mardi 26 janvier 2016

« Convoi 6 - Un train parmi tant d'autres »


La Mairie du VIIIe arrondissement de Paris accueille l’exposition itinérante « Convoi 6  - Un train parmi tant d'autres »  proposée par l’association « Mémoires du Convoi 6 » du 17 juillet 1942 en partance du camp de Pithiviers dans le Loiret et à destination du camp d’Auschwitz. Le 26 janvier 2016, à 18 h, une conférence évoquera « Le parcours d'un train parmi tant d'autres et les similitudes avec les événements actuels ».


De 1942 à 1944, plus de 70 convois ferroviaires ont quitté la France vers les camps nazis de concentration et d’extermination.

L'association Mémoire du Convoi 6  réunit « les personnes dont un membre ou un ami de la famille a été déporté vers Auschwitz-Birkenau par le convoi n°6 du 17 juillet 1942 en partance du camp de Pithiviers dans le Loiret. La spécificité de ce convoi était de vider les camps de Pithiviers et de Beaune-la-Rolande pour faire place aux raflés du Vel d'Hiv’ ».

Sa destination finale : le camp d'Auschwitz . « Dans ces wagons sont entassés hommes, femmes et enfants convoqués, pour la plupart, par le « Billet vert » en mai 1941 et internés dans le Loiret à Pithiviers et Beaune la Rolande. Leur seul délit... être Juifs ».

« Cela fait soixante-six ans, et pourtant aucun des témoins de ce livre n’a pu oublier ce 17 juillet 1942 où, à 6 h 15 du matin, à Pithiviers, 785 hommes, 119 femmes et 24 enfants sont montés dans des wagons à bestiaux à destination d’Auschwitz ; voyage dont la plupart ne reviendront pas. Mais, pour ces témoins, les déportés ne sont pas de simples noms sur une liste. Ils sont avant tout des membres de leur famille qui avaient un visage, une vie et une histoire avant leur arrestation. Ils étaient venus en France, pays des droits de l’homme, afin de fuir les pogroms qui sévissaient en Pologne et en Russie. Ils étaient pleins d’espoir et de vie. Leur seul crime : être nés Juifs ! Ils voulaient simplement s’intégrer et travailler paisiblement, d’où leur incompréhension, quand on vint les arrêter le 14 mai 1941 avec, comme motif, « surnombre dans l’économie nationale », qu’on les interne dans les camps de Pithiviers et Beaune-la-Rolande, en France, sous la surveillance des gendarmes français, avant de les envoyer à la mort. Tous ces gens ont tant à nous raconter du drame des leurs… Ils ont tous vécu une jeunesse terrible, personne ne s’est soucié de leurs traumatismes d’enfants n’ayant jamais connu de fêtes mais devant se cacher sans pouvoir se faire entendre, perdre leur père ou leur mère, parfois les deux, souvent aussi les frères et sœurs. Et l’après-guerre, avec la recherche d’un membre de la famille vivant, les maisons d’enfants pour ceux qui n’ont retrouvé personne… Et pour ceux qui étaient, soi-disant, les plus favorisés, retrouver des parents qui revenaient de cet enfer et n’étaient plus les mêmes… C’est également pour amener les jeunes générations à être « des passeurs de mémoire », afin que notre monde, dans l’avenir, ne soit pas une répétition de l’histoire et que le leitmotiv des rares déportés survivants, « Plus jamais ça ! », n’ait pas été vain, que ces précieux témoignages ont été réunis ici ».

Présidée par Alexandre Borycki, cette association propose l’exposition « Convoi 6 - Un train parmi tant d'autres ». Installée dans la Salle des Pas Perdus de la Mairie du VIIIe arrondissement de Paris, cette exposition est composée de grands panneaux historiques. Seize enfants juifs de cet arrondissement, dont Liliane et Monique Cohen, âgées respectivement de dix et sept mois, ont été déportés de France.

La première partie de l'exposition « retrace les lois antisémites, les rafles, les camps du Loiret » et de Drancy. Quid du rôle de la SNCF ?

La seconde partie présente « les documents, souvenirs et photographies, confiés par les adhérents de l'association, descendants et familiers des déportés du Convoi 6 ».

Curieusement, un des panneaux montrant les déportés de ce convoi ayant habité dans le VIIIe arrondissement de Paris est caché derrière les premiers panneaux. Parmi les déportés du convoi 6 : Georges Prussak qui vivait 3 rue du faubourg Saint-Honoré.

On peut regretter que le cadre institutionnel français – statuts des Juifs, spoliations, marginalisations et exclusions des Juifs, etc. - soit si peu évoqué dans cette exposition itinérante montrée parfois en mairies. Il faudrait souligner le rôle des administrateurs judiciaires, et de la justice en général, dans les spoliations des Juifs, prélude à leurs morts sociales, professionnelles, économiques, puis physiques, en France ou à Auschwitz.

C’est d’autant plus dommage que cette exposition est placée dans un lieu de grand passage, près de la salle du Tribunal d’Instance de l’arrondissement. Qui la regarde ? Rarement les avocats ou les justiciables souvent pressés. Et encore moins les magistrats qui pénètrent dans la salle par un espace différent. 

Des copropriétaires français Juifs ont affirmé et prouvé devant des juges d’instance, en particulier devant ce Tribunal, qu’ils sont visés par des manœuvres de Syndicats et de syndics visant à les spolier : documents comptables sciemment faussés, saisies exécutions exigeant une somme erronée et supérieure au montant du, etc. Aucun de ces juges d’instance n’a ordonné d’expertise judiciaire de ces documents. Pourquoi les dires et preuves des Juifs ne sont-ils pas crus par des magistrats ?

C’est d’autant plus grave que des Français Juifs sont actuellement spoliés par des décisions judiciaires : le Dr Lionel Krief, Eva Tanger, etc. Sans l’institution judiciaire, sans des magistrats, aucun Français Juif ne serait spolié.

Le mardi 26 janvier à 18 h, une conférence évoquera « le parcours d'un train parmi tant d'autres et les similitudes avec les événements actuels ». Lesquels ?
 

Du 18 au 28 janvier 2016
Salle des Pas Perdus
3, rue de Lisbonne – 75008 Paris
Conférence le 26 janvier 2016 à 18 h sur le thème « Le parcours d'un train parmi tant d'autres et les similitudes avec les événements actuels ».

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Les citations proviennent de l'association.

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