lundi 22 avril 2013

Les tournées controversées de Salah Hamouri en France (5/5)

 
Membre de l’organisation terroriste FPLP (Front populaire de libération de la Palestine), le franco-palestinien Salah Hamouri sillonne, depuis un an, la France par des tournées qui suscitent des polémiques : crainte de nouveaux actes antisémites, liberté de circulation réduisant la lutte contre le terrorisme, etc. Evènement le plus récent : la participation de Salah Hamouri à une réunion, à la Bourse du travail de Saint-Denis, ville de la banlieue nord de Paris dont le maire communiste est Didier Paillard, en faveur de la libération de prisonniers Arabes palestiniens.
 
1ère partie : Le comédien François Cluzet désinforme sur Salah Hamouri (1/5)



Rappelons qui est Salah Hamouri : né en 1985, ce franco-palestinien a plaidé coupable, et a été condamné en 2008 à sept ans de prison pour avoir fomenté d’assassiner le chef spirituel du parti orthodoxe israélien Shass, le rabbin Ovadia Yossef.

Lors du magazine 13 h 15 présenté sur France 2 le 8 novembre 2009, le comédien François Cluzet a désinformé sur Salah Hamouri  en alléguant que ce dernier aurait été emprisonné pour « délit d’opinion » en Israël.

Le 9 novembre 2009, le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA) saisissait le CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel) pour « désinformation et incitation à la haine » car Salah Hamouri avait été légalement condamné par Israël à sept ans de prison pour son rôle leader au sein d’une branche du FPLP (Front populaire de libération de la Palestine), organisation terroriste, et pour avoir tenté d’assassiner Ovadia Yossef, grand rabbin israélien et chef du parti Shass.

Le 22 novembre 2009, ce magazine de France 2 a diffusé  un reportage partial, lacunaire et déséquilibré en occultant une partie essentielle de la vérité sur ce terroriste.

Saisi par le BNVCA présidé par Sammy Ghozlan à propos de ces deux émissions partiales, le CSA a répondu le 1erdécembre 2009. Le CSA a considéré que les propos de François Cluzet « n'étaient pas constitutifs d'une incitation à la haine ou à la violence. En les diffusant, France 2 n'a donc pas manqué à ses obligations en matière de déontologie et de maîtrise de l'antenne » et « qu'en diffusant, le 22 novembre 2009, un sujet complet sur Salah Hamouri, France 2 avait assuré la diversité des points de vue et l'honnêteté de l'information ». (publication sur le site Internet le 13 janvier 2010).

Salah Hamouri a bénéficié d’une intense mobilisation. A Paris, en décembre 2009, des élus de gauche du Conseil régional d’Ile-de-France ont profité d’une séance du Conseil  consacrée au budget 2010 des « Actions internationales et européennes » pour une opération de communication et de mobilisation  en faveur du terroriste franco-palestinien Salah Hamouri. Sans réaction de l’exécutif dudit Conseil.

Ayant bénéficié de soutiens politiques en France aux plus hauts niveaux, Salah Hamouria été libéré de manière anticipée le 18 décembre 2011, dans le cadre de l’accord ayant permis la libération du jeune otage Franco-Israélien Guilad Shalit le 18 octobre 2011 en échange de 1027 détenus Arabes palestiniens.

Il n’a exprimé ni regret ni remord, et a annoncé poursuivre son combat.

Le Président de la République François Hollande n’a pas accueilli à l’Elysée Salah Hamouri dont il s’était réjoui de la libération. Peut-être en raison de la tuerie antisémite jihadiste à Toulouse le 19 mars 2012. En tout cas, c’est une forme de désaveu.

Mais Salah Hamouri a été reçu par Bertrand Delanoë, maire de la capitale, à l’Hôtel de Ville de Paris le 5 avril 2012 – un maire gêné pour expliquer cet accueil à Khoutspa TV, et occultant son activisme en faveur de la libération de Salah Hamouri -.

Lors de la Quinzaine culturelle de la Palestine – dont l’exposition partiale et controversée Le Hamas de Frédéric Sautereau - à Angoulême.

Par des associations pro-palestiniennes à Bagnolet le 20 avril 2012.

Par Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, à Ivry-sur-Seine le 27 avril 2012.

Par Pierre Trapier, maire de Portes-lès-Valence, le 8 septembre 2012 et malgré une lettre du président du CRIF rétablissant la vérité sur Salah Hamouri.

A la fête de l’Humanité (14-16 septembre 2012) où l'eurodéputé Patrick Le Hyaric a tenu un discours controversé.

A Montpellier le 17 septembre 2012 pour notamment rencontrer la presse.

A Nantes le 21 septembre 2012…

Salah Hamouri a aussi été reçu par le consulat de France à Jérusalem le 9 novembre 2012.

Dolce vita
Lors de son tour de France, Salah Hamouri a exhorté à soutenir les prisonniers palestiniens dans les prisons israéliennes.

Mais non ces Gazaouis civils condamnés par des tribunaux militaires dans la bande de Gaza et emprisonnés dans les geôles du Hamas.

Des prisonniers palestiniens qui constituent un « business » institutionnalisé tant par l’Autorité palestinienne que pour le Hamas : ministère, primes, impressions d’affiches, salaires aux terroristes détenus, etc.

Et des détenus condamnés pour terrorisme, qui réalisent un film sur la fête organisée dans leur cellule à l'occasion des fiançailles de l'un deux, et le publient sur Internet.

En janvier 2013, des médias ont révélé que des détenus palestiniens condamnés pour terrorisme avaient organisé une party dans la cellule d'une prison israélienne afin de fêter les fiançailles de l'un d'eux, et aivaient publié sur Internet le film réalisé grâce à leur téléphone mobile sur cette fête.

Salah Hamouri peut circuler en France comme tout citoyen français. Ce qui soulève une question : en accordant la liberté de circulation dans l’hexagone aux membres français du FPLP, la France ne vide-t-elle pas d’une partie de sa substance la décision de l’Union européenne, dont elle est un membre fondateur et éminent, d’inclure le FPLP dans la liste des organisations terroristes ?

Une question d'autant plus épineuse pour la diplomatie française qu'Abu Sami, un dirigeant du FPLP, est venu en décembre 2012 en France pour une réunion publique dans le local du NPA 31 (Nouveau parti anticapitaliste) de Toulouse, et devant le logo, ô combien expressif, du FPLP.

Meeting à Saint-Denis
Les meetings de Salah Hamouri en France en faveur de la libération d’Arabes palestiniens détenus en Israël pour des activités liées au terrorisme ? Du plus bel effet pour la « rue arabe » et ses alliés…

Le plus récent : le 17 avril 2013, à Saint-Denis, ville située dans le département 93. Sur son site Internet, cette cité semble en plein chaos.

Elle « entretient des liens avec le camp de Rafah depuis 2001  » : « accueil d’étudiants à l’université de Saint-Denis », etc. Une coopération décentralisée partiale ? Saint-Denis « s’est aussi engagée avec Nazareth (Israël), première ville arabe d’Israël  ».

La municipalité de Saint-Denis a milité  inlassablement  pour la libération  de Salah  Hamouri qu’elle a accueilli le 6 avril 2012.

Le 15 avril 2013, le BNVCA (Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme) a demandé  au préfet de Bobigny d'interdire le meeting  organisé, notamment le 17 avril 2013, à la Bourse du Travail de Saint-Denis en soutien à des terroristes palestiniens qui purgent leur peine en Israël. La présence de Salah Hamouri à cette réunion était annoncée.

Selon les requérants ayant saisi le BNVCA, « ces manifestations qui s'apparentent à l'apologie du terrorisme sont organisées »par un Collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et (arabes) Israéliens (CNPJDPI) avec le soutien du MRAP, de la Ligue des Droits de l'homme, et divers groupements communistes ou d'extrême gauche « qui devraient, être plus préoccupés par les massacres commis en Syrie, au Mali, en Algérie, Tunisie, au Soudan, etc. »

Le BNVCA a rappelé que « la synagogue de Saint-Denis avait déjà fait l'objet de jets de cocktails Molotov, le lendemain d'une manifestation propalestinienne organisée par la mairie de Saint-Denis », et que « le Président de la République, comme le ministre de l'Intérieur, ont reconnu que le palestinisme et l'antisionisme sont la source essentielle de ce nouvel antisémitisme. Ils ont promis que tout serait mis en œuvre pour enrayer ce phénomène. Cet antisémitisme peut cesser si l'on met un terme à ces campagnes inutiles et néfastes d'incitation à la haine d'Israël qui pousse immanquablement à l'acte antijuif ».

Le BNVCA a souligné « que les terroristes antijuifs, djihadistes, de Toulouse ou de Sarcelles, justifient leurs crimes par leur désir de venger les Palestiniens.

Il a demandé « à ses conseils de déposer plainte contre les organisateurs de cette réunion, pour apologie du terrorisme, comme il l'a fait contre le conseil municipal de Bezons dont l'un des membres est annoncé à ce meeting ».

Le 16 avril 2013, le Centre Simon Wiesenthal (CSW) a écrit à Jacques Pélissard, président de l’Association des maires de France afin que celui-ci dénonce « ce rassemblement scandaleux » et prenne « les mesures qui s’imposent pour l’empêcher en tant que menace à l’ordre public ». 

Et d'expliquer : « ceux [invités] ont du sang innocent sur les mains. Tous ont été échangés pour sauver la vie d’un otage retenu par le Hamas pendant cinq ans et demi, mais aucun d’entre eux n’a jamais été gracié pour ses crimes. Certains font partie du Hamas ou des Brigades des martyrs d’al-Aqsa, organisations désignées comme terroristes par l’Union européenne. Tous devraient être arrêtés dès qu’ils touchent le sol français. Cet événement ne peut que radicaliser plus encore les jeunes Français exposés à l’appel du djihad. Les graines qui seront semées demain à Saint-Denis risquent d’encourager d’autres Mohamed Merah à répandre le chaos et la mort à travers la France. Que des personnalités françaises accueillent ces auteurs d’atrocités au moment où nous assistons au déroulement d’attentats à Boston fait preuve d’une grande perversité, quelle que soit leur origine ou leur idéologie ».

Le 19 avril 2013, la Confédération des Juifs de France et Amis d'Israël (CJFAI) a exprimé « sa profonde indignation suite à la "triomphale réception" par la Ville de Saint Denis, ce 17 avril, des terroristes suivants :
• Salah Hamouri, 27 ans, membre du FPLP, condamné en Israël pour tentative d’attentat,
• Amir Jabar Sharif Sawalma, membre des Brigades des martyrs d’al-Aqsa, condamné pour avoir organisé trois "attentats-suicides" en Israël ;
• Allam Kaabi, du FPLP, qui a planifié l’assassinat de Rehavem Ze’vi, ministre israélien du Tourisme ».
Ces trois individus ont été libérés dans le cadre de l’échange de prisonniers Arabes palestiniens contre l’otage franco-israélien Guilad Shalit.

Le CJFAI est choquée et ne comprend pas « comment des membres d’une organisation terroriste (le Hamas, les Brigades des martyrs d’al-Aqsa et le FPLP figurent sur la liste des organisations terroristes établie par l’Union européenne), peuvent obtenir, sans aucune difficulté, un visa et parcourir notre pays en toute liberté ! Ensuite, il est indécent qu’une quelconque autorité publique puisse recevoir en grande pompe une bande de terroristes, avec la circonstance aggravée que ceux-ci sont passés à l’acte et ont été condamnés pour leurs méfaits ! Enfin, il est totalement insupportable et indigne que ces tristes sirs soient honorés et « décorés » au nom d’une institution de la République ! »
Leur « prise de parole dans l’enceinte de la Bourse du travail de St Denis, créée il y a plus d’un siècle pour défendre les droits des ouvriers, rend cette réception encore plus indigne et constitue une véritable insulte au combat de ces ouvriers ».

Cette « visite intervient après la triste et illégale décision de faire citoyen d'honneur de la Ville de Bezons, le prisonnier palestinien, Majdi Ihrima Al-Rimawi qui a été condamné par la justice israélienne pour avoir conçu et planifié l'assassinat d'un ministre israélien, Rechavam Zeevi, en octobre 2001; cette décision a été condamnée par le Préfet du Val d’Oise pour qui elle "constitue un manquement à l'obligation de neutralité républicaine". Celui-ci a saisi, à juste titre, le Tribunal administratif "au titre du contrôle de légalité".

Le « terrorisme est un fléau universel qui sévit de Mogadiscio à Boston, du Pakistan à l’Irak, de Londres à Paris, en passant par New-York ! »

Cette association a demandé « solennellement au Ministre de l’Intérieur, garant de l’ordre public et des valeurs Républicaines, de :
• déclarer les membres de ces organisations terroristes non grata dans notre pays, et par conséquent, de leur refuser tout visa ;
• condamner le terrorisme qui vise des civils, quels qu’ils soient ;
• informer les municipalités qui se hasarderaient à recevoir ou honorer ces terroristes qu’ils s’exposent à des poursuites administratives et pénales pour apologie du terrorisme ».
Par ailleurs, elle a sollicité un engagement du gouvernement « à ne plus demander la libération de prisonniers jugés et condamnés pour de tels faits, quelle que soit la cause qu’ils aient prétendu défendre ».

Le 18 avril 2013, le CRIF a publié la tribune A Saint-Denis : la danse macabre avec le FPLP, de Marc Knobel, chercheur au sein de cette organisation. Celui-ci a qualifié d’« indécente », voire « inacceptable » cette « propension à inviter et/ou à honorer ainsi des membres ou des dirigeants du FPLP » .

On peut regretter que Marc Knobel ne se soit pas exprimé plus tôt, notamment en 2009.

N'ayant pas réagi à temps, de manières unitaire et efficace, le CRIF se limite à l'expression d'une 'indignation vertueuse.


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1 commentaire:

  1. Chère Madame,
    J'édite une newsletter "IsraelDefenseNews" par mail et j'aimerai publié cet article avec toutes les mentions nécessaires et les copyright. Etes vous d'accord ?
    Merci de me répondre très rapidement car je souhaite le publié sur le prochain numéro avant la fin de cette semaine.
    Cordialement,
    P. Silvéra
    ap.silvera@gmail.com

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