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mardi 29 mars 2022

L'énergie nucléaire

L’énergie nucléaire est libérée durant les réactions de « fission nucléaire ou de fusion nucléaire de noyaux atomiques au sein d'un réacteur nucléaire ou lors d'une explosion atomique ». Elle peut être utilisée à des fins civiles ou militaires. 
Arte diffusera le 29 mars 2022 à 20 h 55 « Nucléaire : une solution pour la planète ? » (Atomkraft, die grüne Zukunft?) de Ghislaine Buffard.
  

Il n’existe pas de sources d’énergie entièrement propres ou dénuées de tout danger. Ni l'éolien, ni le charbon, ni le nucléaire... 

Pourtant décarbonée, non dépendante du vent ou du Soleil, l'énergie nucléaire est pourtant vilipendée par les écologistes.

« Nucléaire : une solution pour la planète ? »
Arte diffusera le 29 mars 2022 à 20 h 55 « Nucléaire : une solution pour la planète ? » (Atomkraft, die grüne Zukunft?) de Ghislaine Buffard.

« Une enquête dense sur les enjeux écologiques et économiques de l’énergie nucléaire, à travers la question cruciale du démantèlement et du retraitement des déchets contaminés. »

« À l’heure où l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne ou la Suisse ont décidé de sortir de l’énergie atomique, la France – pays le plus nucléarisé au monde, dont près de 70 % de l’électricité est produite par ses réacteurs – projette d’investir dans de nouveaux EPR. »

« Ce choix est-il réellement compatible avec la transition écologique ? C’est ce que laisse entendre la Commission européenne, qui vient d’accorder un label "vert" au nucléaire dans le cadre de sa taxonomie, une classification des énergies selon leur durabilité. » 

« Certes, les centrales n’émettent pas de CO2, ce qui constitue un avantage incontestable face au réchauffement climatique. Mais le nucléaire implique aussi des niveaux mal maîtrisés de rejets radioactifs aux abords des centrales (tritium, carbone 14...), des quantités exponentielles de déchets dangereux dont le recyclage et le stockage restent problématiques, ou le risque jamais exclu d’accident grave, à l’image des catastrophes de Tchernobyl et de Fukushima. Alors, le nucléaire peut-il être qualifié d’énergie "verte" ? »

« En s’intéressant aux coulisses de "l’après-Fessenheim" en France, la documentariste Ghislaine Buffard s’est lancée dans une vaste enquête. Partant à la rencontre de scientifiques, de représentants de l’industrie de l’atome et de militants écologistes, elle éclaire avec pédagogie et sans manichéisme un débat verrouillé par des intérêts politiques et économiques complexes, auquel le changement climatique donne une nouvelle perspective ». 

« Des voix de plus en plus nombreuses présentent en effet le nucléaire comme la seule alternative crédible aux énergies fossiles. Mais, en France comme ailleurs, les exemples abondent pour illustrer l'"arrogance scientifique" dont les pronucléaires font preuve, selon les termes du consultant Mycle Schneider : recyclage très parcellaire des combustibles dans l’usine de retraitement de La Hague, sûreté controversée du futur "cimetière" de déchets de Bure – dangereux pendant des centaines de milliers d’années –, pollution de la Loire par des rejets radioactifs... Si le nucléaire peut apparaître comme une solution à moyen terme, il semble impossible d’en maîtriser les retombées à une échéance (beaucoup) plus lointaine. » 


« Sécurité nucléaire : le grand mensonge »
Arte diffusera le 4 août 2020 « Sécurité nucléaire : le grand mensonge » (Terror: Atomkraftwerke im Visier), documentaire réalisé par Eric Guéret. 

« Classée secret défense, la sécurité nucléaire reste aujourd’hui la zone opaque d’une industrie exposée au risque terroriste. Captivante autant qu’alarmante, cette enquête internationale révèle d'énormes failles en la matière ».

"Risques d’attentat ou de sabotage sur des installations nucléaires, risques de vol de matières nucléaires pour fabriquer des bombes : deux types de menaces terroristes qui pourraient entraîner des accidents radiologiques majeurs et toucher des continents entiers. Pourtant, cette question n’a jamais été traitée publiquement. Comment les empêcher ? À qui incombe cette responsabilité ? Les États, même les plus riches, ont-ils les moyens d’une sécurité nucléaire efficace ?"

« Alors que les accidents de Tchernobyl ou de Fukushima ont alerté sur la sûreté nucléaire, la sécurité des installations, classée secret-défense, reste encore entourée d’un épais mystère. »

Les origines de ces deux accidents nucléaires sont différentes.



D’une part, le séisme du 11 mars 2011 a induit un tsunami qui a mis hors service le système de refroidissement principal de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi au Japon, générant "la fusion des cœurs des réacteurs 1, 2 et 3 ainsi que la surchauffe de la piscine de désactivation du réacteur 4".

D'autre part, la catastrophe Tchernobyl est survenue le 26 avril 1986 dans la centrale nucléaire V.I. Lénine, alors dans la république socialiste soviétique d'Ukraine, en Union soviétique. C'est la plus grave catastrophe nucléaire du XXe siècle, classée au niveau 7 (le plus élevé) de l'échelle internationale des événements nucléaires (INES). Cet accident a été causé par des erreurs des techniciens de la centrale qui n'ont pas respecté les consignes de sécurités : « faute de préparation suffisante des conditions nécessaires à l’essai prévu, et par manque de temps lors de sa réalisation, les opérateurs n’ont pas respecté toutes les règles de conduite. Ils ont par ailleurs commis des violations de règles en inhibant de très importants systèmes de sûreté. »

« Pourtant, au-delà de la vulnérabilité des sites mise en lumière par les opérations de militants écologistes, l’enquête sur les attentats de Bruxelles de mars 2016 a révélé que le nucléaire belge constituait bien une cible potentielle pour des terroristes en quête d’armes de destruction massive ». Des terroristes islamistes.

« De l’attentat-suicide et la chute d’un avion de ligne sur un réacteur aux cyberattaques en passant par les drones, les actes de sabotage ou la fabrication artisanale de bombes sales – un mélange d’explosifs et de matières radioactives –, les menaces, reconnues par les experts, sont réelles ». 

« Dès lors, comment nos installations sont-elles protégées pour affronter ces risques multiples et comment la communauté internationale s’organise-t-elle pour sécuriser les matières et éviter les trafics ? »

« Des États-Unis à l'Allemagne en passant par la France et la Belgique, cette enquête révèle les failles abyssales des systèmes de protection de sites nucléaires, conçus pour la plupart avant les attaques du 11-Septembre ». 

« Interrogeant experts, politiques et activistes de Greenpeace, le film montre aussi comment l’industrie nucléaire, aujourd’hui souvent déficitaire et surendettée, peine à mettre en œuvre des mesures efficaces – et forcément coûteuses – face au risque terroriste ». Ajoutons pour nuancer ou compléter ce tableau, l'action du pouvoir politique qui détruit une filière nucléaire assurant, de manière constante et indépendante, plus des deux tiers de la consommation d'électricité...

« On découvre ainsi qu'aucune norme internationale n'est imposée aux États nucléarisés, notamment pour ce qui concerne la sécurisation des matières les plus dangereuses, malgré les tentatives de Barack Obama, initiateur du Sommet mondial sur la sécurité nucléaire... » Alors Président des Etats-Unis, Barack Obama a favorisé un accord avec le régime iranien des ayatollahs qui mène un programme nucléaire militaire visant notamment la destruction de l'Etat d'Israël.

« Le silence qui entoure cette menace au nom de la confidentialité face à un ennemi potentiel prive de surcroît la société civile du légitime débat sur sa sécurité, quand les décisions pour la garantir relèvent du politique ». 

« Une investigation glaçante sur l’un des secrets les mieux gardés au monde ».


France, 2022, 94 min
Coproduction : ARTE, Seppia
Sur Arte les 29 mars 2022 à 20 h 55, 22 avril 2022 à 9 h 25
Disponible du 22/03/2022 au 27/04/2022


France, Yami 2 Productions, ARTE France, RTBF - Radio Télévision Belge Francophone, RTS - Radio Télévision Suisse, 2015, 105 min
Écrit par Éric Guéret et Laure Noualhat
Sur Arte le 4 août 2020 à 22 h 30
Disponible du 28/07/2020 au 24/07/2022
Visuels :
Centrale nucléaire
Action de GreenPeace contre la centrale nucléaire de Cattenom en Lorraine
Philippe Sasseigne, le directeur du parc nucléaire d' EDF
Action de GreenPeace contre la centrale nucléaire de Cattenom en Lorraine
Discours de Barack Obama sur la sécurité nucléaire à Washington en 2016
© Yami 2

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Les citations proviennent d'Arte. Cet article a été publié le 31 juillet 2020.

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