vendredi 1 juillet 2016

Arnold Newman (1918-2006), photographe



Le Boca Museum of Art présente l'exposition Arnold Newman: MasterclassArnold Newman (1918-2006), père du « portrait environnementiste », était un photographe novateur américain Juif pro-israélien et inquiet par la montée de l’antisémitisme et le terrorisme palestinien. Arnold Newman était un artiste lucide sur le monde où il évoluait. Celui des puissants. Hormis ses premières photos de l’époque du New Deal et de la Seconde Guerre mondiale, ses clichés portraiturent les célébrités du monde politique, des arts, etc. Des photographies essentiellement en noir et blanc, mettant en scène des célébrités - politiciens, industriels et artistes - dans leur univers, révélant leurs métiers et personnalités. Des « images structurées au cordeau » révélant un grand souci graphique et un art consommé de la lumière. 


« Portraiture est un mot que j’ai commencé à détester. C’est une étiquette qui se veut plaisante ou flatteuse. En fait, c’est une expression trop générale. Le portrait a - j’essaie de trouver le mot approprié - une connotation spécifique, ce n’est pas un mot tout-à-fait casher. Ce qui est ridicule, considérant que, tout au long de l’histoire, pas seulement dans la photographie, certains des plus grands artistes ont fait du portrait. Le problème est que beaucoup de photographes, et également des peintres, ont réalisé des portraits dans le but de flatter et de gagner de l’argent », observait Arnold Newman.

Et de poursuivre : « Est-ce que je flatte ? A partir du moment où j’ai travaillé avec Life ou d’autres magazines, je n’ai jamais retouché les hommes, et à de rares occasions, l’ai-je fait légèrement pour les femmes. L’une d’entre elles était Marlene Dietrich, parce que la lumière était peu flatteuse. Mais les présidents, les sénateurs, les chevaliers d’industrie n’ont pas été retouchés. Je n’ai pas eu à les retoucher parce que je crois en la réalité. Mais j’ai de la compassion pour mes sujets. Ces « grands », le public les a acceptés comme tels pour la simple raison qu’ils paraissaient dans Life ou d’autres magazines. Quelle vanité ! »


Un « maitre du portrait »

Arnold Newman est né en 1918 à New York dans une famille juive d’origine alsacienne.

Ses parents, Isador et Freda Newman, travaillent dans la confection.

En 1920, ruinée par la Première Guerre mondiale, la famille Newman déménage à Atlantic City (New Jersey).

Les parents gèrent des hôtels en hiver à Miam Beach.

Vient la crise économique.

En raison de difficultés financières familiales, Arnold Newman arrête ses études universitaires de peinture pour débuter comme photographe dans des studios de portraits à la chaine à Philadelphie, Baltimore et West Palm Beach. Parallèlement, il se consacre à des travaux photographiques abstraites et documentaires.

En 1939, il devient directeur d’un studio en Floride.

Puis il ouvre son studio à Miami Beach. Il est influencé par les photographes documentaristes - Ben Shahn, Dorothea Lange, Walter Evans - du programme de la Farm Security Administration (FSA) qui charge des artistes de témoigner de la crise dans les zones rurales.

Les premières photographies exposées au Patrimoine photographique-Hôtel de Sully (2002) montrent l’écart entre un pauvre enfant noir et le mode de vie vanté par les panneaux publicitaires qui l’entourent (West Palm Beach, Floride, 1940-1941).

Arnold Newman s’établit à New York où il est découvert par l’historien de la photographie Beaumont Newhall, du musée d’Art moderne, et par le rédacteur de Camera Work et galeriste Alfred Stieglitz.

Il expose alors ses œuvres dans la célèbre A.D. Gallery, puis lors de son exposition individuelle Artists Look Like This au Musée d’Art moderne de Philadelphie (1946). Et collabore à Fortune, Life - sa première commande est le portrait du sombre Eugene O’Neill -, Look, Harper’s Bazaar, Esquire, Travel and Leisure, The New Yorker, Life, Holiday, Look, Vanity Fair, Scientific American...

En 1946, il ouvre son studio à New York, puis adhère à l’American Society of Magazine Photographers (ASMP).


Pour le portrait de Igor Stravinsky (1946), la planche-contact montre les clichés successifs et le recadrage de Arnold Newman qui élimine les lignes inutiles pour retenir l’épure : le musicien excentré à gauche, accoudé à un piano à queue omniprésent et dont les courbes s’opposent aux lignes rectilignes, séparant deux espaces en différents gris. D’abord refusée par Alexey Brodovitch, directeur artistique de Harper’s Bazaar, cette photo au concept novateur devient le portrait du compositeur.

En 1949, Arnold Newman épouse Augusta Rubenstein, qui aide la Haganah et qui lui présentera Teddy Kollek.

Il photographie tous les présidents américains depuis un demi-siècle.

En 1954, avec sa femme et leur deux fils, il parcourt l’Europe où il effectue des reportages sur les politiciens et les artistes, guidé par son grand souci du graphisme patent dans ses photos très structurées.

il est nommé en 1965 conseiller au département photographique du Musée d’Israël (Jérusalem)

En 2002, ses collages, dont celui qui accentue la vieillesse de Henry Miller (1976), étaient aussi montrés dans cette exposition parisienne présentée ensuite au Musée d’Art Moderne Louisiana (Danemark).

Honoré de hautes distinctions, Arnold Newman a enseigné et est nommé en 1965 conseiller au département photographique du musée d’Israël (Jérusalem). De nombreux livres et expositions célèbrent son talent.

« Ses images sont très construites, mises en scène. Ce n’est pas un fond blanc, comme chez Richard Avedon ou Penn. On sent l’homme dans son environnement. On voit ce qu’il fait et son décor qui exprime ses préoccupations et son activité », commente un de ses confrères, le photographe humaniste Willy Ronis.

Mais nul pléonasme dans ces photos qui procèdent souvent par analogies, et fonctionnent parfois comme des devinettes. C’est presque une Comédie humaine de célébrités seules, dans leur décor familier : atelier, bureau, domicile, etc. Le fond uni est rare.


Arnold Newman révèle l’essence d’un être humain en le saisissant, seul, dans son environnement. John F. Kennedy agrandi par l’architecture du Sénat (1953). Marilyn Monroe méconnaissable de tristesse (1962). Picasso au regard si intense (1954). Otto Frank pensif dans sa maison à Amsterdam (1960). Marc Chagall intégré dans sa peinture (1942). Debout sur une poutre métallique rouge, sur un fond de gratte-ciels, l’urbaniste Robert Moses, plein d’allant (1959). Ben Gourion, sage dubitatif (1967). Yul Brynner, élégant, fumant cigare, et faisant penser à un mafieux (1968). Leonard Bernstein songeur, baguette posée sur des partitions rappelant les sièges vides de l’orchestre et du public en arrière-plan (1968). L’éditrice de mode, Diana Vreeland, fière et un peu ridicule en caftan rayé, dans un salon assorti et décoré de tortues et escargots (1974). Le peintre Edward Hopper dans son atelier, fixant du regard un espace hors cadre (1941). Paul Auster dans son modeste bureau, éclairé de lampes au plafond et doté d’une machine à écrire (1993). Alors qu’allongé, Woody Allen rédige au stylo sur un bloc notes (1996). Une touche d’humour : l’architecte Louis Kahn assis, en smoking, près d’une statue dans la même position (1964)...


En 1963, Arnold Newman photographie l’ancien collaborateur des nazis, l’industriel Alfried Krupp en « machiavélique maître du monde » (1963). « Pendant le Troisième Reich, Krupp avait traité les ouvriers comme des forçats. Quand ils devenaient trop faibles pour travailler, parce que sous-alimentés, il les renvoyait. Il bénéficiait d’un approvisionnement sans fin en esclaves ». Au début réfractaire, Arnold Newman accepte la commande, affronte l’hostilité des directeurs de l’importante usine Krupp à Essen et portraiture Alfried Krupp en être diabolique. Plus tard, il repère dans l’appartement de Diana Vreeland une photographie de « Krupp, une personne qui a envoyé des milliers et des milliers de personnes à la mort, a abusé des forçats, a été déclaré criminel de guerre. Sur la photo, la dédicace disait : « A ma Diana, à mon amie Diana » ou quelque chose comme cela - « Avec Amour, Alfried ». En d’autres termes, il pouvait avoir été un meurtrier et un criminel de guerre, mais il était célèbre et très riche, et était ainsi accepté dans ce milieu », constatait Arnold Newman.


Le Harry Ransom Center de l'University of Texas at Austin a présenté l'exposition Arnold Newman: Masterclass.

Dans le cadre du Mois de la photo à Paris 2014les Douches La galerie présenta l'exposition collective Autoportraitsavec notamment une photographie d'Arnold Newman (1918-2006).



"En retournant son objectif sur sa personne le photographe bouleverse ses codes, il peut dès lors voir son appareil comme un pistolet et la prise de vue comme un défi. Avec une quarantaine de tirages modernes et contemporains, l'exposition explore la photogénie intense de cet instant de vérité. Berenice Abbott, Val Telberg privilégient une démarche expérimentale du medium photographique. Lucien Hervé, Arnold Newman, Vivian Maier, Sabine Weiss, Erwin Blumenfeld, s’approprient le miroir déjà si présent dans l’autoportrait pictural. À partir de son patronyme familial, Ezra Nahmad compose une autobiographie. Choi, Arno Minkkinen, Wols étudient les possibilités expressives de leurs corps et de leurs visages. Pour Rodolf Hervé, atteint d’une maladie, l’autoportrait est catalyseur de tensions extrêmes. Kourtney Roy, unique héroïne de ses mirages intimes, considère la photographie comme un jeu de rôles. Dan Leung construit un tableau photographique où, isolé au milieu des tours de Hong Kong, il évoque l'identité chinoise et interroge la place de l’homme dans la ville. Brassaï dans une fumerie d’opium en 1931, Louis Faurer à New York en 1947, Raymond Depardon sur son scooter à Paris en 1959 ou encore Jean-Christophe Béchet sur les pas de Robert Franck en 2009, utilisent les ressources de la mise en scène dans des registres divers. Virtuosité, humour, introspection, l'autoportrait est toujours le témoignage d'un état intérieur comme le montrent si bien les images d'Hervé Guibert".


Le Boca Museum of Art présente l'exposition Arnold Newman: Masterclass. "Over the course of nearly seven decades, Arnold Newman (1918–2006) created iconographic portraits of some of the most influential innovators, celebrities, and cultural figures of the twentieth century. The first major exhibition of the photographer's work since his death, Arnold Newman: Masterclass, examines the evolution of his singular vision, from the informal portraits, cityscapes, documentary images, and design studies of his early career to the "environmental portraiture" style for which he would become famous. Through more than 200 of his well-known photographs of famous sitters, including JFK, Pablo Picasso, Andy Warhol, Truman Capote, Marc Chagall, Igor Stravinsky, and Marilyn Monroe, along with manuscripts, correspondence, business records, and magazine tear sheets, Masterclass invites the viewers to explore the life, career, and art of this important and prolific master of the photographic image".


Arnold Newman, Un maître du portrait. Textes anglais/français de Pierre Borhan et Lars Schwander. Le Louisiana Museum et Patrimoine photographique, 2002. 48 pages

Arnold Newman et Philip Brookman, Arnold Newman. Taschen, 2000. 252 pages. ISBN : 978-3822871935 

Quelques repères biographiques
(Source : Le Patrimoine photographique)

1918
Naît le 3 mars à New York

1919-1940
Après une enfance à Atlantic City, il passe son baccalauréat à Miami Beach et obtient une bourse pour étudier les arts à l’Université de Miami (Coral Gables, Floride).
En raison de difficultés financières familiales, il commence à travailler dans un studio de portraits à Philadelphie, puis à Baltimore et Allentown.
En décembre 1939, il devient directeur d’un studio à West Palm Beach (Floride)

1941-1945
« Découvert » et encouragé par Beaumont Newhall et Alfred Stieglitz, expose avec Ben Rose à l’A.D. Gallery.
Ouvre son propre studio à Miami Beach

1945-1946
Exposition individuelle : Artists Look Like This (A quoi ressemblent les artistes) au musée d’Art moderne de Philadelphie.
S’établit à New York. Commandes de Harper’s Bazaar, Fortune, Life - sa première couverture date du 25 août 1947 - et autres magazines

1948
Effectue des travaux publicitaires. S’installe au 39 West 67th Street

1949
Le 6 mars, il épouse Augusta Rubenstein.
Ses portraits pour Portfolio marquent le début d’une association de plus d’un demi-siècle avec Frank Zachary, qui continuera plus tard chez Holiday, Travel & Leisure, Town and Country

1950-1953
Naissance de ses fils, Eric Allan (1950) et David Saul (1952).
Pour Life : Qu’achètent les musées américains ? et photographie les candidats à la présidence (1952)
Exposition au Camera Club, New York (1951)
Installe son studio au 33 West 67th Street. Reçoit le prix de la Photokina (Cologne)
Le Sénat américain pour Holiday, reportage qui inclut ses premières photographies de J.F. Kennedy, L.B. Johnson et R. Nixon

1954-1959
Parcourt l’Europe avec sa famille pour Holiday, Life, etc. Reportage sur le Parlement anglais, les clans écossais, les leaders politiques allemands, le British Museum, le général de Gaulle et certains artistes, dont Picasso et Giacometti (1954). Reportage en France pour Holiday. Portraits de Braque, Dubuffet et Picasso (1956)
Reportage American Arts and Skills (Arts et artisanat américains) pour Life. Exposition à la Limelight Gallery (New York)
Reçoit le prix du photojournalisme (Université de Miami) et récompensé pour le « Meilleur rapport annuel, toutes entreprises confondues » de la Ford Motor Company (1957). Reportages en Angleterre, France et au Vatican (1957).
Voyage en Afrique pour Holiday.
Début de sa collaboration avec le magazine Look (1959)

1960-1969
Reportage Cape Cod Artists pour Horizon
Voyages en Italie, Allemagne, Espagne, Suisse, France, Grande-Bretagne, Canada, Mexique, Israël, Japon.
Reçoit le prix Newhouse (Université de Syracuse), ainsi que celui des beaux-arts, musée de Philadelphie (1961)
Chargé de la plus grande partie du livre-anniversaire de la Smithsonian Institution (1965). Nommé conseiller au département photographique du musée d’Israël à Jérusalem
Campagne publicitaire d’iBM (1066). Utilisation grandissante d’appareils 35 mm
Publication de Bravo Stravinsky (1967)
Commence à enseigner à la Cooper Union, New York (1968)

1970-1979
Premiers contrats avec Travel and Leisure
Expérience de découpage
Nombreux voyages en Europe, en Israël et sur le continent américain
Signe avec la Light Gallery, New York. Exposition individuelle Photographs from Three Decades à la George Eastman House
Publication de One Mind’s Eyes (1974) et de Art Dealers Essay (A propos des marchands d’art) en 1975
Participe à des workshops dans le Maine (1976) qu’il poursuivra jusqu'à ce jour
Publication et exposition de The Great British (1979)

1980-1986
Première participation aux Rencontres internationales de la photographie, Arles, renouvelée en 1982 et 1985
Invité en Australie pour des expositions et conférences (1981)
Voyage au Mexique, en Suède, en Norvège, au Danemark, en Egypte, en Israël et en France. Commence une série de rapports annuels pour « The Commonwealth Fund » (1982-1985)
Workshop et exposition en Finlande. Le musée des Arts photographiques de San Diego organise l’exposition et le livre Arnold Newman, Five Decades (1986)

1987-1998
Exposition au musée d’Art moderne de Caracas, Venezuela (1989), en Australie et à Budapest (1990)
Director’s Visitors à l’Institute for Advanced Study de Princeton (1991)
Publication de Arnold Newman’s American (Les Américans d’Arnold Newman) et exposition au National Portrait Museum, Washington D.C. (1992)
Exposition Newman’s Gift (Le don de Newman) à la George Eastman House (1994)
Emission CBS sur Arnold Newman (1996)
Reçoit le Honor Award du ASMP d’Orlando, Floride

1999
Célèbre avec sa famille et ses amis son cinquantième anniversaire de mariage avec Augusta qui coïncide avec le vernissage de l’exposition Newman’s Gift : 60 Years of Photography, à l’International Center of Photography, New York.
Achève son livre Alfred Newman (Ed. Taschen)
Photographie le président Bill Clinton

 2002
Rétrospective au Patrimoine photographique (Paris)

2006
Décède le 6 juin à New York.

Du 21 avril 21 au 3 juillet 2016
Au Boca Raton Museum of Art
501 Plaza Real, Boca Raton, FL 33432
In Mizner Park
T: 561.392.2500
Mardi, mercredi et vendredi de 10 h à 17 h, jeudi de 10 h à 20 h, samedi et dimanche de 12 h à 17 h

Du 7 novembre 2014 au 10 janvier 2015
5, rue Legouvé. 75010 PARIS
Tél. : +33 (0)1 78 94 03 00
Du mercredi au samedi de 14 à 19 heures. Lundi et mardi sur rendez-vous.
Vernissage le 6 novembre 2014, de 18 h à 21 h

Jusqu'au 12 mai 2013
The University of Texas at Austin
300 West 21st Street.  Austin, Texas
Tel. : 512.471.8944

Jusqu’au 13 janvier 2013
Stadhouderslaan 43. 2517 HV Den Haag.
Tél. : 31 (0)70 - 33 811 44
Du mardi au dimanche de 12 h à 18 h.

Jusqu’au 19 janvier 2013
Sheldon Concert Hall, 3648 Washington Boulevard. Saint Louis, MO 63108
Tél. : 314.533.9900
Mardi de 12 h à 17 h. Du mercredi au vendredi de 10 h à 14 h. Samedi de 10 h à 14 h.


Du 12 février au 12 mai 2013

The University of Texas at Austin

300 West 21st Street. Austin, Texas 78712 (USA)
Tél.: 512-471-8944
Mardi, mercredi et vendredi de 10 h à 17 h. Jeudi de 10 h à 19h. Samedi et dimanche de 12 h à 17 h


Visuels :
Arnold Newman
Self Portrait, Season's Greetings, West Palm Beach, FL, 1940
Tirage gélatino-argentique, c.1990, signé
25,4 x 20 cm

Arnold Newman, Igor Stravinsky, composer, conductor, New York City, 1946, gelatin silver print, 16 x 20 inches, Photograph copyright Arnold Newman, courtesy of the Arnold Newman Archive

 Arnold Newman, Pablo Picasso, painter, sculptor, printmaker, Valluris, France, 1954, gelatin silver print, 20x16 inches, Photograph copyright Arnold Newman, courtesy of the Arnold Newman Archive. 

Arnold Newman
Self Portrait, Season's Greetings, West Palm Beach, FL, 1940
Tirage gélatino-argentique, c.1990, signé
25,4 x 20 cm

Arnold Newman, Georgia O'Keeffe, Painter, Ghost Ranch, New Mexico (detail), 1968. Gelatin silver print, 12 ¾ x 8 inches, Acquired 1993. Gift of Mr. and Mrs. Arthur Steinman.

Cet article a été publié par Actualité juive et Guysen. Cet article a été publié sur ce blog le 8 janvier 2013, et republié les 9 mai 2013 et 5 novembre 2014, 7 janvier 2015 et 20 avril 2016. Les citations proviennent des dossiers de presse.

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