Citations

« Le goût de la vérité n’empêche pas la prise de parti. » (Albert Camus)
« La lucidité est la blessure la plus rapprochée du Soleil. » (René Char).
« Il faut commencer par le commencement, et le commencement de tout est le courage. » (Vladimir Jankélévitch)
« Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort. Il est de porter la plume dans la plaie. » (Albert Londres)
« Le plus difficile n'est pas de dire ce que l'on voit, mais d'accepter de voir ce que l'on voit. » (Charles Péguy)

mercredi 27 mai 2020

L'ADL et « Diffamation » de Yoav Shamir



L'ADL (Anti-Defamation League) est une organisation Juive américaine créée en 1913 pour lutter contre l'antisémitisme et présidée jusqu'en Jonathan Greenblatt par Abraham Foxman, rescapé de la Shoah (Holocaust).  « Diffamation » (Defamation) est un documentaire biaisé du réalisateur israélien Yoav Shamir. Un film superficiel, bâclé, choquant par ses partis pris, censé être une enquête sur l'antisémitisme en observant le combat mené par Abraham Foxman, et en interviewant trois universitaires controversés. En mai 2020, l'ADL a publié son rapport sur 2019 au cours de laquelle elle a recensé 2 107 actes antisémites aux Etats-Unis, le niveau le plus élevé depuis que l'ADL a établit son Audit en 1979.


L'Anti-Defamation League (Ligue antidiffamation, ADL) est une association fondée par l'organisation juive américaine B'nai B'rith (Fils de l'Alliance) aux États-Unis afin de défendre les Juifs contre l'antisémitisme et la discrimination. Elle recourt à des actions juridictionnelles, des campagnes d'informations, d'actions et de sensibilisation. Elle a été fondée par Sigmund Livingston en 1913 en réaction à l'arrestation en Géorgie (États-Unis) du Juif américain Leo Frank injustement accusé du viol et du meurtre de Mary Faghan, âgée de 14 ans. Condamné à mort puis gracié par le gouverneur, persuadé de son innocence, Léo Frank est lynché par des habitants de Marietta. 

« Diffamation »
« Diffamation » (Defamation) est un documentaire biaisé du réalisateur israélien Yoav Shamir. Un film superficiel, bâclé, choquant par ses partis pris, censé être une enquête sur l'antisémitisme en observant le combat mené par Abraham Foxman, et en interviewant trois universitaires controversés.

Sceptique quant à l'existence de l'antisémitisme, ce chauffeur de taxi. Selon lui, "les Juifs contrôlent le monde".


Yoav Shamir est né en Israël, "créé pour donner un pays où les Juifs peuvent vivre sans crainte". Il n'a jamais été victime de l'antisémitisme, "un problème qui semble toujours d'actualité". Inquiet à la lecture d'articles sur tant d'actes antisémites dans le monde, il décide "d'en savoir plus" sur ce phénomène qu'il lie à la Shoah et aux nazis.


Dans le site Internet de Defamation, Yoav Shamir ajoute une autre explication. Lors de la sortie de son film Checkpoint, il s'est vu qualifier de "Mel Gibson israélien". Pourquoi ? "En raison des points de vue que j'avais exprimés dans ce film : critiques par rapport à la politique d'Israël en ce qui concerne les Palestiniens, ce qui laissait à penser que j'étais antisémite. L'auteur de cet article était lui-même juif". Yoav Shamir a alors l'idée de ce film sur l'antisémitisme, "la «vache sacrée » des Juifs", dernier volet d'une trilogie : "Checkpoint, sur les soldats israéliens ; Flipping Out, sur ce qui arrive à ces soldats lorsqu'ils quittent l'armée ; et Defamation, qui étudie la jeunesse israélienne avant qu'elle ne commence son service militaire".

Yoav Shamir rencontre Abraham (Abe) Foxman, qui dirige l'ADL, une association juive dont l'une des missions consiste à lutter contre l'antisémitisme - 1500 actes antisémites sont recensés par an aux Etats-Unis - et qui bénéficie d'un budget annuel dépassant 70 millions de dollars. "Très coopératif", Abraham Foxman, l'accueille cordialement ; l'ADL lui accorde "un accès illimité à son QG à Manhattan" afin d'aider Yoav Shamir qui souhaite enquêter sur un acte antisémite.

Le réalisateur recueille les réflexions de sa grand-mère, pionnière sioniste nonagénaire ayant quitté la Russie et qui véhicule des stéréotypes sur les Juifs de diaspora qui "gagnent de l'argent sans travailler, prêtent de l'argent sans intérêt. Les Juifs savent y faire..."


Yoav Shamir interviewe le journaliste Noah Klieger, survivant d'Auschwitz où il avait sympathisé avec le champion de natation Alfred Nakache. Ce journaliste à Yediot Aharonot accole l'épithète "antisémite" à de nombreux pays européens, américains et arabes.


A voir la place tenue par la relation des actes antisémites dans le monde par ce journal israélien, le réalisateur en conclut que l'antisémitisme est "bon pour le journal".


Si environ 500 lycéens israéliens se rendaient voici 20 ans en Pologne dans le cadre d'un voyage de la mémoire sur des lieux de la Shoah, ils sont plus de 30 000 élèves à s'y rendre encadrés en 2010. Yoav Shamir décide de se joindre à un groupe de lycéens israéliens, de leur cours sur la Shoah à Yad Vashem jusqu'à leur visite de quartiers Juifs de villes polonaises. A Lublin, il assiste à un malentendu, une incompréhension grave entre trois adolescents israéliens et des Polonais âgés : ces jeunes croient à tort que leurs interlocuteurs sont antisémites. Dissipés à leur arrivée, ces jeunes sont bouleversés lors de leur visite au musée d'Auschwitz.


Retour à New York où est signalé le jet de deux pierres contre un bus scolaire d'une école Juive orthodoxe à Crown Heights, à Brooklyn, un quartier qui a connu trois jours d'émeutes en 1991. Notre réalisateur s'y précipite. Benjamin Lifschitz, reporter, lui explique que les Juifs, par crainte d'agressions, "se déplacent rarement seuls ou la nuit tombée".

Interrogés par Yoav Shamir, de jeunes Afro-américains se récrient : "Je n'ai jamais vu un Juif se faire braquer". Et " les juges condamnent plus sévèrement si l'agression vise un Juif", "Les Juifs sont mieux traités", "Il se débrouillent toujours pour trouver les bons plans", "Les Juifs ne se mélangent pas", "Ils font partie du système de manipulation utilisé par les plus puissants à la télévision et dans les médias". Et de citer Les Protocoles des Sages de Sion, un livre présenté par ces jeunes comme relatant des faits avérés, alors qu'il s'agit d'un faux fabriqué par la police tsariste au début du XXe siècle sur une prétendue conspiration Juive pour dominer le monde.

Quant au rabbin Hecht, chargé des droits de l'homme à la mairie de New York, il estime que les Juifs sont attaqués car ils sont des proies faciles. Leurs agressions ne sont pas nécessairement antisémites. "Je me méfie des gens qui gagnent leur vie à la faveur d'une situation particulière. Dans certains cas, l'ADL est clairement responsable d'avoir mis de l'huile sur le feu, autant qu'elle a été utile", déclare le rabbin Hecht à qui l'ont pourrait rétorquer qu'il gagne sa "vie à la faveur d'une situation particulière". A quels faits ce rabbin fait-il allusion ? Yoav Shamir n'est pas curieux.

Il préfère suivre la délégation de l'ADL, composée notamment de donateurs américains, en Europe, leurs rencontres avec des dirigeants politiques italiens - Fini, Prodi -, ukrainiens, etc. L'Ukraine souhaite se rapprocher de l'Occident, en particulier des Etats-Unis, "et croit que les Juifs américains peuvent devenir leurs alliés au Congrès". L'ADL demande à l'Ukraine une action plus ferme contre l'antisémitisme et de distinguer nettement la Shoah de l'Holodomor (extermination par la faim, en ukrainien), tragédie survenue en 1932-1933 en Ukraine qui le dénomme génocide. Pourquoi ces dirigeants reçoivent-ils cette délégation ? " Je le dis souvent : "Les Juifs sont moins puissants qu'ils le croient et que le croient leurs ennemis"... Ils croient que nous sommes assez influents pour peser sur Washington. Nous n'allons pas les contredire", résume Abraham Foxman.

Quel lien entre le combat contre l'antisémitisme et "un évènement vieux de 60 ans" ? "D'abord, il faut assumer tout l'héritage du passé pour arriver au présent", résume Abraham Foxman.


Yoav Shamir entend-il qu'un Juif a été poignardé dans une synagogue à Moscou ? Il s'y précipite. Las ! Un Russe âgé, fidèle de la synagogue, nie tout antisémitisme dans son pays. Pour le grand rabbin Bleich, à Kiev, "les Juifs laïcs se préoccupent plus de l'antisémitisme que les Juifs religieux. Ils considèrent cela comme un élément de leur judéité". Une affirmation que semble corroborer le couple américain retraité Harvey et Suzanne Prince.


Le reste du film - 40 dernières minutes - est composé d'interviews de trois universitaires ayant signé deux livres controversés : le professeur Norman Finkelstein, auteur de L'industrie de l'Holocauste : réflexions sur l'exploitation de la souffrance des juifs (2001), John J. Mearsheimer, professeur de sciences politiques à l'Université de Chicago, et Stephen M. Watt, professeur de relations internationales à la Kennedy School of Government d'Harvard, auteurs du Lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine (2007) alléguant que ce lobby "soutient la politique israélienne même si elle est contraire aux intérêts des Etats-Unis". Faux naïf ? Provocateur ? Yoav Shamir les laisse exprimer leurs thèses sans avancer aucun argument contraire.


En Israël, il filme la conférence des deux auteurs américains invités par le Gush Shalom, puis se rend à la conférence à Jérusalem sur les formes de l'antisémitisme, notamment l'antisionisme. Soudain, un orateur, sociologue, rompt avec le discours dominant - " Ceux qui attaquent Israël sont des antisémites masqués ", ou plutôt l'antisionisme est le paravent d'antisémites -, et allègue que cet antisémitisme est causé par " l'occupation des terres palestiniennes ", la " colonisation " israélienne, etc. " Vous raisonnez comme la femme battue par son mari : " C'est de ma faute si mon mari me bat ! ", rétorque un orateur.


Primé lors de nombreux festivals, ce film a été présenté à deux reprises au festival Cinéma du réel (11et 14 mars 2009), au Centre Pompidou qui a alors diffusé aussi Rachel, film de Simon Bitton sur la mort accidentelle de Rachel Corrie, militante américaine du Mouvement international de solidarité (ISM), par un bulldozer israélien, dans la bande de Gaza, en 2003. Nulle surprise donc que ce film ait été encensé par des mouvements anti-israéliens.
 
Quelle a été la réaction de l'ADL en découvrant Defamation de Yoav Shamir ? Ce film "déforme la fréquence et l'impact de l'antisémitisme et devalorise la Shoah. C'est la perspective politique, perverse, personnelle de Shamir et une occasion manquée pour informer sur une question sérieuse et importante", a déclaré l'ADL le 8 mai 2009 .


Ressortent en effet de ce film les idées fausses que l'antisémitisme est quasi-introuvable, voire que certains qualifient à tort certains actes d'antisémites, et que les Israéliens sont élevés dans l'idée que le monde entier les hait, dans "l'obsession du passé", et sans "vivre dans le présent". Ainsi, le réalisateur Lars von Trier, auteur de propos choquants lors du festival de Cannes,  déclare dans une interview au Monde : "Quant aux réactions qu'ont suscitées ses propos, il invoque un documentaire israélien, Defamation, de Yoav Shamir, qui traite de l'antisémitisme contemporain à travers l'action de l'Anti Defamation League américaine. "Je voyais ce bureau dans lequel ils attendent qu'on leur signale des cas d'antisémitisme. Ils avaient recensé cinq incidents en un mois, le réalisateur essayait d'enquêter, mais ils n'avaient rien à faire. La réaction à cette chose à Cannes est arrivée exactement à l'heure où on se réveille à New York et je les imaginais se disant : "Enfin nous avons quelque chose !""


Cette impression est renforcée par l'absence de toute interview d'historiens de l'antisémitisme, comme Pierre-André Taguieff ou Robert Wistrich, de toute citation de rapports publics sur l'antisémitisme, comme ceux de la Commission nationale consultative des droits de l'homme ou de Jean-Christophe Rufin Chantier sur la lutte contre le racisme etl'antisémitisme, les citations de rapports d'organisations juives européennes - tel celui du SPCJ en France ou de la CICAD en Suisse - ou de médias arabes.


Aux Etats-Unis, un rapport récent du Center for Security Policy démontre que de 2000 à 2009 le nombre d'actes contre les Juifs (9 692) y a été six fois supérieur à celui des actes contre des musulmans (1 580).


Des thèmes essentiels ont échappé à Yoav Shamir : les critiques adressées à des organisations juives comme l'ADL d'élargir leurs champs d'intervention au-delà de la lutte contre l'antisémitisme, les intimidations et attaques ciblant les étudiants Juifs, surtout quand ils défendent l'Etat d'Israël, sur les campus américains, l'accusation d'antisémitisme adressée par Larry Franklin à l'égard du FBI, etc.


ADDENDUM :

En juillet 2013, le "Palestino-Américain" Oday Aboushi, joueur de football dans la célèbre équipe newyorkaise Jets, est décrit, preuves à l'appui, par FrontPage Magazine comme un "musulman fondamentaliste". Des preuves écartées par l'ADL et l'AJC qui défendent ce sportif.

En janvier 2014, l'ADL a estimé que le traitement infligé à Jonathan Pollard est "un effort pour intimider les Américains Juifs et confine à l'antisémitisme. Il s'agit de confirmer un stéréotype antisémite ancré dans l'opinion publique : les Américains Juifs sont plus loyaux à l'Etat d'Israël qu'à leur propre pays, les Etats-Unis".

Le 27 octobre 2014, l'ADL organisa son 20e concert contre la haine.


Lors de sa réunion annuelle à Los Angeles le 6 novembre 2014, l'Anti-Defamation League (ADL) a remis le prestigieux prix ADL Daniel Pearl au projet Aladin pour "promouvoir une plus grande compréhension entre Juifs et musulmans".

La désignation de Jonathan Greenblatt pour succéder à Abe Foxman a suscité en novembre 2014 de vives critiques. En effet, Jonathan Greenblatt a été directeur du Bureau de l'innovation sociale et de la participation civique à la Maison Blanche sous l'administration démocrate Obama. Il dirige l'Aspen Institute financé notamment par George Soros.

L'éditorialiste Caroline Glick a écrit : "Un dirigeant de l'ADL m'avait prévenue voici deux ans que le successeur d'Abe Foxman serait quelqu'un qui transformerait l'ADL, organisation défendant les droits de l'homme Juif, en une énième association gauchiste "de droits civils" qui s'n prendra à Israël et aux Juifs. Et maintenant, c'est arrivé".

Par la voix de son dirigeant actuel Jonathan Greenblatt, l'ADL a critiqué la loi israélienne rappelant qu'Israël est l'Etat-nation du peuple Juif.

L'évolution du logo de l'ADL révèle la métamorphose d'une association juive luttant contre l'antisémitisme en une organisation ancrée à gauche, voire à l'extrême-gauche et dont le but initial est noyé, minoré, par rapport aux positions prétendument morales et politiquement partiales de sa nouvelle direction.


Le 12 mai 2020, l'ADL a publié son rapport sur 2019 au cours de laquelle elle a recensé 2 107 actes antisémites aux Etats-Unis, le niveau le plus élevé depuis que l'ADL a établit son Audit en 1979. Ce qui représente une augmentation de 12% par rapport à 2018 (1 879 actes antisémites) et plus précisément une hausse de 56% concernant les agressions. Ce nombre correspond à des attentats antisémites commis à Poway, Jersey City et Monsey, et des agressions à Brooklyn. Et à une moyenne de six actes antisémites quotidiens aux Etats-Unis.

"Antisemitic Incidents Hit All-Time High in 2019
ADL annual report found more than 2,100 acts of antisemitic hate; 56 percent increase in assaults, five fatalities."

"American Jewish community experienced the highest level of antisemitic incidents last year since tracking began in 1979, with more than 2,100 acts of assault, vandalism and harassment reported across the United States, according to new data from ADL (the Anti-Defamation League). The record number of incidents came as the Jewish community grappled with vicious and lethal antisemitic attacks against communities in Poway, Jersey City and Monsey, and a spree of violent assaults in Brooklyn".

"The 2019 ADL Audit of Antisemitic Incidents, issued today, found that the total number of antisemitic incidents in 2019 increased 12 percent over the previous year, with a disturbing 56 percent increase in assaults. The audit found there were, on average, as many as six antisemitic incidents in the U.S. for each day in the calendar year – the highest level of antisemitic activity ever recorded by ADL."

"The year included five fatalities directly linked to antisemitic violence and another 91 individuals targeted in physical assaults. Incidents were reported in every one of the 48 contiguous United States and Washington, D.C. More than half of the assaults nationwide took place in the five boroughs of New York City, including 25 in Brooklyn alone."

“This was a year of unprecedented antisemitic activity, a time when many Jewish communities across the country had direct encounters with hate,” said Jonathan A. Greenblatt, ADL CEO. “This contributed to a rising climate of anxiety and fear in our communities. We are committed to fighting back against this rising tide of hate and will double down on our work with elected leaders, schools, and communities to end the cycle of hatred.”

ADL’s Center on Extremism identified 234 incidents targeting Jewish synagogues and community centers in 2019. This included the white supremacist shooting at a Chabad center in Poway, California, which killed one worshipper, a 60-year-old woman who was mourning her mother’s recent death, and injuring three more, including the rabbi.

Major Findings:
"In 2019, ADL counted a total of 2,107 antisemitic incidents across the U.S., a 12 percent increase from the 1,879 incidents recorded in 2018."

"ADL’s Audit classifies all incidents into three categories: assault, harassment and vandalism. Of the total incidents reported in 2019:"

- "Harassment: There were 1,127 harassment incidents, cases where one or more Jews reported feeling harassed by the antisemitic language or actions. Acts of harassment increased by 6 percent from 1,066 in 2018."

- "Vandalism: There were 919 vandalism incidents, cases where property was damaged in a manner which that harmed or intimidated Jews. Swastikas, which are generally interpreted as symbols of antisemitic hatred, were present in 746 of these incidents. Acts of antisemitic vandalism increased 19 percent from 774 in 2018."

- "Assault: There were 61 assault incidents, cases where individuals were physically targeted with violence accompanied by evidence of antisemitic animus. Antisemitic assault increased 56 percent from 39 in 2018. Eleven of the 61 assaults were perpetrated with deadly weapons such as guns or knives. The 61 assault incidents harmed 95 victims, including five fatalities."

"There were incidents reported in every state, except Alaska and Hawaii. The states with the highest numbers of incidents were New York: 430, New Jersey: 345, California: 330, Massachusetts: 114 and Pennsylvania: 109. Combined, these states account for nearly 45 percent of the total number of incidents."

"ADL’s Center on Extremism has gathered the complete 2019 data, as well as data from the previous two years, on ADL’s H.E.A.T. Map, an interactive online tool that allows users to geographically chart antisemitic incidents and events nationally and regionally."

“It’s clear we must remain vigilant in working to counter the threat of violent antisemitism and denounce it in all forms, wherever the source and regardless of the political affiliation of its proponents,” said Mr. Greenblatt. “We need to ensure that synagogues and community centers have the right security measures in place to prevent the next potential attack. We plan to work with members of Congress and other elected officials this year to ensure that funding is in place and that all states mandate Holocaust education, which can serve as an effective deterrent for future acts of hate.”

"In 2019, ADL recorded 270 antisemitic incidents attributed to known extremist groups or individuals inspired by extremist ideology. This represents 13 percent of the total number of incidents."

"K-12 schools, as well as colleges and universities, continue to experience a significant number of antisemitic incidents. ADL recorded 411 incidents at K-12 non-Jewish schools in 2019 (up 19 percent from 344 in 2018), and 186 incidents at colleges and universities (down 10 percent from 201 in 2018)."

"In 2019 there were 234 reported incidents at Jewish institutions such as synagogues, Jewish community centers and Jewish schools, a decrease of 12 percent from 265 in 2018. More than 170 were incidents of harassment and 60 were incidents of vandalism. Fifty of the incidents targeting Jewish institutions were perpetrated by domestic extremists."

"At least 170 antisemitic incidents in 2019 referenced Israel or Zionism. Of those, 68 took the form of white supremacist groups’ propaganda efforts, which attempt to foment anti-Israel and antisemitic beliefs. Most of the remaining incidents were expressions of anti-Israel animus that incorporated antisemitic imagery or harassment and demonization of Jewish students for their real or assumed connection to Israel."

"The Audit offers a snapshot of one of the ways American Jews encounter antisemitism, but a full understanding of antisemitism in the U.S. requires other forms of analysis as well, including but not limited to, public opinion polling, assessments of online anti-Semitism, and examinations of extremist activity, all of which ADL offers in other reports, such as ADL Global 100, Quantifying Hate: A Year of Anti-Semitism on Twitter, Online Hate and Harassment: The American Experience, Murder and Extremism in the United States in 2019, and the ADL Survey of American Attitudes Toward Jews."

How ADL is Responding
"ADL has a comprehensive approach to addressing antisemitic incidents and behavior, including educating youth to prevent these incidents and working with law enforcement to apprehend the perpetrators. ADL works to enact laws to improve federal, state, and local prevention tactics and response to antisemitic hate crimes and all forms of hate violence."

"ADL partners with law enforcement to raise awareness of extremist threats and trains law enforcement professionals to recognize and disrupt potential threats. ADL likewise provides education and training every day to students, reaching young people at a time when they are most vulnerable to bullying and social pressures. ADL also works with victims and universities to respond to antisemitic harassment and other worrying incidents on college campuses. Finally, ADL’s No Place for Hate and Words to Action programs teach understanding and promote inclusivity in schools and on campuses, respectively."

"In response to the historic rise in antisemitic incidents over the past four years, ADL has made the following policy recommendations:
- "Nationwide, public officials and civic leaders should use their bully pulpits to speak out against antisemitism and all forms of hate and extremism."
- "Congress should hold additional hearings on the increase in hate crimes, the rise of extremist groups and proliferation of their propaganda, and support legislation, including the Domestic Terrorism Prevention Act, that calls on the federal government to improve coordinated responses and collect data on domestic terrorism."
- "Congress should increase funding for non-profit security grants for synagogues and other houses of worship, schools, and community centers."
- "Policymakers must support efforts to provide law enforcement officials with the tools and training they need to prevent and effectively respond to hate crimes. Federal, state and local law enforcement agencies should also improve their procedures for responding to and reporting hate crimes. Congress should approve the pending Jabara-Heyer NO HATE Act and fully fund Section 4704 of the Matthew Shepard and James Byrd, Jr. Hate Crimes Prevention Act for “technical, forensic, prosecutorial, or any other form of assistance” to state and local law enforcement authorities for investigating and prosecuting hate crimes."
- "School districts should promote anti-bias, bullying prevention, and Holocaust education programs in elementary and secondary schools. University leadership should respond firmly and forcefully to antisemitic acts on college campuses, including incidents that target Jewish students because of their actual or perceived support of the state of Israel. Congress, the U.S. Department of Education, state legislators and mayors should increase funding to promote an inclusive school climate and for anti-bias education, Holocaust and genocide education, and hate crime prevention."
"The ADL Audit includes both criminal and non-criminal acts of harassment and intimidation, including distribution of hate propaganda, threats and slurs. Compiled using information provided by victims, law enforcement and community leaders, and evaluated by ADL’s professional staff, the Audit provides a regular snapshot of one specific aspect of a nationwide problem while identifying possible trends or changes in the types of activity reported. This information assists ADL in developing and enhancing its programs to counter and prevent the spread of antisemitism and other forms of bigotry."     

"The Audit of Antisemitic Incidents is a project of ADL’s Center on Extremism, whose work is supported in part by the following generous donors as well as numerous others: The ADL Lewy Family Institute for Combating Antisemitism, Roman Abramovich, the David Berg Foundation, Nathan Cummings Foundation, Joyce and Irving Goldman Family Foundation, The Marlene Nathan Meyerson Family Foundation, New England Revolution Foundation, Rowland & Sylvia Schaefer Family Foundation, Inc., Charles and Mildred Schnurmacher Foundation, The Nancy K. Silverman Foundation, Louis Sobelman, and Zegar Family Foundation."



de Yoav Shamir
Autriche, Danemark, Etats-Unis, Israël, 2009
1 h 31
Diffusions les 6 mai 2011 à 23 h 10, 19 mai 2011 à 10 h 05 et 25 mai 2011 à 0 h 40

Cet article a été publié le 6 mai 2011, le 14 juillet 2013 et :
- 18 août 2013 alors que l'ADL compare à tort la lutte pour la défense des Juifs dans l'Union soviétique au combat quelle prône contre les "lois anti-homosexuels" dans la Russie actuelle.. Il a été modifié le 10 août 2011 ;
- 29 janvier et 27 octobre 2014, 24 août 2018.

4 commentaires:

  1. Excellent film qui nous révèle beaucoup de choses sur la réalité de l'entité juive.

    RépondreSupprimer
  2. Comme on pouvait s'y attendre, ces films reçoivent un accueil d'autant plus favorable que leurs auteurs sont juifs. Une aubaine pour tous les antisémites : « ils sont juifs, par conséquent ils ne peuvent être contre leur propre peuple. Par conséquent ils disent la vérité ».
    C'est ainsi que ne sont audibles en occident que les Finkelstein, Morin et autre Sand. Nous ne sommes pas prêts d'entendre les Taguieff et Wistrich.
    Bien entendu, le rapport Ruffin a été enterré : il ne faut désespérer ni la diversitude, ni la gauche dite morale.

    RépondreSupprimer
  3. Marrant comme votre article correspond de façon caricaturale à la description faite dans le film !

    RépondreSupprimer
  4. Marrant comme vous ne contre-argumentez pas sur tel ou tel passage de mon article !

    RépondreSupprimer