lundi 18 février 2013

Des jouets et des hommes

 
Cet article est republié alors qu'une vente aux enchères de jouets et d'affiches a lieu ce 18 février 2013 à l'Hôtel Drouot.

 

Mille jouets occidentaux de l’Antiquité à nos jours sont réunis au Grand Palais pour conter une histoire conjuguant divertissement, émerveillement, fascination, pédagogie, nostalgie, apprentissages, transmissions, interrogations, enseignement, voire douleur lors de la perte. Un jouet qui prépare aussi l’enfant à l’âge et au monde adultes, à la vie sociale. Une exposition surfant sur les stéréotypes, et occultant les jouets Juifs.
 


1ère partie : Le renouveau des magasins de jouets (1/2)
2e partie : Le renouveau des magasins de jouets. Mises à jour (2/2)
Jeux et jouets juifs
Art du jeu, jeu dans l'art. De Babylone à l'Occident médiéval au musée du Moyen-âge



« Le joujou est la première initiation à l’art », Charles Baudelaire
Poupées antiques, poupées princières, Barbie, trains, avions, bateaux, voitures, ours, automates presque vivants, jeux en bois ou en terre cuite, jeux vidéo batailleurs, figurines en plomb ou en plastique, soucoupes volantes, arches de Noé, un Père Noël dans un avion… Ces mille jouets de l’Antiquité au XXIe siècle sont réunis dans cette exposition organisée par la Rmn-Grand Palais en collaboration avec Les Arts Décoratifs, qui garde à Paris une des plus importantes collections de jouets en Europe Paris, et co-organisée par l’Helsinki Art Museum.

Certains objets proviennent d’institutions culturelles françaises et internationales prestigieuses, dont le Victoria & Albert Museum à Londres, le Musée du jouet à Nüremberg (Allemagne) ou le Strong à Rochester (E.U), ainsi que de collections particulières européennes.

Entre mimétisme et imaginaire
Fabriqués en série ou par des artistes célèbres tels Alexandre Calder, Felix Garcia Torres ou Benjamin Rabier, exceptionnels ou abandonnés dans des chambres d’enfant, vendus dans des magasins ou de grandes surfaces, ces jouets « racontent le monde, ses évolutions, son histoire, souvent de façon décalée ou dans un mimétisme confondant ».

Une iconographie importante et variée – tableaux, affiches, sculptures, films, jeux vidéo, clips – illustre le propos.

Le jouet: un don ritualisé
Le philosophe Aristote expliquait que « le hochet permet au bébé de grandir en passant lentement de l’état de non être, au monde des vivants ».

Depuis l’Antiquité grecque et la fête des Anthestéries, le jouet est offert dans certaines circonstances. « Les proches l’offrent presque toujours lors de l’anniversaire de l’enfant ou de fêtes qui lui sont dédiées. Encore aujourd’hui, 80 % des jouets sont reçus le jour de l’anniversaire ou à Noël. Ce phénomène est relié à celui de la fabrication spécialisée du jouet et son achat comme un bien de consommation ». Une vente donc fortement saisonnalisée.

Jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, « le jour de Noël commémore la Nativité dans la chrétienté et les jouets sont donnés le jour de l’An, pour les étrennes, en prolongement des coutumes romaine et païenne ». Après saint Nicolas célébré le 6 décembre, le Père Noël, dont la figure est formée aux Etats-Unis dans les années 1830 à partir d’antécédents européens, s’impose.

Curieusement, cette exposition occulte les jouets Juifs, dont la toupie, associés à des fêtes comme Hanouca.

L’univers des animaux
Les premières traces d’animaux munis de roulettes datent de l’Antiquité.

Dans les civilisations grecques, romaines, étrusques, égyptiennes et proche-orientales, le cheval, le buffle, le bélier, ainsi que l’oiseau sont fabriqués en bois, terre cuite, argile, ivoire ou en marbre.

L’ours en peluche, le cheval-bâton ou à bascule, le bestiaire de la ferme incarnent les animaux de l’enfance. Câlinés ou inspirant la crainte, les animaux demeurent familiers des enfants.

Fermes, cirques et arches de Noé constituent des ensembles indémodables du monde du jouet.

« Dans la catégorie chien sur roulettes, Snoopy Sniffer, de la marque américaine Fisher Price, a été l’un des plus grands succès. Et dans la section équidés, la course au succès ne se dément pas entre cheval-bâton, cheval-tricycle et cheval à bascule. Chez les ours, c’est le Teddy Bear qui remporte la palme ».

Le tamagotchi, un animal évolutif meurt si l’enfant n’en prend pas soin. Et, plus robots à poils que virtuels : les hamsters Zhu Zhu Pets.

L’illusion de la vie: automates, jouets mécaniques, robots
Il faut un enfant pour animer le jouet. Pourtant, l’automate, et ses avatars modernes, le jouet mécanique et le robot s’approchent des limites de cette définition.

L’automate « cumule l’objet et le jeu lui-même et concentre en lui presque tout le mystère de l’enfance. À ce titre, il ravit aussi les adultes. Ce curieux objet animé enchante un XIXe siècle où la production industrielle de mécanismes d’horlogerie permet de les multiplier, au sein de fabriques spécialisées comme celles de Gustave Vichy ou Roullet-Decamps ».

Les « jouets mécaniques profitent de ces progrès, ainsi que de l’apparition des techniques d’estampage de la tôle.

À la fin du XIXe siècle, apparaissent une multitude de jouets animés bon marché. Tous les univers sont alors déclinés : le cirque, les métiers, les animaux, la musique, les moyens de locomotion.

Les fabricants sont d’abord français et allemands : Fernand Martin, Charles Rossignol, Ernst Paul Lehmann ; puis américains dans les années 1930, avec les fabricants Louis Marx ou Wolverine ». Les automates ou les jouets mécaniques – tels ceux de Fernand Martin qui « anime un violoniste jouant éperdument de son instrument ou une portière qui ne pense qu’à balayer – fascinent par leur mécanisme et leur troublante illusion de vie ».

Dans les années 1950, entrent en scène des robots japonais, puis quelques décennies plus tard, l’ordinateur supplante presque le robot. Robosapien est créé en 2004 par le physicien Mark Tilden pour la marque WowWee.

Les robots japonais en métal lithographié et les Robosapiens ou Roboraptor signifient « la foi naïve ou enthousiaste dans l’innovation technologique ».

Jouets de filles, jouets de garçons
Depuis l’Antiquité, des rôles prédéterminés sont attribués à chaque sexe.

Cette distribution se reflète dans la distinction entre les jouets de filles et ceux de garçons.

« D’un côté le monde de l’intimité, de la maison et de ses poupées et de l’autre, le vaste monde peuplé de voitures, de trains, de bateaux, d’avions jusqu’aux engins de l’espace ».

A certains, le rêve de devenir institutrice ou infirmière, à d’autres l’aspiration à diriger un camion de pompiers. Ou comment l’enfant investit le jouet, en modifie l’usage, l’intègre dans son univers.

La guerre a envahi le monde des jouets. « Aujourd’hui, les conflits imaginaires, inspirés par l’Heroic Fantasy et la science-fiction, prennent la relève des anciens soldats de plomb, les jeux vidéo en étant le support de prédilection ».

Les poupées et leurs maisons tout confort, les têtes à coiffer, pour les filles. Les voitures, les trains, l’espace, la guerre, la compétition, la performance pour les garçons. Le jouet satisfait le rêve de mimétisme du monde des adultes par des enfants.

Les filles sont invitées à se projeter dans leur vie de femme au foyer, alors que les garçons sont incités à se dépasser toujours plus et à découvrir le monde.

Les premières poupées sont en terre cuite, puis en bois au Moyen Âge. Au cours des XIXe et XXe siècles, émergent de grands fabricants, toujours à l’affût de nouvelles techniques. Très prisées, les poupées allemandes, anglaises, françaises parmi lesquelles les maisons Bru, Huret, Steiner, Pierotti, Jumeau et SFBJ. Bleuette, "la poupée qui suit la mode", vendue en 1905 avec son journal La Semaine de Suzette, est l’un des plus gros succès de l’histoire de la poupée, bien avant celui de Barbie.

« Les historiens nous rappellent que dans l’Antiquité les sports et les jeux n’étaient pas de simples passe-temps inutiles. Ils faisaient partie intégrante de la formation militaire et civile des jeunes gens. Les combats à l’épée de bois, à l’arc ou à la lance développaient la force physique, l’endurance et l’adresse. Ils favorisaient la réflexion stratégique et le respect mutuel », écrit écrit Stephen Kline.

Et d’ajouter :
« Les pédagogues du XVIIIe siècle commencent à associer les jouets à tel ou tel aspect de la personnalité. Avec l’expansion rapide de l’industrie américaine des jouets au XXe siècle, la production se diversifie d’autant plus qu’elle recouvre un changement d’attitude à l’égard du jeu. Après la Première Guerre mondiale, cette industrie ne se contente pas de reprendre le répertoire traditionnel des poupées, peluches, maquettes et jouets à roulettes : elle met en vente des centaines de jeux nouveaux profondément ancrés dans la réalité américaine et ses idéologies, comme le souligne Gary Cross. John Lloyd Wright (le fils du célèbre architecte), par exemple, invente le jeu de construction Lincoln Logs sur le modèle des cabanes de rondins, qui renvoie au mythe fondateur des origines coloniales de la nation américaine, de même que les figurines de cow-boys et d’indiens. L’un des exemples les plus révélateurs est peut-être le Monopoly de Charles Darrow, commercialisé par Parker Brothers en 1936, pendant la grande crise des années 1930. Le principe du jeu et sa critique implicite des rouages de l’économie s’inspirent en fait du Landlord’s Game (« jeu du propriétaire ») dont le brevet appartient depuis 1904 à Lizzie J. Magie, membre d’une communauté quaker de Virginie. Dans sa conception initiale, le Monopoly défend l’idée politique que la propriété foncière engendre des plus-values qui enrichissent une minorité de propriétaires oisifs au détriment d’une majorité de travailleurs locataires ».
L’âge des médias
À chaque époque son héros ou son jouet à la mode : Bécassine, Babar, Mickey, Nicolas et Pimprenelle, Superman, Davy Crockett, Goldorak, Dark Vador, Les Teletubbies, Dora, Buzz, Mario, Pokemon...

« Adulé, collectionné, le petit héros passionne les enfants. Qu’il soit issu de la littérature enfantine, de la bande dessviinée, de séries télévisuelles, de jeux vidéo ou du cinéma, l’élu des enfants se matérialise bien souvent en jouet ».

Les « tout premiers apparaissent en France, dans le courant du XIXesiècle. Un lion et un rat en carte de loto inspirés par la Fable de La Fontaine, un Petit Chaperon Rouge ou un chat Botté sont reproduits sur des couvercles dejeux de société ou proposés en poupées ». La figurine américaine GI Joe est créée par la société Hasbro en 1964, puis évolue en un aventurier sur le modèle de Big Jim (Mattel) quand la guerre du Vietnam suscite une opposition d’une partie de l’opinion publique.

Le cinéma et la télévision bouleversent l’économie du jouet, essentiellement par des produits dérivés et la licence. Disney initie le character merchandising : avec Mickey en 1928, puis avec le film Blanche-Neige et les sept nains sorti en 1938.

« Après la Seconde Guerre mondiale, l’arrivée de la télévision révolutionne les méthodes de vente. Désormais, la réussite commerciale d’un jouet peut dépendre des dépenses publicitaires. Le feuilleton « Davy Crockett », produit par la firme Disney dans les années 1950, démontre l’énorme influence de la publicité télévisée sur les enfants. La commercialisation de la poupée Barbie fait figure de modèle à cet égard. La publicité destinée au jeune public sert de prétexte et d’assise financière à des dessins animés diffusés à la télévision. Ce changement est bien perceptible dans le domaine des poupées et figurines », explique écrit Stephen Kline.

En France, la marque de panoplies Masport obtient en 1962 l’autorisation du service commercial de la RTF (Radio télévision frnaçaise) de reproduire Thierry la Fronde sur ses produits. En 1964, l’ORTF crée une branche commerciale consacrée à la gestion des droits dérivés. « Ces nouvelles stratégies de communication et de commercialisation permettent aux héros enfantins d’acquérir un nouveau pouvoir, celui de l’argent ». Des émissions de télévision comme Bonne Nuit les Petits popularisent des poupées telles que Nicolas et Pimprenelle et leur nounours signalant aux plus jeunes l’heure du coucher. La saga Star Wars a induit la fabrication et la distribution mondiale d’objets dérivés qui ont fait la fortune des producteurs et « la joie d’enfants et de collectionneurs ».

L’exposition présente l’Aston Martin DB5, réplique de la voiture de James Bond réalisée pour le prince Andrew.

Inspirés par l’heroic fantasy et la science-fiction, les univers imaginaires dominent. Les Maîtres de l’Univers (apparition en France en 1984) ou les Tortues Ninja ont réintroduit un monde manichéen. Le jouet guerrier est sujet de controverses et exutoire.

Renoncer à ses jouets
L’Antiquité grecque et romaine « avait prévu de signifier ce passage à l’âge adulte par des rites de renoncement : « Les petits garçons romains, qui jouaient avec des noix, devaient en "prendre congé" selon l’expression consacrée indiquant qu’ils étaient devenus des grandes personnes ».

Longtemps, les filles donnaient leur poupée à Vénus la veille de leur mariage.

Orson Welles ouvre et clot son film Citizen Kane (1941) par Rosebud, la luge de l’enfance que recherche en vain Kane sur son lit de mort. « Un gag freudien à deux balles », selon le réalisateur.

La trilogie d’animation Toy Story « est presque entièrement consacrée à cette échéance inéluctable que sera la séparation du jeune Andy d’avec ses jouets ».

Certains artistes contemporains - Annette Messager, Valérie Sonnier - sont « taraudés par ce lien qu’il faut rompre avec l’enfance » et entrer dans le monde des adultes.

Une exposition interactive
« L’esprit espiègle de l’artiste vidéaste français Pierrick Sorin donne vie et humour à l’univers tout en miniature de cette exposition. Il réalisera une quinzaine d’installations originales dont par exemple, des théâtres optiques à l’intérieur desquels l’artiste s’amuse de son image jusqu’à la faire déambuler dans une maison de poupées… Le visiteur, petit ou grand, sera lui aussi invité à monter dans le manège enchanté de l’exposition grâce à des dispositifs interactifs inédits et en 3D pour découvrir des saynètes amusantes et nostalgiques ».

 

Du 21 février au 20 mai 2012
A l’Helsinki Art Museum


Jusqu’au 23 janvier 2012
Au Grand Palais

Entrée Clémenceau
Avenue Winston Churchill, 75008 Paris
Tél. : 01 44 13 17 30T
Tous les jours (sauf le mardi) de 10 h à 20 h, nocturne le mercredi jusqu’à 22 h.

 

Visuels de haut en bas :
Affiche
Affiche
©  Réunion des musées nationaux – Grand Palais

 Yacht Le Hohenzollern
Fabricant : Gebrüder Bing
Musée national de la Marine, Paris
© Musée national de la Marine / A. Fux
H. 42,5 cm (avec socle) ; L. 65 cm ; l. 14 cm

Boîte Lego System
Fabricant : Lego System
Musée des Arts décoratifs, Paris
© Jean Tholance pour les Arts Décoratifs, Paris
Plastique
H. 3 cm ; L. 33 cm ; l. 20 cm


L’Enfant au toton
Jean–Baptiste Siméon Chardin
Musée du Louvre, Paris
© service presse Rmn-Grand Palais / Stéphane Maréchalle
Salon de 1738
Huile sur toile ; H. 67 cm ; l. 76 cm

Hochet
Musée des Arts décoratifs, Paris
© Jean Tholance pour les Arts Décoratifs, Paris
art et ivoire, argent repoussé, nacre, os ajouré

Automate du Père Noël en avion
Fabricant : Roullet-Decamps
Musée des Arts décoratifs, Paris
© Musée des Arts décoratifs, Paris
H 125 ; L.260 ; P.273 cm

Toupies de Hanouca
© DR

Animaux de la ferme
Créateur : Benjamin Rabier ; Fabricants : Passerat et Radiguet
Musée des Arts Décoratifs, Paris
© Michel Pintado pour les Arts Décoratifs, Paris
Bois découpé peint
H. de 11 à 24 cm ; L. de 9 à 24 cm ; l. de 2 à 4 cm


Ours
Fabricant : Steiff
Musée des Arts décoratifs, Paris
© Jean Tholance pour les Arts Décoratifs, Paris


Martin le pêcheur
Fabricant : Joustra
Musée des Arts décoratifs, Paris
© Jean Tholance pour les Arts Décoratifs, Paris
Tôle emboutie émaillée, plomb
H. : 15 cm, L. : 12 cm ;

Cheval mécanique du prince impérial
Allier fils et Cie, maître bronzier
Collection E. Hermès, Paris
© François Doury

Autorail, modèle à deux caisses
Fabricant : JEP
Musée Rambolitrain, Rambouillet
© Musée Rambolitrain
Métal, tissu
H. 10 cm ; L. 69 cm ; l. 7 cm

Goldorak
Fabricant : Mattel
Musée des Arts décoratifs
© Jean Tholance pour les Arts Décoratifs, Paris
Plastique
H. 60 cm

Infirmière
Fabricant : Vénus
Musée des Arts décoratifs, Paris
© Jean Tholance pour les Arts Décoratifs, Paris
Rhodoïd, tissu, plastique
H. 34 cm


Pompier père et fils
Pierrick Sorin
Théâtre optique réalisé pour l’exposition
© Garance Wester


The Kaleidoscope House
Fabricant : Bozart Toys by Artists ; Créateurs : Peter Wheelwright et Laurie Simmons
Musée des Arts décoratifs, Paris
© Jean Tholance pour les Arts Décoratifs, Paris
Plastique
H. 61 cm ; L. 80cm ; l. 56 cm

Poupée articulée
Italie, IIIe siècle apr. J.-C.
Paris, musée du Louvre
© service presse Rmn-Grand Palais / Hervé Lewandowski
Collection Campana, achat, 1861
Os, H. 10 cm

Woody guitariste, d’après Walt Disney/Pixar
Fabricant : Hasbro ; Licence : Pixar Animation Studio et Walt Disney Company
Musée des Arts décoratifs, Paris
© Jean Tholance pour les Arts Décoratifs, Paris
Plastique, textile
D’après le film Toy Story de John Lasseter

Nicolas
Fabricant : Clodrey
Musée des Arts décoratifs, Paris
© Jean Tholance pour les Arts Décoratifs, Paris
plastique dur, laine, tissu rembourré
H. 50 cm

G.I. Joe Marine en tenue de combat
Fabricant : Hasbro (Etats-Unis)
Musée des Arts décoratifs, Paris
© Jean Tholance pour les Arts Décoratifs, Paris
Vinyle, plastique dur, textile
H. 29 cm

Pimprenelle (univers de Nounours)
Fabricant : Clodrey
Musée des Arts décoratifs, Paris
© Jean Tholance pour les Arts Décoratifs, Paris
Plastique dur, laine, tissu rembourré
H. 50 cm

Aston martin DB5
Fabricant : Aston Martin
Sandringham House, The Royal Collection
© The Royal collection © 2011 Her Majesty Queen Elizabeth II / Photo : The Imperial War Museum
Réplique de la voiture de James Bond réalisée pour le prince Andrew
Métal, cuir, bois ; H. 54 cm ; L. 195 cm ; l. 70 cm


Photographie de la scénographie de l'exposition
Nicolas Krief
© Nicolas Krief pour la RMN-Grand Palais


I would like to live in a dollhouse
Pierrick Sorin
Théâtre optique réalisé pour l’exposition
© Garance Wester


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Cet article a été publié pour la première fois le 17 janvier 2012.

 

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