jeudi 25 mai 2017

Une « école » juive française en mutations


En 2006, le FSJU (Fonds social juif unifié), fédération d'associations juives françaises, une des principales organisations communautaires, a dressé un bilan et présenté des perspectives de la scolarisation en établissements juifs des élèves français juifs. Et ce, dans un contexte marqué par un taux élevé d'actes antisémites - élèves et écoles ont été la cible d'agressions antisémites et d'attentats terroristes islamistes - et l'exode, intra-hexagonal et hors de France, de Français juifs. Ce qui réduit les effectifs scolaires. Le 25 mai 2017, l'Association Choisir l'école juive et les écoles juives de France feront découvrir une journée de classe. 

« Les territoires perdus de la République. Antisémitisme, racisme et sexisme en milieu scolaire » sous la direction d’Emmanuel Brenner

Qu'enseignent les écoles juives françaises ? L'histoire des Juifs, du judaïsme et d'Israël est-elle suffisamment bien enseignée ? Quels sont les enjeux et défis des décennies à venir ? L'école juive évite-t-elle certains écueils ? Quelles techniques pédagogiques élaborent-elles et utilisent-elles ? De quelles valeurs est-elle porteuse ? Quelles sont ses finalités dans une France qui change tant ? 

« Au sein du FSJU (Fonds social juif unifié), le GIC (Groupement d’intérêt communautaire) de l’Enseignement rassemble les associations adhérentes du FSJU intervenant dans ce domaine. Il constitue un levier de réflexion et une force de proposition qui détermine la politique de l’éducation du FSJU. Il peut déterminer des priorités ou des actions dans le cadre budgétaire », explique Patrick Petit-Ohayon, chef du Département Enseignement au FSJU.

La dernière Assemblée générale (AG), qui rassemble professionnels et bénévoles, s’est tenue le 30 mai 2006 à Paris. A son ordre du jour : un bilan et les perspectives de l’école juive qui éduque près d’un enfant juif français sur trois et dont le statut de ses enseignants vient d’être modifié.

Un tableau nuancé
En France, environ 30 000 élèves juifs français sont scolarisés dans des établissements privés juifs, dont 27 000 dans des écoles sous contrat avec l’Etat. Et ce, du gan (jardin d’enfants) à l’enseignement supérieur (BTS - Brevet de Technicien Supérieur -, soit Bac +2).

Pourquoi choisir ces établissements ? D’abord pour des raisons identitaires, et depuis 2000, pour éviter les problèmes de l’école laïque (violence, antisémitisme). « En outre, le niveau d'écoles juives est supérieur au niveau national lors des examens », constate Patrick Petit-Ohayon. A noter que les familles qui font leur aliyah sont proches des écoles juives.

Plus ou moins libéraux ou orthodoxes, ces établissements scolaires sont présents dans 13 académies sur 26. L’Ile-de-France concentre 70% d’entre eux, les agglomérations importantes de province – Marseille, Strasbourg, Lyon, Toulouse, Nice - accueillant les 30% restants. Des agglomérations comme Nancy ou Dijon comptent des écoles aux effectifs moins importants.

Quels sont les critères d’ouverture de classe par niveau ? Les naissances. Ainsi, le cursus est plus complet dans les grandes villes, une cité comme Bordeaux offrant une école maternelle et primaire.

L’impact de la démographie en France se reflète : certaines académies sont en hausse régulière depuis des années, d’autres stagnent.

« Si ces dernières années, l’augmentation des effectifs a été sensible, on note un ralentissement de la courbe ascendante. La plupart des niveaux d’études sont affectés par ce ralentissement. Alors que dans le secteur public, les effectifs sont en baisse », commente Patrick  Petit-Ohayon.

Les projets doivent tenir compte du ralentissement de la progression des effectifs qui affecte la plupart des niveaux d’études de l’école juive, alors que le nombre des effectifs du public diminue.

Cette évolution nationale doit être pondérée selon les niveaux - au cours des cinq dernières années, les lycées juifs sous contrat ont connu une hausse de 27% de leurs effectifs, les écoles et collèges juifs une augmentation de 10% – et selon les régions : l’augmentation de la capacité de structures est envisageable essentiellement en Ile-de-France.

Au niveau national, et parfois au niveau régional, il reste encore des places dans les écoles juives, parfois excentrées ou de moindre renommée. Si certains établissements sont saturés, avec des listes d’attente, il faut relativiser la « saturation » des écoles juives. En effet, les parents prudents enregistrent leurs demandes dans plusieurs établissements afin d’accroître leurs chances. De plus, les situations régionales et nationales sont diverses. Enfin, les écoles juives excentrées ou de moindre renommée gardent une plus grande capacité d’accueil.

Un dialogue constructif
La loi Censi (5 janvier 2005) a redéfini le statut des enseignants de matières générales des établissements privés sous contrat avec l’Etat en le considérant comme des salariés de droit public. Ces pédagogues sont proposés par les services académiques, ce qui réduit la liberté de choix des chefs d’établissements. Claude Sabbah, directeur de l’ORT (Organisation Reconstruction Travail) Strasbourg, a présenté les implications de cette loi dans un contexte de raréfaction des enseignants.

Puis, les professionnels et bénévoles présents à cette AG informent Patrick Allal, sous-directeur de l’Enseignement privé au ministère de l’Education nationale, des difficultés d’application de cette loi.

Les problématiques de l’école juive : les aspects financiers (coût de la scolarité), l’élitisme des établissements, les projets d’école, la place des parents dans le développement de l’école juive, la qualité des enseignants, notamment dans les matières juives, renforcée par l’Institut André Neher qui assure leur formation initiale et continue.

Vers les Assises de l’école juive en France
« Des perspectives d’évolution peuvent être estimées jusqu’en 2013. Le premier degré devrait voir ses effectifs augmenter jusqu’en 2010, puis diminuer. Le second degré va enregistrer une baisse jusqu’en 2009, puis augmenter jusqu’en 2013 », précise M. Petit-Ohayon.

Il conviendrait de pondérer de manière régionale les grands projets, et d'augmenter la capacité de structures dans certaines régions, essentiellement l’Ile-de-France.

Prochain rendez-vous majeur : les Assises de l’école juive en France début 2007. Pour les préparer, le FSJU lance des consultations régionales avec les partenaires : directeurs d’écoles, membres des conseils d’administration, enseignants, associations de parents d’élèves. Elle les invite aussi à lui adresser des suggestions, notamment sur son site Internet afin d’instaurer un débat dénué d’invectives.

En 2016
Une "étude de 2007, réalisée par le Fonds social juif unifié (FSJU), montrait la prégnance de cette thématique sécuritaire dans le choix d’une école juive. Parmi les motivations, la transmission d’une culture juive arrivait largement en tête (citée par 77 % des sondés), devant la pratique religieuse (70 %). Mais près d’un tiers de parents (32 %) disait aussi considérer l’école juive « comme refuge face à l’antisémitisme ou à la violence ».

Selon le FSJU, les familles françaises se déclarant juives "scolarisent leurs enfants selon une règle des trois tiers : un tiers dans le public, un tiers dans le privé juif, un tiers dans le privé laïque ou catholique".

Dans "certaines banlieues, les familles juives désertent carrément le secteur public, notamment au début du secondaire. « À la rentrée, nous avons accueilli 51 élèves venant d’établissements publics, un phénomène en nette augmentation depuis deux ans. Parmi eux, quatre avaient subi – et je l’ai vérifié moi-même auprès de la direction de leurs établissements d’origine – des insultes ou agressions antisémites. Si ce n’était pas ce qui motivait exclusivement l’inscription dans notre école, les familles des autres nouveaux venus mentionnaient presque toutes la crainte de voir leur enfant être pris pour cible parce que juif », a indiqué la directrice d’une grande école juive sous contrat d’association avec l’État, en région parisienne à La Croix (11 mars 2016).

Un père de famille juive français habitant "dans l’est parisien a, dans sa jeunesse, effectué « sans problème » une part de sa scolarité dans le public. Mais il a choisi d’inscrire ses trois enfants dans une école confessionnelle. Avec pour volonté première de leur transmettre « des valeurs ». Mais la question de la sécurité n’est jamais bien loin, reconnaît-il. « Si demain je n’avais plus les moyens de payer une école privée, j’aurais des appréhensions à inscrire mes enfants dans le collège du quartier. Il est arrivé, à proximité, que de jeunes juifs soient pris à partie. Et je demande moi-même à mon fils d’éviter ce secteur quand il rentre à la maison. »

Cependant, l'antisémitisme perdurant ne constitue pas toujours un argument fort en faveur d'une scolarisation en établissements juifs. En effet, depuis l'attentat terroriste islamiste à l’école Ozar HaTorah de Toulouse, où, en mars 2012,  Mohamed Merah avait assassiné un rabbin-professeur et trois élèves, « certaines familles se disent aujourd’hui que leurs enfants sont peut-être plus en sécurité en se fondant dans la masse au sein d’établissements publics où sont déjà inscrits d’autres enfants juifs plutôt que dans des écoles gardées en permanence par des militaires », observe Jean-Pierre Obin, ancien inspecteur général de l'Education nationale, et auteur du rapport Les signes et manifestations d'appartenance religieuses dans les établissements scolaires (2004).

Un propos que nuance Patrick Petit-Ohayon, directeur de l’action scolaire au FSJU. « Cette année, c’est vrai, sur 31 000 élèves, 1 600 ont quitté les écoles juives. Mais dans 72 %, il s’agissait de départs vers l’étranger, vers Israël ou d’autres pays. » Selon Patrick Petit-Ohayon, ces départs ont été partiellement compensés par la scolarisation en établissements juifs d'un millier d'élèves ayant fui le secteur public éducatif, « pas forcément à la suite d’insultes ou d’agressions vécues. Le plus souvent par crainte d’avoir à les vivre. »

Emmanuel Macron
Le 30 septembre 2016, interrogé, avec Jean-François Kahn, dans le numéro du 30 septembre de l’hebdomadaire Marianne, Emmanuel Macron, ancien ministre de l'Economie du gouvernement socialiste de Manuel Valls et fondateur-dirigeant du mouvement En Marche, s'est prononcé en faveur d'« arrangements » dans les établissements scolaires publics : « Si on supprime les menus sans porc, que va-t-il se passer ? Des enfants partiront hors de l’école publique. De même avec les contrôles clés que l’on a toujours évité de faire dans les lycées publics le samedi matin pour ne pas pénaliser les élèves juifs. Si on rompt avec cet arrangement, les enfants partiront dans des écoles catholiques ou dans des écoles privées sous contrat qui leur permettent de ne pas travailler le samedi matin ».

Emmanuel Macron a fustigé une « laïcité revancharde », et a regretté que « « peu de gens [ont été] émus lorsque les conséquences de ce débat envoient de plus en plus d’enfants dans des écoles confessionnelles qui leur enseignent la haine de la République, professent des enseignements essentiellement en arabe ou, ailleurs, enseignent la Torah plus que les savoirs fondamentaux ».

Le 6 octobre 2016, Ariel Goldmann, président du Fonds social juif unifié (FSJU) et son bureau, ont « fermement » condamné dans un communiqué, ces propos qui « sont profondément offensants, inexacts et caricaturaux. ces déclarations stigmatisent nos concitoyens ayant fait le choix de l'enseignement privé juif et témoignent d'une totale méconnaissance de la diversité des réalités éducatives de notre pays. Mr Emmanuel Macron aurait gagné à s’informer avant de s’exprimer de la sorte.  L’accroissement du nombre d’élèves de confession juive dans les établissements confessionnels est principalement lié au choix de parents confrontés à l’augmentation de l’antisémitisme ces dernières années dans certaines écoles publiques. À l’instar de l’enseignement privé catholique dont Emmanuel Macron est issu, l’enseignement privé juif respecte scrupuleusement les programmes scolaires définis par le ministère de l’Éducation nationale ». Et d'ajouter que 90 % de ses élèves sont scolarisés dans des établissements sous contrat.

« Les établissements de l’enseignement privé juif et les élèves qui les fréquentent ne sauraient faire l’objet d’amalgames douteux et dangereux », a alerté le FSJU, qui a appelé « dans le climat préélectoral actuel, au maintien d’un débat public apaisé dans lequel les établissements de l’enseignement privé juif et les élèves qui les fréquentent ne sauraient faire l’objet d’amalgames douteux et dangereux ».

Le 7 octobre 2016, le mouvement En Marche a publié des précisions d'Emmanuel Macron indiquant "qu'il n'y avait évidemment dans ses propos aucune stigmatisation de la communauté juive ou en son sein de la communauté Loubavitch". Emmanuel Macron sait "que l'enseignement privé juif s'inscrit dans le cadre d'un engagement citoyen et dispense un enseignement de qualité, ce qui est reconnu par les taux de réussite exceptionnelle aux examens nationaux". Il "connait également le travail de l'Alliance israélite universelle, par exemple, dans la diffusion des valeurs de la République, conjuguées à celles du judaïsme, dans la même vocation. Il l'a constaté lui-même lors de sa visite d'une école de l'Alliance en Israël. Ce n'était pas d'eux dont il était question, mais de tous les établissements, même très minoritaires, dont le projet scolaire ne s'inscrit pas dans les valeurs de la République française, qu'ils soient juifs, musulmans ou catholiques".

Concert pour l'école Lucien de Hirsch
"Si l’on s’en tient à l’époque moderne, on peut considérer que c’est à Bordeaux qu’a été ouverte la première école juive, en 1817. Quatre-vingt enfants pauvres pris en charge par des dames patronnesses charitables. Un an plus tard, en 1818, c’est au tour de Metz d’avoir son établissement scolaire juif. Un an plus tard, ce sera enfin Paris. Dix ans après, en 1829, il y a déjà 62 écoles juives en France", retrace Jean-Pierre Allali en recensant Une histoire de l'éducation juive moderne en France. L'Ecole Lucien de Hirsch, par Raphaël Elmaleh (2006).

Et de poursuivre : "A Paris, donc, c’est le 9 novembre 1819, rue des Billettes, chez un pasteur protestant, que voit le jour la première école consistoriale élémentaire d’enseignement mutuel. Elle se transporte rapidement dans le bâtiment de la synagogue portugaise de la rue Neuve-Saint-Laurent, aujourd’hui rue Notre-Dame-de-Nazareth avant de s’installer rue des Singes, non loin du Pletzl. Le 6 mai 1922, au 19 rue de la Croix, aujourd’hui rue Volta, c’est la première école juive de filles qui voit le jour. Parallèlement à cette extension remarquable du réseau scolaire juif, la population juive parisienne connaît un accroissement important : 12000 âmes en 1842. 40 000, trente ans plus tard. Les besoins scolaires sont immenses. Et Lucien de Hirsch ? On peut dire que c’est avec l’arrivée d’un couple, Benoît et Jeanne Lévy, chargés au tournant du siècle par le Comité des Ecoles du Consistoire Israélite de Paris de diriger l’une des trois écoles qui sont sous sa tutelle, que l’histoire de cet établissement prend corps. Nous sommes en 1901. Au 68-70, rue Secrétan, dans le 19ème arrondissement de Paris, se situe l’école Halphen du nom de son fondateur, créée en 1864 et devenue l’école Lucien de Hirsch, du nom du fils du baron Maurice, grand numismate prématurément disparu. Les Lévy vont se donner corps et âme à l’école qui leur est confiée. Entre 1914 et 1935, Lucien de Hirsch est la principale école consistoriale. 1935 constitue un tournant avec la création par Marcus Cohn du premier établissement secondaire juif, Maïmonide. Puis viennent les années de guerre tragique, finement analysées par Raphaël Elmaleh. En 1948, un nouvel établissement, Yabné, voit le jour. En 1950, après Alice et Nathan Schentowski, Marianne et Bernard Picard vont à leur tour, imprimer leur marque à Lucien de Hirsch. Chronologiquement, patiemment, agrémentant son études d’anecdotes et de portraits savoureux de tous ces dirigeants qui ont fait l’école juive, l’auteur évoque les « années de combat », 1950-1965, les « années Marianne » (Picard), 1965-1988 jusqu’à la période actuelle"

Le 27 novembre 2001, l’orchestre de Chambre d'Israël s’est produit à la salle Gaveau (Paris)  pour fêter le centenaire de l’Ecole Lucien de Hirsch, la plus ancienne école juive en France, et le projet de construction de bâtiments définitifs et agrandis de son lycée.

Dirigé par Philippe Entremont, l’orchestre a interprété Mozart - Symphonie Haffner, concert pour violon K.216 avec le soliste Jean-Pierre Wallez - et Bethoven - concerto en ut majeur Op. 56 avec le violoncelliste Gary Hoffman, le violoniste Jean-Pierre Wallez et son chef au piano.

Le dîner qui a suivi a notamment rassemblé Armand Stammer, président du conseil d’administration de l’Ecole, la baronne Alain de Rotshdchild, dont l’époux était président du Conseil d’administration de l’Ecole (1950-1983), et Béatrice Rosenberg, leur fille, présidente de Ganenou (notre jardin, en hébreu), et administrateur au CASIP (Comité d'action sociale israélite de Paris), Moïse Cohen, alors président du Consistoire de Paris, Benjamin Touati, directeur de l’Ecole, des représentants de la communauté ou de l’Ecole, et les musiciens.

Armand Stemmer, président du Conseil d’administration de Lucien de Hirsch, a rendu hommage « au courage, à l’abnégation et à la volonté » de Alain de Rothschild qui a rouvert l’Ecole en 1950 et a exercé des fonctions multiples de direction d’institutions juives.

Il a rappelé le rôle de cette école « religieuse, sioniste, communautaire, ouverte sur le monde » : avoir su intégrer des immigrants dans la société française et dans l’enseignement du judaïsme.

Au nom de son frère, Eric de Rothschild, vice-président du Conseil d’administration de l’Ecole depuis près de vingt ans, et en son nom, Béatrice Rosenberg a présenté le parcours de leur père, semé parfois de drames, et l’importance qu’il accordait à l’éducation juive.

Cette soirée a permis de collecter une partie des 25 millions de francs nécessaires pour construire le « lycée du XXIe siècle ».

En Israël, le 1er septembre 2016, 2,230 millions d'élèves ont repris le chemin de l'école.

Choisir l'école juive
Le 25 mai 2017, l'Association Choisir l'école juive et les écoles juives de France feront découvrir une journée de classe. "La dégradation du climat sécuritaire, la montée des actes antisémites et la baisse de niveau dans les établissements publics pousse les parents à réfléchir. Notre association Choisir l'Ecole Juive a pour objectif de rendre l'école juive accessible au plus grand nombre. Pour se faire, nous levons tous les freins à la scolarisation en école juive ( frein financier, géographique et psychologique) Nous souhaitons redorer l'image de l'école juive qui a beaucoup changé depuis 20 ans, l'école juive s'est professionnalisée et ouverte sur la cité. A travers notre ligne d'écoute et notre site internet riche en informations, nous conseillons et orientons les familles vers la structure éducative juive la plus adaptée à leur enfant et en conformité avec leurs convictions et leur niveau de pratique religieuse".

GIC 2017
Le 10 juillet 2017, "s’est tenue la traditionnelle Assemblée Générale du GIC de l’Enseignement réunissant les directeurs des Écoles juives en France. La thématique de cette rencontre était celle du développement des Nouvelles Technologies au sein de notre enseignement. Différentes approches et outils pédagogiques ont été présentés à cette occasion, notamment, ceux produits par la Société Tralalere qui est créatrice de contenus numériques éducatifs. C’est avec eux qu’à la rentrée prochaine sera lancé, une expérimentation d’un programme pour aider les enfants souffrant de troubles Dys dans leurs apprentissages. Cette rencontre fut également l’occasion de revenir sur le Site Melamed, créé par l’équipe d’Akadem Multimédias de Laurent Munnich, destiné aux enseignants de Kodesh, avec de nombreux dossiers pédagogiques, des fiches de cours et des propositions d’exercices. Dès la rentrée, des offres de formations seront faites en direction des établissements scolaires pour aider les éducateurs dans cette avancée technologique".


STATISTIQUES
(Extraits de La Croix du 11 mars 2016)

Histoire. En 1945, environ 400 élèves étaient répartis dans quatre établissements privés juifs. En 1970, ils étaient 3000, dans 30 groupes scolaires. Le réseau a en effet évolué rapidement après l’arrivée en France des populations juives d’Afrique du nord.

Les élèves. En 2014, on recense 32 045 élèves dont 16 711 en premier degré et 15 334 en second degré. Les trois académies de Paris, Créteil et Versailles représentent 68 % des effectifs. Viennent ensuite les académies de Marseille (11 %), Lyon (7 %) et Strasbourg (6 %).

Les structures. 104 groupes scolaires, 292 établissements, dont 35 % sont autonomes et 21 % sont rattachés au réseau Loubavitch. Parmi ceux-ci, 28 507 élèves sont scolarisés dans des établissements sous contrats. Environ 32 000 élèves dans les établissements privés juifs


A lire sur ce blog :
Cet article a été publié par L'Arche en 2006, et sur ce blog le 1er septembre 2016.

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