mardi 14 avril 2015

« 64 cases pour un génie Bobby Fischer » de Liz Garbus

Arte a diffusé « 64 cases pour un génie Bobby Fischer » (Bobby Fischer Against the World) de Liz Garbus (2010). D’origine Juive, l’américain Robert James "Bobby" Fischer (1943-2008) triomphe du joueur d’échecs soviétique Boris Spassky lors du championnat du monde en 1972, à Reykjavík (Islande), sur fond de guerre froide. Paranoïaque, ce joueur génial a fait des déclarations anti-américaines et antisémites. Un documentaire remarquable avec des témoignages inédits et des archives filmées rares. Le 17e Open international d'échecs de Dubaï dans les Emirats Arabes Unis, Sheikh Rashid Bin Hamdan al Maktoum Cup, se déroule du 5 au 15 avril 2015.

« Les échecs abiment les maitres, tourmentent leur esprit de telle façon que la liberté intérieure des plus forts doit en souffrir », a écrit Albert Einstein.

C’est sur cette citation que s’ouvre ce documentaire passionnant dont les 88 minutes semblent illustrer ce terrible résumé en retraçant l’histoire de Bobby Fischer décrit comme « isolé, étrange, dérangé, génial et arrogant », qui a voulu être champion du monde d’échecs, remporta ce titre prestigieux et se retira des compétitions pendant 20 ans.

Des secrets familiaux
Né en 1943 à Chicago, Bobby Fischer grandit dans une famille Juive pauvre qui s’installe à Brooklyn quand il a six ans.

Regina, sa mère, est « le génie de la famille », selon Russel Tarf, beau-frère de Bobby Fischer. Polyglotte – elle parle notamment le russe -, elle cumule plusieurs emplois pour vivre - infirmière, soudeuse, opératrice télégraphiste - et elle obtiendra un doctorat en hématologie. Elle consacre aussi beaucoup de temps à son activisme en faveur du communisme. Le « FBI aurait un dossier sur elle » selon Larry Evans, quintuple champion américain.

Selon son acte de naissance, Bobby Fischer a pour père Gerhardt Fischer. Or, son père biologique s’appelle Paul Nemenyi. Celui-ci a rencontré Regina à l’université, près de Denver. Le documentaire n’explique pas les raisons pour lesquels le nom de Paul Nemenyi, Juif comme Regina, ne figure pas sur l’acte de naissance de leur fils, ni les relations entre Gerhardt et Regina Fischer, et occulte le parcours de celle-ci.

Paul Nemenyi veille comme un père sur Bobby Fischer lors de ses venues à New York. Il s’inquiète auprès des services Juifs d’aide sociale du fort intérêt de son fils pour les échecs et de l’instabilité de Regina. Celle-ci déménage régulièrement et laisse seuls ses enfants, Bobby et sa sœur Joan, toute la journée alors qu’ils ont 2-3 ans. Bobby Fischer n’apprend la vérité sur son père qu’à la mort de Paul Nemenyi. Il a alors neuf ans.

Dès l’âge de six ans, il se passionne pour le jeu d’échecs qui, « depuis le VIe siècle, passe pour être le jeu des rois, un défi intellectuel et le plus abouti des jeux de stratégie ».

Régina Fischer s’inquiète elle aussi des conséquences de cette pratique pour la santé de son fils qui à ses débuts joue seul, contre lui-même. Elle « l’emmène voir un psychiatre qui la rassure ». Elle souhaite que son fils devienne célèbre.

Anthony Saidy, maitre international d’échecs, rencontre Bobby Fischer dans leur club d’échecs dont ce dernier est le plus jeune membre. Il portraiture un enfant « sympathique, bien élevé et discret ».

L’ascension est fulgurante : Bobby Fischer devient champion des Etats-Unis à 15 ans ! Il participe à des tournois au cours desquels il joue contre 40-80 joueurs simultanément et gagne cinq dollars par échiquier. Son entourage est composé d’individus intéressés. Des médias décrivent Bobby Fischer comme « excentrique, pas comme les autres, d’un égoïsme colossal ». Dans des interviews, Bobby Fischer évoque un gouvernement américain qui « cache beaucoup ».

En 1961, Bobby Fischer et Samuel Reshevsky débutent un match en 16 parties. Juif orthodoxe né à Lodz (Pologne) en 1911, Samuel Reshevsky, enfant prodige des échecs, était un grand-maitre américain - il avait immigré aux Etats-Unis à l'âge de dix ans - et a gagné le championnat américain d'échecs huit fois. Chaque joueur gagne deux parties, sept parties sont déclarées nulles. Puis, Bobby Fischer se querelle avec Jacqueline Piatigorsky, qui organisait le match. Celui-ci s'achève prématurément.
Bobby Fischer entretient des rapports conflictuels avec sa mère. A 16 ans, il lui demande de quitter leur appartement de la place Lincoln, à Brooklyn. Ce que Regina fait. Pour le Dr Anthony Saidy, Bobby Fischer a rejeté sa mère car « elle était comme lui : déterminée, égocentrique et polarisée sur ses objectifs. Peut-être qu’en l’occurrence s’est-il détaché d’une partie de lui-même ». En 1960, Regina Fischer part en Europe pour passer son doctorat. Bobby Fischer vit désorienté dans leur appartement rempli de livres et où se promènent les cafards.

Dans les 18 mois précédant le championnat du monde d’échecs, lors des matchs entre challengers, Bobby Fischer bat les meilleurs joueurs soviétiques. « Il a aligné une série de 20 victoires consécutives. C’est unique dans les annales des échecs de haut niveau », précise le Dr Anthony Saidy. En gagnant contre Tigran Petrossian (1929-1984), ex-champion du monde, Bobby Fischer se qualifie pour affronter en finale le tenant du titre, Boris Spassky.

« Les échecs et moi sommes indissociables. Les échecs sont mon alter ego. Je me focalise sur les échecs. Je veux le titre mondial », déclare le jeune Bobby Fischer qui liste les qualités d’un bon joueur : « le talent, la patience et beaucoup de travail ».

« Les Soviétiques dominaient le monde des échecs. Et je pensais que ce serait bon pour l’Amérique et pour la démocratie qu’un Américain remporte le titre mondial », confie Henry Kissinger, conseiller à la sécurité des Etats-Unis (1969-1975).

Organisateur du « tournoi du siècle » à Reykjavik (Islande), Gudmundur Thorarinssow indique : « La force de l’URSS venait du fait qu’elle avait fait des échecs leur sport national. Ils dépensaient des sommes astronomiques pour cela. Ils avaient des centaines de grands maitres. Ils remportaient tous les tournois, toutes les olympiades d’échecs ». Ces joueurs bénéficiaient aussi d’aides financières, d’entrainements personnalisés et d’autres privilèges.

Pour « le régime communiste, le tire de champion du monde avait une importante idéologique particulière. L’Etat utilisait le jeu d’échecs comme preuve de sa supériorité intellectuelle par rapport à l’Occident considéré comme décadent », analyse Garri Kasparov, champion du monde d’échecs (1984-2000).

Le « tournoi du siècle » en 1972
La pression est donc très forte sur les deux compétiteurs dans un championnat non seulement entre deux experts, mais aussi entre deux régimes politiques, deux blocs en pleine Guerre froide, alors que les médias évoquent la guerre du Vietnam et le Watergate.

En vue de ce championnat d’un jeu cérébral, Bobby Fischer suit un entrainement physique intense pour renforcer son endurance et sa force, notamment dans la main : « Quand je serrerai la main du Russe, je veux qu’il la sente passer », confie le joueur à son entraineur, Harry Sneider. Bobby Fischer est filmé lors de ses exercices physiques, notamment en apnée et au ping pong, par Harry Benson pour Life magazine.

Les négociations entre Bobby Fischer et la Fédération internationale des échecs s’avèrent laborieuses : le challenger trouve le montant du prix insuffisant, critique le choix de l’Islande qui manquerait de l’infrastructure nécessaire et dont la taille est inversement proportionnelle à l’importance du tournoi. Une armada d’avocats négocient, mais les organisateurs ignorent jusqu’au dernier moment si Bobby Fischer viendra dans cette ile européenne.

Le 21 juin 1972, le légendaire Boris Spassky, champion en titre, arrive en Islande. Bobby Fischer vit alors à Pasadena (Californie), et il faut toute la patience du Dr Anthony Saidy pour le convaincre de se rendre à New York.

Le « début du match est reporté de 48 heures. L’URSS a le sentiment qu’on se moque de son champion ». James Derrick Slater, riche financier britannique, propose de doubler les primes (130 000 dollars).

Le 4 juillet, jour de l’indépendance américaine, Bobby Fischer, quitte les Etats-Unis pour se rendre en Islande : « Le prestige de notre pays est en jeu », dit-il.

Le tournoi se joue en 24 parties et est prévu pour durer deux mois, à raison de 5 heures par partie. Boris Spassky doit gagner 12 parties pour garder son titre ; Bobby Fischer doit remporter 12 ½ parties pour vaincre. Une victoire donne un point, une défaite zéro point, une partie nulle ½ point.

Le 11 juillet 1972, la salle accueillant la première partie est remplie par des membres du gouvernement islandais, les ambassadeurs américain et soviétique, des invités célèbres et de nombreux médias. Le match est retransmis en direct à Times Square. A 17 h, Boris Spassky s’installe à sa place et joue le premier coup (pion en d4)… en l’absence de Bobby Fischer. Si celui-ci demeurait absent pendant une heure, il perdrait par forfait. Comment expliquer cette absence du challenger américain ? Volonté de déstabiliser l’adversaire ? Aléas d’un caractère difficile ? Bobby Fischer arrive enfin en arguant d’embouteillages. Il avance son cavalier en f6, puis se plaint auprès de l’arbitre Lothar Schmid de la présence de caméras qui le dérangent. La partie se poursuit et l’on s’achemine vers une égalité quand Bobby « commet une erreur d’amateur » : s’il prend un pion, il perd un fou ! Pour le grand maitre russe d’échecs Nikolai Krogius, Bobby Fischer a entendu signifier à son adversaire qu’il « était prêt à en découdre ». Boris Spassky remporte la première partie.

De nouveau, Bobby Fischer récrimine contre le bruit des caméras qui entraveraient sa concentration, sa réflexion, et il exige leur retrait en menaçant de partir. L’organisateur du championnat refuse : l’équilibre économique de la compétition repose sur sa médiatisation. Le Dr Anthony Saidy croit que Bobby Fischer souffrait d’hyperacousie, « une maladie caractérisée par une hypersensibilité au bruit ».

Au début de la 2e partie, Bobby Fischer ne se présente pas. Il est déclaré perdant par forfait. Il est mené 2 à 0.

La 3e partie se déroule dans une autre salle, sans public, en présence d’une seule caméra de surveillance qui retransmet la partie. Boris Spassky aurait pu refuser la demande de son challenger d’un changement de salle et gagner par forfait, mais il accepte de jouer dans une arrière-salle. Pour la première fois de sa vie, Bobby Fischer choisit la défense Bénoni (« fils de ma douleur »), « une défense très risquée » qui signifie « un combat à mort ». Il place son cavalier en bord d’échiquier, au mépris du proverbe « Cavalier au bord, cavalier mort » : le joueur s’efforce de « contrôler le centre de l’échiquier » (Susan Polgár, quadruple championne du monde d’échecs). Peu joué, ce coup surprend Boris Spassky qui ne « trouve pas la bonne suite, subit le jeu », précise le Dr Anthony Saidy. Bobby Fischer remporte sa première victoire.

L’opinion publique américaine lui apporte un soutien sans faille. La pratique du jeu d’échecs connaît un engouement sans précédent en Amérique.

4e partie ? Nulle.

5e partie ? Boris Spassky abandonne. Les deux joueurs sont à égalité : 2 ½ partout.

Boris Spassky souffre des esclandres de Bobby Fischer et ne déploie pas toute la qualité de son jeu. Alertés par des lettres de mise en garde à l’égard de Bobby Fischer, les Soviétiques se méfient de tout : ils soupçonnent les chaises de cacher des câbles, l’éclairage d’avoir été trafiqué pour déstabiliser psychologiquement leur joueur. Une inspection du matériel est effectuée. On découvre… deux mouches mortes.

D’une « suave beauté » est la 6e partie. Une « symphonie de beauté paisible » (Dr Anthony Saidy). Bobby Fischer a pour habitude de débuter par le pion-roi en jouant e4. Or, il étonne par une ouverture anglaise en jouant c4. Il change de style, adopte un « jeu tranquille, très positionnel pour étouffer peu à peu les pièces de Spassky ». La fin de la partie est saluée par des applaudissements nourris des spectateurs. Et Boris Spassky se lève et applaudit Bobby Fischer. « Il est très fair play. C’est un vrai sportif », remarque Bobby Fischer.

La septième partie est ajournée.

Partie nulle dans la neuvième partie.

10e partie : victoire de Bobby Fischer. Boris Spassky reconnaît « avoir gaffé ».

11e partie : Boris Spassky gagne, réduisant l’écart à deux points.

Après la 20e partie, Bobby Fischer a 11 ½ points et Boris Spassky 8 ½.

La 21e partie est ajournée au 40e coup pour permettre aux joueurs d’analyser la position. Boris Spassky ne reprend pas la partie. Bobby Fischer devient champion du monde et a réalisé son rêve. Il se refugie dans la campagne islandaise, auprès des chevaux.

Il avoue éprouver « beaucoup de joie » et avoir « envie de continuer à jouer ». Il a du mal à concilier sa célébrité mondiale et sa vie privée à laquelle il  tient.

Ses « années sauvages »
A 29 ans, Bobby Fischer a atteint son but essentiel.

Que faire ? Accepter de jouer la finale ou renoncer à son titre ? En cas de forfait, le titre irait à Anatoli Karpov. Par peur du risque de perdre contre ce jeune joueur, Bobby Fischer multiplie les exigences, puis en 1975 il ne défend pas son titre. Le monde américain des échecs interprète son choix comme une trahison.

Bobby Fischer vit à Pasadena, dans une résidence offerte par l’Eglise universelle de Dieu dont il est membre depuis 1962. « Il commençait à perdre la tête. Il avait l’impression d’être manipulé par les Russes et avait peur du Mossad, des services secrets américains », se souvient Harry Sneider. Il quitte cette Eglise quand une de ses prophéties ne se réalise pas.

Il lit Les protocoles des sages de Sion, bien que Larry Evans le mette en garde : « C’est de la propagande antisémite qui a été notamment utilisée par Hitler ». Bobby Fischer s’intéresse aux thèses conspirationnistes et profère des propos antisémites qui incitent sa famille à s’éloigner de lui.

Bobby Fischer se renferme sur lui-même, comme « s’il était en guerre contre lui-même ».

« Dans le monde des échecs, on trouve un nombre important de joueurs talentueux qui souffrent de problèmes psychologiques », constate le journaliste David Edmonds. Quelle est la part du jeu d’échecs et des facteurs personnels dans le comportement de Bobby Fischer ? Le jeu d’échecs favorise l’abstraction et « les joueurs reformatent leurs esprits ». Selon Garry Kasparov, champion du monde d'échecs de 1985 à 2000, « le nombre théoriquement possible dans une partie d’échecs est de 10 suivi de 45 zéros ». De plus, le joueur s’efforce d’anticiper le coup de son adversaire. « Un être instable qui deviendrait un monomaniaque du jeu d’échecs court de grands risques de basculer dans un abime », analyse le Dr Anthony Saidy. Les destins de Paul Morphy (1837-1884) et de Bobby Fischer présentent des points communs : tous deux cessent de jouer aux échecs au summum de leur domination.

En 1990, Bobby Fischer réapparait à Pasadena.

A l’invitation de Zita Raycsanyi, jeune joueuse hongroise d’échecs, Bobby Fischer accepte de rejouer le match de la revanche contre Boris Spassky en 1992, à Belgrade, alors en Yougoslavie, pays communiste. Ce qui induit des poursuites américaines en raison de l’embargo décrété par le Département d’Etat américain. Cette compétition, que Bobby Fischer gagne, déçoit : le niveau du jeu demeure celui de… 1972.

En 1996, Regina Fischer meurt. Deux ans plus tard, c’est Joan qui décède d’une hémorragie cérébrale.

Bobby Fischer multiplie les déclarations hostiles aux Juifs et à son pays, notamment lorsqu’il se réjouit des attentats islamistes du 11 septembre 2001, « une nouvelle merveilleuse… Finissons-en avec les Etats-Unis. Le dicton On récolte ce qu’on a semé s’applique aux Etats-Unis ».

En 2004, Bobby Fischer est arrêté à Tokyo pour séjour irrégulier. L’Islande lui offre en 2005 la nationalité islandaise et l’asile politique.

« Je ne me considère pas comme un génie aux échecs, mais davantage comme un génie qui a choisi de jouer aux échecs ». Ainsi se définit Bobby Fischer. Mais ses tentatives dans d’autres domaines s’achèvent en échecs. Bobby Fischer ne comprend pas son manque d’inspiration pour écrire une chanson. « Tu n’as pas vécu », lui explique Larry Evans. Bobby Fischer reconnaît la pertinence de cette remarque. Alors qu’il avait une vingtaine d’année, il déclarait à un journaliste que la concentration focalisée sur le jeu d’échecs avait nui « dans une certaine mesure » à son développement personnel : « J’aurais pu être plus équilibré, plus stable. Mais que voulez-vous ? »

Bobby Fischer souffre d’hypertrophie de la prostate, refuse de se faire soigner et s’oppose à toute dyalise. Il meurt à 64 ans en 2008. « Rien ne soigne mieux que le contact humain ». Tels auraient été ses derniers mots. Près de son lit à l’hôpital, est placée une photo de sa mère et de sa sœur.

Pour Larry Evans, « son monument, ce sont les parties qu’il a jouées ».

« Fischer peut tout simplement être considéré comme le fondateur des échecs professionnels et sa domination, bien que de très courte durée, a fait de lui le plus grand de tous les temps », observe Garry Kasparov.

Dans cette version réduite, ce documentaire excellent omet d’évoquer les livres écrits par Bobby Fischer et ses inventions : son système de calcul du temps qui a été adopté et une variante du jeu d’échecs dénommée Chess960 (ou Fischer Random Chess) en 1996.


« 64 cases pour un génie Bobby Fischer » de Liz Garbus
Allemagne, 2010
88 minutes
Prévu le 4 août 2011 à 22 h 25, le documentaire sera diffusé les 6 décembre 2011 à 22 h 30 et 19 décembre 2011 à 10 h 05.

Visuels : © Harry Benson

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Cet article a été publié les 4 août et 4 décembre 2011. Il a été modifié le 26 novembre 2013.

5 commentaires:

  1. Bonsoir, Je crois que cette émission n'a finalement pas été diffusée. Savez-vous si elle doit repasser ? Merci !
    Jérôme / Paris

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  2. Documentaire vu le 19 décembre 2011. (2)

    J'ai été étonné qu'il n'y ait pas de possibilité d'avoir, même à titre onéreux
    un DVD, car les documentaires d'Arte sont
    en général bons et celui là l'est !!
    Mais cela pourrait être par téléchargement !!!
    a posteriori si on appécie.....

    Je suis preneur car fanatique du jeu d'échecs !!!!! et Bobby Fischer , même
    paranoïaque, était génial !!!!!

    frcassaigne@orange.fr

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  3. Bonjour,

    Vous pouvez acheter le DVD du documentaire à http://bobbyfischermovie.co.uk/ et à http://dogwoofdvd.com/products/bobby-fischer-against-the-world

    Cordialement,

    Véronique Chemla

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  4. Je l'ai publié sur mon site
    http://www.chessnaute.com/64-cases-pour-un-genie.html

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  5. C'est un très beau documentaire. Le livre de Frank Brady sur Bobby est excellent aussi. Je crois de mémoire que la dernière phrase de Bobby fut pour signaler la valeur de la chaleur humaine quelque chose comme cela. Pour moi Bobby a eu une vie très difficile. Il a réussi à faire quelque chose de beau et d'extraordinaire avec les echecs. C'était un enfant qui petit s'est perdu dans un désert. Les echecs l'ont pris par la main alors il a pris la main des echecs.

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