lundi 13 janvier 2014

« Des Palestiniens au Chili » d’Ana María Hurtado

  
Début janvier 2014, le maillot du club de football chilien Palestino arbore, malgré l'indignation de la communauté Juive chilienne, une carte de la "Palestine" englobant l'Etat d'Israël en guise de chiffre "1". Le 20 janvier 2014, la Fédération chilienne de football a interdit ces maillots et a condamné ce club à une amende de 1300 dollars. Arte a diffusé  « Des Palestiniens au Chili » (Palestina al Sur, Palestine in the South, Klein Palestina in Chile), documentaire partial d’Ana María Hurtado (2011). L’intégration  de Basem, "Arabe palestinien" né en Iraq dans une ville ayant une population importante de descendants d'Arabes "palestiniens", puis à Santiago du Chili où il devient un industriel prospère de la pâtisserie. Un individu haineux à l'égard d'Israël.


 

Après « la chute de Saddam Hussein, des milliers de Palestiniens qui résidaient en Irak sont devenus des réfugiés sans patrie. Le lointain Chili a alors accueilli certains d'entre eux à La Calera, une petite ville où vit une communauté palestinienne établie depuis les années 1920 après avoir fui la domination ottomane. Après plusieurs années passées dans un camp de réfugiés, Basem, un jeune pâtissier, arrive à La Calera avec sa femme et sa fille, bien décidé à commencer une nouvelle vie... ». Ainsi Arte décrit ce documentaire. C’est oublier le soutien de Saddam Hussein à l’OLP (Organisation de libération de la Palestine)…

Chili, pays d'accueil
Surplombée par une immense croix, La Calera est une ville commerçante et agréable de la 5e région du Chili.

Professeur de danse du ventre et assistante sociale, petite-fille d'immigrés Arabes palestiniens, Monica Hamlaoui accueille et suit de près l'intégration de ces 39 jeunes "Palestiniens" qui sont aidés par le Haut Commissariat aux réfugiés des Nations unies. Cette jeune femme brune évoque, sans l'expliquer, la vague d'immigration d'Arabes palestiniens à La Calera dans les années 1920-1930, et leur participation à l'essor de la ville : création de la Chambre de commerce, construction du stade municipal. Elle revendique une préférence pour la culture arabe sur celle du Chili et se dit "fière d'être Palestinienne", mais sans dire vraiment ce que signifie pour elle ce terme. Elle déclare vouloir, comme "tous les jeunes de sa génération renouer avec cette culture", et déplore d'apprendre la mort d'un oncle, d'une tante en "Palestine"... De quoi sont-ils morts ? Mystère.

Monica Hamlaoui  anticipe des problèmes d'intégration de ces immigrés passant de la tente à un appartement. Cependant, ces craintes apparaissent infondées. Accueillis chaleureusement - des drapeaux palestiniens, et non chiliens, sont brandis à l'arrivée du car amenant ces réfugiés dont de nombreuses femmes voilées -, ces immigrés bénéficient des solidarités chilienne - 116 immigrés -, onusienne et arabe. Notamment en termes financiers (subventions mensuelles).

La réalisatrice filme les élèves d'une école palestinienne lors de la cérémonie du lever du drapeau... palestinien. Des élèves qui chantent l'hymne palestinien, l'"amour de la patrie" par un "peuple de toute éternité" et qui "ne l'oubliera pas" (sic). Où est leur intégration dans leur pays, le Chili ? Les drapeaux palestinien et irakiens, ces élèves les reconstituent avec des morceaux de papier colorés.

Quant à Basem, ce boulanger-patissier se souvient de sa vie facile en Iraq et apprécie la "belle vie" et lse "gens gentils" à La Calera. Il se plaint du coût du loyer, la baisse des commandes à son égard : les clients se lassent faute de variété dans son offre. Ce jeune père est convaincu d'obtenir la nationalité chilienne dans quelques années. Il se plaint des promesses faites : "Ce n'est pas vrai. Si on m'avait di, je ne serai pas dit..."Ils sont venus eu moment de la hausse des prix. Ce qui c rée un malaise", explique Monica Hamlaoui.

Basem se résoud à quitter La Calera pour tenter sa chance à Santiago. Là, après avoir trouvé du travail comme ouvrier dans une usine de boulangerie industrielle, ce "visionnaire" s'installe à son compte, recrute des patissiers pour confectionner des paquets de mini-gâteaux orientaux pour les grandes chaines de distribution, ses Délices arabes.

Survient un conflit entre l'Etat d'Israël et le mouvement terroriste islamiste Hamas, les images de Pallywood... Comme d'autres Arabes haineux, Basem manifeste devant l'ambassade d'Israël au Chili. Une banderole appelle à la "destruction de l'Etat d'Israël sioniste".  Ce qui ne perturbe pas Ana María Hurtado, journaliste auteur de ce documentaire présenté dans de nombreux festivals.

En suivant Basem, en s'attachant à ses pas, cette réalisatrice crée un lien d'empathie avec un individu haineux. C'est pervers.

Selon  Ana María Hurtado, les Arabes palestiniens doivent toujours « émigrer, de l’époque des Romains en passant par la création de l’Etat d’Israël en 1948 et maintenant avec la guerre en Iraq » ! C’est un raccourci historiquement faux et qui vise à rendre crédible l’existence de « Palestiniens » depuis l’Antiquité et substitue ces derniers aux Juifs de l’Antiquité. De plus, les Arabes de la Palestine mandataire ont fui essentiellement à l’appel de leurs « frères arabes » et dans l’espoir de revenir après l’assassinat des Juifs.

Les « Romains ont rasé Jérusalem après la révolte du patriote juif Bar Kokhba vaincu par l'empereur romain Hadrien en 135. Les Romains voulaient détruire en Judée tout souvenir d’histoire juive, y compris les noms de Judée et de Jérusalem. Ils ont nommé Jérusalem Ælia Capitolina, et, pour désigner ce territoire, ils ont forgé le terme « Palestine » à partir du mot Philistins, anciens ennemis des Hébreux et disparus (préhistoire). La Judée a disparu dans la région de « Syria Palæstina » (Syrie Palestine). L'accès à Jérusalem a été « interdit aux Juifs, et aux chrétiens d'origine juive ».

Ces Arabes palestiniens au Chili ne sont pas indiqués sur le site d’Arte dédié, dans le cadre des Dessous des cartes, à la "diaspora palestinienne"  estimée, sans le justifier, à dix millions de personnes - « en Cisjordanie, où ils sont 2,5 millions,- dans la bande de Gaza, 1,4 million», alors que « selon Yoram Ettinger, en 2011, 1,6 million d’Arabes résidaient en Judée et en Samarie et 1,3 million d’Arabes vivaient dans la bande de Gaza, soit un total de 2,9 millions d’Arabes ». Rappelons l’extension continue et inconsidérée par l’UNRWA de la définition du statut des « réfugiés palestiniens » : « Plutôt que d'avoir une population 5 fois moins nombreuse sur plus de six décennies, l'UNRWA a une population de réfugiés qui a augmenté de près de 7 fois… [alors que] tous les autres réfugiés de la Seconde Guerre mondiale se sont établis depuis longtemps » (Daniel Pipes).

Une attention inversement proportionnelle au refus d'Arte de diffuser The Silent Exodus, The Story of Arab Jews, documentaire de Pierre Rehov sur l'exode contraint d'environ un million de Juifs des pays arabes, de Turquie, d'Iran et d'une partie de Jérusalem des années 1940 aux années 1970.
 
 

« Des Palestiniens au Chili » d’Ana María Hurtado
Chili, 2011, 52 mn
Diffusions les :
- 25 février 2013 à 18 h 05 ;
- 4 mars 2013 à 7 h.


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Cet article a été publié le 24 février 2013. Il a été modifié le 21 janvier 2014.

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