Citations

« Le goût de la vérité n’empêche pas la prise de parti. » (Albert Camus)
« La lucidité est la blessure la plus rapprochée du Soleil. » (René Char).
« Il faut commencer par le commencement, et le commencement de tout est le courage. » (Vladimir Jankélévitch)
« Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort. Il est de porter la plume dans la plaie. » (Albert Londres)
« Le plus difficile n'est pas de dire ce que l'on voit, mais d'accepter de voir ce que l'on voit. » (Charles Péguy)

mercredi 12 mai 2021

« Portraits de mon père » de Félix Moati

Arte diffusera le 16 mai 2021, dans le cadre de « Square artiste » (Square für Künstler), « Carte blanche à Félix Moati » (Carte Blanche für Félix Moati), 
« Portraits de mon père » de Félix Moati.


"Square", un magazine décliné en alternance. Dans "Square Idée", des penseurs et des acteurs de la société débattent sur les changements actuels , sur le monde de demain. Dans "Square Artiste", écrivains, cinéastes, peintres, musiciens ou comédiens brossent le portrait d’une personne qui incarne notre siècle. "Square Salon" réunit artistes, penseurs et scientifiques pour amorcer un débat innovant et constructif sur l’Europe".

« SQUARE ARTISTE : Écrivains, cinéastes, peintres, musiciens, comédiens... racontent le monde et décryptent le siècle. Square Artiste leur propose de réaliser le portrait d’un de nos contemporains sur le principe de la carte blanche : à charge pour eux de nous offrir un récit ancré dans le réel ». 

« Qu’ils soient chercheur, syndicaliste, élu, cordonnier... Tous ces témoins racontent « aujourd’hui » à travers leurs engagements, leurs convictions, leur métier, sous le regard de notre invité. »

« Dire en faisant dire, voilà tout le pari. Après Sara Giraudeau, Patrick Chesnais, Alexandre Jardin, Isild Le Besco... c'est au tour de Félix Moati de répondre à l'invitation ».

« Dans cette touchante carte blanche sobrement titrée "Portraits de mon père", l’acteur Félix Moati ("No Man’s Land") explore les multiples identités du journaliste, réalisateur, producteur et écrivain Serge Moati » né Henry Haïm Moati à Tunis en 1946.  

Serge Moati est le fil de Serge (1903-1957), journaliste (Tunis socialiste, Petit Matin), franc-maçon, socialiste, juif (Grana, c'est-à-dire d'origine livournaise) résistant arrêté, déporté au camp de concentration de Sachsenhausen dont il s'évade et ayant participé à la libération de Paris durant la Deuxième Guerre mondiale, et d'Odette née Scemama (1905-1957) membre des Twânsa (nés en Tunisie).

Les parents de Serge Moati décèdent en 1957. Serge Moati est recueilli brièvement en Israël par un oncle, André Scemama (1918-1982), correspondant du Monde à Jérusalem (1955-1977).

Acteur (Les Quatre Cents Coups, de François Truffaut), scénariste, producteur (Image et Compagnie), réalisateur, Serge Moati est l'auteur de livres : "La Haine antisémite" (Flammarion, 1991), "Le Septième Jour d'Israël. Un kibboutz en Galilée" (en collaboration avec Ruth Zylberman) publié par les éditions Mille et une nuits (1998), "Dernières nouvelles de Tunis" (Michel Lafon, 2011), "Juifs de France, pourquoi partir ?" (Stock, 2017), "Il était une fois en Israël" (Fayard, 2019), et "Villa Jasmin" (2003). 

Etudiant anarchiste, puis socialiste, il débute à la télévision scolaire du Niger, puis pour l'ORTF réalise des numéros de "Dim, Dam, Dom" et "Cinq colonnes à la une", ainsi que des téléfilms - notamment "Le Nœud de vipères" (1971) et "Le Sagouin (1972) d'après les romans de François Mauriac, "Rossel et la Commune de Paris" (1977), "Mitterrand à Vichy" (2007) -, et "Le Pain noir" (1974), feuilleton adapté du roman de Georges-Emmanuel Clancier

Il est conseiller médiatique de François Mitterrand, notamment lors des débats télévisés en 1981, 1988 et 1995. Il réalise aussi la cérémonie d'investiture du 21 mai 1981 au Panthéon. 

Il est nommé directeur des programmes de FR3 (1981-1982), puis directeur général (1982-1985).

Sur La Cinquième puis France 5, il anime "Ripostes" (1999-2009), émission de débats politiques et sociaux, puis y il présente "Cinémas", magazine hebdomadaire (2009-2011).

Sur LCP, Serge Moati anime "Objectif Elysée" et "Objectif Assemblée" (2011-2012), deux émissions de débats politiques, puis "PolitiqueS".

Arte a diffusé son documentaire partial « Il était une fois Israël... » Des Israéliens interviewés par un Français juif de gauche qui n’a pas compris la nature du conflit au Proche-Orient créé par le refus islamique d’un Etat juif. Une vision manichéenne, erronée de l’Etat d’Israël.

« Le monde est vaste, c’est certain, mais je voulais archiver, capter ce visage que je connais pourtant si bien, qui m’est évidemment si familier. Archiver pour connaître toujours plus toutes les identités de mon père – mais archiver, aussi, pour être surpris. Filmer son père et le découvrir, le questionner, assembler un puzzle. Ou l’inverse. […] Lui qui a connu les grands engagements de l’époque et ses possibles désillusions, la réussite professionnelle et ses inéluctables ralentissements, se laisse ici saisir dans la plus grande simplicité. C’est une immense chance, alors je l’en remercie, mon papa », a écrit Félix Moati, acteur - "LOL (Laughing Out Loud)" de Lisa Azuelos (2009), "Télé Gaucho" de Michel Leclerc (2012), "Gaspard va au mariage" d'Antony Cordier (2018), "Le Grand Bain" de Gilles Lellouche, "No Man’s Land" d’Oded Ruskin (2020) - et réalisateur ("Deux fils", 2019) né en 1990.

Le 1er mai 2021, est décédée Nine Moati, sœur de Serge Moati et romancière (Les Belles de Tunis, 1983) née en 1938 à Paris. 


Serge Moati

"Dans un documentaire vibrant, le réalisateur dresse un portrait en clair-obscur de la Tunisie à travers ses artistes et leurs foisonnantes créations. 
Par Sylvie Dauvillier".


"Pourquoi ce film ?
Serge Moati : Témoin attentif et passionné des événements en Tunisie, mon pays natal, j’avais déjà consacré un film et un livre* à ce qui s’y passait. J’avais remarqué combien les artistes, parmi lesquels figuraient certains de mes amis, étaient engagés corps et âme. J’ai eu envie de le raconter – un hommage affectif – et de faire connaître leur regard sur la société dont ils sont un peu les vigies. La création se révélant la meilleure des armes politiques, ils assument cette lourde responsabilité de courage et de dignité. J’ai filmé pendant la chape de plomb islamiste. Principales victimes, les femmes, dont le corps constituait l’objet même du délit, ont alors été à l’avant-garde des combats. Parfois arrêtés ou menacés de mort comme l’humoriste Lotfi Abdelli, ces artistes ont pris des risques en tournant avec moi.

Vous donnez la parole à des artistes aux sensibilités très clivées…
Je ne suis pas habilité à faire des comités de sélection. Porte-parole des banlieues tragiques et rappeur très connu, Psycho M reproche par exemple dans le film aux islamistes leur tiédeur et cela m’a fait rire qu’il dénonce le complot judéo-maçonnique face à moi. Voulant contribuer à écrire l’histoire de la création – pas seulement progressiste – en Tunisie, j’ai rencontré les uns et les autres dans une sorte de maison imaginaire des arts, l’emblématique palais Abdellia, qui leur est dédié depuis l’indépendance.

Qu’est-ce qui a changé en Tunisie ?
D’abord, depuis 2011, tout le monde parle. Avec le départ des islamistes, la rue aussi a changé : on ne voit plus ceux qui faisaient régner une terreur absurde, même s’ils n’ont pas disparu du paysage. En les chassant des affaires, la Tunisie, pionnière du Printemps arabe, continue de jouer ce rôle assez extraordinaire, si on la compare avec d’autres pays en proie à l’embourbement. Un parfum de liberté flotte à nouveau, en attendant les élections. Après une période de censure où l’on a saccagé des œuvres d’art, la création, en pleine ébullition, peut à nouveau s’épanouir. Mais rien n’est gagné. Pourtant, au risque d’être taxé de naïveté par ceux qui dénient aux pays arabes tout avenir démocratique, j’observe avec bonheur l’émergence d’une société civile. Il n’y a pas de fatalité, mais des forces adverses à vaincre."

*Méditerranéennes – mille et un combats, 2013 ; Dernières nouvelles de Tunis, éditions Michel Lafon, 2011


France, Allemagne, 2021, 26 minutes
Production ARTE GEIE
Sur Arte les 16 mai 2021 à 00 h 55 et 19 mai 2021 à 6 h 30
Disponible du 14/05/2021 au 13/06/2021
Visuels :
© Nord-Ouest Films
© Philippe Brachet

« Un village se rebelle » par Gabriela Zerhau

Arte rediffusera les 14 et 18 mai 2021 «
Un village se rebelle » (Ein Dorf wehrt sich), film allemand réalisé par Gabriela Zerhau. « Alors que la fin du IIIe Reich est proche, des Autrichiens se mobilisent pour protéger les œuvres d'art cachées dans la mine de leur village. Inspiré d'une histoire vraie, un épisode historique au suspense poignant. »

Ruth Beckermann, documentariste  
  
« Avril 1945. La mine de sel du village d'Altaussee, dans les Alpes autrichiennes, a été choisie par Hitler et Göring pour abriter une part de l'immense collection d'œuvres d'art pillées pour le futur musée du Führer à Linz. Contrairement à Franz Mitterjäger, son meilleur ami, et à sa femme Elsa, qui viennent en aide clandestinement aux déserteurs de la Wehrmacht cachés dans la montagne, le taciturne Sepp Rottenbacher s'est abstenu de toute forme de résistance pendant le conflit. Alors que sa chute approche, Hitler donne l'ordre au responsable nazi de la province, August Eigruber, de dynamiter la mine avec tous les trésors qu'elle renferme… »

« S'emparant de faits réels, Gabriela Zerhau rend hommage au courage de la petite communauté d'Autrichiens qui s’est insurgée contre la folie jusqu'au-boutiste du régime hitlérien ». 

« Malgré la répression féroce de la Gestapo locale, leur mobilisation contre la destruction de la mine, qui était aussi leur gagne-pain, a permis de sauver plusieurs milliers d'œuvres inestimables spoliées par les nazis dans les collections particulières et les musées de l'Europe entière ». A défaut de sauver des Juifs... Combien de ces œuvres ont été restituées à leurs légitimes propriétaires ou à leurs ayants droit ?

« L’amitié qui unit ses deux protagonistes, Franz et Sepp, interprétés par Harald Windisch et Fritz Karl, deux comédiens vedettes en Autriche, apporte au récit de ce tragique épisode historique un romanesque et un suspense poignants. »


Allemagne, 2019, 107 minutes
Scénario : Gabriela Zerhau
Production : Hager Moss Film GmbH, Monafilm, ZDF, ARTE
Producteur/-trice : Kirsten Hager, Anja Föringer, Thomas Hroch, Gerald Podgornig
Image : Carsten Thiele
Montage : Anke Berthold
Musique : Dominik Giesriegl
Avec Fritz Karl (Sepp Rottenbacher), Harald Windisch (Franz Mitterjäger), Brigitte Hobmeier (Elsa Mitterjäger), Verena Altenberger (Eva Schädler), Norman Hacker (Xaver Pröttl), Philipp Hochmair (August Eigruber), Oliver Masucci (Ernst Kaltenbrunner)
Costumes : Monika Hinz
Décors de film : Bertram Reiter
Chargé(e) de programme : Pit Rampelt, Julia Sengstschmid, Olaf Grunert
Son : Thomas Szabolcs
Sur Arte les 10 janvier 2020 à 20 h 55. 
Disponible du 09/01/2020 au 16/01/2020, 14 mai 2021 à 20 h 55 et 18 mai 2021 à 13 h 35 
Visuels : © ZDF/Bernd Schuller

Articles sur ce blog concernant :
Les citations sur le film sont d'Arte. Cet article a été publié le 8 janvier 2020.

lundi 10 mai 2021

« Esclaves blancs - maîtres musulmans » par Lisbeth Jessen


La série de documentaires « Esclaves blancs - maîtres musulmans » (White Slaves - Muslim Pirates) est réalisée par Lisbeth Jessen (2010). Elle évoque la capture par des pirates musulmans et la mise en esclavage d'un million d'Européens naviguant en mer Méditerranée du XVIe siècle jusqu'en 1830. Article republié en ce 10 mai 2021, "Journée nationale de commémoration des mémoires de la traite, de l'esclavage et de leur abolition" centrée uniquement sur la traite occidentale (11 millions d'Africains esclaves partis d'Afrique vers les Amériques ou les îles de l'Atlantique entre 1450 et 1869), et éludant celles intra-africaine (14 millions durant treize siècles) ainsi qu'orientale ou arabe, vers le monde musulman (17 millions entre 650 et 1920). 

« Pendant plus de trois siècles » et jusqu'en 1830 - conquête de l'Algérie par la France -, les marins chrétiens savaient « le risque encouru lorsqu'ils partaient en mer : celui d'être capturé et de devenir un esclave en Afrique du Nord ».

Plus d'un million d'Européens, marins et passagers, « ont été ainsi enlevés par des pirates musulmans en Méditerranée et dans l'Atlantique » afin d'être vendus dans des marchés d'esclaves d'Alger, de Tunis et de Tripoli. Beaucoup meurent en captivité, comme galériens ou domestiques. «  La menace la plus importante émanait de la côte barbaresque du nord de l'Afrique ».

C’est à cet aspect méconnu, et non « islamiquement correct » qu’invite Lisbeth Jessen, diplômée de l'Ecole danoise de journalisme. Cette documentariste a aussi étudié à l'Université Fudan de Shanghai et à l'Ecole danoise de cinéma. Elle a débuté à la radio pour DR en 1984. Réalisatrice et scénariste de montages radiophoniques et de documentaires, elle a été distinguée par plusieurs prix pour ses travaux - le prix Italia en 1998 avec Why didn't she ring back? et en 2003 avec After the party, avec lequel la même année elle remporte le prix Europa. Arte a diffusé en 2012 Katyn, un massacre programmé.

Sa série Hvide Slaver (Esclaves blancs) est composée de plusieurs portraits d’esclaves européens.

Le 26 septembre 1575, le navire Sol est attaqué par des pirates d’Afrique du Nord au large des côtes de Catalogne. A bord, se trouve un jeune soldat espagnol prénommé Miguel. Son voyage va changer sa vie : il va devenir l’un des auteurs les plus lus au monde, l’un des plus grands romanciers au monde. Miguel de Cervantes Saavedra (1547-1616) est esclave, enfermé dans les cachots d’Alger pendant cinq ans avant d’être libéré contre paiement d’une rançon. Dans son livre Don Quijote de la Mancha, il évoque dans plusieurs chapitres un esclave qui retourne d’Alger, mais Cervantes n’a écrit aucun journal en captivité. Un autre esclave, Antonio de Sosa, a décrit les quatre tentatives de fuite de Cervantes. Le 17 mars 2015, l'anthropologue Francisco Etxeberria, directeur de l'équipe scientifique chargée des recherches, a annoncé que des restes de Miguel de Cervantès, auteur de Don Quichotte, "ont été découverts dans la crypte d'une église du centre de Madrid, un an après le démarrage de fouilles".

Tyrkja Gudda est une Islandaise capturée avec son petit garçon ainsi qu’environ 400 autres personnes d’Islande en 1627.

En 1724, un marin de 14 ans Hark Olufs est capturé par les pirates et devient esclave en Algérie. Il prend ensuite part aux campagnes menées par le bey de Constantine, et écrit son autobiographie en 1735 à son retour en Europe en homme riche après onze années d'esclavage.

Et c'est pour mettre un terme à ces mises en esclavage, à cette piraterie des Barbaresques, à ces confiscations de navires pillés - en 1800, le total des rançons, spoliations, etc. imposées par les pirates musulmans représentaient 20% des revenus annuels du gouvernement fédéral américain -, que les Etats-Unis créent leur Marine de guerre (1794) victorieuse lors des deux guerres barbaresques (1801-1805, 1815), et que la France entreprend une opération militaire couronnée de succès (1827-1830) contre la Régence d'Alger qui offrait un havre aux pirates barbaresques.


« Esclaves blancs - maîtres musulmans » par Lisbeth Jessen
Série documentaire, 1/3, version française, 38 minutes
Sur Histoire, les 25 et 29 janvier et 1er, 7 et 13 février 2013 
Le 25 octobre 2012, à 19 h, en présence de cette réalisatrice
A la Maison du Danemark
142, avenue des Champs-Elysées, 75008 Paris. 2e étage

Articles sur ce blog concernant :
Articles in English

Cet article a été publié la première fois le 25 octobre 2012, puis les 23 janvier 2013, 17 mars 2015 et 11 mai 2017. 

vendredi 7 mai 2021

« Les printemps arabes - De l’espoir au désespoir » de Michael Richter

Arte diffusera le 11 mai 2021 « Les printemps arabes - De l’espoir au désespoir » (Das Erbe des Arabischen Frühlings), série documentaire en deux parties de Michael Richter. « Une décennie après la déflagration des printemps arabes, retour sur les trajectoires empruntées par la Tunisie, l’Égypte, la Syrie et la Libye, entre réformes démocratiques, dictature et guerres fratricides ».

Vers un « vote halal » en France, en Belgique, en Grande-Bretagne et en Israël ? 
« Humoristes et musulmans » de Frank Eggers  
« Nouvelle génération, la bande dessinée arabe aujourd’hui » 
« Riad Sattouf. L’écriture dessinée »
« La croix gammée et le turban, la tentation nazie du grand mufti » de Heinrich Billstein 
« Pour Allah jusqu’à la mort. Enquête sur les convertis à l’islam radical » par Paul Landau
L'Etat islamique 
Interview de Bat Ye’or sur le califat et l’Etat islamique/ISIS 
« Les armes des djihadistes » par Daniel Harrich 
« L'argent de la terreur »
« Alger, la Mecque des révolutionnaires (1962-1974) » par Ben Salama 
« Pictures for Peace. La douleur après l’attentat - Hocine Zaourar » par Rémy Burkel 
« Cheikh Zayed, une légende arabe » par Frédéric Mitterrand
« Emirats, les mirages de la puissance », par Frédéric Compain
L’Arabie saoudite 
Hajj, le pèlerinage à La Mecque
L’Irak, une ex-mosaïque ethnico-religieuse 
« Iran-Irak, la guerre par l'image » par Maryam Ebrahimi
« Oman, au pays des contes » par Nadja Frenz
Le keffieh, c'est tendance !
« Il y a 10 ans, les soulèvements populaires dans les pays arabes insufflaient un vent de liberté, d’espoir et de changement notamment au sein de la classe politique ». 

« Même s’il est difficile aujourd’hui de tirer un bilan global, le renouveau tant espéré n’a pas eu lieu ». 

« Dans le dossier d’Arte, retrouvez une sélection de reportages et d'analyses pour comprendre les contraintes et les défis auxquels les populations doivent faire face. »

L'expression "printemps arabe" s'avère inadéquate pour désigner des mouvements de nature - revendications sociales, économiques politiques -, d'ampleur, de durée et de conséquences variables dont le premier a débuté en décembre 2010 en Tunisie. 

Elle semble relever d'un marketing destiné à des Occidentaux afin de dresser un parallèle avec le "printemps des peuples" de 1848 pu à celui de Prague en 1968

« C’était il y a dix ans. Au printemps 2011, les pays arabes sont secoués par un vent de révolte ». 

« Parti de Sidi Bouzid, en Tunisie, il embrase en quelques mois pas moins de dix-sept pays d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient ». 

« Des citoyens révoltés contre des gouvernements autoritaires et corrompus envahissent les rues pour exiger la démocratie, un meilleur partage des richesses et davantage de libertés individuelles ». 

« Si ces révoltes populaires, accélérées par les réseaux sociaux, ont mené en Tunisie à la chute de Ben Ali puis à une prudente réforme démocratique, l’Égypte a connu un destin politique opposé, marqué d’abord par la montée en puissance des Frères musulmans ». 

« Un essor qui redistribue les cartes dans toute la région, à commencer par les influents pays du Golfe ». 

« Avec une décennie de recul, journalistes, manifestants, personnalités politiques et chercheurs – notamment le politologue Gilles Kepel – décryptent à travers les exemples égyptien et tunisien les conséquences géopolitiques et sociales de cette révolution sans précédent ».


« Cette seconde partie revient sur la genèse des conflits en Syrie et en Libye, et analyse le complexe jeu d’alliances à l’œuvre dans ces deux pays, ravagés par la guerre depuis 2011. Alors qu’au Liban et en Irak de nouvelles manifestations semblent rallumer la flamme d’espoir de la décennie passée. »

« Dans la Syrie de Bachar el-Assad et la Libye de Kadhafi, les manifestations du printemps 2011 sont réprimées dans le sang, et la révolte se mue rapidement en guerre civile ». 

« Alors que l’intervention occidentale précipite la chute du dictateur libyen, la transition politique attendue n’aura pas lieu ». 

« La Syrie, plongée dans une guerre sans fin, terreau fertile pour la progression de l’État islamique, devient bientôt le terrain d’affrontement de puissances extérieures – à commencer par la Turquie, l’Iran et la Russie. »



Allemagne, 2021
Coproduction : ZDF/ARTE, Vincent TV
Producteur : Vincent Productions
Avec Nadja Frenz, Producerin
Sur Arte 
1ère partie  (53 min) : les 11 mai 2021 à 20 h 50 et 19 mai 2021 à 9 h 25
Visuels : 
© Torsten Reimers
© Str/EPA/Shutterstock
© Ahmed Asad/Apaimages/Shutterstock
2e partie (53 min) : les 11 mai 2021 à 21 h 45 et 19 mai 2021 à 10.15
Disponible du 23/04/2021 au 08/08/2021
Visuels : © Tilo Gummel