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lundi 12 août 2019

« Les diamants du Brésil » de Vincent Fooy


Arte diffusera le 13 août 2019, dans le cadre de la série documentaire « Sur la piste des pierres précieuses » (Auf der Spur der Edelsteine), « Les diamants du Brésil » (Brasiliens Diamanten) de Vincent Fooy. Une histoire économique où Hans Stern (1922-2007) a joué un rôle majeur.


« Au XVIIIe siècle, le Brésil a connu une ruée vers le diamant, qui s’est prolongée jusqu’au début du XXe siècle ».

« Les plus beaux spécimens du monde ont été extraits des mines du pays ». Dans cet épisode, le gemmologue Patrick Voillot se rend dans le Minas Gerais, une région autrefois prolifique, où subsistent une dizaine de mines ».

« L’âge d’or du diamant y est révolu, mais les garimpeiros, les chasseurs de pierres précieuses, ont toujours espoir de dénicher le joyau qui fera leur fortune et celle de leurs enfants ».

Hans Stern
Né dans une famille juive à Essen (Allemagne), Hans Stern (1922-2007) a immigré au Brésil en 1939 en raison des persécutions nazies. Sa famille n'avait que dix marks quand elle a pu embarquer à Hambourg pour le Brésil. Il a fondé une entreprise de joaillerie célèbre dans le monde. Ce qui lui a valu le surnom de "roi des pierres précieuses colorées".

Ce sportif a débuté sa carrière professionnel dans l'industrie des gemmes dans la société d'exportation de pierres précieuses et minerais Cristab, à Rio de Janeiro. Pour son travail, il s'est rendu au Minas Gerais. Il s'y familiarise avec les mineurs et devient experts en gemmes découverts dans des mines à ciel ouvert (garimpos) de cet Etat, notamment les topazes, tourmalines pour la variété de ses nuances - ses préférées - et améthystes. Fasciné, il les promeut auprès des touristes étrangers, et fonde une nouvelle industrie. En 1945, il fonde sa société H. Stern en visant le marché international, car le marché brésilien s'avère trop limité. En 1951, Stern bénéficie de la commande d'un collier d'aigues-marines de 22 000 dollars par le dictateur Somoza du Nicaragua. En 1958, Hans Stern épouse Ruth, originaire aussi d'Allemagne ; le couple a quatre fils : Roberto, Ricardo, Ronaldo et Rafael.

Formation de joailliers brésiliens, adoption de standards internationaux, innovation (certificat de garantie mondiale), visite des ateliers de fabrication pour assurer transparence et intégrité sur le processus de création, ouverture de plus de 160 magasins de vente dans des quartiers huppés ou corners en Europe, aux Etats-Unis et en Asie, 3700 employés dont 2 800 au Brésil en 2001, vente de 20 00 bijoux par mois, dont la moitié consistant en bagues, en 2001, intérêts de magazines célèbres (Vogue, Elle), Prix récompensant le design de ses bijoux - en 1972, il est distingué par le premier des onze Prix au concours Diamonds-De Beers... Stern perçoit les dividendes de ses actions quand des instituts internationaux de gemmologies modifient leur définition : les pierres colorées "semi-précieuses" sont dorénavant dénommées "pierres colorées précieuses".

En 1995, Roberto Stern devient vice-président de l'entreprise.


« Les diamants du Brésil  » de Vincent Fooy 
France, 2017, 26 min
Sur Arte le 13 août 2019 à 3 h 35

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Les citations sont d'Arte.

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