dimanche 5 novembre 2017

Giuseppe Verdi (1813-1901)


Giuseppe Verdi (1813-1901) est un compositeur romantique italien lié à l’unification italienne. Son nom peut aussi signifier « Victor-Emmanuel Roi d'Italie ». En 1836, il a notamment composé l’opéra en quatre actes Nabucco, sur un livret de Temistocle Solera. Créée en 1842 à la Scala de Mila, cette œuvre évoque l’esclavage des Juifs à Babylone, et est surtout connue pour le chœur de la troisième partie Va, pensiero. Sous domination autrichienne, les Milanais s’identifiaient alors aux Hébreux. Le 31 octobre 2017, à Beer Sheva, Israël, l'Australie et la Nouvelle Zélande ont célébré le centenaire de la prise de la ville par l’armée britannique ainsi que par des cavaleries autralienne et néo-zélandaise (Australian and New Zealand Army Corps, ANZAC). L’événement a été commémoré notamment par une représentation de Nabucco de Verdi.


Arte a rendu hommage à Giuseppe Verdi.

De nombreux artistes, dont Farinelli, sont nés à Parme, "ville du mélodrame" dont les habitants sont "plus sensibles à l'opéra qu'aux symphonies".

Verdi Mania
 "Célèbre dans le monde entier, Giuseppe Verdi compte son fan-club le plus fervent en Émilie-Romagne, sa région d'origine. Découverte de ses admirateurs et de leurs initiatives pour perpétuer son oeuvre". Un club d'admirateurs de Verdi est composé d'interprètes ayant choisi de se nommer d'après les œuvres du compositeur.

Attaché à sa province natale, Giuseppe Verdi y a acheté un domaine agricole et y a passé une grande partie de sa vie. Les habitants de cette région, l'Émilie-Romagne, s'emploient donc à préserver et à diffuser son oeuvre. Dans la région des "Terre Verdiane" qui couvre les localités de Roncole, Busseto et Parme, le compositeur demeure omniprésent, dans les bars, les commerces, les rues et les écoles à son nom. Dans une usine, des ouvriers interprètent une adaptation pour saxophone et trombone du choeur des esclaves de Nabucco. Le Club dei 27, une association masculine dont chaque membre se voit décerner par tirage au sort le nom d'une oeuvre lyrique du compositeur, célèbre haut et fort sa naissance le 10 octobre et commémore en silence sa disparition le 27 janvier".


"Il existe également un village dont le nom est inspiré du plus célèbre opéra de Verdi, Aïda, des personnes prénommées Otello, Desdemone ou Iago et un vendeur de glaces du nom de Radamès, sans oublier un vétérinaire qui cultive sa ressemblance avec Giuseppe Verdi lui-même. Le film met aussi à l'honneur les Loggionisti, ces fans d'opéra qui prennent d'assaut les places les moins chères aux étages supérieurs du Teatro Regio di Parma, hantise de tous les chanteurs lyriques tant ils manifestent bruyamment leur enthousiasme ou leur mécontentement. Il nous emmène à Roncole, le village natal de Verdi, où se trouve l'église où il a appris à jouer de l'orgue dans sa jeunesse, et à l'hôpital qu'il fit construire pour les paysans de la région. Un agriculteur de la commune de Busseto retrace les actions de Verdi à la tête de son domaine agricole et verse une larme en lisant le testament du musicien. Angiolo Carrara Verdi, descendant du compositeur, nous fait visiter sa villa à Sant'Agata. Bien que des générations s'y soient succédé, tout y est resté semblable à autrefois, comme si le Maestro pouvait revenir à tout moment".

« Attaché à sa terre, à sa patrie, à sa langue, Verdi a su écrire des mélodies puissantes et créer des personnages universels. Que représente-t-il pour nous ? »

La « soprano française Natalie Dessay part sur les traces de Giuseppe Verdi, le plus grand représentant du mélodrame italien mais aussi le symbole d'une nation en pleine réunification, le compositeur d'un peuple qui se soulève contre la tyrannie ».

Ce « film nous emmène au hameau de Roncole, où il est né, à Milan, où il crée au Teatro alla Scala son premier opéra Oberto en 1839 (et tant d'autres...), à Paris, qui découvre son Don Carlos, à la Villa Sant'Agata en Émilie-Romagne où il se consacre à ses terres, ou à la Casa di riposo per musicisti (maison de retraite des musiciens) qu'il finança à Milan, et qui ouvrira en 1902 ».

« De grands interprètes lyriques comme Rolando Villazón, Ruggero Raimondi ou Roberto Alagna, des metteurs en scène comme Robert Carsen ou Giorgio Barberio Corsetti témoignent de leur passion pour le maestro ».

Daniele Gatti dirige Verdi à Parme
Le 30 octobre 2013, l'Orchestre national de France « rendait hommage à Giuseppe Verdi à Parme, dans la province où le compositeur était né deux cents ans plus tôt, le 10 octobre 1813 ».


En 1913, le centenaire de la naissance de Verdi a marqué le début de la célébrité mondiale de Verdi. Un événement préparé par l'Opéra de la ville qui a attiré les loggionisti, amateurs passionnés d'opéra assistant debout dans les balcons de l'Opéra.

Verdi achète une maison qu'il transforme en palais, et y vit avec sa compagne et future épouse, artiste lyrique. 

« Dans l'écrin rouge et or du théâtre de la ville, Daniele Gatti dirige un florilège symphonique, avec des ouvertures de grandes œuvres verdiennes ».

Au programme : des ouvertures de grandes œuvres verdiennes comme « Nabucco » interprété avec une ferveur retenue, « Macbeth », « Luisa Miller », « Otello » ou « Les vêpres siciliennes ».

Giuseppe Verdi et ses grands interprètes
Ce documentaire « permet de redécouvrir des artistes dans des interprétations spectaculaires de Verdi ».

Arturo Toscanini dirige en 1943 le NBC Symphony Orchestra dans l'ouverture de La forza del destino en 1943.

Carlo Maria Giulini s’illustre à la direction de l'Orchestre et des Chœurs du New Philharmonia dans des captations de 1968 pour la BBC, avec l'ouverture de I Vespri siciliani et le Stabat Mater extrait des Quatre pièces sacrées.

Le film se clôt sur deux interprètes mythiques de Verdi : Tito Gobbi, qui fait retentir des airs de Falstaff et d'Otello, et l'inoubliable Maria Callas dans Il Trovatore, en 1958.

Cette « série documentaire, qui compare les parcours des deux compositeurs, se penche dans ce volet sur les voix exceptionnelles capables d'interpréter leurs opéras  ».

« Nés tous les deux en 1813, Richard Wagner et Giuseppe Verdi ont transformé l'opéra et réinventé la musique  ».

La « voix, la technique et la présence sur scène : tels sont les critères évalués par le prestigieux jury du Concours international des voix wagnériennes qui se déroule à Karlsruh".

" Quels détails peuvent alors faire la différence ? Et à quoi distingue-t-on une voix capable de chanter du Wagner d'une autre spécialisée dans l'interprétation de Verdi ? Le professeur italien d'art lyrique Elio Battaglia conseille aux chanteurs de commencer par déclamer leurs textes plutôt que de vouloir les chanter à tout prix, afin de mieux les mettre . Le chant évolue aussi au fil du temps : un enregistrement rare datant du XIXe siècle nous montre le ténor Francesco Tamagno interprétant Othello sur un mode plutôt claironnant alors que de nos jours, on attend plutôt du personnage plutôt une tessiture de baryton  ». 

Dans « ce cinquième épisode ponctué d'extraits d'opéras, la cantatrice Gwyneth Jones, interprète mythique de Brünnhilde dans La Walkyrie de Wagner, nous fait également part de sa riche expérience  ».

Un « concert exceptionnel sur la Piazza di Duomo de Milan : accompagné par l'orchestre de la Filarmonica della Scala, sous la baguette de Riccardo Chailly, le violoniste virtuose David Garrett interprète des œuvres de Rossini, Paganini et Verdi ».

Avec « 2,5 millions de disques vendus, David Garrett - tout en tatouages et catogan - est l'un des plus célèbres violonistes au monde, apprécié du public comme des grands chefs d'orchestre. Il est devenu une véritable icône grâce au film Paganini, le violoniste du diable ».

À « Milan, il interprète le Caprice n° 24 de Paganini au côté de l'orchestre de la Filarmonica della Scala, sous la baguette de Riccardo Chailly. Après la retentissante Ouverture de Guillaume Tell de Rossini, il nous offre une très belle version de l'ouverture des Vêpres siciliennes de Verdi ».

Le « concert se referme sur deux tubes du répertoire pour violon : Czardas de Vittorio Monti, œuvre intime inspirée des musiques folkloriques hongroises, et Carnavale di Venezia de Paganini, un « bis » toujours très apprécié des violonistes ».

Il Trovatore 
Arte diffusera le 20 juin Il Trovatore en direct du Festival de Salzbourg. Le "metteur en scène Alvis Hermanis retrouve le Festival de Salzbourg pour y donner sa vision du de l'opéra de Verdi, avec Anna Netrebko et Plácido Domingo dans les rôles de Leonora et du comte de Luna. Après y avoir présenté Die Soldaten de Zimmerman et Gawain de Harrison Birtwistle, Alvis Hermanis retrouve pour la troisième année consécutive le Festival de Salzbourg pour y donner sa vision du de l'opéra de Verdi. Quelle surprise nous réserve le très inventif metteur en scène letton ?"

"Espagne, début du XVe siècle. Deux frères que tout oppose s'affrontent pour l'amour d'une femme et le pouvoir politique. L'un est le comte de Luna ; l'autre, enlevé et élevé par la gitane Azucena, est devenu trouvère".

"Il Trovatore" est "l'opéra romantique par excellence : des mélodies à profusion accompagnent une histoire de passion et de rivalité fraternelle. Tous les éléments d'un romantisme noir sont réunis : châteaux, bûcher, gitans, soldats et nonnes. Au coeur de chacun des tableaux, les récits d'un lointain passé éclairent les sentiments qui animent les protagonistes : amour, jalousie, haine et désir de vengeance dont ils finissent par être les victimes".

Nabucco
Le 26 août 2017, Arte diffusa Nabucco. "Depuis les Arènes de Vérone, une mise en scène somptueuse du "Nabucco" de Giuseppe Verdi (1842), dont le Français Arnaud Bernard transpose l’intrigue (le conflit entre Hébreux et Babyloniens à Jérusalem) dans l’Italie du "Risorgimento".

"Créé à la Scala de Milan en 1842, "Nabucco" offre à Giuseppe Verdi son premier triomphe. Dans une Italie alors en proie aux mouvements nationalistes, le public s’identifie immédiatement aux Hébreux retenus en captivité à Babylone, ce qui vaut à l’opéra d’être joué cinquante-sept fois en trois mois, au lieu des huit représentations initialement prévues. Le chœur des esclaves "Va, pensiero" devient ainsi l’un des airs les plus célèbres de l’histoire de l'art lyrique. Pour sa mise en scène de "Nabucco" dans le prestigieux cadre des Arènes de Vérone, le Français Arnaud Bernard transpose l’intrigue – le conflit entre Hébreux et Babyloniens à Jérusalem – dans le Milan des "Cinque Giornate". En évoquant ces cinq journées de mars 1848 où le peuple se souleva contre l’occupant autrichien, il souligne l’importance qu’avait revêtue à l’époque cet opéra, comme d’ailleurs toute l’œuvre de Verdi, dans le processus d’unification italienne".

Le 31 octobre 2017, à Beer Sheva, Israël, l'Australie et la Nouvelle Zélande ont célébré le centenaire de la prise de la ville par l’armée britannique ainsi que par des cavaleries autralienne et néo-zélandaise (Australian and New Zealand Army Corps, ANZAC). L’événement a été commémoré notamment par une représentation de Nabucco de Verdi.

Nabucco
ZDF, 2017, 185 min
Direction musicale : Daniel Oren
Direction de chœur : Vito Lombardi
Costumes : Arnaud Bernard
Chœur : Arena di Verona Chorus
Composition : Giuseppe Verdi
Décoration : Alessandro Camera
Lumière : Paolo Mazzon
Mise en scène : Arnaud Bernard
Orchestre : Arena di Verona Orchestra
Présentation : Nazan Gökdemir
Réalisation : Arnaud Bernard
Réalisation TV : Andy Sommer
Avec George Ganidze (Nabucco), Rubens Pelizzari (Ismaele), Rafal Siwek (Zaccaria), Susanna Branchini (Abigaille), Nino Surguladze (Fenena), Elena Borin (Anna), Paolo Antognetti (Abdallo), Nicolò Ceriani (Gran Sacerdote di Belo)
Sur Arte le 26 août 2017 à 22 h 25
Visuels : 
Depuis les arènes de Vérone, une mise en scène somptueuse du Nabucco de Verdi, replacée dans l’Italie du Risorgimento.
 © Arena Mediagallery

Il Trovatore 
ZDF, 2014, 50 min
Direction musicale : Daniele Gatti
Chœur : Konzertvereinigung Wiener Staatsopernchor
Composition : Giuseppe Verdi
Mise en scène : Alvis Hermanis
Orchestre : Wiener Philharmoniker
Présentation : Annette Gerlach
Réalisation TV : Agnes Méth
Avec Anna Netrebko (Leonora), Plácido Domingo ( Il Conte di Luna), Marie-Nicole Lemieux (Azucena), Francesco Meli (Manrico), Riccardo Zanellato (Ferrando),Diana Haller (Ines)
Sur Arte le lundi 20 juin 2016 à 1 h

Verdi Mania, par Sergej Grguric
ZDF, 2013, 52 min
Sur Arte les 19 juin à 17 h 35 et 29 juin 2016 à 3 h 55
Visuels : © makido film/Anna Schmidt

2014, 43 min
Direction musicale : Daniele Gatti
Composition : Giuseppe Verdi
Orchestre : Orchestre National de France
Sur Arte les 19 juin à 18 h 30, 13 juillet à 5 h 15 et 22 juillet 2016 à 5 h 10
Visuels : © CLC Productions

52 min
Sur Arte le 19 juin 2016 à 23 h 35
Visuels : © Agat Films

2013, 44 min
Direction musicale : Arturo Toscanini, Carlo Maria Giulini
Orchestre : London Symphony Orchestra, Orchestre du Théâtre national de l'Opéra de Paris, New Philharmonia Orchestra, NBC Symphony Orchestra
Réalisation : Pierre-Olivier Bardet
Avec Maria Callas (soprano) et Tito Gobbi(Baryton)
Sur Arte les 20 juin à 3 h 30 et 22 juin 2016 à 5 h 20

« Concert sur la place du Dôme de Milan  » par Patrizia Carmine
42 min
Direction musicale : Riccardo Chailly
Composition : Gioachino Rossini, Niccolò Paganini, Giuseppe Verdi, Vittorio Monti
Orchestre : Filarmonica della Scala
Avec David Garrett (violon)
Sur Arte les 10 juillet à 18 h 30, 18 juillet à 5 h 10 et 3 août 2016 à 5 h 15
Visuels : © Filarmonica della Scala/G. Hanninen

2012, 27 min
Sur Arte le 14 juin 2016 à 5 h 45
Visuels : © Makido film/Thomas Macho et Maria Mastino

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Les citations sont d'Arte. L'article a été publié le 19 juin 2016, puis le 26 août 2017.

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