dimanche 3 juillet 2016

Roger Fajnzylberg, ex-délégué général de la Fondation OSE MES


Ancien directeur général de l’OSE (Œuvre de secours aux enfants) de 2004 à 2013 promu délégué général de la Fondation OSE MES (Mémoire Enfance Solidarité) jusqu'en juin 2014, Roger Fajnzylberg a signé en 1996 un appel contre « la judaïsation de Jérusalem-Est ». Il a été aussi membre du méconnu Parlement Juif européen (EJP), a associé le nom d’une résistante Juive à un collaborateur notoire et ce, sans l’autorisation de l’ayant-droit de cette héroïne. Il a enfin choisi Michel Rocard, ancien Premier ministre socialiste, pour lui remettre les insignes de chevalier dans l’Ordre du Mérite. Michel Rocard est mort le 2 juillet 2016. D'autres articles étofferont cette série sur un leadership communautaire problématique, et à laquelle sera adjointe une série sur des intellectuels français Juifs, tel Jacques Attali


Pierre Besnainou, président du FSJU-AUJF,



En 1912, des médecins Juifs russes ont créé la Société pour la protection sanitaire de la population juive (OZE) afin de soigner et d’enseigner l’hygiène aux enfants Juifs misérables de l’empire tsariste. Elle a essaimé notamment en Europe et en Afrique du Nord.

En 1923, l’Union OSE des sociétés pour la protection des populations juives (OSE World Union) s'est fixée à Berlin sous la présidence honoraire d'Albert Einstein.

A l’avènement du nazisme en 1933, elle s’établit à Paris et devient l'Œuvre de secours aux enfants (OSE). Sous l’Occupation, elle a contribué au sauvetage d’enfants Juifs . A la Libération, elle s’est occupée des orphelins Juifs dont Elie Wiesel et le futur grand rabbin ashkénaze d’Israël Yisrael Meir Lau, puis dans les années 1950-1960 elle a accueilli des enfants ayant fui l’Afrique du Nord.

 Depuis la Libération, elle s’est imposée comme l’une des organisations majeures de la communauté française Juive.

Dotée d'un budget annuel de 32 millions d'euros, employant 650 salariés, bénéficiant d'un important patrimoine immobilier, elle articule son « aide médico-sociale autour de six grands pôles : l’enfance, la santé, le handicap, le grand-âge, la mémoire et l’action internationale ».

L'OSE (Oeuvre de secours aux enfants) a longtemps pâti, et pâtit encore, du fait que des enfants juifs français, qui lui avaient été confiés, avaient été placés dans des familles non-juives, notamment musulmanes.

Elle est présidée par Jean-François Guthmann, et a été dirigée par Roger Fajnzylberg (2005-2013). Deux énarques, avec cette nuance que ce dernier est entré à l’ENA (Ecole nationale d'administration)par le troisième concours d'entrée. Depuis 2013, Patricia Sitruk est la directrice générale de l'OSE.

Cet article n’analysera pas des problèmes de management de l’OSE – turn-over élevé dans les fonctions de directrice de communication et de rédactrice en chef de la revue Osmose (quatre en huit ans), etc. – pour se focaliser sur les questions ayant trait à l’histoire de cette association Juive.

Contre « la judaïsation de Jérusalem-Est »
« Roger Fajnzylberg est issu d’une longue tradition du judaïsme ashkénaze. Ses racines religieuses sont profondément enfouies », a allégué le rabbin Haïm Korsia  sur Roger Fajnzylberg (Actualité juive, 13 décembre 2007). Curieux pour un homme qui n’a « reçu aucune éducation religieuse »...

Cet hebdomadaire communautaire incontournable a alors publié les propos de Roger Fajnzylberg recueillis par Virginie Guedj-Bellaïche. L’une de ses qualités ? « L’engagement pour des causes qui me paraissent devoir être défendues ».

Ainsi, il a signé un appel de Confluences publié dans Le Monde (7 novembre 1996) « grâce aux contributions des signataires ».

Promu par les Amis de La Paix Maintenant, cet appel virulent s'indigne des « déclarations d’intransigeance de M. Netanyahou et son souhait affiché d’imposer la paix dans l'annexion... ou la judaïsation de Jérusalem-Est ».

Or, Jérusalem, capitale éternelle et indivisible d’Israël, est au cœur du judaïsme.

La signature de Roger Fajnzylberg à cet appel, sur laquelle il ne s’est jamais expliqué, est d’autant plus problématique qu’il est le délégué général de la Fondation OSE-MES  (Mémoire Enfance Solidarité) abritée par la Fondation du judaïsme français et développant des actions en Israël. Ajoutons que Roger Fajnzylberg a déclaré en février 2013 souhaiter se « rendre disponible pour des institutions communautaires comme le CRIF ou le Fonds Social Juif Unifié ». Or, la défense de l’Etat Juif est l’une des missions du CRIF, et le FSJU a créé une délégation  dans cet Etat.

Le 2 mai 2014, Roger Fajnzylberg a exprimé sur Facebook son soutien à la candidature du rabbin Haïm Korsia, rabbin membre du conseil d'administration de l'OSE, à la fonction de grand rabbin de France.

Eugène Schueller
L’OSE a voulu rendre hommage à Andrée Salomon, résistante française Juive héroïque qui a sauvé des enfants Juifs sous l’Occupation, en donnant son nom à une de ses maisons d’enfants située rue Claude Vellefaux (Paris).

"Depuis plusieurs années, nous sommes attachés à rendre hommage aux grandes figures de I'05E, et puis, il était important d'honorer une de nos héroïnes !", a expliqué Roger Fajnzylberg (Osmose, n°30,  août-septembre 2012).

Tous les cartons d’invitation communs de la Mairie de Paris sont envoyés en vue de la cérémonie d’inauguration d’une plaque à apposer au printemps 2013 sur le mur de ce lieu parisien.

Recevant ce carton d’invitation « quelques jours avant l’inauguration », l’ayant-droit d'Andrée Salomon découvre alors, avec stupeur et colère « que l’OSE, après un premier accord de principe de [sa] part, avait entrepris d'ajouter subrepticement, le nom d'Eugène Schueller, fondateur  de L'Oréal  et qui [a] honteusement collaboré  avec l’Occupant pendant la Deuxième Guerre mondiale, à la plaque commémorative de cet évènement ».

Le 31 octobre 2012, cet ayant-droit exprime alors son refus indigné à l’OSE d’une telle association de noms.

Il obtient finalement qu’Osmose, revue de l’OSE, publie les raisons de son refus (n° 32, mars-avril 2013) : « Quelle odieuse idée que de lier dans la pierre le souvenir d'un bienfaiteur à celui des bourreaux ! » Et d’ajouter : « La Mairie de Paris également contactée par mes soins, a fait annuler la manifestation ».

Résumons : manque de respect, cartons d’invitations jetés, argent gaspillé, cérémonie annulée in extremis, etc. Bel exemple à donner aux enfants !

Nul à la direction de l'OSE, et notamment pas Jean-François Guthmann, Eric Ghozlan, directeur du Pôle Enfance, Katy Hazan, directrice du Service Archives et Histoire, voire Martine Nataf, directrice des ressources humaines titulaire d'une maitrise en droit privé, ne se serait enquis de l'autorisation de cet ayant-droit quant à cette association avec le nom d'un personnage si controversé ? A noter qu'avec Martine Nataf, l'OSE a une experte en "gestion des conflits"...

Aucun média communautaire  n'a relaté la signature par Roger Fajnzylberg de cet appel choquant et ce refus de l’ayant-droit d’Andrée Salomon. Pourquoi ? Volonté de ne pas contrarier la campagne publicitaire de l'OSE et de sa fondation - manne financière importante pour ces médias - afin de collecter des fonds à l'approche des déclarations d'impôts sur les revenus ? Crainte de manquer une éventuelle annonce publicitaire du groupe mondial de produits cosmétiques ?

Parlement Juif européen
Voici une douzaine d’années, Shimon Peres avait suggéré aux dirigeants communautaires européens de fonder une institution communautaire en Europe. Une énième instance  ? Oui, car il existe déjà le Congrès Juif européen (CJE).

En 2011, le philanthrope et entrepreneur ukrainien Igor Kolomoisky a fondé l’Union juive européenne (EJU) dotée d’un Parlement Juif européen  (EJP) de 120 membres élus par Internet dans 47 Etats européens. Sur 403 810 votants, 74 563 électeurs étaient français, 76 764 allemands. Roger Cukierman a fustigé ce Parlement lors de sa constitution.

En 2012, alors directeur général de l’OSE, Roger Fajnzylberg a été élu membre de ce Parlement supposé représenter 3,5 millions d’Européens Juifs. Sur quels programmes ? Mystère. L’OSE a publié un communiqué sur cette élection.

Quelles sont les actions de ce « parlementaire » ? Quel est son bilan ?

Je n’ai trouvé ni dans le blog de Roger Fajnzylberg, ni dans son compte Twitter, ni dans sa page Facebook le moindre compte rendu de mi-mandat ou de mandat. Par contre, dans son blog, Roger Fajnzylberg est très loquace sur les matches de rugby – il préside le club CO Sèvres Manufacture Rugby -, la mort de la veuve de Lino Ventura, etc.

C’est d’autant plus surprenant que Roger Fajnzylberg est un ancien édile municipal et régional, et à ce titre a été amené à informer les électeurs franciliens. En 1978, Roger Fajnzylberg  a été élu maire  communiste, puis divers gauche, de Sèvres  (Hauts-de-Seine), non réélu en 1983, et conseiller régional d’Ile-de-France (1986-1990). Il a quitté le Parti communiste en 1981, et est entré au Parti socialiste en 1986, puis a soutenu le candidat Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle en 2007. En 2009, le magazine Capital a indiqué qu’Eric Besson, alors ministre de l’Immigration, soutenait la candidature de Roger Fajnzylberg qui souhaitait figurer dans la liste de la majorité dans les Hauts-de-Seine en vue des élections régionales en 2010. Cette candidature avait suscité une polémique  au sein de l’UMP qui ne l’a pas retenue.

Dans le blog de Roger Fajnzylberg, l’OSE ne figure pas parmi les « associations amies », aucun média communautaire n’est mentionné dans son Kiosque à journaux. Par contre, ce blogger a mentionné la CGT, Ni Putes Ni Soumises, etc.

Quels parlementaires Juifs assurent, grâce aux technologies électroniques (sites, newsletters), la transparence en informant sur ce Parlement et leurs actes ? Ce ne sont pas les deux dirigeants communautaires français élus, Pierre Besnainou et Roger Fajnzylberg. Ce sont par exemple notamment le belge Joël Rubinfeld, ancien président de l’équivalent belge francophone du CRIF, et Jean-Marc Moskowicz, président d’Europe Israël. Est-ce un hasard ou est-ce caractéristique de pratiques communautaires françaises opaques ?

Le 8 juillet 2015, Vadim Rabinovich, fondateur et président du Parlement juif européen, a rencontré Marine Le Pen, présidente du Front national. A la suite de cette rencontre, des élus du PJE ont démissionné. Roger Fajnzylberg a "démissionné pour des raisons politiques et morales", et l'a indiqué par deux Tweets. Le 12 juillet 2015, il a été interviewé sur Radio J. Il a déclaré : "Le Front national en France, rien ne permet de croire en quelques bonnes paroles quand on voit le reste du programme, et ce que sont les cadres de ce parti. Je suis affolé qu'un certain nombre de nos coreligionnaires acceptent de donner leur caution au Front national". Sa  démission, seul acte notable de son mandat ?

Pas un message sur l'attentat à l'hypercasher en janvier 2015. Les défilés de la "rue Arabe" et de ses alliés de gauche emplis de cris "Mort aux Juifs" et de propos négationnistes à l'été 2014 n'ont suscité aucun Tweet de Roger Fajnzylberg.

Remise de décoration par Michel Rocard
Le 6 septembre 2010, Michel Rocard a remis les insignes de chevalier dans l’Ordre du Mérite à Roger Fajnzylberg.  Pourquoi celui-ci a-t-il choisi Michel Rocard, ancien Premier ministre socialiste (1988-1991) et eurodéputé, alors que ce politicien, dont le bilan politique est contesté, a exprimé des positions partiales à l’égard d’Israël ?

Florilège de citations de Michel Rocard, favorable à l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne  (« L'adhésion turque familiariserait l'Europe à la présence de l'islam ») :
« Les Israéliens se sont surarmés et en faisant cela, ils font la même faute que les Américains, celle de ne pas avoir compris les leçons de la deuxième guerre mondiale, car il n’y a jamais rien de bon à attendre d’une guerre. Et la force peut détruire, elle ne peut jamais rien construire, surtout pas la paix. Le fait d’être ivre de puissance et d’être seul à l’avoir, si vous n’êtes pas très cultivé, enfant d’une longue histoire et grande pratique, vous allez toujours croire que vous pouvez imposer votre vision. Israël vit encore cette illusion…. Et malheureusement, la tragédie est que le peuple palestinien… vit une crise humanitaire  » (Ahram, décembre 2006).
En 2010, Michel Rocard a signé un appel  initié par Stéphane Hessel à la « solidarité  » avec les individus poursuivis en justice pour « provocation publique à la discrimination » pour avoir appelé au boycott de produits israéliens : ces individus se sont « dressés contre l’occupation et la colonisation de la Palestine par Israël, et notamment contre les « crimes de guerre » voire « contre l’Humanité » que le rapport Goldstone accuse son armée – et, dans une proportion nettement moindre, des groupes armés palestiniens - d’avoir perpétrés pendant la guerre de 2008-2009 contre la bande de Gaza. S’être révoltés contre l’impunité dont jouit un État qui viole pourtant ouvertement le droit international et les résolutions des Nations unies. Et avoir décidé de prendre leurs responsabilités en appelant eux-mêmes au boycott, au désinvestissement et aux sanctions contre cette politique condamnée par la grande majorité des opinions française, européenne et mondiale… Les militant-e-s de la campagne internationale Boycott-Désinvestissement-Sanctions (BDS)… combattent contre toute forme de discrimination, pour le droit de tous les peuples à l’autodétermination, pour l’application à tous les États du droit international et des sanctions prévues lorsqu’ils le bafouent… Nous exigeons, à la fois au nom du droit international et des libertés : le retrait immédiat des directives envoyées par la ministre de la Justice et son administration aux Parquets et la relaxe immédiate de ces innocents ».

Des déclarations démenties depuis ? Non. Au contraire.

Michel Rocard s’est rendu  en Iran pour une conférence  à l’université de Téhéran en mai 2012, et a déclaré un an plus tard : « La France doit sauver l’Etat palestinien… Le « mur » délimitant une frontière arbitraire et condamné par la Cour internationale de justice, l'expansion constante des colonies en Cisjordanie, l'annexion de Jérusalem-Est (avec ses lieux saints) consacrent un état de fait sur le terrain et rendent de plus en plus problématique la création d'un Etat palestinien de plein exercice… Il est sans doute illusoire de prévoir un apaisement sécuritaire dans la région sans la création d'une zone exempte d'armes de destruction massive » (Le Monde, novembre 2013)

Roger Fajnzylberg et l’OSE, actuellement dirigée par Patricia Sitruk, n’ont pas répondu à mes questions.

Financements
A la fin de son mandat de directeur général de l'OSE en 2013, Roger Fajnzylberg a été nommé délégué général de l'a Fondation OSE MES (Mémoire Enfance Solidarité), sous l'égide de la Fondation du Judaïsme français.

Créée en 1998 à l’initiative du Conseil d’Administration de l’OSE, Fondation OSE-MES a "pour mission de collecter des fonds pour poursuivre et développer des projets dans les domaines de la Mémoire, de l’Enfance et de la Solidarité". Elle " est également éligible aux legs et donations. Dans le cadre des appels à dons de la campagne ISF, les fonds récoltés pour les programmes de la Fondation sont affectés par le comité de gestion en suivant les priorités mentionnées par le donateur".

Curieusement, le 4 novembre 2013, Roger Fajnzylberg a créé la société Roger Fajnzylberg Conseils, "spécialisée dans le secteur d'activité du conseil pour les affaires et autres conseils de gestion". afin de "faire partager son expertise en matière de gestion et de développement des associations et des fondations". Il est rare que le directeur d'une Fondation crée sa société de conseils afin de faire profiter de son expertise d'autres fondations. En effet, cela risque de créer un conflit d'intérêts, de troubler son image aux yeux des donateurs, et de susciter des questions sur ses honoraires.

Le 1er juillet 2014, Roger Fajnzylberg a publié ce message sur son mur Facebook :
"Depuis ce matin, je ne fais plus partie des effectifs de l'OSE. Je garderais un superbe souvenir de ce que nous avons pu faire pour permettre à cette belle association de se redéployer, se consolider et se développer.  En quittant mes fonctions comme Directeur général, j'avais eu l'occasion d'en dresser un bilan. Je pensais pouvoir continuer à apporter mon expérience et mon enthousiasme, dans le domaine de la recherche de financements privés comme de l'action internationale, et même si de bons résultats ont été obtenus en 2013 et pour les premiers mois de 2014, cette page doit être tournée. D'autres pages s'ouvriront". 
Ce texte semble curieux, car il parait suggérer que Roger Fajnzylberg aurait perçu des revenus - salaire ou autre - de l'OSE dans sa fonction de délégué général de la Fondation OSE MES.

Désormais, c'est Martine Nataf qui dirige le service Dons, legs et mécénats de l'OSE. A-t-elle elle aussi créé sa société de conseils ?

Des questions demeurent : sur quels critères sont recrutés les leaders communautaires français ? Doivent-ils s’expliquer sur leurs prises de position politiques, même anciennes, concernant l’Etat d’Israël ? Ne convient-il pas qu'ils assurent la transparence financière ?

C’est désormais à présidence, à la direction et au conseil d'administration de l’OSE, à la Fondation OSE MES, à la Fondation du Judaïsme français (FJF) et aux dirigeants communautaires français de solliciter Roger Fajnzylberg afin d'obtenir des éclaircissements.

Et aux donateurs de manifester plus d’exigence à l’égard de ces leaders, et de conditionner leurs dons à l’OSE et à sa fondation à une neutralité politique, à un respect plus affirmé et à un sionisme renforcé, ainsi qu'à la transparence financière. Conformément à leurs missions et à l'histoire de l'OSE.

En 2015, Jean-François Guthmann, président de l'OSE, a été interviewé sur Radio J qui ne lui a posé aucune question sur ces actions de Roger Fajnzylberg ni sur sa responsabilité de président.

ADDENDUM                       
Contactée en 2016, l'OSE, dirigée par Patricia Sitruk et présidée par Jean-François Guthmann, n'a pas aidé le Dr Lionel Krief victime de spoliations.

Articles sur ce blog concernant :
Affaire al-Dura/Israël
Aviation/Mode/Sports
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France
Il ou elle a dit...
Judaïsme/Juifs

Monde arabe/Islam
Cet article a été publié le 4 avril 2014, puis les 25 mai 2014, 12 juillet et 20 décembre 2015. Il a été modifié le 2 juillet 2016.

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