vendredi 14 octobre 2016

« Gaza : la grande évasion » de Thomas Dandois et Alexandra Kogan


Arte diffusera, dans le cadre d’ARTE Reportage, les 15 et 17 octobre 2016 « Gaza : la grande évasion » (Gaza: Sterne gegen Krieg), reportage biaisé de Thomas Dandois et Alexandra Kogan.


Magazine d'actualité internationale, « ARTE Reportage » propose « un rendez-vous de 52 minutes pour regarder le monde en face et comprendre les grands enjeux de la planète ».

Les 15 et 17 octobre 2016, présenté par Andrea Fies, ARTE Reportage s’intéressera à l’initiative de l’astrophysicien Suleiman Baraka.

À Gaza, Suleiman Baraka, « un astrophysicien connu dans le monde entier, qui travaille régulièrement pour la NASA et l’Observatoire de Paris, a un idéal : mettre la science au service de la paix. Son objectif : montrer aux enfants de Gaza que le ciel n’est pas seulement source de destruction et de mort. En les sensibilisant aux mystères de la Voie Lactée, il leur restitue leur part de rêve et d’infini ». Une manière indirecte, par sous-entendu, d’alléguer que l’aviation israélienne bombarderait des Gazaouis.

« C’est facile de prendre une arme pour se battre et mourir, ce n’est pas facile de décider de vivre. Je choisis de vivre », a déclaré Suleiman Baraka.

Gaza, « un petit territoire de 10 km de large sur 40 km de long où s’entassent 2 millions de personnes. Ici, près de 80% de la population dépend de l’aide humanitaire et le chômage des jeunes atteint les 60% ». 

Or, Selon Yoram Ettinger, en 2011, 1,6 million d’Arabes résidaient en Judée et en Samarie et 1,3 million d’Arabes vivaient dans la bande de Gaza, soit un total de 2,9 millions d’Arabes. Pourquoi enfler ce nombre de Gazaouis ? Les dirigeants de l’Autorité palestinienne veulent faire croire à une « bombe démographique », et faire pression à leur avantage sur l’Etat Juif pour qu’il fasse rapidement des concessions opposées à ses intérêts. « Il y a un défi démographique, mais pas de bombe démographique et pas de couteau démographique contre la gorge de l’Etat Juif. Minoritaire en 1900 (8%) et 1947 (33%) à l’Ouest du fleuve Jourdain (bande de Gaza exclue), la population Juive y est devenue majoritaire (66%). La poursuite de ces tendances démographiques actuelles, renforcées par une aliyah puissante et des politiques démographiques, qui sont reportées depuis longtemps, pourrait faire passer cette majorité Juive de 66% à 80% d’ici à 1935 », a écrit Yoram Ettinger le 28 décembre 2011 dans Israel Hayom.

Et d'ajouter le 22 juillet 2016 : "En juillet 2016, il y a un écart de 1,15 million de personnes entre le nombre d'Arabes vivant selon PCBS (Palestinian Central Bureau of Statistics)  en Judée et Samarie (2,9 million) et celui bien documenté (1,75 million)."

Les « affrontements et les bombardements avec Israël ont fait des milliers de morts, une situation de détresse absolue qui n’empêche pas certains à continuer de rêver… » Les mots « Hamas » et « terrorisme » n’apparaissent ni dans le communiqué de presse d’Arte ni dans son résumé du reportage. Et les enfants israéliens, mutilés par les attentats terroristes islamistes palestiniens, ils n’auraient pas eux aussi le droit de rêver ?

Dans « la cour du centre Al Quattah, un institut éducatif et culturel gazaoui, une centaines de silhouettes d’enfants, d’adolescents et d’adultes se pressent autour d’un télescope pour admirer le soleil. Une scène impensable à Gaza il y a encore quelques années ». Et pourquoi ?

Un « homme, passionné par le ciel et les étoiles a permis de faire changer les choses : Suleiman Baraka, astrophysicien nommé président de la chaire d’astronomie de l’Unesco. Après des mois de négociation, il a réussi à faire venir trois télescopes par valise diplomatique ». Pourquoi par la valise diplomatique ? Et via quel pays ?

Sa « détermination et sa force de conviction ont fait des émules. La Faculté des Sciences de Gaza a renforcé ses effectifs, un club d’astronomie amateur vient d’ouvrir ses portes et les élèves sont de plus en plus nombreux à s’intéresser à l’astrophysique. Une manière d’échapper au quotidien, de franchir symboliquement la frontière et de renouer avec l’espoir ». L’espoir de quoi ? De tuer des Yahoud (Juifs, en arabe) - mot utilisé pour désigner les Israéliens - par des attentats terroristes comme y invite le Hamas, l’enseignement dans les écoles de la bande de Gaza ? De détruire l’Etat d’Israël ? Quid de la corruption à Gaza ou à Ramallah ? Quid de la persécution des chrétiens dans ce territoire Judenrein ? Quid des distributions de sucreries à Gaza pour se réjouir de l'assassinat de Yaoud lors d'attentats terroristes palestiniens ?

Suleiman Baraka - un fils aurait été tué lors de bombardements israéliens - pourquoi ces bombardements ? Mystère -, loue la « capacité à pardonner [des Palestiniens] car nous sommes très forts… Vivre pour la Palestine est plus difficile que mourir pour la Palestine », affirme-t-il. 

Ce documentaire omet d'informer sur les positions extrémistes de Suleiman Baraka. EuroPalestine diffuse la  vidéo d'un rassemblement BDS (Boycott Divestissement Sanctions) contre Israël. A Paris, en octobre 2015, lors de ce rassemblement hostile à "l'occupation israélienne", avec moultes drapeaux palestiniens et une banderole où tout Israël est recouvert d'un symbole palestinien, Suleiman Baraka a déclaré : "Les crimes sans fin de l'occupant israélien contre le peuple palestinien et ses enfants innocents ne donneront jamais la paix et l'ordre à Israël". Bref, un rassemblement prônant un délit et un blood libel

A l'heure des massacres notamment en Syrie, au Yémen ou en République démocratique du Congo, cette obsession partiale d'Arte, chaîne publique franco-allemande, pour Gaza s'avère pathologique. A l'instar de celle du Quai d'Orsay dont on peine à distinguer la cohérence de la ligne politique actuelle, si ce n'est un parti pris durable contre l'Etat juif.


Arte, ARTE GEIE / MEMENTO, France, 2016, 24 minutes
Sur Arte les 15 octobre à 18 h 35 et 17 octobre 2016 à 6 h 45

Visuel : © THOMAS DANDOIS

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Les citations sont d'Arte.

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