vendredi 27 décembre 2013

Art du jeu, jeu dans l’art. De Babylone à l’Occident médiéval


Les Emirats Arabes Unis, qui accueillent les championnats du monde pour les jeunes joueurs d'échecs, refusent de mentionner "Israël" pour indiquer le pays des joueurs israéliens, et islamisent la pièce représentant le roi en substituant à la croix le croissant et l'étoile à cinq branches.

Le musée du Moyen-âge  a présenté l’exposition  éponyme. Pour la première fois à Paris, sont évoqués certains jeux de parcours et de hasard prestigieux, leur invention de la plus haute Antiquité jusqu’à l’aube de l’époque moderne, leurs catégories et leurs symboliques. Dans le frigidarium des thermes de Lutèce, 250 pièces révèlent la diversité et les permanences de la pratique des joueurs, et leurs enjeux.

1ère partie : Le renouveau des magasins de jouets (1/2)
2e partie : Le renouveau des magasins de jouets. Mises à jour (2/2)
Jeux et jouets juifs
Des jouets et des hommes, exposition au Grand Palais


Organisée par le Musée de Cluny et par la Réunion des Musées Nationaux  (RMN)-Grand Palais, réalisée avec la participation du musée du Louvre et le concours exceptionnel de la Bibliothèque nationale de France (BNF), cette énième exposition parisienne sur les jeux a pour commissaires Isabelle Bardiès-Fronty, Conservateur en chef au musée de Cluny, Paris et Anne-Elizabeth Dunn-Vaturi, Hagop Kevorkian Research Associate, Department of Ancient Near Eastern Art, Metropolitan Museum of Art, New York.

But original de l'exposition : « pour la première fois à Paris, évoquer les jeux de parcours et de hasard, jeux basés sur des règles, depuis leur invention à la plus haute Antiquité jusqu’à l’entrée dans les temps modernes ».

Les « jeux de hasard et de stratégies sont une composante essentielle de la vie quotidienne des hommes dans l’Antiquité et au Moyen Âge ». Ils sont associés à des « thématiques universelles telles que la puissance, l’amour, l’art divinatoire et la notion de destin ».

Jeu du serpent, du palmier, senet, trictrac, échecs, tarots et dés, osselets, représentations de joueurs sur des pièces archéologiques et des manuscrits… Issus de grandes collections internationales, ces œuvres montrent l’évolution des techniques de jeux. Un jeu, « support artistique et source d’inspiration iconographique ».

Alea jacta est ! « Développé par les Grecs et les Romains qui privilégient les jeux d’adresse et de hasard, le lancer de dé dépasse la simple dimension ludique et devient le support de pratiques divinatoires. Discrédité et interdit à plusieurs reprises par l’Église, le dé rencontre toutefois un vif succès au XIIe siècle dans l’Occident médiéval ». Fondé sur des « règles de calculs simples, ce jeu séduit toutes les couches de la société ».

La « pratique des jeux de parcours est l’une des plus anciennes de l’humanité. Très appréciés au Proche-Orient, ces jeux comportent de nombreuses variantes ». Exemples de  ces témoins de grandes civilisations révolues : le jeu égyptien dit « Jeu du Serpent » ou « Mehen », dont il seule une quinzaine d’exemplaires demeurent. D’autres objets surprennent par leur esthétique et leur puissance créative, tel le « jeu de 58 trous » ou « jeu du palmier » aux fiches terminées par des têtes de chacal et de chien.

De nombreux jeux issus de l’Antiquité évoluent au Moyen Âge : le jeu de la marelle ou du trictrac, variation du jeu romain « des Douze caractères » et ancêtre du Backgammon.

Venus d’Inde, les échecs « sont accueillis et adaptés. Les règles sont formalisées et le pion devient un élément de représentation symbolique de la société. Les éléphants des échecs orientaux se transforment en évêques, puis en fous. Les pièces d’échecs en ivoire de morse de l’Île de Lewis sont de véritables sculptures miniatures. De somptueuses pièces issues des collections royales, telles que l’échiquier dit « de Saint Louis » viennent éclairer la dimension intellectuelle et matérielle de ce jeu ».

Rois, Dames, Cavaliers et Valets, les couleurs et les suites numérales… La carte à jouer apparaît en Occident à la fin du Moyen Âge.

Dans la cour d’honneur du musée, le visiteur de l’exposition peut jouer à la partie d’échecs initiée sur un échiquier géant.

Le dossier de presse appelle plusieurs remarques. Nulle mention de jouets Juifs où le hasard s’avère déterminant, telle la toupie de Hanoucca. De plus, la carte De la Babylone antique à l’Occident médiéval : l’espace du jeu est surprenante par ses anachronismes : sur une durée si longue, la « France », la « Suisse », « l’Allemagne » n’existaient pas. La “Syrie” est mentionnée, mais pas le royaume ou l'Etat d’Israël !? Le  "Levant" est un vocable à l'acception variable.
Jusqu’au 4 mars 2013
Musée de Cluny-Musée du Moyen-âge 

6, place Paul Painlevé. 75005 Paris
Tél. : 01 53 73 78 00
Tous les jours sauf le mardi, de 9 h 15 à 17 h 45.


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Les citations proviennent du dossier de presse. Cet article a été publié le 3 mars 2013.
 

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