lundi 29 février 2016

Pierre Alechinsky


Peintre, graveur, Pierre Alechinsky est né en 1927 à Schaerbeek (Bruxelles, Belgique). Influencé par la calligraphie japonaise et Jean Dubuffet, cet artiste a créé des œuvres expressionnistes, surréalistes. Ayant acquis 14 œuvres de cet artiste entre 1997 et 2004, le musée-bibliothèque Pierre André Benoit à Alès présente ses nouveaux trésors acquis entre 2012 et 2015. La galerie Lelong réunit des œuvres de cet artiste dans l'exposition "Spires et résumé".


Peintre, graveur, Pierre Alechinsky est né en 1927 dans une famille de médecins à Schaerbeek (Bruxelles, Belgique). Son père est un Juif originaire de Russie.

En 1944, ce gaucher contrarié entre à l'École nationale supérieure d'Architecture et des Arts visuels de La Cambre à Bruxelles pour quatre années d’études. C’est l’époque de sa découverte des surréalistes. Il est membre du groupe Jeune Peinture belge qui regroupe Louis Van Lint, Jan Cox, et Marc Mendelson.

Dans une maison communautaire, les Ateliers du Marais, il crée avec Olivier Strebelle et Michel Olyff, les Ateliers du Marais.

Il fait la connaissance du poète Christian Dotremont, qui a co-fondé en 1948 le groupe CoBrA réunissant des artistes de Copenhague, Bruxelles et d’Amsterdam promoteurs d’un art plus provocateur, plus spontané, aussi loin de l’abstraction que du « réalisme socialiste ». Il rejoint de mouvement qui a pour membres Asger Jorn, Karel Appel, Jan Nieuwenhuys, Karel Appel. Le Stedelijk Museum présente la première exposition du mouvement avant-gardiste.

Après la dissolution du mouvement « CoBrA », Alechinsky se fixe à Paris. Là, il fréquente les surréalistes, approfondit sa technique de la gravure à l’Atelier 17, et noue une amitié avec Alberto Giacometti et Victor Brauner, débute une relation épistolaire avec le calligraphe japonais Shiryu Morita de Kyōto.

En 1954, année de sa première exposition individuelle à Paris, il rencontre le peintre chinois Walasse Ting. 

Au fil des années, il substitue à l’huile l’encre, plus propice à un style spontané, et après ses premiers séjours à New York en 1965, les pigments acryliques, et emprunte la voie de la peinture « à remarques marginales ».

Six ans plus tard, ses œuvres sont présentées dans le pavillon belge de la XXXe Biennale de Venise.
En 1975, il crée avec la Manufacture de Sèvres un service de table. Une commande du Ministère de la Culture. En 1976, il conçoit un service à café.

Inspiration balzacienne
En 2004, la Maison de Balzac a présenté des gravures, des matrices en cuivre, des planches en linoléum et des essais inédits de Pierre Alechinsky illustrant en 1989 le « Traité des excitants modernes » (1839) d’Honoré de Balzac. 

Dans ce livre, Balzac décrit les effets de l'alcool, du café, du thé, du tabac, ainsi que du sucre et du chocolat, « poisons » dont les excès « produisent des désordres graves, et conduisent à une mort précoce ». Auparavant, il a semblé louer certaines drogues inspiratrices. Convaincu par les Hygiénistes, il dénonce désormais les effets néfastes de ces « excitants » sur les êtres – notamment les malformations congénitales induites par l’alcoolisme -, ce qui entraîne « la ruine des pays ». Mais s’il condamne le café, il en demeure un grand consommateur. Il s’interroge surtout sur les « rapports de l'énergie vitale, de la pensée visionnaire et de l'art ».

Pour les textes, Pierre Alechinsky a travaillé en taille directe sur linoléum (amalgame d'huile de lin et de sciure). Pour les hors-textes, il a préféré la gravure à l’eau-forte. En noir, blanc et oranger, il montre par exemple la progression des dégâts - le nuage de fumée qui emplit presque tous les poumons et la surface du dessin – ou use de symboles : l’arbre perd ses feuilles…

« Tout excès se base sur un plaisir que l'homme veut répéter au-delà des lois ordinaires, promulguées par la nature ». 

Le Traité des excitants modernes, enrichi des gravures d'Alechinsky, a été publié par Yves Rivière en 1989. La plupart des œuvres ont été offertes par l'artiste au musée.

Diverses commandes et rétrospectives consacrent Pierre Alechinsky.

Cet artiste a pour fils le poète Ivan Alechine et le sculpteur Nicolas Alquin.



Du 4 février 2016 au 24 mars 2016. Vernissage le 04 février 2016
A la galerie Lelong 
13, rue de Téhéran - 75008 Paris
Tél / Phone : 01 45 63 13 19 
Du mardi au vendredi de 10 h 30 à 18 h & samedi de 14 h à 18 h 30

Visuel :
PIERRE ALECHINSKY, Spire 4, 2015 Gravure rehaussée 38 x 57 cm Courtesy Galerie Lelong / Photo Fabrice Gibert

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Cet article a été publié en une version concise par Actualité juive.

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