Thomas More avec Paul Scofield, Robert Shaw et Orson Welles.
Une des principales thématiques de ses films : l'individu seul éprouvé par des événements tragiques, qui fait preuve de courage et lutte pour conserver sa dignité.
"Les Hommes le dimanche"
En 1929, Robert Siodmak co-réalise avec Edgar G. Ullmer son premier film « Menschen am Sonntag » (Les Hommes le dimanche, People on Sunday) (1929), sur un scénario de son frère Curt, Billy Wilder et Fred Zinnemann. Un film produit par Seymour Nebenzal et interprété par Brigitte Borchert, Christl Ehlers, Annie Schreyer, Wolfgang von Walthershausen, Erwin Splettstosser et Heinrich Gretler. Directeur de la photographie : Eugen Schufftan.
Un film caractéristique de la Nouvelle Objectivité par son réalisme sur la vie quotidienne de jeunes Berlinois durant la République de Weimar. Et qui contient des séquences documentaires sur la ville de Berlin, autre personnage de l'oeuvre cinématographique, et les loisirs offerts à ses habitants.
Fred Zinnemann (1907-1997)
« Il y a deux mille ans, Hillel, un des inspirateurs du Talmud, posait cette question, racontait Fred Zinnemann dans un entretien. “Si je ne suis point moi-même, qui le sera pour moi ? Et si je ne vis que pour moi-même, qui vivra pour moi ?” C'est un thème qui me paraît d'une portée universelle. C'est un combat qui peut opposer l'individu qui cherche à suivre sa propre voie à la communauté, tout autant qu'un dilemme purement intérieur qui déchire un personnage, l'opposant non plus à un ennemi mais à lui-même »
Fred Zinnemann
En 1927, il termine ses études de droit à l'université de Vienne.
Après un an de formation à l'Ecole Technique de Photographie et Cinématographie ou Ecole de la rue Vaugirard à Paris, il travaille comme cameraman à Berlin (Allemagne). ll y côtoie des débutants nommés Billy Wilder et Robert Siodmak qui collaborent avec lui en 1929 dans Les Hommes le dimanche.
Avec l'arrivée du cinéma parlant et les problèmes économiques en Allemagne, conscient que l'industrie cinématographique européenne traverse une crise, ce vingtenaire découvre émerveillé New York, et part travailler à Hollywood. Il collabore avec le documentariste Robert Flaherty, "probablement la plus grande influence sur mon travail comme réalisateur", a reconnu Fred Zinnemann.
Il débute par des postes modestes : ainsi, il apparaît dans "All Quiet on the Western Front" (1930)
Au Mexique, il co-réalise avec Emilio Gómez Muriel, en 1935, son premier film "Les Révoltés d'Alvarado" (Redes, The Wave), avec essentiellement des acteurs amateurs locaux.
Il travaille pour le plus grand studio hollywoodien : la MGM (Metro Goldwyn Mayer). Après des courts métrages, il tourne des longs métrages : après Eyes in the Night et Kid Glove Killer, il assure la réalisation de "The Seventh Cross" (1944), d'après l'oeuvre d'Anna Seghers, avec Spencer Tracy et Hume Cronyn.
Après la Deuxième Guerre mondiale, il apprend que ses parents ont été tués lors de la Shoah.
Fred Zinnemann a été un des premiers réalisateurs qui, par souci de crédibilité, a tourné hors des studios, en décors réels, en mêlant stars et anonymes.
Peu satisfait de "My Brother Talks to Horse" (1947) et "Little Mister Jim" (1947), il réalise "The Search" (Les Anges marqués, 1948), qui remporte l'Oscar du Meilleur scénario. Tourné dans une Allemagne peinant à se relever des ruines de la guerre, le film a pour personnage principal un GI, interprété par Montgomery Clift, qui veille sur un enfant tchèque perdu et traumatisé par la guerre.
Dans sa filmographie, citons : "Act of Violence" (1948), où Van Heflin est un ancien POW (prisonnier de guerre) marié à Janet Leigh, "The Men" (1950) avec Marlon Brando, "High Noon" (Le Train sifflera trois fois, 1952), sur un scénario de Carl Foreman, avec Gary Cooper, Grace Kelly et Katy Jurado, "From Here to Eternity" (1953), "Oklahoma!" (1955), "The Nun's Story" (1959) avec Audrey Hepburn, "A Man For All Seasons" (1966), "The Day of the Jackal" (1973) et "Julia" (1977) avec Jane Fonda, Vanessa Redgrave, Jason Robards.
Ses vingt-cinq films en cinquante ans de carrière cinématographique, dans des genres aussi différents que le western, la comédie musicale, le film noir ou le thriller, ont reçu 65 nominations aux Oscar, et en ont remporté vingt-quatre. Fred Zinnemann a reçu l'Oscar du Meilleur réalisateur en 1954 pour Tant qu'il y aura des hommes (From Here to Eternity) avec Deborah Kerr, Burt Lancaster, Montgomery Clift, Frank Sinatra, puis en 1967 pour Un homme pour l'éternité (A Man for All Seasons), biographie filmée de Thomas More avec Paul Scofield, Robert Shaw et Orson Welles.Une des principales thématiques de ses films : l'individu seul éprouvé par des événements tragiques, qui fait preuve de courage et lutte pour conserver sa dignité.
"Les Hommes le dimanche"
En 1929, Robert Siodmak co-réalise avec Edgar G. Ullmer son premier film « Menschen am Sonntag » (Les Hommes le dimanche, People on Sunday) (1929), sur un scénario de son frère Curt, Billy Wilder et Fred Zinnemann. Un film produit par Seymour Nebenzal et interprété par Brigitte Borchert, Christl Ehlers, Annie Schreyer, Wolfgang von Walthershausen, Erwin Splettstosser et Heinrich Gretler. Directeur de la photographie : Eugen Schufftan. Un film caractéristique de la Nouvelle Objectivité par son réalisme sur la vie quotidienne de jeunes Berlinois durant la République de Weimar. Et qui contient des séquences documentaires sur la ville de Berlin, autre personnage de l'oeuvre cinématographique, et les loisirs offerts à ses habitants.
« Le train sifflera trois fois »
Arte rediffusera le 6 juillet 2026 à 13 h 35 « Le train sifflera trois fois » de Fred Zinnemann.
« Confronté à un malfrat qui revient pour se venger, le shérif Will Kane est peu à peu abandonné de tous... Unités de temps, de lieu et d'action : un classique du western réglé comme une pièce du théâtre classique. Avec Grace Kelly et Gary Cooper. »
« 1875, Nouveau-Mexique. Le shérif de Hadleyville, Will Kane, vient de passer l’alliance au doigt de la jeune et belle Amy. Au grand soulagement de celle-ci, il a promis de raccrocher les armes et de rendre son insigne le soir même. Mais il apprend que Frank Miller, un bandit qu’il avait autrefois expédié en prison, revient en ville pour se venger. Le tueur doit arriver par le train de midi, et trois de ses complices vont l'attendre à la gare pour lui prêter main-forte. Will renonce à son voyage de noces et tente de réunir quelques hommes pour braver Miller et sa bande. Mais peu à peu, il est abandonné de tous... »
« Grand succès à sa sortie en 1952, le film a surpris en se démarquant avec maestria des codes du western. Dans un noir et blanc crépusculaire, Fred Zinnemann construit son scénario autour de l'unité de temps, de lieu et d’action. Ciselant son intrigue sous forme d’un compte à rebours avant l’arrivée du train, il embarque le spectateur minute par minute dans un suspense éprouvant. »
« Aux côtés de Grace Kelly, lumineuse, Gary Cooper excelle dans son rôle de justicier solitaire, qui découvre la lâcheté de son entourage. »
« Un western devenu un classique absolu, mais aussi une implacable allégorie de la chasse aux sorcières maccarthyste qui s'emparait alors des États-Unis. » Ce que Fred Zinnemann a toujours nié.
Meilleurs acteur (Gary Cooper), montage et musique, Oscars 1953 – Meilleurs acteur (Gary Cooper) et image, Golden Globes, 1953
"Tant qu'il y aura des hommes"
Arte rediffusa "Tant qu'il y aura des hommes" (Verdammt in alle Ewigkeit ; From Here to Eternity), film réalisé par Fred Zinnemann. "À la veille de l’attaque de Pearl Harbor, un soldat se révolte contre les brimades militaires... Empli d'humanité, un grand classique du cinéma américain servi par une brochette de stars (Deborah Kerr, Burt Lancaster, Montgomery Clift, Frank Sinatra...) et récompensé en 1954 par huit Oscars", dont ceux du meilleur réalisateur et du meilleur acteur dans un second rôle.
"Été 1941. Prewitt, un ancien boxeur, est affecté dans un régiment de Pearl Harbor. Quand le sergent Warden, véritable chef du camp et amant de Karen, la femme du capitaine, lui demande de remonter sur le ring, celui-ci refuse, traumatisé d'avoir rendu aveugle un de ses adversaires. Il devient alors la tête de turc de ses camarades. Jusqu'au jour où Maggio, l'un de ses amis, meurt à la suite des mauvais traitements infligés par un capitaine sadique. En colère, Prewitt décide de provoquer ce dernier en duel…"
"Le film a été rendu célèbre par la scène débordante de sensualité – qui n'avait pas manqué de choquer à l'époque – où Burt Lancaster et Deborah Kerr sont submergés par une vague… de plaisir. Cette dose de glamour pourrait surprendre tant le film fleure de prime abord la testostérone, plongeant dans l'ambiance d'une institution militaire qui ne jure que par un instinct grégaire et brutal, et dont le cinéaste dénonce les dysfonctionnements et les pratiques humiliantes".
"Mais, par l'intermédiaire des deux héros insurgés contre l'armée, interprétés par les inoubliables Montgomery Clift (Prewitt) et Frank Sinatra (Maggio), le cinéaste insuffle une sensibilité et un érotisme étonnants à son œuvre. Comme si, ici, le courage et le sens de la justice n'avaient rien à voir avec la force physique mais s'exprimaient à travers la délicatesse des émotions. Un beau film humaniste."
"Convaincu de l’étendue de son registre dramatique et de la nécessiter de relancer sa carrière, Frank Sinatra a obtenu difficilement, et avec l'aide d'Ava Gardner, de passer une audition et d’interpréter le rôle de Maggio, dans From Here to Eternity (Tant qu’il y aura des hommes) de Fred Zinnemann (1954), avec Burt Lancaster, Montgomery Clift, Déborah Kerr. "J'ai fait ce film pour survivre. J'ai arrêté l'alcool", confie Sinatra.Ce rôle dramatique lui vaut l'Oscar du meilleur second rôle. "I am deeply thrilled and very moved... I am terribly pleased", a déclaré Frank Sinatra lors de la cérémonie de remise des Oscar.
"Au risque de se perdre"
Réalisé par Fred Zinnemann, The Nun's Story (Au risque de se perdre, 1959) est interprété par Peter Finch, Edith Evans et Peggy Ashcroft.
Un film adapté du roman éponyme de Kathryn C. Hulme (1956) et dont le tournage s'est déroulé en partie en Afrique.
"L'histoire d'une jeune fille de la bourgeoise belge qui entre dans les années 1930 dans un couvent de Bruges. Diplômée de médecine tropicale, elle se rend au Congo pour y assister un médecin athée. Éprouvée, elle retourne dans la Belgique peu avant la Deuxième Guerre mondiale. Quand les Nazis occupent le pays, refusant les compromis, elle quitte le couvent..."
« Le train sifflera trois fois » de Fred Zinnemann
Etats-Unis, 1952, 82 min
Production : Stanley Kramer Productions
Producteur : Stanley Kramer
Auteur : John W. Cunningham
Scénario : Carl Foreman
Image : Floyd Crosby
Montage : Elmo Williams
Musique : Dimitri Tiomkin
Avec Gary Cooper (Marshall Will Kane), Grace Kelly (Amy Fowler Kane), Thomas Mitchell (Jonas Henderson), Lloyd Bridges (Harvey Pell), Katy Jurado (Helen Ramírez), Lon Chaney Jr. (Martin Howe), Lee Van Cleef (Jack Colby), Otto Kruger (Percy Mettric), Harry Morgan (Sam Fuller), Ian MacDonald (Frank Miller)
Sur Arte les 6 juillet 2026 à 13 h 35, 17 juillet 2026 à 15 h 40
Sur arte.tv du 22/06/2026 au 21/07/2026
"Tant qu'il y aura des hommes" de Fred Zinnemann
Etats-Unis, 1953
Auteur : James Jones
Scénario :Daniel Taradash
Production : Columbia Pictures
Producteur : Buddy Adler
Image : Burnett Guffey
Montage :William Lyon
Musique :George Duning
Avec Deborah Kerr, Burt Lancaster, Montgomery Clift, Donna Reed, Frank Sinatra, Philip Ober, Mickey Shaughnessy, Ernest Borgnine, Jack Warden
Sur Arte le 3 mai 2020 à 20 h 55
Visuels : © 1953, renewed 1981 Columbia Pictures Industries/Burnett Guffey
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Les citations sont d'Arte. Cet article a été publié le 8 mai 2020.









