mardi 24 janvier 2017

« Serge et Beate Klarsfeld, guérilleros de la mémoire » par Elisabeth Lenchener


Serge Klarsfeld, auteur du Mémorial de la déportation des Juifs de France, et son épouse Beate ont lutté pour que soient jugés et condamnés des dirigeants allemands nazis et leurs collaborateurs français, et indemnisées leurs victimes ou ayant-droits. « Serge et Beate Klarsfeld, guérilleros de la mémoire », d’Elisabeth Lenchener est un documentaire admiratif dénué de tout esprit critique, notamment sur le soutien de Serge Klarsfeld à la SNCF poursuivie pour son rôle dans la déportation des Juifs de France, son soutien au problématique projet Aladin, etc. Le 24 janvier 2017, Arte diffusera Beate et Serge Klarsfeld : le combat d’une vie, documentaire de Wolfgang Schoen et Frank Gutermuth.


« Comment fait-on quand on est seul et qu’on a, comme Lanzmann, comme Hilberg, des montagnes à soulever? Eh bien, on ruse. On invente des stratagèmes. On s’engage dans la stratégie de la dissuasion du faible au fort qui est la stratégie des guerres de guérilla. Et c’est la seconde chose qui frappe chez les Klarsfeld. Ce sont des guérilleros. Ils se conduisent, ils se sont toujours conduits, comme des activistes de l’antinazisme. Ils croient, ils ont toujours cru, que tous les moyens sont bons, tous, quand on a sur le dos la bataille de la mémoire », a déclaré le philosophe et essayiste Bernard-Henri Lévy en remettant le Prix Scopus 2009 des Amis de l’université hébraïque de Jérusalem à Serge et Beate Klarsfeld, dont il soulignait l’« éminente solitude ».

Elisabeth Lenchener
Interrogée par la journaliste Nora Hamadi de Public Sénat sur la raison l’ayant incitée à réaliser le documentaire « Serge et Beate Klarsfeld, guérilleros de la mémoire », Elisabeth Lenchener explique réaliser des documentaires sur « des personnes qui ont changé le monde en œuvrant dans la dignité humaine. A 17 ans, je les ai rencontrés. Ils ont changé ma vie. Ils représentent des exemples du militantisme. Ils ont donné à ma vie une dimension supplémentaire. A eux deux, ils ont combattu pour la justice et la mémoire. Je veux raconter tout ce que je sais des Klarsfeld. Montrer une famille normale, avec un fonctionnement normal, bien qu’ils aient accompli quelque chose d’extraordinaire ». 

Et de souligner la dualité du caractère de Beate Klarsfeld, grand-mère tendre, si différente dans l’action militante.

Alternant images d’archives et interviews de Serge, Beate et Arno Klarsfeld, ce documentaire célèbre « l’œuvre gigantesque de Serge Klarsfeld » qui, à partir de fiches mal écrites, a donné vie, dignité à six millions de Juifs, en expliquant que c’est un plus un plus un… Chaque deux ans, il parfait son Mémorial qui sert de pierre tombale à des gens qui ne savaient pas » le destin exact de leurs proches.

« Responsabilité morale et philosophique à accomplir »
1943. La famille Klarsfeld s’est réfugiée à Nice. Lors de la rafle par la Gestapo, Arno Klarsfeld, père de Serge Klarsfeld, cache son épouse et leurs deux enfants dans le double fond de l’armoire de leur appartement. Il est arrêté, déporté au camp d’Auschwitz. « C’est le bout du chemin. Le tatouage. La déshumanisation. 159683, c’est le numéro de mon père. Il fallait savoir en allemand le numéro pour répondre à l’appel. C’est l’abaissement de la condition humaine. Il fallait garder sa dignité pour ne pas devenir une bête fauve. Mon père est resté dix mois à Auschwitz » avant d’être tué dans la chambre à gaz. Et d’expliquer : « Mon père avait frappé un kapo. Il a été envoyé dans un commando de représailles ».

A Auschwitz, Serge Klarsfeld s’y rend pour la première fois en 1965. Il y revient souvent, en général pour accompagner des groupes scolaires. « Chaque fois, c’est le choc. La sensation qua ma vie a fini là et a recommencé » là.

Le film d'Elisabeth Lenchener débute par la « rencontre déterminante », suivi du mariage en 1963, à Paris, entre Serge Klarsfeld, jeune étudiant Français juif, lecteur de Stendhal, à la recherche d’une « femme énergique » pour un « grand amour », et Beate, fille au pair issue d’un « milieu familial traditionnel protestant berlinois, de la majorité silencieuse », n’ayant rien appris à l’école sur la Deuxième Guerre mondiale.

Dans les années 1960, les anciens nazis vivent en Allemagne divisée en toute impunité. 

Le 7 novembre 1968, Beate Klarsfeld parvient à se faufiler dans une réunion publique, et gifle le nouveau chancelier Kiesinger en rappelant son passé nazi. Et ce, au risque d’être tuée par les gardes du corps du politicien. Scandale. Plainte de Kiesinger, qui perd les élections. Lui succède à la chancellerie, Willy Brandt, résistant socialiste.

« On n’est pas allé jusqu’au bout. On a obtenu des lois sur les criminels nazis. Certains ont été condamnés. Sinon nous aurions été à la source de leur élimination physique car la société allemande aurait considéré qu’il fallait les protéger. Cela se serait terminé par une tragédie », déclare Serge Klarsfeld.

Le couple réunit les pièces des dossiers des criminels nazis : Herbert Martin Hagen, Kurt Lischka... En Allemagne ou en Amérique du sud, Beate Klarsfeld « essaye de trouver des actions, des méthodes qui obligent l’opinion publique, la presse d’en parler, de briser le mur de silence ».

A l’origine, le couple Klarsfeld agit seul. Puis, s’agrègent ceux attirés par ces deux militants qui agissent. C’est bouleversant d’entendre un de ces militants Juifs mettre en garde un policier allemand qui s’en prend à un autre militant : « Non, monsieur. Ne frappez pas un déporté ».


Pour mener ce combat judiciaire, Serge Klarsfeld devient avocat.

Ouvert le 23 octobre 1979 au tribunal du Land à Cologne, le procès de Kurt Lischka, Herbert Hagen et Ernst Heinrichsohn, été accusés de la déportation et de l'assassinat de 40 000 Juifs français, s’achève procès le 11 février 1980 par la condamnation de ces trois nazis, respectivement à dix ans, douze ans et six ans d’emprisonnement. 

Le combat – affiche « criminel de guerre » brandie par Beate Klarsfeld lors des meetings - concernant Kurt Waldheim, « officier zélé », lors de sa campagne électorale en 1986 pour la présidence de l’Autriche, se heurte à une « communauté juive autrichienne qui a peur de s’engager ».

La traque de Klaus Barbie, chef de la Gestapo qui a liquidé la maison d’enfants d’Izieu, les Klarsfeld y ont participé. Le 6 avril 1944, quarante-quatre enfants juifs, cachés dans une maison à Izieu, ont été raflés par la Gestapo et déportés dans un camp nazi. Tous y furent alors assassinés.

« Je n’ai pas la moindre culpabilité d’être vivant. Tout le monde aurait du être vivant. Mon but est de rendre l’image, l’identité aux enfants, leur refaire jouer un rôle dans l’Histoire. Je les remplace. Je regarde le monde avec les yeux des enfants de mon âge. J’assume pas mal de responsabilités. J’ai influé sur la muséographie, la recherche historique. Mon principal apport a été d’individualiser la Shoah. C’est un plus un plus un… Tous les musées ont adopté cette ligne. J’ai été pionnier dans cette perspective. Ma vocation initiale était d’être archéologue. Je l’ai été en quelque sorte : j’ai fouillé des archives fermées, et écrit avec des documents les destins des Juifs de France pendant la Shoah », a déclaré Serge Klarsfeld.

Quant au long procès de Maurice Papon – cinq mois, 26 avocats -, Serge Klarsfeld justifie sa position : « Nous étions placés dans la situation où 50 parties civiles réclamaient la condamnation à perpétuité, la défense demandait l’acquittement. Nous savions que Papon méritait une peine de 10 ans de prison. Et si le jury, placé entre l’acquittement et la condamnation, avait choisi l’acquittement… Il nous a fallu détruire l’autorité du président. J’ai mené la bataille autour du Palais de justice, et Arno dans le palais. Le discours du Président Jacques Chirac a été entendu, mis en scène. C’est bon pour journal télévisé. Les Fils et filles des déportés juifs de France étaient debout devant le Palais… Si nous avions perdu le procès, cela aurait été douloureux pour les victimes. Toute l’armature préfectorale aurait eu les mains propres. On ne l’aurait pas supporté ».

Le combat a consisté aussi à rendre leur identité aux victimes de la Shoah, et à contribué au film sur la rafle du Vél d’Hiv. « C’est un événement sans image. C’est une souffrance de n’avoir pas d’image des 4 000 enfants de la rafle du Vél d’hiv. Cet événement méritait d’être reconstitué pour que les gens se rendent compte de l’ampleur de la tragédie », explique Serge Klarsfeld.

Les Klarsfeld soulignent le rôle majeur joué par leur vie de famille, animée aussi par des chiens et chats, leurs séjours annuels estivaux à l’invitation d’un kibboutz. Serge et Arno Klarsfeld, puis Beate Klarsfeld ont obtenu la nationalité israélienne. Et Arno, avocat et militant comme ses parents, a servi dans l’armée israélienne.

L’association « Les Fils et filles des déportés juifs de France, c’est ma famille. Une communauté de destins. Deux mille adhérents. Un petit groupe actif. On vit avec eux », résume Serge Klarsfeld. 

Pour son fils Arno, « rien n’est écrit. La volonté humaine fait changer les choses, même de faibles moyens. Voilà ce qu’ils [mes parents, Nda] m’ont enseigné ».

Pour son quatrième documentaire sur le couple Klarsfeld, Elisabeth Lenchener a manqué d’esprit critique. Elle a éludé toutes les questions embarrassantes. C’est dommage pour les téléspectateurs, et pour Serge et Beate Klarsfeld, qui disposent de leurs arguments.

Quid du rôle de la SNCF (Société nationale des chemins de fer français) et de son président Pierre-Eugène Fournier, dans la déportation des Juifs de France ? En 2011, Serge Klarsfeld a déclaré : « La SNCF, réquisitionnée par l'occupant, a agi sous la contrainte. Les trains de déportation étaient allemands. Les factures étaient payées par la Gestapo à une agence de voyages allemande installée place de l'Opéra à Paris selon un calcul bien précis: 18 francs du kilomètre parcouru - soit 336 km jusqu'à la frontière - multipliés par le nombre de wagons.» qui, « réquisitionnée ». Une opinion non partagée par ceux souhaitant poursuivre en justice la SNCF.

Quid de sa thèse sur le rôle essentiel des Français, des Justes, dans le sauvetage des Juifs en France ?

Quid des problèmes posés par le Projet Aladin "islamiquement correct" ? Quid des déclarations de Serge Klarsfeld à Bagdad (Iraq), en 2010,lors d'un voyage de présentation de ce projet : "Nous devons diffuser la connaissance sur des travaux montrant les liens communs entre Juifs et musulmans, car les musulmans ont eux aussi souffert du colonialisme et de l'humiliation. Ce doivent être les mêmes principes qui nous poussent à condamner la Shoah et à rejeter l'injustice, spécialement celles dont ont souffert les Palestiniens, même si elles ne sont pas de même nature". Quid du soutien de Serge Klarsfeld à Farouk Hosny, ancien ministre égyptien de la Culture, candidat au poste de directeur général de l'Unesco en 2009 ?

« Ce n’est pas une vie de famille avec une séparation professionnelle : on est toujours ensemble », résume Serge Klarsfeld dans ce film. Souriante, Beate Klarsfeld relate le mariage de sa fille Lida avec un catholique, et le baptême de sa petite-fille bénie par pape. 

Dans un bulletin des FFDJF, Serge Klarsfeld écrivait : « Le Cardinal Lustiger devait marier notre fille à Sienne en juin ; son état de santé l’en a empêché et c’est l’un de ses proches, le Révérend Père Patrick Desbois (qui dirige la recherche sur « La Shoah par balles » en Ukraine et qui est chargé des relations judéo-chrétiennes au sein de l’épiscopat) qui a remplacé le Cardinal en cette circonstance ». Certains membres de l’association ont été pour le moins surpris par ce passage.

Interview consternante
Public Sénat accompagne la diffusion du film par l’interview de Serge Klarsfeld par Nora Hamadi, journaliste. Consternant.

Quant à la réédition de Mein Kampf, Serge Klarsfeld n’a « rien contre ».

Le but du projet Aladin ? « Rapprocher les peuples et amener la paix ». On croit rêver.

Les graves menaces actuelles : Le climat et surpopulation, voire l’extrême-droite et la « possibilité de revivre des heures sombres ». « Des problèmes dramatiques de chaque génération ». Quid du terrorisme islamique ? Quid du programme nucléaire iranien ? Quid de l’antisémitisme ? Des sujets tabous sur le service public audiovisuel et cette journaliste ?

Unesco
Le 15 avril 2016, lors de sa 199e session, le Conseil exécutif de l'Unesco a adopté une résolution présentée par l’Égypte, le Liban, le Maroc, Oman, le Qatar et le Soudan condamnant Israël, "puissance occupante" de la "Palestine occupée".

Composé de 58 membres, le Conseil exécutif a approuvé la résolution n° 19 par 33 voix Pour - dont la France, l'Espagne, la Suède et la Slovénie -, six Contre - l'Estonie, l'Allemagne, la Lituanie, les Pays-Bas, le Royaume-Uni et les Etats-Unis - et 17 abstentions. Le Ghana et le Turkmenistan étaient absents.

Cette résolution n° 19 a déploré "vivement les irruptions persistantes d’extrémistes de la droite israélienne et de forces en uniforme sur le site de la mosquée al-Aqsa/al-Haram al-Sharif, et exhorte Israël, la Puissance occupante, à prendre les mesures nécessaires pour empêcher les agissements provocateurs qui violent le caractère sacré et l’intégrité de la mosquée al-Aqsa/al-Haram al-Sharif".

Elle a prié "instamment Israël, la Puissance occupante, de cesser toute atteinte à l’égard des biens du Waqf situés à l’est et au sud de la mosquée al-Aqsa/al-Haram al-Sharif, comme les récentes confiscations de parties du cimetière al-Youssefeyah et de la zone d’al Sawanah du fait de l’interdiction faite aux Musulmans d’inhumer leurs défunts à certains endroits et de l’installation de fausses tombes juives en d’autres lieux des cimetières musulmans, qui viennent s’ajouter au changement radical du statut et du caractère distinctif des palais omeyyades, notamment la violation que représente la conversion persistante de nombreux vestiges islamiques et byzantins en soi-disant bains rituels juifs ou lieux de prière juifs".

Elle a regretté "en outre la décision israélienne d’approuver un plan de construction d’une ligne de funiculaire à deux voies à Jérusalem-Est, ainsi que le projet de construction de la dénommée « Maison Liba » dans la Vieille Ville de Jérusalem, la construction d’un centre destiné à accueillir les visiteurs – le dénommé « Centre Kedem » – à proximité du mur sud de la mosquée, la construction du Bâtiment Strauss et le projet d’ascenseur Place Al Buraq (« place du Mur occidental »)",

Elle a réaffirmé "que la Rampe des Maghrébins fait partie intégrante de la mosquée al-Aqsa/ al-Haram al-Sharif et est indissociable de celle-ci" et que "les deux sites palestiniens d’Al-Haram Al-Ibrahimi/Tombeau des Patriarches à Al-Khalil/Hébron et de la mosquée Bilal Bin Rabah/ Tombe de Rachel à Bethléem, qui se trouvent à Al-Khalil/Hébron et à Bethléem, font partie intégrante de la Palestine".

Le 16 avril 2016, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le Président de Yesh Atid et ex-ministre des Finances, Yair Lapid se sont indignés.

Le 17 avril 2016, Serge et Beate Klarsfeld, "Envoyés spéciaux de l’UNESCO pour l’enseignement de l’histoire de l’Holocausteont condamné "la résolution du 14 avril 2016 du Conseil Exécutif de l’UNESCO qui a décidé d’ignorer le lien historique évident existant entre le Judaïsme et le Mont du Temple". Pour ces ambassadeurs honoraires et Envoyés spéciaux de l’UNESCO pour l’enseignement de l’histoire de l’Holocauste, "cette résolution proposée par plusieurs Etats musulmans a été adoptée par 33 voix dont regrettablement celle de la France contre 6 et 17 abstentions. Dans combien d’Etats musulmans du Moyen-Orient nous accorde-t-on, à nous ambassadeurs de l’Unesco, le droit d’aller enseigner l’histoire de l’Holocauste ?"

Ce qui révèle un des échecs du projet Aladin soutenu par Serge Klarsfeld.

Beate et Serge Klarsfeld : le combat d’une vie
Le 24 janvier 2017, Arte diffusera Beate et Serge Klarsfeld : le combat d’une vie (Nicht Rache, sondern Gerechtigkeit. Das Leben von Beate und Serge Klarsfeld), documentaire de Wolfgang Schoen et Frank Gutermuth. "Portrait du célèbre couple franco-allemand de "traqueurs de nazis", qui, après-guerre, s'est engagé pour la justice et contre l'impunité des crimes de l'Holocauste".

"En 1968, la jeune Allemande Beate Klarsfeld gifle le chancelier Kurt Georg Kiesinger : c’est le début d’un long combat contre l’impunité des anciens nazis. Aux côtés de son mari Serge, dont le père a été exécuté à Auschwitz, elle milite pour la reconnaissance du génocide juif et pour la condamnation de ses responsables".

Le "couple franco-allemand s’insurge ainsi contre la paisible existence menée par d’anciens criminels de guerre en Allemagne et contribue à révéler l’implication des autorités de Vichy dans la déportation des juifs de France".

"Dans les années 1980, Beate et Serge Klarsfeld parviennent à retrouver et à faire juger l’ancien chef de la Gestapo Kurt Lischka et à imposer l’ouverture d’un procès à l’encontre du haut fonctionnaire Maurice Papon. Longtemps critiqué, le couple poursuit toujours son combat avec la même ténacité : il est désormais engagé dans la lutte contre l’antisémitisme en France, notamment pour la condamnation de propos injurieux à l’encontre des juifs".

Un "documentaire fouillé qui témoigne de l'engagement militant sans faille du couple de "traqueurs de nazis" – aujourd'hui salué des deux côtés du Rhin – contre l'oubli".


Beate et Serge Klarsfeld : le combat d’une vie, de Wolfgang Schoen et Frank Gutermuth
Allemagne, 2016,
52 min
Sur Arte le 24 janvier 2017 à 20 h 50
Visuels : © SWR/tvschoenfilm
Beate Klarsfeld au Mémorial de la Shoah à Roglit (Israël)
    
« Serge et Beate Klarsfeld, guérilleros de la mémoire » par Elisabeth Lenchener
Sur le canal 13 de la TNT les 5 février à 17 h 30, 13 février à 14 h et 21 février 2016 à 18 h
Visuel : © Visuel Press Agency

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Cet article a été publié le 21 février 2016.

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